2017 ET LA RUPTURE : SARANDJI ET BEAUCOUP DE MINISTRES....

Jeudi 08.12.2016 : 08H58

2017 ET LA RUPTURE : SARANDJI ET BEAUCOUP DE MINISTRES DOIVENT DEGUERPIR ET LA RCA TIRERA PROFIT DE BRUXELLES

AaaaaaaaDepuis la nomination du Premier ministre Sarandji, une seule action « TOUMBA ZENDE » qui n’a pas fait long feu, est à son actif. A l’exception de quelques ministres comme ceux du Plan, de l’Economie et de la Coopération Internationale (cheville ouvrière de Bruxelles), de l’Education nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de la Défense Nationale, tout le reste du gouvernement est amorphe, signe d’incompétence notoire, de manque d’initiatives, de clairvoyance. La RCA est par terre. Tout est à reconstruire. Les ministres sont les premiers agents de développement. Dans le cas du gouvernement Sarandji, c’est un silence de cimetière, un immobilisme coupable. A l’allure où vont les choses, il n’y a que des points d’interrogations sur les têtes. La Coordination du gouvernement est absente. Faut-il encore se demander si chaque ministre a un petit bout de feuille de route.

Certains ministres dans leur mouvement, s’illustrent dans le coptage d’amis, parents et connaissances, une pure collection dans leur réseau. Est-ce la rupture prônée au premier chant du coq par Touadéra ? La compétence, la rigueur, l’intégrité ne sont encore que des slogans creux. Il est temps de tamiser le gouvernement de remerciement, de reconnaissance, car il fourre tout. Beaucoup de Conseillers budgétivores dont on ne voit nullement les performances. Un régime démocratiquement élu, comme celui de Touadéra, n’a que les deux premières années pour imprimer sa marque et impulser la dynamique du développement. Nous sommes à sept (7) mois et le gouvernement dort toujours, sans mesurer l’ampleur des défis. Beaucoup de nominations de complaisance, de népotisme, une vraie collection de bras cassés. Alors que les Centrafricains s’attendaient à un gouvernement de gladiateurs,  aussi bien dans la tête que dans les muscles.

Avec un tel gouvernement, comment la RCA peut profiter des retombées de Bruxelles ? Félix Moloa doit être au four et au moulin à la place de la majorité des ministres. Cette médiocrité rampante ne peut franchir le seuil de 2017. Il faut un grand coup de balai, un nettoyage à sec, une pulvérisation à l’infra rouge. C’est le choc de cette fin d’année 2016 qui s’en ira, emportant les ministres compléments d’effectif, mais et surtout des mouvements qui mettent en orbite, les cadres compétents pour révolutionner l’Administration centrafricaine. Un gouvernement démocratiquement élu qui a du mal à se départir des réflexes anachroniques de la transition, n’en est pas un. En politique, il n’y a ni parent, ni sentiment, car au bout du rouleau, il y a l’obligation de rendre compte. Le peuple veut du concret et non du verbiage, de la litanie des Saints, des théories pour tout dire. Le Chef de l’Etat est très loin devant, mais derrière, le gouvernement ne suit pas. La diplomatie offensive n’a pas de suivi aux Affaires Etrangères. Touadéra est seul dans le schéma actuel et il n’y a aucun relais dynamique. Quant à la communication, beaucoup de gens se sont simplement casés, sans connaître réellement ce que c’est que la communication. La communication n’est pas encore au rendez-vous de la démocratie depuis l’investiture de Touadéra.

De la Présidence à la Primature et au ministère de la Communication, c’est le  silence radio. Le gouvernement Sarandji, depuis sa mise en place, n’a pas encore décidé de prendre la couleur locale. Le destin de tout le peuple est entre les mains de son gouvernement et non du Chef de l’Etat seul. Soutenir la campagne de quelqu’un est une chose mais donner un contenu conséquent à la gouvernance, en est une autre. Le ministère de Télécommunications donne la chair de poule, quant à la prestation des opérateurs de téléphonie mobile. Les réseaux sont catastrophiques, exécrables, frustrants. Tout le monde subit ce désagrément inadmissible et intolérable. Malgré les efforts de l’Agence de Régulation de Télécommunication (ART) pour essayer de bousculer les opérateurs, c’est à la limite laver la tête d’un singe. Tout se passe comme si les télécommunications n’ont pas un ministre à leur tête. Où allons-nous avec un tel degré de nonchalance, d’irresponsabilité, de démission de fait devant ses responsabilités régaliennes. Touadéra doit prendre son temps pour chercher les oiseaux rares, tant au sein de l’administration que du secteur privé. Le gouvernement Sarandji est mort-né et il faut une thérapie de choc pour relancer la machine gouvernementale à la hauteur des défis.

Nous sommes dans un régime démocratique. Les mollusques cèdent leur place aux plus robustes. C’est la logique de la sélection naturelle qui balaie les inaptes, les inadaptés, les incapables qui fléchissent lamentablement au front. La pression populaire est forte, l’obligation de résultat plus cruciale, plus vitale, plus urgente. Le seul critère de longévité au gouvernement, c’est la compétence, la rigueur, les résultats engrangés. Il y a sept (7) mois passés, le gouvernement Sarandji a montré ses limites. Il y a urgence de changer de fusil d’épaule avant qu’il ne soit trop tard. C’est un impératif catégorique, une exigence vitale.

 

Julien BELA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire