18 JANVIER 1979 - 18 JANVIER 2017 : 38 ANS APRES,

Mercredi 18 Jan. 2017 : 11H53

18 JANVIER 1979 - 18 JANVIER 2017 : 38 ANS APRES,

FAILLE-T-IL CONTINUER A CELEBRER LA JOURNEE

DES MARTYRS EN RCA ?

 

Nul n’ignore que dans l’histoire politique de la RCA, il y avait eu massacre des élèves et étudiants, sous le règne du feu empereur Bokassa 1er, les 18 janvier et 18 avril 1979. Après sa chute dans la nuit du 20 au 21 septembre, par l’opération « Barracuda », son successeur feu président David Dacko, avait baptisé et déclaré officiellement cet événement malheureux de 1979, « Journée des Martyrs ». Ainsi, cette journée a été toujours célébrée le 18 janvier de chaque année en RCA. Et ce, pour commémorer la mémoire des élèves et étudiants victimes. Mais trente huit (38) ans après, faille-t-il continuer à célébrer la « Journée des Martyrs » en RCA ? Ainsi, le débat est lancé et ouvert à toutes les entités des Forces Vives de la Nation (FVN).

Mais pour se faire une idée claire et nette de ces manifestations sanglantes de 1979, il serait judicieux pour nous, de revenir sur leurs causes.

Deux (2) principaux causes justifiaient à l’époque, le déclenchement desdites manifestations : le refus des élèves et étudiants de porter des tenues (uniformes) imposées par papa « Bok » et le paiement des arriérés de salaire à leurs parents.

Aujourd’hui, il y a port des tenues dans les établissements du Fondamental 1et 2 en RCA. Quant aux arriérés de salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat, n’en parlons pas. Car ces derniers totalisent à ce jour, plus de trente (30) mois d’arriérés de salaire, des régimes précédents (des défunts présidents Kolingba et Patassé, sans oublier Djotodia). Ne perdons pas de vues que la RCA a beaucoup de diplômés sans emploi. C’est pour autant dire qu’après trente (38) ans, il n’y a pas d’amélioration des conditions d’étude et de travail des élèves et étudiants, ainsi que des fonctionnaires et agents de l’Etat en RCA.

Donc, pour nous, nous faisons remarquer que la célébration de la « Journée des Martyrs », n’est qu’une perte de temps et un gaspillage d’argent, qui ne profitent pas à la jeunesse centrafricaine d’aujourd’hui. Et même si cette célébration revêt une importance politico-historique symbolique.

D’ailleurs, papa « Bok », paix à son âme, reste et demeure l’un des dirigeants politiques, qui avaient bâti et construit la RCA. Et personne ne pourra nous démentir. De grâce, le peuple centrafricain lui doit de la reconnaissance.

 

Le Petit YEKOA

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