140.000.000 FCFA VERSES PAR LE TRESOR P. A LA SODECA

140.000.000 FCFA VERSES  PAR LE  TRESOR PUBLIC A LA SODECA, MAIS LA SOCIETE  MANQUE PRESQUE DE TOUT POUR SATISFAIRE SES CLIENTS ET RESOUDRE SES PROPRES PROBLEMES

Selon les informations recueillies, de juin à août, le trésor public a versé une somme de cent trente millions (130.000.000) de FCFA  à la SODECA. Le vendredi 07 septembre dernier, une somme de dix millions (10.000.000) a été encore  versée à la dite société. Au total, cent quarante millions (140.000.000) de FCFA ont été versés par le trésor public à la SODECA. Curieusement, la société  manque presque de tout pour satisfaire ses clients et résoudre ses propres problèmes.

1er acte : non installation de la SODECA chez les clients qui ont payé leur devis

Certains clients qui ont payé leur devis, attendent vainement l’installation de la SODECA depuis 7 à 8 mois. Motif, la société n’a pas les moyens de sa politique et donc les matériels qui devraient permettre l’installation de la SODECA aux ayants droits font défaut. Selon les informations en notre possession, quelques matériels achetés par la SODECA étaient arrivés à Bangui ce mercredi 12 septembre 2018. Mais la valeur de ces matériels ne correspond pas à la somme décaissée par le trésor public. Où est donc  passée le reste de l’argent ?

2ème acte : les machines tombées en panne et qui ne sont pas réparées, constituent un manque à gagner pour la société et l’Etat

Sur les cinq (5) pompes qui sont installées au bord du fleuve Oubangui pour alimenter la ville de Bangui, deux (2) sont tombées en panne. Jusqu’à lors, elles ne sont pas encore réparées. Qu’à cela ne tienne, la machine installée derrière la radio Ndéké-Luka et qui sert à creuser les conduits d’eaux est aussi en panne. Alors que, si cette machine fonctionne, elle peut rapporter  cinq cent mille (500.000) ou sept cent mille (700.000) par jour, selon les investigations de Centrafric Matin. Cela n’émeut nullement la directrice générale qui se contente  d’effectuer des voyages à l’étranger. S’agit-il des voyages effectués dans le cadre du travail ou des voyages touristiques ?

Nous sommes en saison des pluies. Et normalement, il ne doit pas se poser un problème d’eau. Fort malheureusement, la SODECA se trouve confronter à un problème, celui de produire suffisamment d’eau potable à la population. Et ce, en pleine saison pluvieuse. Qu’adviendra-t-il en saison sèche ?

Pire encore, la vanne qui est installée à quelques cinq cents mètres du domicile du chef de l’Etat est fermée de 5 heures à 17 heures, privant ainsi une partie de la population du 4ème arrondissement de la ville de Bangui de s’approvisionner en eau potable. Chose qui n’a jamais été faite à l’époque de sieur Yves Yalanga Bela, ancien DG de la SODECA.

Selon certaines informations, l’actuelle DG travaille depuis fort longtemps à la SODECA. Mais elle n’arrive pas à gérer la société comme il se doit. Monsieur Benam Betoungou est aussi un ex-DG de la SODECA que le personnel regrette encore son départ, parce qu’il a travaillé en toute intégrité et a bien maîtrisé la société. Il est donc indispensable que l’actuelle DG se rapproche de lui pour des conseils pratiques et techniques, afin de relever les défis auxquels font face la société.

3ème acte : non respect de la décision prise par le ministre et gestion familiale de la SODECA

Le ministre contrôleur, Arthur Piri, a pris une décision interdisant des cas d’embauches au sein de la société. Mais la décision du ministre est prise à la légère. La DG et la DRH embauchent au sein de la société comme bon leur semble. S’il arrive que la DG soit absente, son intérim est assuré par un inconnu, alors qu’il y a des cadres au sein du personnel de la SODECA.

Le directeur technique de la SODECA avait fait un accident avec le véhicule de la société, en dehors des heures de services. C’est avec l’argent pris dans la caisse de la SODECA que le véhicule a été réparé. En principe, on devrait couper petit à petit le salaire du directeur technique pour rembourser la somme qui a été prise dans la caisse de la société, permettant de réparer le véhicule. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Tout simplement, c’est parce que le directeur technique serait un parent ou ami  de  la DG. Alors que le salaire des subalternes est systématiquement coupé, en cas de perte d’un badge seulement.

Centrafic matin se réserve de tout commentaire, mais continue de mener des investigations sur ce sujet pour éclairer la lanterne de ses lecteurs.

 

Jean Max DELOUGA

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