04 GENERAUX, NOURREDINE (FPRC), ALKHATIM (MPC)

Jeudi 16.02.2017 : 11H49

QUATRE (04) GENERAUX, NOURREDINE ADAM (FPRC), MAHAMAT ALKHATIM (MPC)  ALI DARAS (UPC) ET BALLA KEITA (MINUSCA), S’AFFRONTENT DANS LA OUAKA : QUI SORTIRA VAINQUEUR ?

Seleka 5

 

La guerre des généraux  est déclarée ouverte dans la préfecture de la Ouaka. Malgré la démonstration de la puissance de frappe de la Minusca, Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim tiennent coûte que coûte à marcher sur la ville de Bambari. Selon certaines informations qui nous sont parvenues, certains éléments des généraux Nourredine et Alkhatim auraient contourné à pied la «  ligne rouge » de la Minusca et se retrouveraient en ce moment au centre ville de Bambari. D’autres éléments se seraient regroupés à Kaga-Bandoro et sont entrain de contourner la position de la Minusca à Mbrès pour atteindre Bakala. Ali Daras et ses hommes, de leur côté, sont toujours déterminés à se battre jusqu’au bout. Le commandant en force de la Minusca, le général Balla Keita reste convaincu qu’aucun groupe armé ne peut marcher sur Bambari. Désormais, Nourredine du FPRC et Alkhatim du MPC vont affronter Ali Daras de l’UPC et Balla Keita de la Minusca.C’est la guerre des généraux qui se pointe à l’horizon et nous attendons de voir qui tiendra le pari.

Déclenchés dans la préfecture de Bria, il y a de cela plusieurs mois, les affrontements qui se poursuivent aujourd’hui sont encore loin de voir le bout du tunnel. Les véritables amis de l’ex-coalition séléka d’hier  sont devenus pour le moment des ennemis qui mènent des combats acharnés. Incroyable, mais pourtant bien vrai. Difficile de dire avec exactitude la principale raison de ces affrontements très meurtriers. Mais ce qui nous inquiète beaucoup plus, c’est le sort de la population civile. Puisqu’on a l’habitude de dire que « quand deux(02) éléphants se battent, ce sont les herbes qui souffrent ». Et nous osons croire que la population civile a déjà payé le lourd tribut de ces affrontements. Plusieurs compatriotes ont perdu la vie au cours des combats. D’autres ont été blessés par balles et continuent de souffrir dans les hôpitaux. Des milliers de personnes se sont refugiées dans la brousse et sur le site des déplacés pour se mettre à l’abri des violences. La principale mission de la Minusca, à savoir la protection des populations civiles, est-elle encore d’actualité?

L’Organisation des Nations-Unies (ONU), à travers ses Casques Bleus en Afrique n’a fait qu’échoué sur toutes les lignes. RD-Congo, Soudan, Mali, RCA…que peut-on retenir finalement d’une mission de maintien de paix et de la protection des populations civiles ? L’Afrique fait face aujourd’hui aux multiples crises militaro-politiques et postélectorales. Malheureusement, les Casques Bleus déployés dans ces pays en crise n’ont su maîtriser la situation. En République Centrafricaine par exemple, des têtes tombent et continuent de tomber depuis la date du 24 mars 2013 à ce jour, en présence des forces onusiennes toujours omniprésentes sur le terrain. Quelques groupes armés récalcitrants et qui ne représentent rien peuvent-ils humilier une force onusienne  jusqu’à ce niveau ? Nourredine Adam est le seul intouchable depuis que la crise a éclaté en RCA. Nous avons encore en mémoire le souvenir d’un affrontement à quinze(15) kilomètre de Sibut  opposant les forces internationales (Sangaris et Minusca) et les éléments de Nourredine qui voulaient marcher sur Bangui. Le même scénario se reproduit encore aujourd’hui et cette fois-ci avec les Casques Bleus de la Minusca. Est-ce vraiment normal ?

Le peuple centrafricain veut connaître les causes de ces affrontements pour avoir un cœur net. La confusion est si généralisée au sein de la population, à telle enseigne que chacun interprète la situation à sa manière. Pour certains, Ali Daras est le pion de la Minusca pour piller les ressources naturelles de la RCA, d’où une telle défense farouche pour le protéger. Pour d’autres encore, c’est pour accentuer la tension afin de proroger le mandat des soldats onusiens que la Minusca manipule les ex-rebelles de la séléka à s’affronter quotidiennement. Ni la Minusca, ni le gouvernement, ne se sont pas encore prononcés sur cette situation. C’est le silence de cimetière de deux côtés. Difficile de savoir qui est qui et qui fait quoi à Bambari et Bria entre les rebelles et les forces onusiennes. Tout porte à croire que les populations de la Ouaka et de la Haute-Kotto sont entre le marteau et l’enclume des seigneurs de guerre qui leur dictent leur propre loi comme bon leur semble. Et c’est bien triste.

 

Bénistant MBALLA

 

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