02 OU 03 FORCES DE SECURITE INTERIEURES DEPLOYEES DANS LES..

Mardi 05.09.2017 : 10H47

 02 OU 03 FORCES DE SECURITE INTERIEURES DEPLOYEES DANS LES ZONES CHAUDES PEUVENT-ELLES RESISTER  DEVANT LES GROUPES REBELLES LOURDEMENT ARMES ?

Selon les informations qui nous sont parvenues, il est fait état de ce que, « deux (02) ou trois (03) forces de sécurité intérieure sont déployées dans les zones chaudes. Elles ne sont même pas bien équipées. Au niveau des postes de la gendarmerie et de la police, un seul élément dispose parfois d’une arme… ». C’est la raison pour laquelle nous avons posé la question de savoir si deux (02) ou trois (03) forces de sécurité intérieure déployées dans les zones chaudes peuvent-elles résister devant les groupes rebelles lourdement armés.

A y voir de plus près, les autorités centrafricaines ont encore du chemin à parcourir pour restaurer l’autorité de l’Etat dans tout le pays et favoriser la libre circulation des personnes et des biens. Le redéploiement de deux (02) ou trois (03) forces de sécurité intérieure dans les zones en conflit en est une parfaite illustration. Que peuvent faire réellement deux (02) gendarmes ou policiers déployés à l’intérieur du pays, parfois avec une kalachnikov devant un rebelle qui dispose d’une lance-roquette ? D’ailleurs, les gendarmes et policiers ont pour rôle le maintien de l’ordre public. Cela signifie qu’ils ne sont pas formés pour aller au front.

 La tâche de la défense de l’intégrité du territoire national contre les attaques venues de l’intérieur où de l’extérieur du pays revient aux Forces Armées Centrafricaines (FACA). Où en sommes-nous avec le redéploiement du Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT3), entraîné et formé par la Mission Européenne de Training (EUTM) et remis au gouvernement centrafricain il y a de cela quelques mois ? C’est la question qui se pose avec tant d’acuité. Le patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga a affirmé l’autre jour, « l’embargo n’empêche pas la réhabilitation et le redéploiement de l’armée nationale ». Une manière d’alerter l’opinion nationale à prendre ses responsabilités sur l’épineuse problématique de la sécurisation des institutions de la République et du peuple centrafricain.

Force est malheureusement de constater que rien ne bouge quant à la problématique de la réhabilitation et du redéploiement de toutes les forces de défense et de sécurité intérieures. Le BIT 3, formé et remis au gouvernement centrafricain devrait en principe être équipé avec les moyens nécessaires et déployés aux côtés des Casques Bleus de la Minusca pour protéger effectivement la population civile contre les exactions des groupes armés. Mais tel n’est pas le cas. Faut-il attendre que tous les éléments des FACA puissent être reformés avant d’être équipés et redéployés sur l’ensemble du territoire ? Quel sera le sort de la population civile abandonnée dans la gueule des seigneurs de guerre sans âme ni conscience ?

C’est vraiment écœurant d’écouter les porte-paroles du FPRC et de l’UPC qui disent, « en l’absence de l’autorité de l’Etat, nous sommes obligés de contrôler les régions du pays et protéger la population civile ». Des groupes armés peuvent-ils protéger réellement la population civile ? Que font concrètement le gouvernement centrafricain et la Minusca en matière de la sécurisation et de la protection du peuple centrafricain ? L’urgence de l’heure qui demeure est la réhabilitation et le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines dans tout le pays pour favoriser le retour de la paix et de la stabilité.

 Les Centrafricains ont trop souffert et n’aspirent qu’à la paix, et rien que la paix pour vaquer en toute quiétude à leurs occupations quotidiennes. Seule l’opérationnalisation de  l’armée nationale coupera l’herbe sous les pieds des fauteurs de troubles et permettra aux citoyens lambda de respirer un nouvel air. Deux (02) ou trois (03) policiers et gendarmes déployés dans les zones rouges où les groupes armés font leur loi, ne peuvent rien faire. D’où, l’obligation pour les autorités du pays de chercher par voies et moyens à équiper et redéployer les FACA déjà formées à l’intérieur du pays pour protéger le peuple et la nation. Sinon…

Bénistant MBALLA

 

 

 

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