01 VEHICULE DE LA MINUSCA DEPIECE ET ...

Mardi 10.10.2017 : 09H38

01 VEHICULE DE LA MINUSCA DEPIECE ET MIS A FEU PAR UNE FOULE EN COLERE AU QUARTIER COMBATTANT

Le marché de Tournant, sis au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, a été en ébullition, le vendredi 06 octobre 2017. Et pour cause, un (01) véhicule de la Minusca a heurté un conducteur de taxi-moto et ses trois (3) passagers, dont une femme qui est mortellement atteinte.

Selon l’un des jeunes manifestants qui a requis l’anonymat, « le conducteur de taxi-moto, ayant embarqué trois (03) personnes, roulait à vitesse normale tout en respectant le code de la route. Soudain, un véhicule de la Minusca est apparu, empruntant le même sens que le taxi-moto. C’est alors que le chauffeur du véhicule, voulant dépasser la moto, les a heurtés, tuant sur le coup la femme âgée de 45 ans.

S’étant rendu compte de la gravité de l’acte, l’équipage a pris la tangente, abandonnant sur le lieu de l’accident le véhicule. Scandalisée, une foule de personnes s’est précipitée sur le véhicule, l’a dépiécé avant d’y mettre feu. Je précise que c’est pour la troisième fois que j’assiste à ce genre d’accidents de circulation mortels occasionnés par des véhicules siglés UN dans le secteur du marché Tournant. Donc, trop, c’est trop ! ».

Eu égard à tout ce qui précède, en tant que journaliste, nous avions été  à maintes reprises informés de nombreux cas d’accidents de circulation mortels ou non impliquant directement les éléments civils ou militaires de la Minusca à Bangui, la capitale. D’où nous posons les questions suivantes : ces Casques Bleus qui conduisent les véhicules de la Minusca ont-ils réellement les permis de conduire ? Ou, ont-ils appris à conduire en RCA ? Autant d’interrogations qui devaient interpeller les autorités du pays en charge des Transports et de la Sécurité Publique à prendre en main leurs responsabilités. Et ceci pour rappeler à l’ordre, ces Casques Bleus au respect et à l’observation stricte des règles du Code Routier Centrafricain. Car, « nul n’est au-dessus de la loi », dit-on.

Le Petit YEKOA

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