Abacko-Panguéré, alias Chika, vendeur de méchoui...

Lundi 12.11.2018 : 10H40

Abacko-Panguéré, alias Chika, vendeur de méchoui au marche central DE BANGUI, A CŒUR OUVERT AVEC LE quotidien Centrafric Matin  : « la paix est une qualite spirituelle »

02 1« Abacko-Panguéré alias Chika, est un vendeur de méchoui au Marché Central de Bangui. C’est aussi l’un des fervents et fidèles lecteurs du quotidien « Centrafric Matin ». C’est ainsi qu’il s’est exprimé à cœur ouvert avec l’un de nos rédacteurs, sur son cursus scolaire, sa vie de famille, son métier (avantages et difficultés), le jeudi 08 novembre 2018. Il en a aussi profité pour livrer ses chaudes impressions relatives à la qualité d’articles du journal « Centrafric Matin »  dont il est le fidèle lecteur depuis 04 ans et a abordé la question de paix en RCA.

Sans faire de commentaires, suivez l’intégralité de l’interview que la rédaction de « Centrafric Matin lui a accordée »

Bonjour, Monsieur !

Bonjour, monsieur le Journaliste.

 

Veuillez-vous présenter à nos lecteurs.

Je suis Monsieur Abacko-Panguéré, alias Chika, habitant le quartier Bazanga. J’ai une femme et des enfants. Je suis commençant, vendeur de méchoui au Marché Central de Bangui, et Grand lecteur du journal Centrafric matin.

 

Pouvez-vous nous parler un peu de votre cursus scolaire (si possible universitaire) ?

C’était très pénible pour moi, tout comme mes frères et sœurs cadets. Orphelin de père et mère, je suis obligé de cesser mes études en classe de 3ème au Lycée Barthélémy Boganda de Bangui pour faire face à nos difficultés quotidiennes. Mais actuellement, je me suis beaucoup documenté et mon niveau actuel est comparable à un universitaire.

 

Vous êtes aujourd’hui commerçant, vendeur de méchoui. Est-ce par vocation ? Quels sont les avantages que vous avez tirés et les difficultés rencontrées dans ce métier ?

Non, ce n’est pas par vocation. J’avais rêvé d’être un médecin. Mais, l’homme propose, Dieu dispose. Le décès prématuré de mes parents a tout bafoué.

Bon, mais, tout n’est pas noir pour moi. Avec le commerce du méchoui, j’ai réalisé beaucoup de choses que, même les fonctionnaires d’Etat n’ont pas pu. J’ai déjà bâti trois (3) maisons. Avec l’argent du méchoui, mon auguste famille est à l’aise. Mes enfants fréquentent de bons établissements scolaires. Deux de leurs sont en classe de terminale et un autre en 3ème. Par la grâce de Dieu, nous jouissons toujours d’une parfaite santé.

Dans tous métiers, il y a toujours des difficultés. Nous, les vendeurs de méchoui, sommes constamment en contact avec le feu (chaleur intense), ce qui joue énormément sur notre santé. On reçoit des multitudes des gens avec des comportements différents. Chacun a son problème à la maison ou au bureau avant de venir manger.

 

En dehors de votre métier actuel, que comptez- vous faire si l’occasion se présente ?

Tout ce que Dieu a réservé pour moi, je le prends.

 

Parlons maintenant du journal Centrafric Matin. Depuis combien de temps, vous lisez ce quotidien indépendant ? Quelle comparaison fêtes-vous avec d’autres journaux de la place ?

Je suis lecteur fidèle du quotidien Centrafric Matin depuis plus de 04 ans. Avec Centrafric Matin, on sent la réalité. Il n’y a pas d’imagination. L’analyse est bonne. Les phrases sont toujours bien construites (sujet, verbe et complément). Les journalistes méritent leur niveau.

 

En tant qu’invité spécial du Journal Centrafric Matin : Avez-vous des suggestions à faire à ce journal ?

 Aucune suggestion. Mais il faut changer le forma de votre papier comme ailleurs.

 

 Que dites-vous à ceux qui négligent la lecture une fois quittés les tables-bancs ?

Quand je parle ou j’écris, on pense que c’est un universitaire. Donc, on ne néglige jamais la lecture. Voici mon secret.

 

Parlons de la paix : Quel message avez-vous à lancer aux groupes armés et au peuple centrafricain ?

Je peux vous dire brièvement que, la paix est une qualité spirituelle. Comme dit la Bible, ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse.

 

Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions

C’est à moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par

Le Petit YEKOA

 

 

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