L’Editorial de Julien BELA : UNE PRESSE PRIVEE GAMINE

Mercredi 18 Jan. 2017 : 12H30

 

UNE PRESSE PRIVEE GAMINE 

Cm n 2387 du mar 17 jan 2018

UNE PRESSE PRIVEE GAMINE 

Le journalisme est un métier noble, respecté et respectable. Il ne peut avoir de bras de fer entre la presse privée et un particulier, dès l’instant qu’une décision de justice a tranché net. La Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) ne peut être une boîte d’allumette. Bozizé a profité de l’absence de la famille Patassé pour faire un usage non autorisé de leur bien immobilier. Sylvain Patassé est passé par la justice de notre pays pour récupérer un bien. La procédure judiciaire a suivi son cours jusqu’au sommet de la pyramide. La décision de justice est devenue exécutoire. Faut-il remuer ciel et terre devant une décision de justice? N’est-ce pas les journalistes qui s’érigent en donneurs de leçon? Rebelle à la loi de son pays, c’est en Centrafrique qu’on peut voir une telle catégorie de journalistes. Sylvain Patassé a été candidat à la dernière présidentielle. De l’attitude de la  presse dépend son comportement. D’aucuns se plaisent à parler d’un bras de fer, lequel et pourquoi? Pire encore, la Maison de la Presse et des Journalistes ne saurait s’assimiler à une rédaction ou des rédactions de certains journaux. Le désagrément est monstrueux, honteux et humiliant. Le rouleau compresseur de la justice est en marche et rien ne saurait l’arrêter, ni Touadéra, ni Meckassoua, ni Sarandji. Le jour où la presse privée sera intelligente, sage, capable  de discerner entre l’épidermique et le bon sens, les choses iront pour le mieux dans le meilleur des mondes. Depuis l’affaire des ordinateurs de la synergie électorale à celle de la Maison de la  MPJ, la presse privée a étalé la sauvagerie, la barbarie et  la rébellion. De même que les partenaires ont mis la main à la poche pour réfectionner ladite maison, de même nous pouvons les convaincre de construire une vraie Maison de la Presse et des Journalistes, comme nous voyons ailleurs, sous d’autres cieux. La Maison de la Presse n’est pas une boîte d’allumette. C’est un immeuble qui remplit les normes: bibliothèque, cyber café, salles de réunion, un café des journalistes, un restaurant de la presse. Elle compte aussi des bureaux pouvant contenir les Associations professionnelles, UJCA, OMCA et GEPPIC, notamment des salles de formation. La presse privée centrafricaine ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Elle excelle dans les solutions de facilité, les solutions  « prêt-à-porter ». Et pourtant, la RCA n’a pas encore une loi nationale sur la Communication, depuis les collectivités locales jusqu’au sommet de l’Etat, la publicité, les insertions, l’obligation de communiquer tant de l’Etat, des organisations internationales que des ONG nationales et internationales. Il faut une assise nationale pour élaborer une telle loi qui encadre la communication et les médias en RCA. Les radios privées, les radios locales, les télévisions privées, trouveront un cadre idéal. La Décentralisation et la Régionalisation seront prises en compte. C’est le plus grand défi de l’ère Touadéra que de pleurnicher comme des veuves abandonnées de tous sur un bien appartenant à autrui. Bonne et heureuse année aux « Sans Rédaction Fixe» (SRF). 

Julien BELA

 

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