L’Editorial de Julien BELA : MAISON DE LA PRESSE ET DES JOURNALISTES,

Cm n 2375 du jeu 29 decembre 2016

MAISON DE LA PRESSE ET DES JOURNALISTES, FERMEE ET SCELLEE SUR DECISION DE JUSTICE : A AUTRUI CE QUI EST A AUTRUI

 

Du Tribunal de Grande Instance de Bangui à la Cour d’Appel, Sylvain Patassé gagne tous les procès. La justice lui restitue ses biens, ce n’est pas la fin du monde. « Journée Sans Presse », pourquoi faire dès que la décision de justice a acquis l’autorité de la chose jugée et est exécutoire ? Le journalisme est un métier noble et légaliste par excellence. Il faut se résoudre à changer de fusil d’épaule. Centrafric Matin est parmi les journaux qui n’ont jamais accepté l’acquisition de cette maison. Non seulement elle est très exiguë mais également  sa posture géographique ne convient pas à une Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ).

La RCA est vaste, il y a encore suffisamment de place. Mais le centrafricain aime la facilité tout de suite, à l’instant même. La courte vue où nous ne voyons pas plus loin que le bout du nez. Une rédaction d’un journal ne peut jouer les parasites dans une Maison de la Presse et des Journalistes. Chaque rédaction doit se replier où il peut exercer librement. C’est la première fois de voir des journalistes contester une décision de justice et c’est en  RCA qu’on peut voir. Le gouvernement, l’Assemblée Nationale, encore moins la présidence ne peuvent s’ingérer dans une décision de justice, qu’elle plaise ou non, elle reste  une décision de justice. Sylvain Patassé est un citoyen centrafricain, un particulier qui a réclamé ses droits avec les documents à l’appui. La justice lui a donné raison, c’est pour cela qu’un huissier de justice s’est déporté sur les lieux.

Avec les ordinateurs du PNUD, c’est la rébellion. Maintenant avec la maison de Sylvain Patassé, c’est encore une autre rébellion. Où allons-nous ? Quelle image affichons-nous ? C’est de la piraterie immobilière et donc indigne  de la part des journalistes. Il y a un gouvernement en place, il faut repartir à la table des négociations pour trouver autre chose, et cette fois-ci correcte et digne des journalistes centrafricains. La farce journalistique n’a que trop duré et ne nous honore. Nouveau régime, égale nouvelle manière de faire et d’agir, changement de comportement et d’approche. Par ce canal, les journalistes se feront respecter.

Le gouvernement à l’époque, il y a quelques années, avait cédé un immeuble à la presse à  l’ex-SOCADA. Les journalistes sont allés le visiter et après ? Personne n’a osé y penser, ni y retourner. Alors qu’il suffisait de faire un devis et soumettre aux partenaires pour qu’il soit réhabilité. La facilité a pris le dessus, il faut en assumer les conséquences.

 

 

Julien BELA

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