8ÈME GREVE DE L’ANNEE 2016 DU PERSONNEL SOIGNANT CONTRACTUEL

Lundi 12 Décembre 2016 : 11H27

8ÈME GREVE DE L’ANNEE 2016 DU PERSONNEL SOIGNANT CONTRACTUEL DE L’HOPITAL DE L’AMITIE DE BANGUI

Greve hopital amitieRien va plus à l’hôpital de l’Amitié de Bangui, situé au quartier Foûh dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. En fait, son personnel soignant contractuel, vient d’observer une grève d’avertissement de trois (3) jours, à compter du jeudi 08 décembre 2016. Avec pour revendication unique, auprès des autorités politiques concernées, le versement immédiat de sept (7) mois d’arriérés de salaire. Et c’est la huitième (8ème ) grève du genre pour cette même année 2016. Incroyable, mais pourtant vrai. Et quel sera le sort des patients internés à l’hôpital de l’Amitié ? Dans quel pays au monde sommes-nous ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain. Pour l’un des délégués du personnel soignant contractuel de l’hôpital de l’Amitié, qui a requis l’anonymat, « le Premier ministre est bien informé de notre situation et a instruit notre ministre de tutelle, de prendre en main, notre dossier et de le traiter rapidement. Malheureusement, jusqu’aujourd’hui, du côté de notre ministère de tutelle, les choses piétinent et n’avancent pas. D’où l’observation encore de cette grève d’avertissement de sept (7) jours. Car trop, c’est trop ! », s’est-il exclamé.

Quant au Directeur Général de l’Hôpital de l’Amitié, il s’est contenté seulement de reconnaître la « légitimité de cette grève du personnel soignant contractuel dudit hôpital ».

A notre humble connaissance, en matière de législation du travail, le contrat est un « acte juridique consenti librement et en toute conscience, entre un employeur et un ou plusieurs employés et qui les lie dans ses clauses d’exécution ». De ce fait, les employés sont tenus de fournir les prestations de service auxquelles ils se sont engagés, et l’employeur est aussi tenu de les rémunérer à terme échu, une fois le travail fait. Donc la non exécution des clauses d’un contrat par les deux (2) parties peut entraîner soit sa résiliation, soit son retrait, avec des conséquences judiciaires imputables à l’une ou l’autre partie. Dans le cas d’espèce précis, c’est la responsabilité du ministère de la Santé Publique et de la Population, en tant qu’employeur qui est mise en cause. Toutefois, nous disons qu’« on ne joue pas avec la santé de toute une population ».

(Affaire à suivre).

 

Le Petit YEKOA

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