Tous les INFO du Vendredi 28 Oct. 2016

 

Cmn 2334 du ven 28 oct 2016

TOUADERA A PROMU SES RIVAUX, SES PIRES ENNEMIS, DES LOUPS DEGUISES EN AGNEAUX, DES MECHANTS, DES DESTRUCTEURS, DES HYPOCRITES, DES FOURBES, DES TERMITES QUI RONGENT SON FAUTEUIL DE L’INTERIEUR : çA ALORS !

 

Bruxelles, c’est pour aller chercher des partenaires, des investisseurs, des bailleurs de fonds. Et pourtant, ici sur place à Bangui, certains investisseurs sont venus d’eux-mêmes, payant leurs billets d’avions, assurant leur quotidien, dormant à l’hôtel à leurs propres frais. Quand ramasser devient trop facile, se baisser devient trop difficile, c’est le schéma caricatural des cadres centrafricains. Beaucoup de pays, notamment le Niger, courent après ces partenaires, leur proposant de les prendre entièrement en charge, séjour, hôtel et garantie bancaire. Ils sont harcelés de quitter Bangui où on les néglige pour aller ailleurs construire, embellir, urbaniser d’autres pays. Alors que Bangui ne ressemble nullement à une capitale. C’est un gros faubourg.

MEM/FPC, des investisseurs dans l’immobilier, désirant construire 10.000 logements sociaux et économiques, est traînée dans la boue, dans la poussière, méprisée. Touadéra a pris dans son gouvernement, des rivaux qui ont pour objectif de creuser la tombe de son régime. Sur le plan financier, c’est le ministre des Finances, Henri-Marie Dondra et sur le plan sécuritaire, Jean-Serge Bokassa. Chacun en fait à sa tête. Un tel ministre des Finances peut-il défendre un dossier à Bruxelles ? Ici à Bangui, le ministre des Finances pousse les investisseurs au découragement. Devant le Chef de l’Etat, c’est un agneau. Il joue au chat et à la souris. Dès que le Chef de l’Etat l’interpelle sur ce dossier, il dit, « J’ai commencé le travail », mais en réalité, il n’a rien fait. Quelle crédibilité un tel ministre peut avoir devant les investisseurs ? Qui commande entre un ministre et un Chef d’Etat démocratiquement élu ? Touadéra a tendu une main fraternelle à ses frères centrafricains, bien que rivaux et voilà en retour des virgules dans son dos. Les partenaires sont là et s’il faut leur poser la question de savoir combien de fois Touadéra a interpellé le ministre des Finances sur ce même dossier, ils vous répondront sept (7) ou huit (8) fois. Mais le dossier n’a pas bougé d’un iota. Tantôt, c’est à l’entrée du Conseil des Ministres qu’il interpelle les partenaires, histoire d’endormir le Chef de l’Etat et dire qu’il fait son travail. Voilà les gens qui se sont bousculés à la porte de Touadéra pour entrer dans le gouvernement Sarandji.

La question fondamentale est de savoir qui va fournir du travail à la jeunesse centrafricaine engluée dans le chômage ? Faut-il attendre 2020 quand Henri-Marie Dondra sera au pouvoir pour donner du travail aux Centrafricains ? Pour une garantie bancaire, il faut moisir un siècle devant le bureau du ministre des Finances : « Passe ! Repasse ! Non, je suis occupé ! Non, je suis au conseil ! Non, je suis en mission ! Non, j’ai des urgences ! », alors qu’une heure, c’est beaucoup pour obtenir ce document. Toutes les banques (4) sont conscientes de la pertinence d’un tel dossier. Pour le faire, il faut le parrainage officiel du ministre des Finances et c’est là que le bat blesse. Contrairement aux autres pays qui courent après ces partenaires, Niger, Tchad et autres, ils adorent notre pays pour son climat, sa végétation. Il fait bon y vivre et y investir tant dans l’immobilier, l’agriculture, l’élevage, que l’énergie. Il y a 23 groupes spécialisés dans divers domaines. Les fonctionnaires et agents de l’Etat manquent de logements adéquats. Etre Centrafricain ressemble à une malédiction originelle. Même les Conseillers en charge du suivi des projets et des investissements n’osent prendre leur responsabilité. Un opposant politique qui accepte d’entrer dans  un gouvernement, va-t-il œuvrer à détruire ce gouvernement ? Où travaille-t-il pour le développement de son pays ? Dix mille (10.000) logements sociaux et économiques sont-ils à Touadéra ou à la RCA et aux Centrafricains ? Les emplois qu’ils vont générer, reviennent-ils aux Centrafricains ou à des extraterrestres venus de mars ? C’est la première fois que nous observons un gouvernement aussi bizarre, aussi controversé où chacun joue sa carte personnelle, mais en faisant semblant d’être ensemble avec le Chef de l’Exécutif. Ou bien, les gens répondent par le mal, la méchanceté, la haine, la mauvaise foi et pourtant, Touadéra le sait mais il les laisse démontrer au grand jour leur avidité du pouvoir et leur antipatriotisme.

Jean-Serge Bokassa a dit ouvertement qu’il a envoyé des gendarmes et des policiers à Kaga-Bandoro et que c’est la Minusca qui les a refoulées. Les gendarmes et les policiers sont des agents de maintien de l’ordre. Ce ne sont pas des guerriers, des fantassins. Elles ne peuvent donc être envoyées au front. Déjà ici à Bangui, elles ne peuvent accéder à certains endroits du Km5. Raison de plus, six (6) policiers ont été pris en otage. Il a fallu négocier et lui-même Jean-Serge Bokassa était là à Bangui. Pourquoi avec la Police et la Gendarmerie, il n’a pas pu arrêter les Abdoulaye Hissen, Aroun Gaye, Tidiani, Al-Khatim, 50-50 qui étaient au Km5 ? La Minusca, faut-il le reconnaître, a sauvé les gendarmes et les policiers envoyés à Kaga-Bandoro de la pire des boucheries. Si nous considérons l’armement en face, aucun ne serait revenu vivant. Et qui endosserait la responsabilité d’une telle mésaventure ? C’est la grande interrogation. Faut-il suivre les groupes armés dans leur logique ? Nous pensons que non et en toute proportion gardée, il faut de l’intelligence, de la sagesse, du dialogue et de la non-violence, ce sont là les armes les plus redoutables.

Les Séléka sont des Centrafricains, ce sont nos frères, même si les Nations Unies confirme la présence de plus de cinq cents (500) mercenaires. La guerre est exclue du processus de recherche de la paix. Les groupes armés n’ont rien à perdre, ni à gagner. Il suffit de se remémorer l’invasion du pays par la Séléka entre 2012 et fin 2013, pour avoir la chair de poule. Les combattants disaient qu’un poulet a de la valeur qu’un être humain. Une logique de guerre serait pire que le génocide rwandais et les destructions plus monumentales que la guerre mondiale. Il y a eu déjà beaucoup de pertes en vies humaines. « Il ne faut pas répondre au coup de pied de l’âne », dit un adage. Toutes les armes abandonnées par Bozizé sont entre leurs mains. Seul le dialogue brise les résistances. Malheureusement, les centrafricains ne sont pas solidaires au chevet de leur pays. Le dialogue et l’épreuve de force ne peuvent aller ensemble. Dix (10) groupes armés ont déjà adhéré au processus DDRR. Il n’est pas exclu que les quatre (4) groupes récalcitrants puissent un jour suivre les dix. Raison de plus, ils ont posé leurs revendications. Seulement, elles se heurtent à la Constitution que tout le monde, y compris les groupes armés, a adopté le 13 décembre 2015. Le plus important est que les quatre (4) groupes ont ainsi ouvert la voie au dialogue. Il faut des éclaircissements, des explications pour leur faire comprendre l’enjeu. Il est question de rééquilibrer les FACA en terme de dosage ethnique. On ne peut équilibrer par un autre déséquilibre. La paix est donc à portée de main. Un peu de patience, et le grand rassemblement sera total du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. La paix est à ce prix.

Allons au fond des choses pour approfondir les débats. Les Résolutions du Conseil de Sécurité sur la crise centrafricaine, sont confectionnées par la France. La France connaît bien la crise en RCA pour avoir fait intervenir ses forces de « l’Opération Sangaris ». La crise n’est pas terminée que la France retire ses troupes. Le pire est que ces Résolutions sont taillées sur mesure par la France. L’aspect « ATTAQUE » est enlevé par la France et la Minusca se résume en une « force de Police ». La Minusca a les mains et les pieds liés par les Résolutions taillées sur mesure, génocidaires selon les caprices de la France. Les Centrafricains ne font aucun effort pour lire et comprendre les différentes Résolutions du Conseil de Sécurité. La France privilégie la composante police de la Minusca, la réduisant au rang de spectatrice devant les massacres et les carnages. La composante militaire de la Minusca est au chômage, tourne les pouces à ne rien faire, pendant que la population civile est massacrée. Les Honorables députés ont souhaité et obtenu un face à face avec le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian : « Pourquoi de telles Résolutions qui laissent le champ libre aux groupes armés de massacrer comme bon leur semble ? Pourquoi la Minusca est-elle verrouillée par les Résolutions françaises au Conseil de Sécurité ? ». La France a piégé tout le monde et la Minusca est une cible innocente qui essuie la foudre des Centrafricains. Le bourreau du peuple centrafricain, c’est la France qui verrouille en amont les Résolutions au Conseil de Sécurité. Apprenons à lire attentivement les Résolutions. Il en est de même de l’embargo. C’est toujours la France qui maintient l’embargo, et non les Nations Unies.

 

Julien BELA

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

LA PASSION DEMESUREE

 

La RCA est en crise certes, mais les débats sont si passionnés qu’ils occultent la bonne réflexion, la sagesse, l’intelligence, la tête froide. La Haute Autorité des confessions religieuses a percé l’abcès. Il ne faut pas répondre à la violence par la violence, car c’est un engrenage périlleux. Touadéra a fixé le cap et imprimé la marque : la non violence et le dialogue. Cette stratégie a porté ses fruits en faisant adhérer au processus DDRR, dix (10) groupes armés. Il en reste quatre (4) dont le FPRC, le RPRC, l’UPC et le MPC. Certains groupes armés pensent qu’avec un carnage, ils mettent la pression sur le gouvernement, alors qu’ils compromettent définitivement leur avenir.

Gervais Lakosso, Joseph Bendounga, Marcel Mokwapi, Maître Mathias Morouba pourtant candidat malheureux à la présidentielle, se trompent largement de stratégie : « la première, la seconde phase et ensuite la troisième phase pour demander la « démission de Touadéra ». N’est-ce pas des ambitions politiques cachées ? C’est la réédition du Coup d’Etat manqué du 26 septembre 2015, sous Catherine Samba-Panza qui se profile à nouveau. Personne n’aura l’argent, ni les postes ministériels qu’on recherche en plein midi avec une lampe-torche. Ils n’ont qu’à poursuivre les manipulations de la jeunesse pour obtenir gain de cause. Ils seront au pouvoir par les complots qu’ils fomentent.

La jeunesse centrafricaine se pose la question de savoir ce que « cherchent les français en véhicules VX noirs dans tous les quartiers de Bangui, alors que la Sangaris est sur le point de regagner la mère Patrie. Le ministre français de la Défense viendra prendre ses poulains le 29 octobre 2016. Cependant, la France ne lâche pas prise pour autant en RCA. C’est elle qui verrouille en amont les résolutions qui empêchent la Minusca d’agir. Nous avions cru que la présentation de la dernière Résolution 2301, allait soulever la société civile où fourmillent des avocats, des défenseurs des Droits de l’Homme de grosse pointure. Une résolution du genre du Conseil de Sécurité, est un document juridique qui imprime les actions de la Minusca sur le terrain et scelle le destin de la RCA. Nos célèbres avocats ne sont-ils pas en mesure de lire et d’interpréter les Résolutions du Conseil de Sécurité ? Soit, cherchent-ils la facilité, le populisme, le sensationnel ?

Pour certains, la Minusca est sous le chapitre 7, autrement dit, l’usage de la force. Or, dans la Résolution 2301, il est exclu toute possibilité « d’attaque » contre les groupes armés. La réaction tardive ou pas du tout de la Minusca, obéit à la Résolution 2301. Dans quel contexte faut-il parler d’attaque ? Toutes les Résolutions du Conseil de Sécurité, taillées sur mesure par la France, font la part belle aux groupes armés. La RCA en fin de compte n’a pas de juristes pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain et faire la part des choses.

 

Julien BELA

 

 

 

 

LA POPULATION DE BRIA DANS LA TOURMENTE : BRAQUAGES, RANCONNEMENTS,

« OPERATIONS HIBOU »

 

 

Les malfrats de tout bord envahissent l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine, faute de l’autorité de l’Etat. La prolifération des armes est synonyme de tous les maux que le peuple centrafricain continue de vivre dans sa chair au quotidien, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. C’est le cas de la population de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto qui respire en ce moment à moitié à cause des hommes armés. La rédaction de « Centrafric matin » a eu l’opportunité de rencontrer ce mercredi 26 octobre 2016 une vieille maman, native de la ville de Bria qui était venue à Bangui pour des questions sanitaires. Celle-ci a expliqué les conditions déplorables dans lesquelles la population de Bria vit en  ce moment.

Voici son témoignage que nous avons recueilli à chaud : «  Les habitants de la ville de Bria vivent pour le moment dans la psychose. Personne n’ose se promener au-delà de 18 heures de peur d’être agressé par des hommes armés. Les ex-Séléka, assimilés aux hommes de l’UPC d’ALI Daras braquent, rackettent, rançonnent les populations le jour comme la nuit. A cela s’ajoutent les « Opérations hibou », qui consistent à enlever des personnes pendant la nuit et les tuer. Tous les matins, des corps sans vie sont retrouvés dans les quartiers. Dans les villages environnants, c’est encore le pire de la situation. Les ex- combattants Anti-Balaka érigent des barrières,  imposent à la population de leur verser des taxes, impôts et autres droits de l’Etat. Ils braquent les opérateurs économiques et les hommes d’affaires. C’est vraiment la terreur la plus retentissante que les habitants de Bria traversent aujourd’hui ».

Face à cette situation, nous posons la question suivante : ces ex-combattants Séléka et Anti Balaka de la ville de Bria et ses environs veulent-ils réellement la paix ? Nous ne le pensons pas. Le témoignage fait par cette vieille maman est très accablant et prouve à suffisance que le chemin de la paix en RCA est encore long à parcourir. Comment expliquer l’attitude de ces mêmes personnes qui ont opté pour la paix mais affichent encore des comportements négatifs qui contredisent leurs propres engagements ? Nous avons toujours lancé un appel au reste des groupes armés de s’aligner derrière le processus DDRR dont les chantiers sont en exécution. Et suite à leur Assemblée Générale (AG) tenue à Bria, il y’a de cela quelques semaines, ces groupes armés ont décidé d’intégrer le programme DDRR, en posant quelques  revendications. Les leaders de ces groupes armés ont fait une promesse formidable, celle de cantonner leurs éléments. N’ont-ils pas commencé à exécuter leur promesse ? C’est le moment de le faire pour démasquer les brebis galeuses, les profito-situationnistes, bref les véritables ennemis de la paix et du développement de la RCA. Presque quatre (4) ans de tueries et massacres, qui est sorti vainqueur ? On ne construit jamais un pays avec les armes. Cessons de nous entretuer, de faire du mal à notre propre pays. Nous avons toujours dit qu’ « il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix ». Le Rwanda a connu le pire de ce que nous avons vécu. Aujourd’hui, le peuple rwandais a enterré définitivement la hache de guerre. Pourquoi pas les Centrafricains !

Nous avons bravé la peur pour aller aux urnes dans un contexte sécuritaire qui a inquiété tout le monde, voire la Communauté internationale. Nous avons accouché aujourd’hui une démocratie sans tâche, témoignée dans le monde entier. Pourquoi encore maintenir le peuple en otage ? Nous interpellons tous ceux qui détiennent encore des armes par devers eux de rompre définitivement avec la culture des violences. Dialoguons entre nous, tolérons les uns les autres. Donnons une chance à la paix en RCA. Chaque fils du pays a sa part de contribution dans la reconstruction du pays. Avec une superficie de 623.000 km2 chacun peut faire ce qu’il veut pour apporter sa modeste contribution dans le développement socio-économique, culturel et éducatif du pays. La Minusca, seule maitresse du terrain, avec tous les moyens logistiques, doit contrôler de prés cette situation qui évolue en ce moment dans la ville de Bria. La population doit circuler librement et vaquer à ces occupations quotidiennes en toute quiétude.

 

 B.MBALLA

 

 

« L’ASSEMBLEE NATIONALE ENTEND PRENDRE SES RESPONSABILITES,

TOUTES SES RESPONSABILITES », DIXIT ABDOU-KARIM MECKASSOUA

 

 

C’est l’essentiel que nous avons tiré de la déclaration du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Mékassoua, datée de Bangui le 26 octobre 2016. Et ce, suite aux récents évènements malheureux et douloureux, survenus tant à Bangui « Ville Morte » que dans certaines villes de l’arrière-pays.

A cet effet, l’Assemblée Nationale a décidé, en vertu de l’article 89 de la Constitution, « d’interpeller les membres du Gouvernement, responsables de la Défense du territoire national, de la Sécurité publique des populations, de la Justice et des Affaires étrangères. Ces interpellations auront lieu dans les délais impartis par les textes, soit sous une semaine ».

Aussi, elle a « demandé et obtenu que les députés de la Nation échangent avec le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de sa visite d’Etat à Bangui, le lundi 31 octobre ».

Par ailleurs, dans la même dynamique, l’Assemblée Nationale « recevra, en plénière et pour des échanges approfondis sur la situation prévalant dans notre pays, le Vice-secrétaire Général des Nations Unies, ancien ministre des Affaires Etrangères de Suède, Jan Kenneth Eliasson, le 02 ou 03 novembre ».

C’est pour autant dire que les élus de la Nation ont bel et bien pris leurs responsabilités en main, face à la montée en puissance de tueries, de viols et autres exactions commises en RCA.               

   Le Petit YEKOA 

 

 

   LE PDSVB FACE A LA PRESSE :  « JE ME BATS POUR UNE AUTONOMIE FINANCIERE TOTALE DE LA MUNICIPALITE DE BANGUI »

 

Emile-Gros Raymond Nakombo, Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (PDSVB), était face aux journalistes, lors d’un point de presse, qu’il a animé dans la salle de conférence de l’Hôtel de ville de Bangui, dans l’après midi du mercredi 26 octobre 2016.

Avant d’entrer dans le vif de ce point de presse, le PDSVB Nakombo a demandé à tout le monde de se lever et d’observer une minute de silence à la mémoire des victimes de la journée « Bangui Ville Morte », du lundi 24 octobre 2016.

Pour le PDSVB, « nous avons tous une seule patrie que nous devrions la protéger et la défendre. Depuis quelques semaines, les opérations de collecte et de ramassage des ordures à travers la ville de Bangui, n’ont pas été effectuées. Car il faut à la municipalité de Bangui, 40 millions de FCFA par mois pour ce genre d’opérations. Or, le projet PURUSU financé par la Banque Mondiale pour la collecte et le ramassage des ordures a déjà pris fin. Et la municipalité de Bangui éprouve d’énormes difficultés financières. Quant à l’entretien de la voirie, cela incombe à la responsabilité du ministère des Travaux Publics. Je lance un appel au Gouvernement et aux partenaires au développement de voler au secours de la municipalité de Bangui. Nous sommes entrain de sortir d’une longue crise et nous nous battons pour faire de la ville de Bangui, une ville verte, propre où il fait bon y vivre ». Répondant aux préoccupations des journalistes, le PDSVB Nakombo a signifié, « au niveau de la DSVB, il y a beaucoup de défis à relever. Il faut avant tout y mettre de l’ordre, et après penser, réfléchir, concevoir pour passer à l’action. Depuis la crise jusqu’à ce jour, la municipalité n’existe pas aux Marchés Km5 et Combattant (pas de perception de recettes municipales). C’est donc un manque à gagner pour la DSVB. Quant au salaire du personnel, il est payé par le Gouvernement et non par la DSVB. Et ce, au nom du principe de l’unicité des caisses au Trésor Public, voulu par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire Internationale. Donc, je me bats pour que la DSVB ait son autonomie financière totale. C’est à nous et à vous d’éduquer et de sensibiliser les populations sur la notion de participation individuelle et collective dans le cadre de l’opération de salubrité, appelée « Toumba Zéndé », a-t-il conclu.

Nous précisons que ce point de presse a duré une heure et demie.

Pour rectification, au lieu de 18 talkies-walkies, c’est plutôt 10 qui ont été données à la police municipale de Bangui, par la délégation de la commune de Checy.

 

Le Petit YEKOA

 

 

S.M. MOHAMMED VI, ROI DU MAROC FIDELE A SON LEADERSHIP D’UNE 

COOPERATION SUD-SUD SOLIDAIRE, MENE UNE OFFENSIVE DIPLOMATIQUE EN AFRIQUE DE L’EST

 

 Le Rwanda est la première étape de l’offensive diplomatique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en direction de l’Afrique de l’Est et Australe. Trois pays sont à l’honneur : le Rwanda, la Tanzanie et l’Ethiopie.

Cette tournée s’inscrit dans une dynamique de reconquête de nouveaux espaces économiques pour le Royaume du Maroc qui a déjà réussi une percée en Afrique de l’Ouest et du Centre, l’ambition étant de faire valoir sa présence, afin de consolider une relation politique stratégique et ouvrir une nouvelle aire d’influence.

Cette offensive diplomatique est aussi la preuve indubitable que le Maroc a un modèle à offrir à ses alliés africains, celui de la possibilité pour les pays africains, de créer un tissu industriel et financier attractif. Le Maroc espère mettre à la disposition des pays africains, la qualité de son expertise économique pour propulser leur développement.

Cette visite du Souverain marocain tombe à pic, dès lors que le Maroc vient d’exprimer clairement son intention de reprendre sa place au sein de l’Union Africaine (UA). Le Maroc s’est retiré de l’UA en 1984 après l’admission de la pseudo « rasd », un acte positivement accueilli par ses amis africains.

La concertation politique et le lancement d’un partenariat économique renforcé sont les objectifs prioritaires de la nouvelle tournée africaine du Roi Mohammed VI, qui a pour toile de fond une plus grande diversification des actions économiques à l’intérieur de l’Afrique.

Cette visite Royale donnera lieu :

- Au renforcement de la coopération que le Royaume veut Stratégique, approfondie et exemplaire ;

- A la diversification des partenariats ;

- A consolider le positionnement du Maroc sur l’échiquier régional et international ;

- A renforcer son modèle d’une coopération Sud-sud efficace, solidaire et multidimensionnelle, fondé sur un partenariat gagnant-gagnant.

La visite du Roi du Maroc à Kigali, constitue une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et le Rwanda et qui s’en trouvent propulsée au plus haut niveau. Ainsi, des Accords et des Conventions ont été signés entre les deux pays, le mercredi 19 octobre 2016 à Kigali.

Les relations entre le Maroc et le Rwanda entrent dans une nouvelle phase de partenariat sincère, a déclaré la ministre rwandaise des Affaires Etrangères et de la Coopération. Le Maroc et le Rwanda œuvrent ainsi à « la redéfinition de leur politique continentale ».

Dans le même ordre d’idées, le ministre marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération, a, de son côté, affirmé que le renouveau de l’Afrique pour lequel les deux Chefs d’Etat des deux  pays ont les mêmes visions et convictions.

Il a ajouté que « la visite Royale vient montrer qu’aujourd’hui le partenariat Sud-Sud a un sens qui se traduit par des actes » et que « le Maroc et le Rwanda sont déterminés à renforcer leurs liens avec leadership et conviction ».

Nous espérons que ces relations entre le Maroc et le Rwanda, nous suggèrent et nous incitent à émettre le vœu que celles liant le Royaume du Maroc à la République Centrafricaine, soit également développées et renforcées par une visite Royale en Centrafrique notre pays. Le peuple centrafricain souhaite de tout cœur, avoir cette opportunité d’accueillir en terre centrafricaine et à Bangui, Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, à l’instar du peuple rwandais, tanzanien et éthiopien.  

Julien BELA

 

 

L’ASSEMBLEE NATIONALE CENTRAFRICAINE :

HISTORIQUE ET EVOLUTION DEPUIS L’INDEPENDANCE

A CE JOUR.

 

Dans nos précédentes parutions, nous avions signalé à nos lecteurs que les journalistes qui ont pris part à l’atelier de renforcement de capacité sur : «  le journalisme parlementaire », organisé par l’ONG Internews à Bangui, ont effectué une visite au niveau de l’Assemblée Nationale pour se documenter sur ladite institution. Cette visite nous a permis de faire l’historique et l’évolution de l’Assemblée Nationale centrafricaine depuis l’indépendance à ce jour.

En effet, l’Assemblée Nationale centrafricaine a vu le jour depuis l’Oubangui-Chari en 1958 par l’Assemblée territoriale. Et la législature digne de ce nom a vu le jour en 1960 après l’indépendance dont Michel Adama Tamboux fut le président. Mais cette législature est réduite en néant par le coup d’Etat de 1965. Après 22 ans de silence, la législature renait en 1987 et reconnue comme la première. De 1987 à 1992, donc depuis sa renaissance jusqu’à ce jour, la législature en Centrafrique est au nombre de six (6). De la première à la sixième législature, la RCA compte 591 députés.

De 1987 à 1992, la première législature centrafricaine  a connu trois (3) présidents qui sont : Maurice Meto, Michel Dacko et Gaspard Sokambi ;

La deuxième législature est dirigée par Hugues Dobozendi ;

La troisième est dirigée par, Luc Apollinaire Dondon Konamobaye et est écourtée par le coup d’Etat du 15 mars 2003, suivi de deux (2) ans de transition ;

De 2005 à 2010, la quatrième législature avec Célestin le Roy Gaombalet ;

De 2011 à 2013, la cinquième législature dirigée toujours par Célestin le Roy Gaombalé, écourtée par le coup d’Etat du 24 mars 2013, suivie d’une nouvelle transition qui a vu le jour.

Trois (3) ans plus tard, la sixième législature, dirigée actuellement par Abdou-Karim Meckassoua, a vu le jour avec le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016.

Dans nos prochaines parutions, nous reviendrons sur le fonctionnement de l’Assemblée Nationale actuelle.

Bénistant. MBALLA

 

 

 

PARTIS ET ASSOCIATIONS POLITIQUES, SOCIETE CIVILE, GROUPES ARMES SONT-ILS LES ENNEMIS DE LA REPUBLIQUE ET DU PEUPLE ?

 

 

Les ennemis de la République et du peuple centrafricain sont-ils aussi nombreux comme les sables au bord du fleuve Oubangui ? C’est ce que nous constatons aujourd’hui. Depuis la crise centrafricaine déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia, l’avènement des Anti-Balaka et la récente Ville Morte décidée par le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), les ennemis de la République Centrafricaine ne se comptent plus. De la Minusca au gouvernement, en passant par l’Assemblée Nationale, c’est toujours le même son de cloche. Mais qui sont réellement les vrais ennemis ?

Difficile de les dénoncer et de les citer nommément, alors que les Centrafricains attendent de les connaître. Car la crise qui frappe de plein fouet la RCA est si complexe. Beaucoup de Centrafricains ont perdu leur vie. Le sang a trop coulé sous le pont. Les incendies des maisons et villages ont atteint leur paroxysme. Il faut mettre fin à ces exactions inouïes qui ne font qu’enfoncer la Centrafrique dans l’abîme.

Hier, on a accusé les groupes armés (Séléka et Anti-Balaka), d’être les vrais ennemis de la République et du peuple. Cette accusation, d’après notre constat, semble se justifier au regard de ce qui se passe en RCA. Car les massacres, les tueries, les incendies des maisons et villages, bref, les destructions massives ou la politique de la terre brûlée sont l’œuvre des groupes armés. Même un bébé encore dans le ventre de sa mère sait pertinemment que ce sont ces combattants non conventionnels qui écument le peuple centrafricain et essaient de réduire en cendres le pays de Barthélemy Boganda, paix à son âme. Certains leaders de ces groupes armés sont connus du peuple, puisqu’ils sont cités nommément. Les Centrafricains les connaissent et savent où ils se trouvent car ce n’est plus un secret de polichinelle. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les noms des bourreaux sont sur le bout des lèvres du peuple centrafricain.

Aujourd’hui, c’est la société civile, principalement le GTSC qui est pointé du doigt accusateur. Et ce, après la ville morte qui a eu lieu ce lundi 24 octobre 2016. Mais si les personnalités qui agissent dans la société civile ont un objectif à atteindre, nous citons entre autres le boycott de la table ronde de Bruxelles et la déstabilisation du régime Touadéra, nous pensons qu’ils se trompent largement. Et de ce fait, les Centrafricains peuvent les considérer comme leurs ennemis. Car il est inacceptable d’ajouter des souffrances aux souffrances à n’en point finir. Si tel en est le cas, le GTSC de Gervais Lakosso doit rectifier son tir et agir dans l’intérêt national pour donner la chance à ses compatriotes de vivre heureux sur la terre de nos aïeux.

En outre, certains leaders des partis et associations politiques seraient aussi impliqués dans des manipulations à grande échelle, uniquement pour rendre le pays ingouvernable par Touadéra et de dire à la Communauté internationale que le président de la République n’est pas à la hauteur de sa tâche. Tantôt, ils sont avec les Anti-Balaka, tantôt ils sont du côté de la Séléka. Toutes ces machinations, c’est de développer la haine, la vengeance, et enfin engendrer des affrontements intercommunautaires. Mais pourquoi faire ? Tout juste pour satisfaire leurs intérêts égoïstes, partisans. Et pourtant les élections ont eu lieu en Centrafrique. Trente (30) candidats ont brigué la magistrature suprême de l’Etat. Parmi ces personnalités, Touadéra a été élu par le peuple centrafricain au second tour devant Anicet-Georges Doléguélé à une majorité écrasante. La preuve de son élection est palpable et tangible. Aucun leader des partis politiques ne peut lever le petit doigt pour dire que Touadéra a bourré les urnes avec ses bulletins de vote pour devenir aujourd’hui président de la République. Mais que cherchent et que veulent certains leaders des partis et associations politiques ? C’est la question que se posent les Centrafricains.

Nous pensons pour notre part que la RCA est vaste et riche. Au lieu de ne viser que le pouvoir, les groupes armés, certains leaders politiques et de la société civile auraient dû s’orienter dans d’autres domaines, par exemple l’agriculture, l’élevage, le commerce, les PME-PMI, pour développer leur pays et devenir encore plus riches qu’un président de la République. Donc pour toutes ces accusations ou allégations, il est important que ces individus qui manipulent ou qui sont les ennemis du peuple soient dévoilés au grand jour. Comme ça, les Centrafricains les observeront à la loupe et ils n’auront plus rien à faire. Les enquêtes qui sont ouvertes par la Minusca et le gouvernement doivent être fermées avec des résultats attendus par le peuple centrafricain tout entier.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA  

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE BLANCHIMENT DES DIAMANTS DU SANG

 

Malgré le renforcement de la législation, le trafic de diamants bruts centrafricains dans les villes frontalières de l’est du Cameroun s’intensifie. Cette enquête du journal sud-africain Mail & Guardian raconte comment les trafiquants contournent les lois et la surveillance.

Le marché est haut en couleur dans la bourgade de Gbitti, sur les bords de la rivière Kadéï, dans l’est du Cameroun. Les fermiers s’assoient à même la terre rouge, leurs marchandises étalées devant eux. Sur l’étroite bande d’eau de la Kadéï, qui sépare le Cameroun de la République centrafricaine, des marchands et des acheteurs font péniblement glisser des canoës de bois en tirant sur une corde d’acier tendue d’une rive à l’autre. Des enfants pépient et s’éclaboussent dans les eaux boueuses, à côté de femmes qui battent leur linge sur des pierres. Centrafrique : guerre civile et diamants du sang En ce mois de février, debout sur les rives sableuses de la rivière, un homme vêtu d’un jeans, d’une veste et d’un bonnet gris affiche un air nonchalant. Mais ses yeux le trahissent, lançant des regards furtifs devant et derrière, à droite et à gauche, évaluant les dangers alors qu’il est en train de négocier la livraison de diamants bruts, pour le lundi suivant peut-être.

Soudain, le deal est écourté. Un adolescent brandissant une lance crie depuis l’autre côté de la rivière : “Arrête de parler à notre frère !”

De jeunes hommes armés, membres de la milice chrétienne rebelle antibalaka, qui s’est formée durant la violente guerre civile centrafricaine [de 2013], observaient la scène depuis l’autre rive et ont repéré ma caméra. “Nous avons perdu nos familles pendant la guerre. Nous ne voulons pas être filmés”, me lance un jeune homme portant un bandana rouge vif. “Le diamant dans deux semaines”, marmonne le vendeur. Puis il s’éloigne rapidement pour apaiser le chahut de ses camarades de l’autre côté de la rivière.

De l’argent pour les rebelles

Le commerce illégal de diamants bruts dans les villes frontalières de Gbitti, Kentzou et Garoua-Boulaï, dans l’est du Cameroun, constitue une source de revenus réguliers pour les groupes rebelles des deux camps impliqués dans le conflit qui ensanglante la Centrafrique.

Selon les chiffres des Nations unies, la guerre a fait plus de 5 000 morts et déplacé plus ou moins 1 million de personnes depuis que les rebelles musulmans de la Seleka ont pris le pouvoir il y a trois ans. En représailles, les groupes chrétiens et animistes connus sous le nom d’antibalaka s’en prennent aux musulmans, les repoussant dans le sud du pays, ce qui conduit de facto à une partition du pays.

Même si, en février dernier, les élections ont amené un autre gouvernement au pouvoir, le conflit a anéanti l’économie, provoqué des famines et obligé des centaines de milliers de personnes à fuir, beaucoup partant se réfugier dans les camps de l’ONU au Cameroun. Le gouvernement est trop faible pour prendre pleinement le contrôle de ce pays riche en minerai, et un conflit “de basse intensité” perdure.

Ces violences privent le gouvernement centrafricain de l’importante source de revenus que constitue le commerce du diamant, lequel assurait autrefois 20 % de son budget. Quand la guerre a éclaté, ce petit pays au cœur de l’Afrique a été exclu du processus de Kimberley (PK), un accord de 2003 signé par 81 pays pour certifier l’origine des diamants et éviter de financer des groupes rebelles armés. Privée de cette certification, la Centrafrique a été exclue du marché international des pierres précieuses. [...]

Mail & Guardian

Christian Locka

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

UNE HISTOIRE DE FEMME PROVOQUE UNE ALTERCATION DANS UN VILLAGE PROCHE D’IPPY

 

Une rivalité entre deux hommes a entraîné le village Dolemanda situé à 15 kilomètres d’Ippy dans une altercation, mardi 25 octobre dernier. Trois personnes grièvement blessés, deux autres sont porté-disparus et deux morts, tel est le bilan cet affrontement.

Un habitant du village qui a pu joindre la ville d’Ippy, a expliqué que «c’est juste une histoire de femme qui a tourné au drame entre deux hommes. Celui qui était armé a ouvert le feu sur son rival. Et en représailles, les éléments proches du blessé ont tiré sur la population du village dont réside l’auteur du premier coup de feu».

Selon nos informations, cette altercation a fait deux morts, trois blessés et deux personnes prises en otage. « Pour le moment, la population a trouvé refuge en brousse et certains ont regagné les villages voisins par peur qu’ils soient attaqués. Les trois personnes blésées sont arrivées depuis ce matin à l’hôpital pour des soins » a-t-il dit.

Le Sous-préfet de Ippy a tenu une réunion ce mercredi avec les auteurs de ces actes criminels qu’il qualifie de « crapuleux », afin de chercher des solutions. Depuis hier soir, le village est sous le contrôle de la gendarmerie.

 

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LA JOURNEE VILLE MORTE ETAIT INOPPORTUNE, SELON DIANE PRISCA RENAZOU

 

Un jour après la ville morte initiée par le Groupe de Travail de la Société Civile (GSTC), Diane Prisca Rénazou présidente du Parti Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement a condamné cette initiative et souligné qu’elle était intempestive pour un pays qui sort d’une longue crise. 

Après la ville morte qui a fait des victimes lundi 24 octobre à Bangui, l’opinion est partagée sur la nécessité d’une telle manifestation. Invitée du RJDH, Diane Prisca Rénazou présidente du Parti Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement (PCDCD) a jugé que cette manifestation pour réclamer le départ des Nations-Unies n’était pas favorable compte tenu du climat sécuritaire dans le pays.

Elle  a déclaré que « la journée du lundi 24 octobre était inopportune pour l’organisation d’une ville morte en Centrafrique à mon avis. D’abord, parce que la RCA sort d’une crise, ensuite le pays marque son retour à la légalité constitutionnelle par l’élection du Président de la République et celle des Députés ».

Face à certaines défaillances de la Minusca relevées par le Groupe de Travail de la Société Civile, Diane Prisca Rénazou reconnait qu’ « il est vrai qu’à l’orée de tout cela, il y a des exactions commises par les ex Séléka sur la population de Kaga-Bandoro et dans d’autres préfectures que nous condamnons. Mais la solution n’est pas une ville morte, puisque nous sommes dans un pays où tout est à reprendre ».

Diane Prisca Rénazou souhaite que « la société civile puisse se retrouver avec les forces vives de la Nation autour du Chef de l’Etat et ensemble, discuter de cette problématique. Mais, réclamer une ville morte, est néfaste pour l’économie centrafricaine ».

La présidente du PCDCD au même titre que le pouvoir de Bangui a accusé l’opposition politique Centrafrique d’avoir manipulé le GTSC. « Quand la Séléka était là, pourquoi cette société civile n’a pas mené ce genre d’activité ? Et c’est maintenant avec le retour à l’ordre constitutionnel qu’elle commence à s’agiter ? (…) Oui, je vous l’affirme, il y a des politiques véreux derrière cette agitation ».

Elle n’a pas manqué d’ajouter que cette manifestation de lundi était« simplement un coup bas au pouvoir de Touadera pour lui barrer la route, parce que nous savons que notre pays est dans une situation très difficile, car l’aide des partenaires est indispensable au développement de la RCA post-conflit. On ne pourra pas organiser le DDRR sans financement externe ».

La République Centrafricaine était à la une de l’actualité mondiale suite à manifestation hostile à la Minusca qui a fait des morts et plusieurs blessés. Le pouvoir et la Minusca imputent la responsabilité des morts à la société civile et l’opposition politique.

 

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 LES DEPLACES DE KAGA-BANDORO EXIGENT DU GOUVERNEMENT LE RETOUR DE LA PAIX

 

Délocalisés sur le site des déplacés de Benz-vi, les déplacés de Kaga-Bandoro arrivés à Bangui se plaignent de leur condition de vie, surtout leur santé qui est menacée. Une plainte exprimée ce mercredi 26 octobre au RJDH par le délégué de ces déplacés, Jean Bosco Ngouakouzou qui sollicite l’aide du gouvernement et des ONG nationales et internationales.

La situation sociale des déplacés de Kaga-Bandoro est précaire. Relocalisés sur le site de Benz-Vi, il y a 2.186 ajouté à ceux qui ont fui les violences dans le chef-lieu de la Nana-Gribizi. Ils déplorent leur condition de logement qui les expose aux maladies.

Leur délégué, Jean Bosco Ngouakouzou a souligné au RJDH qu’ils ont été bien accueillis par leurs frères déplacés qui étaient là avant eux, sauf qu’il n’y a pas assez de place pour les contenir tous, aussi il n’y pas de distribution alimentaire.  « Nous dormons sur des nattes sans moustiquaires. Il n’y a pas de volet dans ce sens pour nous assister. A cela, s’ajoute le manque de distribution de vivres et de logements, car les dortoirs sont insuffisants. Ceux qui viennent de nous rejoindre n’ont pas de place pour dormir », a déploré ce dernier.

Il a invité le gouvernement de ramener le calme à Kaga-Bandoro pour faciliter leur retour dans leur localité d’origine. « Bien sûr que nous  recevons des aides, mais nous souhaitons regagner notre ville pour nous permettre de reprendre nos activités. Et nous demandons aux ONG de continuer à nous soutenir car nous sommes sans force. Qu’elles nous emploient pour des travaux afin de subvenir à certaines de nos charges pour oublier ce que nous avons vécu ».

Près de 300 déplacés de Kaga-Bandoro étaient relocalisés sur le site de Benz-Vi, actuellement, il ne reste que 103 sur l’emplacement. L’un d’eux retrouvé ce matin chez le chef du quartier de Gobongo2 dit regagner son frère à Fouh suite à des difficultés qu’il a sur le nouveau site.

Interrogé sur le refus des déplacés d’habiter sur le site de Benz-Vi, le délégué rejette l’accusation et évoque le non-respect des principes et de la réglementation qui régissent un camp de déplacés. Pour lui, ils ont volontairement décidé de regagner le quartier. « Ceux qui créent ces problèmes-là, sont ceux qui  ne veulent pas respecter les règles prescrites sur ce site. Il est interdit à tout le monde d’être à cheval entre le site et les familles d’accueil. Et bon nombre de ceux-là seraient les jeunes du quartier », a-t-il expliqué.

Des informations reçues auprès du juge du chef du quartier Gobongo2, les déplacés « continuent de venir à Bangui, mais comme nous n’avons plus ce pouvoir de les enregistrer, nous les orientons sur le site ».

C’est après une semaine de séjour à Gobongo que ces déplacés sont relocalisés samedi 22 Octobre sur le site de Benz-vi. Ils souhaitent tous regagner Kaga-Bandoro.

 

**** RJDH ****

 

 

DEPARTEMENT D’ETAT AMERICAIN

Bureau du Porte-Parole

 

27 Octobre 2016

DeCLARATION DE JOHN KIRBY, PORTE-PAROLE

 

Violence à Bangui

 

Les Etats-Unis condamnent les violences lors des dernières manifestations contre la MINUSCAle 24 Octobre 2016 à Bangui.  Nous exhortons tous les Centrafricains à rejeter la violence et de s’abstenir de toute sorte de rhétorique qui pourrait inciter à la violence.

      La MINUSCA est un élément essentiel dans la création de la sécurité nécessaire pour la RCA d’aller au-delà de la crise à laquelle le pays fait face. Les États-Unis soutiennent fermement le travail de nos partenaires des Nations-Unies, et des partenaires de la Centrafrique pour promouvoir la paix en RCA.

      Le dialogue inclusif est la clé pour prévenir de nouveaux troubles et de maintenir les progrès réalisés par le président Touadéra, le gouvernement Centrafricain, et la MINUSCA, afin d'assurer un avenir meilleur et une paix durable, pour tous les Centrafricains.  Nous avons salué la première réunion du 12 Octobre, du Comité consultatif et de la surveillance du Programme national de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement  ainsi que la participation de la plupart des groupes armés de la RCA. Nous encourageons les groupes qui n’ont pas encore envoyé des représentants à le faire maintenant.

 

 

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VILLE MORTE : MISSION FMI REPORTEE, 

LE MINISTRE HENRI-MARIE  DONDRA  PERTURBE

 

Après l’ascension à la magistrature suprême de l’Etat du Professeur Faustin Archange TOUADERA, le gouvernement Centrafricain a renoué avec les partenaires financiers dont le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale. Ces institutions financières internationales devraient effectuer du 25 Octobre au 04 Novembre 2016, une mission dans le cadre de la première revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit( FEC) devant aboutir à un appui budgétaire supplémentaire prévu pour le mois de Décembre 2016.

 

 

Conscient du fait que la pauvreté est l’une des causes principales de la crise centrafricaine mais aussi l’une des raisons fondamentales de sa perpétuation, faire sortir la Centrafrique du marasme économique avec l’appui des partenaires est la préoccupation majeur du gouvernement. Le Ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie DONDRA qui a une expérience dans le domaine des finances et de partenariat avec les institutions financières internationales a mis les bouchées doubles pour faire de la bonne gouvernance qui est une exigence des bailleurs de fonds,  un facteur clef du développement et de résolution des conflits. Cependant, les récents évènements  notamment les évènements de Kaga-Bandoro suivi de la ville morte décrétée par la société civile ont provoqué le report  de la mission du FMI. Ces évènements ont eu, non seulement des pertes en vies humaines mais également un impact négatif sur le processus actuellement en cours du relèvement de nos finances publiques.

Rappelons que cette mission devrait être conduite pour la première fois par le directeur du FMI zone Afrique, ce qui témoigne de la bonne exécution de la mise en œuvre de la FEC avec la RCA. Agacé, notre bon ministre des Finances et du Budget s’est interrogé sur ces morts en plus qui viennent d’endeuiller notre pays après les évènements de Kaga-Bandoro. On ne peut que lui souhaiter de la patience et du courage.

 

La Rédaction

 

 

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