Tous les INFO du Vendredi 21/10/2016

Cmn 2330 du ven 21 oct 2016

DE LA PETITION QUI CIRCULE : LE RIDICULE NE TUE PAS EN CENTRAFRIQUE ET NE METTONT PAS DE L’HUILE SUR NOTRE PROPRE FEU

 

Dès que la Minusca sera dans l’avion pour partir, les auteurs de la pétition seront les premiers à quitter le pays d’un pas diarrhéique sans demander leur reste. A l’impossible, nul n’est tenu. Nous avions à plusieurs reprises souligné que la Minusca est verrouillée par la France dont les mercenaires occupent tous les postes stratégiques pour mettre à exécution le génocide planifié. La France bloque tout, histoire de pousser les autorités du pays à l’erreur qui leur sera fatal. Malheureusement, les autorités et singulièrement le chef de l’Etat, tiennent le bon bout. La non violence et le dialogue demeurent leur seule stratégie. Il faut préserver des vies humaines. Un Centrafricain tué, c’est un mort de trop. La commission d’enquêtes indépendance des Nations Unies vient de confirmer la présence des mercenaires en puissance au sein des groupes armés. Ce sont les mercenaires qui manipulent et poussent nos frères à la violence aveugle, car leur fin approche et ils en sont conscients.

Il est très important de condamner avec objectivité et impartialité, toute forme de violence, d’où qu’elle vienne. La vérité, c’est la vérité, le droit, c’est le droit et les hommes en armes sauront qu’il n’y a pas de parti pris dans les déclarations des uns et des autres. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et d’autres observateurs sérieux et patriotes, appellent à la retenue, au bon sens et à la raison, car le dialogue triomphe toujours des situations désespérées. Malheureusement l’Union Sacrée n’est jamais Centrafricaine, puisque la haine aveugle empêche bien des leaders à se mobiliser pour sauver leur pays. les clivages sont au-dessus des intérêts vitaux de la nation Centrafricaine. Pour les autorités qui sont au four et au moulin, les maîtres mots sont l’objectivité et l’impartialité en vertu du droit et la vérité triomphera.

Quant à nos frères des groupes armés, l’heure est venue pour eux d’entendre raison. Ils doivent se désolidariser des mercenaires qui les poussent à l’extrême. Un mercenaire n’a que foutre d’un pays quel qu’il soit. Ce sont des chasseurs de primes, d’opportunités et ils vivent aux dépens de ceux qui les acceptent, les écoutent et exécutent leur sombre dessein. La RCA ne doit plus être le repaire des brigands, des mercenaires, des bandits de grand chemin, des tueurs à gage, des criminels de tous calibres. Sur 13 groupes armés enregistrés, dix (10) ont décidé de sauver leur pays, de desserrer l’étau autour de tout un peuple. C’est pourquoi les auteurs de cette prétendue pétition, s’ils ne sont pas au service de l’enfer, doivent la retirer de la circulation. D’ailleurs certains acteurs dans cette pétition, ont des dossiers judicaires très lourds. Ce sont des putschistes en puissance et donc très mal placés pour initier une pétition touchant la Minusca. Lorsqu’on veut jouer un rôle politique, il faut le faire ouvertement et non en sous-marin déguisé en société civile. La société civile telle que connue sous d’autres cieux, n’existe pas en Centrafrique. C’est une usurpation que de parler au nom d’une hypothétique « Coordination de la Société civile ». C’est de la Malhonnêteté intellectuelle, puisque beaucoup de ces acteurs sont des pêcheurs en eau trouble.

Sous la transition avec Catherine Samba-Panza, ils se sont faits du beurre sur le dos de cette maman nationale. Malheureusement leur stratégie ne paie plus puisque le scandale du « Don Angolais », a mis en lumière ceux qui rasaient les murs de la présidence, prétextant des actions sans tête ni queue, histoire de se mettre pleines les poches. Beaucoup ont acheté des voitures après avoir ruiné Catherine Samba-Panza. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, cette leçon vaut des fortunes sans doute. Le processus DDRR empêche les mercenaires de dormir. Si le FPRC, le MPC, et quelques branches récalcitrants adhèrent au processus, les mercenaires ne sauront où aller et que faire. Le Rapatriement n’est pas de leur gout car ils ne savent pas ce qui les attend dans leur pays d’origine. Le Général Baba Laddé se faisait passer pour le défenseur des peulhs, se réclamant centrafricain, mais au bout du rouleau, il a fini par être rapatrié au Tchad, son pays natal. Plus personne n’entend parler de lui aujourd’hui. Ils sont encore nombreux au sein du FPRC, de l’UPC, du MPC, qui poussent nos frères à monter les enchères.

La Commission d’enquêtes indépendante des Nations Unies a levé le voile sur ce que disait la presse depuis plusieurs années, au début de la crise. Les mercenaires ont trouvé du lait et du miel en RCA, trafics de diamant, d’or et des armes en toute impunité. Ils sont riches, alors que nos frères centrafricains sont misérables, pauvres. Ils subissent la traite des êtres humains puisque les mercenaires les terrorisent, les menacent de mort, alors ils se sont résignés à l’obéissance aveugle, à exécuter les sales besognes qui consistent à massacrer leurs propres compatriotes, à incendier des villages entiers, à détruire leur propre pays. la Commission d’enquêtes indépendante des Nations Unies a émis quelques recommandations à l’endroit des autorités centrafricaines pour établir des lois en vertu des conventions de l’Union Africaine (UA) et des Nations Unies (ONU) en la matière. Ce qui ouvre la voie à l’établissement d’un fichier national de la population centrafricaine. La RCA est le seul pays au monde à ne pas disposer d’un tel fichier. Tous les mercenaires des pays voisins, sachant que l’Armée Nationale est sous embargo, viennent danser le tango sur le crâne des Centrafricains et défient l’autorité de l’Etat. L’instrument de Souveraineté faisant défaut, toutes les souris sortent de leurs trous pour danser. La balle est dans le camp de nos frères ex-Séléka qui doivent prendre conscience et sauver leur pays, car les données politiques ont radicalement changé.

Julien BELA

 

 

« IL Y A LA PRESENCE DES MERCENAIRES ETRANGERS DES PAYS VOISINS EN RCA QUI SONT LA CAUSE DES VIOLENCES

ET EXACTIONS »

 

C’est la principale conclusion tirée du rapport de travail du Groupe d’Experts des Nations Unies sur la RCA, après avoir passé treize (13) jours dans certaines régions du pays. Nous précisons que ce rapport a été rendu officiel et public par le porte-parole de cette mission onusienne, le mercredi 19 octobre 2016, sur les ondes de la radio Ndéké-Luka.

Selon ledit rapport, « il y a la présence des mercenaires étrangers des pays voisins en RCA et qui sont la cause des violences et exactions perpétrées sur les civils. Il ne faut pas aussi perdre de vue la présence en RCA, du pasteur Joseph Kony, dans l’extrême Sud-est du pays. Ce mouvement rebelle ougandais n’a pas de motivations politiques, mais commet de graves crimes, violences et autres exactions dans cette région précitée. Il incombe donc à l’Etat centrafricain de les traquer et de les mettre soit à la disposition de la justice (CPS et CPI), soit de les rapatrier dans leurs pays d’origine. Aussi, il serait judicieux pour les autorités de la RCA, de mettre en circulation des fichiers uniformisés et détaillés, pour procéder au recensement des populations sur toute l’étendue du territoire national. Et ce, dans le but de détecter les étrangers qui vivent illégalement et illicitement en RCA, d’une part, et de barrer la route aux autres qui veulent s’y infiltrer de manière frauduleusement et irrégulière ».

Mais il se pose un problème dans ce rapport du Groupe de Travail d’Experts de l’ONU. C’est celui de la non réhabilitation et du non redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA), depuis plus de trois (3) ans. Dans ce cas de piètre figure, sans son armée, comment l’Etat Centrafricain peut-il traquer ces mercenaires étrangers, pour les mettre à la disposition de la justice ? Et que font réellement les Casques Bleus de la Minusca ? Ne sont-ils pas habilités dans le cadre de leur mandat, de poursuivre, de traquer et d’arrêter tous ces mercenaires et criminels, pour les mettre à la disposition de la justice ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain.

 

Le Petit YEKOA

 

 

DES ENFANTS VICTIMES DE LA CRISE CENTRAFRICAINE A L’HONNEUR A L’EMA : REMISENT DES CERTIFICATS ET KITS AUX APPRENANTS

 

 

Le ministre de l’Education Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Moukadas Noure, a présidé, ce mercredi 19 octobre 2016, à l’Ecole des Métiers d’Art (EMA) à Bangui, la cérémonie de remise des certificats de fin de formation et des Kits aux apprenants du projet de Sécurisation et Réinsertion Sociale des enfants victimes de la crise centrafricaine, aux environs de 10 heures. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des chefs d’établissements, des maires d’arrondissements, de l’inspecteur d’Académie de Bangui, du directeur général de l’ACFPE, des membres de la Commission Nationale Centrafricaine pour l’UNESCO dont sa secrétaire générale, madame Koyt-Déballé, des membres du Cabinet du ministère de l’Education Nationale, des honorables députés invités, de l’équipe du Bureau Multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique centrale …

Prenant la parole pour son mot de bienvenue, le directeur de l’EMA a tout d’abord souhaité la bienvenue à tous les invités, avant de donner l’Objectif visé par ce projet en ces termes, « l’objectif visé est d’assurer à ces enfants la formation à divers métiers en vue de leur insertion socioprofessionnelle. Cette formation initialement prévue pour 09 mois, s’est étendue dans le temps et s’est achevée au mois de juin 2016 ». Il n’a pas manqué d’exhorter et de solliciter l’implication du ministère de l’Education Nationale et celle des partenaires. « La phase d’installation ne fait que commencer par cette remise. Pour ce faire, il faudra un site qui permettra à ces apprenants de créer leurs entreprises artisanales et se prendre en charge. Agir de cette manière, nous aurons réussi à apporter une solution aux problèmes de travail que rencontre la jeunesse. C’est pourquoi, nous sollicitons très humblement auprès de monsieur le ministre, votre implication dans cette démarche d’installation », a-t-il indiqué. Il a par ailleurs remercié le Bureau Régional Multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique Centrale, à travers la Commission Nationale Centrafricaine pour l’Unesco qui n’a ménagé aucun effort en leur apportant des soutiens multiformes pour la réussite dudit projet.

Intervenant à son tour, le représentant du Bureau Multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique Centrale, venu de Yaoundé pour la circonstance a signifié, «  je saisis cette opportunité pour dire combien je suis heureux  de  l’implication effective de l’équipe pays, je fais allusion à l’Agence Centrafricaine pour la Formation et l’Emploi (ACFPE) , à la direction de l’enseignement technique (EMA), à la COMNA, qui ont travaillé ensemble avec nous pendant des mois, pour que cette formation aille jusqu’à son terme malgré le contexte un peu difficile. C’est un signe d’un véritable gage d’appropriation nationale qui mérite d’être encouragé.

Ce modèle d’apprentissage en 09 mois est la réponse de la Direction Régionale de l’Unesco qui avait promis ici même en novembre 2014, de tout faire pour aider la RCA, notamment dans le domaine de compétence de l’Unesco. C’est ainsi qu’une mission technique avait été dépêchée sur le terrain du 12 au 20 novembre 2014. Il ressort de leur rapport que l’une des priorités actuelles du gouvernement en faveur de la jeunesse est la formation et l’accompagnement à l’insertion.

Ainsi, c’est grâce à un appui financier d’une équipe de football, Juventus de Turin que notre organisation a appuyé la formation de ces 100 jeunes ici à l’EMA de Bangui … Avec un taux de réussite de 100 %, nous pensons que l’équipe des formateurs de l’EMA a fait un bon travail, et à ce titre, mérite nos encouragements et notre reconnaissance à nous tous.

C’est le lieu de rappeler que ces appuis s’inscrivent bien dans les priorités du pays, contenues dans le plan de développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Et nous sommes heureux de participer à ces travaux pour apporter notre modeste expertise. L’Unesco note avec satisfaction la coopération avec le ministère de l’Education Nationale qui est une réussite et mérite d’être encouragée. Aussi, l’organisation confirme son entière disponibilité à poursuivre ses appuis au gouvernement centrafricain, notamment le département ministériel dans la mise en œuvre de ses priorités ».

Il a terminé ses propos en remerciement le ministre de l’Education Nationale, les autorités de la ville de Bangui pour l’ensemble des dispositions prises qui ont permis la réussite de cette cérémonie. Il a salué aussi la détermination de madame la Secrétaire Générale de la Commission Nationale Centrafricaine pour l’Unesco qui a facilité avec le comité d’organisation, la tenue de cette cérémonie.

Le dernier intervenant fut le ministre de l’Education Nationale, Moukadas Noure qui a présidé cette cérémonie. Voici un extrait de son discours : « Dans le but de doter quelques jeunes déscolarisés, victimes des évènements survenus dans notre pays, de compétence, d’habilité professionnelles en vue d’exercer ou encore de s’insérer dans le tissu socioprofessionnel, l’Unesco a accordé au gouvernement centrafricain, un appui à travers ce projet de Sécurisation et de Réinsertion socioprofessionnelles des enfants victimes de la crise grâce à un financement de la Juventus de Turin qui est une organisation sportive.

Ce projet a permis de recruter et de former 100 jeunes victimes de la crise, aux métiers et à l’auto emploi dans 07 filières à l’EMA. Ainsi, ces jeunes filles et garçons qui vont recevoir ce jour, leur certificat de fin de formation, sont outillés et organisés en groupe pour plus d’efficacité. Ils constituent désormais, grâce aux kits qui seront mis à leur disposition, de différents groupes, des espaces d’entreprises, de véritables acteurs de développement économique, capables de contribuer par le travail à la consolidation de la paix dans notre pays. Notre espoir est que les petites entreprises produisent un effet d’abeilles, c’est-à-dire qu’à partir de ces petites unités, se développent peu à peu de grandes entreprises, capables d’embaucher d’autres jeunes.

C’est ici le lieu de saisir toute l’importance de l’acte constitutif qui assigne à l’Unesco la mission, je cite « de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité, en assurant par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations », fin de citation. L’organisation et les Etats membres ont la lourde mission morale et éthique de conjuguer leurs efforts pour accomplir cette importante mission qui est celle de bâtir un monde où règnent la culture de la paix, de la tolérance et du dialogue…

Chers apprenantes et apprenants, un proverbe dit que « si on donne du poisson, c’est pour un jour seulement. Mais si on apprend à pêcher, c’est pour toute la vie ». Alors, au lieu de vous donner du poisson pour un jour, on vous a appris à pêcher pour que durant toute votre vie, vous ne puissiez manquer de poisson. Je suis convaincu pour ma part que vous êtres désormais outillés et équipés pour relever le défi de la pauvreté aux fins de l’amélioration de vos conditions de vie. Je vous incite donc à faire preuve de bonne gestion des Kits qui sont mis gracieusement à votre  disposition par l’Unesco. Son but, c’est de fructifier et de pérenniser les acquis de cette formation … ».

C’était après toutes ces allocutions que les Certificats de fin de formation et les Kits ont été remis aux apprenants par les autorités présentes à la cérémonie. Notons en passant que ce sont cent (100) enfants victimes de la crise centrafricaine, venus de tous les arrondissements de la ville de Bangui qui ont été formés à l’EMA dans sept (7) filières qui sont : bijouterie-sertissage, dessin peinture et sérigraphie, ferronnerie d’art et de soudure, maroquinerie et tannerie reliure-dolluire et fabrication des papiers, sculpture de bois , vannerie et ameublement. Nous osons croire que ces enfants victimes de la crise mettront tous ces acquis en pratique pour leur insertion socioprofessionnelle et que cette formation ne serait pas la dernière organisée par l’Unesco.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

QUE  FAIT L’UNFPA POUR SOUTENIR LA REALISATION DU DIVIDENDE

DEMOGRAPHIQUE EN AFRIQUE ET PLUS PARTICULIEREMENT EN RCA ?

 

Depuis un certain temps, dans nos précédentes parutions, nous avons parlé de long en large du Dividende Démographique (DD), un concept nouveau en Centrafrique. Nous pensons que nos fidèles lecteurs en ont su quelque chose et mettront probablement en application ce nouveau concept pour donner la chance à nos jeunes désœuvrés. Car n’oublions pas que la population centrafricaine est trop jeune et qu’il faut absolument planifier la naissance, autonomiser les femmes, invertir dans l’éducation des jeunes (filles comme garçons) et améliorer les politiques économiques et de la gouvernance. Et c’est ce que fait le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) afin de soutenir la réalisation du DD en Afrique en général et en RCA, en particulier.

L’UNFPA donne la priorité à quatre (4) domaines où chaque pays doit y investir pour pouvoir récolter le DD. Il s’agit de :

La planification familiale volontaire, fondée sur les droits humains : l’UNFPA renforce les efforts des gouvernements visant à répondre aux besoins non satisfaits de planification familiale, en garantissant un approvisionnement adéquat et constant en contraceptifs et l’accès à la contraception pour tous, y compris les jeunes. Dans ce cadre, l’UNFPA conduit le programme mondial de sécurisation des produits de santé de la reproduction et joue un rôle majeur dans les grandes initiatives comme FP 2020 pour la relance de la planification familiale en Afrique et dans le monde d’ici 2020. Il ne reste que quatre (4) ans et la RCA doit saisir cette opportunité pour limiter les naissances.

L’autonomisation des femmes et des adolescents : les femmes et les adolescents font face à plusieurs défis comme les grossesses précoces, la Violence Basée sur le Genre (VBG), le mariage précoce et l’accès limité à l’éducation. Les conséquences sont désastreuses, notamment un risque accru de morbidité et de mortalité maternelle et de faible implication dans le secteur moderne de l’économie. L’UNFPA travaille avec l’Union Africaine sur la CARMMA (Campagne d’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique) et l’élimination du mariage précoce. L’UNFPA fait la promotion de l’égalité des sexes. Ces efforts augmentent l’accès des femmes et des filles à l’éducation, à l’emploi, facteurs indispensables pour exploiter un dividende démographique.

L’accès des jeunes à une éducation de qualité

Dans les pays les moins avancés, africains en majorité, ¼ des garçons et 1/3 des filles de 15 à 24 ans sont analphabètes indique le rapport de la CIPD au-delà de 2014. L’UNFPA fait le plaidoyer auprès des gouvernements et le secteur privé pour des investissements dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur en particulier en faveur des filles, avec accès à une éducation complète sur la sécurité appropriée et adaptée à l’âge. De plus, il soutient la participation des jeunes au développement.

L’amélioration des politiques économiques et de la gouvernance.

La réalisation du Dividende Démographique va au-delà de la dynamique de la population et de la santé de reproduction. Aussi, l’UNFPA travaille-t-il avec d’autres organisations comme l’Union Africaine, l’UNESCO, l’UNICEF, l’ONU-Femmes, l’OMS, la Banque Mondiale et la BAD pour apporter un soutien « holistique ». Aux pays : cela inclut des politiques créatrices d’emplois décents dans les domaines à forte intensité de main-d’œuvre comme l’agriculture, l’industrie, le commerce, le tourisme et les services, mais également dans les nouvelles technologies. L’UNFPA aide les pays à utiliser les données démographiques et les faits pour orienter le développement et éclairer la prise de décision à tous les niveaux.

Pour l’UNFPA, c’est de réaliser un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli. Les gouvernements africains et singulièrement celui de la République centrafricaine, doivent soutenir aussi les quatre (4) domaines auquel l’UNFPA accorde une importance, particulière pour réaliser le Dividende Démographique afin de permettre aux jeunes filles et garçons d’améliorer leurs conditions de vie. Alors, tous pour la réalisation effective du DD !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

2.000.000.000 FCFA DU « FONDS BEKOU » POUR APPUYER LES ACTIVITES DE MARAICHAGE ET DE PETIT ELEVAGE À BANGUI ET SES ENVIRONS

Il y a de cela deux (2) jours, l’Union Européenne (UE), à travers le « Fonds Békou », avait octroyé au ministère de l’Elevage et de la Santé Animale, la somme d’argent, d’un montant de 2.000.000.000 de franc CFA. Et ce, pour appuyer les activités de maraîchage et de petit élevage (Caprins et porcins) à Bangui et ses environs. Les maraîchers et les éleveurs de petit bétail, bénéficiaires de cette subvention, vont travailler de concert avec des ONG, chargées de les conseiller et de les accompagner techniquement, et leur ministère de tutelle, chargé de suivi-évaluation de leurs performances et rendements à réaliser. Aussi, il sera mis à leur disposition, des services d’intrants, vétérinaires et nutritionnels.

C’est donc une aubaine  de plus pour les maraîchers et les éleveurs de petit bétail de Bangui et ses environs. Et pourquoi pas par ricochet, pour toute la population Banguissoise ? Dans la mesure où nul n’ignore qu’avec la crise qui perdure encore en RCA, et l’insécurité aidant, la viande de bœuf dévient de plus en plus rare sur les marchés de la place, et très chère.

Le Petit YEKOA

 

 

 

RCA : A KAGA-BANDORO, SITUATION HUMANITAIRE ALARMANTE APRES LES VIOLENCES

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra s'est rendu à Kaga-Bandoro accompagné de Parfait Onanga Anyanga, le chef de la Minusca, et d'un certain nombre de responsables politiques et humanitaires. Les violences du 12 octobre, qui ont fait 45 morts selon le dernier bilan, ont laissé une ville exsangue. La moitié du site de déplacés de l'évêché est parti en fumée et une grande partie de la ville a été pillée. Sur le plan humanitaire la situation est catastrophique.

Les populations manquent de tout. Les humanitaires ont considérablement réduit leurs activités. C'est d'autant plus problématique que Kaga-Bandoro servait jusqu'à maintenant de centre régional, d'où partait l'aide pour 200 000 personnes dans la zone.

Au-delà de ça, la ville est plus que jamais coupée en deux. Au nord, les quartiers musulmans. Et au sud, de l'autre côté d'un pont, des quartiers chrétiens, où se trouvent également les locaux des Nations unies autour desquels se sont massés des milliers de déplacés depuis la semaine dernière.

Les communautés ne se parlent plus et la réconciliation vient de faire un grand bond en arrière explique Fabrizio Hoschild, le coordinateur humanitaire des Nations unies.

« On a eu des tentatives de réconciliation. Il y avait certaines parties de la ville qui étaient mixtes. Mais ça maintenant c’est de l’histoire, ça paraît loin dans le passé. Parler aujourd’hui de réconciliation paraît difficile. Ça va prendre des mois, sinon des années. Maintenant c’est divisé. La partie de la ville qui était chrétienne est presque totalement désertée. Quelques personnes reviennent la journée prendre des choses dans les maisons et reviennent la nuit dormir tout près de la Minusca », raconte-t-il.

Le coordinateur humanitaire des Nations unies explique qu’il faut désormais se concentrer sur le retour à la vie normale et renouer le lien social. Mais cela s’annonce compliqué. « Le plan maintenant c’est d’essayer de rétablir la sécurité dans le secteur chrétien, dans le camp de déplacés, pour rétablir la confiance et amener les gens à revenir chez eux. Mais pour vraiment reconstruire la cohésion sociale, on fait des efforts. On parle avec les leaders religieux et les leaders de la communauté. Mais ça va être très très difficile et ça va prendre beaucoup de temps. »

RFI

 

 

 

CENTRAFRIQUE : REPRISE DES EXPORTATIONS DE DIAMANTS APRES

LA READMISSION AU PROCESSUS DE KIMBERLEY

 

Un important stock de diamants bruts d'une valeur de plus de 05 milliards de francs CFA (environ 10 millions de dollars) sera commercialisé par la République centrafricaine (RCA), réadmise au sein du Processus de Kimberley après trois ans de suspension à cause de la crise, a révélé dans un entretien avec Xinhua le ministre des Mines du pays, Léopold Mboli Fatran.

Un des pays les plus pauvres du monde, la RCA est un grand producteur de diamants bruts. C'est sa principale source de devises.

En temps normal, elle produit une moyenne annuelle de 500.000 carats bruts. Mais elle a été frappée par une décision d'interdiction d'exportation par le Processus de Kimberley, une institution onusienne de certification de la commercialisation de cette ressource.

En réaction au conflit provoqué par la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Séléka contre le régime de François Bozizé le 24 mars 2013 à Bangui, cette sanction visait à empêcher le scénario vécu lors de la guerre civile du Liberia (1989-1996, 1999-2003), où les "diamants du sang", expression utilisée pour désigner les diamants issus de circuits illicites, avaient aidé à financer l'action des groupes armés.

"La production n'a pas été arrêtée. Les paysans continuent à produire. Il est connu que notre diamant est alluvionnaire. Ce n'est pas industriel. Pour ne pas les laisser justement faire acheter à l'extérieur, nous avons ordonné aux diamantaires établis, je veux parler des bureaux d'achat de diamants, de les racheter et les stocker", assure cependant le ministre des Mines, Léopold Mboli Fatran.

L'activité n'a pour autant pas échappé à l'appât du gain de la kyrielle de groupes armés qui sèment la terreur en RCA et qui ont mis le territoire sous coupes réglées, s'emparant notamment de zones d'extraction de diamants et de l'or. En tête bien évidemment, les ex-rebelles de la Séléka éclatés en une multitude de factions et leurs rivaux des milices anti-Balakas fidèles au président déchu.

Aussi, les circuits illicites ont-ils prospéré, profitant de la porosité des frontières avec des pays voisins de la RCA pour écouler leurs produits sur les marchés extérieurs.

Pour obtenir la levée de la suspension du Processus Kimberley, les autorités centrafricaines depuis l'époque de la transition dirigée par Catherine Samba-Panza se sont vues obligées de prendre des mesures fiscales favorables en vue d'inciter les acteurs de la filière diamantifère au retour à la chaîne légale de commercialisation.

Les premiers résultats de ces mesures se sont traduits par une levée de la sanction en mars 2016 concernant la sous-préfecture de Berberati, dans l'Ouest, suivie en septembre de trois autres localités de la région : Boda, Carnot et Nola.

Plus de six mois après son accession à la magistrature suprême, le président élu Faustin Archange Touadéra et son gouvernement voient dans cette décision qui permet la réouverture des vannes pour les exportations de la principale source de devises, un bol d'air pour l'économie nationale plongée dans l'asphyxie par trois ans de violences persistantes.

"C'est une nouvelle très importante pour nous. Il y a beaucoup de communautés aujourd'hui qui vivent de ce secteur et qui sont dans la misère. Cela veut dire que le secteur est relancé. C'est qu'il y a aura surtout dans l'Ouest du pays de l'argent frais qui va venir pour soulager donc les populations", s’est réjoui Léopold Mboli Fatran.

Plus important aussi, la RCA fête "son retour dans le concert des ations". Sans tarder, une certaine ambiance de surchauffe regagne le pays, qui déclare posséder un précieux stock de diamants bruts d'une valeur de plus de 5 milliards de francs CFA (plus de 10 millions de dollars) constitué grâce à la poursuite de l'activité extractive artisanale de ses producteurs villageois.

"Avec la dernière réhabilitation, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les préfectures de Berberati, Carnot, Nola et Boda peuvent maintenant exporter leurs diamants. Nous avons déjà commencé à faire la première exportation. Nous attendons des experts qui viendront pour évaluer les diamants qui sont là. Ça veut dire qu'il y a un regain d'activité dans ces zones", précise le ministre.

"Le nombre de sociétés a régressé. Mais ces jours-ci, après la levée des sanctions, nous passons à plus de cinq sociétés [nationales et étrangères] qui sont installées. Ces bureaux d'achat achètent non seulement les diamants mais aussi l'or", révèle-t-il en coutre.

Le commerce de l'or, lui, n'a subi aucune sanction, de sorte que les bureaux d'achat de diamants et de l'or n'ont pas connu de problème majeur pour poursuivre leurs activités, en dehors de la menace sécuritaire liée aux groupes armés.

Les autorités se sont fixé l'objectif d'obtenir une levée de sanction totale, englobant l'ensemble des bassins de production de l'Ouest et ceux de la région de l'Est.

De manière générale, la priorité est à la relance du secteur minier tout entier. "Nous sommes en train de faire une réforme structurelle du secteur. Cette réforme passe d'abord par les textes. Nous allons revisiter ces textes-là dont notre Code minier, que nous voulons rendre attractif. La réforme structurelle concerne aussi les structures de l'Etat", explique M. Mboli Fatran.

En ligne de mire, la brigade minière. "Il y a des insuffisances aujourd'hui dans cette brigade et nous sommes en train de travailler à pouvoir la remettre sur le droit chemin", poursuit-il.

"Comme je l'ai dit, indique-t-il par ailleurs, notre diamant est alluvionnaire. Ça veut dire que n'importe qui peut aller, moyennant le paiement des taxes, pour faire le diamant. Aujourd'hui les ressources sont encore intactes, parce que nous ne sommes pas encore passés à l'étape industrielle. Ça aussi, nous sommes en train de vouloir y aller".

La lutte contre l'insécurité et la fraude constitue un défi majeur à relever. Au mois d'août, une réunion des ministres en charge des Mines de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) avait eu lieu à Bangui pour l'adoption d'un plan régional de lutte contre la fraude transfrontalière.

Pauvre et enclavée, la RCA est pourtant un pays qui regorge d'immenses richesses du sol et du sous-sol. Les estimations font état de l'existence d'environ 470 indices miniers.

"Il y a le pétrole. Aujourd'hui nous avons deux sociétés pétrolières, des sociétés chinoises, qui sont en train de travailler. Le nouveau gouvernement est en train de suivre ces sociétés-là pour voir dans quel délai finir la recherche qu'elles sont en train de mener. Mais je pense que la recherche va s'accélérer", affirme le ministre des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique.

"Récemment nous avons eu une réunion avec ces sociétés qui manifestent la bonne volonté de travailler dans les règles établies par le Code pétrolier", ajoute-t-il.

 

Xinhua-Douala

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

L’OCDH EXIGE UNE ENQUETE INTERNATIONALE SUR LES VIOLENCES DE KAGA-BANDORO

L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) demande l’ouverture d’une enquête internationale neutre afin de déterminer la responsabilité sur les graves violations des droits de l’homme commises à Kaga-Bandoro. L’annonce a été faite ce matin au cours d’une conférence de presse.

Les organisations de défense des Droits humains en Centrafrique ne sont pas restées impassibles devant les violences sur la population et ont décidé de demander l’ouverture d’une enquête internationale.

Suite aux derniers événements survenus dans la ville de Kaga-Bandoro, le mercredi 12 octobre 2016 ainsi que les villes de Bambari, Kouango, Ngakobo et Koui, où des graves atteintes aux Droits de l’Homme ont été perpétrées par les groupes armés sur la population civile, le bureau exécutif de l’OCDH est monté au créneau.

Maître Mathias Barthélemy Morouba, président du bureau exécutif de l’OCDH, s’est dit indigné « de la passivité des troupes de la Minusca dont le mandat est de sécuriser et de protéger les populations civiles, mais ne l’a pas exécuté dans le fait en raison de leur inaction et connivence avec les groupes armés ».

« L’OCDH, s’indigne de la passivité des troupes de la Minusca pour prévenir des violences et pour l’obligation qu’elles ont de protéger les populations civiles, demande instamment, l’ouverture d’une enquête internationale neutre afin de déterminer la responsabilité des unes et des autres », a déclaré Me. Morouba.

L’observatoire qui a condamné les violences qu’il a qualifié d’ « actes criminels, attentatoires aux Droits de l’Homme », se propose de se constituer en partie civile afin de défendre les victimes et les ayants droits devant les instances judiciaires compétentes en appelant les responsables judiciaires de poursuivre les auteurs de ces crimes.

« L’OCDH appelle le Gouvernement à prendre sa responsabilité dans la sécurisation des populations en recherchant et poursuivant les auteurs ou co-auteurs de ces actes ignobles devant la justice ».

Me Morouba a aussi saisi cette opportunité pour appeler la population centrafricaine « à être vigilante quant à l’enlisement de la violence auxquelles les ennemis de la paix veulent l’amener ».

La déclaration de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme intervient au même moment où une partie de la société civile a lancé une pétition pour le retrait des troupes de la Minusca.

*****************

UNE PETITION DE LA SOCIETE CIVILE EN CIRCULATION POUR DEMANDER LE DEPART DE LA MINUSCA

Le Groupe de Travail de la Société Civile a lancé une pétition ce mercredi 19 octobre. Il demande le départ de la Minusca. Les raisons de cette requête sont la passivité et l’inefficacité de la Mission Onusienne en Centrafrique face aux violences et attaques des sites des déplacés.

Plusieurs personnes ont afflué ce matin au carrefour des Martyrs afin de connaitre le contenu de cette pétition. D’autres organes de la société civile étaient aussi présents pour soutenir l’initiative du GTSC, qui est « le retrait de la Minusca de Centrafrique ».

Kennédie Arkate Rédjiouaka, un membre de la société civile, fixe le délai de la réclamation. « Notre motivation pour cette pétition c’est de voir la Centrafrique retrouver sa sérénité. Plusieurs violations ont été perpétrées par des groupes armés en présence de la Minusca, sans aucune répression de ces derniers », a-t-il fait remarquer.

Selon lui, la Minusca a manqué à ses missions et est complice des mouvements armés, « nous avons constaté qu’une connivence s’effectue avec les ex-Séléka. Nous suggérons le retrait pur et simple de la Minusca de Centrafrique et la levée de l’embargo sur les armes en vue de réarmer nos forces nationales », a-t-il ajouté avant d’annoncer qu’« une ville morte sera observée après les six jours de pétition, c’est-à-dire lundi 24 octobre », dit-il.

Un jeune rencontré sur les lieux se dit fier de signer la pétition, parce qu’il a constaté que la crise perdure malgré la présence de la Minusca en Centrafrique, « il y a une complicité entre les forces onusiennes et les ex-Séléka. Je m’aligne pour le départ de la Minusca. Ils sont là pour des affaires plutôt que secourir les centrafricains en situation difficile et sans son armé. C’est vraiment une non-assistance à une personne en danger », relève-t-il.

Cette pétition coïncide avec la demande de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme d’ouvrir une enquête internationale sur le regain de violences.

*******************

« C’EST UNE TRAGEDIE ENORME LA SITUATION A KAGA-BANDORO », SELON LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

La situation de Kaga-Bandoro continue d’indigner l’opinion. Fabrizio Hochschild  Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique a dans l’interview qu’il a accordée au RJDH, qualifié la situation humanitaire à Kaga-Bandoro d’énorme tragédie.

Dans cet entretien, Fabrizio Hochschild Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique a souligné que la dernière montée des violences dans cette localité a rendue la situation beaucoup plus grave : « C’est beaucoup plus pire que préoccupante, c’est une énorme tragédie la situation à Kaga-Bandoro ». Il a déploré que « les opérations humanitaires aient été réduites avec les derniers évènements de Kaga-Bandoro au mois de septembre. Mais  cette situation s’est aggravée depuis le 12 octobre où la population déplacée à été attaquée ».

Sur le bilan du drame, « trente trois personnes (33) ont été massacrées, 95% du personnel humanitaire local a souffert d’un acte de pillages, agression et l’assassinat d’un collègue du CICR dans ces violences, ce qui laisse aucun espace humanitaire avec de grave conséquence pour les victimes d’avant et les nouvelles victimes. Entre 10.000 et 15.000 personnes se sont déplacées vers la Minusca à la recherche de la protection », a indiqué le Coordonnateur.

Selon Fabrizio Hochschild, «les ONG présentes à Kaga-Bandoro ne se sont complètement retirées, la plupart ont réduit le nombre de leur personnel. Ils vont revenir avec  le rétablissement de la sécurité ».

Poursuivant, il a annoncé  que des dispositifs d’urgence ont été prises, notamment « les distributions en vivres aux victimes et autres matériels ont démarré, y compris les victimes des inondations car en plus de ces conflits, 3.200 personnes avaient perdu leurs maisons suite aux pluies diluviennes ».

Sur la prise en charge médicale des déplacés, Fabrizio Hochschild a aussi annoncé que « les services de santé vont reprendre avec deux sites de santé pour la population, car l’hôpital a dû être fermé suite aux pillages et c’est triste ». Il a condamné le vandalisme du matériel sanitaire en déclarant que « cela montre que les groupes armées n’ont aucun respect pour l’humanité ».

Par ailleurs, l’assainissement de la ville et son approvisionnement en eau potable sont la troisième priorité de l’action humanitaire à Kaga-Bandoro « avec une aide en abris surtout le nouveau site de ces déplacés », a précisé Fabrizio Hochschild, Coordonnateur humanitaire.

Le Coordonnateur humanitaire a interpellé les acteurs du conflit au  respect du droit international humanitaire.

***** RJDH *****

 

 

LA MINUSCA APPELLE A LA CESSATION IMMEDIATE DES HOSTILITES

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle à la cessation immédiate des hostilités dans le pays, pour mettre fin à l’engrenage de la vengeance. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA de ce mercredi 19 octobre, le Porte-parole par intérim de la Mission, Uwolowulakana Ikavi-Gbetanou a passé le message du Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, appelant les Centrafricains à l’Unité et à bannir l’esprit de vengeance.

L’appel du chef de la MINUSCA fait suite aux dernières violences dans le pays, qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes et occasionné le déplacement de plusieurs milliers d’autres, dans les villes de Kaga-Bandoro et de Ngakobo. «Dans ces moments d’indicibles souffrances pour les victimes de ces violences, j’exhorte à la cessation immédiate de toutes les hostilités pour mettre fin à l’engrenage de la vengeance», a souligné Parfait Onanga-Anyanga, qui a rappelé qu’«il n’y a plus aucune légitimité pour justifier une quelconque revendication politique en utilisant les armes ». Le Porte-parole de la MINUSCA exhorte, à cette occasion, tous les Centrafricains à s’engager dans la voie du dialogue, du pardon et de la réconciliation nationale, comme le prône le chef de l’Etat.

Lors de la conférence de presse, la Porte-parole de la MINUSCA a aussi souligné que la Mission a pu surveiller, vérifier et documenter cette semaine dans le pays 34 incidents de violations et abus de droits de l’homme ayant fait au moins 34 victimes. Elle a aussi rappelé que des enquêtes sont en cours pour déterminer les auteurs des violences du 12 au 13 octobre dans la ville de Kaga Bandoro. En ce qui concerne le programme DDR, les activités de sensibilisation et de formation ont été réalisées dans certaines villes et se poursuivent.

De son côté, le Porte-Parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a fait savoir que pour parer à toute éventualité, la Police de la MINUSCA renforce son dispositif dans les points les plus sensibles du pays. Il a également souligné que le 15 octobre 2016, la Police et les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) de la RCA ont lancé une campagne de sensibilisation pour la promotion de la réconciliation et de la cohésion sociale. Cette sensibilisation a pour but de restaurer la confiance entre les FSI et les  membres de la communauté.

Pour sa part, le Porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Ibrahim Almoustapha, a souligné les tensions dans le pays ont poussé la Force à adopter une posture musclée afin de ramener l’ordre et la quiétude à plusieurs endroits dans  le pays. Ainsi, 1292 opérations de Protection civile ont été menée dont 628 au Secteur Ouest, 510 au Secteur Centre et 159 au Secteur Est. La Force à également conduit 466 patrouilles pour lutter contre les abus sexuels, protéger la population civile, la rassurer et instaurer la confiance. La Force a par ailleurs poursuivi ses actions d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat en escortant au total 553 véhicules commerciaux sur tous les axes du pays.

Il faut souligner que cette conférence de presse a aussi permis au Groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation des mercenaires, en fin de mission en Centrafrique, de présenter les conclusions de leur mission.« Nous avons reçu des informations selon lesquelles des mercenaires et des combattants étrangers en provenance de pays voisins, notamment du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, ont rejoint des groupes armés, principalement les Seleka, provoquant chaos et destruction », a déclaré le Groupe. Les experts de l’ONU ont également exhorté le Gouvernement à assurer la protection des témoins et des victimes qui souhaitent participer aux procédures judiciaires contre les auteurs de violations des droits de l’homme. Autre recommandation du Groupe, le Gouvernement devra trouver des mécanismes pour garantir la sécurisation et une exploitation transparente des ressources minières du pays.

******************

 

 

 

PREMIER ECHANGE SUR L’ECONOMIE NUMERIQUE EN CENTRAFRIQUE

 

La République Centrafricaine a décidé de rattraper son retard numérique. Le 1er atelier national sur le thème « Economie Numérique : Un défi pour la République Centrafricaine », est organisé du 17 au 18 octobre 2016 à Bangui, afin de voir la possibilité d’élaborer la politique nationale sur cette thématique.

Cet atelier, parrainé par le président de la République Faustin Archange Touadera est organisé au moment où les activités de production et de commercialisation des biens et services dans le domaine des télécommunications et d’autres moyens de communication tels que Internet et informatique, sont encore faibles.

De l’état des lieux du secteur numérique en Centrafrique, il est relevé que le taux de pénétration des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTICs) reste faible : 27%  pour la téléphonie numérique et moins de 2% pour Internet, le taux de couverture des téléphones mobiles est à 49%, sur une population estimée à environ cinq millions d’habitants.

L’atelier a aussi noté que le développement du numérique est conditionné par la fibre optique. Ainsi, les participants ont recommandé au gouvernement « d’accélérer le processus de financement de la deuxième phase de réalisation du  projet fibre optique backbone international (Projet CAB) avec la Banque Mondiale et d’engager dans un bref délai le processus de signature des projets fibres optiques (International et national etc.) avec le Gouvernement chinois ».

Même si la fibre optique a été présentée comme l’élément central du développement du numérique en Centrafrique, plusieurs autres blocages comme l’énergie, l’insécurité, le vandalisme des installations des sociétés de téléphonie mobile, le poids des taxes douanières et le manque de ressources humaines constituent des freins énumérés par les participants.

Ce premier échange national a regroupé les experts, les autorités locales, les élus du peuple, les acteurs de téléphonie mobile et fixe, la société civile, les médias…Un autre atelier avec la jeunesse et les utilisateurs des NTICs est souhaité.

Il est organisé par le Ministère des Postes et Télécommunications, chargé de la promotion des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, en collaboration avec l’Agence de Régulation des Télécommunications avec l’appui de la Socatel et des quatre opérateurs des téléphonies mobiles en Centrafrique : Moov, Télécel, Orange et Azur.

 

RJDH

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

×