Tous les INFO du Vendredi 14/10/2016

Cmn 2325 du ven 14 oct 2016

ALKHATIM ET SES HOMMES ONT COMMIS UN CRIME CONTRE L’HUMANITE : LE BILAN AVANCE NE CORRESPOND PAS AUX ATROCITES, PORTE PAR PORTE

 La Minusca est témoin oculaire de la pire des atrocités commises en RCA, ce mercredi 12 octobre 2016. Les ennemis de la République et de la paix ont frappé dur, décimant la population civile. Kaga-Bandoro était couverte d’épaisses fumées. Les tueries, les incendies des maisons avec les occupants à l’intérieur calcinés, cela dépasse tout entendement humain. La communauté internationale qui prive la RCA de ses moyens de défense, de son instrument de souveraineté, doit prendre ses responsabilités pour garantir la sécurité de la population civile, en proie aux criminels de la pire espèce. Un tel degré d’atrocité ne peut demeurer impuni. Après les tueries de Ndomété, aucune action vigoureuse n’a été entreprise pour dissuader les bourreaux, alors ils récidivent.

Quelle volonté politique peut-on demander à un Chef d’Etat qui s’emploie de nuit comme de jour, à restaurer la paix et la sécurité dans le pays ? Pour preuve, plus de dix (10) groupés sont représentés dans la première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du PN-DDRR, à Bangui, depuis ce mercredi 12 octobre 2016. Touadéra n’a aucune armée sous les bras pour défendre son peuple. L’embargo apparaît désormais comme une contribution de la France à ce crime contre l’humanité qui se déroule en Centrafrique. Comment maintenir l’embargo et exposer les  populations civiles  sans armes, sans défense, à de telles atrocités ? Kouango, Ndomété, Koui et maintenant Kaga-Bandoro, c’est trop. Pondre les Résolutions, pendant que la population civile est massacrée, cela porte bien les couleurs et la stratégie de la France. Nous interpelons le G 8 sur ce génocide qui se profite en RCA, sous ses yeux. Les Centrafricains s’attendaient à la paix, à la sécurité, en contrepartie du sacrifice consenti sous les balles pour asseoir la démocratie et ramener le pays dans le concert des nations.

Après les élections, nous aurons des autorités légitimes avec qui nous pouvons travailler. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les autorités légitimes sont en place, mais abandonnées, les mains nues faces aux groupes armés sanguinaires, de véritables va-t-en-guerre, qui n’ont ni conscience, ni foi. C’est par vingtaine, cinquantaine, centaine que les populations civiles sont massacrées, leurs maisons incendiées, les sites des populations déplacées sont attaqués, au vu et au su de la Minusca, pendant plus de six (6) heures de carnaval de carnage. Le G 8 doit changer de fusil d’épaule pour éviter à la RCA le plus grand lac de sang. Le cycle devient de plus en plus insoutenable, insupportable, macabre. La série noire n’aura-t-elle jamais de fin en Centrafrique ? Les Etats Unis, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC sont pourtant là et observent sans réagir, une population civile décimée par des mercenaires de tout poils. Des populations civiles, dans leurs maisons, sur les sites des déplacés, sont froidement canardées comme des singes, ruinées, exposées à tout, au vu et au su du G 8. L’embargo est une contribution de la France aux crimes contre l’humanité en Centrafrique. La France est le véritable bourreau des Centrafricains. C’est elle qui expose la population civile au génocide. La population civile et les groupes armés, c’est un génocide puisque les deux camps ne sont pas à arme égale.

Il faut modifier en extrême urgence le mandat de la Minusca. La dernière Résolution  2301 du Conseil de Sécurité ne prévoit pas l’usage de la force militaire. Une telle disposition est non seulement naïve, mais criminelle puisque c’est la France qui l’a taillée sur mesure pour des raisons inavouées. Les réalités du terrain aujourd’hui imposent une relecture de cette Résolution 2301. A moins que la France veuille faire obstacle à Touadéra par tous les moyens, parce qu’il n’est pas son cache-sexe. Tout a été essayé et le dialogue a porté ses fruits, mais quelques groupes armés sont toujours hostiles à la paix et au dialogue et Touadéra n’a toujours pas d’armée. N’est-ce pas un paradoxe ahurissant qui cache les vraies intentions de la France ? Que gagne-t-elle en pérennisant la crise centrafricaine ? Faut-il un génocide comme au Rwanda pour réveiller la communauté internationale ? A quel niveau faut-il se rendre à l’évidence que la population civile n’en peut plus. Pourquoi condamner la Russie en Syrie, alors que la France planifie un génocide en RCA ? La France retire ses troupes au plus fort de la crise, mais sert de goulot d’étranglement à la RCA au Conseil de Sécurité. La RCA n’a pas un droit de VETO comme la Russie pour balayer les velléités de la France, alors silence radio sur les crimes en Centrafrique couve la France.

La situation paraît sans issue, alors Touadéra doit solliciter d’autres pays amis en mesure de l’aider à juguler la crise. La France est décidée à faire capoter son mandat sur toute la ligne. Nous ne serons jamais en paix si nous n’explorons pas d’autres voies de sortie de crise. Les tueries deviennent de plus en plus le petit bout de pain au quotidien. C’est la carte française pour mettre la pression sur les autorités centrafricaines depuis la transition à ce jour. La France utilise tous les artifices sans parvenir à son dessein. L’Angola, l’Afrique du Sud, le Royaume du Maroc peuvent nous aider à sortir du gouffre, car le G 8 nous laisse massacrer comme des mécréants. Cherchons par nous-mêmes les moyens de restaurer la paix et la sécurité dans notre pays.

Julien BELA

LES ELUS DE LA NATION SE PENCHENT SUR LE PROJET DE LOI INSTITUANT LA PARITE ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES EN RCA

 

Ouverts officiellement dans l’hémicycle du palais de l’Assemblée Nationale à Bangui, le 1er octobre 2016, les travaux de la 1ère session ordinaire de cette 2ème institution démocratique de la République se poursuivent encore. Et ce, pendant tout ce mois d’octobre. Placée sous le signe du « Renouveau » et de la « Refondation de la RCA », les élus de la Nation, lors de cette 1ère session ordinaire, ont la lourde responsabilité et mission de passer au peigne fin, tous les projets de lois nationales et internationales soumis à leur adoption par l’Exécutif. C’est le cas du projet de Loi instituant la « parité entre l’Homme et la femme en RCA ». Ce projet de Loi comporte trois (3) titres, cinq (5) chapitres et dix (10) articles. Une fois délibérée et adoptée par l’Assemblée Nationale, et promulguée par décret du président de la République, ladite Loi s’applique aux mandats électoraux, aux fonctions électives et aux postes à caractère nominatif dans le secteur public, et dans toutes les instances de prise de décisions en RCA.

Des définitions

Au sens de la présente Loi, on entend par :

- Constitution, « la Loi fondamentale définissant les droits civiques, politiques et régissant les Institutions Nationales » ;

-Discrimination, « toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quel que soit leur état matrimonial, sur la base d’égalité entre l’Homme et des libertés fondamentales dans les domaines politiques, économiques, sociaux, culturels et civiles ou dans tout autre domaine » ;

- Egalité, « tous les hommes et les femmes sont égaux en droits et devoirs » ;

- Parité, « égalité numérique des hommes et des femmes dans la représentation au sein d’une institution ou organisation » ;

- Quota, « système visant à corriger le déséquilibre de la représentation en quantité et qualité des hommes et des femmes à tous les niveaux de prise de décision ».

De la parité

Le principe de « parité » vise « l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux, aux fonctions électives et aux postes à caractère nominatif ». Toutes formes de « discrimination fondée sur le sexe, dans les organisations étatiques et non étatiques ou en tout autre lieu constituent une violation de la Constitution ».

Pour les mandats électoraux et les fonctions électives, « les instances y compris les parties politiques doivent présenter un nombre égal de candidats hommes et femmes ».

Lorsque le nombre des candidats des deux (2) sexes est « impair », la « parité s’applique au nombre pair immédiatement inférieur ».

Dispositions transitoires

Un quota de « 35 % des femmes est requis sur la base de leurs compétences, dans les instances de prise de décisions à caractère nominatif et électif, tant dans les structures étatiques que privées ».

Le système de « quota est applicable pour une durée de dix (10) ans à compter de la promulgation de la présente Loi ». Il concerne « l’Etat, les partis politiques et la société civile sous peine de nullité ».

L’inobservation du « principe de parité homme – femme à l’expiration du délai transitoire entraîne la nullité de l’acte mis en cause, sans préjudice des dommages – intérêts par les juridictions compétentes ».

Il est créé un (1) « Observatoire National de Parité Hommes – Femmes chargé du suivi et de l’évaluation périodique de la mise en œuvre de la présente Loi ».

L’Observatoire National est un « organe indépendant doté d’un pouvoir élargi en vue de mener à bien sa mission » ;

Les « modalités d’organisation et de fonctionnement de l’Observatoire National de Parité et les conditions d’application de la présente Loi sont fixées et définies par voie réglementaire ».

Des dispositions finales

« La présente Loi sera enregistrée et publiée au Journal Officiel ».

Certes, il est bien de prendre de telles Lois, mais c’est leur mise en application effective qui  pose malheureusement problème en RCA. Et ce, pendant des décennies avec tous les régimes qui se sont succédés au pouvoir. Mais, aussi de quelle qualité de femmes intellectuelles, compétentes, intègres … dispose le pays ? Car la parité hommes – femmes « ne se donne pas mais s’arrache ». Etant donné que la « vie est un perpétuel combat ».

Le Petit YEKOA

 

 

 

KAGA-BANDORO DANS LA GUEULE DE MAHAMAT ALKHATIM, NDELE SOUS LES BOTTES DE NOURREDINE ADAM, BAMBARI SOUS LE CONTRÔLE D’ALI DARAS : TABLEAU APOCALYPTIQUE DE LA RCA

 

La RCA ne serait-elle pas partagée entre les leaders de la dissidente coalition Séléka ? Au regard de la situation qui prévaut dans les préfectures de la Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Ouham-Péndé, Haute-Kotto, Ouaka, pour ne citer que celles-ci, un observateur de la vie nationale serait tenté de dire que les groupes armés ont presque occupé l’arrière-pays. Et cela ne fait aucun doute. L’ombre de Mahamat Alkhatim, de Nourredine Adam, Ali Daras et récemment Sidiki, plane sur les régions qu’ils tiennent de main ferme.

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer sans nous tromper que la ville de Kaga-Bandoro, dans la Nana-Gribizi, est dans la gueule du soi-disant général du MPC, Mahamat Alkhatim. Depuis le mois de septembre jusqu’au jour d’aujourd’hui, la pression de ce tristement célèbre et sanguinaire Alkhatim sur cette partie du pays n’est plus à démontrer. Alkhatim monte en puissance. Tout  se passe comme si Kaga-Bandoro et ses environs sont une République à part. Du jour au lendemain, les habitants de Bandoro ne font que compter des morts. Les incendies des maisons et villages, ne font que croître à un rythme effréné, exponentiel. Les tueries maison par maison, sont devenues leur nouveau mode opératoire. Mais ce qui est grave et doit interpeller la conscience du gouvernement et de la Minusca, c’est  ce qui s’est passé le mercredi 12 octobre 2016. Alkhatim et ses hommes qui n’ont ni foi, ni conscience, ont attaqué et incendié le camp des déplacés et ont même tué des dizaines de personnes et pillé les locaux de l’évêché. Et ce, à cause d’un de ses éléments qui a été tué, suite à une tentative de vol d’un groupe électrogène dans un quartier.

Si un calme précaire règne depuis la nuit du mercredi à jeudi, une probable attaque des populations par ces derniers n’est pas exclue. Les sujets de Mahamat Alkhatim (habitants de cette ville) sont aujourd’hui dans la nature à la recherche d’un abri sûr, pendant que ces va-t-en-guerre règnent en maître absolu dans le centre-ville de Bandoro. N’est-ce pas que Bandoro est dans la gueule de ce tchadien qui est spécialisé dans les tueries, les incendies de maisons et les massacres à grande échelle ? L’hégémonie d’Alkhatim se précise doucement mais sûrement. A vrai dire, il est le roi de Bandoro et seigneur de guerre de la Nana-Gribizi. Pour la mort d’un de ses éléments, c’est le déluge de feu sur les innocents. Les éléments de Mahamat Alkhatim ne valent-ils pas plus que les habitants de Bandoro que ce dernier les considère comme ses bœufs, ses moutons, ses poulets ? Il ne fait aucun doute

Il en est de même pour Nourredine Adam à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran. Les autochtones de cette ville, semblerait-il, obéissent à ce tchadien. Il dicte sa loi à qui veut l’entendre. La preuve concrète en est que la ville de Ndélé est déclarée, «  ville morte », par Nourredine et ses hommes, malgré la présence des autorités et des Casques Bleus de la Minusca. Un rebelle, de surcroit un étranger, a-t-il le pouvoir de décréter « Ndélé, ville morte » ? Est-ce vraiment faisable sous d’autres cieux ? La ville de Ndélé n’est-elle pas sous les bottes de Nourredine  Adam et de ses hommes ? C’est une réalité palpable. Personne ne peut lever le petit doigt pour nous dire le contraire. La prédominance de Nourredine Adam sur la Bamingui-Bangoran n’est pas un sujet tabou. Elle est claire, précise et nette. C’est au vu et au su de tout le monde.

S’agissant de Bambari, n’en parlons pas. D’après le témoignage d’un compatriote musulman, commerçant au Km5, Ali Daras est entrain d’acheter tous les immeubles à Bambari. Pourquoi faire ? Allez-y comprendre. Cette intention de Daras est claire : c’est de conquérir toute la ville de Bambari et de la faire son protectorat. Aujourd’hui, Bambari chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, n’existe que de nom, car elle est sous le contrôle de Daras. Il l’exploite comme il le veut, et à sa guise. Les diamants et l’or de Ndassima lui appartiennent de droit. Et c’est l’argent des richesses de ce sous-sol qui lui permet de payer ses généraux à raison de cinq cent mille francs  (500.000F)CFA par semaine. Sera-t-il délogé ? Abandonnera-t-il l’exploitation illicite de nos richesses ? Dieu seul le sait.

En plus de cela, Ali Daras est comparable à Mahamat Alkhatim car il n’hésite pas à massacrer les populations non musulmanes dès lors qu’un sujet peuhl est tué. C’est ce qui s’est passé le mois de septembre dernier à Kouango où plusieurs habitants des villages ont été massacrés et leurs maisons incendiées. Beaucoup ont dû se refugier de l’autre côté de la rive, principalement en République Démocratique du Congo. Tous les habitants de la Ouaka et de la Basse-Kotto sont aujourd’hui ses vassaux. Incroyable, mais pourtant vrai. Qui peut dire le contraire ?

Récemment le rebelle camerounais Sidiki est entré dans la danse. Une  bonne partie de la région de l’Ouham-Péndé est présentement sous la domination de ce nouveau seigneur de guerre dont son mouvement politico-militaire s’appelle RRR (Retour, Réhabilitation…). Il ya aussi d’autres seigneurs de guerre qui occupent illégalement le territoire centrafricain et écument le peuple à petit feu, nous pouvons citer Joseph Kony de la LRA. Donc la liste n’est pas exhaustive.

Au regard de ce tableau sombre, apocalyptique de la situation qui prévaut en RCA, l’on pourrait affirmer  que le pays de Boganada, paix à son âme, est morcelé, partagé entre les groupes politico-militaires. D’où l’urgence de trouver des stratégies adéquates pour contrer leur influence, leur hégémonie, leur prédominance sur le pays et les populations. C’est le moment ou à jamais. Le gouvernement et la Minusca doivent barrer systématiquement la route à ces malfrats, ces bandits de grand chemin, ces hors-la-loi, ces seigneurs de guerre. Sinon …

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CENTRAFRIQUE/RECONSTRUCTION : LE GOUVERNEMENT SOLLICITE UNE AIDE INTERNATIONALE DE 3,1 MILLIARDS DE DOLLARS

 

 

La République centrafricaine (RCA) sollicite l'aide de la communauté internationale pour financer son programme de reconstruction d'un montant de 3,1 milliards de dollars, dévoilé lors d'une réunion avec les partenaires au développement tenue mercredi à Yaoundé, la capitale du Cameroun.

Avec le soutien des Nations Unies, le gouvernement centrafricain a choisi d'organiser dans la capitale camerounaise, siège sous-régional en Afrique centrale de nombreuses organisations internationales, sa sixième "rencontre des partenaires techniques et financiers" en vue de la présentation des besoins de financement de son plan de relèvement et de consolidation de la paix.

C'est une rencontre préparatoire à une table ronde des donateurs prévue le 17 novembre à Bruxelles (Belgique), au cours de laquelle le pouvoir de Faustin Archange Touadéra, élu le 14 février, entend mobiliser un montant de 3,1 milliards de dollars (environ 1.550 milliards de francs CFA), destiné notamment à l'exécution de ce plan visant à une sortie de crise durable.

D'une durée de mise en œuvre de cinq ans, de 2017 à 2021, ce programme comporte trois axes d'intervention prioritaires visant à permettre, d'une part, de soutenir la paix, la sécurité et la réconciliation, d'autre part, de renouveler le contrat social entre l'Etat et la population et, enfin, de relever l'économie et relancer les secteurs productifs, selon les explications officielles.

Environ la moitié des financements recherchés (1,6 milliard de dollars) devra être consacrée aux priorités identifiées pour les trois premières années, a indiqué le ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, à la tête d'une délégation gouvernementale comprenant cinq autres ministres dont celui des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane.

Plus de six mois après son accession à la magistrature suprême le 30 mars, la tâche reste ardue pour le président Faustin Archange Touadéra et son gouvernement dirigé par Simplice Sarandji, son ancien directeur de campagne, pour combler les attentes d'une population meurtrie par un conflit interminable.

Y compris dans la capitale Bangui, les violences provoquées par la grave crise consécutive à la prise du pouvoir de l'ex-coalition de la Séléka le 24 mars 2013 persistent dans le pays et l'économie peine à redécoller.

Au cours des derniers mois, plus d'une centaine de personnes ont été tuées dans des attaques de groupes armés et des affrontements intercommunautaires, selon une estimation des Nations Unies.

"Nous sommes dans une période de grand banditisme et de criminalité, parce que les armes circulent", a expliqué à Xinhua M. Moloua.

Près de la moitié des quelque 4,6 millions de Centrafricains est déclarée comme ayant besoin d'assistance humanitaire et environ 2 millions nécessitent l'aide alimentaire, rapporte en outre le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

D'après ces statistiques encore, presque la totalité (95%) de cette même population vit dans des conditions d'hygiène déplorables, du fait de l'absence de latrines fonctionnelles, tandis que près de trois quarts (70%) souffrent par ailleurs d'un manque d'accès à l'eau potable.

En dépit des progrès accomplis en matière d'éducation, où le pourcentage d'écoles opérationnelles a augmenté de 35% en 2014 à 75% en 2016, l'on dénombre à ce jour environ 800.000 enfants ayant besoin d'être scolarisés.

Les autorités centrafricaines sont par ailleurs préoccupées de créer les conditions d'un retour au pays de 468.000 réfugiés présents dans les pays voisins (Cameroun, République démocratique du Congo et Tchad) et la relocalisation de 361.000 déplacés internes, selon les chiffres révélés par la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation, Virginie Mbaïkoua.

Une baisse importante est déplorée au sujet de l'assistance humanitaire internationale nécessaire à la prise en charge de ces personnes en détresse. De 377 millions de dollars en 2014, celle-ci est chiffrée à 162 millions cette année.

"Le pays reste dans une situation critique et les défis demeurent considérables", a relevé l'ambassadeur, chef de la délégation de l'Union européenne au Cameroun, Françoise Collet, pour justifier la tenue de la conférence des bailleurs de fonds programmée le 17 novembre à Bruxelles, en présence du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.

"Le soutien des bailleurs de fonds est indispensable", a ajouté la diplomate européenne.

Pour le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies, Fabrizio Hochschild, "les acquis importants obtenus sur plusieurs fronts par la Centrafrique risquent d'être perdus si nous ne lui apportons pas les moyens dont elle a besoin pour sortir définitivement des crises et s'engager dans la voie du développement".

Xinhua

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LIBERATION D’UN OTAGE PAR SES RAVISSEURS AU KM5.

La présence au Km5 du Cardinal Dieudonné Nzapalainga ce mercredi 12 octobre a permis la libération d’un homme pris en otage depuis deux semaines par le groupe d’Abdoul Danda.

Otage du groupe d’autodéfense du Pont Yakité, Régis Simplice Redipouka, le captif croupissait depuis deux semaines dans la geôle de ses ravisseurs. Il doit sa liberté à l’entretien entre le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et le chef de ses kidnappeurs Abdoul Danda.

Avant de libérer son otage, le chef des ravisseurs Abdoul Danda a exhorté les autorités de la RCA à s’inspirer de l’exemple du Cardinal Nzapalainga qui ne cesse de visiter le Km5 pour s’enquérir des réalités. « Personnellement je suis touché par cette visite. J’exhorte les autorités à faire comme le Cardinal qui vient chaque fois au KM5 lorsqu’il y a un problème ».

Il déplore que « depuis les évènements du 04 octobre, aucun représentant du Gouvernement ne s’est rapproché de nous. Le Cardinal est venu vers nous, je suis très heureux pour ce geste et nous profitons par la même occasion de libérer un homme que nous avons pris en otage depuis un certain temps », a déclaré Abdoul Danda.

Sur les circonstances de son arrestation, Simplice Redipouka,  a expliqué qu’il était au Km5 lorsque ses ravisseurs l’ont kidnappé. « J’étais de passage comme d’habitude pour le km5 et ce jour-là, ils m’avaient pourchassé et comme j’ai essayé de fuir, c’est ainsi qu’ils m’ont arrêté ici. J’ai passé deux semaines entre leurs mains. Aujourd’hui, j’ai eu la vie sauve grâce à la visite du Cardinal dans le secteur. Vraiment je rends grâce à Dieu », témoigne-t-il.

Abdoul Danda et son équipe sont mis en cause dans l’assassinat du Commandant Marcel Mombeka le 04 octobre dernier. Ce dernier rejette l’accusation.

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LE CARDINAL DIEUDONNE NZAPALAINGA AU KM5 POUR EXHORTER LES GROUPES ARMES A CESSER LES VIOLENCES

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a exhorté les groupes armés et autodéfenses du Km5 à cesser les violences. C’était à l’issu d’une marche spontanée ce mercredi 12 octobre 2016 par le prélat et des habitants des quartiers Castors, Yakité et Km5 et les leaders religieux de la zone.

Deux jours après sa nomination, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a fait une descente au Km5 pour parler de la paix.

Au cours de la marche avec la population, il a visité les différents groupes d’autodéfense du secteur et les a sensibilisé sur l’intérêt de la fin des hostilités dans la zone afin de donner l’occasion aux populations civiles de reprendre les activités normalement, « nous sommes des centrafricains, nous étions habitués à vivre ensemble et nous seront toujours condamnés à vivre ensemble. C’est pourquoi, nous devons arrêter les violences et penser à l’avenir du pays. Dieu n’aime pas les violences et la division », a exhorté le Cardinal Dieudonné Nzapalainga.

Justifiant sa présence au Km5, Dieudonné Nzapalainga a déclaré qu’ « il faut donner l’opportunité aux gens de s’exprimer même s’ils sont accusés de quelques choses. Je suis venu les écouter et leur dire qu’ils sont jeunes et sont l’avenir du pays. Il ne sert à rien de continuer dans les violences».

Abdoul Danda, le chef d’autodéfense mis en cause dans l’assassinat du Commandant Marcel Mombeka a relevé que l’ostracisme et la discrimination sont les sources de tensions au Km5, « c’est l’exclusion qui frustre. Les gens ne doivent pas rester de loin pour jeter de l’anathème sur les autres. On souffre, la population du Km5 souffre de l’exclusion, c’est pourquoi, on a décidé d’assurer nos propres sécurités puisque nous sommes sans protection », a-t-il souligné.

Pour lui, depuis les évènements du 05 décembre 2013, les habitants du Km5 sont abandonnés à eux-mêmes, car « les autorités ne font qu’accuser et ne se rapprochent pas de nous pour connaitre les réalités. Mais, nous sommes heureux de recevoir le Cardinal. Nous profitions de cette opportunité pour adresser notre message au Gouvernement qui est le maintient du dialogue permanent. S’il y’a un problème, nous sommes leurs enfants, que les autorités n’hésitent pas de nous rassembler pour dialoguer. Elles comprendront nos motivations. Voici notre message que le Cardinal livrera au Gouvernement », a-t-il déclaré.

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et des habitants des quartiers périphériques ont effectué une longue marche. Elle a débuté à la Paroisse Sainte-Trinité des Castors en passant par le Pont Yakité. Puis, elle a traversé des quartiers du Km5, le Rond-point Koudoukou avant de repartir sur l’Avenue Poussière à son point de départ.

C’est une première sortie de Dieudonné Nzapalainga au Km5 après sa désignation dimanche 9 octobre 2016 comme premier Cardinal de Centrafrique.

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 LE SITE DES DEPLACES DE KAGA-BANDORO ATTAQUE PAR LES EX-SELEKA

Le site des déplacés de Kaga-Bandoro qui se trouve à l’évêché, a été attaqué par des combattants de l’ex-Séléka, a-t-on appris de sources concordantes. Difficile en ce moment d’avoir le bilan précis de cette attaque.

L’attaque du camp fait suite, selon des sources religieuses au meurtre d’un combattant de l’ex-Séléka qui voulait braquer sur le site « dans la nuit du mardi au mercredi, un ex-Séléka a été tué parce qu’il tentait de braquer des déplacés. C’est après sa mort que ses frères d’armes ont attaqué le site pour le venger. C’est ce que nous savons pour le moment » a confié au RJDH, un religieux qui a pu entrer en contact avec la communauté religieuse de Kaga-Bandoro.

Cette attaque, de sources humanitaires, a créé la panique dans la ville « la panique a été générale dans la ville suite à cette attaque. Les collègues humanitaires qui sont sur place sont difficilement joignables » a confié un humanitaire à Bangui.

Difficile pour le moment d’avoir une idée sur le bilan de cette attaque même si certaines sources non officielles parlent de plusieurs morts au moins une dizaine et d’importants dégâts matériels. La Minusca, lors de sa conférence de presse de ce jour, n’a pas pu non plus établir un bilan. Elle s’est contentée d’annoncer la maitrise de la situation par les forces internationales qui sont sur le terrain à Kaga-Bandoro.

L’attaque du site des déplacés de Kaga Bandoro intervient au lendemain de la ville morte imposée par la Séléka dans plusieurs localités sous son contrôle. C’est la deuxième vague de violence signalée dans cette ville du centre en l’espace d’un mois.

 

*****  RJDH  *****

 

 

 

« DDRR DE DERNIERE CHANCE » : UN MESSAGE TRES FORT A CAPITALISER ET A ANALYSER EN PROFONDEUR PAR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

 La conquête du pouvoir par les armes est devenue monnaie courante en RCA depuis plus de vingt (20) ans. Les mutineries, les coups d’Etat et les rebellions successifs ont conduit le peuple centrafricain aujourd’hui au fin fond du gouffre. Tous les commanditaires de ces coups d’Etat et rebellions, sont incapables aujourd’hui de mettre un terme à la souffrance du peuple centrafricain. Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR), n’est plus à sa première phase d’exécution dans l’histoire politique de la RCA. Ce n’est plus un secret. Tout le monde sait que le DDR a vu le jour en RCA sous le régime défunt du président François Bozizé, après avoir renversé le régime démocratique du feu président Patassé, paix à son âme, le 15 mars 2003. Ce programme de DDR à l’époque de Bozizé devrait être un succès pour pacifier la  RCA et mettre définitivement un terme à l’idée de prendre le pouvoir par la force car, les bailleurs de fonds ont mis la main à la poche pour financer ce vaste chantier. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les bailleurs de fonds ont jeté de l’argent par la fenêtre car, les financements n’ont pas atteint les principaux bénéficiaires du DDR.

C’est sur fond d’affinité politique, raciale, ethnique, régionaliste, voire religieuse que les chantiers du DDR à l’époque ont été exécutés. Les groupes armés, véritables bénéficiaires du programme DDR étaient relégués au second rang. D’où la méfiance de certains combattants et notamment des régions Nord et Nord-Est de la RCA qui se disaient marginaliser. Par conséquent, ils ont décidé de finir avec le régime de Bozizé. Chose qui a été réalisée avec le déclenchement de la nébuleuse coalition Séléka dans la ville de Ndélé, qui a fini par renverser Bozizé du pouvoir le 24 mars 2013. Le professeur Faustin-Archange Touadéra était en ce  temps-là Premier ministre sous le régime de Bozizé. Il sait d’avance les raisons de tout ce que nous sommes entrain de vivre. C’est pourquoi, il ne cesse de consentir tous ses efforts pour que le programme DDRR d’aujourd’hui ne soit pas un échec. Selon le Président de la république, Faustin-Archange Touadéra que nous paraphrasons : « Je qualifie le DDRR de dernière chance … ». Propos tenu lors de la première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme National de DDRR qui avait eu lieu ce mercredi 12 octobre 2016 dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance. Et nous osons croire que c’est un message très fort à capitaliser et à analyser par le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Et comme nous avons suivi de bout en bout les différentes interventions lors de cette première réunion, la responsabilité première incombe au peuple centrafricain de faire la paix. Nous devrons bannir l’esprit de vengeance, de la haine, du racisme, du régionalisme, du clanisme. Unissons-nous comme un seul homme pour conjurer les forces du mal car : « l’union fait la force », dit-on. La question sécuritaire est inscrite en première ligne dans la feuille de route de nouvelles autorités du pays. Elle sera débattue lors de la table ronde de Bruxelles pour mobiliser les donateurs à financer le programme DDRR afin que la sécurité et la paix reviennent, permettant la relance de l’économie nationale. Malheureusement, les véritables ennemis du développement de la RCA sont si nombreux, et tirent les ficelles dans l’ombre pour replonger le pays dans le bain de sang afin de bloquer tous les efforts consentis. Les évènements qui continuent en ce moment de prévaloir au Km5, Kaga-Bandoro, Ndélé et autres régions du pays avec les regains de violences ces dernières temps, en sont les exemples palpables. Cela témoigne qu’il y a des gens de mauvaise foi qui manipulent les groupes armés. C’est ce que Moussa Dhaffane, le responsable du mouvement « Séléka rénovée », avait décrié haut et fort. Selon Moussa Dhaffane : «  ce sont les intérêts égoïstes des politiques qui bloquent le processus de la paix en RCA ».

Dhaffane s’est-il trompé de tenir ce propos ? Nulle part. Dhaffane fait partie de l’ex-coalition Séléka divisée aujourd’hui en plusieurs branches. Il connait bien les raisons de cette crise qui continue de perdurer en RCA. S’il arrive aujourd’hui à tenir un tel propos, c’est qu’il en a marre de ces assoiffés du pouvoir et notamment les hommes politiques centrafricains. Et nous nous posons la question suivante : que cherchent et que veulent réellement les leaders  politiques centrafricains ? L’origine de tout ce que nous vivons en ce moment demeure les hommes politiques. Certains, pour des intérêts égoïstes et personnels, ont été téléguidés, manipulés pour arriver au pouvoir par des coups d’Etat. D’autres ont conquis le pouvoir par la voie anarchique (les rebellions) que nous continuons de subir les conséquences. Ils sont dans l’avion au moindre bruit de bottes, abandonnant la population à la merci des seigneurs de guerre qui pillent, tuent, violent, massacrent, incendient de villages et maisons. Demain, ces mêmes gens vont revenir en 2021 pour laver la main à la Ponce Pilate et solliciter le suffrage de cette même population. C’est impensable de constater que ce sont les intellectuels centrafricains qui tuent leur propre pays.

Même son de cloche du côte de la Société civile. Sous d’autres cieux, c’est la Société civile qui décide de grandes actions à mener. Elle est en quelque sorte un catalyseur pour le gouvernement. Mais en RCA, c’est une société civile morte, déphasée de toutes cultures. La société civile centrafricaine crie sur tous les toits sans pour autant mener des actions concrètes afin d’arrêter la caravane des tueries, des massacres perpétrés par les groupes armés. Est-ce le cas de la société civile au Burkina Faso ? Moussa Dhaffane a décrié l’immobilisme de la société civile qui doit jouer pleinement son rôle au sein de la population pour démolir les murs de la haine, de la vengeance, du clivage, sources de discrimination et de division. Et c’est la société civile qui doit effectivement unifier la population. La société civile doit dialoguer, sensibiliser non seulement la population, mais aussi les groupes armés. Quelle est la part de contribution de la société civile, en termes de sensibilisation des groupes armés ? Au contraire, c’est la société civile qui attise la flamme de la haine et de la violence. Une société civile n’a pas le droit de tenir des propos qui incitent à la haine et à la violence. Elle est comme la mère de poule qui couve ses poussins sans rejeter même un (1).

La population centrafricaine en général et la jeunesse en particulier connaissent dorénavant ces véritables bourreaux et ennemis du peuple et de la République. La vigilance doit être de mise au sein de la population pour démasquer les mains invisibles des sous-marins, des profito-situationnistes qui ne visent que leurs propres intérêts. La pauvreté, la misère, les maladies, la famine, voilà les souvenirs légués au peuple centrafricain aujourd’hui après cinquante six (56) ans d’indépendance par nos précédents gouvernants. Nos voisins d’en face connaissent les mêmes crises que nous. Mais cela ne les empêche pas de poser des actes patriotiques pour aller de l’avant. Mais en RCA, c’est le « moi » et « ma famille d’abord », pendant que les autres soufrent comme des animaux. C’est dommage.

Bénistant MBLLA

 

 

LA RENTREE SCOLAIRE = HARCELEMENT SEXUEL DES FILLES, ACHAT DES NOTES

 Les enseignants centrafricains prennent-ils conscience de leurs actes ? Respectent-ils l’éthique et la déontologie de leur profession ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement humain. Mais une chose est sûre, nous osons croire que les enseignants de Centrafrique voguent au gré du vent. Ils ne savent quoi faire.

Et pourtant, si nos mémoires sont bonnes, un enseignant ou une enseignante est de surcroît le père ou la mère de l’élève qu’il ou qu’elle enseigne. Mais de nos jours, cette conception a fondu comme du beurre au soleil. La fille qui va à l’école primaire, au lycée, est considérée par son éducateur comme sa femme ou sa copine. Débutée dans les années 90 après deux (2) années blanches en RCA, cette situation a pris de l’ampleur aujourd’hui. Et elle est inquiétante, pour la simple raison que les filles ne se donnent plus à leurs études. Même les rares filles qui détestent cette pratique et essaient de faire des efforts, sont vues de mauvais œil par les enseignants. Leurs devoirs ou compositions sont sévèrement corrigés par ces derniers. Par contre, celles qui se laissent faire ou qui tombent dans l’harcèlement sexuel pratiqué par ces enseignants qui n’ont ni âme, ni conscience, obtiennent de bonnes notes alors qu’au pied du mur, elles ne valent absolument rien. Même en classe de 3ème où elles préparent le Brevet des Collèges (BC), elles n’arrivent pas à faire une phrase correcte en français. L’article « le » est mis à la place de « la ».

Notre curiosité nous a amené dans un lycée de la place, mais le constat était amer. Qu’est-ce que ces jeunes filles ont-elles fait pour être en classe de 3ème ? La réponse n’a pas tardé à venir. Un garçon courageux nous a lâché ceci, « la plupart de ces filles que vous voyez là, sont les copines des enseignants, à cause d’harcèlement sexuel que ces derniers pratiquent ». Est-il possible que ces éducateurs agissent ainsi ? Ils l’ont fait et les résultats sont ce que nous vivons au quotidien. Le niveau des élèves et étudiants ne cesse de décroître.

Un autre phénomène qui gangrène le système éducatif centrafricain est l’achat des notes. Cette fois-ci, ce sont les garçons qui y sont très impliqués. Voyant qu’ils n’étudient pas leurs leçons, les enseignants profitent de cette situation qui leur est offerte pour vendre les notes à ces derniers. Et les conséquences se répercutent aussi sur eux. Tout comme les filles, les garçons n’ont aussi rien dans la tête. Après la délibération du baccalauréat de 2015, à les entendre s’exprimer en français sur les ondes de la Radio Ndéké-Luka, nous avons failli vomir. Les mêmes carences se développent aussi chez les garçons.

Vraiment, le système éducatif centrafricain est tombé plus bas que terre. Cette situation doit interpeller la conscience de tout un chacun de nous, surtout les enseignants. Car si un éducateur fait bien son travail, cela doit se sentir au niveau des élèves. Mais si les élèves s’expriment très mal en français, nous pouvons affirmer qu’ils reflètent leurs enseignants. Pour ce faire, les enseignants doivent abandonner l’harcèlement sexuel des jeunes filles à l’école pour leurs permettre de s’épanouir, de faire leurs propres efforts afin d’admettre en classe supérieure. L’achat des notes doit aussi disparaître sous toutes ses formes.

Enseignants de Centrafrique, pour cette nouvelle année académique 2016-2017, les établissements scolaires ne doivent pas être considérés comme un fonds de commerce ou un lieu où se pratique la sexualité. Les enfants qui sont envoyés à l’école par leurs parents, viennent étudier et non être harcelés, rackettés ou pour acheter des notes. Cette exhortation qui s’apparente à une mise en garde, doit être comprise par tous les enseignants. Ceux qui se lanceront dans ces pratiques honteuses seront traduits devant la justice et punis conformément à la Loi centrafricaine. La rupture de vieilles pratiques, prônée par le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra concerne aussi bien les enseignants que les autres fonctionnaires centrafricains. A bon entendeur, salut !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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