Tous les INFO du Mercredi 26/10/2016

Cmn 2332 du mer 26 oct 2016

L’ETAT AVAIT DECRETE UN JOUR DE DEUIL MAIS LA SOCIETE CIVILE UNE VILLE MORTE : QU’EN SERA-T-IL DU DESTIN DE LA RCA ?

 

Depuis un certain temps, les Centrafricains ne font que parler de l’insécurité qui règne dans le pays. C’est bien de demander à la Minusca et au gouvernement centrafricain de tout faire pour ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Car ces derniers, leur mission, c’est de protéger les populations civiles sans défense et de défendre l’intégrité du territoire. Ils font des efforts dans ce sens mais faute de communication, le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest n’a rien perçu. Mais ceux qui ont compris la réalité de ce qui arrive aujourd’hui aux Centrafricains, savent que des efforts sont entrain d’être déployés à tous les niveaux. La sécurité et la paix tant souhaitées par les uns et les autres reviennent doucement mais sûrement à Bangui et dans certaines villes de nos provinces. C’est dans les régions du Nord, Nord-est et le Centre que le regain de violence est souvent fréquent.

Mais nous savons que les principaux leaders de l’ex-coalition Séléka qui se sont réunis du 18 au 19 octobre 2016 en Assemblée Générale (A.G) à Bria, ont réclamé certaines choses du gouvernement. Probablement, leurs revendications sont déjà parvenues au gouvernement qui entamera des négociations avec eux afin de trouver une issue favorable à la sortie de cette crise. Ces leaders de l’ex-Séléka sont des compatriotes. Ils ont certainement pris conscience de la déconfiture du pays. Raison pour laquelle ils veulent cantonner leurs éléments pour bien contrôler les brebis galeuses. C’est un pas vers l’avant et nous devons les encourager dans ce sens et les exhorter à faire encore plus pour la paix et la sécurité dans notre pays.

Mais ce que nous ignorons le plus souvent, c’est l’économie de notre pays. Nous savons tous aujourd’hui que les activités économiques, sont au ralenti. Les commerçants, les opérateurs économiques, les hommes d’affaires ne peuvent exercer librement leur profession. Les agriculteurs, les pêcheurs, les chasseurs, les pisciculteurs, et que savons-nous encore, sont constamment confrontés aux difficultés de tout genre. Et ce, à cause des ennemis de la République et du peuple centrafricain qui ne font que pousser les uns contre les autres dans le seul but de satisfaire leurs intérêts égoïstes, partisans au détriment de l’intérêt général. Et ceux qui paient le plus lourd tribut, ce sont des innocents qui se débrouillent au jour le jour pour avoir leur pain quotidien. Dans la journée du lundi 24 octobre 2016, beaucoup n’ont pu mettre quelque chose sous la dent à cause des évènements douloureux survenus à Bangui. Les enfants n’étaient pas partis à l’école. Les boutiques, les banques, les administrations, les entreprises, les sociétés d’Etat et parapublics, les organismes,  … étaient restés fermés.

Alors, savez-vous combien de millions de francs CFA sont partis en fumée ce lundi 24 octobre 2016 ? Il est difficile d’évaluer aujourd’hui les pertes. Mais les économistes, les financiers en savent déjà quelque chose. Le chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra avait décrété un jour de deuil et de prière en la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie à Kaga-Bandoro et ailleurs. Si la société civile, et nous voulons parler du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) dont Gervais Lakosso est le coordonnateur, avait le souci de son pays et de ceux qui sont tués, elle devait ensemble avec le gouvernement, organiser cette journée de deuil et de prière. Mais tel ne semble pas être le cas. En organisant la « ville morte » à Bangui, c’est encore faire chuter l’économie du pays qui, pourtant se relève peu à peu. Ensuite, c’est encore mettre les bâtons dans les roues de la table-ronde de Bruxelles, prévue pour le 17 novembre prochain. Si nos mémoires sont bonnes, cette mobilisation des bailleurs de fonds au chevet de la RCA, devrait mathématiquement l’aider à avoir son décollage économique. Mais les ennemis de la République ne l’entendent pas de leurs oreilles.

Une chose est de parler de la sécurité car sans elle rien ne peut aller dans le bon sens, mais une autre est de voir aussi l’économie, la santé, l’éducation, l’agriculture, bref tous les secteurs économiques du pays. De grâce, nous demandons aux organisateurs des villes mortes, des marches pacifiques, d’entamer des dialogues francs avec le gouvernement et la Minusca afin de sortir notre cher et beau pays la RCA, du bourbier dans lequel elle s’est enfoncée depuis quelques années. Les groupes armés doivent aussi déposer les armes pour permettre à leurs concitoyens de vaquer librement à leurs occupations habituelles et de vivre en paix sur la terre de leurs aïeux. Réclamer la sécurité, c’est bien. Mais faire progresser l’économie du pays, c’est aussi formidable.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

UNE VILLE MORTE, DIVERSEMENT INTERPRETEE ET APPRECIEE, MALGRE LES MAINS INVISIBLES QUI S’AGITENT DANS L’OMBRE

Les Centrafricains ont diversement interprété et apprécié le mot d’ordre de « Ville Morte », ce lundi 24 octobre 2016. Pour les uns, il faut secouer le cocotier pour que la Minusca se réveille et protège la population civile. Les carnages de Kaga-Bandoro, au vu et au su du contingent de la Minusca, sont insupportables, intolérables, inadmissibles et révoltants. Mieux vaut que la Minusca parte et qu’on s’entretue, au lieu de parrainer les tueries. Pour les autres, c’est le contingent présent pendant la tuerie et qui a donné carte blanche aux hommes de Mahamat Alkhatim, qui doit être rapatrié pour complicité de massacres. La balle est désormais dans le camp des Nations Unies pour prendre les dispositions qui s’imposent. Pour des cas de viol, le contingent du Congo Démocratique a été rapatrié. Or, dans le cas d’espèce, il s’agit d’un cas de « Crime Contre l’Humanité » qui a eu lieu à Kaga-Bandoro. Et Parfait Onanga-Anyanga l’a reconnu, même s’il a nuancé ses propos en tant que diplomate. Les faits sont avérés.

La « Ville Morte » malheureusement s’est transformée en barricades, en agression, en atteinte à la liberté d’aller et venir. Pire encore, certains cadres de la Minusca qui dorment à l’extérieur de leur base, c’est-à-dire dans les quartiers, ont été la cible de tentatives de vol. la Ville Morte a failli prendre une autre tournure. Ce qui fait  dire au gouvernement qu’il y a des mains invisibles derrière cette manifestation. Les Centrafricains tout autant que la Minusca ont été confondus et privés de toute liberté d’action. Dans une démocratie comme la nôtre, même paralysée par la crise, il y a des pour et des contre, pour un mot d’ordre. Parmi les manifestants et ceux qui ont érigé des barricades, il y a des noms qui circulent. Voilà, « X ou Y a été accusé d’être derrière cette manif », comment ont-ils pu prononcer ces noms ? Il y a bel et bien anguille sous roche. Il a fallu le coup d’Etat manqué du 26 septembre 2015, sous Catherine Samba-Panza pour que des révélations, le grand déballage s’étalent au grand jour. Personne n’a nié les faits. Le monde d’aujourd’hui n’a pas de secret. Les désœuvrés ont transformé les barricades en bureau de travail ce mardi 25 octobre 2016, mais la population a balayé du revers de la main sa prise en otage. 

Les femmes commerçantes et ménagères exaspérées par les entraves à la circulation disent que « ceux qui n’ont rien à faire veulent empêcher les autres de vaquer à leurs occupations. Nous n’en voulons pas ». Les taxis-motos contournent les barricades et font leur chemin, transportant ceux qui veulent se déplacer d’un point à un autre. « Bangui, Ville Morte », est ressuscitée ce mardi 25 octobre, devenant « Ville Vivante », car la circulation a repris dans les arrondissements, avec quelques rares poches de résistance. Seulement, les Nations Unies doivent prendre leur responsabilité pour rapatrier le contingent coupable de complicité de crime contre l’humanité à Kaga-Bandoro. Le degré d’atrocité est insupportable, voire épouvantable et ne peut demeurer impuni.

La Ville Morte pêche en eau trouble en demandant le départ de la Minusca, sans préciser la force de substitution. Les conséquences d’un hypothétique départ seront apocalyptiques, voire génocidaires. Le chef d’Etat-major Général des armées vient de s’exprimer lors d’une conférence de presse, sur l’état des lieux des Forces Armées Centrafricaines : « Les FACA sont là » a-t-il tenu à préciser. Avec le peu d’armes qu’elles disposent, elles peuvent aider à la sécurisation de la ville de Bangui, dans la mesure du possible et petit à petit dans nos villes de province. De l’autre, la Reforme du Secteur de Sécurité est en marche, pour réhabiliter les FACA. Faut-il encore qu’elles soient dotées en armes et toute la logistique pour les actions d’envergure nationale. Beaucoup restent à faire pour rendre les FACA, la Gendarmerie et la Police véritablement opérationnelles. N’oublions pas qu’il est maintenant question d’une Armée de Garnison. En attendant les beaux jours, la Minusca doit, selon son mandat, protéger la population civile sur toute l’étendue du territoire national. La Minusca dispose des hélicoptères de combat pour intervenir en temps réel, ce qu’elle ne fait pas malheureusement. Et la population est désemparée, révoltée et exaspérée. Les carnages de Kaga-Bandoro ont constitué la goutte d’eau qui a débordé le vase. L’horreur était à son comble.

Malgré tout, les autorités maintiennent le dialogue comme unique stratégie de sortie de crise. L’embargo imposé par la France a du chemin à parcourir. Les groupes armés le savent, c’est pourquoi ils se livrent à ce sabotage, à ces cruautés d’une autre époque. Les recrutements au sein des FACA, le dédommagement des victimes invalides des conflits armés doivent se faire avec de l’argent. Si le FPRC, le RPRC, l’UPC et le MPC maintiennent le chaos, d’où viendra l’argent pour répondre à leurs exigences ? La tragédie de Kaga-Bandoro a été délibérément provoquée par les hommes du MPC. Des voleurs de groupe électrogène, surpris, méritent bien une punition. Autant venir de jour prendre par la force, que d’envoyer des voleurs qui ont servi de prétexte au déclenchement d’un véritable carnage retentissant. La Minusca a une lourde responsabilité dans ces massacres.

Le bilan de la Ville Morte fait état de cinq (5) morts et une dizaine de blessés. Et pourtant, il s’agit d’une Ville Morte, et les gens doivent rester chez eux. Un cadavre n’érige pas des barricades, ni n’agresse les gens dans la rue. Les voleurs et les pillards de tout poils y ont trouvé une opportunité afin de dépouiller les autres, de les rançonner. Les organisateurs pourront-ils prendre en charge les blessés et les morts ? Ce sont les effets collatéraux des débordements de la Ville Morte que les organisateurs doivent gérer en toute responsabilité, en âme et conscience. Le choc de Kaga-Bandoro était très fort pour que la population obtempère aux injonctions du gouvernement. C’est cette coïncidence qui a donné du tonus à la Ville Morte. Il fallait que le monde entier sache que la Minusca n’applique pas son mandat en tant que Force de maintien de la paix et de protection de la population civile en RCA.

Un groupuscule d’individus brave l’autorité de l’Etat, provoque un trouble à l’ordre public, avec morts d’hommes et personne n’est inquiétée, alors qu’une enquête judicaire doit s’ouvrir à ce sujet. Cinq (5) victimes de ces troubles à l’ordre public, c’est déjà trop. Certains ministres ne méritent pas aussi de rester au gouvernement. Quand un arrêt de justice peut entraîner un trouble à l’ordre public, la justice bloque son exécution. C’est l’affirmation de l’autorité de l’Etat. L’Etat a perdu combien en terme de recette pour la seule journée du 24 octobre 2016 ? L’autorité de l’Etat doit être implacable et absolue, car nul n’est au-dessus de la loi qui gouverne la cité. Quant aux hommes politiques, ils sont tristement célèbres, incapables de transcender les clivages, malgré leur niveau intellectuel, pour sauver leur pays. En RCA, c’est la sorcellerie politique au sens négatif du terme qui est en vogue. Une nullité politique inqualifiable, pur enfantillage, gaminerie, sur fond de misère morale, civique et intellectuelle ; ils sont les résidus de la société, des moins que rien.                                                     

Julien BELA

  

 

 

EXIGER LE DEPART DE LA MINUSCA AUJOURD’HUI, C’EST VERSER DE L’HUILE SUR LE FEU : LA SOCIETE CIVILE DOIT SE RESSAISIR

 Où était la société civile centrafricaine quand les mercenaires étrangers tuaient, pillaient, violaient, incendiaient, braquaient sous le règne de Michel Djotodia ? Nulle part. La société civile en ce temps-là n’existait que de nom. Il a fallu le courage du peuple centrafricain, sans une arme en main pour s’opposer à la rage destructrice des mercenaires qui se trouvaient au sein de l’ex-coalition. Si les forces internationales ( Sangaris et Minusca ) n’étaient pas déployées à temps en RCA, ceux-là qui ont trouvé aujourd’hui leur langue pour parler devraient être enterrés depuis fort longtemps. Comment expliquer l’attitude de ces mêmes personnes qui, hier ont pris la tangente pour aller trouver refuge chez ces forces internationales, mais aujourd’hui exigent leur départ malgré la situation sécuritaire alarmante du pays ? Et si la Minusca décide aujourd’hui de partir, la société civile sera-t-elle réellement en mesure de protéger la population civile sans les Forces de Défense et de Sécurité ? Les auteurs de cette pétition qui exigent le départ de la Minusca, ont-ils pesé les conséquences des actes qu’ils posent ? La société civile doit se ressaisir. Autant d’interrogations qui nous rendent perplexes.

Ces forces internationales déployées en RCA ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des êtres humains qui ont la même couleur de sang comme les Centrafricains. Elles ont aussi sacrifié leur vie pour venir au secours de la population civile en détresse. Sous la pluie et dans la fraîcheur, elles sont constamment sur le terrain pour veiller sur les populations civiles. Comment ne peut-on pas reconnaître ce sacrifice ? « Toutes œuvres humaines ont leurs limites ». C’est pourquoi, nous constatons qu’il y a effectivement certaines failles dans leurs missions. Mais la solution n’est pas d’exiger leur départ. Il faut demander au conseil de sécurité de l’ONU de revoir certaines dispositions du nouveau mandat de la Minusca. Par exemple, ordonner l’utilisation de la force en cas de besoin, ce qui ne figure pas dans le nouveau mandat de la Minusca. Cela pose un réel problème puisque les Casques Bleus ne peuvent aller au-delà de ce qui est dit dans leur mandat. Heureusement, les mentalités ont changé, car cette journée ville morte, bien que largement suivie, a été diversement appréciée par la population centrafricaine. Pour les uns, « la Minusca doit partir ». Pour d’autres, « La solution n’est pas d’exiger le départ de la Minusca. C’est de demander aux responsables de la Minusca de changer de stratégies pour réduire ou empêcher les violences des groupes armés sur les civiles ». Et nous osons croire que c’est la meilleure solution.

La société civile dispose-t-elle de quels moyens pour demander le départ de la Minusca ? Il est certes vrai que la situation qui continue de prévaloir dans le pays fait trop de mal au cœur. Mais nous devrons prendre notre mal en patience en attendant que nos Forces de Défense et Sécurité soient opérationnelles. La nouvelle mission européenne EUTM est actuellement en pleine phase de restructuration de l’armée nationale. Dans peu de temps, nous aurons notre armée nationale. C’est de là que les choses sérieuses peuvent commencer. Nous interpellons la Minusca à changer de stratégie afin de protéger effectivement les populations civiles. Le sang des innocents a trop coulé. De grâce, donnons une chance à la paix en RCA.

 Bénistant MBALLA

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 LA MINUSCA REPUDIE LES INCIDENTS SURVENUS LUNDI A BANGUI

Bangui, 24 octobre 2016 - La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est intervenue dès les premières heures de ce lundi matin à Bangui pour démanteler les barricades érigées par des manifestants hostiles.  

La MINUSCA dénonce avec fermeté les incidents qui ont touché certains quartiers de la capitale et déplore qu’ils aient entrainé la mort de quatre civils et blessés 14 personnes dont cinq casques bleus. La MINUSCA appuie les efforts des autorités gouvernementales afin que des enquêtes rigoureuses soient menées sur les circonstances de ces incidents.

La MINUSCA estime que les événements de lundi constituent une nouvelle tentative des ennemis de la paix pour perturber le retour à la normalité constitutionnelle en République centrafricaine, avec des institutions élues, et précise qu’elle s’opposera à leurs plans destinés à perturber les efforts de paix et de stabilité des autorités élues.

 La MINUSCA rejette par ailleurs la campagne de dénigrement contre les casques bleus et va poursuivre sa mission en République centrafricaine, conformément à son mandat. Elle rappelle également que toute violence contre les casques bleus est passible de poursuites pénales internationales.

 United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

 

DECLARATION D’INTENTION ENTRE LA REPUBLIQUE D’AFRIQUE DU SUD ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SUR LA COOPERATION DANS LES DOMAINES DE LA GEOLOGIE ET DES RESSOURCES MINERALES ET PETROLIERES

  

La République d Afrique du Sud et la République Centrafricaine appréciant à leur juste valeur les relations politiques étroites et cherchant à renforcer davantage les liens économiques en général et dans les domaines de la géologie et des ressources minérales et pétrolières en particulier se sont rencontrées à Bangui République Centrafricaine du 17 au 22 Octobre 2016. Lesdites rencontres ont permis d'approfondir les excellentes relations bilatérales entre la République d'Afrique du Sud et la République Centrafricaine par des discussions politiques et techniques.

 

CONSIDÉRANT   que   le   Gouvernement   de   la   République   Centrafricaine   et   le Gouvernement de la République d'Afrique du Sud (ci-après dénommés collectivement « les Parties » et individuellement « la Partie »);

RECONNAISSANT que la République Centrafricaine et la République d'Afrique du Sud sont toutes deux dotées de riches ressources minérales ;

CONSIDÉRANT qu'un Contrat Cadre a été signé en avril 2006 par les parties incluant aussi la coopération dans l'exploitation minière et que les parties souhaitent signer une Déclaration d'Intention .{ci-après dénommé « Déclaration d'Intention») concernant la coopération dans le domaine de la géologie, des ressources minérales et pétrolières ;

CONSCIENT de la position centrale de la Vision de développement des secteurs miniers des Parties et construisant (se basant) sur les efforts de coopération existants de la coopération multilatérale de l'Union Africaine ;

REALISANT que la coopération dans le domaine de l'exploration des ressources minérales et pétrolières, le développement et le bénéfice n'est possible qu'à travers des mesures objectives et coordonnées ;

CHERCHANT à renforcer l'économie mutuelle et le bénéfice social provenant de la gestion responsable des ressources minérales et pétrolières ;

RECONNAISSANT la nécessité de la mise en œuvre d'une approche politique de développement durable et la mise en œuvre des politiques des ressources minérales et pétrolières qui tiennent compte des questions économiques, sociales et environnementales ;

RECONNAISSANT que les Parties collaborent dans le cadre du présent Protocole d'Accord en vue d'améliorer la collaboration entre la République Centrafricaine et la République d'Afrique du Sud et, en même temps, renforcer et resserrer les liens entre les deux Parties ;

Les Parties conviennent de finaliser et de signer la présente Déclaration d'intention dans les domaines de la géologie et des ressources minérales et pétrolières en Octobre 2016 pour renforcer la coopération dans les domaines suivants :

Coordonner les relations bilatérales dans les  domaines de la géologie, de l'exploration, de l'exploitation minière, le traitement et la valorisation des minerais ainsi que la participation conjointe dans des organisations intergouvernementales et internationales ;

Mener des discussions et des échanges des points de vue et des informations sur les politiques minières des deux pays, en vue de permettre l'apprentissage et l'adoption des meilleures pratiques, la promotion delà Vision Minière Africaine et son appropriation;

Promouvoir une exploitation minière responsable et durable et le développement des minéraux   dans   les   deux  juridictions   en   ce   qui   concerne la gestion environnementale, le développement communautaire, la santé et sécurité minière dans les exploitations à grande, moyenne et petite échelle et artisanale ;

Appuyer et promouvoir la coopération entre les entités et institutions concernées des deux pays dans le secteur minier avec une référence spéciale aux institutions en charge de la géologie   à travers l’élaboration des bases de données
géologiques et minières, les systèmes cadastraux, les institutions de recherches minières et pétrolières, le traitement et la gouvernance;

Echanger    les  expertises,  les  compétences  et renforcer les  capacités des ressources  humaines  dans   le  secteur  minier  par  la   collaboration  entre  les institutions académiques et de recherches;

Promouvoir  les  liens  plus  étroits  entre  les  secteurs   miniers  dans  les  deux juridictions avec d'autres secteurs de l'économie tels que    l'agriculture, l'eau et l'énergie et encourager la coopération dans le développement de l'exploitation minière, de l'augmentation de la valeur ajoutée et du bénéfice, y compris, mais de manière non exhaustive, l'or, le diamant, le fer et le pétrole, etc ;

Appuyer  conjointement  la   promotion   et   la   collaboration dans le   cadre  de l'investissement dans les projets miniers et apparentés.

La présente déclaration est signée en deux exemplaires originaux en Français et en Anglais, les deux textes faisant foi.

 Fait à Bangui, le

  

POUR LE GOUVERNEMENT DE LA

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Léopold MBOLI FATRAN

 

Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique

 

POUR LE GOUVERNEMENT DE LA

REPUBLIQUE D'AFRIQUE DU SUD

 

Godfrey OLIPHANT

 

Ministre Délégué des Ressources Minérales

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse : 19.10.2016

Situation : République centrafricaine

Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido

Affaire Bemba et autres : quatre accuses maintenus en liberte conditionnelle en attente du prononce de penalites ; le cinquieme reste en detention

Aujourd'hui, 19 octobre 2016, la Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé qu’Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido resteront en liberté conditionnelle en attendant le prononcé des pénalités à leur encontre. Cette décision a été annoncée lors d’une audience publique après les observations des parties, suite au verdict de culpabilité dans cette affaire. La Chambre prononcera les pénalités dans cette affaire en temps voulu.

Jean-Pierre Bemba Gombo est actuellement détenu par la Cour dans le cadre de l’affaire principale, dans laquelle il a été reconnu coupable et condamné à 18 années d’emprisonnement.

Contexte : Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido avaient été mis en liberté conditionnelle pendant leur procès, sur décision de la Chambre de première instance VII du 17 août 2015.

Ce jour, la Chambre de première instance VII a déclaré Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido coupables de plusieurs atteintes à l’administration de la justice. Ces atteintes ont eu lieu en lien avec les faux témoignages livrés par des témoins de la Défense dans une autre affaire contre Jean-Pierre Bemba Gombo devant la CPI

 

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et chef de l’unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou au +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

 

 

INTERNEWS : LES JOURNALISTES CENTRAFRICAINS OUTILLES SUR LE ROLE ET LE FONCTIONNEMENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

Connaître le rôle et le fonctionnement de l’Assemblée Nationale et informer le public centrafricain, c’est l’essentiel tiré de l’atelier de renforcement de capacité des journalistes centrafricains qui s’est déroulé durant cinq (5) jours dans les locaux de l’ONG Internews à Bangui. Cet atelier a vu le jour avec le soutien des OGNs IRI, Mercy corps, RJDH et ROND

Tout était parti en effet des principes fondamentaux du journalisme parlementaire. Il s’agira de comprendre le parlement centrafricain, son fonctionnement, son rôle dans un pays en crise dans l’objectif de mieux informer les citoyens dans la plupart ne connaissent pas le rôle des députés. Pour cela, le journaliste parlementaire est celui qui se consacre aux activités du parlement : l’Assemblée Nationale et le Sénat pour les pays qui en ont. Il joue le rôle d’intermédiaire entre l’élu et les citoyens, pousse les élus à avoir la culture des résultats et rendre compte à ses électeurs, incite l’élu à la transparence. La documentation est à la base de la pratique d’un bon journalisme parlementaire car, l’Assemblée Nationale ne traite qu’avec des textes de lois qu’il faut absolument connaître. Après la documentation, le journaliste parlementaire fait son travail naturel d’informateur. Il peut donc : couvrir les différentes sessions parlementaires, les missions parlementaires, les déplacements d’un député dans sa circonscription, savoir interpeller les lois pour les rendre plus accessibles …

L’honorable Davy Yama, en se focalisant sur la constitution du 30 mars, a expliqué que l’Assemblée Nationale et le Sénat ont pour rôle de voter les lois, contrôler les actions gouvernementales. Le Bureau de l’Assemblée Nationale actuelle est composé d’un (1) président, trois (3) vice-présidents, trois (3) secrétaires parlementaires, des présidents des huit (8) commissions et des dix (10) groupes parlementaires. Cet exposé de l’honorable Davy Yama a permis aux journalistes de faire une descente au niveau  de l’Assemblée Nationale afin de se documenter sur le fonctionnement de ladite institution. Vous allez le découvrir dans nos précédentes parutions.

Bénistant MBALLA

 

 

LA FLAMBEE DE PRIX DES DENREES ALIMENTAIRES EST INQUIETTANTE

 

Bangui, la capitale fait face aujourd’hui à une augmentation de prix des produits de première nécessité. Nous citons entre autres la viande de bœufs, les poulets de chaire, importés pour la plupart du Cameroun, les oignons et ails, même les chenilles et les poissons qui sont des denrées alimentaires locales. La liste n’est pas exhaustive.

Conséquence directe, le panier de la ménagère est vide à Bangui. Nous osons croire aussi que ce phénomène de hausse de prix touche également nos villes de province. Car dans certaines villes, les activités agricoles, de pêche, de la chasse, de la cueillette, de l’élevage sont pratiquement inexistantes. Nous citons en exemple les villes de Kaga-Bandoro, de Bouca, de Bambari où les tensions communautaires sont encore vivantes.

S’agissant de la viande de bœuf, n’en parlons pas. Les évènements meurtriers qui se sont produits à Kaga-Bandoro et sur l’axe Grimari-Sibut où les Casques Bleus ont été attaqués, alors qu’ils escortaient des véhicules, ont aggravé le convoyage des bœufs pour approvisionner la ville de Bangui. Pour un ménage de cinq (5) personnes, il faut nécessairement acheter la viande de bœuf pour cinq mille francs (5000F) CFA afin de subvenir aux besoins de la famille. Mais là, chaque membre de la famille doit se contenter d’un morceau préparé. Le père et la mère, sils ont la chance, peuvent espérer à deux (2) morceaux chacun. Les vendeurs de poissons frais et fumés, des chenilles, de la viande boucanée des animaux de brousse, de la viande fraîche de cochons et cabris, ont profité de la rareté de bœufs sur les marchés pour augmenter à un rythme exponentiel leur prix.

Et la rédaction de « Centrafric Matin », s’interroge en ces termes : est-ce que les vendeurs de ces produits de première nécessité se soucient de leurs compatriotes ? Absolument pas, car c’est depuis plus des décennies que le salaire des fonctionnaires est resté stationnaire. En plus de cela, beaucoup de Centrafricains ont tout perdu dans cette crise qui ne dit pas son nom : des meubles et immeubles. Ils sont dépourvus de tout et sont nus comme un ver de terre. Devant cette flambée de prix des denrées alimentaires, que feront-ils pour joindre les deux (2) bouts ? Leurs enfants mangeront-ils quand ils reviendront de l’école ? C’est toute la question qui se pose avec plus d’acuité.

Cette situation doit interpeller le Gouvernement que dirige SimpliceSarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat professeur Faustin-Archange Touadéra. Car pour travailler normalement afin de développer le pays, il faut nécessairement manger à sa faim. Et on dit le plus souvent que « ventre plein, nègre content ». Mais comme le ventre du nègre n’est pas plein, sera-t-il content ? Le ministre du Commerce, celui de l’Agriculture et de  l’Elevage, doivent se jeter à l’eau pour pallier à cette hausse de prix des denrées alimentaires. Cette situation est très inquiétante car les femmes commencent déjà à se plaindre. Et nous savons tous que quand la femme se fâche, c’est grave. Car, si déjà avec 4000 ou 5000F CFA, une femme n’arrive pas à payer, ne fusse que, un morceau de viande et des condiments, c’est que la hausse de prix a franchi le seuil de l’intolérable.

Donc, mieux vaut arrêter cette situation qui perdure car elle peut encore être source d’une nouvelle crise. C’est pourquoi nous attirons l’attention du gouvernement sur ce cas bien précis. Il est intolérable que le prix des produits locaux, puisse aussi s’envoler comme si ces denrées sont importées des pays européens. Et chaque fois qu’on pose la question à ces vendeurs pour savoir pourquoi ils augmentent leur prix, ils nous répondent ainsi : « Nous rencontrons trop de tracasseries de la part des groupes armés. Ils nous exigent de fortes sommes à payer avant de franchir leur barrière. C’est ce qui fait que, quand nous arrivons à Bangui avec nos produits, nous sommes obligés d’augmenter le prix. Sinon, nous jouons aux pertes ». Mais si nous prenons le cas des chenilles qui viennent de la préfecture de la Lobaye et qui se vendent très chers, est-ce que ce raisonnement tient debout ? A vous d’y méditer et de nous donner une réponse claire, précise et nette.

Mais il convient de signaler que c’est le centrafricain qui tue le centrafricain. Et cette thèse se justifie par rapport à la hausse de prix des denrées alimentaires qui se produisent localement. Nous exhortons ces vendeurs à se soucier de leurs compatriotes en leur vendant des produits de première nécessité à bas prix. Car c’est tout le monde qui déplore cette flambée de prix des denrées alimentaires à Bangui et dans nos provinces.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

PLUS DE 08 PERSONNES TUEES, LA SOCIETE CIVILE ACCUSE LA MINUSCA, CELLE-CI REJETTE ET LE GOUVERNEMENT CONDAMNE

 

La ville morte lancée par la société civile est aussi marquée par les violences dont plus de huit (8) morts. La société civile a accusé la Minusca d’avoir tiré sur la population civile, accusation rejetée par l’institution onusienne qui parle des opérations de démantèlement des barrières et le gouvernement accuse la société civile d’être à la solde des politiques qui visent à porter un coup dure à la table ronde de Bruxelles prévues pour le 17 novembre.

Joint par le RJDH, Gervais Lakosso rend responsable la Minusca des tueries « les éléments de la escorte du représentant spécial des Nations Unies ont tiré sur la population au quartier Sango qui manifestait les mains nues et pacifiquement. C’est une manifestation responsable et depuis le matin, ces armes lourdes qui sont écoutées, c’est la Minusca seule  qui a tiré pour intimider la population » a-t-il indiqué.

Accusation rejetée par Vladimir Montéiro porte-parole de la Minusca qui n’a pas donné de bilan « nous ne tirons pas sur la population civile, nous sommes intervenus pour enlever les barricades érigées par des manifestants dont certains étaient d’ailleurs armés, nous sommes intervenus, il y a des tirs de sommation et nos troupes ont fait usage de gaz lacrymogène pour enlever les barricades sur certains points » a-t-il affirmé.

Le gouvernement condamne l’action de la société civile et dénonce l’instrumentalisation par les politiques sans citer des noms « la société civile c’est l’arbre qui cache la forêt, nous savons que ce sont les hommes politiques qui sont derrière et qui manipulent l’opinion en demandant aux jeunes d’ériger des barricades et ils sont connus des services de police et de justice » a martelé le porte-parole du gouvernement, Theodore Joussot.

Selon lui, l’action des politiques vise à nuire à la table ronde de Bruxelles « les enquêtes de la police sont en cours et le moment venu, le garde des sceaux va faire une déclaration à la presse et le contenu du plan ourdi contre les institutions de la République et ce qui est visé in fine, c’est la table ronde de Bruxelles » a-t-il ajouté.

La ville morte est l’aboutissement de la pétition lancée par le groupe de travail de la société civile pour demander le retrait des forces de la Minusca et le réarmement des forces armées centrafricaines (FACA).

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UN CALME PRECAIRE REGNE DANS CERTAINS QUARTIERS DE BANGUI

A la mi-journée de la ville morte souhaitée par la société civile, certains arrondissements de la capitale sillonnés par le RJDH sont calmes, mais les activités restent toujours paralysées. Cependant, vers Begoua et Km5, les habitants vaquent librement à leurs occupations.   

Les grandes artères  de la ville de Bangui sont restées paralysées depuis ce matin, les véhicules ne circulent pas. Bienvenu, habitant le 5ème arrondissement explique que le secteur est calme, mais selon lui certains hommes politiques se seraient mêlés à l’appel de la société civile.

« Ce matin, nous avons vu Joseph Bendounga qui sillonnait les quartiers sur sa moto, demandant à la jeunesse de résister mais de ne pas faire sortir des armes pour tirer sur qui que ce soit. Nous, on se demande est-ce que c’est juste l’appel de la Groupe de Travail de la Société Civile ou c’est un autre plan?  La population est terrée de peur. Et certaines personnes circulent avec des armes et des grenades alors que c’était juste un appel pour une ville morte et demain, tout le monde devait reprendre les activités » a-t-il constaté.

Un manifestant de 6ème arrondissement de Bangui fait l’état de lieu en ces termes : « On peut compter au total 15 barricades, sur les axes Bimbo-Petevo en allant vers Kolongo. Il n’y a pas de circulation. Tous les commerces sont fermés, le marché est vide. C’est très tôt ce matin que certains commerçants avaient ouvert leurs portes mais vers 06 heures, tout a été fermé, même les pousses-pousses ne circulent pas » a expliqué Blaise.

Si plusieurs quartiers sont paralysés, au Pk12 par contre les activités ne sont pas affectées par le mot d’ordre de la société civile «  les gens vaquent librement à leurs activités, les véhicules de transport en commun  arrivent de l’intérieur du pays et sont stationnés au niveau de la station total de pk12. Les commerçants sont en place, les buvettes ont ouvert, les vendeuses des viandes boucanées et autres ont vite repris leurs activités», a décrit  Adrien un habitant de la localité.

Cette journée ville morte est lancée coïncide à célébration ce 24 octobre de la journée internationale des Nations Unies.

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VILLE MORTE PASSEE INAPERÇUE DANS LES PROVINCES

La majorité des villes de province n’a pas observé la journée ville morte lancée par une partie de la société civile contre les troupes de la Minusca. A Bossangoa, la population célèbre la journée mondiale des Nations Unies.

Le groupe de travail de la société civile a lancé une pétition afin de demander le retrait des forces de la Minusca de Centrafrique. Les raisons évoquées sont entre autres, la connivence de celle-ci avec les groupes armés et la passiveté dans la restauration de la sécurité à l’intérieur du pays.

 Plusieurs sources contactées par le RJDH ont relevé que le mot d’ordre n’a pas été respecté suite au manque de sensibilisation, « nous avons été informés sur RFI de la tenue de ville morte. Tous les secteurs sont opérationnels », a relevé une source de la ville de Boali. Même situation à Bambari où les activités scolaires, commerciales sont effectives et sans relâche, sauf que les habitants étaient dans la psychose.

A Nzako, ce mot d’ordre est timidement observé,  « l’administration est fermée. Mais les activités scolaires, commerciales, agricoles sont opérationnelles. L’information de cette ville morte n’a pas été expliquée à la population de la ville de Nzako », a expliqué un agent de l’Etat joint par le RJDH. Plusieurs autres villes des provinces n’ont pas observé le mot d’ordre.

Pendant qu’à Bangui la population observe la ville morte, les habitants de la ville de Bossangoa célèbrent la journée mondiale des Nations Unies, ce 24 octobre 2016.

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BANGUI ENTRE VILLE MORTE ET TIRS NOURRIS

 

La ville de Bangui est paralysée suite au mot d’ordre de ville morte, lancé par le groupe de travail de la Société Civile pour réclamer le retrait des casques bleus onusiens. Des tirs sont entendus depuis 6h du matin pour disperser les manifestants. Des sources concordantes huit (8) corps dont 4 femmes et 4 hommes sont transportés dans les morgues de la capitale.

Tous les arrondissements de Bangui sont touchés par les manifestations. Les barricades sont érigées sur les artères de la capitale et les pneus brûlés empêchant toute circulation. Les commerces ont été fermés à travers la ville et les patrouilles de la Minusca sont limitées.

Malgré l’appel du gouvernement lancé par le premier ministre au travail, l’administration est encore paralysée, certains hôpitaux comme l’hôpital communautaire de Bangui ont un accès très difficile à cause des manifestants.

Des tirs sont entendus dans plusieurs arrondissements et la situation n’est pas encore maitrisée à 9h GMT par les forces onusiennes et les forces de sécurité intérieure qui continuent de disperser les manifestants par des tirs à gaz lacrymogène et à l’arme légère.

La société civile avait lancé une pétition depuis six jours pour réclamer le retrait des forces onusiennes, accusées de passivité face aux violences dans le pays. La Minusca avait rejeté les accusations et les déclarations contre ses troupes. Cette ville morte intervient après celle dénommée « le temps de Béafrika » organisé en 2015 par la société civile.

 

*********  RJDH *********

 

LA MINUSCA FUSTIGE LA PRESSE, MAIS A DEJA PACTISE AVEC LE DIABLE

 

Il ne se passe pas une semaine, sans que la Minusca par le biais de son porte-parole, Vladmir Monteiro et son Directeur de la communication, Hervé Verhoosel ne fustigent la presse écrite centrafricaine. Tantôt qualifiée d’ordurière, tantôt décrite comme « n’ayant pas le niveau d’écriture requis », tantôt qualifiée d’une « presse aux abois financièrement », et qui sans les parutions de la Minusca dans ses pages, aurait déjà disparu, et qu’il n’y aurait plus de presse écrite en RCA. Mais un constat s’impose : comment vivait la presse écrite centrafricaine avant l’arrivée tonitruante des ballets UN de la Minusca ? Il y a toujours eu historiquement une presse écrite en RCA, qui de surcroît, a été plurielle et l’est toujours, avec plusieurs sensibilités, plusieurs lignes éditoriales, une liberté de ton qui est à saluer. Si les journalistes centrafricains ont le malheur d’écrire que la Minusca est incompétente, complice des Séléka, protège l’assassin du Commandant Mombéka, assassin dont elle connaît pertinemment la position, mais qu’elle se refuse d’aller arrêter, on ne sait pourquoi.

Directement, la Minusca déplore que la presse écrite centrafricaine est agressive, démagogue, partiale, azimutée par des clichés et autres poncifs sur la force onusienne. Or, force est de constater que sur le terrain, les faits sont accablants pour la Minusca, et pour cause, la Minusca vient d’interdire l’entrée des gendarmes centrafricains à Kaga-Bandoro, pour quelle raison ? La Minusca ne fournit aucune raison, et c’est bien là le problème. Pourquoi la Minusca refuse-t-elle de coopérer avec les Forces de Défense de Sécurité (FDS) ? La ficèle est grosse et le stratagème maladroit. La Minusca entend protéger les milices Séléka, et n’a pas intérêt à voir la RCA se stabiliser. Car le véritable enjeu pour la Minusca, c’est de laisser perdurer l’insécurité (pourtant déjà chronique) de la RCA, de dissuader les investisseurs potentiels (qui permettraient ou à tout le moins contribueraient au décollage de la RCA) en continuant à bénéficier des gros salaires (12 millions de F CFA par mois pour les cadres de la Minusca, et jusqu’à 30 millions de FCFA par mois pour le Représentant Spécial du Secrétaire général en RCA, Onanaga-Anyanga). Dites-nous, qui peut renoncer à un tel salaire en laissant la RCA accéder à la paix, et la laisser se stabiliser définitivement ? Pas les gens de la Minusca en tout cas.

Aussi, tout le personnel estampillé UN, grassement payé, n’a au demeurant aucun intérêt à œuvrer pour la paix en RCA, à sauver les populations centrafricaines des mains de leurs bourreaux, et à laisser prospérer le mal en terre centrafricaine pour qu’y règne encore le chaos et la désolation, seuls ferments qui alimentent la Minusca.

Une chose est sûre, la Minusca a sauvé la vie au FDS envoyées au Kaga-Bandoro, pour ne pas dire à l’abattoir. Nos FDS n’ont pas la logistique nécessaire pour faire face à quoi que ce soit. n’eut été l’opposition de la Minusca, le ministre Jean-Serge Bokassa ne dirait pas ce qu’il est entrain de dire aujourd’hui face aux parents des victimes.

Jonas DEMBA

 

LE HAUT CONSEILLER BLANDIN SONGUEL A FAIT LE BILAN DE SON PASSAGE AU HCCT A SES CONFRERES DE LA PRESSE ECRITE

 

Le Haut Conseiller à la Communication, Blandin Songuel, a animé une conférence de presse, à la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ), le vendredi 21 octobre 2016. Le but de cette conférence de presse, est de faire le bilan de trois (3) ans de son passage au Haut Conseil de Communication de la Transition (HCCT), à ses confrères et consœurs de la presse écrite.

D’entrée de jeu, Blandin Songuel a signifié, « je prends la parole en mon nom propre, en tant que professionnel et représentant de la presse écrite au HCCT. Le but de cette conférence de presse est de vous faire un bref bilan de mon passage au HCCT par la presse écrite. D’où j’ai le devoir et l’obligation de vous rendre compte de la mission que vous m’aviez confiée. Des onze (11) correspondances adressées au nom du HCCT à nos partenaires à l’étranger, sept (7) d’entre-elles sont initiées par moi, bien que cela ne relève pas de ma compétence. C’est donc une marque de confiance que m’aviez placée le président du HCCT. J’ai eu à effectuer pour le compte du HCCT, trois (3) voyages à l’extérieur qui sont très rentables. Parmi les dix-sept (17) projets mis en chantier par le HCCT, quatre (4) ont été financés et réalisés (le face-à-face presse audio visuelle et la presse écrite à la MPJ ; l’élaboration du Code de Bonne Conduite lors des élections de 2015-2016 ; le face-à-face de la presse écrite avec la Minusca ; et les voyages à l’extérieur). Autre projet réalisé, c’est le face-à-face entre les deux (2) présidents au second tour des élections , et un ouvrage y relatif à mettre à mon actif. J’ai eu aussi à traverser des difficultés (cas de ma sanction de manière illégale par le HCCT. Je vous dis que je suis victime de l’arbitraire. Mais comme c’est une décision collégiale qui a été prise, j’ai du la respecter. Cas du véhicule affecté par la présidente de transition au HCCT, pour servir de liaison, utilisé à d’autres fins, que j’avais dénoncé). Aujourd’hui, je fais partie des rédacteurs du Comité chargé de l’Elaboration des textes organiques de six (6) autres institutions de la République », a-t-il conclu.

 

 Le Petit Yékoa

 

 

 

 

 

 

CEREMONIE DE REMISE DE 18 TALKIES-WALKIES ET DE 40 TENUES A LA POLICE MUNICAPALE DE BANGUI PAR LA DELEGATION DE LA COMMUNE DE CHECY EN FRANCE

 

Une cérémonie officielle de remise de 18 talkies-walkies et de 40 tenues à la police municipale de Bangui, par la délégation de la commune de Checy en France, s’est déroulée dans la salle de conférence de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (DSVB), le mardi 25 octobre 2016, à 10 heures 45 minutes. Et ce, sous la houlette du Président de la DSVB, Emile-Gros Raymond Nakombo.

Selon le Chef de la délégation et adjoint au maire de la commune de Checy, Rémy Rabillard, « C’est dans le cadre d’une convention de coopération décentralisée, signée en 2009 entre les deux (2) communes. Et plusieurs actions ont été menées dans le cadre de cette convention, telle que la formation des policiers municipaux de la ville de Bangui, et le voyage d’expérience de certains d’entre eux auprès de la commune de Checy en France. Mais suite à la grave crise militaro-politique qu’a connue la RCA, nous avions suspendu nos activités. Aujourd’hui, nous avons jugé opportun de les reprendre. D’où la remise de ces 18 talkies-walkies et 40 tenues à la police municipale de la ville de Bangui. C’est pour la rendre plus propre et plus dynamique dans l’exercice de sa profession. Il y a aussi des actions de développement qui se font avec la DSVB, de concert avec certains départements ministériels. Et le tout, sous la supervision de l’Ambassade de France en RCA ». Tout est bien qui finit bien. C’est donc une bouffée d’oxygène pour la police municipale de la ville de Bangui.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

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