Tous les Info du Mardi 27/12/2016

Cm n 2373 du mar 27 decembre 2016

 

LES 04 GRANDS EVENEMENTS DE 2016, AYANT MARQUE LA VIE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

L’année 2016 qui va passer dans cinq (5) jours, a connu quatre (4) grands évènements majeurs, ayant marqué la vie de toute la nation centrafricaine. Il s’agit entre autres du retour à l’ordre constitutionnel ; de la réussite de la table ronde de Bruxelles ; de l’élévation de l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, comme Cardinal ; et la commémoration en grande pompe du 58ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

1.Le retour à l’ordre constitutionnel

Après plus de trois (3) ans de transition « chancelante », émaillée de tueries, d’incendies des maisons et villages, de destruction et pillages systématiques des édifices publics et privés, sans oublier les autres exactions et crépitements d’armes lourdes et légères de guerre, les électeurs centrafricains, de deux (2) sexes, déterminés, se sont mobilisés comme un seul homme, pour élire massivement, et surtout démocratiquement, leurs nouveaux dirigeants politiques (président de la République et députés de la nation). La fin du régime transitionnel a cédé la place au retour à l’ordre constitutionnel, c’est-à-dire à un régime démocratique, le 30 mars 2016. Fait marquant par la promulgation par décret de la nouvelle Constitution du pays par la présidente Catherine Samba-Panza, et l’investiture officielle du président de la République, démocratiquement élu, Faustin Archange Touadéra, par les juges de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT).

2.La réussite de la table de Bruxelles

La table ronde de Bruxelles en Belgique du 19 novembre 2016, a été une réussite éclatante. Car l’« Union Sacrée » des Forces Vives de la Nation autour du plan de relèvement post conflictuel de la RCA, présenté aux bailleurs de fonds, par le régime du président Touadéra, avait porté de bons fruits. Et ceci à 99,99 % des engagements promus par les bailleurs de fonds, et échelonnés sur trois (3) ans à compter de l’année 2017. Nous souhaitons que cette « Union Sacrée » puisse se renforcer davantage au plan national, autour des actions du gouvernement, pour le bien-être du peuple centrafricain et le réel décollage socioéconomique de la RCA.

3.L’élévation de l’archevêque de Bangui comme Cardinal

C’est un fait inédit qui a très marqué la vie de tout le peuple centrafricain en général. L’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, a été élevé comme Cardinal par le pape François, le 19 novembre 2016. Et c’est le plus jeune cardinal parmi les cinq (5) religieux africains qui ont reçu un tel couronnement papal, pour avoir œuvré pour la paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble en RCA, au temps fort de la crise militaro-politique.  Il convient de souligner qu’il a été aux côtés de deux (2) autres serviteurs de Dieu, le pasteur Nicolas Guérékoyamé-Gbangou et l’imam Kobine Layama. C’est pour autant dire qu’être artisan de la paix, est la meilleure des choses au monde. Car la « paix n’a pas de prix, de couleur, de nationalité et de frontière », dit-on.

4.La commémoration en grande pompe du 58ème Anniversaire de la proclamation de la RCA.

Interrompue depuis le coup d’Etat de la nébuleuse ex-coalition Séléka, le 24 mars 2013, la commémoration du 58ème anniversaire de la RCA, de ce 1er décembre 2016, a été célébrée en grande pompe tant à Bangui, la capitale que dans certaines grandes villes du pays. Et dans la dignité et la liesse populaire, sans aucun incident majeur.

Tous ces quatre (4) grands évènements majeurs sont déjà prometteurs et pleins d’espoir pour la RCA et tout son peuple pour cette nouvelle année 2017 qui débutera dans peu de jours. Que Dieu bénisse son peuple de la RCA, pays situé au cœur du continent africain.

Le Petit YEKOA

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LES 90 % DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE ONT TOURNE LA PAGE SOMBRE : LES GROUPES ARMES RECALCITRANTS DOIVENT DEPOSER LES ARMES

 

Il n’y a plus d’objectif politique à attendre par les groupes armés encore actifs. Toutes les revendications à propos de la marginalisation du Nord, ont été prises en compte par le plan Marshall de Bruxelles. De plus, la Communauté internationale a des projets d’urgence dans les régions du Nord. Il s’agit de projets destinés à encourager les populations du Nord, principalement celles des préfectures de Vakaga, Bamingui-Bangoran, Haute-Kotto, Nana-Gribizi et Haut-Mbomou. Toutes les régions de la RCA seront désormais traitées de la même manière. D’ailleurs, aucune préfecture de la RCA n’est plus avancée que d’autres. Dans un futur proche, il y aura des maires élus, destinés à prendre à bras-le corps le développement des six régions de la RCA.

Les revendications originelles de l’ex-coalition Séléka portaient sur la marginalisation des régions. Personne n’a rejeté cette revendication qui a servi de socle à la prise du pouvoir le 24 mars 2013. Malheureusement, le pouvoir Séléka a confondu les tueries, les pillages, les braquages, les destructions, à la gouvernance d’un pays, deux choses diamétralement opposées. L’ex-coalition Séléka ne devient s’en prendre qu’à elle-même. C’est la CEEAC qui ne pouvait plus tolérer un tel degré de carnage. Djotodia a cédé son fauteuil à une autre équipe de transition, sous la diligence de Catherine Samba-Panza. Les élections ont accouché des institutions démocratiques, au Palais de la Renaissance et à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. La RCA est en marche vers la paix, la Réconciliation Nationale et la cohésion sociale. Le gouvernement s’active à l’après Bruxelles pour traduire dans les faits les sillages des Objectifs du Développement Durable en 2030.

Bozizé et Djotodia sont désormais disqualifiés. Les ennemis d’hier ne sont plus au pouvoir. Touadéra depuis son investiture, tend et continue de tendre une main fraternelle à ses frères des groupes armés, sur la base de la non violence et d’un dialogue franc et sincère. Le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) est en marche, certains éléments sont en formation sur les sites retenus. A quoi servent les tueries, les incendies de maisons et des villages qui se poursuivent ? Les mercenaires recrutés par l’ex-coalition Séléka ont tout emporté au Tchad, au Soudan, au Sénégal, au Mali, en Libye, au Niger et au Darfour. Les Centrafricains de l’ex-coalition Séléka sont restés démunis, pauvres, dépouillés de tout.

Depuis les fêtes du 1er décembre et de Noël 2016, les quatre-vingt-dix pour cent (90%) des Centrafricains ont tourné la page de la barbarie et s’orientent vers les activités quotidiennes, d’où une ferveur patriotique à fleur de peau. Chaque famille ( père, mère et enfants) a resserré les liens et tous les enfants ont été honorés. Tous les déplacements, tous mouvements, se faisaient avec l’ensemble de la famille. Les enfants étaient au cœur de la joie des parents. Et pourtant, les armes n’ont pas disparu comme par enchantement, elles sont là. Les Centrafricains aspirent à autre chose, à une vie de famille heureuse. Le Km 5 a été une parfaite illustration du vivre ensemble et de la cohésion nationale. Quel intérêt aujourd’hui à lever son arme sur son prochain, pour tuer et détruire ? Le 1er décembre et Noël symbolisent un appel pressant aux groupes armés récalcitrants, pour qu’ils entendent raison et écoutent la voix de la sagesse.

La Communauté internationale commence à s’impatienter. Sur quatorze groupes armés, dix (10) ont adhéré au processus DDRR, et attendent depuis plusieurs mois. Une vague est déjà en formation aux divers métiers pour contribuer à la reconstruction du pays. Les Forces Armées Centrafricaines sont en réhabilitation pour la sécurité et l’intégrité du territoire national. Cela prendra le temps qu’il faut. La contribution des ex-Séléka est attendue pour bâtir une vraie armée républicaine. Malheureusement, le processus traîne parce que certains groupes armés tiennent encore les armes et continuent de tuer, de détruire. Malgré leur comportement barbare, les autorités gardent patience et espoir, pour que nos frères regagnent les rangs. L’Armée Nationale est à rebâtir et donc, elle n’est orientée contre personne. Un pays digne de ce nom doit disposer d’une armée robuste, forte, pour défendre les institutions de la République et l’intégrité du territoire national. L’apport des ex-Séléka en hommes de troupe est très attendu. La Loi de Programmation Militaire, la Réforme du Secteur de Sécurité, la réhabilitation des FACA, de la Gendarmerie et de la Police sont en marche.

Il reste le FPRC, le RPRC, l’UPC et le MPC pour que la boucle soit bouclée. Les Centrafricains ont les yeux tournés vers eux, y compris la communauté internationale. Malheureusement, du temps précieux se perd inutilement au lieu d’avancer et de donner l’opportunité aux efforts de développement, pour améliorer les conditions de vie des Centrafricains, combattre la misère, la pauvreté et l’analphabétisme, un véritable fléau qui menace le devenir de la RCA. Les hôpitaux, les écoles, l’énergie, l’agriculture et l’élevage, les routes, autant de chantiers qui attendent d’être mis en œuvre. Ces groupes armés retardataires, n’ont plus le choix.

Julien BELA

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LES ENFANTS DE LA RUE, UN REEL DANGER : UNE JEUNE DAME, DEPOUILLEE DE SES 50.000F CFA ET SON TELEPHONE PORTABLE, CE DIMANCHE 25 DECEMBRE 2016

 

Les enfants de la rue envahissent le centre-ville de Bangui et développent au quotidien des actes barbares de tout genre : vol, consommation des chanvres indiens, des « tramadoles » et autres produits nocifs. Il ne se passe pas un seul jour sans que le Centrafricain lambda qui part faire ses achats, tombe dans le piège de ces fauteurs de troubles, implantés en plein centre-ville de Bangui. C’est le cas d’une dame, âgée d’une trentaine d’années, victime d’un cas de vol de la part des enfants de la rue, ce dimanche 25 décembre 2016 aux environs de 16 heures.

En effet, la jeune dame habitant le quartier Ouango était venue acheter de médicaments à la pharmacie Sambo pour son mari qui était gravement malade. Arrivée au centre-ville et précisément au niveau de la Banque BSIC où le mouvement des passants était dense, quatre (4) enfants de la rue étaient venus la bousculer. Dans ce petit geste, ils ont réussi à arracher la somme de cinquante (50.000) F CFA plus le téléphone portable dans le sac à main de cette jeune dame. Ce n’est que lorsqu’elle se trouvait dans la pharmacie pour se procurer des médicaments qu’elle s’est finalement rendue compte qu’elle est victime de vol. Le temps pour elle de revenir sur le lieu du forfait, les malfrats se sont déjà fondus dans la nature. La jeune dame pleurait à chaude larme du fait que c’est tout ce qui leur reste comme argent de nourriture. C’est la véritable traite négrière, une exploitation de l’homme par l’homme que les enfants de la rue développent incessamment au centre-ville de Bangui. Et ce, en présence des autorités en charge de l’administration du territoire et de la sécurité publique ainsi que de la municipalité de la ville de Bangui. Incroyable, mais pourtant bien vrai.

De tous les temps, nous nous sommes posé la question de savoir si le ministre de la Sécurité Publique de l’Administration du Territoire et le maire de la ville de Bangui sont-ils au courant des actes que ces enfants de la rue posent au quotidien sur les paisibles citoyens centrafricains ? Si oui, quelles ont été les dispositions prises ? Pourtant, la Rédaction de Centrafric Matin ne cesse d’interpeller le ministre de la Sécurité publique et le maire de la ville de Bangui sur ce sujet. Mais nous nous rendons finalement compte que rien ne semble les émouvoir. De tels actes nécessitent des mesures fortes et rigoureuses pour réduire la délinquance juvénile.

A ce titre, il faut la présence des Forces de Défense et de Sécurité et notamment la police et la gendarmerie qui doivent constamment patrouiller au Centre-ville le jour comme  la nuit. Et si de tels actes se produisent, ils doivent être prêts à intervenir pour traquer, arrêter les auteurs et les mettre à la disposition de la justice. Car, « Aux grands maux, les plus grands remèdes », dit-on. Un voleur est un hors la loi. Il est toujours prêt à agir comme bon lui semble. C’est pourquoi, il est nécessaire qu’on puisse trouver des solutions fortes vis-à-vis des actes qu’ils posent, causant la désolation au sein de la population civile. L’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) a-t-elle démissionné de ses fonctions ? Comment expliquer l’attitude de l’OCRB vis-à-vis du grand banditisme qui se développe dans la capitale centrafricaine ? Nous continuons de regretter l’ex directeur de l’OCRB, Mazangué. A son époque, les cas des braquages à main armée, des vols étaient réduits grâce à l’intervention musclée des éléments de l’OCRB. A un moment donné, Bangui la capitale était dans la paix et la sécurité. La population banguisoise pouvait se promener même jusqu’aux environs de 24 heures sans être agressée.

Certes, l’Etat n’a pas encore ses moyens de politique et particulièrement son armée nationale pour intervenir en temps réel. Mais avec le peu que nous avons, c'est-à-dire les éléments de la police et de la gendarmerie, il faut une lutte  acharnée contre les mauvaises pratiques, les vielles habitudes qui ont plongé le pays au fin fond de l’abîme. C’est aussi le sens de la rupture prônée par les nouvelles autorités du pays. La crise qui a frappé la RCA n’a épargné personne, des biens des particuliers ont été pillés, saccagés. Les conséquences demeurent la souffrance, la misère, la pauvreté et les maladies que la population continue de subir tous les jours. Or aujourd’hui, tout le monde cherche à se rattraper pour atteindre au moins le minimum d’une vie descente. Mais les actes que posent les enfants de la rue risquent un jour de mettre à rudes épreuves tous les efforts consentis dans le sens de la sécurité, de la paix et du développement. Des garçons bien valides qui se laissent emporter par l’oisiveté et préfèrent dépouiller, voler, braquer, constituent un facteur de sous développement pour le pays. Il faut chercher à les intégrer dans les Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) pour réduire le chômage, la délinquance et la criminalité.

Bénistant MBALLA

 

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UNE COMPAGNIE DE  B.I.T. 3 FORMEE : 

L’OPERATIONNALISATION EFFECTIVE DES FACA EST EN MARCHE

 

Du 19 septembre au 23 décembre 2016, une compagnie du Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT3) des Forces Armées Centrafricaines (FACA), a subi un entraînement opérationnel. Cette formation a été pilotée par la Mission Européenne de Training (EUTM) qui a pris sa fonction le 15 septembre dernier après que l’EUMAM lui a passé le relais. Au cours de cette formation opérationnelle, seulement cent quatre vingt-quinze (195) éléments des FACA du BIT3 ont obtenu leur parchemin de fin d’entraînement opérationnel, ce vendredi 23 décembre 2016. Et la rédaction de « Centrafric Matin » s’interroge en ces termes : avec cette première compagnie du BIT3 formée par l’EUTM, s’achemine-t-on réellement vers l’opérationnalisation effective des FACA ?

C’est toute la question que le peuple centrafricain se pose aujourd’hui. Car depuis le 24 mars 2013, date de la prise de pouvoir par la nébuleuse coalition Séléka, menée par Michel Djotodia Am Non Droko, l’armée centrafricaine semblait disparaître sur la scène nationale. Elle n’existait que de nom. Les combattants de la Séléka ont régné en lieu et place des vaillants fils du pays qui ont choisi le métier des armes, c’est-à dire les soldats centrafricains formés par l’Etat. Le fameux embargo sur les armes à destination de la RCA et sur les FACA, décrété par le comité de sanction des Nations-Unies, a enfoncé le clou. Profitant de l’absence de l’une des composantes de la souveraineté de l’Etat centrafricain, les rebelles Séléka et Anti-Balaka ont pris position dans certaines régions du pays. Leur premier objectif, c’est de tuer, massacrer la population civile qui tente de leur résister ou de s’opposer à leur diktat. Partout, des cris de détresse, les lamentations, les gémissements des populations civiles se font entendre sur le territoire centrafricain. Face aux exactions inouïes, ignobles, bestiales, indignes des groupes armés, des voix se sont levées pour demander la réhabilitation et le redéploiement des FACA sur l’ensemble du territoire

Aujourd’hui, ce que le peuple centrafricain réclamait à cor et à cri est entrain de se concrétiser doucement mais sûrement. L’EUTM répond d’une manière progressive aux attentes des Centrafricains, en formant une  compagnie du BIT3, composée de 195 éléments des FACA. C’est déjà un pas vers l’avant. Mais d’après les Centrafricains que nous avons croisés dans  les rues de Bangui, « 195 éléments du BIT3 formés par l’EUTM en l’espace de trois (3) mois, c’est très insuffisant. L’EUTM doit redoubler d’effort pour en former plus dans les trois (3) prochains mois à venir ». En réponse aux préoccupations du peuple centrafricain, le général commandant l’EUTM , Hautecloque a clairement affirmé lors de la conférence de presse qu’il a animé avec le ministre de la Défense Nationale et le chef d’Etat-major des armées, que l’EUTM envisage former deux (2) compagnies simultanément dans les jours à venir. Cette annonce prouve à suffisance que l’EUTM a la volonté de rendre optionnelles nos FACA.

  Le problème crucial qui se pose aujourd’hui à notre armée, c’est l’équipement. Une chose est de former, une autre est d’équiper ceux qui sont formés. Vous êtes sans ignorer que toutes les armes qui se trouvaient dans les différentes poudrières ont été toutes pillées et emportées par les combattants Séléka. Pour ce faire, il faut trouver des moyens, des matériels militaires pour mettre à la disposition de ces militaires formés. Sur ce, le chef d’Etat-major des armées, le général Ludovic Ngaïfeï a lancé un appel pressant au gouvernement et à la Communauté Internationale dans ce sens. Nous espérons que dans les jours à venir, ces 195 militaires qui ont suivi une formation d’entraînement opérationnel ne seront pas encore abandonnés à leur triste sort. Des efforts sont entrain d’être déployés pour les équiper car on ne peut former des militaires et les laisser pour compte. L’enseignant a besoin d’un stylo, d’un morceau de craie pour enseigner. Il en sera même pour ces soldats car il faut les doter d’une tenue militaire, d’une arme, et nous en passons.

Donc, il n’y a plus de souci à se faire. Au fur et à mesure que ces soldats centrafricains seront formés, ils deviendront automatiquement opérationnels. Le ministre de la Défense Nationale, Joseph Yakété et le chef d’Etat-major des armées, le général de division, Ngaïfeï y veillent au grain. Nous nous acheminons aujourd’hui vers l’opérationnalisation effective des FACA.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE N° 16/576

 

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DU FMI ACHEVE LA PREMIERE REVUE

DE L’ACCORD AU TITRE DE LA FEC EN FAVEUR DE LA REPUBLIQUE

CENTRAFRICAINE ET APPROUVE UN DECAISSEMENT

DE 16,8 MILLIONS DE DOLLARS

 

Le 19 décembre 2016, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la première revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) [1] en faveur de la République Centrafricaine. Le Conseil d’administration a pris sa décision selon la procédure de défaut d’opposition [2] . L’achèvement de la revue permet un décaissement de 12,525 millions de DTS (environ 16,8 millions de dollars), ce qui portera le total des décaissements au titre de l’accord à 25,05 millions de DTS (environ 33,6 millions de dollars).

Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC sur trois ans en faveur de la République Centrafricaine le 20 juillet 2016 (voir communiqué de presse no16/352 ) pour un montant de 83,55 millions de DTS (environ 111,9 millions de dollars, ou 75 % de la quote-part du pays au FMI).

L’exécution du programme jusqu’à fin août a été satisfaisante. Tous les objectifs quantitatifs et indicatifs fixés ont été atteints, à l’exception du critère relatif à la non-accumulation d’arriérés de paiements extérieurs, à propos duquel les autorités prennent des mesures correctives. L’accroissement des recettes fiscales, quoique conforme à l’objectif du programme, reste fragile. Toutes les réformes structurelles ont été mises en œuvre, quoique avec retard.

Cependant, un regain de violence freine la reprise naissante, avec des perturbations du commerce et de l’agriculture, et le taux de croissance pour l’année est de 4,5 %, soit moins que prévu initialement dans le programme. En outre, le regain de violence a entraîné une hausse des prix à la consommation. L’amélioration de la sécurité est une condition préalable à la bonne exécution du plan national en faveur du redressement et de la consolidation de la paix, avec pour objectif de renforcer la cohésion nationale et de redresser l’économie centrafricaine.

Il est essentiel que les autorités mettent en œuvre résolument leur programme de réformes structurelles pour favoriser la croissance économique et réduire la pauvreté. Une meilleure mobilisation des ressources intérieures, qui restent extrêmement faibles, facilitera une augmentation des dépenses dans les secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, la sécurité et l’investissement public. L’examen prévu de la politique fiscale, le renforcement en cours de l’administration de l’impôt et la simplification des exemptions fiscales devraient ramener progressivement les recettes fiscales à leur niveau potentiel. Les réformes visant à renforcer la gestion des finances publiques, ainsi qu’à améliorer la gestion de trésorerie et la transparence de l’exécution du budget sont en bonne voie. Il sera essentiel de renforcer le dispositif institutionnel de manière à mieux coordonner l’assistance technique des partenaires au développement afin de renforcer les capacités, d’améliorer la gouvernance, d’encourager le développement du secteur privé et d’attirer des investissements directs étrangers.

 

Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MEDIAS

 

[1] La FEC est un mécanisme de prêt qui apporte un accompagnement soutenu à moyen ou à long terme sous la forme d’un programme dans les cas de problèmes persistants de balance des paiements. Les détails de l’accord en faveur de la République Centrafricaine sont disponibles à l’adresse www.imf.org/external/country/CAF.

[2] Le Conseil d’administration arrête ses décisions selon la procédure dite du défaut d’opposition lorsqu’il convient qu’une proposition peut être examinée sans réunion formelle..

 

 

 

 

 

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FRAIS DE VACATION, SALAIRE, BOURSE ET

 PENSION SONT ENTRAIN D’ETRE PAYES AUX AYANTS-DROITS

 Malgré le difficile contexte financier du pays, suite à la grave crise militaro-politique sans précédent, qui a perduré depuis plus de trois (3) ans, l’actuel régime démocratique, issu des élections de 2016, ne ménage aucun effort pour répondre aux multiples attentes du peuple centrafricain en général, et de certaines de ses couches sociales en particulier. C’est ainsi que depuis le mardi 20 décembre 2016 jusqu’à ce jour, les professeurs vacataires du Fondamental 2, les fonctionnaires et agents de l’Etat, les étudiants boursiers et les retraités, sont entrain de percevoir leurs dus au Trésor Public et dans les différentes banques de la place. Et surtout avant la fin de cette année 2016.

De quoi donner du baume au cœur de ces catégories de couches sociales citées ci-haut, de pouvoir se réjouir et festoyer normalement, avec leurs familles et parents, la « Bonne Année 2017 ». Car c’est un événement universel le plus célébré par tous les voies et moyens, par les peuples du monde entier. Et la population centrafricaine ne pourrait rester indifférente face à un tel événement de réjouissance grandiose, mais surtout de réflexion et de présentation de leurs divers bilans d’activités de l’année précédente. Et ce, en commençant au niveau familial, puis sociétal pour arriver à celui national. Surtout après le retour du pays à la légalité constitutionnelle, depuis le 30 mars 2016.

Peuple centrafricain, c’est à toi et à moi, en un mot, à nous tous, de changer positivement nos manières de penser, d’être et de se comporter, pour faire de sorte que cette « année 2017 soit effectivement bonne pour nous tous ». Sinon…                                                             

 

Le Petit YEKOA

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DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LA DELEGATION PARLEMENTAIRE NOTE DES AVANCEES DANS LES ENQUETES SUR LES CRIMES EN RCA

Le Député de Baboua1 et président de la Commission Loi à l’Assemblée Nationale, Laurent Ngon-Baba a noté des avancées sur les dossiers de la RCA devant la Cour Pénale Internationale. Constat fait après sa participation à la 9ème Session de l’assemblée consultative des parlementaires mondiales tenu à Dakar du 09 au 10 décembre dernier.

RJDH : Honorable Laurent Ngon-Baba bonjour !

LN : Bonjour !

RJDH : L’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine a été conviée à la 9èmesession de l’Assemblée consultative des parlementaires de l’Action mondiale. Quels sont les enjeux de cette rencontre?

LN : D’abord, l’Action Mondiale des parlementaires est une organisation rattachée aux Nations Unies qui a pour mission d’œuvrer auprès des parlementaires pour aider les Etats membres de l’ONU à mettre en œuvre les différents instruments juridiques qui sont adoptés. L’objectif était de parler de la lutte contre l’impunité et le renforcement de l’Etat de Droit. La RCA a été représentée par trois parlementaires.

RJDH : Lors cette rencontre, certains pays manifestent leur volonté de se retirer de la CPI, quelle est la position de la RCA ?

LN : Effectivement, cette assemblée s’est tenue au moment où certains Etats qui avaient adhéré aux Statuts de Rome ou non ont exprimé l’intention de se retirer du statut notamment : la Gambie, l’Afrique du Sud, le Burundi et le Kenya. Nous nous sommes mobilisés pour faire en sorte que des actions soient menées auprès de ces Etats pour qu’ils ne se retirent pas. Puisse que, le traité sur la CPI a un fondement très important celui  de renforcer les dispositifs nationaux.

Nous avons pu rendre compte que c’est vrai la RCA est avancée dans le cadre du processus de la Cour Pénale Internationale, mais il reste certainement des choses à faire. Et donc l’Assemblée Nationale et le gouvernement vont œuvrer ensemble pour avancer les dossiers au niveau de la CPI. Donc, pour  la RCA, nous aurons à aider le gouvernement parce qu’il devrait avoir des lois à adopter dans le cadre la coopération avec la CPI.

RJDH : Est-ce que la délégation parlementaire centrafricaine a présenté certains dossiers relatifs à la situation actuelle du pays ?

LN : Nous avons fait des démonstrations sur les dossiers en ce qui concerne la coopération avec la CPI à partir des enquêtes qui sont déjà ouvertes devant la CPI. Donc aujourd’hui, la RCA constitue un exemple qui suit la CPI auprès des autres Etats. C’est en faisant le point de la situation sur les événements du pays, les dossiers de 2013 et les récents événements sont sur le bureau du Procureur de la CPI qui l’examine en ce moment.

RJDH : Quelles seront les dernières étapes après la rencontre de Dakar ?

LN : Vous savez les gens comprennent moins la question de la CPI en RCA. Nous allons faires des stratégies pour sensibiliser la population centrafricaine afin qu’elle comprenne l’importance de cet arsenal juridique international le mécanisme sur la CPI et de ce qui se fait sur la RCA.

RJDH : Monsieur Laurent Ngon-Baba merci

LN : Je vous en prie.

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L’UNICEF PRESENTE LA SITUATION DES ENFANTS DANS LE PAYS

La situation des enfants en Centrafrique reste toujours préoccupante, selon le rapport de l’UNICEF publié en ce mois de décembre 2016. Plus de tiers des écoles en République centrafricaine (36%) sont des structures provisoires.

Dans ce document, l’UNICEF rapporte qu’un tiers des enfants en âge scolaire ne va pas à l’école. Une situation qui se traduit par l’instabilité politique du pays.

En termes de moyenne, les statistiques de l’Unicef  ont montré un enseignant pour 91 élèves et le taux de scolarisation au secondaire est de 18%. L’Unicef souligne que près de 60% de la population centrafricaine à moins de 24 ans.

Sur le plan sanitaire en 2016, les campagnes de vaccination ont permis de protéger plus d’1,5 million d’enfants contre la rougeole, et plus de 870.000 enfants contre la polio. La moitié des femmes enceintes et le tiers des enfants vivant avec le VIH reçoivent un traitement ARV, lit-on dans ce document.

Le rapport note que « 41% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, ce qui compromet leur développement normal. Entre janvier et octobre 2016, plus de 20 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été traités », ajoute ce rapport de l’Unicef.

Selon l’Unicef, les jeunes avant 18 ans constituent 29% et avant 15 ans, 68% de cette tranche d’âge sont mariées et le taux de grossesse chez les adolescentes est de 45%.

Concernant la situation des enfants enrôlés, l’Unicef l’estime à 6.000 à 10.000 enfants au sein des groupes armés depuis le début de la crise en 2012. En janvier 2014, plus de 9.000 enfants ont été libérés et ont reçu l’assistance des partenaires de l’UNICEF.

Depuis janvier 2016, plus de 300 enfants ont été pris en charge et réunifiés avec leurs familles ou communautés avec l’assistance de l’UNICEF en 2016 et ses partenaires ont fourni de l’assistance psychosociale et médicale à plus de 1600 victimes de violences sexuelles.

Selon les chiffres les plus récents de l’Unicef, 29% des jeunes filles sont mariées avant l’âge de15 ans.

En 2017, cette organisation prévoit d’étendre sa couverture Centrafrique avec pour objectif d’atteindre 180.000 personnes.

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UNE COMPAGNIE DE L’ARMEE CERTIFIEE PAR L’EUTM ET OPERATIONNELLE EN JANVIER

La première compagnie du 3e Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT3) a été certifié valide et sera opérationnelle en janvier 2017. La validation s’est faite après 14 semaines de recyclage au Camp Kassaï à Bangui lors d’une cérémonie ce 23 décembre 2016.

Les Forces de Défense et de Sécurité sont sous embargo depuis 2014 et leur opérationnalisation est conditionnée par leur professionnalisation et restructuration après la crise de 2013. C’est dans cette logique que l’EUTM-RCA a clôturé la formation de la 1e compagnie du BIT3.

Lors de cette cérémonie aujourd’hui au Camp Kassaï, le Général de Division Eric Hautecloque Raïz, commandant la force de l’EUTM a souligné que ce recyclage est sujet de recouvrement de la capacité opérationnelle de l’Armée. Il a relevé que « pendant toute la durée du recyclage, les soldats étaient ont été motivés et ont toujours cherché à progresser et, avec la fierté des soldats centrafricains à recouvrir leur capacité opérationnelle », a-t-il indiqué.

Profitant de cette cérémonie, le chef d’état-major de l’Armée Centrafricaine, le Général Ludovic Ngaïfeï, a appelé « la communauté internationale et les partenaires à faire confiance à l’Armée pour la sécurisation du pays sans quoi tout investissement va au-vaut-l’ eau ».

Cette compagnie a reçu son certificat de fin de stage et sa mise en vert intervient près de deux mois après la ville morte demandée par la société civile pour exiger de la communauté internationale le redéploiement des FACA et le départ des forces de l’ONU dans le pays.

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L’ANNEE BLANCHE MENACE LES LYCEENS DE BIRAO

Trois mois après la rentrée officielle  des classes en Centrafrique, certains établissements d’enseignement n’ont pas encore repris leurs activités pour des raisons administratives. Birao, Chef-lieu de la préfecture de la Vakaga en est une belle illustration.

Les collégiens et lycéens de Birao située dans le nord-est de la RCA n’ont pas encore repris le chemin de l’école pour le compte de l’année scolaire 2016-2017.  Les portes du lycée de Birao sont encore fermées alors que  la rentrée scolaire a été officiellement lancée le 15 septembre dernier.

Le retard encouru pour l’ouverture des classes est lié à l’absence du personnel enseignant. Tous les instituteurs et professeurs sont restés à Bangui et ne veulent pas prendre leur fonction.

Dans la ville, seules les écoles du fondamental I fonctionnent avec qu’un seul enseignant qualifié. C’est le cas de l’Ecole Préfectorale de Birao qui a trois enseignants qualifiés et deux maitres-parents pour plus de 740 élèves. Tout comme l’école Dukiya et l’école Fondation Garba qui sont dans la même situation.

Interrogé sur la fermeture des classes, Alain, un jeune lycéen de Birao souligné que « l’avenir parait sans avenir pour eux ». Le garçon désire partir à l’école comme les autres enfants.

L’ombre d’une année si rien ne se fait

L’ombre d’une année blanche plane visiblement sur les lycéens de Birao qui ne savent plus à quel saint se vouer. Du côté de Bangui, c’est le silence des autorités en charge de l’éducation. La société civile de Birao de son côté a demandé au gouvernement de les assister pour sauver l’année scolaire. « C’est malheureux, nos enfants ont besoin d’aller à l’école, on a les yeux tournés vers le gouvernement », nous a répondu Moustapha Younous, l’Imam de la mosquée centrale de Birao.

La Vakaga est l’une des préfectures  de la RCA qui est paralysée depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en 2012. Son éloignement de Bangui et son « enclavement » constituent l’une des raisons de ce blocage si pour d’autres besoins tels que celui de la santé, les habitants de Birao se rendent au Soudan, mais sur l’éducation, cela est difficile.

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CENTRAFRIQUE : HAUSSE DU TAUX DE VIOLS SUR MINEURES A BANGASSOU

Les cas de viol sur mineures sont monnaie courantes à Bangassou. Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la ville, déplore ce triste bilan.

Le droit des enfants n’est pas respecté à Bangassou, a rapporté, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la localité, Nestor Mameneyaki.

Le Magistrat a déploré que « les viols sur mineures sont monnaies courante parmi les infractions que font la population de Bangassou ». Il a indiqué que la fréquence hebdomadaire de viol sur mineure « atteint jusqu’à 15 cas » avant de préciser que « ce sont des mineures âgées de 4 à 5 ans qui sont souvent victimes».

Selon le Procureur, le vol, les violences basées sur le genre et autres cas sont les délits récurrents à Bangassou.

Il a demandé au pouvoir central d’affecter des officiers de police judiciaire et le personnel de la justice pour permettre à la chaine pénale de ladite ville de lutter contre l’impunité.

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CENTRAFRIQUE : L’AFJC INITIE UN GROUPE DE PRESSION POUR LUTTER CONTRE LES VBG

 Au cours d’une réunion tenue le 21 décembre 2016 avec les organisations de la société civile, l’Association des Femmes Juristes  de Centrafrique (AFJC) a mis en place un groupe de pression pour lutter contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Pour combattre efficacement les Violences Basées sur le Genre (VBG), des structures se créent. C’est le cas du groupe de pression que vient de créer par  l’Association des Femmes Juristes  de Centrafrique (AFJC) avec les leaders féminins de la société civile.

Selon Madame Doris Ngody, chef de projet à AFJC, la mise en place de ce groupe vise à améliorer les techniques de lobbying et de plaidoyers sur les VBG en Centrafrique. « Nous voulons avoir des leaders avec qui  nous allons formuler des messages clés qui peuvent amener une solution par rapport à la lutte contre les violences basées sur le genre  », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que ce groupe est constitué de leaders venus de différents horizons. Madame Doris Ngody a expliqué que le choix porté sur cet arrondissement  s’explique par «  le nombre de cas de violences qui a été signalé selon les données fournies par le Centre  d’Ecoute de l’AFJC implanté dans cette zone ».

Selon les dernières statistiques  du mois de juillet de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique, plus de 1000 cas de Violences Basées sur le Genre ont été enregistrés dans ses Centres d’écoute. 

**** RJDH ****

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UNE FETE DE NOEL CELEBREE SANS DETONATIONS D’ARMES :

QU’EN SERA-T-IL DU NOUVEL AN 2017 ?

 

Enfin, les enfants centrafricains, du moins ceux de la capitale Bangui et de quelques préfectures du pays, ont célébré dans l’allégresse et l’enthousiasme, la fête de la nativité de Jésus-Christ, le Fils de l’Homme. C’était une grande joie pour les enfants et leurs parents après trois (3) ans de crise et de détonations d’armes de tout calibre qui raisonnaient la veille et le jour de Noël. Dans toutes les églises de Bangui, les  messes ou les célébrations eucharistiques qui se font à minuit, ont repris. Parents  et enfants se sont déplacés massivement dans les églises pour commémorer la venue du Christ.

Dans la journée du dimanche 25 décembre 2016, nous avons assisté à des scènes de joie, du jamais vu en Centrafrique. Les bars dancing, les buvettes étaient pleins à craquer. Vêtus des vêtements neufs, flamboyants et avec leurs jouets en main, les enfants accompagnés de leur père et mère, ont envahi ces lieux qui étaient pourtant réservés aux adultes. Les jus de fruit étaient à perte de vue sur les tables qui se trouvaient dans ces bars et buvettes. Certains parents ont préféré prendre de la bière pour accompagner leurs enfants dans cette fête de Noël, considérée comme la fête des enfants.

Sur les pistes, on ne voyait que des enfants qui dansaient au rythme des chants de Noël émis depuis la discothèque du bar ou de la buvette. D’autres parents qui ne sont pas sortis à temps avec leurs enfants, n’ont pu trouver de place, ni de jus pour leur offrir. L’unique société Castel qui produit du jus de fruits et de la bière en Centrafrique, n’avait-elle pas pris la peine d’en fabriquer plus ? Nous osons espérer que très prochainement, elle produira davantage du jus pour satisfaire les besoins des enfants. Il convient tout de même de signaler que la fête de Noël 2016 s’est déroulée sans incident.

Si la fête de Noël a drainé tant de monde dans les bars et les buvettes, qu’en sera-t-il de la fête du nouvel an 2017 ? A notre humble connaissance, ce sera une grande réjouissance populaire que les Centrafricains n’y ont  jamais vécu depuis que l’Oubangui-Chari est devenu République centrafricaine. Et pour que cette fête de nouvel an soit effective, se déroule comme l’ont souhaitée les Centrafricains, il faut que les armes se taisent. Car, depuis plusieurs années, les coups de feu sont entendus dans toute la ville de Bangui et ses environs. Des blessés par balle, ne se comptent plus. On enregistrait même des pertes en vies humaines. Tous ces désordres doivent disparaître à jamais et laisser la place au peuple centrafricain de manifester leur joie dans l’unité et la dignité. La balle est désormais dans le camp des groupes armés. Nous avons toujours dit et redit qu’il y a un temps pour faire la guerre et un autre pour la paix. Le temps de la paix est arrivé.

Comme pour la fête de Noël, nous espérons que pour celle du nouvel an 2017, il n’y aura, ni détonations d’armes lourdes et légères, ni exactions sur les populations civiles. Le peuple centrafricain a trop souffert. Aux groupes armés, nous leur demandons de laisser une chance aux Centrafricains afin qu’ils célèbrent les fêtes de fin d’année dans l’allégresse, l’enthousiasme et la réjouissance populaire. Pardonnons-nous les uns les autres. Oublions le mal que les autres nous ont fait. Tournons le dos à la haine, aux rancœurs, aux vengeances et enterrons définitivement la hache de guerre car la violence ne résout jamais un différend.

Bonne fête de fin d’année à tous les Centrafricains, d’où ils se trouvent ! Bonne année ! Bonne année ! Bonne année 2017 !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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LA CEMAC S’ACCORDE POUR UN « AJUSTEMENT STRUCTUREL ET VIGOUREUX »

 

 

 

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), sous l'ombre d'une récession due à l'effondrement des prix du pétrole, leur principale source de revenus en devises, ont décidé de procéder à un "ajustement structurel" de leurs économies, énonce une résolution d'un sommet tenu vendredi à Yaoundé.

Les présidents Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée équatoriale, Faustin Archange Touadéra de la République centrafricaine (RCA), Idriss Déby Itno du Tchad, ainsi que le président du pays hôte Paul Biya, ont pris part au sommet extraordinaire de la CEMAC.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a également participé à ces assises, avec son compatriote le ministre français de l'Economie et des Finances, Michel Sapin.

Au terme d'environ quatre heures de discussions à huis clos, ces dirigeants sont convenus de redresser leurs économies qui sont pour la quasi-totalité d'entre elles en récession du fait de l'effondrement des prix des matières premières dont le pétrole, leur principal produit d'exportation, par un train de mesures portant sur "un ajustement structurel et vigoureux".

C'est la principale mesure révélée par la déclaration finale du sommet contenant une liste de 21 résolutions.

Selon ce texte lu par le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey, cet ajustement se traduira par "une politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale", des mesures destinées à "inverser durablement les tendances négatives des économies de la sous-région".

Créée en 1994 pour tourner la page de vingt-deux ans d'activités de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) et accélérer l'intégration économique régionale, la CEMAC se compose notamment du Cameroun, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad.

PAYS EN RECESSION

Presque tous ces pays à l'exception de la RCA, encore au stade de l'exploration, sont connus comme étant des producteurs et des exportateurs nets de pétrole, qui représente parfois jusqu'à 80% voire plus des exportations, à tel point que la Guinée équatoriale, le Tchad, le Congo-Brazzaville et le Gabon sont en récession et ne parviennent plus à financer leurs programmes de développement économique.

Seul le Cameroun échappe à cette dépendance et au marasme économique résultant de la baisse du prix du baril, le pétrole représentant une contribution de 40% à ses exportations, et grâce à une économie conséquemment diversifiée. Mais avec le Tchad, il est cependant lui aussi confronté à l'insécurité due aux attaques de la secte islamiste nigériane Boko Haram.

D'après les récentes estimations de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) publiées mardi, avec une RCA qui tente de son côté de sortir de trois ans de conflit civil, la CEMAC enregistre une décélération brutale de la croissance, estimée aux environs de 1% cette année, contre 2,8% en 2015 et une moyenne de 5% au cours des trois années précédentes.

Cette évaluation faisait en outre état d'"une reprise des pressions inflationnistes, avec un taux d'inflation se situant au niveau de la norme communautaire de 3,0% ; la persistance du déficit budgétaire ; un léger repli du déficit extérieur courant et une situation monétaire qui se solderait par un taux de couverture extérieure de la monnaie d'environ 50%".

En guise de matérialisation de l'ajustement structurel annoncé, le sommet de Yaoundé s'est engagé à "poursuivre vigoureusement, au niveau de chaque pays, les ajustements budgétaires nécessaires à un rééquilibrage maîtrisé, judicieux et progressif de leurs finances publiques", précise la déclaration.

Il a en outre été décidé, en matière de politique monétaire, le gel des avances statutaires de la BEAC au niveau fixé sur la base des recettes budgétaires de l'exercice 2014.

Une autre mesure phare concerne "le renforcement de la stabilité monétaire de l'espace communautaire par une surveillance accrue du système bancaire et de l'utilisation optimale des instruments de politique monétaire".

La BEAC est aussi invitée à "proposer à brève échéance, en faveur des Etats, des mesures visant à promouvoir la migration progressive vers le financement par le marché des capitaux, en substitution des financements directs de la banque centrale".

Les six pays se sont également entendus pour conduire des politiques budgétaires ciblées, en matière de dépenses publiques, afin de préserver les acquis sociaux dans ce contexte d'extrême fragilité économique et financière, puis de mener un redressement graduel de leur solde budgétaire et de le ramener en dessous de 3% dans un délai de moins de cinq ans.

Les efforts devront par ailleurs être mobilisés pour "maintenir un endettement viable et soutenable, en privilégiant les financements concessionnels et en favorisant les partenariats public-privé pour la réalisation des programmes d'infrastructures".

LARGE ACCES AUX FINANCEMENTS

Autre mesure forte, la décision de recourir "à tous les partenaires, bilatéraux et multilatéraux, en vue d'obtenir un large accès aux financements concessionnels et non concessionnels nécessaires au renforcement de la balance de paiements et à la poursuite des projets de développement prioritaires".

La présence de la directrice générale du FMI à ce rendez-vous se résumait par l'engagement de ces pays d'ouvrir et de conclure à brève échéance des négociations bilatérales avec l'institution financière, pour mieux structurer ces efforts d'ajustement, les accompagner vers une sortie de crise et les aider à mettre en place les conditions d'une relance vertueuse et durable de leurs économies.

Pour atteindre ses objectifs, la CEMAC sollicite, en faveur de chacun de ses Etats membres, des mesures de renforcement d'une coopération internationale plus souple et plus flexible.

Cet appel consiste probablement à éviter de replonger dans l'amère expérience d'un vaste train de mesures d'austérité imposées par le FMI aux pays africains à la suite d'une précédente crise économique sévère à la fin des années 1980 et les ayant obligés à réduire par des licenciements massifs leurs effectifs de la fonction publique et à privatiser d'importantes entreprises publiques.

Selon l'ingénieur financier Babissakana, ces résolutions étaient évidentes, mais "c'est chaque pays de la CEMAC qui va engager l'ajustement pour structurer son économie. Car, il s'agit de pays qui ont des problèmes de balance de paiements et devront recourir au FMI", à l'exception d'un : le Cameroun.

"Le Cameroun n'a pas de problème en tant que tel. Il est même en position de force, parce que le pétrole ne pèse pas aussi lourd dans son économie que les autres pays. Mais, le Cameroun a signé un accord de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne, mais les autres pays ne l'ont pas fait. Une telle situation entraîne donc des divergences importantes quand il y a des chocs comme qui sont actuellement observés", a commenté l'expert camerounais.

YAOUNDE, (Xinhua)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

               

 

 

 

 

 

 

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