Tous les INFO du Lundi 24/10/2016

 Cmn 2331 du lun 24 oct 2016

GERVAIS LAKOSSO ET SON COUP D’ETAT DEGUISE EN PETITION : QUEL EST LE SCHEMA DE SUBSTITUTION ?

Gervais Lakosso et sa coordination ont pris goût au coup d’Etat. Le 26 septembre 2015, il était plein dans ce coup d’Etat manqué contre la présidente de la transition Catherine Samba-Panza. Outrée, elle a fait le grand déballage qui a cloué le bec à la société civile, recroquevillée dans sa petite botte. De telles actions politiques de déstabilisation ne s’apparentent nullement aux actions d’une vraie société civile. Ce n’est pas de cette manière qu’on cherche des postes ou de l’argent. La pétition en circulation n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat déguisé dont la coordination de Gervais Lakosso seule a le secret. Admettons que la Minusca parte, quel schéma de substitution propose Gervais Lakosso ? Sa coordination prendra-t-il les armes pour aller combattre sur le terrain ? A-t-il une armée quelque part dans le maquis ?

Nous venons d’entendre et de manière exceptionnelle, le Chef d’Etat-major Général des armées de la RCA. « Les FACA sont là » mais en phase de reconstruction et de réhabilitation. Il n’y a pas d’armes, pas de moyens roulants, pas de chars, de tanks, bref, tout ce qu’il faut pour une vraie armée républicaine, digne de ce nom et capable de défendre l’intégrité du territoire national. De plus, faut-il encore que l’embargo soit levé, ce qui n’est pas le cas. Le trafic d’armes dans le nord du pays est une autre manche. Même la Gendarmerie et la Police centrafricaines autorisées à contribuer au maintien de la sécurité et de l’ordre, n’ont pas les moyens que dispose la Police de la Minusca. Les petites armes d’assaut peuvent-elles inquiéter ces mercenaires, ces criminels, cette horde de tueurs ? Une bonne observation du paysage sécuritaire de la RCA, n’autoriserait pas une pétition. Les nouvelles autorités ne sont pas responsables de la déconfiture généralisée des Forces de Défense et de Sécurité du pays. La Minusca partie, la voie est grande ouverte pour les groupes armés de reprendre le pouvoir. Gervais Lakosso et sa coordination prépareraient-ils le terrain aux ex-Séléka ? Il y a véritablement anguille sous roche. 

Gervais Lakosso et sa coordination oublient-ils qu’ils ont traité les groupes armés de tout sur les ondes ? Qui sera le premier à prendre ses jambes au cou, si la Minusca venait à partir ? Sur quelle force s’appuie Lakosso pour initier une pétition ? Dans la même lancée, nous déplorons les interventions du ministre Serge Bokassa, qui ne sont pas de nature à aller vers l’apaisement. Parfait Onanga-Anyanga a déploré ses écarts de langage, un manque de culture d’homme d’Etat, qui donne un son discordant avec celui du Chef de l’Etat. Il faut avoir les moyens de sa politique pour élever le ton, dans le cas contraire, l’option est celle de la sagesse, de l’intelligence, du dialogue. Cinquante (50) ans de guerre en Colombie et quatre (4) ans de négociation, ce n’est toujours pas facile avec les groupes armés. Toute la Communauté internationale a du mal à apprécier les interventions du ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire. Les propos du ministre s’apparentent à de l’huile sur le feu, ce qui ne facilite pas les actions du Chef de l’Etat. Un ministre de la République, dans les circonstances actuelles, ne peut avoir un parti pris pour un camp, contre un autre.

Si Touadéra veut réussir le processus de paix, il doit se séparer de Jean Serge Bokassa. Comme un certain nombre de ministres, ils jouent leur propre carte, dans la perspective de 2020. Ils ne sont nullement solidaires au gouvernement, derrière le Chef de l’Etat. La solidarité fait la force d’un gouvernement afin de renverser les montagnes. La solidarité gouvernementale permet de renverser les raisonnements et d’aplanir les divergences. Or, nous notons que Jean-Serge Bokassa se situe dans le populisme et donc aux antipodes du chef de l’Etat. Dans une telle posture, il est difficile de convaincre les groupes armés, puisque dans le gouvernement, il y a des gens qui tiennent un autre langage. Un ministre de la République doit s’inscrire dans la stratégie de rassemblement prônée par le Chef de l’Etat, la non violence et le dialogue. C’est du gâchis que de vouloir répondre au coup de pied de l’âne par tous les moyens. L’Etat centrafricain n’y parviendra pas. Les Séléka étaient au pouvoir, personne n’a osé lever le petit doigt pour protester, à l’exception du professeur Gaston Mandata Nguérékata. Tous les autres étaient sous leur lit. Les Séléka et les Anti-Balaka ont fait pire. Il s’agit de sortir de la spirale de la violence. Et le Chef de l’Etat s’y attèle. Aidons-le à réussir à réunir tous les Centrafricains sous un même toit. Jean-Serge Bokassa donne du fil à retordre au processus de paix en Centrafrique.

Boganda n’a pas combattu les colons avec des armes, mais avec les idées, la parole, il les avait persuadés. Dès qu’un camp pressent un parti pris pour un autre, il se raidit et monte les enchères. Neutre, Touadéra doit le demeurer pour rassembler toutes filles et tous les fils de Centrafrique. Certaines stratégies disent qu’il faut jouer à l’âne pour avoir du foin. Il faut une forte dose d’humilité pour convaincre les groupes armés, sur fond d’impartialité totale. Les débats doivent être dépassionnés, sincères et directs. Selon Parfait Onanga-Anyanga, une force d’intervention rapide venant du Portugal pourra compléter le dispositif de la Minusca, ainsi que le renforcement de la Composante renseignement. Gervais Lakosso et sa coordination veulent scier la branche sur laquelle ils sont assis. Il y a des gens qui ne savent ce qu’ils veulent. Ils s’aventurent sur un terrain qu’ils ne maîtrisent pas. La présence des mercenaires est confirmée au sein de certains groupes armés. Un mercenaire, dans tous les pays du monde, est un homme sans foi, ni loi, prêt à tout pour ses propres intérêts égoïstes, même au prix d’un carnage, d’un génocide. La crise centrafricaine est si complexe qu’il ne faut pas jouer avec le destin d’une nation. 

                                                                                                   

Julien BELA  

 

 

BRAVO SELEKA AUX EX-SELEKA (FPRC, RPRC, UPC ET MPC) : UN GRAND PAS VIENT D’ETRE FRANCHI POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE

 

L’ex-coalition Séléka, version FPRC, RPRC, UPC et MPC, a tenu son Assemblée Général (AG) les 18 et 19 octobre 2016 à Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto. Une recommandation spécifique à l’endroit du gouvernement et déclaration politique finale, ont sanctionné les travaux. L’AG des ex-Séléka recommande : « la reconstruction d’une NOUVELLE FORCE DE DEFENSE ET DE SECURITE REPUBLICAINE prenant en compte les ex-Séléka à hauteur de 50% ». Ils ont ressuscité un arrêté : « la prise compte de l’arrêté n°299 du 10 octobre 2013, portant incorporation des jeunes recrus dans les Forces Armées Centrafricaines ». Il ressort également de cette AG, un nouvel organigramme qui fusionne  les quatre (4) groupes armés, dont Nourredine Adam au poste de Haut Conseil Supérieur et Abdoulaye Hisseine au Conseil National de la Défense et de la Sécurité.

Les autres recommandations sont « le dédommagement des combattants victimes des conflits armés, la réhabilitation des éléments des Forces de Défense et de Sécurité radiés de leurs corps respectifs ». L’AG a également relevé les maux connus de tous qui minent les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) : « la ségrégation dans le métier des armées, la politisation des FDS, l’incapacité des FDS à préserver la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, la non prise en charge des soldats invalides ressortissants du Nord-est, victimes de conflits armés ». Ce diagnostic est déjà fait et connu du gouvernement que de la Communauté internationale, et du peuple centrafricain tout entier. C’est la réaction que tous les Centrafricains attendaient des factions encore réfractaires du FPRC, du RPRC, de l’UPC et du MPC, à savoir, renouer le dialogue avec le pouvoir de Bangui, fervent partisan de la non-violence et du dialogue. Le dialogue apporte des solutions à la paix, à la sécurité, à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale. Touadéra a battu campagne en rassembleur de tous les Centrafricains où qu’ils se trouvent.

Quand le problème est posé sur la table, il y a nécessairement une solution qui doit jaillir. Dieu a voulu que ce soit Touadéra, issu d’une minorité ethnique, qui soit aux commandes de la République et de la refondation de l’armée nationale. Il n’a aucun intérêt, d’autant plus que la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), le rééquilibrage ethnique, la dépolitisation de l’Armée Nationale s’imposent avec acuité à tous. Le gouvernement a déjà pris une option dans ce sens, qui consiste à passer d’une armée de projection à partir de Bangui, à  une armée de garnison. Les conditions sont totalement réunies pour redonner corps à une Armée véritablement Républicaine. Le plus important pour le FPRC, RPRC, UPC, MPC, est d’intégrer le Comité Consultatif  et de Suivi du processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). C’est ce comité qui va suivre l’exécution des recommandations et de tout le processus DDRR.

Les réactions des ex-Séléka tombent à point nommé et entrent dans le panier de  Bruxelles. Tout ce qui a été dit, ne peut s’exécuter que si le pays dispose des moyens financiers adéquats pour reconstruire les FDS et dédommager les invalides. Il faut la paix pour permettre aux autorités de se concentrer sur la recherche des fonds nécessaires à la restauration totale de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. C’est un chronogramme qui s’étale dans le temps. Tous les groupes armés sont les acteurs principaux de tout le processus, car leur devenir et leur avenir en dépendent étroitement. Ce sont les groupes armés qui vont dérouler le chronogramme, étape après étape, jusqu’à son terme. Les plus hauts responsables doivent s’impliquer personnellement dans le Comité Consultatif et de Suivi (CCS) pour veiller au grain sur l’exécution du DDRR. Après les dix (10) groupes armés qui ont adhéré automatiquement au processus DDRR, les quatre (4) autres, FPRC, RPRC, UPC et MPC viennent de franchir le rubicon. C’est un acte à saluer et qui donne un coup de pouce à la recherche de la paix et de la Réconciliation Nationale (RN). C’est un ouf de soulagement pour tout le pays. Le DDRR, la RSS et la RN peuvent dès à présent se mettre en chantier, ce qui permettra aux populations déplacées, aux populations exilées de retrouver leurs maisons, leur pays, afin qu’ensemble, nous puissions reconstruire notre beau et cher pays. Personne d’autre ne viendra le faire à notre place. Il est maintenant question d’être vigilant pour consolider ces acquis et avancer.

Les proches parents de Bozizé se sont transformés en industriels des rumeurs les plus folles, les plus alarmantes, histoire d’embraser le pays. Le dernier cas a eu lieu dans le 5è me Arrondissement de Bangui. Des patriotes convaincus qui aiment leur pays ont pris leur courage et se sont donnés la peine de vérifier ces informations dans les quartiers, il n’en était rien. Ce qui est surprenant avec ces rumeurs diaboliques, tous les proches de Bozizé, civils comme militaires, sont tous au courant. La sale besogne consiste à opposer les deux communautés pour donner du tonus à l’embrasement du pays. Les hommes passent mais la République demeure. Les fils au feu président Patassé sont là, pourquoi ne cherchent-ils pas à mettre le pays à feu et à sang ? Bozizé est tombé, la nation demeure. Après Bozizé, il y a eu Djotodia, puis Catherine Samba-Panza et maintenant Touadéra. La page Bozizé est définitivement tournée. Si Francis Bozizé veut s’afficher, il faut attendre les prochaines élections de 2020, comme l’a si bien fait Sylvain Patassé, durant les élections de 2015. Mais distiller les rumeurs les plus folles pour embrasser le pays, cela n’honore personne. Après cinq (5) ans, le pouvoir de Touadéra repartira aux urnes et sera en chandelle. Mieux vaut se préparer à cette échéance. Les Centrafricains n’en peuvent plus, car ils ont traversé les pires souffrances, le cauchemar, l’apocalypse. L’heure est venue pour que le sourire transparaisse sur ses lèvres.                                           Julien BELA

    

 

 

L'Angola et la RCA renforcent la coopEration

Les autorités angolaises et centrafricaines (RCA) ont signé vendredi, à Luanda, par de leurs respectifs chefs des diplomaties, Georges Rebelo Pinto Chikoti et Charles Doubané, deux nouveaux instruments juridiques en vue de renforcer la coopération bilatérale.

Il s’agit d’un accord général de coopération révisé et du mémorandum politique entre les Ministères des Relations Extérieures de l'Angola et des Affaires Etrangères, Intégration Africaine et des Centrafricains à l'étranger.

Parlant à la presse après la signature des instruments juridiques, le ministre Georges Chikoti a déclaré que la révision de l'Accord général permettrait d'accélérer la coopération entre les deux pays, ouverte à tous les secteurs.

Il a expliqué que il ne restait que la définition des domaines prioritaires dans sa mise en œuvre, soulignant que l'accord entre les deux ministères renforcerait les relations existantes entre les deux pays et garantirait davantage des moments d’échange d’opinions sur divers thèmes d’intérêt du continent africain et au-delà.

Avec ces instruments juridiques, a-t-il dit, les deux pays marquent des pas solides pour la consolidation des relations bilatérales.

À son tour, le ministre Charles Doubané a exprimé sa satisfaction quant à la signature des instruments qui régiront désormais la coopération entre les deux Etats.

De même, il a remercié la fraternité, la solidarité et l'amitié du peuple et autorités angolaises en ce qui concerne les relations entre les deux pays.
Il a ajouté que c’était le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays, basées sur la volonté et disposition des deux Etats d’accroitre les relations bilatérales. Ont assisté à la cérémonie de signature des documents, des hauts fonctionnaires du Ministère angolais des Relations Extérieures (Mirex) et ceux des Affaires Etrangères, Intégration africaine et des Centrafricains à l'Etranger.

Le dirigeant de la République Centrafricaine effectue une visite de trois jours en Angola

 

Angola Press

 

 

 

500 COMBATTANTS REBELLES OUGANDAIS PRESENTS SUR LE SOL CENTRAFRICAIN (ONU)

Environ 500 combattants étrangers de l'Armée de libération du seigneur (LRA), groupe armé dirigé par le chef rebelle ougandais Joseph Kony, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, continuent d'entretenir l'insécurité parallèlement à d'autres organisations similaires en République centrafricaine (RCA), a estimé une mission de l'ONU.

La LRA est une rébellion apparue vers la fin des années 1980 en Ouganda avec l'intention de renverser le pouvoir de Yoweri Museveni. Repoussée hors des frontières par l'armée ougandaise, elle s'est repliée en RCA, au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo (RDC), où elle est jugée responsable de la mort d'environ 100.000 civils et de l'enlèvement d'un nombre identique d'enfants.

En RCA, le groupe armé évolue entre le Nord et le Nord-est, des régions qui échappent au contrôle des forces de défense et de sécurité de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale. Mais ces dernières années, l'armée ougandaise y a déployé des unités et les Etats-Unis un groupe d'instructeurs militaires dans le but de l'éliminer.

Cerné mais sans se laisser défaire, le mouvement inscrit sur la liste des organisations terroristes par Washington apparaît aujourd'hui affaibli, ayant enregistré de nombreuses défections.

Une mission du groupe de travail des Nations Unies sur les mercenaires en Centrafrique a estimé mercredi à Bangui à quelque 500 le nombre de combattants étrangers de la LRA encore présents sur ce territoire, une présence favorisée par "l'instabilité pour continuer de s'enrichir à travers différentes activités criminelles", a précisé Patricia Arias, le chef de cette mission d'enquête.

Les enquêteurs onusiens accusent le groupe rebelle de commettre de "graves violations des droits de l'Homme, y compris des enlèvements, des viols, des traitements cruels, de l'esclavage sexuel". "Ils prélèvent des taxes illégales et contrôlent les ressources minières (au rang desquelles l'or et les diamants) dans plusieurs localités du pays, plus précisément dans le Nord et le Nord-Est".

Les mêmes actes et crimes sont attribués aux mouvements militaro-politiques actifs avec d'autres bandes armées en RCA pour la lutte pour le contrôle du pouvoir et des richesses naturelles, dont notamment les ex-rebelles de la Séléka qui ont renversé le régime de François Bozizé en mars 2013 et leurs rivaux des milices anti-Balakas.

A l'origine, l'ex-coalition rebelle de la Séléka était quant à elle aussi composée de mercenaires tchadiens et soudanais. Les autorités centrafricaines lui imputent le viol de plus de 6.000 femmes et l'enrôlement de plus 10.000 enfants, selon les estimations officielles.

Les autorités centrafricaines tentent de mettre en place un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants des groupes armés identifiés, qui enregistre à ce jour plus de 6.000 volontaires.

Plus de six mois après à l'accession à la magistrature suprême de Faustin Archange Touadéra, l'insécurité demeure préoccupante en RCA, en dépit du déploiement depuis deux ans d'une mission de maintien de la paix de l'Onu (MINUSCA) et d'une force européenne associée à l'opération française Sangaris en voie de retrait, en attendant la refondation de l'armée nationale.

Après dix jours de mission, le groupe de travail des Nations Unies a déploré l'absence d'une régulation solide et effective pour répondre aux violations des droits de l'Homme décriés. Il a recommandé la création de mécanismes de réparation des préjudices subis par les victimes.

Xinhua

 

FAUT-IL DEMANDER LE DEPART DE LA MINUSCA OU LEUR RECADRAGE ?

 

 

Les derniers évènements douloureux survenus à Kaga-Bandoro, Ndomété, Kouango, Koui, Ngakobo, pour ne citer que ces villes, ont poussé les uns et les autres à faire des déclarations ou des réclamations à l’encontre des Casques Bleus de la Minusca. Car, les habitants des localités attaquées par les hommes en armes assimilés aux combattants Séléka, ont clamé haut et fort que la Minusca est complice des actes barbares commis par la Séléka et qu’elle est de connivence avec ce groupe politico-militaire. Les accusations portées sur les hommes de Parfait Onanga-Anyanga étaient si accablantes et graves car celles-ci peuvent être qualifiées de « non assistance aux personnes en danger ».

C’est ainsi que le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), lors de la conférence de presse du 17 octobre 2016 à Bangui, a mis en cause les forces internationales dans les tueries, les massacres qui se sont déroulés dans les villes citées ci-haut et a demandé le départ pur et simple de la Minusca de notre pays. « Nous voulons le retrait de la Minusca de Centrafrique et que les responsables soient sanctionnés », a déclaré Gervais Lokosso, coordonnateur du GTSC. Et la rédaction de « Centrafric Matin » s’interroge ainsi : le GTSC a-t-il pris  des mesures nécessaires pour protéger les populations civiles au cas où la Minusca partirait, car les Forces de Défense et de Sécurité n’ont pas de matériels adéquats ? C’est bon de demander à la Minusca de quitter le territoire centrafricain pour leur passivité, leur immobilisme, leur inaction à protéger les populations civiles. Sur ce point, tout le monde sait que la Minusca a failli à sa mission de protection. Mais il faut d’abord s’assurer de la dotation en équipements militaires de nos Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour tenir un tel langage. Le mieux serait de réclamer le départ des contingents au sein de la Minusca qui agissent de connivence avec les groupes armés et qui assistent sans réagir aux massacres des populations civiles.

Nous citons entre autres les contingents pakistanais, mauritanien, bangladeshi et tant d’autres qui brillent par leur incompétence, et qui ne respectent pas les principes d’impartialité, de neutralité dans la crise centrafricaine. Ce sont ceux-là que le GTSC doit demander leur départ. Car n’oublions pas que certains contingents font leur travail comme il se doit mais ce sont des mains invisibles que nous connaissons tous qui les empêchent parfois. Mais demander le départ de la Minusca en bloc, ce serait creusé notre propre tombe, le même jour où ces Casques Bleus doivent quitter le sol centrafricain. Car en l’absence de ces derniers, les groupes armés vont s’acharner comme des criquets dévastateurs sur la population centrafricaine toute entière. Exiger la levée de l’embargo sur les FACA et sur les armes à destination de la Centrafrique, sera un atout pour le gouvernement de procéder au réarmement des FACA et de les déployer sur toute l’étendue du territoire national. Si le GTSC, par la voix de son coordonnateur, Gervais Lakosso, persiste et signe pour la levée de l’embargo, nous pensons pour notre part que la paix et la sécurité que les Centrafricains réclament depuis fort longtemps, reviendront un jour en Centrafrique. Réclamer le départ de la Minusca aujourd’hui, c’est prêcher dans le désert. Il vaut mieux demander à la Minusca d’être appuyée par les FDS pour protéger les civils.

Le recadrage de certains contingents dans d’autres villes de nos provinces peut apporter un nouveau souffle aux populations et contribuer à la paix. Car, baser le contingent camerounais à la frontière centrafricano-camerounaise, c’est permettre aux militaires camerounais de grignoter une partie de notre territoire. Et c’est justement ce qui se fait d’ailleurs. De plus, mettre un contingent de la Minusca dont son pays est musulman dans une zone contrôlée par la Séléka, c’est favoriser la complicité de ces Casques Bleus avec ces hommes en armes. Il en est de même pour les Anti-Balaka où un contingent d’un pays à majorité chrétienne ne peut être basé dans leur zone. Si les responsables de la Minusca agissent de cette façon, nous osons espérer que les Casques Bleus pourraient faire leur travail normalement, en toute impartialité et neutralité.

Au cas où toutes ces mesures ne sont pas respectées par la Minusca, alors, en ce moment-là, nous pouvons réclamer leur départ. C’est vrai, nos compatriotes qui meurent comme des mouches, cela fait mal. Ça fâche. Mais comme nous n’avons pas nos propres moyens pour protéger nos compatriotes et défendre notre territoire, prenons notre mal en patience. Tôt ou tard, nous serons libérés par nos FDS et ces touristes militaires regagneront leur pays respectif.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

RCA : L’ASSASSIN DU COLONEL MOMBEKA IDENTIFIE PAR L’ONU

 

En République centrafricaine, un colonel de l'armée était tué par balles par deux hommes circulant sur une moto le 4 octobre dans la capitale, un incident qui avait entraîné un regain de tensions et de violences à Bangui où on avait alors dénombré au moins huit morts. Selon une information de RFI, l'enquête sur cet assassinat a beaucoup avancé, mais l'homme qui jouirait de la protection de groupes d'auto-défense n'a pas pu être arrêté jusqu'ici.

La Minusca serait parvenue à identifier l'un des assassins du colonel Mambeka début octobre, selon une source de RFI. Mais il n'a pas pu être arrêté jusqu'ici car cet homme aurait trouvé refuge en plein cœur du quartier PK5 de Bangui, où il jouit de la protection des milices d'auto-défense. Sa cachette n'a pas encore été localisée avec précision, mais les casques bleus de l'ONU ont pu circonscrire une petite zone où il serait caché, selon notre source. Et de préciser que « nos hommes sont sur place et ils surveillent les va-et-vient ». En espérant qu'il ne passera pas entre les mailles du filet.

Plus de deux semaines après cet assassinat, des tensions persistent toujours après la flambée de violence qui a suivi la mort du colonel Mambeka. Au moins deux musulmans auraient été tués dans des actes de représailles selon des sources sur place.

La Minusca est donc attendue au tournant. La population et même le gouvernement centrafricain lui ont demandé une nouvelle fois depuis cet incident de mettre hors d'état de nuire les fauteurs de trouble du PK5.

La mission de l'ONU en Centrafrique, elle, se veut rassurante, en rappelant qu'elle est toujours intervenue à chaque fois qu'il y avait un problème. Quant à l'assassin présumé du colonel Mambeka, la Minusca tente aujourd'hui d'obtenir la collaboration de groupes locaux d'auto-défense qui se rejettent la responsabilité, alors qu'elle ne peut pas intervenir militairement dans cette zone densément peuplée.

RFI

 

 

P. ONANGA-ANYANGA: L’ATTAQUE DE KAGA-BANDORO «EST UN ACTE COMPARABLE A UN CRIME CONTRE L’HUMANITE»

 

En Centrafrique, les exactions meurtrières se multiplient depuis un mois, notamment à Kaga-Bandoro, dans le nord du pays. Pour le président Faustin-Archange Touadéra, c’est la première épreuve depuis son élection de février dernier. Et ce pic de violence tombe au moment où les militaires français de la force Sangaris s’apprêtent à plier bagage. Est-ce que tout peut déraper ? Parfait Onanga-Anyanga est le représentant spécial de Ban Ki-moon et le chef de la Minusca, la force des Nations unies. En ligne de Bangui, le diplomate gabonais répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Depuis un mois, la situation se dégrade en Centrafrique. Pourquoi y a-t-il multiplication des attaques ?

Parfait Onanga-Anyanga : Il ne faut surtout pas généraliser parce qu'il y a certainementplusieurs foyers de tensions renouvelés, mais ils n’ont pas tous la même cause. Dans l’est du pays, nous avons toujours un peu cette fracture ancienne de groupes armés qui ont des revendications diverses. Ils se plaignent de marginalisation, ils souhaiteraient être pris en compte et participer à une gestion du pouvoir.

Vous parlez des ex-Seleka ?

Tout à fait. Alors qu’à l’Ouest, on a là des tensions anciennes liées pour une large part à la transhumance, le bétail. Ce sont des tensions de nature différente. Mais voilà, on se retrouve à être un peu sur tous les fronts pour l’instant.

Quel est le chef Seleka qui est à l’origine des exactions qui ont fait 30 morts la semaine dernière, le 12 octobre, à Kaga-Bandoro, c’est Noureddine Adam ou c’est al-Khatim ?

C’est difficile à dire. Les deux en tout cas nient avoir pris une part quelconque dans ces violences. J’ai eu le privilège d’accompagner le chef de l’Etat à Kaga-Bandoro lundi dernier [17 octobre]. Lui-même évidemment a rencontré plusieurs acteurs sur le terrain, y compris le responsable des groupes armés. Ce qui a été choquant dans les derniers évènements, c’est la nature des attaques qui avaient apparemment pour but de casser la ville de Kaga-Bandoro, en attaquant les représentants de l’autorité de l’Etat - le préfet, le sous-préfet, l’aide de camp du préfet aurait été assassiné-, en attaquant les humanitaires qui fournissent une aide vitale à près de 120 000 populations civiles, à Kaga-Bandoro, à toutes les communautés, et en s’attaquant également à la Minusca. Donc, nous sommes en train de mener des enquêtes, mais c’est un acte qui peut être comparable à un crime contre l’humanité.

Parmi les chefs de groupes armés rencontrés par le président Touadéra, y avait-il lundi dernier Noureddine Adam ?

Non.

Et al-Khatim ?

Monsieur al-Khatim était présent. Tout à fait.

Alors à Kaga-Bandoro, il y a des casques bleus. Mais le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Jean-Serge Bokassa, accuse votre contingent pakistanais de connivence avec les ex-Seleka ?

Non, c’est une déclaration abusive. Non, je ne pense pas que ce soit la position du gouvernement centrafricain. Je trouve qu’il est vraiment dangereux de stigmatiser publiquement un contingent d’une force qui n’a d’autre vocation que de venir au secours des populations civiles en République centrafricaine. Je crois que c’est un écart de langage qu’il faudrait se garder de faire, car malheureusement ce que nous observons également, c’est que pour certains, ça peut être interprété comme un appel simplement au crime. J’ai aujourd’hui deux de mes soldats qui sont entre la vie et la mort parce qu’ils ont subi des attaques de groupes et cette fois-ci, anti-balaka, entre Grimari et Bambari.

Et les propos du ministre Bokassa peuvent jeter de l’huile sur le feu ?

J’ai quand même attiré l’attention sur le risque qu’il y avait justement de stigmatiser des forces qui sont sur un terrain difficile où il y a encore malheureusement des communautés entières qui sont armées. Et les embuscades tendues ici et là contre une force de maintien de la paix, d’ailleurs j’en profite pour dire que ce genre d’actes peuvent être considérés comme des crimes de guerre, passibles donc de poursuites internationales.

Les agressions contre les casques bleus ?

Absolument.

Autres violences meurtrières au PK5, le quartier musulman de Bangui. Après l’assassinat d’un officier centrafricain, les représailles contre des civils musulmans ont fait 11 morts. Qui a pu tirer sur cet officier, est-ce un membre du groupe d’autodéfense du PK5 ?

C’est établi. L’individu est connu et bénéficie encore aujourd’hui de la protection honteuse de soi-disant groupes d’autodéfense.

Donc vous demandez l’arrestation de cet assassin présumé ?

Absolument, de cet assassin et nous demandons également des enquêtes pour que tous ceux, qui ont commis ces actes de représailles absolument odieux, répondent de leurs actes devant la justice centrafricaine.

La semaine prochaine, le 31 octobre, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, va venir à Bangui pour annoncer le retrait définitif des militaires français de Sangaris. Est-ce que la France n’abandonne pas la Centrafrique au pire moment ?

Non, il n’y a pas de pire moment. Au contraire, moi j’ose dire que les choses sont encore fragiles, les choses ne sont pas simples, mais ce n’est pas le pire moment de ce pays. Ce pays vient de se doter de dirigeants politiques élus de bien belle manière. Ce pays a renoué avec la légitimité constitutionnelle. Donc la Centrafrique n’est pas au pire moment. Non. D’abord pour être précis, la France maintiendra une capacité sur le terrain de près 350 hommes en uniforme, ce qui n’est pas rien. Et en plus, il va y avoir une capacité de Sangaris qui sera mise à la disposition de l’Eutm qui est cette capacité de l’Union européenne qui assure la formation justement des militaires centrafricains. Puis la Minusca elle-même se dotera d’une capacité de renseignements française pour répondre aux menaces auxquelles nous pourrons faire face. Puis la Minusca elle-même va bientôt avoir une force d’intervention rapide portugaise. Donc nous sommes dans une situation plus confortable, je crois qu’il est bon de le souligner.

Malgré votre requête, il y a trois mois à New York, le Conseil de sécurité des Nations unies ne vous a pas accordé de nouveaux moyens, notamment de drones, pour surveiller et écouter les mouvements armés qui circulent en Centrafrique. Si vous aviez eu ces drones, est-ce que vous auriez pu empêcher les exactions de ces dernières semaines ?

Il faut tout dire, la capacité française à laquelle je faisais allusion sera une capacité justement de renseignements qui viendra sur le terrain et qui nous permettra de profiter précisément des moyens aériens qui nous donneront une plus grande capacité de surveiller des mouvements suspects de groupes armés. Et nous le faisons déjà dans Bangui. Donc, non. Nous avons aujourd’hui et nous aurons dans un petit mois, je crois, encore plus de capacités qui nous permettront précisément d’être un peu plus vigilants. Mais maintenant, ces moyens-là ne règlent pas tous les problèmes. Exemple dans ces évènements malheureux du kilomètre 5, grâce à nos moyens, nous disposons d’informations suffisantes qui nous ont permis d’identifier l’assassin.

 

RFI

Par Christophe Boisbouvier

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

MANIFESTATION DES HABITANTS DU CAMP DES CASTORS CONTRE LA PRESENCE DU CONTINGENT PAKISTANAIS

« Non aux Bangladesh, Non aux Burundais, Non aux Pakistanais », tel est le slogan d’une manifestation des habitants du camp des Castors, ce 20 octobre 2016. Ils refusent la relève du contingent gabonais par les pakistanais dans leur secteur.

Ce sont des hommes et des femmes de différents âges qui ont fait une marche sous le soleil de plomb pour exprimer leur mécontentement, suite à une information indiquant la relève des Gabonais de leur secteur par les Pakistanais. Cette manifestation a débuté au pont Yakité pour finir sa course à la base de la Minusca où les participants à ce mouvement d’humeur ont sollicité une rencontre avec les responsables onusiens.

Selon un manifestant qui a requis l’anonymat, la passivité des Casques Bleus pakistanais devant les exactions des éléments de la Séléka à Kaga-Bandoro est à  l’origine de leur mécontentement. Pour lui, « les Nations-Unies veulent reprendre dans leur localité, le  même scenario qu’ils ont fait à Kaga-Bandoro. Ces Pakistanais ont tué beaucoup de Centrafricains et aujourd’hui ils veulent changer les Gabonais qui sont au Camp des Castors. Voilà pourquoi, nous disons non au contingent Bangladeshi, Burundais et Pakistanais. Si les Nations-Unies ne veulent pas, qu’ils nous laissent assurer la sécurité de notre pays », a martelé ce dernier.

Une autre manifestante a estimé que, « ces Pakistanais vont laisser les éléments de la Séléka du Km5 commettre beaucoup d’exactions comme ils l’ont fait à Kaga Bandoro ». «Nous avons beaucoup souffert»,a-t-elle lâché.

Les manifestants n’ont pas été reçus par les responsables de la Minusca et comptent reprendre la marche dans les jours qui suivent.

Cette manifestation se tient alors que des pétitions circulent à Bangui pour demander le départ de la Minusca.

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03 PERSONNES KIDNAPPEES ET UNE AUTRE TUEE PAR LA LRA A DERBISSAKA

L’Armée de Résistance du Seigneur  de Joseph Kony (LRA) continue dans ses actions macabres sur la population. Elle a  fait une incursion à Derbissaka le 18 octobre. Trois (3) personnes ont été enlevées et une autre tuée par ces hommes armés.

Le village Derbissaka situé à 70 kilomètres de Dembia dans la préfecture du Mbomou a été attaqué par des éléments de la LRA qui ont kidnappé trois personnes et tué une autre. Deux jours après leurs forfaits, ils ont libéré les otages.

Selon une source locale, « ces hommes ont agi en représailles après la disparition de leurs compagnons qui avaient auparavant attaqué Derbissaka ». Elle a ajouté que la LRA a promis de revenir sur les lieux si les portés disparus ne seraient pas retrouvés.

Pour parer à toutes éventualités, « les forces ougandaises ont pris le contrôle de la localité pour garantir la sécurité de la population civile », a confié au RJDH un habitant de Zémio sous l’anonymat.

 Le Mbomou et le Haut-Mbomou sont mis en coupe par la LRA qui kidnappe et viole la population civile. Le dernier cas de violence est le pillage d’un véhicule de transport en commun par ce groupe rebelle ougandais à 15 kilomètres de Zémio, hier mercredi 19 octobre.

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LA SELEKA REUNIE EN AG A BRIA PROJETTE DE CANTONNER SES COMBATTANTS

Le mouvement Séléka était en assemblée générale du 18 au 19 Octobre 2016 à Bria, Préfecture de la Haute-Kotto. Le DDRR et le Cantonnement des éléments du groupe armé étaient à l’ordre du jour de cette rencontre.

Bria, Chef-lieu de la Haute-Kotto a abrité l’Assemblée Générale (AG) des Séléka tenue du 18 au 19 Octobre 2016. Elle était présidée par le chef de l’UFDR, Zacharia Damane et a connu la participation de plusieurs leaders des groupes armés dont Abdoulaye Hisseine. Certaines autorités locales et des administrés de Bria étaient aussi à cette assemblée, a rapporté le Colonel Narkoyo, porte-parole de ce mouvement.

Au cours de cette assemblée générale, plusieurs décisions ont été prises. Notamment, « le regroupement des combattants de la Séléka et leur cantonnement en vue du DDRR. Ce cantonnement nous permettra de surveiller nos hommes et de réduire les cas de pillages, braquages à mains armées commises par des combattants incontrôlés », a justifié le Colonel Narkoyo.

Il a ajouté que « nous avons instauré ce système afin de bien surveiller nos hommes et d’éviter des dérapages qui pourraient nous discréditer ».

Abdoulaye Hisseine lors de cette assemblée nationale a été désigné le président du Conseil National de Défense et de la Sécurité, au sein du mouvement Séléka.

MPC d’Alkhatim et l’UPC de Ali Daras n’ont pas pris part à cette Assemblée générale de Bria, dont les travaux ont été clôturés mercredi 19 octobre 2016.

Les conclusions de ce conclave sont prises au moment où l’arrière-pays est secoué par un regain de violence. A Kaga-Bandoro, Koui et Kouango, les hommes armés ont perpétré des atteintes sur la population civile.

 

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L'OUGANDA PROLONGERA LE SEJOUR DE SES TROUPES EN RCA

POUR AIDER A COMBATTRE LE GROUPE REBELLE

 

L’armée ougandaise a annoncé mercredi qu'elle prolongera le séjour de ses troupes en République centrafricaine (RCA) pour quelques mois suite aux demandes de l'Union africaine (UA) et de l'Union européenne (UE).

Le lieutenant-colonel Paddy Ankunda, porte-parole de l'armée ougandaise, a déclaré à Xinhua par téléphone que l'UA et l'UE ont demandé au pays d'Afrique orientale de proroger d'une autre année le mandat de son contingent participant à l'Initiative de coopération régionale dirigée par l'UA pour l'élimination de la LRA (RCI-LRA).

En avril de cette année, le haut commandement militaire de l'Ouganda a annoncé le retrait prévu d'un puissant contingent de 2.500 soldats de la Force populaire de défense en octobre.

"L'UE et l'UA ont écrit pour nous demander de ne pas retirer nos troupes jusqu'à l'année prochaine. La décision finale n'a pas encore été prise. Mais nous serons là pour quelques mois", a affirmé M. Ankunda.

En juin, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a exhorté les autorités ougandaises à reconsidérer leur décision de retirer leurs troupes.

Le Conseil a fait valoir que le retrait pourrait créer un vide sécuritaire, que l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et d'autres forces rebelles pourraient exploiter pour intensifier leurs activités dans la région.

Le Conseil a recommandé que le mandat des troupes soit jusqu'en mai 2017.

Les autorités ougandaises estiment toutefois que la LRA a été affaiblie et n'a plus les moyens de s'engager dans les combats.

L'Ouganda contribue une partie des troupes RCI-LRA, une initiative lancée en mars 2012 pour aider à éliminer la LRA et à stabiliser les zones touchées par les activités des rebelles ougandais.

La LRA est un groupe rebelle ougandais, qui a été chassé du pays en 2006 après deux décennies de rébellion qui a laissé des dizaines de milliers de morts et plus de deux millions d'autres sans abri.

Xinhua

 

 

 

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