Tous les INFO du Lundi 17/10/2016

Cmn 2326 du lun 17 oct 2016

PRIME A LA DEMOCRATIE A LA RCA :

BAIN DE SANG, TUERIES, MASSACRES, CARNAGES, UN VRAI MARCHE DE DUPE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

 

 

La RCA est sous tutelle de la Minusca, sans qu’on ose le dire ouvertement. De la Présidence à l’Assemblée Nationale, en passant par la Primature, les préfectures, la Minusca contrôle tout sauf les groupes armés. Les déplacements du Chef de l’Etat se font avec l’accord de la Minusca. L’unique force suffisamment équipée, c’est la Minusca. Comment comprendre qu’un certain Sidiki venu du Nord du Cameroun, puisse s’installer en RCA au vu et au su de la Minusca ? Qu’à cela ne tienne, la coïncidence est frappante avec le contingent camerounais de la Minusca qui s’y trouve. Ce sont des frères qui se congratulent et se font du beurre sur le dos des Centrafricains de cette localité. A quoi sert donc la Minusca ? N’importe quel barbare sanguinaire peut ainsi profiter de la faiblesse de l’Etat et se faire une place au soleil en Centrafrique. La Minusca n’a-t-elle aucune responsabilité sur nos frontières ? Qui doit y veiller ? Kouango, Ndomété, Kaga-Bandoro, Koui, Ngakobo, quelle population civile protège la Minusca ? Et la RCA et ses dirigeants ne sont pas au bout de leur cauchemar.

Les Nations Unies viennent de changer le Secrétaire général. Nous espérons que des bouleversements auront lieu à certains postes stratégiques pour un coup de pouce en faveur de la paix en Centrafrique. Il faut qu’une autre puissance occupe le fauteuil de Hervé Ladsous, afin de modifier la donne en Centrafrique. Et qu’enfin la RCA puisse profiter de la bienveillance de trois (3) membres permanents du Conseil de Sécurité lui permettant de relever la tête. La France a miné le processus de la paix en RCA et il a du plomb dans l’aile. La RCA tourne en rond à cause de la France qui verrouille les résolutions en amont au Conseil de Sécurité. La RCA a besoin du soutien d’au moins trois (3) membres permanents du Conseil de Sécurité, pour faire entendre sa voix. Tous les mercenaires du continent auront leur tanière en Centrafrique, parce qu’elle n’a pas d’armée. Sidiki ne peut faire éruption en RCA et commettre les pires exactions sur la population civile au vu et au su du contingent camerounais de la Minusca.

Tous les mercenaires tchadiens sont en Centrafrique. Ils tuent, pillent, incendient les maisons et villages, tout cela sous l’œil de la Minusca. La RD-Congo, le Congo-Brazzaille, le Gabon, aucun pays de la sous région n’est à l’abri des soubresauts politiques et des convulsions armées. Dans le contexte actuel, c’est la RCA qui est à feu et à sang. Les voisins, à l’exemple du contingent camerounais enfonce le clou. Et demain ? Cela n’arrive pas qu’aux autres. Comment le contingent camerounais peut-il collaborer avec une ordure comme Sidiki ? Il est camerounais, n’est-ce pas ? C’est une école pour demain que les Centrafricains n’oublieront jamais. Les Centrafricains peuvent se passer du Cameroun, cela est possible. Il suffit de restaurer la paix et les grands projets de désenclavement de la RCA prouveront que la voie camerounaise sera quaternaire ou relégué au dixième (10e) rang. La RCA sera le véritable cœur du continent africain d’où partira le sang pour alimenter le reste du corps.

La RCA est le seul pays de la sous région à disposer d’un régime hautement légitime, démocratiquement élu. Cela ne peut que provoquer des réactions allergiques dans son voisinage. Et pourtant, le président Touadéra fait preuve d’une impressionnante humilité vis-à-vis de la sous région. Le Tchad est complice dans la crise centrafricaine puisqu’il sert de base arrière aux différents leaders des rebellions, qui y vont et reviennent comme bon leur semble. La balle est dans le camp des autorités centrafricaines pour entamer un débat franc et sincère, sans tabou, avec le président Déby, pour essayer de comprendre les en-dessous de ce micmac tchadien. C’est une nécessité absolue dans la recherche de la paix en Centrafrique. Ce qui permettra aux autorités centrafricaines de prendre des décisions appropriées afin de décanter la situation sécuritaire. Le Tchad est incontournable dans la recherche des solutions à la crise centrafricaine.

La paix dans le contexte de la RCA a un prix. Il faut aussi savoir faire de concessions, si la paix est à ce prix. Trop de sang a coulé sous le pont, trop de morts, trop de destructions, trop de misère. Cela ne peut plus continuer comme cela. Nous avons en face , des gens qui n’ont aucune culture, aucune conscience, prêts à tout pour faire valoir leurs intérêts égoïstes. Ils sont dépourvus de raison et de bon sens et donc incapables de discerner le bien et le mal. Si les groupes armés étaient en mesure d’évaluer les dégâts subis par la RCA, ils auraient déposé les armes eux-mêmes, sans débat, sans processus DDRR. Malheureusement, c’est la fuite en avant avec le culte de la destruction. Ils sont incapables de reconnaître tout le mal qu’ils ont fait à leurs compatriotes. C’est satanique, démoniaque, horrible d’avoir des différends avec le genre de créature de la pire espèce, véritable ordure, des mécréants. Les autorités actuelles du pays, ne sont en rien responsables de la gouvernance du passé. La responsabilité est collective puisque c’est la génération actuelle qui endosse les pots cassés qu’elle doit réparer. Toutes les revendications des groupes armés sont prises en  compte dans la gouvernance actuelle. Il faut la paix pour donner l’opportunité aux investisseurs de venir dans le pays. Aucune région n’est plus développée que d’autres. Ensemble, nous allons reconstruire notre pays, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. La nouvelle formule est d’attaquer les sites des déplacés.

Julien BELA  

 

 

 

PARFAIT ONANGA-ANYANGA ABOIE SANS POUR AUTANT ARRETER LA CARAVANE DES TUERIES ET MASSACRES : CESSEZ D’INSULTER LE PEUPLE CENTRAFRICAIN PAR VOS CONDAMNATIONS

 

AlKhatim et ses éléments ont débordé le vase. C’est le crime contre l’humanité qu’ils viennent de commettre sur les populations de Kaga-Bandoro, en présence des Casques Bleus de la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga. Cinq cent (500) huttes dressées par les humanitaires qui servent d’habitations aux populations déplacées ont été brûlées. A cela s’ajoutent les incendies de plus de huit cents (800) maisons. Le domicile de l’Evêque et la paroisse ont été pillés. Les sièges des ONG nationales et internationales ont été saccagés, tous les biens emportés. Le site des déplacés a été attaqué, des personnes ont été brûlées, calcinées. Un personnel de santé avec toute sa famille enfermés dans leur maison furent brûlés. Selon des sources locales et concordantes, le nombre de victimes peut déplacer cent (100) morts, sans compter ceux qui ont trouvé refuge dans la brousse et qui ont été tuées par les peuhls. La nature de ce genre de crime qu’Alkhatim et ses éléments viennent de commettre à Kaga-Bandoro, relève bel et bien de la compétence de la Cour Pénale Internationale (CPI).

Selon les informations recueillies, un cas de braquage par les ex-combattants de Alkhatim serait à  l’origine de ces actes odieux. Quatre (4) éléments des ex-Séléka, version Alkhatim, étaient partis braquer le domicile d’un sujet chrétien. Le propriétaire de la maison a réussi à poignarder l’un de ces braqueurs. Les trois (3) autres ont pris leurs jambes au coup. Et comme ils n’ont pas vu l’un d’entre eux, c’est ainsi que dès le matin, les trois (3) autres qui ont pris la tangente sont revenus se renseigner sur leur compagnon qui a été poignardé. Malheureusement, ils ont retrouvé son corps inerte, baigné de sang. Ils ont pris le corps et l’ont ramené à leur base. Aussitôt, ils se sont mobilisés pour aller le venger. La chasse aux civiles innocents a commencé porte-à-porte, avec des tueries accompagnées des incendies des maisons vers l’autre côté de la rive où les populations civiles se sont refugiées.

Il convient de souligner qu’en l’espace de trois (3) semaines, jusqu’à la dernière boucherie du 12 octobre 2016, les populations civiles de la Nana-Gribizi et ses environs ont vécu et continuent de vivre le cauchemar. En attaquant l’évêché et le site des déplacés, cela met sans doute en évidence la complicité de la Minusca. Où étaient les Casques Bleus quand les éléments d’Alkhatim ont traversé de l’autre côté de la rive pour venir jusqu’au domicile des missionnaires et le site des déplacés pour tuer, incendier des maisons et les locaux des humanitaires ?

Selon les habitants de Kaga-Bandoro, « la base de la Minusca dans notre localité est garnie de tous les moyens logistiques nécessaires (chars de combat, véhicules blindés...) ». Et l’information a été confirmée même par le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Jean-Serge Bokassa. Et la population de Kaga-Bandoro en général demande l’arrestation sans condition de Mahamat Alkhatim, ce criminel sans âme, ni conscience. Au cas contraire, c’est Parfait Onanga-Anyanga qui doit partir. Pour des cas de viols et des abus sexuels en RCA , Andréas Kamposs, un haut responsable de l’ONU, a démissionné de son poste. Parfait Onanga-Anyanga doit aussi faire autant, s’il a un cœur d’homme.

Comment expliquer l’attitude des Casques Bleus de Onanga-Anyanga vis-à-vis des massacres, des tueries, des incendies de villages et maisons ? Les maisons brûlées peuvent-elles être reconstruites par ces soldats onusiennes ? Dans le cas contraire, qu’en sera-t-il des êtres humains créés à l’image de Dieu  qui ont perdu leur vie ? Onanga-Anyanga peut-il ressusciter tous les morts depuis qu’il a pris sa fonction à la tête de la Minusca jusqu’à ce jour ? Quelles ont été les dispositions prises par la Minusca après les évènements des 15, 16 et 17 septembre pour que deux (2) semaines plus tard, la ville de Kaga-Bandoro renoue avec les cycles de violences coûtant la vie aux pauvres populations civiles ? C’est désormais la Minusca qui attise la flamme de la violence pour embraser le pays. Et parfait Onanga-Anyanga est le complice n°1. Les événements douloureux qui viennent de se dérouler à Kaga-Bandoro en sont une parfaite illustration.

Des enquêtes ont été ouvertes, des mandats d’arrêt délivrés. Alors que les principaux auteurs des crimes commis et identifiés sont là, libres comme du vent dans la nature et poursuivent sans cesse leur sale boulot. Du Km5 à Kaga-Bandoro, en passant par Koui, Kouango, Bambari, Bria …, c’est le comble de la désolation au sein de la population civile : carnages, massacres, viols, tueries, pillages, incendies à grande échelle, et que savons-nous encore ? Viennent s’ajouter à cela les rackets, les rançonnements, le prélèvement des taxes, impôts et autres droits de l’Etat qui se font au su et au vu de l’opinion nationale et internationale. Incroyable, mais pourtant bien vrai. Malgré tout, Onanga-Anyanga se permet le luxe de faire des soi-disant déclarations pour condamner ces actes. Ces condamnations peuvent-elles ressusciter ces personnes qui ont perdu leur vie ? A notre humble connaissance, c’est une pure humiliation, une moquerie, voire une injure vis-à-vis du peuple centrafricain. A l’exemple de Mokoko et Tumenta, Onanga-Anyanga finira tôt ou tard par payer le pot cassé de ses manœuvres dilatoires sur les populations civiles centrafricaines car, « tout se paie ici-bas », dit un adage.

Faut-il dans ce cas d’espèce continuer de maintenir coûte que coûte l’embargo ? Ceux qui ont demandé l’embargo, ont-ils réfléchi mûrement ? L’embargo vise t-il les forces de défense et de sécurité intérieure légales ou les groupes armés non conventionnels ? C’est au conseil de sécurité des Nations-Unies et les autorités de la transition, d’éclairer la lanterne du peuple centrafricain à ce sujet. Une fois de plus encore, ce sont les Nations-Unies qui sont les véritables goulots d’étranglement des Centrafricains. Car comment comprendre que ce sont les Nations-Unies qui ne font que proroger le délai de l’embargo, et assistent elles-mêmes sans réagir aux massacres de la population ? La Communauté internationale était témoin de la mobilisation du peuple centrafricain pendant les élections pour tourner la page sombre de l’histoire de son pays. Comment cette même Communauté peut-elle croiser les bras et observer les ennemis de la République qui foulent aux pieds la légitimité du peuple, chèrement acquise à un prix de sacrifice ? La Communauté internationale est-elle aussi complice ? A y voir de près, la souffrance du peuple centrafricain est encore loin de voir le bout du tunnel à l’allure où vont les choses. Tant que des mesures urgentes ne sont pas prises par le gouvernement et la Minusca pour redéployer les FACA le plus rapidement possible, nous allons vivre l’apocalypse un de ces quatre (4) matins. Dans quel Etat au monde un gouvernement légitime ne dispose-t-il pas de son armée nationale ? Pendant que Onanga-Anyanga aboie, cela n’empêche nullement la caravane des tueries et massacres de poursuivre librement son petit bonhomme de chemin. C’est vraiment triste et regrettable avec les Casque Bleus de Parfait Onanga-Anyanga et Ban Ki Moon qui ne font qu’échouer dans leurs missions en Afrique et notamment en RCA

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

LA MINUSCA ET LA FRANCE ORGANISENT ET PLANIFIENT UN GENOCIDE EN CENTRAFRIQUE, VIA L’EMBARGO. D’OU NECESSITE DE RENDRE OPERATIONNELLES LES FACA

 

Ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique est bizarre. C’est un signe précurseur d’un génocide. Et si génocide y en a, c’est la Minusca et la France qui sont derrière. Ils seront rendus coupables d’un tel acte par le peuple centrafricain au cas où cela se produirait. Car à l’heure actuelle, la situation sécuritaire du pays est très alarmante, très délétère. Ce ne sont pas les populations du Km5, de Kaga-Bandoro, Kouango, Koui, Ndélé, Bria, Bambari … qui nous démentiront à ce sujet. Et ce, malgré la forte présence des Casques Bleus de la Minusca (12.000 hommes) et des soldats français de l’Opération Sangaris qui sont aujourd’hui basés au camp militaire de M’Poko. Avec cet effectif pléthorique des forces internationales sur le sol centrafricain depuis presque trois (3) ans, la RCA ne devrait souffrir d’un manque de sécurité. Mais les jours passent et se ressemblent.

Et pourtant, la Communauté internationale avait affirmé haut et fort que les dernières élections qui se sont déroulées sur toute l’étendue du territoire national et qui se poursuivent dans la circonscription électorale de Bimbo 1, sont qualifiées d’élections de « dernière chance ». Où est passée la dernière chance, du moment où les Centrafricains sont massacrés comme des bœufs à l’abattoir ? Et face à des évènements douloureux qui se produisent dans l’arrière pays et même dans la capitale Bangui, nous pouvons affirmer que c’étaient des élections qui ont ouvert la voie aux tueries, massacres et incendies des villages et maisons. Tout simplement, parce que les autorités qui sont élues ne sont pas les hommes des puissances de ce monde. Si le peuple centrafricain, sous les balles des seigneurs de guerre, s’est rendu massivement aux urnes pour élire leurs représentants démocratiquement, ce choix doit être respecté par les uns et les autres. Mais tel ne semble pas être le cas. Les élections sont devenues l’épée de Damoclès qui est suspendue sur la tête des Centrafricains. Est-ce de cette façon que la Communauté internationale compte aider la RCA à sortir de cette crise ? A quoi sert d’organiser les élections et ensuite de ne pas prêter main forte aux autorités légitimes  issues de ces élections ? La Communauté internationale ne soutient pas le peuple centrafricain mais plutôt le sacrifie sur l’autel du diable.

En outre, on nous fait dire que ce sont certains leaders politiques et de la société civile qui manipulent les groupes armés. Mais qui sont ces leaders politiques et de la société civile ? N’ont-ils pas de nom ? Les Centrafricains ont soif de les connaître. Il faut les citer nommément, c’est-à-dire appeler le chat par son nom. En agissant ainsi, nous connaîtrons nos bourreaux et les ennemis de la paix, et de la République. La crise a trop duré. Le sang a trop coulé sous le pont. Les manipulateurs doivent être dénoncés et mis à nu. Ou bien, on les traduit en justice afin qu’ils répondent de leurs actes. Car trop, c’est trop.

Si tel n’est pas le cas, c’est la Minusca et la France qui organisent et planifient un génocide en RCA. Cette thèse se justifie par le fait que, c’est depuis plusieurs mois que les Casques Bleus et les soldats français sont déployés en Centrafrique pour protéger les populations civiles. Mais en réalité, c’est une autre chose qui se passe sur le terrain. Ces forces internationales ont toujours été accusées par certains centrafricains d’aider ou de réarmer les groupes armés, surtout les combattants Séléka. Et aujourd’hui, ces derniers sont lourdement armés et n’hésitent un seul instant à commettre des actes inhumains, bestiaux sur les paisibles citoyens civiles. En plus de cela, c’étaient la Minusca, la Sangaris et l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) qui ont déporté les combattants Séléka avec toute leur armada dans nos régions de province. Et ce génocide qui a été planifié depuis de longue date, se met peu à peu en place. Les villes de Kaga-Bandoro, Kouango, Koui,  Bambari sont aujourd’hui concernées par ce génocide. Et il n’est pas exclu que d’autres régions ne basculent dans ce génocide. Car à l’allure où vont les choses, les centrafricains sont très inquiets et ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger.

La ville de Kaga-Bandoro qui était pourtant déclarée « ville sans armes », n’est qu’une montagne qui cache la forêt. Les armes y sont à ciel ouvert. Si Bandoro était vraiment une ville sans armes, pourquoi les détonations d’armes de tout calibre se font entendre ? Ceux qui ont perdu leur vie, sont-ils tués par coupe-coupe (Balaka) ou par les armes de guerre ? Comment la Minusca peut-elle expliquer cette situation ? Il en est de même pour la ville de Bambari où Ali Daras et ses hommes sont lourdement armés et se badinent avec leurs armes au vu de la Minusca.

La Sangaris qui dispose des armes sophistiquées et une armada impressionnante de guerre, n’arrive pas aussi à mettre fin aux tueries, massacres des populations civiles et incendies des maisons. Cette opération militaire française, déployée le 05 décembre 2013 en Centrafrique, au plus fort de la crise, se terminera à la fin de ce mois d’octobre. Les soldats français se retireront de la Centrafrique sans pour autant ramener la paix et la sécurité. Mais au contraire, cette force pousse les Centrafricains vers un génocide comme au Rwanda en 1994. Pour votre gouverne, si nous avons porté un tel jugement sur la France et la Minusca, c’est que ces dernières étaient présentes au Rwanda quand le génocide a eu lieu. Ils ont toujours été pointés du doigt accusateur par le Rwanda. Et si aujourd’hui les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ne sont pas aux beaux fixes, c’est à cause de la politique de l’autruche pratiquée par la France à l’égard du Rwanda. Et c’est le même schéma qui se dessine aujourd’hui en RCA.

C’est pourquoi, nous appelons le peuple centrafricain à redoubler de vigilance. Mais, nous demandons avec insistance à la France et à la Minusca (ONU) de lever purement et simplement l’embargo qui pèse sur les FACA et les armes à destination de la RCA. Car ces forces étrangères ne sont pas à la hauteur de leur tâche. Avec moins de huit mille (8000) FACA, la RCA était sécurisée à 100%. Ce sont des assoiffés de pouvoir, qui ont poussé les éléments des Forces Armées Centrafricaines au bord du gouffre. Aujourd’hui, les militaires centrafricains ont pris conscience de la situation sécuritaire de leur pays. D’où l’urgence de rendre opérationnelles les FACA pour protéger leurs concitoyens et défendre le territoire centrafricain.

Si ce vœu ou cette attente des Centrafricains n’est pas pris en compte, alors la France et la Minusca mettront en exécution leur plan génocidaire.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

RETRAIT DU CONTINGENT PAKISTANAIS DE KAGA-BANDORO,

DEPLOIEMENT DES FORCES DE SECURITE INTERIEURES, DESARMEMENT DES HOMMES ARMES : DECLARATION DES DEPUTES DE KAGA-BANDORO

 

En date du 13 octobre 2016, les députés de Kaga-Bandoro, respectivement docteur Jean-Louis Ndama, Joël Dégou et Christ-Eric Gallo sont montés au créneau. Dans une déclaration commune, signée par ces derniers, consécutive à la flambée de violence dans cette ville, ils ont joint leurs voix à celles de la population pour exiger le retrait pur et simple du contingent Pakistanais de la ville ; recommander le déploiement à Kaga-Bandoro des forces de sécurité intérieures ; exiger le Désarmement effectif des hommes armés et leur reconduction dans leurs localités d’origine …

Cette déclaration est intervenue après les violences inouïes, indescriptibles, très meurtrières des 15,16 et 17 septembre 2016 qui ont fait une vingtaine (20) de morts à Ndomété et Kaga-Bandoro dont les combattants Séléka sont responsables. A cela, s’ajoutent les massacres, carnage, génocide du 12 octobre 2016, imputés toujours aux combattants Séléka de la branche dissidente du MPC de soi-disant général Mahamat Alkhatim. Cet évènement du 12 octobre a fait trente (30) morts, selon la Minusca. Mais le bilan est très lourd, d’après des sources concordantes, des témoins oculaires de ce massacre. Certains avancent même le chiffre de 100 morts car les peuhls continuent de tuer ceux qui ont fui pour se refugier dans la brousse. Et ce, en présence du contingent Pakistanais de la Minusca qui assiste sans réagir. Demander leur retrait aujourd’hui cadre bien avec la réalité sur le terrain. Car le contingent Pakistanais est le véritable ventre mou de tous les  contingents déployés en RCA. Ce n’est pas aujourd’hui que ces Casques Bleus ont montré leur limite, leur faiblesse au grand jour. Il vaut mieux les rapatrier dans leur pays que de les laisser moisir en RCA. Mais la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga, malgré l’armada de guerre dont elle dispose à Kaga-Bandoro, n’arrive pas à mettre hors d’état de nuire ces malfrats, il y a anguille sous roche. Les soldats onusiens en général sont de connivence, avec l’ex-coalition Séléka. Les députés de Bandoro ont raison d’exiger le départ du contingent Pakistanais car ils ne font absolument rien.

Face à cet immobilisme, cette passivité, cet attentisme des Casques Bleus de la Minusca, il s’avère indispensable, et urgent de déployer les forces de sécurité intérieures et les FACA dans les zones à haute tension tels que Kaga-Bandoro, Bambari et autres. Sans les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans l’arrière pays, nos compatriotes vont toujours mourir comme des mouches. Si les députés de Kaga-Bandoro ont recommandé ce déploiement au gouvernement, ils savent très bien que les hommes de Banki-Moon et de Parfait Onanga-Anyanga ne sont qu’en Centrafrique pour s’enrichir et non protéger les populations civiles. Nous pensons pour notre part que les soldats onusiens basés à Dékoa ne vont pas encore barrer la route à nos  forces de sécurité intérieures de se déployer à Kaga-Bandoro comme ils l’ont fait la fois dernière. Une équipe qui ne gagne pas, mais qui va plutôt de défaite en défaite, doit être remplacée. Et ceci doit être compris des responsables civiles tant militaires de la Minusca.

Le désarmement de tous les hommes armés (Séléka et Anti-Balaka) doit impérativement être mis en marche pour permettre aux populations de Kaga-Bandoro en particulier et le peuple centrafricain en général de souffler un nouvel air. Car le désarmement de ces criminels est bel et bien inscrit dans la résolution 2149 du conseil de sécurité de l’ONU. Et cela ne doit faire objet d’une dérogation par les Casques Bleus de la Minusca. S’ils ne sont pas à mesure de le faire, mieux vaut laisser la place à d’autres pays qui peuvent nous aider à faire ce travail.

Les exactions des groupes politico-militaires sur les innocents ont débordé le vase. Il faut arrêter cette hémorragie par tous les moyens. Le peuple centrafricain n’est pas le cobaye ou le dindon des groupes armés et des Casques Bleus. Les Centrafricains sont des humains et non des animaux. Ils doivent être traités comme les autres hommes sous d’autres cieux. A cet effet, tous les hommes qui détiennent illégalement des armes par devers eux, qui se disent combattants des groupes armés et qui écument le peuple centrafricain à longueur de journée, doivent être désarmés conformément à la résolution 2149 et à la recommandation du Forum National de Bangui.

Nous pensons pour notre part que, si les exigences des députés de Kaga-Bandoro seront prises en compte par la Minusca et le gouvernement centrafricain, alors, la ville de Kaga-Bandoro sera en paix et en sécurité, ainsi que les autres villes de la RCA sous contrôle des groupes armés.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CENTRAFRIQUE : LE SITE DES DEPLACES DE NGAKOBO ATTAQUE

 

 

Après le site des déplacés de Kaga-Bandoro, c’est au tour de celui de Ngakobo d’être attaqué. L’agression a eu lieu entre 3h et 4h du matin, ce 15 octobre et a fait 10 morts et 12 blessés. Le bilan peut s’alourdir. L’information a été confirmée au RJDH par Sylvain Marandji, député de Kouango 2.

Les déplacés du site de Ngakobo ont été la cible d’une attaque qui serait organisée par des ex-Séléka proches de l’UPC. Cette agression a été dénoncée par le député de Kouango 2, Sylvain Marandji qui a critiqué le contingent Mauritanien de la Minusca pour son laxisme. « Ces faits se sont produits aussitôt après la relève du chef de contingent Mauritanien de la Minusca, et nous savons tout ce qui se passe. Est-ce que la Minusca est là pour protéger la population ? Je ne pense pas ! », a-t-il déploré.

Selon Nicaise, un témoin joint au téléphone par le RJDH, « tout a commencé à 4h 30 avec des tirs à l’arme lourde dans le site. Nous avons enregistré sur place six  (6) morts et des blessés. Actuellement, nous avons recensé déjà dix morts. Les patrouilles de la Minusca ne sont pas visibles dans la ville et la peur a gagné tous les esprits. Les éléments de la Minusca n’ont pas apporté secours aux blessés », a-t-il affirmé.

Sur les auteurs du drame, une source de la gendarmerie a signalé que ce sont les éléments assimilés aux ex-Séléka de l’UPC qui ont commis ces crimes qui se sont soldés par 10 morts et 12 blessés dont les cas graves ont été transférés à Bambari pour des soins.

Joint par le RJDH, Hassane, secrétaire général de l’UPC rejette la paternité de cette attaque et l’attribue aux Anti-Balaka. Pour lui, « cette incursion armée est organisée pour discréditer son mouvement ». Il a ajouté que quatre personnes ont trouvé la mort sur place lors de cette attaque qui serait partie d’une dispute entre un Anti-Balaka et un déplacé. Contacté par lRJDH, le service de communication de la Minusca n’a pas été joignable pour sa version des faits. Du coté Anti-Balaka de Ngakobo, il est encore difficile de rentrer en contact avec leur leader.

Actuellement, un calme précaire règne après l’attaque de Ngakobo qui intervient quatre jours après celle de Kaga-Bandoro qui a fait plus d’une trentaine de morts obligeant l’Etat à décréter une journée de deuil et de prière sur toute l’étendue du territoire national.       RJDH

 

 

 

 

 

Raid meurtrier contre les deplaces de l’eveche de Kaga Bandoro

 

Des ex-seleka ont attaqué le camp de déplacés de l’évêché de Kaga Bandoro, dans le centre de la Centrafrique, dans la nuit de mercredi 12 octobre.

Une quarantaine de personnes ont été tuées dans ces violences, une semaine après des violences intercommunautaires à Bangui qui avaient fait une dizaine de morts.

Scène de guerre, à Kaga Bandoro, dans le centre de la Centrafrique. À la suite de la mort d’un milicien ex-seleka (rébellion à majorité musulmane) qui tentait de voler un groupe électrogène, ses camarades de combat ont attaqué le camp de déplacés de l’évêché, dans la nuit de mercredi 12 octobre.

Présents sur place, les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont ouvert le feu sur les assaillants. Le bilan fait état d’une quarantaine de morts dont une douzaine d’assaillants et un agent de santé du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR).

« Toutes les ONG ont suspendu leur activité », témoigne de Bangui, Camille Miel, coordinatrice urgence de Solidarités International, « les personnels ont été évacuées où sont sur le point de l’être. Personne n’a été épargné par les attaques, les vols et les violences. »

Les violences sont-elles terminées à Kaga Bandoro?

Vendredi 14 octobre, la situation était toujours très tendue dans la ville. Depuis mercredi soir, plusieurs quartiers sont la cible des pilleurs : maisons individuelles, bâtiments administratifs, bureaux d’ONG, maison de l’évêque et bâtiments de la mission catholique…

Les dégâts semblent considérables comme en témoigne l’état du camp de déplacés de l’évêché : les deux tiers du site a été incendié. « Depuis mercredi, entre 5 000 et 10 000 personnes ont trouvé refuge près du camp de la Minusca. On ne connaît pas le nombre de ceux qui ont fui dans la forêt, on ne connaît pas le nombre de villages touchés par ces violences », précise Camille Miel.

Y a-t-il une recrudescence des violences?

Depuis le début du mois d’octobre, les combats entre les miliciens ex-Séléka et les combattants anti-Balaka (groupe d’autodéfense à majorité chrétienne) ont touché les régions occidentale, orientale et centrale du pays et la capitale, Bangui, selon la Minusca.

Pour la seule ville de Bangui, au moins onze personnes ont été tuées et 22 blessées lors d’affrontements qui ont suivi l’assassinat d’un officier de l’armée le 4 octobre, et quatorze personnes sont toujours portées disparues, toujours selon la Minusca. Le HCR s’est dit particulièrement inquiet de l’insécurité croissante dans la préfecture orientale du Haut-Mboumou, qui abrite 2 748 réfugiés congolais à Zemio, 1 057 Congolais à Obo, ainsi que 4 222 réfugiés sud-soudanais à Bambouti.

Comment expliquer cette recrudescence de violence ?

Les groupes liés aux ex-seleka et aux anti-balaka n’ont toujours pas été désarmés. Pour l’heure, personne n’est parvenue à leur faire rendre les armes, ni la force française Sangaris, ni la Minusca, ni les forces de l’ordre centrafricaines.

Par manque de volonté ou de moyen, Paris a très vite renoncé à cette mission jugée trop dangereuse, l’ONU ne s’est jamais mobilisée en ce sens et les différents gouvernements centrafricains qui se sont succédé depuis 2014 affichent une volonté jamais suivie d’effets.

Parmi ces groupes, on compte de nombreux coupeurs de route, des voleurs, des opportunistes, des soldats étrangers venus profiter du désordre centrafricain pour en tirer un bénéfice personnel ou communautaire.

Enfin, ces groupes sont souvent au service de politiques et d’opérateurs économiques qui veulent leur part dans l’exercice du pouvoir et la prédation des richesses centrafricaines. La voie des armes est un chemin habituel en RCA pour se faire une place dans la société comme en témoignent les coups d’État militaires qui rythment son histoire depuis son indépendance.

Que fait l’armée française ?

Quant à la force française Sangaris, elle ne fait plus grand-chose. Depuis le 12 août 2016, elle s’est totalement regroupée sur le camp M’Poko, à l’aéroport de Bangui. Dans le bulletin hebdomadaire sur l’actualité des opérations de l’armée françaises, il n’est plus question de Sangaris. À ce jour, elle serait dotée d’un effectif de 350 militaires, de 80 véhicules et d’un hélicoptère. Les 30 et 31 octobre, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est attendu à Bangui pour officialiser la fin de cette opération, lancée le 5 décembre 2013.                                    La Croix

 

 

 

 

 

LA VIOLATION DU CODE DE TRAVAIL VEUT LA TETE DU DG DE L’ASRP :

UNE SOCIETE D’ETAT NE SE GERE PAS AVEC UN CLUB D’AMIS ET DE DOUNGOUROUS

 

La fédération des secteurs parapublic et privé de l’UGTC a saisi en date du 10 octobre 2016, le ministre contrôleur général du secteur parapublic, par correspondance dont voici un extrait : « … Des intimidations et des manœuvres machiavéliques tendant à mettre en mal les relations socioprofessionnelles et disqualifier nos adhérents de la compétition... » et l’UGTC d’ajouter : « des dispositions contraires aux textes réglementaires en vigueur en matière de travail sont insérées par le Directeur Général (DG) pour atteindre son ultime but, à savoir EXCLURE  DES CANDIDATS POTENTIELS à la délégation du personnel ». De telles pratiques mettent en exergue la moralité du DG. Il devient d’autant plus suspect. L’ASRP n’est pas la cuisine privée du DG pour qu’il choisisse selon la tête du client qui lui plaît. Il est nommé à la tête de l’ASRP avec un personnel existant qui fait fonctionner l’entreprise. Il revient au ministre contrôleur du secteur parapublic, de sauver l’ASRP, car le DG a déjà empoisonné l’atmosphère socioprofessionnel, en faisant la promotion des profiteurs, des traîtres, des charlatans, des calomniateurs. Un tel DG ne peut pas nommer « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». La vie de la société importe pourvu que le DG soit vénéré par ceux qui n’ont aucune compétence, adulés, avec des paroles mielleuses, un vrai venin pour la survie de la société. Histoire d’occuper des postes même sans référence.

La rupture prônée par les nouvelles autorités ne rime pas avec la discrimination, la brimade, les affectations-sanctions pour éloigner tous ceux qui ont la tête sur les épaules. Un audit des références de chaque personnel avec le poste occupé serait une bonne chose pour savoir si c’est la compétence qui prime. Selon nos propres investigations, il y a des licenciés, des titulaires de Maîtrise, d’autres de Master 2 qui sont dans les couloirs. La stratégie du DG consiste à jouer le seul borgne parmi les aveugles qu’il peut conduire selon ses caprices, son bon vouloir, sa vanité . Nous avons lu dans une certaine presse, un titre comme : « qui veut la tête du DG de l’ASRP » ? Ce sont les propres actes du DG qui veulent sa tête. Il y a de la fumée, cela veut dire qu’il y a le feu qui couve. Le Code du Travail est une Loi de la République et le DG de L’ASRP n’est pas au dessus de la loi qui régit le monde du travail en RCA.

L’UGTC poursuit encore : « nous sommes au regret de vous faire observer que vous n’êtes ni destinataire, ni ampliateur de la correspondance citée en référence. Nous sommes étonnés de savoir par quel canal vous avez intercepté cette note et que vous êtes substitué au ministre contrôleur pour cette réaction épidermique ». N’est-ce pas un DG aux aguets pour faire la chasse aux sorcières ? Pourquoi un personnel d’une société d’Etat doit-il faire peur, faire paniquer un DG au point de lui perdre tous ses repères ? « Pour vous rafraichir la mémoire, le délégué du personnel est le collaborateur en qui le personnel a placé sa confiance pour la défense de ses intérêts, peu importe son cursus ». Ensuite, « trois notes prises pour le besoin de la cause, à savoir la proposition de l’arrêté du 06 juillet 2016, l’appel à candidature et note d’affectation du personnel et des séries de notes de service muettes, sont pour nous les pires subjectivités et partialités qui créent des troubles sociaux et compromettent les efforts de restructuration engagés ».

Le pire, « vous prônez ci-haut vos relations avec certains membres du gouvernement, votre contribution financière pour la campagne, l’utilisation de votre véhicule, et cadeaux offerts aux nouvelles pour bénéficier de leurs protections ! Vous ne seriez pas indifférents à la création des clivages ethniques, claniques et la transformation de l’Agence en entreprise policière, en procédant à la cooptation systématique de certains personnels comme agents de renseignement ... ». Ce sont là les vieilles pratiques antidatées qui ont conduit notre pays au fond du gouffre et les nouvelles autorités n’en veulent pas, c’est pourquoi elles ont parlé de rupture. Cette rupture doit se lire dans les actes et les comportements des DG et tous ceux qui ont une parcelle de responsabilité. Un DG n’est pas un sultan, ni un dictateur en puissance, c’est un manager, un visionnaire qui n’a qu’un seul souci, la performance et la crédibilité de la société pour atteindre les objectifs assignés. La RCA est un pays capitaliste, comment comprendre qu’un DG transforme une société d’Etat, en un service communiste où tout le monde épie tout le monde, les agents de renseignement fourmillent pour colporter les ragots, calomnier les uns, nuire au capital humain indispensable pour la survie de la société. Ce sont des pratiques néfastes que rien ne saurait justifier, encore moins les relations avec certains membres du gouvernement ou l’achat de la bienveillance de nouvelles autorités. L’ASRP est en danger de péril avec un tel DG, incapable de créer la salubrité relationnelle, socioprofessionnelle. La rupture déteste ce genre de pratique, de moralité, de comportement qui sont indignes.

 

 

Julien BELA     

 

 

 

 

 

COMITE AD HOC DES PME DU SECTEUR DES BTP

 

LE PRESIDENT DU COMITE AD HOC CHARGE DE LA RESTRUCTURATION DES PME DU SECTEUR DES BTP EN CENTRAFRIQUE

 

A

SON EXCELLENCE

MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ECONOMIE, DU PLAN

ET DE LA COOPERATION

BANGUI

 

N° Réf :    /COMI/ATE-PME BTP/2016

 

Objet : Dénonciation de l’attribution des marchés de biens et travaux sur financement de la BAD DAO N°001 et 002 /2016/MEPC/DIRCAB/CPARCB/PM/MT

 

      Excellence Monsieur le Ministre,

 

      Nous faisons suite à l’Atelier sur le renforcement des capacités des Petites et Moyennes Entreprises (PME), en vue de la relance économique du secteur des bâtiments et travaux publics en Centrafrique organisé à Bangui du 09 au 10 Septembre 2016 à l’Hôtel LEDGER, et placé sous le haut patronage de son excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement et à notre rencontre avec votre Excellence le 11 juillet 2016 au Ministère du plan et de la coopération .Au cours de cette rencontre, vous nous aviez annoncé entre autres, le lancement imminent des appels d'offres liés aux travaux de reconstruction des communautés de base sur financement de la BAD, ainsi que votre souhait de voir une part importante de ces ressources captée par les PME centrafricaines du secteur des BTP.

 

Force est de constater que sur les quatre (04) lots mis à la concurrence, trois (03) lots sont attribués à des entreprises étrangères et un tout petit lot de consolation attribué à une PME Centrafricaine selon les résultats suivants :

 

L:OT N° 1 du DAO 001/2016: Attribué à l’Entreprise BACEL de la République du Congo d'un montant de 1. 518. 476. 557 FCFA

Lot N° 1 du DAO 002/2016 : Attribué encore à BACEL de la République du Congo d’un montant de 1.009. 889.250 FCFA.

Lot N°2 du DAO 001/2016 : Attribué à l’Entreprise Centrafricaine SNCMBA   d’un montant de 124. 980.961 FCFA.

Lot N° 2 du DAO 002/2016 : Attribué à l’Entreprise COBAT de la République du Congo d'un montant de 965.513.685 FCFA.

 

    Monsieur le Ministre, le critère essentiel qui a permis d’éliminer nos entreprises qui ont participé à cette consultation est celui du chiffre d’affaires moyen annuel sur les cinq(05) dernières années qui doit être supérieur ou égal à Quatre milliards(4.000.000.000) FCFA.

 

   II est évident qu’aucune entreprise de BTP centrafricaine ne pouvait satisfaire un tel critère surtout quand on sait qu'entre 2012 et 2015, le pays a connu une grave crise et qu’il n’y avait pas d’activités importantes pour réaliser ce niveau de chiffre d’affaires par an.

 

Pour consoler les PME Centrafricaines, la Commission d’Attribution des Offres a confié le tout petit lot de 124 millions à SNCMBA, pour dire que le Centrafricain ne mérite jamais grand chose et que nous pouvons nous contenter du rabiot.

 

Par la présente, nous tenons à dénoncer vigoureusement les attributions de ces marchés conduites par la Cellule de suivi et de Coordination du programme (CSCP) placé sous votre Département.

 

Nous en demandons l’annulation pure et simple ainsi que la reprise de la procédure avec des critères d’éligibilité qui n’excluent pas à priori les PME Centrafricaines qui paient des impôts à l'Etat Centrafricain, qui ont été des victimes de la crise et qui malgré tout, assurent un emploi à des nombreux jeunes vulnérables dans cette période cruciale de relèvement de l’économie de notre pays.

 

Excellence Monsieur le Ministre, nous observons également que ces attributions sont contraires aux propos que vous nous aviez tenus dans la salle KAZANGBA au Ministère du Plan, et aux recommandations de l’Atelier sur le renforcement des capacités des PME Centrafricaines en cours de diffusion. Aussi, nous osons croire que vous allez revenir sur cette procédure.

 

Nous saisissons cette opportunité pour rappeler le Programme politique de son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, et le discours programme du Chef du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale mettant un accent particulier sur la promotion des PME/PMI Centrafricaines.

 

Vous en souhaitant bonne réception de la présente, veuillez agréer Excellence, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre haute considération.

 

Evariste DIGNITO

Ingénieur Principal des Travaux Publics

Ampliations :

- A son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement ;

- Le Ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation civile et du Désenclavement ;

- Le Ministre des Finances et du Budget ;

- Le Ministre des PME ;

- Le Ministre du Commerce et de l’Industrie ;

- Le Président de la Chambre de Commerce ;

- Le Président de GICA ;

- Le Président de L’UNPC ;

- Le Président de l’Autorité de Régularisation des marchés Publics (l’ARMP).

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

×