Tous les INFO du Jeudi 26 Oct. 2016

Cmn 2333 du jeu 27 oct 2016

LA CONSTITUTION DE LA RCA EST L’UNE DES PLUS MODERNES, NON CONFLIGENE, NI TAILLEE SUR MESURE : LES GROUPES ARMES DOIVENT S’Y REFERER DANS LEURS REVENDICATIONS

La Constitution de la RCA a été adoptée par referendum, le 13 décembre 2015. Elle est l’une des constitutions les plus modernes au monde. Elle a été accouchée par une volonté populaire, durant la transition. Elle donne la chance à tout le monde. Elle n’est pas confligène. Elle n’a pas été taillée sur mesure pour les beaux yeux d’un individu quelconque. Touadéra est arrivé sur un plateau constitutionnel déjà prêt à porter. Il en est non seulement le garant, mais il doit également s’y conformer scrupuleusement. La séparation des pouvoirs n’est plus un mythe, mais une réalité palpable et vécue. L’Assemblée Nationale fonctionne. L’indépendance de la justice est affirmée, mais le droit ne semble pas saisir cette opportunité pour asseoir une justice ou un pouvoir judiciaire digne de ce nom. Les Etats-Unis se sont investis à fond dans la chaîne pénale, mais rien ne semble bouger dans le bon sens. Le clivage entre le peuple et la justice ne cesse de s’agrandir. Un nouveau palais de justice est en construction, mais les animateurs n’ont pas encore décidé de prendre la couleur locale. Comme disait le président Barack Obama, « il faut des institutions fortes et non des hommes forts ». Dans le contexte actuel, la justice centrafricaine est totalement inexistante, effacée. L’Etat de droit repose sur le DROIT. Il faut des hommes pour faire entendre la voix du droit et lui donner toute sa place. Le DROIT est incontournable en démocratie. C’est l’épine dorsale. Est-ce un problème de sécurité des magistrats ? L’environnement n’est-il pas propice à l’expression du DROIT ?

Francis Bozizé a été remis à la justice. Elle s’est prononcée en âme et conscience, personne n’a eu à redire : bon ou mauvais, l’avenir seul se prononcera sur cet arrêt. C’est un exemple qui inaugure l’indépendance de la justice centrafricaine. Les magistrats sénégalais se sont attirés un satisfecit de la planète dans le procès de Hisseine Habré. C’est un honneur non seulement pour la magistrature, mais aussi pour le Sénégal tout entier. C’est une référence. En son temps, la justice centrafricaine avait jugé l’ex-empereur Bokassa. Les juges et les avocats ont été célèbres, admirés dans le monde entier. Depuis ces beaux jours, le pouvoir judiciaire est en chute libre, une  dégringolade qui est encore loin de s’arrêter. Il est donc difficile de dire ce qui s’y passe réellement. Seulement, le peuple centrafricain est loin de se reconnaître dans la justice de son pays, malgré tous les efforts consentis par la Communauté Internationale. Il n’y a plus d’ingérence dans les décisions de la justice, et pourtant tout va mal. Le DROIT étant effacé, chacun en fait à sa tête, au gré de ses caprices; car convaincu qu’il ne sera nullement inquiété.

La Nouvelle Constitution de la RCA est impersonnelle. Or, les revendications de certains groupes armés, notamment le FPRC, le RPRC, l’UPC et le MPC, touchent directement la constitution de la République, socle de l’Unité nationale et de la cohésion sociale. L’incorporation au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA) est un acquis. La Communauté internationale, le gouvernement, en sont conscients. Il ne peut pas être question de quota, car la nouvelle armée centrafricaine en refondation doit être pluriethnique et équilibrée. Toutes les ethnies de la République, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, en passant par le centre, doivent s’y reconnaître, s’y retrouver, pour barrer la route à toute hégémonie ethnique d’où qu’elle vienne. Touadéra est issu d’une ethnie hyper minoritaire qui ne peut supplanter l’Armée. Il est donc mieux placé pour veiller au dosage ethnique avec une même mesure pour toutes. Il se conforme strictement aux dispositions constitutionnelles, socle juridique de la République.

La Minusca dispose d’une immunité diplomatique conférée par les Nations Unies à travers la Convention de Vienne. La Ville Morte a donné lieu à toutes sortes d’agression contre le personnel de la Minusca, des jets de pierres en passant par des violences verbales. Ce n’est pas la coloration d’une Ville Morte qui consiste à rester chez-soi, un point, un trait. Les Nations Unies n’ont pas encore réagi, mais la France a sonné la cloche mettant en garde les pêcheurs en eau trouble. La non-violence et le dialogue prônés par le chef d’Etat, ont porté des résultats. Presque tous les groupes armés se sont manifestés, même les plus récalcitrants. Ils ont fait un pas vers le dialogue. La RCA est un  Etat de droit régi par une Constitution consensuelle. Toutes les revendications doivent être tamisées par la Constitution de la République. S’il faut octroyer cinquante pour cent (50 %) à une catégorie de la société, cela va créer un autre déséquilibre, ce qui n’est dans l’intérêt de personne. La nouvelle RCA qui se construit, a pour l’an zéro (0), donc basée sur la Constitution de décembre 2015. Il revient donc à tout Centrafricain d’y veiller pour l’égalité des chances de tout un chacun. Nouvelle Constitution, Nouvelle République, Nouveau Président, Nouvelles institutions de la République, Nouvelle manière d’agir, de voir et de concevoir la Nation Centrafricaine. Aucune région n’échappera à l’élan de développement global du pays.

Cette revendication à l’origine de la crise actuelle qui a plongé le pays dans l’abîme, a été entièrement prise en compte par l’actuel gouvernement. La Communauté internationale a également pris bonne note, afin de donner une réponse d’urgence aux populations du Nord-Est du pays. La RCA fait 623.000 Km2 et doit subir des transformations dans sa totalité. Pourvu que les armes se taisent définitivement pour que des actions allant dans ce sens soient entreprises. La réfection des routes a déjà commencé. D’autres projets suivront pour le bonheur de tous.

Julien BELA

 

 

 

LEVEE DE L’EMBARGO, REDEPLOIEMENT DES FDS, REVENDICATIONS LEGITIMES DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique et patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga se glisse doucement mais sûrement sur la bonne voie. Dans une interview accordée à nos confrères de la Radio Ndéké Luka, le mardi 25 octobre, ce dernier dit ne pas s’opposer à la levée de l’embargo et le redéploiement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sur toute l’étendue du territoire national et que ces revendications sont légitimes. Mais il affirme par ailleurs que tout doit se passer par le dialogue et non par la force.

Nous osons croire qu’il a raison et cet itinéraire choisi semble être le meilleur. Car vous savez tous comme nous, le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra a prôné et prône toujours le dialogue pour résoudre cette crise larvée. C’est une issue favorable à la sortie de la crise. Parfait Onanga-Anyanga, est lui aussi, sur cette droite ligne. Donc tout doit passer par le dialogue, rien que le dialogue. Au lieu de mettre encore de l’huile sur le feu, la plateforme de la société civile qui a institué cette ville morte et qui a été largement suivie par la population banguissoise, doit saisir cette opportunité pour entamer un dialogue franc et sincère avec le Comité de Sanction de l’ONU afin d’obtenir la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA et l’interdiction faite à nos FDS depuis le 24 mars 2013, date de la prise de pouvoir par la coalition Séléka, de se déployer sur le territoire national. C’est une occasion en or qu’il ne faut jamais la laisser passer. La société civile, à travers cette ville morte, ne doit pas penser qu’elle a gagné la bataille et qu’il lui reste à remporter la guerre.

Elle doit affûter ses armes, c’est-à-dire préparer des arguments solides pour convaincre le Comité de Sanction des Nations Unies afin de lever l’embargo et que les FDS soient vraiment opérationnelles. Car un pays comme la RCA, indépendant depuis le 13 août 1960, ne peut demeurer pendant plus de trois (3) ans, sans son armée nationale. c’est inadmissible et intolérable. De  plus, le peuple centrafricain ne cesse de réclamer le redéploiement de ses forces pour pouvoir le protéger efficacement. Cela ne veut pas dire que les Casques Bleus de la Minusca ne font par leur travail. Au contraire, ils travaillent mais les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes des Centrafricains. C’est pourquoi, la demande de la levée de l’embargo et du redéploiement des FDS est devenue incessante et urgente. D’où nécessité de mettre fin à ces sanctions qui ne font qu’enfoncer la RCA dans l’abîme.

Un adage romain dit : « Vox populi, vox dei », en français, « La voix du peuple, c’est la voix de Dieu ». Nous pensons pour notre part que cette fois-ci, la voix des Centrafricains sera entendue au-delà des océans et des monts. Donc ce Comité de Sanction n’a plus droit à l’erreur. Le dialogue prôné par Onanga-Anyanga doit impérativement se tenir dans un délai raisonnable. Traîner encore le peuple centrafricain à longueur des journées, ce serait encore jeter du feu aux poudres. Si avant, pendant et après le Forum National de Bangui, les Centrafricains ont réclamé unanimement la levée de l’embargo et le redéploiement des FDS, ils ont certainement vu le danger qui les guette. Pour ce faire, et vu les violences, les tueries, les massacres des populations civiles et les incendies de maisons et villages, il s’avère indispensable que les vœux des Centrafricains soient honorés dans ce sens.

La levée de l’embargo et le redéploiement des FDS ne signifient pas que les Casques Bleus de la Minusca doivent quitter la RCA aussitôt. Si les responsables de la Minusca ont daigné penser ainsi, nous leur rassurons qu’il ne sera pas comme ça. Car le défi sécuritaire est grand et immense. Les FACA, la gendarmerie et la police, à elles seules, ne peuvent, par un bâton magique, ramener la paix et la sécurité en un laps de temps en RCA. Ce sera un travail de longue haleine. Main dans la main, Minusca et FDS ensembles, le pari sera gagné. Car les Casques Bleus de la Minusca auront besoin du concours des FDS et vice versa. « L’Union fait la force », dit-on. Mettons en pratique cette vision du président-fondateur de la RCA, Barthelémy Bonganda pour sauver notre patrie en danger.

Et cette union doit passer absolument par le dialogue. Société civile, partis et associations politiques, plate forme religieuse …, mobilisez-vous pour un dialogue franc avec le Comité de Sanction de l’ONU pour trouver des voies et moyens afin que l’embargo soit levé et que les FDS soient opérationnelles sur l’ensemble du territoire national. Le ton est donné et la cloche a sonné pour une négociation sincère. Abandonnons nos querelles intestines et nos intérêts partisans,  égoïstes pour sauver la Centrafrique  « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ dans les évangiles.                                Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

OUVRIR DES ENQUETES, C’EST BIEN. MAIS IL FAUT QUE LES AUTEURS DES ACTES SOIENT TRAQUES, ARRETES ET MIS A LA DISPOSITION DE LA JUSTICE

 

Depuis la période de la transition jusqu’à ce jour, des enquêtes ont été ouvertes, mais n’aboutissent jamais. Faut-il attendre le retour de Jésus-Christ pour identifier et mettre la main sur les auteurs des crimes commis sur les populations civiles centrafricaines ? Kouango, Koui, Kaga-Bandoro : où en sommes-nous avec les enquêtes ouvertes ? Parfait Onanga-Anyanga et le chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, se sont rendus tous les deux (2) à Kaga-Bandoro où ils ont palpé du doigt les réalités de pires exactions commises sur des personnes civiles innocentes. Et Parfait Onanga-Anyanga a lui-même qualifié ces actes de crimes contre l’humanité. Toujours selon ce dernier : « ces actes ne resteront pas impunis car, des enquêtes ont été déjà ouvertes ». Or, la population de la Nana-Gribizi n’était pas passée par quatre chemins pour dire : « c’est Alkhatim et ses éléments qui sont les auteurs de ces crimes commis. Nous demandons donc à la Minusca de mettre la main sur ce dernier afin qu’il réponde de ses actes devant la justice ». Qu’est-ce qui empêche réellement la Minusca d’arrêter Alkhatim comme le souhaite la population de la Nana-Gribizi ?

Selon les informations recueillies, c’est suite aux évènements malheureux et douloureux survenus le 12 octobre dernier à Kaga-Bandoro que la société civile centrafricaine s’est vue obliger d’organiser  la ville morte pour exiger le départ de la Minusca qui assiste sans réagir aux massacres des populations civiles. Les responsables religieux de la paroisse Notre-Dame de Kaga-Bandoro ont décrié haut et fort la passivité du contingent pakistanais de la Minusca lors de ces évènements. C’est autant dire que ces enquêtes ouvertes ne doivent pas viser seulement les leaders des groupes armés, auteurs de ces  crimes, mais aussi certains contingents de la Minusca qui ne font pas leur travail comme il se doit. Ce qui est encore plus grave, c’est que la Minusca est accusée d’avoir tiré à balles réelles sur des civiles sans armes  à la main qui manifestaient lors de la journée ville morte de ce lundi 24 octobre 2016 à Bangui, précisément au quartier Sango. Dans ce cas de piètre figure, où sont passées l’impartialité et la neutralité de la Minusca qui laisse les groupes armés massacrer d’une part , et qui  tire à balles réelles sur une population civile, d’autre part ? Qui sont ces populations civiles que la Minusca est censée protéger si c’est elle-même qui devient le bourreau du peuple centrafricain ? Toute la lumière doit être faite sur les derniers évènements survenus à Kouango, Koui, Kaga-Bandoro et récemment à Bangui.

Depuis la date du 24 mars 2013 à ce jour, n’est-ce pas un peu trop les tueries et les massacres ? A quel saint le peuple centrafricain peut-il se vouer désormais pour avoir protection ? C’est triste et regrettable, les actes que nous continuons d’enregistrer au quotidien. Cette même Minusca nous a démontré de quoi elle était capable lors de la sécurisation des élections. Mais qu’est ce qui se passe-t-il après les élections ? Nous avions dit dans nos précédentes parutions qu’en attendant la table ronde de Bruxelles, le défi sécuritaire doit être relevé pour des investissements sûrs et durables. Avions-nous prêché dans le désert de Sahara ? Qui  peut oser investir dans un climat sécuritaire toujours instable ? C’est le dernier signal fort que nous lançons non seulement à la Minusca, mais aussi aux autorités centrafricaines. Tout fondement d’un développement digne de ce non repose sur la sécurité et la paix. Personne ne peut nous dire le contraire. C’est pour dire que, tant que la voie restera toujours libre aux va-t-en-guerre, nous allons tourner en rond même jusqu’à cent (100) ans. Donc, il serait judicieux que le gouvernement et la Minusca trouvent de nouvelles stratégies pour barrer la route à ces véritables ennemis du peuple et de la République qui demeurent libres dans la nature avec la gâchette très facile. Sinon…

Bénistant MBALLA

  

 

 

 

BAN KI-MOON CONDAMNE LES VIOLENCES A BANGUI

 

 

Le secrétaire général de l'ONU a condamné mardi les violences commises la veille à Bangui et a déploré les attaques contre la Mission des Nations unies en République centrafricaine, au cours desquelles cinq Casques bleus ont été blessés.

Quatre civils ont été tués et 14 personnes blessées dans des violences lundi dans la capitale de la Centrafrique, où un collectif de la société civile centrafricaine avait appelé à une journée "ville morte" pour demander le retrait de la force de l'ONU, accusée de "passivité" face aux groupes armés".

Dans un communiqué, Ban Ki-moon a "salué la détermination du gouvernement à garantir que les auteurs et les instigateurs de ces attaques soient traduits en justice".

Il a également salué l'engagement de la Minusca à enquêter et a réaffirmé que cette force de maintien de la paix "prendra toutes les mesures nécessaires (...) pour protéger les civils et pour renforcer la stabilité".

Ces actes "ne doivent pas saper le travail important de reconstruction des infrastructures du pays et de sa cohésion sociale, de promotion de la réconciliation, du redressement économique et de renforcement de l'état de droit", ajoute le communiqué.

M. Ban se dit enfin "convaincu que la prochaine conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre renforcera le soutien des partenaires internationaux à ces priorités majeures".

AFP

 

NON AU DEPART DE LA MINUSCA TOUTE ENTIERE, OUI A CELUI

DES CONTINGENTS COMPLICES DES EXACTIONS

 

 

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation  en République centrafricaine (MINUSCA), est déployée dans notre pays le 15 septembre 2014. Elle succédait ainsi à la Misca, la force africaine. Voilà exactement deux (2) ans et quelques mois que cette force onusienne se trouve sur le territoire centrafricain. Leur mission principale reste et demeure la protection des populations civiles et la défense de l’intégrité territoriale en attendant la restructuration et l’opérationnalisation effectives de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Mais force est de constater que la mission des Casques Bleus de la Minusca ne fait que tourner en rond. Les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Car les exactions des groupes armés sur les populations civiles s’accroissent à un rythme exponentiel, effréné, au vu et au su de certains contingents.

C’est pour cette raison que le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) dont Gervais Lakosso est le coordonnateur, a demandé à la population Banguissoise d’observer une ville morte, ce lundi 24 octobre, ce qui a été fait. Malheureusement, il y a eu des pertes en vies humaines et des blessés parmi les manifestants. Aujourd’hui, la société civile accuse la Minusca d’être à l’origine de ces morts d’hommes. La Minusca, de son côté rejette en bloc l’accusation portée contre ses hommes (Casques Bleus). C’est un véritable jeu de ping-pong que les Centrafricains observent en ce moment. Mais comme une enquête est ouverte pour situer la responsabilité des uns et des autres, attendons de voir les aboutissants pour en dire plus.

Il convient tout de même de signaler que la principale réclamation de cette plate forme de la société civile est le départ de la Minusca toute entière. Sur ce, les avis étaient partagés. Les uns étaient pour ; d’autres étaient contre ; et certains parlaient du recadrage des Casques Bleus. Vu les opinions des uns et des autres, nous disons pour notre part qu’il est impossible de demander le départ de la Minusca. Les raisons de ce refus sont diverses et variées : un(1), l’embargo sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les armes à destination de la RCA n’est pas encore levé ; deux (2),  les FACA ne sont pas encore opérationnelles, ni dotées des matériels adéquats pour faire leur travail convenablement sur le terrain ; trois (3), les forces de sécurité intérieures (gendarmerie et police) sont sous-équipées et ne pourront faire face à quoi que ce soit ; quatre (4), exiger le départ de la Minusca, c’est ouvrir la voie, le boulevard aux hors-la-loi de faire ce qu’ils veulent. Nous ne pouvons énumérer toutes les raisons. Et les centrafricains qui s’opposent aussi à la demande de ce retrait de la Minusca, réclamée à cor et à ri par la société civile en savent davantage que nous. Au moment opportun, ils nous diront toute la vérité sur ce refus. Comme les responsables de la Minusca ont annoncé et continuent d’annoncer tambour battant que cette mission onusienne appuie le gouvernement, nous osons espérer que les Casques Bleus vont désormais appliquer à la lettre les différentes résolutions (2127,2149, 2301) votées par le Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Mais ce que nous devons réclamer, c’est plutôt le départ de certains contingents de la Minusca qui assistent aux massacres, aux tueries des populations civiles, sans pour autant leur apporter des protections nécessaires. Ceux-là doivent absolument déguerpir et laisser la place aux vrais soldats onusiens qui sont impartiaux et neutres et qui protègent réellement les civiles. Ce sont ceux-là que les Centrafricains en ont besoin. Interrogés à ce sujet, la majorité des Centrafricains ont pointé du doigt le contingent pakistanais en premier lieu, suivi des Bangladeshi, des Mauritaniens, et nous en passons. Donc, les plus hauts responsables de l’ONU, doivent prendre leur responsabilité dès à présent. Car nous pensons que d’autres pays comme l’Angola, l’Afrique du Sud, le Soudan veulent bien aider la RCA à sortir de ce bourbier. Il faut leur laisser le temps de voler au secours du peuple centrafricain en détresse. Un (1), deux (2), trois (3), voire quatre (4) contingents qui ne font pas leur travail comme il se doit, doivent impérativement quitter le sol centrafricain. Si c’étaient les soldats centrafricains qui assistaient sans réagir aux massacres des Pakistanais et autres, quelle serait la réaction du peuple pakistanais ? Sans nous tromper ou nous voiler la face, les Pakistanais allaient exiger aussi le départ des soldats centrafricains.

La passivité de certains contingents a débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. Les Centrafricains ont crié leur ras-le-bol à travers cette ville morte. La balle est désormais dans le camp de l’ONU. Le peuple centrafricain attend d’un pied ferme une décision courageuse venant des Nations-Unies, comme ce fut le cas pour le contingent de la RD-Congo, accusé d’abus sexuels et de viols.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUNVENDA

 

 

 

LA FRANCE CONSERVERA UNE FORCE DE REACTION RAPIDE EN CENTRAFRIQUE

 

Des soldats français en Centrafrique

La France conservera une force de réaction rapide en Centrafrique alors que la mission des forces françaises envoyées mettre fin au chaos il y a près de trois ans s'achèvera fin octobre, a annoncé mercredi la présidence française à l'issue d'un Conseil de défense.

Ce contingent doté d'une "une capacité d’intervention militaire sur court préavis" pourra "être mobilisé à la demande du gouvernement centrafricain en cas de menace sérieuse contre la paix ou les institutions du pays", a précisé l'Elysée.

"Dans la phase de stabilisation qui s’ouvre", la France continuera aussi "à participer à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et à la mission de formation de l’armée centrafricaine mise en place par l’Union européenne (EUTM RCA)", a ajouté l'Elysée.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles de la Séléka majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

L'intervention de la force française Sangaris et de la Minusca a réduit l'intensité des massacres mais n'est pas parvenue à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

Environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents en RCA, dont une centaine au sein de la force de l'ONU. Déployés en décembre 2013, ils ont été plus de 2.000 au plus fort de la crise.

AFP

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

 LES RESULTATS DES LEGISLATIVES DE BIMBO 1 SERONT BIENTOT PUBLIES

Les résultats provisoires des élections législatives organisés dimanche 23 Octobre à Bimbo1 seront connus dans les prochains jours. C’est ce qu’a fait savoir ce mardi 25 octobre au RJDH, Julius Rufin Ngouade-Baba, rapporteur général de l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

Dimanche dernier, les électeurs de Bimbi1 étaient aux urnes pour voter leur représentant à l’Assemblée Nationale. Le suffrage s’est déroulé dans le calme et la logistique était aussi au rendez-vous, a noté le rapporteur.

Julius Rufin Ngouade-Baba, le rapporteur général et porte-parole de l’ANE a relevé que  « les matériels étaient commandés, livrés à temps et déployés dans de bonne condition. Le jour du scrutin, tous les sept commissaires et le personnel de l’assistance électorale étaient présents pour la supervision ainsi que les représentants des candidats. Je puis dire que cette élection s’est passée dans de très bonne condition. Aucun incident a été déploré grâce aux mobilisations des Forces de Sécurité Intérieure et la Minusca», a-t-il témoigné.

Il a ajouté que « les résultats ont été bien acheminés au centre de traitement des données, le dépouillement par les commissaires est déjà bouclé et actuellement, on procède à la saisie des résultats. A l’issus de cela, les statistiques seront sorties en même temps que les résultats. La publication des résultats provisoires se fera dans les prochains jours », a confié Julius Rufin Ngouadé-Baba au RJDH.

Le rapporteur a relevé le faible taux de participation des électeurs qui diffère dans les cinq centres de vote de la circonscription de Bimbo1. C’est pour la quatrième fois que l’élection législative est organisée à Bimbo1 suite aux annulations.

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 REPRISE TIMIDE DES ACTIVITES A BANGUI APRES LA VILLE MORTE

Le commerce, les navettes de taxis et bus ont repris, ce mardi 26 octobre. Par contre les activités scolaires sont paralysées et les banques ne sont pas totalement ouvertes après la ville morte.

En sillonnant certaines artères de Bangui, en passant par le centre ville, le RJDH a constaté une timide reprise des activités. Les commerçants ont étalé leurs articles, les conducteurs des taxis et bus ont repris service et la circulation est moins intense.

Un faible engouement de la clientèle a été déploré par Jéovis Poundé, commerçant au point zéro. « Ce matin, nous avons étalé nos articles. Malheureusement, la clientèle est faible suite à la psychose», a constaté ce commerçant.

Miguel Dégbobaté, conducteur de taxi, a noté quant à lui que la reprise est timide, « j’ai constaté que certaines banques ont rouvert leurs portes, contrairement à d’autres. La sécurité demeure encore précaire, c’est pour cela que nous assistons à une timide reprise des activités. Nous travaillons avec beaucoup de méfiances », a expliqué ce conducteur de taxi.

Pour les activités scolaires, les portes de l’école Lakouanga dans le 2ème arrondissement restent fermées. Un enseignant à l’entrée de l’établissement a évoqué la psychose qui démotive les enseignants et les élèves, « nous attendons voir l’évolution de la sécurité dans la ville afin de reprendre les activités scolaires. Demain, nous rouvriront les salles de classe, si nous serons rassurés. Plusieurs établissements se trouvent dans la même situation », a-t-il confié.

La ville morte a été observée à Bangui lundi 24 octobre pour demander le retrait de la Minusca. Ce mot d’ordre a été lancé par le groupe de travail de la société civile.

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LE PARQUET DE BANGUI OUVRE UNE ENQUETE SUR LA VILLE MORTE

 Une enquête est ouverte sur la ville morte qui, selon le parquet aurait fait quatre morts et quatorze blessés. L’annonce a été faite au RJDH ce mardi 25 octobre par Ghislain Gresénguet, procureur de la République prêt le tribunal de grande instance de Bangui.  

Le procureur de la République considère l’ouverture de cette enquête comme une nécessité pour le parquet « dès lors où des Centrafricains sont tués lors d’une manifestation, il est de notre devoir d’établir les responsabilités, c’est dans ce sens là que depuis hier, nous avons ouvert cette enquête sur laquelle se penche déjà la Section de Recherches et d’Investigations (SRI » a confié Ghislain Gresénguet.

L’enquête, selon le procureur de la République est au stade d’enregistrement de bilan « depuis hier, nous ne faisons que faire le bilan de la manifestation. Il est question à ce stade de l’enquête d’avoir une idée sur le bilan. C’est ainsi que nous avons pu enregistrer 4 morts et 14 blessés et l’opération continue au niveau des centres de santé » a-t-il expliqué.

L’objectif de cette procédure est, d’après Ghislain Gresénguet d’établir les responsabilités et engager des poursuites. Gervais Lakosso est visé par cette enquête, selon le procureur qui pense que ce dernier s’est lui-même présenté comme étant auteur de la ville morte qui s’est soldée par des pertes en vies humaines « l’enquête ne vise personne, ce sont les résultats qui nous diront qui est impliqué dans la ville morte qui a causé ces morts. Mais au sujet de Lakosso, je puis vous dire qu’il n’est pas visé, il s’est lui-même attribué la paternité de la manifestation qui était portant interdite. Dans ces conditions, il devra répondre de cela » a-t-il précisé.

Le procureur a regretté le fait que la Minusca ait tiré sur les manifestants« nous avons appris que les casques bleus ont tiré sur les manifestants, seule l’enquête nous le dira mais si cela est avéré, je pense que c’est grave car la Minusca est là pour nous aider à combattre l’insécurité et non tuer le peuple centrafricain » a dénoncé Ghislain Gresénguet.

Les activités reprennent timidement à Bangui après la ville morte de la vieille. Le mot d’ordre a été suivi à plus de 90%. La ville morte était organisée par la société civile pour exiger le départ de la Minusca accusée d’inaction face aux rebelles

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LA SITUATION SECURITAIRE RELATIVEMENT CALME A KAGA-BANDORO

La situation sécuritaire dans la ville de Kaga-Bandoro est relativement calme après la visite du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera en compagnie du responsable de la Minusca. Selon des sources humanitaires, l’hôpital préfectoral a rouvert ses portes.

Cette accalmie est observée alors que Bangui a observé lundi une ville morte initiée par la société civile en réaction à la « passivité  de la Minusca face à ces tueries ».

Selon le constat fait les humanitaires cités dans le rapport du bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), ce mardi 25 octobre, la situation sécuritaire est relativement calme, « cette accalmie observée depuis la visite du Président de la République a favorisé le retour de certains acteurs humanitaires dans la zone pour renforcer les opérations humanitaires en faveur des personnes affectées », a fait observer OCHA.

Pour OCHA, cette reprise de quiétude a également permis la réouverture de l’hôpital préfectoral, « les acteurs humanitaires ont commencé a apporté de l’assistance aux déplacés qui restent toujours regroupés à côté de la base de la Minusca. Des infrastructures Eau Hygiène Assainissement ont été installées et une ration alimentaire de 15 jours a été distribuée. Ces assistances visent à éviter la dégradation de la situation humanitaire en attendant la relocalisation des déplacés et le rétablissement de la sécurité », a expliqué cette agence des Nations-Unies.

Les regains de violence à Kaga-Bandoro le 12 octobre, ont eu également des conséquences sur la stabilité des communautés. Des évaluations des humanitaires ont révélé qu’entre  Kaga-Bandoro et Mba (axe Botto),  plus de 100 maisons ont été incendiées et les villages sont désertés de leurs populations tandis que ceux situés entre Kaga-Bandoro et Mingue (8 km de Kaga-Bandoro, axe Botto) sont pratiquement vides.

Le site des déplacés de Kaga-Bandoro a été attaqué par des ex-Séléka le 12 octobre. Le bilan officiel fait 37 morts, plus de 200 blessés et des maisons brulées, l’attaque qualifiée des représailles suite à la tuerie d’un élément de la Séléka lors d’un braquage.

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 L’IDENTIFICATION DES FEMMES EXIGEE AUX CHECK-POINTS SUR L’AXE BANGUI-BAORO

Les femmes ne sont plus exemptées des contrôles policiers sur les barrières disposées le long du corridor Bangui-Baoro. Une décision prise dans le cadre du renforcement de mesures sécuritaires dans cette localité.

La Sous-préfecture de Baoro est stratégique pour la Républiques Centrafricaine à cause de sa situation géographique. Située sur la Route Nationale N°1, c’est  l’un des grands carrefours  de l’ouest de la RCA menant au Cameroun voisin qui ravitaille le pays en vivres et autres produits.

Par mesure de sécurité, les femmes sont désormais obligées de présenter leurs pièces d’identité sur les points de contrôle au même titre que les hommes sur cette voie, contrairement aux mois précédents. Une disposition prise par les autorités sécuritaires de Baoro.

Sur cette mesure, un brigadier de police à Berberati qui a requis l’anonymat a expliqué au RJDH que « la détention de carte d’identité nationale est un devoir civique qui n’exclut pas les femmes ». Il a ajouté que dans sa localité, les femmes circulent librement.

Cette décision est saluée par les usagers de cet axe.  « Le contrôle  des femmes sur les barrières n’est pas blâmable. Outre son caractère sécuritaire, il permet d’identifier surtout nous les voyageurs en cas d’accident… », a déclaré Francine Mbida, au RJDH.

Selon un constat du RJDH, la situation sécuritaire du pays a démotivé beaucoup de femmes qui voyageaient sur ce corridor. Elles craignent pour leur sécurité.

******RJDH******

 

 

POURQUOI NE PAS DIVERSIFIER LES PARTENAIRES STRATEGIQUES DE LA RCA ?

POURQUOI NE PAS DIVERSIFIER LES PARTENAIRES STRATEGIQUES DE LA RCA ?

 

 

La RCA a été colonisée par la France. La décolonisation est passée par là.  Cinquante (50) ans après, l’on a l’impression que la RCA est restée figée dans le passé, voire a régressé. Comment en est-on arrivé là ? Est-ce l’égoïsme de nos dirigeants ? Est-ce l’incivisme, le manque de patriotisme des Centrafricains qui cassent à tout va ? Nous avons réclamé et arraché notre indépendance, c’est un fait. Mais après ? Quel schéma directeur ? Quel plan d’action ? Quelle stratégie ? Quelle vision ? C’est le néant total ! Aussi, il est temps pour nous, Centrafricains, de retrousser nos manches, et par le biais d’une diplomatie offensive, de nouer de nouveaux partenaires stratégiques, dans les domaines de la sécurité, du tourisme, du commerce, de la santé, de l’éducation, de la culture. Ainsi, nous nous posons encore la question de savoir, pourquoi la RCA n’a pas encore signé l’AGOA (Accords de Libre Echange avec les Etats-Unis) alors que cela permettrait à la RCA d’écouler ses produits vers le pays de l’Oncle Sam, sans payer de taxes de douane.

Le Sénégal a ratifié les accords de l’AGOA, et en tire déjà un grand bénéfice. Pour la RCA, ce sont des décennies perdues. Tout ce qui marche à l’extérieur, la RCA n’a pas la volonté de dupliquer. Elle se complait dans la médiocrité, dans le nivellement par le bas, quand d’autres pays africains pratiquent la recherche de l’excellence et l’émulation. D’autres partenaires stratégiques avec des pays, avec lesquels nous n’avons jamais signé d’accords, pourraient être sollicités. La RCA devrait les contacter pour initier les pourparlers, les négociations. Mais hélas, l’atonie, l’attentisme de notre diplomatie, atonie chronique, n’est pas pour aider à s’orienter dans cette dynamique. Résultat, ce sont les autres pays africains qui signent des accords de partenariat stratégique, et qui tirent les fruits de ces partenariats : construction d’usines, de centrales solaires, fermes agroalimentaires, industrie florissante, et émergence d’une classe moyenne éduquée, avec un pouvoir d’achat non négligeable.

Nous exhortons l’Exécutif qui, bien qu’aux prises avec des difficultés colossales, à ne pas oublier cet aspect de l’action politique, les relations bilatérales et nous encourageons les autorités à réinventer, à innover dans la recherche de ces nouvelles relations bilatérales pacifiques, et à ne pas s’enfermer dans des relations surannées, marquées par l’exclusivité et la domination. Plusieurs pas ont déjà été faits, mais beaucoup reste encore à faire.

Aussi, il ne faut pas baisser les bras et poursuivre les efforts entrepris pour bénéficier de transferts de technologie, de savoir-faire, et de l’expertise des pays amis dans le respect réciproque. A ces conditions, on pourra assister à un décollage de la RCA, que certains pensent impossible. Nous le répétons, la fatalité, n’existe pas. Ce sont les mentalités qui obstruent le progrès, l’élévation. Quand ce travail d’éveil et de changements des mentalités sera intervenu, alors la RCA sera une terre  cosmopolite, une terre d’échanges, une terre de brassage, une terre d’accueil, une terre d’innovation, une terre de progrès, bref un modèle à suivre, une réussite en soi.

 

Jonas DEMBA

 

 

 

« BANGUI VILLE MORTE » SIGNIFIE POUR GERVAIS LAKOSSO ET SON FAMEUX GTSC,

 BARRICADES DES AVENUES, JETS DE PIERRES SUR LES CASQUES BLEUS

DE LA MINUSCA ET AGRESSIONS PHYSIQUES DES PERSONNES

 

 

« Bangui Ville Morte », exigée par Gervais Lakosso et son fameux Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), du lundi 24 octobre 2016, avait tourné au drame. Il y a eu des tués, des blessés, des barricades des avenues, des jets de pierres sur les véhicules des Casques Bleus de la Minusca et des agressions physiques de certaines personnes qui se rendaient à leurs divers lieux de travail et autres activités socio-économiques et commerciales.

Et pour causes, l’analphabétisme, l’ignorance et le déficit de sensibilisation des populations de Bangui, Bimbo et Bégoua, par le GTSC sur ce qu’on appelle une « Ville Morte », ont été à l’origine de cette cacophonie. En confondant « Ville Morte » à une marche pacifique, les jeunes désœuvrés et sans qualification, les délinquants et pêcheurs en eau trouble, en ont profité pour perturber dangereusement l’ordre public, déjà très fragilisé par la récente grave crise militaro-politique. Et ce qui devrait arriver, arriva. Alors à qui incombe la responsabilité de tout ce drame du lundi 24 octobre 2016 ? C’est la question que nous nous posons.

Or, nul n’ignore que la situation sécuritaire du pays n’est pas stable et est très tendue actuellement. Beaucoup d’armes de guerre, de minutions, de grenades et autres effets militaires, circulent illicitement tant à Bangui, la capitale, que dans l’arrière-pays. Donc le contexte politico-sécuritaire actuel du pays ne sied pas à l’organisation des manifestations pacifiques, à l’instar de « Bangui Ville Morte ».

Et pourtant Gervais Lakosso, avait mis en circulation, une pétition pour recueillir un certain nombre de signatures du peuple, afin d’exiger le départ des Casques Bleus de la Minusca de la RCA. Pourquoi ne pas s’en tenir qu’à cette pétition ? Pourquoi vouloir « suivre deux (2) lièvres à la fois » ? A y voir de près, nous osons dire qu’il y a « anguille sous roche ». Pour ceux qui ont la tête sur les épaules, Bangui est morte depuis novembre 2012. Il n’y a que Lakosso qui pense que Bangui est vivante et qu’elle doit mourir.

 

Le Petit YEKOZA

 

 

 

 

BANGUI REPREND VIE APRES UNE JOURNEE VILLE MORTE CONTRE LA MINUSCA

Les activités ont repris mardi à Bangui. La capitale centrafricaine était paralysée hier par une journée ville morte observée à l’appel de la société civile. Une mobilisation pour exiger le départ de la Minusca du pays.

La circulation a repris sur les principales artères de Bangui. Les marchés ont rouvert ainsi que les institutions bancaires et stations services. Seule la reprise des classes était encore perturbée. Craignant de nouvelles tensions, les parents n’ont pas voulu libérer leurs enfants pour se rendre dans les écoles.

Pour la société civile qui a annoncé mardi une trêve dans sa mobilisation, la journée d’hier a été une réussite malgré les morts et les blessés enregistrés.  Hommes politiques et leaders communautaires sont unanimes sur l’expression du ras-le-bol du peuple, mais sont toutefois en désaccord sur la demande du retrait de la Minusca.

Pour Parfait Onanga Anyanga, chef de la Minusca en Centrafrique, exiger le départ de la mission onusienne est une demande inappropriée.  Sur l’incident meurtrier du lundi impliquant les Casques bleus, il a annoncé l’ouverture d’une enquête mixte.

Le bilan officiel de la journée ville morte de ce lundi fait état d’au moins 4 morts et quatorze blessées dont 5 soldats de l’ONU.

La Voix de l’Amérique

Freeman Sipila, à Bangui

 

 

POUR UNE IMPLICATION PLUS INTENSE DE LA COOPERATION

ITALIENNE EN RCA

 

 

On a pu noter la venue, il y a quelques semaines à Bangui, du vice-ministre des Affaires étrangères italien, Mario Giro. Cette visite est à saluer. On a appris notamment que le siège de la coopération italienne en RCA avait été inaugurée et symbolise ainsi la volonté du gouvernement italien de faire de l’Afrique, une priorité géostratégique de sa politique étrangère. Par ce truchement de son Ambassadrice, Samuela Isopi, basée au Cameroun, l’Italie finance des ONG humanitaires, à hauteur d’un (1) million d’euros, a-t-on appris. Le gouvernement italien et son Premier Ministre, Malteo Renzi, a participé au « Fonds Békou » avec un appui financier d’un (1) million d’euros.

Au niveau de tous ces dons financiers, et toutes ces initiatives pour aider au relèvement de la RCA, nous formulons un souhait : celui de voir tout d’abord rouvrir l’Ambassade d’Italie en RCA, ce qui attesterait de la normalisation des relations diplomatiques entre la RCA et l’Italie ; et ensuite de voir des investisseurs et des hommes d’affaires d’envergure (venant de la patrie de Dante) venir aider à créer un tissu industriel centrafricain. Les Italiens, on le sait, sont habitués à aller investir dans des contrées lointaines. Prenons l’exemple du génois Christophe Colomb qui découvrira l’Amérique.

Nous pouvons compter sur les italiens pour aller plus loin dans leur relation bilatérale avec la RCA, et intensifier cette coopération, que l’on ne veut plus uniquement dans le domaine de l’humanitaire, mais dans le domaine des affaires, de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’art, de la culture. Pourquoi se limiter à l’humanitaire ? Quand on sait que l’Italie est le pays des arts, de l’industrie automobile, de design, de la technologie appliquée, des télécoms, de la santé et de la recherche médicale de haut niveau.

La RCA pourrait, grâce à des accords de coopération, bénéficier de transferts de technologies. L’on connaît aussi l’Italie comme une puissance agro-alimentaire et elle pourrait accompagner la RCA dans sa Révolution verte, avec l’envoi d’experts pour soutenir la formation de nos agronomes aux nouvelles technologies en matière d’agronomie. L’Italie pourrait venir installer des usines de construction de machines, outils, etc. dans les provinces, nous équiper en centrales solaires et autoriser le décollage du pays de Boganda.

Aussi, nous exhortons le Président Touadéra à inviter une délégation italienne afin de l’aider, de l’accompagner dans ce processus, ô combien délicat pour le redressement, la reconstruction d’un pays post conflit, qui porte encore les stigmates de la guerre et qui peine à panser ses plaies. Heureusement, le temps à oublier et à renaître pour une vie nouvelle pleine de promesses et de perspectives de développement pour le bien être de tous les Centrafricains est arrivé.

 

Jonas DEMBA

 

 

LA MINUSCA CONDAMNE LES DERNIERES VIOLENCES SURVENUES A BANGUI

  Dans une déclaration attribuable au porte-parole de la Minusca, le secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, a condamné les violences récentes du 24 octobre à Bangui qui selon lui, ont causé la mort tragique d’au moins quatre (4) civils et plus de neuf (9) blessés. Il déplore les attaques contre la Minusca au cours desquelles cinq (5) Casques Bleus ont été blessés. Cette déclaration du Secrétaire général des Nations Unies en RCA a été rendue publique au cours de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 26 octobre 2016.

Selon le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro : « La Minusca va soutenir les autorités centrafricaines pour que des mesures rigoureuses soient prises à l’endroit des auteurs de ces violences survenues lors de la manifestation de ce lundi 24 octobre 2016 à Bangui. Dès 05 heures du matin de ce lundi 24 octobre 2016, les Casques Bleus de la Minusca étaient partis enlever les barricades érigés sur les grands axes. Ils ont été attaqués par des hommes en armes qui se trouvaient au sein des manifestants. Les Casques Bleus ont fait des tirs de sommation et n’ont pas tiré à balle réelle sur la population qui manifestait ».  Concernant le départ de la Minusca exigé par la société civile, Vladimir Monteiro n’est pas passé par quatre (4) chemins pour dire : « Réclamer le départ de la Minusca est inapproprié. La Minusca ne part pas. Elle va exécuter le reste de son mandat jusqu’en novembre 2017. La Minusca a des insuffisances mais également beaucoup de points forts ». Pour des accusations portées contre les Casques Bleus d’avoir tiré sur les civiles, c’est à Vladimir de dire : « Une enquête est déjà ouverte. Nous attendons le résultat de l’enquête pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire », a-t-il conclu.

C’était sur ces éléments de réponses que la conférence était close vers 12 heures.

Bénistant MBALLA

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