Tous les INFO du Jeudi 20/10/2016

Cmn 2329 du jeu 20 oct 2016

 MAHAMAT ALKHATIM, ALI DARAS ET SIDIKI, DES BOUCHERS HUMAINS, DES ENNEMIS DU PAYS ET DE VERITABLES LOUPS POUR LES CENTRAFRICAINS : IL FAUT LES ARRETER

 

Les ennemis du peuple centrafricain, des véritables bouchers humains, des loups qui dévorent à longueur de journée, sont désormais connus. Il s’agit bel et bien de Mahamat Alkhatim à Kaga-Bandoro, d’Ali Daras à Bambari et de Sidiki à Koui. Ils ne sont pas les seuls car d’autres qui commettent de pires atrocités sur les populations civiles sont aussi nombreux que les sables au bord du fleuve Oubangui. Mais les trois (3) noms cités ci-haut ont débordé le vase. Leurs actes barbares sur les civils innocents se développent, se multiplient à un rythme exponentiel. Ces actes ignobles ont franchi monts et océans.

Il est temps d’y mettre fin. Et cela ne peut que passer par l’arrestation et la traduction de ces derniers devant la justice internationale (Cour Pénale Internationale). Le gouvernement que dirige Mathieu-Simplice Sarandji, s’il n’a pas délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de ces bouchers humains, doit le faire dès à présent. Mais s’il l’a déjà fait, ce mandat d’arrêt doit être exécuté le plus rapidement possible pour permettre aux populations de ces régions d’être libres et de vaquer normalement à leurs occupations habituelles. Car depuis plus de trois (3) ans, les Centrafricains ne font que compter leurs morts, des disparus, des mutilés, des calcinés, et que dirons-nous encore ? Trop, c’est trop ! Cette vague de tueries, de massacres, d’incendies de maisons et villages par ces damnés de la terre a trop duré. Le peuple centrafricain aspire aujourd’hui à la paix, à la sécurité, au vivre ensemble. Et pour que cette aspiration soit concrétisée, il est urgent de décapiter l’UPC, le MPC et le RRR, c’est-à-dire arrêter ces leaders des mouvements politico-militaires qui écument le peuple centrafricain à petit feu.

Pour ce faire, la Communauté internationale qui annonce tambour battant qu’elle soutient les autorités du pays, doit prouver aux Centrafricains qu’elle est à leur côté. Car, nous avons constaté aujourd’hui que les autorités, nouvellement élues, sont abandonnées à leur triste sort. Et ce sont les pauvres citoyens civils qui ploient sous le fardeau de Mahamat Alkhatim, Ali Daras, Sidiki et autres. Depuis un certain temps, c’est une indifférence quasi-totale, un mutisme, un silence de cimetière qu’on observe de la part de la Communauté internationale. On tue, massacre, incendie, viole, c’est un statu quo. Aucune puissance de ce monde ne daigne voler au secours du peuple centrafricain. Chacune d’elle ne voit que son propre intérêt et rame à contre courant du réel vœu, de la vraie attente des Centrafricains. Tout se passe comme si la RCA et son peuple ne sont que des mouches qu’on peut écraser à volonté.

Est-ce possible qu’après les élections démocratiques, crédibles, transparentes dont les résultats ont été acceptés par tous, les Centrafricains continuent d’être massacrés comme des bœufs à l’abattoir ? Où est passé le slogan, « élections de dernière chance » ? A-t-il fondu comme du beurre au soleil ? Vraiment, la complicité de certaines puissances de ce monde, dans la crise centrafricaine, n’est plus à démontrer. Raison pour laquelle, elles maintiennent coûte que coûte l’embargo sur les FACA et les armes à destination de la RCA. C’est tout juste pour profiter de l’absence de nos Forces de Défense et de Sécurité sur le terrain afin d’exploiter les richesses de notre sous-sol par l’entremise des bouchers humains qui sont Ali Daras, Mahamat Alkhatim, Sidiki, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissein et tant d’autres.

L’heure est venue, la cloche a sonné pour que les Centrafricains sortent de leur coquille, s’organisent, parlent le même langage devant leurs loups. « Même avec les bâtons », disait une haute personnalité du pays, nous pouvons mettre fin à ces exactions à grande échelle de certains combattants de la Séléka qui ne veulent pas que la paix et la sécurité reviennent en Centrafrique. Il est urgent et capital que ces trois (3) génocidaires précités, soient arrêtés, traduits en justice pour répondre de leurs actes indignes, inhumains, bestiaux sur leurs compatriotes.

Aujourd’hui, on fait parler des exactions d’Alkhatim et de ses hommes sur les ondes des radios nationales et internationales ainsi que dans les journaux. Demain, c’est le tour d’Ali Daras à Bambari. Après demain, c’est Sidiki et autres qui font couler beaucoup d’encres et de salives. Sont-ils des extraterrestres ? Nous ne le pensons pas. Ce sont des êtres humains. Ils ont la même peau, le même sang que nous. Donc, on peut les arrêter aussi bien que d’autres personnes qui ont été capturées, soit par la Minusca, soit par nos FDS.

La Minusca, pour l’intérêt du peuple centrafricain qu’elle est venue protéger et pour la stricte application du mandat qui lui est confié par le Conseil de Sécurité de l’ONU, doit tout faire pour arrêter ces criminels de guerre, ces hors-la-loi, ces bandits de grand chemin. Car tant qu’ils ne seront pas arrêtés, nous ne cesserons de compter nos morts. Le gouvernement centrafricain doit aussi solliciter l’aide des uns et des autres pour traquer et arrêter ces criminels.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

DIX MILLE (10.000) LOGEMENTS SOCIAUX ET ECONOMIQUES A CONSTRUIRE DANS TOUTE LA RCA :

LE MINISTRE DES FINANCES BLOQUE UN TEL PROJET

 

 

Les véritables ennemis de la RCA, ce sont les cadres et hommes politiques centrafricains. Il a fallu 42 jours aux partenaires (MEM/FPE) pour obtenir le « Protocole d’Accord de construction des 10.000 logements sociaux et économiques au profit de la RCA. Un document de six (6) pages seulement. Incroyable, mais pourtant vrai, en Centrafrique. Cependant, le ministre des Finances et du Budget, a été saisi pour la garantie bancaire depuis le 18 août 2016. A ce jour, la garantie bancaire n’est pas encore à la disposition des partenaires (MEM/FPE), qui moisissent à l’Hôtel. Malgré plusieurs injonctions du Chef de l’Etat, rien n’a été fait. Histoire de décourager les partenaires pour qu’ils s’en aillent et abandonnent la RCA. Touadéra doit prendre ses responsabilités.

Le ministre des Finances et du Budget se cache derrière la « Garantie de Souveraineté », un document qui n’apparaît nulle part dans les notes des partenaires. A-t-on mesuré l’impact d’un tel projet en termes d’emplois pour la jeunesse centrafricaine, en terme d’urbanisation de nos villes de provinces, y compris Bangui ? Qui va créer l’emploi pour les jeunes ? Le ministre des Finances et du Budget à notre entendement, doit travailler pour la République Centrafricaine et conformément à la politique menée par le président Touadéra. Malheureusement, il travaille pour lui-même. Le ministre de l’Urbanisme serait d’un parti allié à Touadéra alors, est-il au service de son pays ou au service de Touadéra ? Après le protocole d’accord, les partenaires attendent la cartographie d’implantations des logements sociaux à Bangui et dans toutes les sous-préfectures du pays. Comment de tels ministres peuvent rester au gouvernement pour devenir un goulot d’étranglement de tous les efforts et de tous processus de développement de leur propre pays ?

Le ministre des Finances est un rival à Touadéra, un candidat à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015. S’il a accepté d’entrer dans le gouvernement Sarandji, c’est pour appliquer la politique définie par Touadéra et donc servir son pays. Comment peut-il traîner les pieds pour décourager les investisseurs, les partenaires au développement de la RCA ? Cela fait plus de deux (2) mois qu’il les traîne dans l’Hôtel pour quelques documents seulement. Qui va donner du travail aux jeunes centrafricains frappés de chômage à mille pour cent ? Qui va urbaniser la RCA ? Il est donc question de limoger d’urgence de tels ministres qui sont des goulots d’étranglement à tout processus de création d’emplois pour les jeunes et de développement global du pays. Peut-on faire obstacle au gouvernement en étant ministre dans le même gouvernement ?

La « Garantie bancaire » est le seul document qui freine la mise en œuvre de ce projet. Toutes les banques de la place reconnaissent et mesurent l’importance d’un tel projet dans un pays en ruine comme la RCA, dévastée par les crises à répétition. Combien de fois le Chef de l’Etat va-t-il interpeller un ministre de son gouvernement sur un même projet ? Qu’en sera-t-il de Bruxelles ? Il y a péril en la demeure ! Dans un communiqué de presse, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), exhortait le gouvernement à faire des efforts pour donner du travail aux jeunes, afin de les détourner des armes. Le « Protocole d’Accord de Construction des 10.000 logements sociaux et économiques », a été signé très péniblement le 23 septembre 2016, par le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat. Qu’en sera-t-il de la cartographie des zones de construction aussi bien à Bangui que dans toutes les sous préfectures ? Que ce soit Touadéra ou quelqu’un, c’est la RCA qui compte, qui en profite et se renforce. Les 10.000 logements n’appartiennent pas à Touadéra, mais aux fonctionnaires et agents de l’Etat, donc aux fils du pays. Un candidat à la présidentielle peut-il vraiment en arriver là ? Un cadre d’un parti politique qui s’affiche allié à Touadéra, peut-il avoir un tel réflexe, aussi rétrograde, digne de l’antiquité ? Est-ce la haine, la mauvaise foi, la méchanceté ou la jalousie ?

Un parti politique a pour ambition, la conquête du pouvoir. Un candidat à la présidentielle veut aussi conquérir le pouvoir. Le point de convergence, c’est le pays et le peuple centrafricain. Après les élections, il est question de répondre aux attentes du peuple centrafricain. Tous ceux qui entrent au gouvernement ont l’obligation de remplir patriotiquement le mandat de celui qui est élu, en attendant leur probable tour à la Magistrature Suprême du pays. Ce n’est pas pour mettre les bâtons dans les roues de celui qui est élu. « Si ce projet se concrétise, nous n’aurons plus d’arguments  face à Touadéra en 2020 », disent-ils. Pendant les cinq (5) ans de mandat, le peuple centrafricain lui demandera des comptes à la fin. Peut-on être dans un gouvernement et en même temps travailler pour l’échec de ce même gouvernement, en sciant la branche sur laquelle tout le gouvernement est assis ? Il n’y a qu’en Centrafrique qu’on peut voir des cadres de ce genre, « si ce n’est pas moi, rien … ». Et dire que c’est un haut cadre centrafricain qui a représenté le pays dans une institution financière internationale et qui a octroyé des fonds à d’autres pays en Afrique de l’Ouest, cela dépasse l’entendement humain. Et demain, il se présentera comme un blanc-saint, le sauveur de la République, le Messie des Centrafricains, l’agneau, alors que c’est un bourreau.

Julien BELA

 

QUELS IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES LES VOYAGES EFFECTUES

A L’EXTERIEUR PAR LE PDSVB NAKOMBO AURONT-ILS

SUR LA MUNICIPALITE DE BANGUI ?

Mathématiquement, six (6) mois après sa prise de fonction officielle, en avril 2016, Emile-Gros-Raymond Nakombo, Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (PDSVB), a déjà effectué treize (13) voyages à l’extérieur. Nous osons dire que ces multiples déplacements à l’étranger du PDSVB, ne sont pas une mauvaise chose en soi. Et ce, par rapport à la première crise militaro-politique sans précédent, du 24 mars 2013 qui a tout ravagé et détruit la RCA. Et la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (DSVB) n’est épargnée par cette folie de pillage et de destruction des biens, des matériels et des véhicules par la coalition Séléka. A cet effet, le PDSVB, Nakombo n’a pas d’autres options, vu la situation catastrophique dans laquelle se trouve la municipalité de Bangui, que d’effectuer des voyages à l’extérieur pour faire des plaidoyers auprès de certaines municipalités des pays amis et certains partenaires au développement de la RCA, afin de voler au chevet de la DSVB, en venant investir dans le domaine socio-économique et des infrastructures routières. Et ce, pour faire renaître la municipalité de Bangui de ses cendres.

Seulement, bon nombre de citoyens Banguissois s’interrogent sur les impacts socio-économiques qu’aura la municipalité de Bangui, de ces multiples déplacements à l’étranger du PDSVB, Nakombo. Et ce, après avoir passé seulement six (6) mois à sa tête. Pour preuves, ils ont cité entre autres, la signature des contrats et des conventions entre la DSVB et la société d’Afrique de l’Ouest, basée à Abidjan en Côte-d’Ivoire (pour la construction et la réhabilitation des infrastructures routières à base des matériels locaux, pour le développement de l’agriculture à travers les nouvelles techniques de l’information et de la communication, ainsi que la facilité d’accès aux crédits bancaires par les agriculteurs) ; la société de nationalité béninoise « Benafrica » (pour l’exploitation de transports urbain et interurbain) ; la société de nationalité centrafricaine « Pofimo-Mongando » (l’exploitation des pompes-funèbres). « Mais qu’en est-il aujourd’hui, de l’effectivité, de la concrétisation de tous ces projets ? », se sont-ils interrogés.

Pire encore, le personnel de la PDSVB n’a pas jusqu’à ce jour, perçu son salaire du mois de septembre dernier. Certaines catégories du personnel totalisent trois (3) à quatre (4) mois d’arriérés de salaire. D’où l’observation d’une grève d’avertissement de trois (3) jours, paralysant le bon fonctionnement de la municipalité de Bangui, du lundi 17 au mercredi 19 octobre 2016.

Pourtant, le PDSVB, Nakombo n’a cessé de clamer haut et fort sur le toit, et à qui veut bien l’entendre que « la municipalité de Bangui n’est pas pauvre, car il y a de l’argent ». Mais où est parti cet argent pour que le personnel ne soit pas payé à terme échu, chaque fin de mois ? C’est le comble du paradoxe avec Nakombo à la tête de la DSVB.

 

Le Petit YEKOA

 

 

AUDIENCE DU MINISTRE CENTRAFRICAIN DES FINANCES ET DU BUDGET AVEC SON HOMOLOGUE DES MINES DE L’AFRIQUE DU SUD

 

 

Le ministre Henri-Marie Dondra, en charge des Finances et du Budget, a reçu dans son cabinet, le mercredi 19 octobre 2016, son homologue Sud africain des Mines, Godfrey Oliphant. Au centre de cette audience, c’est le secteur minier qui a fait l’objet d’échange entre ces deux (2) hautes personnalités.

Au sortir de cette audience, le ministre des Mines de l’Afrique du Sud, s’est confié à la presse en ces termes, « C’est sur invitation du gouvernement de la RCA, en particulier du ministre des Mines que je suis à Bangui. Car, il existe fort longtemps, de bonnes relations de coopération entre la RCA et l’Afrique du Sud dans plusieurs domaines. Ma spécialité est le secteur minier. A ce titre, l’Afrique du Sud a de très grandes expériences de réussite dans l’exploitation des mines. Car, elle a plus d’une centaine des sociétés minières qui œuvrent dans le pays. Et c’est pour apporter notre savoir-faire, nos connaissances et nos expertises dans le secteur minier centrafricain, pour permettre à ce pays frère, d’en tirer profit, en terme des finances, de l’exploitation de ses ressources minières. Aussi, nous avons échangé sur d’autres secteurs, tels que l’agriculture, l’élevage et les forêts qui sont des domaines porteurs d’espoir pour le peuple centrafricain, et de véritables leviers du décollage socioéconomique de la RCA. Il faut donc privilégier la coopération Sud-Sud et l’Afrique du Sud est prête à aider la RCA dans plusieurs domaines ». C’est sur ce, que tout a pris fin.

 

Le Petit YEKOA

 

CENTRAFRIQUE : DIEUDONNE NZAPALAINGA, PROPHETE DANS SON PAYS

 

 

Premier cardinal centrafricain et l’un des rares hommes du pays capables de rassembler chrétiens et musulmans, Dieudonné Nzapalainga multiplie les prises de position courageuses. Mais il préfère rester loin de la politique.

Ce 12 octobre, une foule immense est rassemblée sur une artère passante du PK5, un quartier musulman de Bangui régulièrement ravagé par les violences –une nouvelle fois début octobre, après l’assassinat du commandant Marcel Mombéka.

Les portables sont sortis. Les yeux rivés sur un seul homme, Dieudonné Nzapalainga.

Le religieux prend la parole : « Avec les musulmans, nous avons chanté l’hymne national pour montrer à l’humanité que nous sommes tous Centrafricains. Qu’on soit musulman, catholique, protestant, animiste, nous sommes tous Centrafricains. »

L’assistance approuve d’un « Allah akbar », et le religieux poursuit : « Personne ne pourra construire ce pays à notre place… Il est temps pour nous de nous aimer. Voilà pourquoi je demande que la colère qui est en nous soit apaisée. »

 

Un personnage fédérateur

 Dans un pays encore rongé par les divisions et par la haine, Dieudonné Nzapalainga est l’un des rares à rassembler chrétiens et musulmans. A pouvoir se rendre partout, à discuter avec tout le monde. Né à Bangassou en 1967, le nouveau benjamin du « sacré collège » est, à 49 ans, le premier cardinal centrafricain de l’Histoire.

Une nomination qui récompense le travail exceptionnel qu’il réalise depuis le début de la crise centrafricaine et qui couronne une ascension fulgurante.

Issu d’une famille pauvre de 14 enfants, né d’un père catholique et d’une mère protestante, il découvre la religion grâce à un prêtre spiritain français et prononce ses vœux perpétuels en 1997, après des études en théologie au centre Sèvres des pères jésuites, à Paris. Aumônier des orphelins de la Fondation d’Auteuil et vicaire paroissial de Saint-Jérôme à Marseille, il est ordonné prêtre le 09 août 1998 et restera huit ans en France.

 

Perte de confiance

 A son retour en Centrafrique en 2005, Nzapalainga émerge à la faveur de la profonde crise que traverse l’Église de son pays. Une enquête du Vatican avait mis en cause la rectitude de prêtres diocésains et, en mai 2009, Mgr Paulin Pomodimo, archevêque de Bangui, et Mgr François-Xavier Yombadje, évêque de Bossangoa, avaient été contraints de démissionner.

Rome décide alors de nommer Dieudonné Nzapalainga administrateur apostolique à Bangui, en attendant le remplacement de Mgr Pomodimo. L’accueil réservé par les diocésains à ce spiritain formé chez les jésuites est loin d’être chaleureux, mais celui-ci parvient à gagner leur confiance.

 

 Un fort engagement pour la paix

 En juillet 2012, Rome le nomme archevêque de Bangui. Moins de six mois plus tard, la coalition Séléka lance son offensive sur Bangui, plongeant la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire. Le religieux prend alors une tout autre dimension. Son courage et son travail remarquable pour la paix sont, à juste titre, salués par la presse du monde entier.

Avec Oumar Kobine Layama, l’imam de Bangui, il devient la coqueluche des plateaux télé et parcourt les capitales occidentales pour mobiliser les acteurs internationaux. Ces démarches porteront leurs fruits et culmineront avec la visite du pape François à Bangui en novembre 2015, dont il est un des grands artisans.

 

Rejet des fonctions politiques

 Depuis le début de la crise, et même si ses actions ont souvent débordé la sphère religieuse, Nzapalainga s’est toujours tenu loin du pouvoir, contrairement à un cardinal Monsengwo en RD-Congo, aujourd’hui l’un des fervents opposants à Joseph Kabila. Certains ont pourtant essayé de l’y pousser.

Peu de temps avant le départ du président Michel Djotodia en janvier 2014, des hommes politiques centrafricains et des diplomates occidentaux lui ont demandé très directement : « Si les choses dérapent, seriez-vous prêt à assumer des fonctions politiques ? » L’intéressé a poliment décliné. L’Histoire lui donne aujourd’hui raison.

Jeune Afrique

 

 

 

CENTRAFRIQUE : 14 CAMEROUNAIS PRIS EN OTAGE

 

 Quatorze camerounais seraient toujours retenus, en Centrafrique. De source bien informée, on exige à ces camerounais la somme de dix millions de FCFA.

Ces Camerounais arrêtés en Centrafrique n’ont que les yeux pour pleurer. Ils ne savent plus quel chemin emprunter pour sortir de ce pays.

La faction rebelle d’Abdoulaye Miskine qui détient depuis des semaines, 14 camerounais exige la somme de 10 millions de FCFA pour les libérer. 14 autres camerounais seraient encore retenus captifs en République Centrafricaine (RCA). Parmi ces otages, on compte un médecin du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) en service à l’hôpital général de Bertoua enlevé il y a quelques semaines.

Les autorités camerounaises ne semblent pas se préoccuper de cette situation ; elles tardent à peaufiner une stratégie pour sortir ces 14 camerounais de l’ornière.

Ils sont tous des hommes. Leur arrestation a dépassé trois semaines en compagnie des rebelles. Une chose est certaine : les quatorze camerounais souhaitent sortir de leur situation. Ils souffrent péniblement. Car, ils n’ont pas le montant demandé.

La balle est maintenant dans le camp des autorités camerounaises.

Centrafrique-Presse

 

 

RDC : AU MOINS 13 MORTS LORS DE NOUVELLES VIOLENCES ENTRE PYGMEES ET LUBAS

 Des survivants de la communauté pygmée Bambuti dans le petit village de Mbau Mikereba, dans la forêt de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), 31 Août 2007.

Au moins 13 personnes ont été tuées lors des violences qui ont secoué certains villages du territoire de Kabalo dans la province du Tanganyika depuis le dimanche 16 octobre. Encore une fois, elles ont mis aux prises des groupes d’autodéfense bantous et pygmées.

Depuis 2013, les violences sont récurrentes entre Pygmées et Lubas dans le nord de l'ancienne province du Katanga. Les combats, qui ont secoué depuis août dernier le territoire voisin de Nyunzu provoquant le déplacement de milliers de personnes, sont encore dans tous les esprits.

Ce week-end, les Pygmées et les Lubas se sont affrontés à coups de flèches et de bâton dans le territoire de Kabalo. Ulcérés par le racket imposé par un village voisin, des Pygmées qui ramassaient des chenilles destinées à la consommation et se voyaient imposer des taxes, ont tué deux personnes, provoquant trois jours d'un cycle violences-représailles.

Cinq membres d'une même famille pygmée ont notamment été tués par ceux qu'on appelle désormais « les éléments », un groupe d'autodéfense qui ratisse large auprès des jeunes Lubas du secteur.

 Des localités incendiées

En représailles, plusieurs localités ont été partiellement ou totalement incendiées. Signe de la nervosité ambiante, des jeunes en colère ont retardé le départ de la délégation composée du ministre provincial de l'Intérieur et de représentants de la Monusco, les contraignant à passer la nuit à Kabalo.

Dans la soirée des villageois, craignant la poursuite des attaques, n'étaient pas rentrés chez eux, préférant passer la nuit dans la cité de Kabalo, autour des bureaux de l'administrateur, de la police et dans différentes églises.

RFI

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LE GTSC PROJETTE DE LANCER UNE PETITION POUR RECLAMER LE DEPART DE LA MINUSCA

Le Groupe de Travail de la Société Civile a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il a organisé, ce jour lundi 17 octobre à Bangui, le lancement d’une pétition. Cette plateforme des Forces Vives de la Nation exige par cette pétition, le retrait de la Minusca et la prise en charge de la situation sécuritaire par le Gouvernement pour le retour de la stabilité.

Devant le regain de violences, la Société Civile est montée au créneau pour rappeler au pouvoir et à la Minusca sa mission. C’est dans cette optique qu’elle va lancer demain une pétition demandant au Gouvernement de protéger la population tout en réclamant le retrait de la Minusca.

Le Coordonnateur de la Société Civile, Gervais Lakosso, lors de cette conférence de presse, a mis en cause les forces internationales d’être de connivence avec les groupes armés et a demandé une sanction pour ses responsables. « Nous voulons le retrait de la Minusca de Centrafrique et que les responsables soient sanctionnés », a-t-il déclaré. Le constat révèle qu’ils sont de connivence avec les groupes armés non conventionnels.

Par la même occasion, il a souligné que cette protestation vise aussi à mettre un terme à l’embargo sur les armes en Centrafrique. « Nous voulons par cette pétition interpeller le Comité de Sanction et le Conseil de Sécurité, et demander la levée de l’embargo sur les armes, afin de permettre le réarmement de nos forces armées régulières », a réclamé le Coordonnateur de la Société Civile.

Cette pétition de la Société civile intervient aussitôt après son retrait du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR.

La Société civile rappelle aux autorités nationales d’acheminer sans délai la demande de la levée de l’embargo. « Le redéploiement sans condition des FACA pour la protection du territoire national et de la population civile, fait partie de nos préoccupations. Le gouvernement a le devoir d’organiser le désarmement volontaire ou forcé des groupes armés, afin de restaurer la sérénité de la population », a-telle exigé.

En 2014, la société civile avait lancé la première pétition pour demander le retrait des troupes tchadiennes de la Misca. Ces derniers n’avaient pas respecté leur mandat qui avait été assigné. Ils avaient tiré sur la population civile et plusieurs morts avaient été enregistrés.

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CENTRAFRIQUE : LES DEPLACES DE KAGA-BANDORO EXIGENT LA PRESENCE DES FORCES NATIONALES

Certains déplacés de l’aérodrome de Kaga-Bandoro, proche de la base de  Minusca, appellent à une assistance humanitaire et la présence effective des forces de l’ordre intérieur dans la ville. Un appel lancé un jour après la visite du président Faustin-Archange Touadéra.

Après la visite du président Faustin-Archange Touadéra et le chef de la mission onusienne, Parfait Onanga-Anyanga, des personnes déplacées ayant fui leurs maisons suite aux hostilités du mercredi 12 Octobre, déplorent leur condition de vie et conditionnent leur quiétude à la présence des Forces de Défense et de Sécurité centrafricaines.

Selon une déplacée jointe au téléphone par le RJDH, nous sommes exposées à toutes les menaces des groupes armées « Lla Minusca ne nous protège pas contre les attaques des Séléka.  Notre vie est à la merci de la nature, à quel saint allons-nous vouer ? Nous prions les autorités centrafricaines, particulièrement les ministres de la Défense et de la Sécurité Intérieure de nous envoyer des forces nationales », s’est-elle lamentée.

« La situation dégradante de la sécurité a empêché les activités humanitaires sur le terrain. Toutes les activités sont restées paralysées dans la ville », a confié une source humanitaire.

Notons que la Caritas a commencé à distribuer des vivres ce mardi 18 octobre aux déplacés de Kaga-Bandoro.

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02 OFFICIERS DES EX SELEKA APPREHENDES PAR LES ELEMENTS DE LA SECURITE APRES DAMARA

Deux éléments des Ex Séléka ont été appréhendés le Dimanche 16 octobre par les éléments de la Sécurité à Kpabara et transférés à Bangui pour nécessité d’enquête. L’information a été confirmée au RJDH par les autorités administratives et militaires de la localité de Damara.

Ces deux éléments ont été appréhendés différemment par les forces de Sécurité intérieure, l’un allant vers Kaga-Bandoro, l’autre sur Bangui et leur arrestation est intervenue quelques jours après la tension sécuritaire à Ndomété et à Kaga-Bandoro.

 L’un des éléments est un lieutenant de 50/50 selon la sous préfète de Damara. « C’est l’un des éléments de 50/50. Il a quitté Bangui et a traversé les barrières. C’est au niveau de Kpabara que les jeunes l’ont reconnu, parce qu’entretemps, il était avec les autres pour faire les exactions. C’est ainsi qu’ils l’ont arrêté et l’ont transféré à la gendarmerie où il a confirmé qu’il fait partie des groupes armés et on l’a amené à Bangui pour nécessité d’enquête », a indiqué Mme Shoure Gbadin.

Joint au téléphone, les responsables militaires ont réitéré qu’ils sont intervenus pour protéger les éléments appréhendés. « N’eut été notre intervention, ils allaient être lynchés par la population et nous avons amené l’un d’entre eux à l’hôpital avant de les remettre à la gendarmerie », a précisé le responsable militaire de la localité. Nous n’avons pu joindre le Procureur de la République pour plus de précision.

L’arrestation des deux officiers de la Séléka intervient deux mois après la tentative de sortie des cadres de la Séléka forçant les barrières des forces de sécurité intérieure à Damara et Sibut dans la nuit du 12 au 13 Aout.

 

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CENTRAFRIQUE : CONFERENCE DES BAILLEURS DE FONDS A BRUXELLES

 

 Pour la Communauté européenne (CE), la conférence de Bruxelles du 17 novembre sur la Centrafrique pourrait constituer une opportunité pour soutenir les efforts et les engagements des autorités en faveur de la paix.

Dans une déclaration conjointe, les porte-paroles de la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, du commissaire pour la Coopération internationale et le développement Neven Mimica et du commissaire pour l'Aide humanitaire et la gestion des crises Christos Stylianides, « les violences répétées qui se sont déroulées récemment dans plusieurs localités du pays témoignent de la fragilité persistante de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Ciblant principalement les populations civiles, les groupes les plus vulnérables ainsi que des organisations humanitaires, celles-ci contrecarrent les initiatives en faveur de la réconciliation et de la paix. L'Union européenne regrette le bilan lourd de ces violences ».

« Dans cette période clé pour le futur du pays, l'Union européenne s'efforce de mobiliser l'ensemble des partenaires internationaux. La Conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine organisée le 17 novembre constitue une opportunité pour soutenir les efforts du pays et les engagements des autorités sur la voie du relèvement et de la consolidation de la paix. Dans ce cadre, l'Union européenne en appelle au sens de responsabilité de tous afin d'éviter un retour en arrière et préserver un climat social apaisé », poursuit la déclaration.

Quatorze camerounais seraient retenus par la faction rebelle d’Abdoulaye Miskine en Centrafrique. On leur exige la somme de 10 millions de FCFA pour leur libération. Leur arrestation daterait de la fin du mois de septembre.

La mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a condamné des attaques répétées contre ses Casques bleus au lendemain d’une attaque par un groupe d’individus armés contre un convoi logistique sécurisé par le contingent pakistanais vers Dekoa. L’attaque intervient trois jours après celle dirigée contre un convoi sécurisé par un contingent mauritanien entre Grimari et Sibut, qui a fait 5 blessés dans les rangs des casques bleus. Des affrontements ont également eu lieu dans le nord-ouest du pays et à Kaga- Bandoro, entre anti-Balaka et factions de l’ex-Balaka, suivies de représailles qui ont provoqué le déplacement de 3.200 personnes.

Malgré tous ces incidents, le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a souligné qu’il fallait continuer à soutenir la Centrafrique. Il s’appuie sur les progrès enregistrés par les autorités centrafricaines, notamment la mise en œuvre de « la vision nationale » du président Faustin Archange Touadéra, visant à engager les groupes armées dans un dialogue formel sur le lancement du programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, dialogue qui vient d’avoir lieu, avec la première réunion du Comité consultatif de suivi.

Hervé Ladsous s'est félicité que les représentants de 11 des 14 groupes armés aient été au rendez-vous. Les trois ayant décliné sont le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FRPC); Retour, réclamation et réhabilitation (3R) ; et la faction Mokom des anti-Balaka. À la lumière de ces éléments, la communauté internationale ne peut se désolidariser de la République centrafricaine, a-t-il déclaré, en appelant le Conseil de sécurité à obtenir des États membres, y compris les bailleurs de fonds « non-traditionnels », leur participation à la Conférence des donateurs organisée à Bruxelles le 17 novembre prochain.

  

Noël Ndong

(Agence d'information d'afrique centrale )

 

 

 

DEBY ITNO TOUJOURS CRITIQUE SUR LE BURUNDI

 

La semaine dernière, Idriss Déby Itno qui est aussi le président en exercice de l’Union africaine avait estimé sur nos antennes que le troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza était constitutionnel.

"L’Union africaine nous a déjà servi ce cas de figure au Togo après le décès d’Eyadema" (Pascal Kambalé)

Les propos tenus par le président tchadien ont suscité l’ire d’une partie de l’opposition et de la société civile burundaise. Quant aux autorités burundaises, elles jubilent.

Par ailleurs, selon diverses sources, cette prise de position du président en exercice de l'Union africaine aurait mis mal à l'aise certains fonctionnaires et diplomates de l'organisation panafricaine dont le siège est situé à Addis-Abeba en Ethiopie. Car selon ces sources, l'UA continue pourtant de réclamer la tenue d'un dialogue inclusif entre les acteurs de la crise politique qui secoue le Burundi. L’Union africaine qui avait en son temps dénoncé le non-respect de la Constitution et des Accords d'Arusha pour la paix et la réconciliation signés en 2000 et qui ont limité le nombre de mandat présidentiel à deux.

Aussi, ce n'est pas pour la première fois que l'Union africaine est confrontée à ce genre de dilemme. Ce cas de figure s'est produit à plusieurs reprises : le président en exercice de l'UA contredit la position officielle adoptée par les organes exécutifs de l'organisation panafricaine.

Dw-Worl 

 

 

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