Toutes les infos du Vendredi 28 Septembre 2018

Cm n 2806 du ven 28 sept 2018

TOUS LES VRAIS PAYS AMIS DOIVENT SOUTENIR LA LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO, RECLAMEE PAR TOUADERA

Les éléments des FACA formés ont besoin d’armes. Ils sont disciplinés, exemplaires, modérés, très efficaces et percutants. Ce n’est pas la Minusca qui nous démentira. Le Général Balla Kéita l’a reconnu. Les apports des FACA sont très importants, car elles connaissent le terrain, entrent en brousse, poursuivent les criminels, les braqueurs, les bandits de grand chemin qui empêchent la population de vaquer librement à ses occupations, et de circuler librement. Les FACA, de Paoua à Sibut en passant par Bangassou et Obo, sont jusqu’à ce jour, irréprochables. Elles assurent conformément à la loi et aux principes du respect des droits humains, leurs missions régaliennes, à savoir la protection de la population civile et la défense de l’intégrité du territoire national.

Les forces Armées Centrafricaines montent en puissance et à ce titre, elles ont besoin de toutes les armes nécessaires à une mission militaire, surtout dans un pays en crise où pullulent les pires criminels, les destructeurs. Il y a urgence en terme d’armements pour notamment sauver les aires protégées, la faune, la flore, bref, les ressources naturelles du pays.

La Communauté internationale, notamment les Nations Unies, demandent plus d’engagement du gouvernement centrafricain, quant au processus de sécurisation du pays. Et pourtant, à l’observation, le gouvernement a les mains et les pieds liés par un embargo contre-productif. L’embargo étouffe tous les efforts de restauration de la paix en Centrafrique. Cependant, la Minusca exprime un grand besoin, une grande attente de la part des FACA pour booster le processus de pacification du pays.

La levée totale de l’embargo est synonyme de la restauration de la paix en Centrafrique. Les vrais pays amis de la RCA doivent soutenir fermement et fortement, cette demande du président Faustin archange Touadéra depuis la tribune de la 73ème Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Les FACA doivent disposer des moyens suffisants à la hauteur des ambitions des autorités centrafricaines. Les Centrafricains attendent une suite favorable de la Communauté internationale, sans équivoque. Donald Trump, le chef de l’Exécutif américain, Emmanuel Macron, président français,  ont tous plaidé le sort de l’Afrique, afin d’endiguer la migration, soutenir le système éducatif, notamment la scolarisation des filles. En RCA, le taux de scolarisation des filles dont a fait allusion le président Touadéra est de 22 %, y compris la déperdition scolaire en cours de route. C’est autant dire que la RCA est très loin du compte, quant au fonctionnement normal de son système éducatif. Pire encore, les groupes armés ont largement contribué à la destruction des écoles, utilisant les tables-bancs comme bois de chauffe, un véritable crime contre l’humanité.

La misère et la pauvreté absolues sont le lot au quotidien de tout un peuple depuis plus de trente ans. L’embargo est un coup de massue de plus pour ce peuple meurtri, à moitié mort et qui ne demande que la paix, rien que la paix.

Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe, est un esclavagiste, un négrier qui pleurniche à cause de la présence russe en RCA. Pourquoi pas les Etats-Unis, la Chine, l’Afrique du Sud, le Royaume du Maroc, l’Arabie Saoudite, le Qatar et bien d’autres pays qui coopèrent avec la RCA ? La Russie est un pays sauveur de la RCA en plein naufrage. Elle occupe une place centrale au cœur des Centrafricains qui observent avec fierté, la montée en puissance de son armée, symbole par excellence de la paix, de la stabilité et de la sécurité. Le Drian peut aboyer la caravane de la RCA et de la Russie passe. La RCA n’a de compte à rendre à personne, car disait Donald Trump, chaque président défend les intérêts de son pays. C’est pourquoi, «  les Etats-Unis d’abord » est sur les lèvres de Donald Trump en toute occasion et toute circonstance, notamment à la tribune des Nations Unies. Un président, un peuple, un pays font de l’ONU ce qu’elle est.

La RCA est membre à part entière des Nations Unies. D’où vient cette ingérence intempestive de la France à travers le négrier, Jean Yves Le Drian ?

Joseph Kabila n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer les ingérences des soi-disant tuteurs des pays africains. L’Afrique et notamment la RCA se sont globalisées. Jean Yves Le Drian est déphasé et n’a aucune lecture moderne et actualisée de l’évolution de l’Afrique et de la RCA. La France est dans la périphérie du G-5 Sahel, mais les massacres, les attentats meurtriers, caracolent à l’exponentiel. La France n’a pas les moyens de sa politique. L’Afrique francophone doit voler de ses propres ailes avec l’aide des pays amis, de manière concrète et pragmatique.

 

Julien BELA

 

 

SOCATEL : ASSEMBLEE GENERALE DU PERSONNEL AXEE SUR LA PRESENTATION DU BUREAU DU SYNATEL ET LES RUMEURS

 

Une Assemblée Générale (AG) du Syndicat Autonome du Personnel de la Société Centrafricaine des Télécommunications (SYNATEL) s’est déroulée ce jeudi 27 septembre 2018 aux environs de 9 heures dans l’enceinte de la dite société sise au quartier Sica 2, en face du Stade 20.000 places. Cette AG était présidée par le nouveau Secrétaire Général Adjoint du SYNATEL, Jean Martial Ngalla, assisté de tous les membres du Bureau. Le Directeur Général entrant de la Socatel, Saturnin Cyriaque Sem, nouvellement nommé à la tête de cette société y a pris part, ainsi que les cadres et les employés.

Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : la présentation du Bureau Exécutif du SYNATEL et les divers, consacrés exclusivement aux rumeurs qui circulent au sein de la Socatel. S’agissant du premier point, le procès-verbal du congrès extraordinaire du 23 au 24 novembre 2017, tenu à la Bourse de Travail, le Bureau du SYNATEL se compose ainsi qu’il suit :

A - Le Bureau Exécutif :

1 - Secrétaire Général : YANGAKOLA Théophile ;

2 - Secrétaire Général Adjoint : NGALLA Jean Martial ;

3 - Trésorière Générale : Mme NAMSSENE née KANGA Phoébé ;

4 - Trésorière Générale Adjointe : Mme KONGALO Martine ;

5 - Secrétaire à l'Organisation, Propagande, Presse et Documentation : NOUMBONA Florent ;

6 - Secrétaire Adjoint à l'Organisation, Propagande, Presse et Documentation : KONZE

       Jospin Blaise ;

7 - Secrétaire à l'Education Ouvrière : BEAL Etienne ;

8 - Secrétaire Adjoint à l'Education Ouvrière : GOUNOUNGUERE Simplice ;

9 - Secrétaire Chargé des Affaires Juridiques et des Revendications : KAYIM-YACKO  

       Bertin-Simplice ;

10 - Secrétaire Adjointe  Chargée des Affaires Juridiques et des Revendications :

        Mme  OUAKOUDOU Elisabeth ;

11 - Secrétaire Chargée des Affaires Economiques et Sociales : Mme NAMAGNINA Judith ;

12 - Secrétaire Adjoint Chargé des Affaires Economiques et Sociales : BOBA Edmond.

B - Le Conseil Syndical :

- Président : GOMAKOKO Bangui De Karawa ;

- Premier rapporteur : DOUMKODJI François ;

- Deuxième rapporteur : GUENGAI-SAYO Boniface.

- Membres : cinq (5) personnes du bureau exécutif et les trois (3) personnes de la commis-

  sion de contrôle.

C - La Commission de Contrôle :

- BADENDO Samedi ;

- YAKORO Jean-De-Dieu ;

- MAINDO-BEBAN Noël.

Nous reviendrons dans notre prochaine parution sur le deuxième point de cette AG consacrée aux rumeurs,  et à la  titularisation.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

Le Greffier de la Cour pénale internationale s’est rendu à Bangui, en République centrafricaine

Le Greffier de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour ») Peter Lewis était en visite officielle en République centrafricaine (RCA) du 18 au 21 septembre 2018 pour rencontrer le Président de la République centrafricaine S.E. Faustin‐Archange Touadéra, des hauts représentants du Gouvernement, de la communauté diplomatique, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique(MINUSCA), de la Cour pénale spéciale (CPS), de la presse, de la société civile, et des étudiants.

Cette visite était la première visite du Greffier dans un pays de situation devant la CPI depuis son élection en mars 2018.

Lors de cette rencontre, le Président centrafricain a réitéré lʹapproche de « l’impunité  zéro» de lʹEtat et le besoin fondamental d’une justice équitable permettant de construire une paix durable dans le pays. Le Greffier de la Cour l’a remercié du soutien durable que la CPI a reçu du gouvernement centrafricain.

Le 19 septembre, le Greffier a aussi rencontré le Premier Ministre S.E. Matthieu Simplice

Sarandji, le Ministre chargé de la francophonie et du protocole d’Etat S.E. Charles Sekode et le chef de cabinet du Ministère de la justice M. Stephan Goana. Rendant visite au Comité dʹadministration de la Cour pénale spéciale le 21 septembre, le Greffier de la CPI a souligné la nécessité du dialogue et de l’engagement entre ces deux institutions, dans le respect de leurs mandats respectifs.

Une conférence de presse conjointe avec les médias centrafricains a eu lieu le 20 septembre avec le Greffier, Mama Koité Doumbia, la représentante des Etats d’Afrique du conseil de direction du Fonds au profit des victimes (FPV), et le Directeur du FPV Pieter De Baan pour notamment souligner l’importance des victimes au coeur du Statut de Rome et le lancement du programme d’assistance aux victimes du FPV en RCA.

Au cours de sa rencontre avec le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies chargé des affaires politiques, Kenneth Gluck, et le Chef de cabinet du Représentant spécial adjoint, Vivien Van de Perre, au quartier général de la MINUSCA à Bangui, le Greffier a noté le lien très fort entre la paix et justice pour les victimes de crimes graves. Le Greffier et leFPV ont profité de cette mission pour organiser une table ronde avec des étudiants de

l’Université de Bangui, acteurs d’un procès fictif devant la Cour tenu en RCA et désormais

« Ambassadeurs du Statut de Rome en RCA ». Le Greffier s’est adressé aux jeunes en ces termes : « Vous êtes non seulement l’avenir de la CPI chez vous mais aussi dans le monde entier ». A cette occasion, les participants du procès fictif ont solennellement reçu des certificats de participation au procès fictif des mains du Greffier et de Mama Koite Doumbia.

Enfin, le Greffier et le FPV ont participé aux commémorations du 20ème anniversaire du Statut de Rome organisées par le Bureau de la CPI à Bangui avec la participation de 200 personnes, sur le thème « Je veux que le monde sache », comprenant des discours officiels et vidéos dʹorateurs de haut‐niveau, de la poésie, de la musique, de la danse, du théâtre, des actes symboliques, et l’ouverture d’une exposition photographique, mettant en exergue le rôle des victimes dans le Statut de Rome.

 

 

 

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Gervais Bodagay au

 (+236) 72303416/75523818 ou

Gervais.Bodagay@icc‐cpi.int.

 

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT PROFESSEUR FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA A L’OCCASION DE LA SOIXANTE TREIZIÈME (73e) SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES NEW-YORK, le 27 septembre 2018

 

Je voudrais tout d’abord adresser mes chaleureuses félicitations à la République de I Equateur, particulièrement à vous, Madame la Présidente, pour votre brillante élection a la présidence de la 73e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Je puis vous rassurer du plein soutien de mon pays pour l’accomplissement de votre mandat.

Par la même occasion, je tiens à saluer le travail abattu ainsi que les remarquables résultats obtenus par Monsieur Miroslav Lajcak au cours de la 72e Session écoulée, qui ont contribué de manière significative au renforcement de la coopération entre nos Bats.

Je voudrais par ailleurs exprimer ma gratitude et réitérer notre confiance à l’ endroit de Monsieur Antonio GUTERRES, Secrétaire Général des Nations Unies, pour son engagement soutenu en faveur de la paix et du développement dans le monde, et surtout pour les appuis constants et multiformes en faveur de mon pays la République Centrafricaine.

J’aimerais également profiter de cette tribune pour rendre un hommage appuyé au grand Africain et grand leader mondial que fut Kofi Annan, décédé le 18 Aout 2018. Je m’incline devant sa mémoire et salue son infatigable action à la tête de notre Organisation pour bâtir un monde meilleur.

   Cette 73e Session se tient autour d’un thème d’importance. Je viens donc partager nos contributions pour Faire en sorte que les Nations Unies soient pertinentes pour tous dans le cadre d’un partenariat mondial et des responsabilités partagées pour des sociétés pacifiques, équitables et durables.

En ce 21e siècle, un tel objectif exige des réformes profondes au sein de notre Institution qui, depuis plus de 70 ans, a engrange des acquis considérables à consolider même si des défis et des faiblesses restent encore à surmonter. Avec la présente session, il s’agit de nourrir la réflexion sur la manière dont notre Organisation commune doit faire face aux nouveaux défis qui affectent le monde et nos sociétés aujourd’hui, notamment le terrorisme, l’extrémisme violent, le changement climatique, le phénomène migratoire et la pauvreté.

Le rôle des Nations Unies à travers la conjugaison des efforts des Etats membres dans le cadre d’une action multilatérale a permis de grandes avancées en matière de paix, de sécurité et de développement dans le monde. Cela était vrai hier pour l’émancipation des peuples en vue de leur autodétermination.

Cela est encore vrai aujourd’hui pour la recherche de solution a des problèmes de plus en plus complexes : l ‘extrémisme violent et le terrorisme international, l’éradication de la pauvreté, la persistance des conflits dans le monde, les inégalités économiques et sociales persistantes, écart croissant du niveau de développement entre les Etats ou encore la violation massive des droits de l’homme.

Telle est la raison pour laquelle mon pays, la République Centrafricaine, continuera à soutenir le rôle central des Nations Unies dans la préservation et le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde.

Le leadership mondial incarne par les Nations    Unies doit être renforcé et doté d’outils nécessaires afin de répondre efficacement aux défis de l’heure, tout en assurant une meilleure répartition des tâches entre les Etats membres.

La République Centrafricaine, mon pays, soutient la position de l’Union Africaine, qui veut que Afrique soit pleinement représentée dans tous les organes de I ONU. Et surtout au Conseil de sécurité qui est le principal organe de prise de décision de notre Organisation commune, pour les questions liées à la paix et à la sécurité internationales.

En effet, il est grand temps de corriger l’inégalité historique qui continue à priver l’Afrique d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU avec droit de veto !

De la même manière, mon pays se joint à la voix africaine pour soutenir l’élargissement des sièges des membres élus par l’Assemblée Générale au Conseil de Sécurité. Cela permettra une participation plus juste et plus équilibrée au sein de cet organe qui, de façon plus représentative assurera encore mieux son rôle dans la promotion de la paix dans le monde.

La montée du terrorisme et de l’extrémisme violent constitue une sérieuse menace pour la sécurité internationale. Elle hypothèque gravement la cohésion sociale dans nos pays, expose nos populations à une violence aveugle et engendre une succession de crises humanitaires et annihile les efforts de développement. Face à cette grave réalité, I Afrique fait montre d’une volonté assumée pour dépasser les cloisonnements régionaux, mutualiser les moyens et poser les jalons d’une approche holistique et cohérente qui contribue au développement d’une doctrine mondiale face à ces menaces asymétriques désormais dominantes. Telle est la meilleure stratégie de prévention et de lutte centre ces fléaux, à travers des réponses spécifiques adaptées à notre environnement, dans le cadre de l’architecture mondiale de paix et de sécurité.

De nos jours, l’autre préoccupation se trouve être l’ampleur problématique que prend le phénomène de la migration. Bien gérée, la migration peut avoir un impact positif substantiel sur le développement des pays d’origine et avoir des avantages significatifs pour les pays de destination. Mai prise en charge, la migration présente de graves conséquences pour le bien-être des pays et des migrants avec un fort potentiel déstabilisant sur la sécurité nationale et régionale.

C’est pourquoi, mon pays salue la tenue à Marrakech (Maroc) au mois de décembre prochain de la Conférence Intergouvernementale sur le Pacte Mondial pour des Migrations sures, ordonnées et régulières et espère que ce forum débouchera sur des propositions constructives.

Sur un autre chapitre non moins important, notre planète continue toujours de subir les conséquences des phénomènes naturels comme les séismes, les précipitations, la sècheresse, l’avancée fulgurante du désert et le réchauffement climatique de la planète.

Aussi voudrais-je saisir cette occasion pour encourager tous les Etats signataires de l’Accord de Paris sur le changement climatique à mutualiser leurs efforts afin de préserver notre environnement commun, et assurer un développement durable à notre planète.

Je voudrais aussi saisir cette occasion qui m’est offerte, pour évoquer avec vous la situation dans mon pays la République Centrafricaine.

Mais avant toute chose, je voudrais m’incliner respectueusement devant la mémoire de tous ceux qui sont tombes dans I exercice de leur périlleuse et noble mission de paix en République Centrafricaine. J’aimerais exprimer ici toute la gratitude du peuple centrafricain à l’ensemble de la Communauté Internationale, pour tous les sacrifices consentis afin de ramener la paix dans mon pays. Depuis deux ans et demi, mon Gouvernement œuvre sans relâche à la restauration des valeurs cardinales qui fondent la démocratie, la liberté et les droits de l’homme. Pour y parvenir, nous nous attelons à restaurer l’autorité de l’Etat en poursuivant le travail de déploiement progressif de l’administration et des services de l’Etat dans nos provinces ainsi que le rétablissement des services sociaux de base. En revanche, nous déplorons la persistance d’évènements tragiques et douloureux perpètres par les ennemis de la paix mus par des intérêts aussi sombres qu’égoïstes.

Ce sont eux qui alimentent les violences qui ensanglantent, depuis le début de l’année 2018, aussi bien dans la capitale qu’à l’Intérieur du pays, avec une augmentation des cas de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Nonobstant tous ces défis, le Gouvernement a maintenu l’élan des reformes dans les secteurs de la sécurité et de la défense ou sont enregistrées des avancées significatives qui sont le déploiement progressif des forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines ainsi que la mise en œuvre du programme national de DDRR.

A cet effet, je me réjouis de l’engagement pris par l’Union Européenne ainsi que nos partenaires bilatéraux pour soutenir la formation et la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité, d’une part, et accompagner la mise en œuvre du plan national de la défense et le déploiement des Forces Armées Centrafricaines, dans la perspective d’une armée de garnison et de l’administration sur l’étendue du territoire national, d’ autre part.

De même, ma plus grande reconnaissance va à la MINUSCA, les Etats-Unis d’ Amérique, la République Populaire de Chine, la Fédération de Russie et la France, pour l’appui matériel apporte aux Forces Armées Centrafricaines.

Notre ambition, c’est de les voir véritablement opérationnelles et contribuer, aux cotes de la MINUSCA, a l’immense effort de stabilisation et de retour à une paix durable en République Centrafricaine.

Mais, pour gagner ce pari, qu’il me soit permis de réitérer, du haut de cette tribune, notre appel pour la levée totale de l’embargo sur les armes qui pèse encore sur notre armée nationale !

Le programme de reconstruction de la République Centrafricaine requiert un cadre cohérent matérialisé par le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix pour la République Centrafricaine (RCPCA) en cours d’exécution et qui a déjà enregistre le lancement par le Gouvernement et ses partenaires internationaux de 21 projets relatifs aux services sociaux de base. Ces avancées palpables sont le fruit des appuis multiformes, inestimables et dignes d’éloges de nos partenaires stratégiques, tels que la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement.

Nous avons également investis nos énergies dans la lutte contre l’impunité par un soutien substantiel à la réhabilitation de 1 appareil judiciaire national, ce qui a permis, entre autres résultats, de voir se tenir cette année deux sessions de la Cour d’Assise afin de juger des crimes de droit commun. Parallèlement, la Cour Pénale Spéciale entamera bientôt ses premières enquêtes pendant que le Gouvernement a établi le cadre pour une Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation.

Dans ce contexte et, un an après son opérationnalisation en septembre 2017, le Panel de Facilitation de l’initiative africaine de I ‘Union Africaine a conclu deux tournées de consultations et une réunion avec les groupes armes afin de recueillir leurs revendications dans la perspective de la tenue du dialogue inclusif.

II me plait de rappeler que l’initiative africaine constitue le seul et unique cadre de référence dans lequel doivent s’inscrire toutes les bonnes volontés accompagnant les Centrafricaines et les Centrafricains sur la voie du dialogue.

A cet égard, je continue de veiller à ce que tous les amis de la RCA, dans leur générosité, puissent nous aider en soutenant de façon marquée, les efforts déployés par le Panel de Facilitation de l’initiative africaine dont les résultats déjà obtenus doivent être capitalisés.

Mon vœu le plus ardent est de permettre à mes compatriotes de résoudre, une fois pour toutes et de bonne foi, leurs divergences et resserrer les liens ancestraux qui les unissent.

Aujourd’hui, le Gouvernement et le peuple Centrafricains sont résolument engagés sur la voie de la consolidation du processus démocratique et de relèvement économique du pays.

Face aux nombreuses épreuves qui jonchent notre histoire, nous saurons être patients mais détermines dans l’action, vigilants et conscients de l’ampleur de la tâche qui reste à faire.

Pour ma part, je puis vous rassurer de ma ferme volonté de ne ménager aucun effort pour créer les conditions de la réconciliation et de la reconstruction de mon pays, pour redonner aux Centrafricains, mon peuple, la joie et le goût du vivre ensemble.

A tous nos partenaires, à l’ensemble de la communauté internationale, pour sa constante sollicitude a notre endroit, notre gratitude est et restera infinie.

Pour conclure, je fonde l’espoir que la communauté internationale restera mobilisée aux cotes du peuple centrafricain et travaillera en synergie avec le Gouvernement pour le relèvement de mon pays.

Je souhaite plein succès a nos travaux.

Je vous remercie.

 

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« Travaillons ensemble pour une communaute de destin et un

developpement commun », Discours liminaire de S.E.M. Xi Jinping, PrEsident de la REpublique populaire de Chine A la CErEmonie d’ouverture du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Cooperation sino-africaine

 

En ce beau mois de septembre, moment bien agréable à Beijing, nous sommes très heureux de vous avoir avec nous, chers amis anciens et nouveaux, à l’occasion de ce grand événement de la grande famille Chine-Afrique qu’est le Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).

Tout d’abord, au nom du gouvernement et du peuple chinois et en mon nom personnel, je tiens à vous souhaiter une chaleureuse bienvenue, chers collègues et invités, et à adresser, à travers vous, les salutations cordiales et les meilleurs vœux du peuple chinois aux peuples frères d’Afrique.

Je voudrais rappeler tout particulièrement que depuis le Sommet de Johannesburg, trois nouveaux membres nous ont rejoints au Forum : la Gambie, Sao Tomé-et-Principe et le Burkina Faso. Le Président Adama Barrow, le Premier Ministre Patrice Emery Trovoada et le Président Roch Marc Christian Kaboré, accompagnés de leurs délégations, sont aujourd’hui parmi nous. Je vous invite à applaudir très fort pour leur souhaiter une chaleureuse bienvenue.

Il y a plus d’un mois, j’ai effectué ma quatrième visite en Afrique en tant que Président de la Chine, qui était aussi mon neuvième déplacement sur cette terre de générosité. Durant cette visite, j’ai pu constater une fois encore la beauté de l’Afrique, les richesses qu’elle recèle, le grand dynamisme de son développement et l’aspiration de ses peuples à un meilleur avenir. Cela m’a conforté dans ma conviction que l’Afrique a un potentiel de développement illimité et un avenir plein d’espoir, que l’amitié et la coopération Chine-Afrique ont de belles perspectives devant elles, et que les deux parties pourront réaliser de grands exploits dans le développement de leur partenariat de coopération stratégique global.

Comme le disait un grand lettré chinois, « Seuls les arbres aux racines denses donnent des fruits abondants, et seules les lampes remplies d’huile dégagent une lumière brillante. » L’Histoire suit ses propres lois et logiques. Avec des passés similaires et des missions communes, la Chine et l’Afrique ont fait preuve de solidarité et d’entraide au cours des années écoulées et ont tracé un chemin de coopération gagnant-gagnant aux caractéristiques spécifiques.

Sur ce chemin, la Chine, toujours fidèle aux principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, avance main dans la main et dans un esprit d’unité et de solidarité avec les pays africains.

— Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de la sincérité, de l’amitié et de l’égalité. Les plus de 1,3 milliard de Chinois se sont toujours montrés solidaires et fraternels avec les plus de 1,2 milliard d’Africains. Nous respectons l’Afrique, nous aimons l’Afrique et nous soutenons l’Afrique. Nous poursuivons toujours la pratique des « cinq non » dans nos relations avec l’Afrique, à savoir : ne pas s’ingérer dans la recherche par les pays africains d’une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures africaines, ne pas imposer notre volonté à l’Afrique, ne pas assortir nos aides à l’Afrique de condition politique quelconque, et ne pas chercher des intérêts politiques égoïstes dans notre coopération en matière d’investissement et de financement avec l’Afrique. Nous espérons que les autres pays pourront aussi se conformer à ce principe des « cinq non » dans le traitement des affaires liées à l’Afrique. La Chine sera toujours un bon ami, un bon partenaire et un bon frère de l’Afrique. Personne ne pourra saboter la grande unité des peuples chinois et africains.

— Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes des intérêts communs et de la primauté de l’amitié. Elle est convaincue que la coopération sino-africaine passe par la valorisation des atouts respectifs des deux parties et l’association étroite du développement de la Chine à sa contribution au développement de l’Afrique pour réaliser le gagnant-gagnant et le développement partagé. La Chine préconise de donner plus, de donner d’abord et de donner sans prendre, et elle accueille l’Afrique les bras ouverts dans le train rapide de son développement. Personne ne pourra empêcher la marche des peuples chinois et africains vers le redressement.

— Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes du pragmatisme, de l’efficacité et du développement pour le peuple. Elle place au-dessus de tout les intérêts des peuples chinois et africains et veille à faire progresser et fructifier la coopération dans l’intérêt du bien-être et au bénéfice des peuples chinois et africains. Tout ce que nous avons promis à nos frères africains, nous le ferons avec toute notre énergie et tout notre cœur. Face à la nouvelle situation et aux nouveaux défis, la Chine œuvre à perfectionner sans cesse les mécanismes, à renouveler les concepts et à élargir les champs de la coopération pour en améliorer la qualité et la porter constamment à des niveaux plus élevés. Les peuples chinois et africains sont les mieux placés pour juger de la coopération sino-africaine. Personne ne pourra nier les accomplissements remarquables de la coopération sino-africaine avec de pures imaginations ou spéculations.

— Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de l’ouverture et de l’inclusivité. Elle est toujours d’avis que l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables en Afrique et la réalisation du développement et du renouveau africains constituent non seulement une aspiration des peuples africains mais aussi une responsabilité de la communauté internationale. La Chine est prête à travailler avec les partenaires internationaux pour soutenir la paix et le développement en Afrique. Toute initiative, tant qu’elle est dans l’intérêt de l’Afrique, sera bien accueillie et soutenue par la Chine et devrait bénéficier de l’engagement total et sérieux du monde entier. Personne ne pourra empêcher ni compromettre les efforts de soutien de la communauté internationale à l’Afrique.

Le monde d’aujourd’hui traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle : la poursuite en profondeur de l’évolution vers un monde multipolaire, de la mondialisation économique, de l’informatisation de la société et de la diversité culturelle, la transformation accélérée du système de gouvernance mondiale et de l’ordre international, l’essor rapide des pays émergents et des pays en développement, et des rapports de force plus équilibrés sur l’échiquier international. Les destins des différents peuples du monde n’ont jamais été aussi étroitement liés. 

Dans le même temps, nous faisons face à des défis sans précédent. L’hégémonisme et la politique du plus fort persistent encore. Le protectionnisme et l’unilatéralisme gagnent du terrain. Les guerres et conflits, les attentats terroristes, la famine et les épidémies se succèdent. Les questions sécuritaires traditionnelles et non traditionnelles s’entremêlent de façon complexe. 

Pourtant, nous sommes convaincus que la paix et le développement demeurent les thèmes de notre temps et les enjeux de notre époque qui appellent la communauté internationale à faire preuve de solidarité, de sagesse et de courage pour prendre ses responsabilités vis-à-vis de l’Histoire et de notre époque. 

― Face aux enjeux de notre époque, la Chine se donne la mission d’apporter une nouvelle et plus grande contribution à l’humanité. Elle entend travailler main dans la main avec les autres pays pour construire une communauté de destin pour l’humanité, développer des partenariats à travers le monde, renforcer l’amitié et la coopération et explorer une nouvelle voie du développement des relations entre États fondée sur le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, de sorte à rendre le monde plus pacifique et plus sûr et à assurer une vie meilleure pour tous.

― Face aux enjeux de notre époque, la Chine est prête à promouvoir ensemble avec les partenaires internationaux l’initiative « la Ceinture et la Route ». Nous espérons donner de nouvelles forces motrices au développement commun à travers cette nouvelle plateforme de coopération internationale et la transformer en une route de paix, de prospérité, d’ouverture, de développement vert et d’innovation et une route d’échanges entre les civilisations.

― Face aux enjeux de notre époque, la Chine prendra une part active à la gouvernance mondiale en poursuivant le principe dit « consultations, coopération et bénéfices pour tous ». La Chine est, depuis toujours, un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde et un défenseur de l’ordre international. Elle soutient l’augmentation de la représentation et du droit à la parole des pays en développement dans les affaires internationales et le renforcement du poids du Sud qui est maintenant un maillon faible du système de gouvernance mondiale, et appuie les synergies dans la coopération Sud-Sud pour promouvoir un système de gouvernance mondiale reflétant de manière plus équilibrée la volonté et les intérêts de la majorité des pays du monde, notamment des pays en développement.

― Face aux enjeux de notre époque, la Chine poursuit fermement son ouverture sur l’extérieur. Face à l’instabilité et à l’incertitude de la croissance économique mondiale, la Chine poursuit la voie de l’ouverture et de la coopération gagnant-gagnant, défend avec détermination une économie mondiale ouverte et le système commercial multilatéral, et s’oppose au protectionnisme et à l’unilatéralisme. Celui qui s’isole sur une île déserte n’a pas d’avenir.

Comme le dit un proverbe chinois, « La mer doit son immensité à l’affluence des cours d’eau. » La Chine est le plus grand pays en développement au monde, et l’Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. Elles ont été depuis longtemps liées par une communauté de destin en partageant heur et malheur. Nous entendons faire des efforts conjoints et solidaires avec les peuples africains pour construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide et donner un bel exemple dans la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. 

Premièrement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le partage des responsabilités. Nous devons élargir le dialogue politique et améliorer la communication sur les politiques aux différents niveaux, renforcer la compréhension et le soutien mutuels sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d’autre, et intensifier la coordination et la coopération sur les grands dossiers internationaux et régionaux pour défendre les intérêts communs de la Chine, de l’Afrique et des nombreux pays en développement.

    Deuxièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la coopération gagnant-gagnant. Nous avons à valoriser les synergies entre les stratégies de développement chinoises et africaines, à saisir les opportunités majeures qui se présentent dans la coopération liée à l’initiative « la Ceinture et la Route » et à associer cette initiative à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA, du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et des stratégies de développement des pays africains, pour explorer de nouveaux champs et de nouvelles potentialités de coopération, approfondir nos partenariats dans les secteurs traditionnels d’excellence et développer de nouveaux moteurs de croissance dans les nouveaux domaines.

    Troisièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le bonheur pour tous. Nous devons prendre l’amélioration du bien-être des peuples comme le point de départ et l’objectif final du développement des relations sino-africaines. La coopération sino-africaine doit apporter aux peuples chinois et africains des résultats et bénéfices concrets et tangibles. La Chine et l’Afrique ont une longue tradition d’entraide et de solidarité, et la Chine est prête à faire des efforts plus importants en faveur de la réduction de la pauvreté, du développement, de la création d’emploi et de l’augmentation des revenus en Afrique, ainsi que d’une vie meilleure des peuples africains.

    Quatrièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la prospérité culturelle. Fiers de nos civilisations brillantes, nous sommes tous prêts à apporter une plus grande contribution à la diversité culturelle dans le monde. Nous avons à promouvoir les échanges, l’inspiration mutuelle et la coexistence harmonieuse entre nos civilisations qui contribueront durablement au renouveau de nos civilisations, au progrès de nos cultures et au rayonnement de nos arts et qui apporteront des enrichissements culturels à la coopération sino-africaine. Et nous devons accroître les échanges humains dans les domaines culturel, artistique, éducatif et sportif, de même qu’entre les think tanks, les médias, les femmes et les jeunes, afin de rapprocher encore davantage les peuples chinois et africains.

    Cinquièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la sécurité commune. On ne connaît la valeur de la paix qu’après avoir vécu des adversités. La Chine préconise le nouveau concept de sécurité commune, globale, coopérative et durable, soutient fermement les pays africains, l’UA et les autres organisations régionales africaines dans leurs efforts pour trouver des solutions africaines aux problèmes africains, et appuie la mise en œuvre par l’Afrique de l’initiative « Faire taire les armes en Afrique ». Elle est prête à jouer un rôle constructif dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique et à soutenir le renforcement des capacités autonomes des pays africains en matière de maintien de la stabilité et de la paix.

    Sixièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par l’harmonie entre l’homme et la nature. La Terre est le seul et unique foyer de l’humanité. La Chine entend œuvrer ensemble avec l’Afrique pour préconiser le mode de développement vert, faible en carbone, circulaire et durable et pour protéger ensemble nos montagnes verdoyantes et nos rivières limpides ainsi que tous les êtres vivants de notre planète. La Chine est prête à renforcer les échanges et la coopération avec l’Afrique dans la protection de l’écologie et de l’environnement comme la lutte contre le changement climatique, l’utilisation des énergies propres, la prévention et le contrôle de la désertification et de l’érosion des sols et la protection de la flore et de la faune sauvages pour promouvoir la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature en Chine comme en Afrique.

     Depuis le Sommet de Johannesburg de 2015, la Chine a mis en œuvre sur tous les plans les « dix programmes de coopération » adoptés à Johannesburg. Un grand nombre de projets d’infrastructures ferroviaires, routières, aéroportuaires et portuaires et de zones de coopération économique et commerciale ont été réalisés ou sont en cours de construction. Dans les domaines de la paix et de la sécurité, des sciences et technologies, de l’éducation, de la culture, de la santé, de la réduction de la pauvreté, du bien-être social et des échanges entre les peuples, la coopération sino-africaine s’est développée en profondeur. Les soutiens financiers de 60 milliards de dollars américains promis par la Chine ont été tous honorés ou programmés. Les « dix programmes de coopération » ont apporté des bénéfices importants aux peuples chinois et africains, montré les capacités d’innovation, de rassemblement et d’action de la coopération Chine-Afrique et fait accéder le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à une nouvelle hauteur. 

    Dans le but de construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide dans cette nouvelle ère, la Chine entend, sur la base des « dix programmes de coopération », travailler en étroite coopération avec l’Afrique pour mettre en œuvre en priorité « huit initiatives majeures » dans les trois ans à venir et au-delà : 

    Premièrement, initiative pour la promotion industrielle. La Chine a décidé d’organiser sur son territoire une foire économique et commerciale Chine-Afrique. Elle encouragera les entreprises chinoises à accroître leurs investissements en Afrique, construira et modernisera des zones de coopération économique et commerciale en Afrique. Elle accompagnera l’Afrique dans ses efforts visant à réaliser pour l’essentiel la sécurité alimentaire d’ici 2030, élaborera et mettra en œuvre avec l’Afrique un programme d’action pour la coopération dans la modernisation agricole, mettra en œuvre 50 projets d’assistance agricole, fournira des aides humanitaires alimentaires d’urgence d’un milliard de yuans RMB aux pays africains sinistrés, enverra 500 agronomes de haut niveau en Afrique, et formera pour l’Afrique des jeunes chercheurs agronomes éminents et des entrepreneurs agricoles pionniers. La Chine soutiendra la création d’une alliance de responsabilités sociales des entreprises chinoises en Afrique et continuera à renforcer sa coopération avec les pays africains en matière de transactions en monnaies locales et fera valoir le rôle du Fonds de développement Chine-Afrique, du Fonds pour la coopération sino-africaine sur les capacités de production et du Prêt spécial pour le développement des PME africaines.

    Deuxièmement, initiative pour l’interconnexion des infrastructures. La Chine a décidé de lancer avec l’UA l’élaboration d’un plan de coopération Chine-Afrique dans le domaine des infrastructures. Elle soutiendra la participation des entreprises chinoises à la construction d’infrastructures en Afrique sous diverses formes comme celle d’investissement-construction-exploitation, et le renforcement en priorité de la coopération dans les domaines de l’énergie, du transport, de l’informatique, des télécommunications et des ressources en eau transfrontalières, et exécutera avec l’Afrique des projets prioritaires d’interconnexion. Elle appuiera le développement du Marché unique du transport aérien africain et ouvrira plus de liaisons aériennes directes entre la Chine et l’Afrique. En outre, la Chine fournira des facilités à l’émission des obligations en Chine par des pays africains et leurs institutions financières, et, dans le respect des règles et des procédures multilatérales, elle soutiendra un meilleur recours des pays africains aux ressources comme celles de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, de la Nouvelle Banque de développement et du Fonds de la Route de la Soie.

    Troisièmement, initiative pour la facilitation du commerce. La Chine a décidé d’importer plus de produits africains, notamment les produits en dehors des ressources naturelles. Elle soutiendra la participation des pays africains à l’Exposition internationale d’importation de Chine et exemptera les PMA africains des frais de participation. Elle continuera à renforcer les échanges et la coopération avec l’Afrique sur la régulation des marchés et en matière de douane et réalisera 50 projets de facilitation du commerce pour l’Afrique. Elle organisera des rencontres régulières pour les produits de marques chinoises et africaines. Elle soutiendra le développement de la Zone de libre-échange continentale africaine et continuera à mener des négociations sur le libre-échange avec les pays et régions africains qui en ont la volonté. Elle travaillera également à promouvoir la coopération sino-africaine sur l’e-commerce et à mettre en place des mécanismes de coopération en la matière.

    Quatrièmement, initiative pour le développement vert. La Chine a décidé de réaliser 50 projets d’aide à l’Afrique dans les domaines du développement vert, de l’écologie et de la protection de l’environnement, pour renforcer notamment les échanges et la coopération en matière d’océan, de lutte contre le changement climatique, de prévention et de contrôle de la désertification et de protection de la flore et de la faune sauvages. Elle travaillera à faire avancer la construction du Centre de coopération environnementale Chine-Afrique en vue d’intensifier les échanges et les dialogues sur les politiques environnementales et de renforcer les études conjointes sur les questions environnementales. Elle mettra en œuvre un programme d’envoyés verts Chine-Afrique dans le but de former pour l’Afrique des professionnels qualifiés dans les domaines tels que la gestion de la protection de l’environnement, la lutte contre la pollution et l’économie verte. Elle construira un centre de bambou Chine-Afrique pour accompagner les efforts africains visant à développer l’industrie du bambou et du rotin, et elle coopérera avec l’Afrique dans le domaine de la sensibilisation de la population à la protection de l’environnement.

    Cinquièmement, initiative pour le renforcement des capacités. La Chine a décidé de renforcer l’échange d’expériences avec l’Afrique en matière de développement et de soutenir la coopération sur la planification du développement socio-économique. Elle créera en Afrique dix Ateliers Luban pour proposer des formations de compétences professionnelles aux jeunes africains, et soutiendra la création d’un centre de coopération Chine-Afrique sur l’innovation pour promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes. Elle mettra en œuvre un programme qui consiste à former pour l’Afrique 1 000 personnes hautement compétentes, fournira à l’Afrique 50 000 bourses d’études gouvernementales et elle sera prête à accueillir 50 000 Africains dans des séminaires de formation et 2 000 jeunes africains dans le cadre des programmes d’échanges.

    Sixièmement, initiative pour la santé. La Chine a décidé de renforcer 50 projets d’aide médico-sanitaire à l’Afrique et d’aider à construire en priorité des projets phares tels que le siège du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies et des Hôpitaux d’amitié Chine-Afrique. Elle développera les échanges et la coopération en matière d’informations sur la santé publique, réalisera des projets de coopération sino-africaine sur la lutte contre les maladies comme les maladies infectieuses émergentes et réémergentes, la bilharziose, le VIH/Sida et le paludisme, formera pour l’Afrique plus de médecins spécialistes, poursuivra et améliorera l’envoi de missions médicales en Afrique. Elle mènera des opérations de consultations médicales ambulatoires comme l’« Action Lumière » pour la cataracte, l’« Action Bon Cœur » pour les maladies cardiaques et l’« Action Beau Sourire » pour les maladies dentaires, et mettra en œuvre le Programme « Santé Femme-Enfant » destiné aux groupes vulnérables.

    Septièmement, initiative pour les échanges humains et culturels. La Chine a décidé de créer un Institut d’études sur l’Afrique pour approfondir l’inspiration mutuelle entre les civilisations chinoise et africaines. Elle renforcera le Projet d’études conjointes et d’échanges sino-africain, réalisera 50 projets culturels, sportifs et touristiques, soutiendra l’adhésion des pays africains aux ligues internationales « Route de la Soie » des théâtres, des musées et des festivals artistiques, et mettra en place un réseau de coopération des médias Chine-Afrique. Elle continuera à encourager l’ouverture réciproque de centres culturels entre la Chine et l’Afrique, soutiendra les efforts des établissements d’enseignement africains ayant rempli les conditions requises pour accueillir des Instituts Confucius et sera heureuse de voir davantage de pays africains figurant sur la liste des destinations agréées pour les touristes chinois voyageant en groupe.

   Huitièmement, initiative pour la paix et la sécurité. La Chine a décidé de créer un fonds de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité et de soutenir la coopération sino-africaine en matière de paix, de sécurité et de maintien de la paix et de la stabilité. Elle continuera à fournir des aides militaires sans contrepartie à l’UA, et soutiendra les efforts déployés par les pays du Sahel, du Golfe d’Aden, du Golfe de Guinée et des autres régions africaines dans la préservation de la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme. Elle créera un forum Chine-Afrique sur la paix et la sécurité qui pourra servir de plateforme au renforcement des échanges sino-africains en matière de paix et de sécurité, et elle travaillera à mettre en œuvre 50 projets d’aide en matière de sécurité dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » et dans les domaines du maintien de l’ordre public, des opérations de maintien de la paix de l’ONU et de la lutte contre la piraterie et le terrorisme.

    Pour favoriser la bonne mise en œuvre de ces huit initiatives, la Chine est prête à fournir un soutien de 60 milliards de dollars américains à l’Afrique sous diverses formes comme aides gouvernementales, investissements et financements par des entreprises et institutions financières. Cela comprend 15 milliards de dollars au total d’aides sans contrepartie, de prêts sans intérêt et de crédits préférentiels, une ligne de crédit de 20 milliards de dollars, le soutien à la création d’un fonds spécial de 10 milliards de dollars pour le financement du développement et d’un fonds spécial de 5 milliards de dollars pour le financement des importations en provenance de l’Afrique, et l’encouragement des entreprises chinoises à investir au moins 10 milliards de dollars en Afrique dans les trois ans à venir. Dans le même temps, la Chine annulera, en faveur des PMA, des pays pauvres très endettés (PPTE), des pays en développement sans littoral (PDSL) et des petits États insulaires en développement (PIED) de l’Afrique qui ont des relations diplomatiques avec la Chine, leurs dettes non remboursées liées aux prêts intergouvernementaux sans intérêt arrivant à échéance fin 2018. 

    La jeunesse représente l’avenir des relations Chine-Afrique. Dans les huit initiatives que je viens d’annoncer, beaucoup de mesures ont été conçues dans l’intérêt des jeunes, pour les former et les soutenir, et pour créer plus d&rsqu

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