Toutes les infos du Vendredi 23 Novembre 2018

Cm n 2845 du ve 23 nov 2018

RCA : DES TUERIES SONT PREVUES POUR LE MOIS DE DECEMBRE, LE GENERAL BALLA KEITA A REÇU DES INSTRUCTIONS POUR NE PAS FAIRE INTERVENIR LA MUNISCA LORS DE CES ATTAQUES

Le mois de décembre est annoncé comme étant très difficile pour le peuple centrafricain. Une série de tueries est en préparation par les groupes armés. Le chef des opérations militaires de la Minusca, le général Balla Keita, a reçu des instructions fermes pour empêcher l'intervention de la Minusca. La France doit monter au créneau. Elle veut maintenir la Minusca en RCA et pour cela, elle fera reprendre les hostilités dans certaines régions avec la complicité de la Minusca. Le mois de décembre à venir s'annonce très difficile, car les éléments de Darrassa sont en préparation pour un massacre sans nom. La Minusca a été informée et le général Balla Keita a reçu l'ordre de ne pas faire intervenir ses forces, comme ce fut le cas à Alindao. La Minusca, une force censée défendre le peuple Centrafricain, est aujourd'hui un danger, un mal pour ce peuple. Puisse Dieu lui-même aider le vaillant peuple Centrafricain !

GHJ,ONG La Voix de l’Afrique

 

 

CARNAGE D’ALINDAO : PEUT-ON ENCORE PARLER DU DIALOGUE

ET DE L’AMNISTIE ?

La ville d’Alindao, située dans la préfecture de la Basse-Kotto, a sombré dans un carnage de la pire espèce. Le bilan des violences fait état d’une centaine de morts, des blessés, ainsi que des maisons incendiées. Plusieurs personnes se sont refugiées dans la brousse et vivent comme des animaux sauvages. Pour le moment, la ville d’Alindao est déserte et  complètement paralysée. Dans ce cas d’espèce, peut-on réellement encore parler du dialogue et de l’amnistie ?

On ne négocie jamais avec un rebelle. Le chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, peut désormais retirer sa main tendue aux groupes armés. Trop, c’est trop, et c’est vraiment déjà trop. Tout le monde reconnait aujourd’hui  l’hypocrisie et la fourberie de l’Union Africaine dans ses démarches de dialogue avec les groupes armés. C’est la France qui manipule l’Union Africaine et dicte sa volonté aux groupes armés pour empêcher le retour de la paix et de la stabilité dans le pays.

L’UPC du tristement célèbre mercenaire peulh d’origine nigérienne Ali Darassa, le FPRC des sanguinaires Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène, le MPC  du criminel patenté Mahamat Alkhatim, les 3R du soi-disant général Sidiki…, sont tous des mouvements rebelles de la Séléka soutenus par la France avec la complicité du Tchad, de l’Union Africaine et de la Minusca. Jean Yves Le Drian a déclaré ouvertement que si les autorités centrafricaines refusent de se soumettre à leurs propositions, la France dira qu’elles (autorités centrafricaines) ont refusé le DDRR et le dialogue avec les groupes armés. N’est-ce pas les propos tenus par Le Drain qui s’exécutent en ce moment dans les villes de  Bambari, Alindao et Batangafo ? Il ne fait aucune ombre de doute. Car, comment expliquer cette flambée de violences dans ces villes sous contrôle des éléments de la Séléka juste après le retour de Le Drian à l’Elysée ?  Récemment, la France a recruté des terroristes dans le Sahel pour venir déstabiliser le régime de Bangui. Malheureusement, ils ont été interceptés à la frontière centrafricano-camerounaise par les forces spéciales du Cameroun.

La France, l’ONU et l’Union Africaine, entrent désormais dans une grande manœuvre pour plonger le pays de feu Barthelemy Boganda dans les pires atrocités criminelles. C’est ce qui se passe actuellement dans les villes de Bambari, Alindao et Batangafo, pour ne citer que ces quelques exemples. La Minusca fait semblant de combattre les éléments de l’UPC. Mais en réalité, c’est elle qui distribue des munitions aux hommes de Darassa pour massacrer les populations civiles des régions de la Ouaka, Basse-Kotto et autres.

 Et Vladimir Monteiro,  porte-parole de la Minusca, se moque éperdument des Centrafricains. Selon lui, « il n’ya pas eu de carnage à Alindao… ». Propos tenus au cours de la conférence de presse de ce mercredi 21 novembre 2018. Et pourtant, des centaines de cadavres, victimes de carnage d’Alindao ont été publiés sur internet. Une chose est sûre et certaine : tout ce que nous faisons de mal, finira tôt ou tard par être payé ici bas. Le général Toumenta de la Minusca à l’époque a qualifié d’un non événement un cas de massacre sur les populations civiles. Où est-il aujourd’hui ? Qu’en est-il également du général Mokoko qui faisait la pluie et le beau temps en RCA ?

Les Nations Unies peuvent quitter la RCA comme l’a souhaité le ministre français des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian. Il se pourrait que ce soit un plan de Dieu pour libérer définitivement le peuple centrafricain des manipulations des Nations Unies, de la France et d’autres puissances de ce monde. L’expérience a démontré que les forces de l’ONU n’ont jamais ramené la paix dans les pays où elles sont déployées. Minusma au Mali, Monusco au Congo, Minusmad au Soudan, Minusca en RCA, où en sommes-nous avec le rétablissement de la paix et de la sécurité dans ces pays ? Au contraire, ce sont ces forces de l’ONU qui soutiennent les groupes rebelles pour maintenir les crises. L’exemple le plus frappant est celui des forces de la Minusca qui soutiennent les factions rebelles de la Séléka : UPC, FPRC, MPC, 3R et tant d’autres. Et ce, dans le but de maintenir la crise.

Celui-là qui a parlé de « business de guerre » a parfaitement raison. Le diamant de sang, l’or de sang, l’ivoire de sang, le bois de sang, et que savons-nous encore, voilà le grand business qui se développe entre les  Nations Unies, la France, le Tchad et d’autres pays qui sont pleinement impliqués dans cette crise sans tête ni queue. Et il faut dans ce cas de figure exposer des pauvres populations civiles à la merci des seigneurs de guerre sans âme ni conscience, afin qu’elles puissent être massacrées.

Certaines personnalités et leaders politiques centrafricains, partisans de l’amnistie, peuvent-ils cautionner les actes criminels que les éléments de l’UPC viennent de poser sur les paisibles populations civiles de la ville d’Alindao ? A moins qu’ils n’ont pas un cœur humain. Mais ce qui est sûr, il n’y aura plus de prime à l’impunité. C’est le souhait de toute la population centrafricaine, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. La Cour Pénale Internationale vient de donner le ton avec le transfert de Yékatom Alfred alias Rambo à La Haye au Pays-Bas. Et très bientôt, le 1er procès de la Cour pénale Spéciale se déroulera. Le rouleau compresseur de la justice est désormais en marche.

Qu’à cela ne tienne, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) montent en puissance chaque jour. Plus de 300 éléments des FACA viennent de boucler leur fin de formation au maniement d’armes russes à Béréngo. Ils vont être bientôt déployés dans certaines régions du pays. Au total, 1600 éléments des FACA sont déjà  formés. En outre, le gouvernement est entrain de recruter 1.023 jeunes au sein des FACA. Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Avec le soutien de la Russie, des Etats-Unis, du Royaume du Maroc, du Rwanda, de l’Angola…, la RCA retrouvera sa souveraineté.

Mais en attendant, nous demandons au gouvernement et à la communauté internationale de tout faire pour que Ali Darassa soit arrêté et transféré à la CPI pour crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité. Que Dieu maudisse tous ceux qui agissent dans l’ombre et soutiennent les groupes armés pour massacrer des pauvres populations civiles.

 

Amedé NGUETE

 

 

MINUSCA, SOCIETE CIVILE, PARTIS POLITIQUES, DIASPORA, CERTAINS MINISTRES ET DEPUTES, TOUS COMPLICES DE LA CRISE CENTRAFRICAINE:  QUI ACCUSE QUI ?

Qui n’est pas impliqué dans la crise qui secoue le pays de feu Barthelemy Boganda ? Personne à ce que nous sachons. De la Minusca à l’Exécutif en passant par la société civile, les partis politiques, la diaspora, l’Assemblée Nationale, beaucoup sont impliqués directement ou indirectement dans la crise enclenchée par l’ex-coalition Séléka. Ce qui fait que la crise perdure depuis plus de cinq ans.

D’ailleurs, avant et pendant le déclenchement de cette crise militaro-politique, certains leaders des partis politiques ont cautionné activement la prise de pouvoir de Michel Djotodia, chef charismatique de l’ex-coalition Séléka. Après l’accession de ce dernier à la magistrature suprême de l’Etat par le coup d’Etat du 24 mars 2013 et sa démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad, les soutiens aux groupes armés n’ont jamais baissé d’un cran. Au contraire, ils se sont accentués. Et les tueries, les massacres, les carnages à Bambari, Mbrés, Kaga-Bandoro, Batangafo, Alindao…, sont la résultante de ces soutiens occultes aux rebelles, principalement ceux des branches dissidentes de la Séléka. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, certains leaders des partis politiques continuent de prêter mains fortes à ces charcutiers humains, oubliant qu’ils sacrifient aussi leurs propres parents sur l’autel du diable. Sans nous voiler aussi la face, parmi ces leaders politiques, nombreux sont ceux qui ont vu leurs maisons saccagées, pillées, détruites et même incendiées par les combattants Séléka. Malgré tout, d’autres persistent et signent dans cette voie parce qu’ils y ont trouvé leur compte. Quelle bassesse d’esprit !

La société civile qui pousse en RCA comme les champignons dans la forêt de la Lobaye, n’est pas restée en marge de ces soutiens occultes, du plan machiavélique de la déstabilisation du pays. Les déclarations fracassantes faites par certaines plateformes de la société civile laissent à désirer. Défendent-elles réellement les intérêts des Centrafricains ? Ne sont-elles pas pour les rebelles ? A la lumière de ce qui se passe dans certains groupes de la société civile, nous pouvons valablement affirmer que certains leaders sont de facto complices des exactions des groupes armés sur les populations civiles.

Certains contingents de la Minusca notamment les Mauritaniens, les Pakistanais, les Bangladeshis… sont de connivence avec les rebelles de la Séléka. Ce ne sont pas les populations de Bambari, Kaga-Bandoro, Batangafo, Bria, Mobaye, Alindao, Bangassou, pour ne citer que ces quelques villes, qui nous démentiront. Elles ont été témoins oculaires de la dotation des combattants Séléka (UPC d’Ali Daras) en armes et minutions par ces Casques Bleus cités ci-haut. En outre, d’autres contingents sont aussi très actifs dans ces pratiques indignes, inhumaines, bestiales. C’est le cas de l’adjudant-chef Mandoukou du contingent gabonais qui avait été pris la main dans le sac avec une quantité industrielle de minutions qu’il allait vendre à Niméry Matar Djamous alias Force au Km 5. Pire encore, lors des récents carnages de Batangafo et d’Alindao, la Minusca n’est jamais loin derrière. Pour la simple raison que les Casques Bleus basés dans ces localités ont laissé faire les hommes d’Ali Daras, alors que leur principale mission reste et demeure la protection des populations civiles. N’est-ce pas une forme de complicité dans la crise centrafricaine ?

La diaspora centrafricaine, de son côté, participe activement à la destruction du pays. Au lieu de se pencher sur le sort de leurs compatriotes qui souffrent atrocement sous les bottes de ces seigneurs de guerre, certains se contentent de critiquer le gouvernement, sachant d’avance que celui-ci n’a pas les moyens de sa politique. Alors que le mieux serait de plaider le sort de leurs compatriotes auprès des organisations internationales pour leur venir en aide. Ce qui est marrant, certains sont pour la déstabilisation de leur pays par certaines puissances de ce monde. Ils collaborent étroitement avec ces dernières. Sont-ils partis à l’étranger pour nuire à leur pays ou le faire émerger ? Nous ne comprendrons jamais les attitudes et les comportements de quelques Centrafricains de la diaspora. C’est vraiment lamentable leur complicité dans la crise qui secoue de plein fouet leur pays !

Pour certains députés et membres du gouvernement, n’en parlons pas. Tout se passe comme s’ils sont élus ou nommés aux différents postes de responsabilité pour s’en prendre à leurs concitoyens. Profitant de la position qu’ils occupent dans l’administration centrafricaine, beaucoup sont très actifs dans la persistance de la crise. Pendant que les autres cherchent à éteindre le feu, ces personnalités malintentionnées se contentent de mettre de l’huile sur le feu. Des armes et minutions, de l’argent frais leur sont octroyés par ces dernières dans le but d’attaquer des paisibles citoyens qui n’ont rien à voir dans cette crise. Après tout, ils sont les premiers à raser les portes des ambassades pour dire que le gouvernement n’est pas à la hauteur de ses tâches. N’est-ce pas eux qui font couler la barque sur laquelle ils sont embarqués ? Regardez-les, ces sous-marins torpilleurs, ces manipulateurs, ces assoiffés de pouvoir, ces profito-situationnistes. Ils seront dévoilés, mis sur la place publique, arrêtés et jugés comme Alfred Yékatom Rambo à la Cour Pénale Internationale. La fin de leurs manœuvres machiavéliques va bientôt sonner.

Alors, eu égard à ce tableau sombre que nous venons de brosser brièvement, qui accusera qui dans la persistance de la crise centrafricaine ? Du sommet de l’Etat centrafricain à la base, nombreux ont participé à la destruction de notre cher et beau pays, la RCA ainsi que la Minusca et certaines personnalités étrangères. Rien ne sert d’accuser celui-ci ou celle-là d’être à l’origine de la souffrance des Centrafricains, puisque nous avons participé d’une manière ou d’une autre au déclenchement et à la continuité de la crise. Il serait judicieux que chacun de nous fasse son examen de conscience et tourne cette page sombre de l’histoire de la République Centrafricaine. Sinon, les puissances de ce monde rouleront la RCA et son peuple dans la farine. Ressaisissons-nous et parlons le même langage pour sortir notre pays du gouffre dans lequel il est plongé depuis des décennies.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

SI LA CLASSE POLITIQUE ET LA SOCIETE CIVILE FAISAIENT BLOC DERRIERE TOUADERA POUR DENONCER LES MANŒUVRES MACHIAVELIQUES DE LA FRANCE EN RCA ?

La France? de tout temps, considère la RCA comme un pays non souverain et non indépendant. En un mot, un pays placé sous sa tutelle et qu’elle doit décider de son sort selon son gré, dans tous les domaines de la vie active nationale.

Nul n’ignore que depuis trois (03) décennies, la France est faiseur et défaiseur de roi au pays du regretté président Barthélemy Boganda. Et même si l’actuel président Emmanuel Macron a dit qu’ « il n’a  jamais connu la colonisation », car étant un jeune homme, nous disons sans ambages qu’il sait quelque chose de l’histoire de la colonisation de bon nombre de pays africains par son pays, la France.

En France, les présidents se succèdent au pouvoir mais appliquent la même politique diplomatique à l’endroit des anciennes colonies africaines. Ce sont les intérêts de la France qui priment sur ceux des pays africains colonisés. Et Macron ne peut nous démentir sur cet aspect précis des choses : cas de la RCA avec le président démocratiquement élu comme lui, Professeur Faustin Archange Touadéra.

Depuis le retour de la Russie en RCA, par la présence effective de ses instructeurs militaires pour former les Forces Armées Centrafricaines (FACA) au maniement de leurs armes, Macron, Le Drian et consorts, ne sont pas d’accord. Ils utilisent tous les voies et moyens possibles pour déstabiliser le régime du président Touadéra. Macron et Le Drian ont fait pression sur le Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour prendre la tête de l’EUTM-RCA et la Minusca. Aux quelles fins ?

Donc, ne soyons pas étonnés de la spirale de violences dans certaines régions du pays ces derniers temps. C’est toujours l’œuvre de la France qui finance et fournit des armes et minutions aux factions Séléka. Mais pour gagner quoi par la suite ?

Face aux manœuvres machiavéliques de la France en RCA, c’est le silence de cimetière que nous observons du côté de la classe politique et de la société civile centrafricaines. Est-ce possible sous d’autres cieux ? Quand l’intérêt général d’une nation est mis en danger et menacé par un tiers pays, faut-il se taire et ne rien dénoncer ? Cela dépasse tout entendement humain. Existe-t-il réellement une classe politique et une société civile responsables, dignes de leurs noms en RCA ? La réponse à cette question posée revient à qui de droit.

Et si la classe politique et la société civile faisaient bloc derrière le président Touadéra pour dénoncer les manœuvres machiavéliques, diaboliques de la France en Centrafrique ? C’est dans « le malheur qu’on reconnait les vrais patriotes », dit un sage adage populaire. Et feu Barthélemy Boganda, paix à son âme, de dire, « l’union fait la force ». Est-ce aujourd’hui le cas avec la classe politique et la société civile en RCA ?

Qui vivra, verra !

 

Le Petit YEKOA 

 

   

 

 

VILLAGE SAKAÏ II : QUAND UNE HISTOIRE DE JALOUSIE TOURNE AU VINAIGRE

Dans un couple, la jalousie dérive souvent de l’amour. Certes, elle est naturelle et donc normale. Mais il faut surtout savoir la contenir. Un manque de maîtrise de soi peut conduire à la ruine et à la destruction. C’est ainsi que le mardi 20 novembre 2018, deux hommes se sont donné des coups de couteaux pour une question de jalousie.

Le drame a eu lieu au village Sakaï II dans la commune de Bimbo aux environs du soir. Il s’agit de deux jeunes gens, Julien et Charles, tous deux âgés d’une vingtaine d’années. Ce soir-là, revenu de ses travaux  champêtres, fatigué des dures corvées, affaibli par les rayons ardents du soleil, Julien se reposait dans un fauteuil. Soudain, surgit un certain Charles, habitant du village voisin de Sakaï I. Ce dernier est venu demander des comptes à Julien.

En effet, Charles a appris que Julien sortait avec sa femme Marie. Choqué par cette accusation non fondée, Julien ne plie pas l’échine mais hausse plutôt le ton. D’après les témoins, ces deux jeunes gens se sont longuement chamaillés avant que le mal n’arrive. Charles, étant dans tous ses états, sort son poignard et l’enfonce dans la cuisse gauche de Julien. La réaction de Julien n’a pas tardé. Ce dernier se tourne et ramasse sa machette qu’il n’avait pas déposée à l’intérieur à son retour du champ et taillade le bras de Charles. Les gens qui sont venus les séparer ont détalé à la vue des armes blanches, de peur de se faire blesser par inadvertance. Peu s’en est fallu que les deux jeunes hommes s’entretuent, n’eut été l’intervention des braves hommes du village.

Les deux jeunes rivaux ont abondamment saigné, selon un témoin qui nous a rapporté les faits. Julien, Charles et Marie, la femme par qui la brouille est arrivée, ont été placés chez le chef du village qui a fait appel à la gendarmerie qui est intervenue un peu plus tard dans la soirée pour les embarquer.

En République centrafricaine, le taux de crimes a été revu à la hausse depuis le début de cette crise qui frappe le pays de plein fouet. La mentalité des jeunes a complètement été affectée. Beaucoup sont ceux qui se sont tournés vers la voie de la violence. L’avenir du pays est hypothéqué avec de tels comportements qui tirent sa source de l’incivisme. Pour ce faire, il faudrait penser au futur, autrement dit à la jeunesse, sans laquelle aucun pays n’ose rêver d’un développement au sens propre du terme.

Jean Max DELOUGA

 

 

Les forces de sécurité intérieure déplorent des difficultés

d’ordre matériel et humain

 

Les éléments des forces de défense et de sécurité éprouvent d’énorme difficulté d’ordre matériel et humain pour assumer leur responsabilité. C’est ce qui ressort  de la collecte des données sur la situation sécuritaire dans le pays.

Dans le cadre du projet de réforme du secteur de la sécurité intérieur dans le pays, la collecte des données établie par le gouvernement et la Minusca après une tournée dans les Brigades, commissariats et auprès de la population des 1er et 7ème arrondissements, les éléments des forces de la sécurité éprouvent d’énormes difficultés sur le plan matériel et humain dans l’exercice de leur fonction.

 Kevin Feimonazoui, commissaire de police du 7e Arrondissement, pointe du doigt le sous-effectif comme l’une des difficultés qui font obstacles aux forces de l’ordre à bien faire leur travail. « Nous sommes en sous-effectif. Le 7e arrondissement regorge 38 quartiers pour 5 policiers  titulaires et 18 auxiliaires. Même le bâtiment a été vandalisé lors de la récente  crise. Nous sommes dépourvus des moyens roulants y compris le moyen de la communication pour assumer normalement notre mission. Et pourtant, il y a trop de traversées clandestines de nos voisins» a-t-il précisé.

Ce sont ces quelques difficultés énoncées qui encouragent le banditisme dans certains quartiers de la capitale. C’est pourquoi, une habitante de 36 villas dans le 1er arrondissement de Bangui, réclame haut et fort le renforcement des forces de la sécurité intérieure, « Nous avons vraiment besoin de la police et de la gendarmerie pour garantir notre sécurité. Car notre secteur ne cesse d’enregistrer des cas de braquage  au quotidien. Seules la police ou la gendarmerie peuvent arrêter cette hémorragie», a espéré cette habitante.

Le projet de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) est une initiative du gouvernement Centrafricain en partenariat avec la Minusca. 500 policiers et gendarmes ont bouclée leur formation samedi dernier alors que le gouvernement annonce le recrutement des 1000 autres.

 

RJDH

 

 

LE CALVAIRE DES ESCLAVES CAMEROUNAISES AU KOWEÏT

Huit (8) jeunes camerounaises ont vécu l’enfer pendant de nombreux mois au Koweït. Parties chercher une vie meilleure dans ce pays du Golfe persique, elles se sont retrouvées piégées par des passeurs et rabaissées au rang d’esclaves par leurs employeurs. Un enfer qui a pris fin le 14 octobre dernier lorsqu’elles ont regagné le Cameroun. Témoignage.

L'esclavage sévit encore. L'histoire glaçante de ces huit jeunes camerounaises qui ont vécu la servitude au Koweït en témoigne une fois de plus. Rapatriées au Cameroun depuis le 14 octobre 2018, le quotidien de ces jeunes femmes est majoritairement meublé par des sorties médiatiques. Si les micros et les caméras ont encore soif de leur triste aventure, dans le mutisme et la peur, elles veulent tenter leur réinsertion dans la société et s'en remettent aux divins.

Nous avons rencontré Prudence Kenembeni, chez un proche de la famille à Yaoundé.C'est elle qui a alerté l'opinion camerounaise à travers une vidéo sur le traitement inhumain qu'elle et les autres subissaient dans ce pays. Soulagée d'être rentrée chez elle, Prudence 26 ans, n'en demeure pas moins profondément traumatisée par ce qu'elle a vécu.

«Là-bas, tu es condamné, tu es bloqué en tout. Tu n'as pas de liberté. Tu es comme un prisonnier qui travaille et qui espère avoir quelque chose et en retour tu n'as rien. Il y a des caméras partout dans les maisons. Il y a des filles qui arrivent là bas et elles deviennent folles. Ce traumatisme commence à bien s'installer dans sa tête. Et une fois que tu es folle, tu ne peux plus voyager. Tu ne peux plus rentrer dans ton pays parce que ça sera une preuve que tu étais maltraitée.»

Comme bien des Africains, Prudence et ses compagnonnes d'infortune ont été prises dans le piège de l'immigration clandestine organisée par des passeurs qui leur ont promis monts et merveilles. Un trafic ignoble qu'entretiennent sourdement certains Camerounais et Koweïtiens.

«Il y a déjà des Camerounais là-bas qui financent, ils envoient à ceux qui sont ici pour faire les passeports… ils sont un peu partout, même à l'aéroport. Il y a quelqu'un qui facilite la démarche à l'intérieur de l'aéroport pour que tu partes. Une fois que tu es là-bas, on passe encore par toi pour faire venir d'autres filles et ainsi de suite.

Celle qui te fait venir reçoit ses 150 dinars; l'équivalent de 270.000 FCFA. Quand tu es déjà là, tu commences à vivre le calvaire dans ta maison d'accueil. Pourtant ce n'est pas ce qu'elle te disait au téléphone avant que tu ne voyages. Quand une fille fuit, on rembourse son argent à la famille d'accueil et ils disent à l'agence qui t'a fait venir "l'esclave n'est plus chez moi. Il faut me rembourser mon argent."

Au Koweït, il y a plus de 200 bureaux qui font voyager les filles pour le travail de ménagère. Ils aiment avoir à faire aux gens qui ne sont pas cultivés, qui sont bloqués dans leurs têtes.»

Une fois sur place, les filles se rendent généralement compte de la duperie contractuelle et l'étau se referme sur elle.

«Ce n'est même pas nous qui signons le contrat. Quand tu arrives, ils ont déjà tout signé. Et le papier même, tout est écrit en arabe. Ils disent que le contrat c'est deux ans et tu peux rentrer dans ton pays après. C'est faux! Il y a des filles qui ont fait sept ans. Quand tu veux rentrer, on refuse. Quand tu fais savoir que tu veux partir, on saisit ton téléphone, tu ne communiques plus avec ta famille.»

Épuisée, Prudence enregistre une vidéo le 21 septembre dernier pour alerter l'opinion camerounaise. Elle témoigne de sa souffrance et se fait la porte-parole de ses compatriotes dans la même situation.

Prudence et sept autres filles seront contraintes à passer quelques jours en prison avent leur rapatriement suite aux plaintes déposées par leur «ancien maître». Un enfer.

«Avant de retourner au Cameroun, nous avons fait de la prison. Ça avait été prévu juste avant notre vidéo que sept filles devaient être envoyées en prison et être rapatriées, quatre autres devaient payer elles-mêmes leur billet d'avion. Nous avons été envoyées en prison et nous avons fait cinq jours de prison. Après ces cinq jours, ils nous ont rapatriés. Nous avons trouvé en prison d'autres filles qui avaient déjà fait trois mois d'autres deux semaines. En prison, là bas, vous n'avez pas de savon, vous n'avez pas de brosse à dents. Juste un seul vêtement. On voyait des cheveux sur le repas, des insectes, mais on était obligé de manger.»

Récit du calvaire de Prudence Kenembeni en prison

La vidéo salvatrice a été le point de départ d'un processus de rapatriement de huit femmes camerounaises par l'entremise du gouvernement camerounais, d'une association de défense des droits de l'Homme et de personnes de bonne volonté. Cependant, la jeune femme subit depuis lors des pressions des réseaux d'esclavagistes.

«Je reçois des menaces tous les jours, je t'assure. Où je suis, c'est Dieu qui est au contrôle de moi. J'ai eu des menaces après la vidéo étant toujours au Koweït. Les menaces venant des gens du réseau du Cameroun et d'autres du Koweït. Donc ceux du Cameroun ont dit qu'ils m'attendent ici, ils vont me faire du mal. Ceux du Koweït disaient qu'ils m'attendent à l'aéroport, on va me bloquer.»

Toutes n'ont pas eu la chance de Prudence et des sept autres filles. Une douzaine de Camerounaises demeurent encore bloquées au Koweït. Les pays du Golfe persique sont régulièrement accablés dans des rapports des ONG de défense des droits de l'Homme, qui dénoncent les mauvais traitements subis par les migrants. En avril 2017, une vidéo avait déjà fait le tour du monde. On y voyait une femme koweïtienne filmer son employée de maison éthiopienne suspendue à la fenêtre. Cette femme essayait d'échapper aux coups de sa geôlière et a miraculeusement eu la vie sauve après une chute de sept mètres.

 

ONG la voix De l’Afrique

 

 

RCA : HONTE ET ECHEC DE LA FRANCE CONTRE LE POUVOIR TOUADERA ET LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

Ainsi pourrait-on dire par rapport au round des hostilités que la France est en train de mettre en place depuis que la Russie, soucieuse du sort du peuple centrafricain (asservi et appauvri par la France depuis cinquante ans avec des coups d’états, déstabilisation brutale des pouvoirs politiques en place etc. ) a décidé de livrer des armes aux FACA, entendez les Forces Armées Centrafricaines.

La dernière sortie médiatique fracassante du valet et chef de guerre à la solde des mains invisibles mais visibles sur les ondes des médias français, monsieur Nourredine Adam fait penser plus d’un centrafricain.

En fait, Nourredine n’est qu’un pion en mal de pouvoir et d’autorité que certaines mains bien connues utilisent pour assouvir leurs désirs malsains cachés. Pourquoi cet assassin de Nourredine , potentiel client de la CPI et de la Cour Pénale Spéciale pour le RCA a juste attendu la livraison des armes par la Russie aux FACA pour faire sa micro sortie médiatique dont certaines radios coloniales s’en sont saisi pour faire un semblant de scoop ?

Qui a déterré ce chef de guerre de sa honteuse cachette aux confins de BIRAO pour faire comprendre aux centrafricains que le pays est en danger ? Certes, la RCA est, depuis cinquante ans, en danger.

En danger à cause de certains valets se disant centrafricains qui ont juré de servir corps et âme le Service de renseignements Extérieur de la France. Ce qui se passe actuellement est le résultat des complices de la DGSE et l’opposition démocratique qui veulent coute que coute que la RCA reste et demeure l’éternelle dernière nation au détriment de leurs intérêts égoïstes.

Tous les groupes armés ont adhéré au processus DDRR sauf le FPRC du soi-disant de ce chien enragé du général autoproclamé Nourredine Adam.

Et malgré tout, ce groupe armé s’est taillé la part du lion dans la distribution des postes dans l’appareil étatique. Ne voulant pas que la paix revienne au pays, les valets français de Charles Armel Doubane, Joseph Yakété et bien d’autres font feu de tout bois pour faire régner l’anarchie et le désordre au pays de Boganda.

Même s’il a concocté de ses mains d’artiste l’embargo sur les armes à destination de la RCA, cela ne l’a jamais satisfait. Doubane, toujours et encore lui, continue d’œuvrer dans l’ombre pour enfoncer davantage la RCA.

A l’allure où vont les choses, le Président Touadéra est en train d’aller droitement au gouffre car les mêmes personnes qui, hier, ont comploté contre Patassé, Bozizé gravitent toujours autour de lui, et à des positions sensibles comme soit ministre, soit conseiller ou encore Chargé de mission, j’en passe…

Touadéra a bien intérêt de faire le ménage autour de lui. Comme avec le régime Patassé, Bozizé en passant par autres Bokassa  et Kolingba, les tombeurs du régime Touadéra sont sous ses pieds et sous le même manteau à ma présidence, à la primature, bref autour de lui.

Ce qui se passe actuellement n’est autre chose qu’une instrumentalisation de la conscience collective et de l’opinion nationale et internationale pour donner l’impression que rien ne va en RCA. En vérité, c’est la livraison des armes russes à RCA qui fait monter tous ces bruits et manigances savamment orchestrées par les mains français en RCA à travers la DGSE, représentés par Doubane, à qui la France loue une maison luxueuse à Bangui tout proche d’ailleurs de la résidence de l’Ambassadeur de France en RCA et bien d’autre Joseph Yakété.

Centrafricains, ne baissez pas la garde pour vous laisser distraire par les klaxons du prisonnier en liberté Nourredine Adam. Il est temps que le Président Touadéra prenne la hauteur de la chose et administre le diagnostic qu’il faut à ce mal qui n’a que trop duré.

 

 

M'bamé roger

ONG Tous pour le Panafricanisme  

 

 

 

Sommet de l’OIF : Une rEunion secrEte pour des crimes A venir en REpublique Centrafricaine

Le Président Macron a-t-il emprunté le chemin de la déstabilisation en Afrique ? A-t-il été pris en otage par des vieux renards,  des sanguinaires qui veulent l’empêcher de réussir sa mission? Les discours d’entame du mandat du Président Macron sur la liberté de l’Afrique et la souveraineté des pays Africains ont-ils été étouffés par les dictateurs criminels que sont Sassou-Nguesso,  Idriss Deby et Jean Yves Le Drian ? Pourquoi une telle réunion lors d’un sommet de la Francophonie? Pourquoi Idriss Deby Itno et Sassou-Nguesso s’acharnent à maintenir la RCA en crise? Le Président Touadéra de la République Centrafricaine,  a été pris en sandwich lors de ce mini-sommet. Mais l’homme est resté serein et imperturbable,  déterminé plus que jamais à mettre fin à cette crise à répétition dans son pays et pour avoir fait appel à la Russie et la Chine,  le teigneux Président panafricaniste de la RCA est aujourd’hui la cible de toutes les attaques et menaces venant non seulement de la France mais des mercenaires de la France qui sont Idriss Deby Itno et  Sassou-Nguesso.  Connaissant le Président Touadéra et sa détermination,  ce mini-sommet n’a fait que réconforter l’homme dans sa démarche.  Touadéra n’est pas influençable,  Touadéra est le Président de la RCA et restera fidèle aux vœux de son peuple et le peuple Africain.  L’intimidation et le trafic d’influence ne passeront pas par l’occupant du palais de Bangui. Idriss Déby et consorts peuvent aller voir ailleurs.

 

Thérèse de Logoua, Lemondeenvrai.net

 

 

LES EVENEMENTS TRAGIQUES D’ALINDAO AU CENTRE DU POINT DE PRESSE DE LA MINUSCA

Les casques bleus de la Minusca maintiennent les mesures destinées à sécuriser et à protéger les civils dans la ville d’Alindao, préfecture de la Basse-Kotto (sud de la République centrafricaine), suite aux violences ayant secoué la ville et causé de nombreuses victimes, entrainé la fuite des déplacés internes et des destructions de biens. Selon le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, le Secrétaire général des Nations Unies a exprimé sa « solidarité avec le Gouvernement et le peuple » de la RCA tandis que son Représentant spécial en RCA a condamné « avec la plus grande fermeté les violences d’Alindao et exprime ses condoléances aux familles éprouvées et à l’Eglise catholique ».

Lors de la conférence de presse hebdomadaire du mercredi, le porte-parole de la Mission ainsi que celui de la Force, Major Soumana Garanke, sont revenus sur les événements, rappelant que tout est parti des affrontements entre Anti-Balaka et des ex-Séléka de l’UPC, et ont expliqué comment les casques bleus présents y ont répondu. « La situation sécuritaire est sous contrôle. La Minusca y a renforcé son dispositif avec des casques bleus supplémentaires », a indiqué le porte-parole militaire. « La Minusca met en garde tous ceux qui sont impliqués dans ces évènements, ainsi que leurs chefs, soulignant qu’ils sont individuellement et collectivement  responsables des violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire et qu’ils feront l’objet de poursuites par les institutions judiciaires nationales et internationales compétentes », a renchéri le porte-parole de la Mission. 

Le porte-parole de la Minusca est également revenu sur l’engagement des casques bleus partout où ils sont déployés sur le territoire centrafricain, « au péril de leur vie comme ce fut le cas vendredi soir à Gbambia avec la perte d’un soldat de la paix tanzanien ». Il a également dénoncé la tentative de manipulation, à travers la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux faisant faire croire que les membres du contingent déployé à Alindao auraient dansé après les violences dans cette localité. 

Au cours de la conférence de presse, le porte-parole a présenté les chiffres sur les violations et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire documentés entre le 13 et le 19 novembre 2018. « Il y a eu 38 incidents ayant affecté au moins 108 victimes. Sur ce total, 78 sont imputables à l’UPC et à la coalition MPC/FPRC », a indiqué le porte-parole. « La Minusca est particulièrement préoccupée cette semaine par les violations graves du droit internationale humanitaire commises par l’UPC à Alindao. Les attaques dirigées contre les civils ainsi que les édifices religieux qui sont protégés par le droit international humanitaire constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », a souligné le porte-parole, ajoutant que la Mission suit également la situation dans et autour de la ville de Batangafo (Ouham) afin d’éviter un nouveau cycle de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire.   

 Pour sa part, le porte-parole de la Police, Adjudant-chef Alioune Kassé, a indiqué qu’une formation spécialisée d’un mois en maintien et rétablissement de l’ordre public a débuté mardi et réunit les 498 policiers et gendarmes récemment sortis ainsi que leurs 80 encadreurs, dans le cadre du renforcement des capacités des forces de sécurité intérieure. « Par ailleurs, une équipe mixte police-gendarmerie centrafricaine et de la composante Police de la Mission effectue des patrouilles de surveillance et de contrôle sur le fleuve Oubangui pour lutter contre la criminalité », a ajouté le porte-parole.

 

Minusca

 

 

ET SI LES ELUS DE LA NATION ADRESSAIENT UN MEMORANDUM AU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU SUR LE MANDAT DE LA MINUSCA…

Ces derniers temps, la situation sécuritaire et humanitaire s’est détériorée de plus en plus à Bouca et Batangafo dans l’Ouham, à Bambari dans la Ouaka, et à Alindao dans la Basse-Kotto. Cela est dû aux attaques des positions des forces conventionnelles (Forces de Défense et Sécurité-Minusca) par les factions Séléka (3R, Siriri et UPC) d’une part, et aux affrontements très meurtriers entre ces factions Séléka et les Anti-Balaka (Autodéfenses) d’autre part. Quel péché de lèse majesté a commis le peuple centrafricain pour être massacré sur son propre sol par des criminels, mercenaires et va-t-en-guerre de la Séléka ? Nous disons que trop, c’est trop ! Et que cela ne se reproduise plus en RCA.

Même si logiquement, nos élus de la Nation qui sont les représentants légitimes du peuple et son porte-parole ne sont pas légalement fondés pour interpeller les hauts responsables de la Minusca, afin d’avoir des clarifications précises sur son mandat en RCA, nous disons qu’il faut parfois oser dans la vie. Car «  qui ne risque rien, n’a rien », dit-on.

A cet effet, nous osons dire que nos élus de la Nation ont la possibilité et au nom du peuple centrafricain, d’adresser un mémorandum au Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies pour lui demander des éclaircissements précis sur la mission de la Minusca. Car l’on ne comprend pas que, malgré la présence effective des Casques Bleus dans l’arrière-pays, les factions Séléka continuent de tuer des pauvres civils, d’incendier des maisons et villages entiers et de commettre d’autres exactions de tout genre sur la population. C’est vraiment horrible et inadmissible ! Quatre ans après le déploiement de la Minusca en RCA, la situation sécuritaire et humanitaire s’empire de plus en plus. Est-ce normal ? A quoi sert donc sa présence en RCA ? Nous interpellons ici nos députés à prendre en main leurs responsabilités. Il s’agit pour eux d’utiliser tous les voies et moyens légaux à leur portée, pour rappeler à l’ordre le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies quant au strict respect par la Minusca de son mandat. Sinon…

 

 

Le Petit YEKOA

 

               

 

 

 

03 jours de deuil national : la Minusca spectatrice ET COMPLICE DES massacreS de civils en RCA

Difficile est l’exercice de pouvoir. Ce que le commun des mortels pense être un jeu, vu de l’extérieur, se révèle dans les faits être un véritable dilemme pour ceux qui l’exercent. Car le pouvoir qu’exerce le chef d’État n’est pas un long fleuve tranquille.

Voilà, une semaine à peine que les terroristes de l’UPC ont réduit en cendres la ville d’Alindao, massacrant au passage plus de 60 habitants dont deux (2) religieux (prêtres).

Une vague de violences perpétrées par les ennemis du peuple sur des civils, pendant que la cinquantaine (50) des Casques bleus mauritaniens festoyaient du haut de leur mirador, tout en assistant passivement à la scène comme des téléspectateurs d’un film d’épouvante. En outre, la question que se posent aujourd’hui les Centrafricains est celle de savoir, à quoi servent les forces onusiennes en République centrafricaine ?

Sur le plan national, trois (3) jours de deuil ont été décrétés par le président Touadéra dans la nuit de mercredi 21 novembre dernier, en mémoire des victimes de cette barbarie indescriptible.

En effet, le commandant en chef des armées et père de la nation centrafricaine doit réagir au plus vite, afin d’éviter d’autres cas de figure. Car aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que les forces onusiennes, sur qui le président comptait pour contenir les attaques contre les populations civiles dans l’hinterland du pays, n’étaient que pure illusion. Aujourd’hui, ce n’est plus un secret de polichinelle. D’ailleurs, tous les Centrafricains sont unanimes pour dire que les forces de la Minusca ne font pas le poids face aux mercenaires qui pullulent en RCA.

Une tactique de flambée de violence ?Pour les experts en géopolitique, cette tactique de flambée de violence vise uniquement à faire croire à un conflit interreligieux en Centrafrique pour que le Conseil de Sécurité des Nations Unies retire à la Fédération de Russie son droit à l’assistance militaire à la RCA au profit de la France.

Sinon, comment comprendre qu’une cinquantaine (50) d’éléments mauritaniens basés dans la ville d’Alindao n’ont pas pu appliquer leur mandant de « maintien ou d’imposition » de la paix ? Mais hélas non !

Selon le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, il est fort à croire que la vie du contingent mauritanien est plus précieuse que celle des Centrafricains. Face aux médias, Vladimir Monteiro d’expliquer : « les forces mauritaniennes présentes étaient inférieures en nombre, face aux assaillants. Raison de plus, ces derniers n’ont pas pu engager le combat pour défendre… ». De qui se moque-t-on ?

Il ne fait plus aucun doute, les Forces de la Minusca sont en tourisme en RCA. Si la République centrafricaine ne peut plus compter sur ces dernières pour le retour de la paix, alors les Centrafricains sont en droit d’exiger leur départ.  D’ailleurs, des sources proches du Ministère de la Défense annoncent qu’un bataillon des FACA sera très rapidement redéployé à Alindao, afin d’assurer la sécurité des populations civiles.

Une chose est sûre, le vent « Apocalyptique » qui souffle sur Alindao, Batangafo, etc. n’est nul autre que la résultante de la guerre de positionnement et d’accaparement des richesses de la RCA qui se dispute en ce moment au Conseil de Sécurité de l’ONU entre la France, la Russie et les Etats-Unis.

 

Sinclair ARIES

 

 

VOL A GRANDE ECHELLE D’OBJETS D’ART D’AFRIQUE PAR LA France, D’OU LA RESTITUTION INTEGRALE

 

La France est en état de flagrant délit de vol d’objets d’art d’Afrique, depuis les explorations à ce jour. Le rapport de plus de deux cents (200) pages des experts est clair : il faut restituer tous les objets d’art volés en Afrique. La France doit en principe dédommager l’Afrique, car ces objets d’art ont fait l’objet de plusieurs expositions qui l’ont enrichie. C’est une honte de profiter de ce qui ne vous appartient pas. Il en est de même des effets de la Cour Impériale de Béréngo en Centrafrique, volés par les soldats français lors de l’Opération Barracuda de 1979. Regardez-les, hideux et confus ! Qu’à cela ne tienne, il faut restituer intégralement tous les objets d’art de l’Afrique. Même l’UNESCO n’a pas osé revendiquer la paternité africaine des œuvres d’art volées, arrachées, prises par la force par la France. L’histoire rattrape la France. Les Africains sont matures et revendiquent leurs droits.

 

Julien BELA

 

 

L’OMS déterminée à réduire le taux du paludisme dans le monde

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est félicitée de l’intensification de la prévention du paludisme dans le monde, de son traitement et l’accroissement des investissements pour protéger les personnes vulnérables d’une maladie mortelle. Cette annonce a été rendue publique dans un rapport annuel publié le 19 Novembre 2018.

Le constat du nombre des cas de paludisme est décroissant après plusieurs années du recul des cas enregistrés dans le monde, c’est ce que révèle le Rapport sur le paludisme dans le monde en 2018.

Selon le rapport annuel de 2018, en 2017, environ 70% des cas de paludisme et des décès y relatifs se concentraient dans 11 pays, 10 en Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Mali, Mozambique, Niger, Nigéria, Ouganda, République Démocratique du Congo et Tanzanie) plus l’Inde. Ces pays ont enregistré 3,5 millions de cas de paludisme de plus en 2017 par rapport à l’année précédente, tandis qu’on a observé en Inde une baisse de la charge de morbidité.

«Sur les 19 enquêtes nationales réalisées auprès des ménages en Afrique subsaharienne entre 2015 et 2017, le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans, fiévreux et ayant reçu un médicament antipaludique, a atteint 29 %, ce qui résulte des efforts fournis dans la lutte contre le paludisme» a souligné le rapport.

Au niveau mondial, le nombre de cas de paludisme est estimé à 219 millions en 2017, contre 239 millions en 2010 et 217 millions en 2016.

Pour atteindre les objectifs fixés dans la stratégie mondiale pour 2030, les investissements dans la lutte antipaludique devraient atteindre au moins 6,6 milliards de dollars par an d’ici 2020, soit plus du double de la somme disponible aujourd’hui.

En Centrafrique, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique avec 73% de prévalence, c’est ce que relèvent les résultats des consultations pédiatriques notamment sur les enfants de moins de 5 ans dont 67% sont liés au paludisme.  Les enfants de moins de 5 ans et les femmes restent les principales victimes.

 

RJDH

 

 

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