Toutes les infos du Vendredi 21 Septembre 2018

Cm n 2801 du ve 21 sept 2018

MERCREDI 19 SEPTEMBRE 2018, LES MILITAIRES RETRAITES (800) SONT PAYES : A QUOI A SERVI LEUR MANIFESTATION, UNE VRAIE MANIPULATION

Des militaires retraités sous le régime Bozizé n’ont jamais perçu de l’argent. Et pourtant, l’argent a bel et bien été décaissé. Le ministre de la Défense sous Bozizé a fait ce qu’il veut avec l’argent. Personne n’a réagi jusqu’à ce jour, aucune manifestation de colère des concernés. Sauf qu’ils ont envahi la Délégation de l’Union Européenne qui a décaissé l’argent, indisposant les bonnes volontés qui y travaillent. Les pouvoirs qui se succèdent ne se ressemblent pas du tout. De Dacko 1, Bokassa et l’Empire, Dacko 2, Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodjia, Cathérine Samba-Panza et Touadéra, chaque pouvoir a sa spécificité. Avec l’élection de Touadéra à la Magistrature Suprême de l’Etat, la démocratie est intégrale. Toutes les libertés sont garanties, notamment celles de manifester.

Le front social arrive en seconde position après la sécurité. Touadéra est pragmatique dans sa gestion du pouvoir de l’Etat. C’est ainsi que les arriérés de salaire auxquels personne n’y pensait, sont entrain d’être payés. Pouvait-il en être autrement des militaires mis légalement à la retraite ? Un pays ami, la première puissance au monde, a donné son accord pour éponger ce départ à la retraite. Devez-vous mettre la chicotte  derrière un partenaire qui vole à votre secours ? Le pays est totalement par terre. Les demandes, les attentes de la population sont énormes, un milliard de fois supérieur à l’offre, autrement dit, la caisse de l’Etat. Peut-on vivre dans un pays et ne pas connaître les réalités de son pays ? C’est de la méchanceté, de la haine corollaire, de manipulation en vogue en RCA. Nous espérons que tous les problèmes des militaires retraités seront définitivement résolus pour l’éternité.

Aujourd’hui, c’est la distribution des tables-bancs dans les écoles, les lycées et autres établissements. Depuis plus de trente (30)ans, nous n’avons jamais vu un pouvoir aussi proche et à l’écoute des partenaires sociaux, de la population et de la jeunesse. Entre temps, le pouvoir est acculé par la Fédération centrafricaine de Football, la FIFA, la CAF pour les arriérés du Sélectionneur Jules Accorsi. Il y a de l’autre, le basket-ball avec l’américain naturalisé Centrafricain et engagé dans les éliminatoires du mondial. Le plus gros dossier est d’abord la sécurisé avec le déploiement des FACA sur le terrain. Si des partenaires ne volaient pas au secours de la RCA, le pouvoir ne pouvait tenir le cap. Mieux encore, le pouvoir doit doter les FACA en armes appropriées. Quel est l’état de l’économie centrafricaine pour supporter ces énormes charges ? Les Centrafricains mesurent-ils le degré de déconfiture, la profondeur de la destruction du pays par les groupes armés depuis décembre 2012 ? Bangui n’est qu’une apparence, il faut parcourir nos provinces, les sites des déplacés et les populations en exil pour voir comment les Centrafricains souffrent. Touadéra se bat comme un véritable Archange de Dieu, devant un océan de problèmes à résoudre à la fois.

Des centres de formation seront créés pour compléter ceux de la JPN et l’ACFPE, afin de rendre la jeunesse utile, opérationnelle, prête à être employée. C’est dans ce cadre que nous disons que les régimes ne ressemblent pas. Malgré un gouvernement extrêmement médiocre et nul, le pragmatisme de Touadéra s’impose, car les résultats sont concrets et visibles à l’œil nu. « Parlons peu, mais travaillons beaucoup », Touadéra s’est approprié ces paroles véridiques du président Fondateur de la RCA assassiné par la France pour son intelligence, sa clairvoyance et surtout son patriotisme à fleur de peau. Une autre version de Boganda est aujourd’hui au pouvoir. Les chiens aboient, la caravane Touadéra passe, s’impose, creuse la fondation pour relever son pays. A cause de 800 militaires retraités, il faut arrêter la marche du soleil, incroyable mais pourtant vrai. Le Centrafricain n’aime vraiment pas son pays et pour l’intérêt d’un groupuscule, les gens peuvent mettre le feu à leur pays. C’est triste. La culture civique a du pain sur la planche en RCA.

Beaucoup de démarches ont été menées auprès des 800 militaires retraités. Certains voulaient mettre leur pays à feu et à sang, alors que les combattants Séléka, des bandits de grand chemin, sont venus massacrer officiers, sous-officiers, hommes du rang, personne n’a osé. L’armée a même été dissoute, aucune réaction. Grâce à l’élection de Touadéra, un homme qui aime son pays et son peuple, l’armée renaît de ses cendres. En RCA, l’ignorance est véritablement pire que la mort. Que pensera la communauté internationale d’un tel comportement ?

La RCA apparaît comme une République de tous les paradoxes, un carrefour des contraires, malgré les efforts titanesques des autorités du pays. L’ingratitude est le propre des Centrafricains, incapables de reconnaître les efforts des uns et des autres. C’est un danger pour toute action de développement.

Le comportement des militaires retraités a obligé l’Ambassade des Etats-Unis à se justifier, est-ce normal ? Un pays ami qui vole au secours de notre pays, doit-on lui mettre la pression ? La procédure financière à l’international et ensuite dans les différentes banques de la place, est complexe et prend du temps. Les Etats-Unis ne doivent pas se justifier dans un acte  de bienfaisance, de coopération solidaire. Le comportement des militaires retraités n’est pas de nature à encourager d’autres partenaires à venir au chevet de la RCA.

 

Julien BELA

 

MOUSSA FAKI MAHAMAT, «LE DIALOGUE DE LA RUSSIE NE DOIT PAS COMPROMETTRE L’INITIATIVE DE L’UNION AFRICAINE » : MENACE, INTIMIDATION  OU PRESSION ?

Le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, en séjour  en République Centrafricaine, a déclaré : «le dialogue de la Russie avec les groupes armés ne doit pas compromettre l’initiative de l’UA ». En vertu de quoi Moussa Faki Mahamat peut-il faire une telle déclaration ? S’agit-il d’une menace, d’une intimidation ou d’une pression ?

Une telle déclaration du président de la commission de l’Union Africaine s’apparente à un complot ourdi  contre le peuple centrafricain qui souffre sous les bottes des groupes armés et peine toujours à retrouver la paix et la stabilité. Aucune organisation africaine ou européenne  ne détient le pouvoir d’initier le dialogue en République Centrafricaine. Tous les pays peuvent voler au secours du peuple centrafricain dans la recherche de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la réconciliation nationale.

C’est pourquoi, les autorités du pays ont sollicité l’appui de la Russie pour aider la RCA à sortir du gouffre. Et le conseil de sécurité de l’ONU a répondu favorablement à la demande formulée par la Russie, en levant partiellement l’embargo, permettant la dotation des Forces Armées Centrafricaines en armes et autres effets militaires, ainsi que leur formation par les instructeurs militaires russes. Aujourd’hui, grâce à la Russie, les éléments des FACA commencent à être redéployés dans certaines régions du pays. Où est donc le mal si la Russie engage des pourparlers avec les groupes armés pour les ramener à la raison, afin qu’ils puissent déposer les armes et faire la paix ?

Ce n’est pas au hasard que  l’Union Africaine tremble et continue de trembler. La présence de la Russie sur le territoire centrafricain a complètement changé la donne. La Russie ne blague plus avec les sanguinaires. Elle est prête à frapper au cas où ces rebelles  vont continuer de s’entêter. C’est la raison pour laquelle le conseiller militaire de la Russie a accordé 12 mois aux groupes armés afin de déposer définitivement leurs armes pour faire la paix. Dépassé ce délai, l’armée russe passera à la vitesse supérieure.

L’Union Africaine avec ses 1001 dialogues avec les groupes rebelles n’a fait qu’enfoncer davantage le clou au peuple centrafricain. Les groupes armés n’ont jamais respectés les nombreux accords qu’ils ont signés avec le gouvernement, les Nations Unies, l’Union Africaine, voire la communauté internationale. A telle enseigne que les exactions se poursuivent allégrement sur une bonne partie du territoire, au vu et au su de tout le monde. Incroyable, mais pourtant bien vrai. Faut-il dans ce cas d’espèce continuer à caresser les rebelles dans le sens du poil ?

La démarche de l’initiative Africaine pour le prochain dialogue inclusif devant aboutir à la paix et à la réconciliation nationale ne serait-il pas un coup d’épée dans l’eau ? Que cherche réellement l’Union Africaine, en continuant de récolter les fameuses revendications tordues des groupes armés ?

Et pourtant à Khartoum, au Soudan, les rebelles ont souhaité que la Russie soit davantage impliquée dans les démarches du prochain dialogue en cours. Quelle mouche a piqué Moussa Faki Mahamat de faire une telle déclaration ? A y voir de plus près, c’est l’Union Africaine avec la complicité de certaines puissances de ce monde qui, jusque-là, soutiennent et manipulent dans l’ombre les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka qui tuent, massacrent, violent, pillent et incendient des maisons d’habitation et des édifices publics et privés dans les villes de l’arrière-pays. Mais pour gagner quoi par la suite ?

Ce qui est sûr, la justice finira par triompher. La Cour Pénale Spéciale lancera ses enquêtes  pour le mois d’octobre prochain. Autant dire que le rouleau compresseur de la justice est en marche pour traquer, juger et condamner les auteurs intellectuels des massacres et leurs complices. Qu’à cela ne tienne, 1.000 éléments des FACA sont déjà formés et déployés dans certaines villes du pays. En outre, le gouvernement, avec l’appui de la Minusca et de l’EUTM, va lancer dans peu de temps le recrutement de 1.023 jeunes dans le rang des FACA. La police et la gendarmerie forment également de nouveaux recrus.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid. La RCA est entrain de retrouver sa souveraineté perdue. Ce n’est qu’une question de temps. Aucune place ne  sera accordée aux criminels, égorgeurs, voleurs, assassins, pilleurs, violeurs, braqueurs qui détruisent tout sur leur passage. Et ce, depuis plus de cinq années consécutives.

Amedé NGUETE

 

 

LA MINUSCA POURSUIT SON APPUI A L’EXTENSION DE L’AUTORITE DE L’ETAT ET AU RENFORCEMENT DE L’ETAT DE DROIT EN RCA

 

A la veille d’un nouveau mandat en novembre prochain, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) continue sa contribution à la restauration et à l’extension de l’autorité de l’Etat et au renforcement de l’Etat de droit dans le pays. « La MINUSCA appuie le gouvernement centrafricain à fournir aux populations les services publics et les infrastructures de base sur l’ensemble du territoire … avec pour objectif de doter le pays d’administrations locales modernes, efficaces, éthiques et redevables aux populations. Ces services de base y compris ceux relatifs à l’éducation, la santé, la sécurité, la justice, l’accès à l’eau et l’assainissement, etc.… représentent des dividendes tangibles de la paix pour les communautés affectées par le conflit », a indiqué la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Najat Rochdi, responsable du pilier « Extension de l’autorité de l’Etat et Etat de droit » de la MINUSCA. 

Outre la restauration de l’autorité de l’Etat, ce pilier couvre les affaires judiciaires et pénitentiaires, les affaires civiles, les affaires humanitaires ainsi que le relèvement et la consolidation de la paix. « Le travail de ce pilier est fondamental car il répond aux préoccupations légitimes des Centrafricains : des services de l’Etat présents et fonctionnels sur l’ensemble du territoire, réduire et contenir les conflits communautaires, améliorer la cohésion sociale et le vivre ensemble, en finir avec l’impunité, la coordination civilo-militaire et amorcer le relèvement économique et le rétablissement du contrat social », a souligné la Représentante spéciale adjointe. 

Lors de la conférence de presse, la Représentante spéciale adjointe a rappelé la contribution de la MINUSCA notamment le redéploiement de plus de 750 fonctionnaires et agents de l’Etat, y compris les Préfets, les Sous-préfets et les enseignants, sur l’ensemble du territoire depuis 2017 ainsi que le renforcement des capacités en gestion des 16 préfets et 71 sous-préfets, en coordination avec le PNUD et le système des Nations Unies. « C’est le cas par exemple des cinq nouveaux préfets des préfectures de la Nana-Mambéré, Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Mbomou et de la Basse-Kotto qui prendront part à Sibut du 25 au 28 septembre, à un atelier organisé par le Ministère de l’Administration territoriale avec notre appui », a-t-elle dit.

Selon cette haute responsable, les Nations Unies ont également répondu à l’appel des Centrafricains « en s’engageant au côté du Gouvernement pour le renforcement du système judiciaire, du système pénitentiaire et la mise en place de la Cour pénale spéciale (CPS) » afin de lutter contre l’impunité. « Concernant la CPS, la mise en place de cette Cour a atteint une phase très avancée grâce à l’engagement du Gouvernement et l’appui de la MINUSCA (à travers la section Justice et Affaires Pénitentiaires) et du PNUD. Les magistrats, officiers de police judiciaire, greffiers et autres membres du personnel d’appui sont tous installés et ont entamé le travail. Un projet de stratégie de poursuite est en voie de finalisation par les magistrats de la Cour », a-t-elle expliqué, en ajoutant que les enquêtes proprement dites pourraient démarrer avant la fin de l’année.  

Concernant la réforme du secteur de la justice, cette haute responsable a précisé que la MINUSCA concentre son action sur l’indépendance et l’efficacité des institutions judiciaires nationales et sur leur présence effective sur tout le territoire. « La Mission fournit ainsi un appui technique constant aux magistrats, greffiers et personnels judiciaires, organise des activités de renforcement de leurs capacités et soutient la reprise des sessions criminelles à Bangui et à Bouar depuis 2015 », a indiqué la Représentante spéciale adjointe, en rappelant aussi l’appui à la réforme du système pénitentiaire avec le travail entre la MINUSCA, le PNUD et le Gouvernement pour le recrutement et la formation de 300 personnels pénitentiaires civils, dont 150 ont déjà été recrutés. 

« Le pilier coordonne également les appuis que la Mission apporte au Gouvernement en matière de dialogue et de réconciliation communautaire en faveur des acteurs locaux de paix », a souligné la Représentante spéciale adjointe. « Ce travail a contribué à l’arrêt de violences dans plusieurs localités et à la résolution pacifique de conflits intercommunautaires avec la signature d’accords locaux de paix dans plusieurs villes du pays, parmi lesquelles Bangui, Bouar, Bria, Bangassou, Birao Batangafo, Zemio, Markounda et Kouki. Ces efforts ont abouti à la création d’un vaste réseau d’environ 2.500 civils dans les 16 préfectures du pays qui œuvrent pour la paix avec notre appui et celui des autorités locales ». 

Selon cette haute responsable, une grande partie des activités de dialogue communautaire, de réconciliation et de protection des civils se fait grâce à la mobilisation de personnels centrafricains de la MINUSCA, à savoir les assistants de liaison communautaire (de la section des Affaires Civiles) présents dans 12 bureaux de terrain et 35 bases militaires. « Par leur proximité avec les communautés, leur compréhension des dynamiques locales et des dialectes locaux et par leur large présence sur le territoire centrafricain, nos collègues centrafricains contribuent grandement à l’appui de la MINUSCA en matière de dialogue communautaire, de réconciliation et de protection des civils ». 

Le Pilier assure aussi la coordination entre les différentes composantes de la Mission (civile, militaire et police) et les agences, fonds et programmes des Nations-Unies en RCA pour veiller à l’efficacité de nos interventions pour construire la paix, sauver des vies et aider les populations à retrouver une vie normale. Notre objectif est de créer les conditions pour que les communautés se sentent en sécurité, génèrent leurs propres revenus, envoient leurs enfants à l’école, se soignent s’ils tombent malades et obtiennent justice s’ils se sentent lésés. 

Lors de la conférence de presse, la Représentante spéciale adjointe, qui occupe également les fonctions de Coordonnateur Résident, Coordonnateur Humanitaire et Représentant Résident du PNUD, a rappelé certaines de ses responsabilités notamment comme co-président du pilier « paix,  sécurité et réconciliation nationale » du Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), le cadre national de référence de sortie de crise auquel le gouvernement et les partenaires internationaux se sont engagés. 

La Représentante spéciale adjointe a conclu ses propos en remerciant les partenaires techniques et financiers de la RCA et l’ensemble de la Communauté internationale pour leur appui sans faille au Gouvernement centrafricain et aux Nations-Unies.

 

Minusca

 

 

KARIM MECKASSOUA, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE AU TCHAD ALORS QUE SA DESTITUTION SE PROFILE A L’HORIZON

 

Le président de l’Assemblée Nationale, Abdoul Karim Méckassoua est attendu au Tchad suite à une invitation de son homologue président de l’Assemblée Nationale du Tchad. Nous ignorons les mobiles et les motifs de cette invitation. Cependant, le président de l’Assemblée Nationale centrafricaine est visé par une pétition, signée par plus de 76 députés, une majorité absolue qui vise sa destitution. En effet, l’Assemblée Nationale a été ces derniers temps le théâtre des scandales indignes de la seconde institution de la République. Des scandales financiers, en passant par des casses et des coups de gueule, ont achevé de discréditer cette noble institution. Le président est au cœur de ces actes scandaleux. Pour redorer le blason, les députés ont lancé une pétition pour destituer le président, sauver l’honneur de l’institution. La pétition a été remise en main propre à qui de droit. Entre le marteau en l’enclume, Karim Méckassoua peut-il représenter l’institution à l’extérieur ? C’est la grande question.

Julien BELA

 

 

 

OU SONT PASSES LES BUS DE LA SOCIETE « BENAFRIQUE » ?

Presqu’un (01) an après leur mise en circulation officielle à Bangui, bon nombre de Banguissois se posent la question suivante : où sont passés les bus de la société « Benafrique » ? Cette question posée par nos compatriotes nous donne matière à réflexion, car elle est tout à fait fondée et justifiée.

On nous faisait croire que les bus de la société de transport urbain  « Benafrique » de nationalité  béninoise, sont des « bus spacieux et confortables » qui sont mis en circulation à Bangui. Et ceci dans le cadre du Programme d’Amélioration de la Mobilité Urbaine dans la Ville de Bangui (PAMUVB). Mais combien de temps ont mis ces bus de la société « Benafrique » pour disparaître de la circulation à Bangui ? C’est la question du moment qui se pose avec plus d’acuité.

Sur vingt-quatre (24) bus qui desservent la ville de Bangui au départ (rond-point Zéro-Pk 12, rond-point Zéro-Combattant, rond-point Zéro-Ouango, Combattant-Pétévo et vice-versa) , aujourd’hui, il n’y a que deux (02) d’entre eux qui sont en circulation et qui font des navettes entre le rond-point Zéro– et Combattant, et vice versa. Incroyable, mais pourtant vrai.

Or, en réalité, ces bus ont été fort longtemps mis en circulation à Cotonou au Bénin, avant d’être importés en RCA, précisément à Bangui, sur l’initiative du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo. De ce fait, ce sont des épaves, des carcasses qui ont eu à subir diverses chirurgies mécaniques pour être mis en circulation à Bangui. Conséquence directe, vingt-deux (22) bus sur vingt quatre (24) sont hors de la circulation routière. Il vous suffit de faire un tour au ministère des Travaux Publics où se trouve le siège de la société « Benafrique », pour voir de vos propres yeux, ces épaves des bus mises sur calle et éparpillées çà et là. C’est vraiment décevant !

Fort de tout ce qui précède, il ne fait aucun doute que « le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même » et que « le ridicule ne tue pas en RCA ».

C’est bien dommage pour l’avenir du pays!

Le Petit YEKOA

 

 

LES HUMANITAIRES DANS LE COLLIMATEUR DES GROUPES ARMES A BRIA ET KAGA-BANDORO

Avant, pendant et après le déclenchement de la crise centrafricaine par la nébuleuse coalition Séléka, les humanitaires étaient en Centrafrique. Aujourd’hui, ils y sont toujours. Ils volent au secours des personnes vulnérables, des blessés, bref les victimes des affrontements armés entre les belligérants. Sans nous voiler la face, ce sont eux qui maintiennent sous oxygène nos compatriotes dans l’arrière-pays et même certains Banguissoises et Banguissois. Sans la présence de ces derniers, quel serait le sort de bon nombre de Centrafricains ?

Depuis quelques semaines, les humanitaires sont pris pour cible par les rebelles à Bria et à Kaga-Bandoro. Pour quelles causes ? Difficile de le savoir. Leurs locaux sont continuellement attaqués, saccagés, pillés, vandalisés par ces criminels, ces malfrats, ces bandits de grand chemin. Les matériels des humanitaires, les médicaments et autres produits qui devaient servir à soigner et à nourrir les plus démunis sont emportés par ces hommes en armes. Les convois des ONGs nationales et internationales sont braqués. C’est le cas du véhicule du Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui a été attaqué et dépouillé de tout son contenu par les combattants Séléka (UPC et FPRC) à Ippy, ville située dans la préfecture de la Ouaka, sur l’axe Bambari-Bria. Lors des affrontements qui ont opposé la coalition UPC-FPRC aux Autodéfenses de Bria, ces humanitaires ont perdu beaucoup de leurs biens.

A Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi où règnent les combattants du MPC de Mahamat Alkhatim, du FPRC de Nourredine Adam et de l’UPC d’Ali Daras, on nous apprend que les humanitaires sont constamment braqués, de jour comme de nuit. Toutes les enceintes de ces ONGs humanitaires sont systématiquement vandalisées ces derniers jours, à l’exception de l’ONG Echelle et une autre. Certains humanitaires seraient déjà rapatriés à Bangui, la capitale en attendant que la situation sécuritaire s’améliore. Ceux qui ne sont pas encore pris pour cible envisageraient de fermer temporairement leurs locaux dans ces villes.

Si tel est le cas, que deviendront nos compatriotes dans ces villes citées ci-haut ? Leurs conditions de vie ne se détérioreront-elles pas ? N’assisterons-nous pas à une catastrophe humanitaire dans cette partie du pays ? Autant de questions qui nous laissent perplexes.

Vraiment, nous ne comprenons pas et nous ne comprendrons jamais l’attitude et les comportements des rebelles qui sévissent en République centrafricaine. Nous avons toujours dit que ces humanitaires sont neutres, impartiaux et indépendants dans la crise qui perdure. C’est autant dire qu’ils ne sont ni pour un camp ni contre un camp. Quand un combattant ou plusieurs combattants de l’UPC, FPRC, MPC, MNLC et Anti-Balaka sont blessés dans les combats, les humanitaires viennent à leur secours, les aident, les soignent et les nourrissent. Alors, peut-on se retourner contre ceux qui sauvent votre vie ? Réfléchissent-ils avant de s’en prendre à ces humanitaires et à leurs locaux ? D’ailleurs, grâce à ces humanitaires, certains combattants des groupes armés confondus sont montés dans les avions de ces ONGs pour venir se soigner à Bangui, alors qu’ils n’ont jamais pris place dans un avion « Bambénga a monté avion ». Pire encore, certains n’ont jamais vu Bangui, la capitale de la RCA. Des ignares qui ne savent ni lire ni écrire, encore moins parler Sango ou le français, se permettent le luxe de prendre pour cible ceux qui leur apprennent des choses, les font vivre. Quel genre de rebelles avons-nous en Centrafrique ?

Alors, faut-il continuer à s’occuper de ces hors-la-loi, à les caresser dans le sens du poil ? La Communauté internationale doit comprendre que ces rebelles qui agissent de la sorte ne sont pas des Centrafricains, mais plutôt des mercenaires, des terroristes en quête des richesses. Il faut les traiter comme tels. « Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on. Tous ceux qui tentent de s’en prendre à ces humanitaires doivent récolter la tempête car ils ont semé le vent. La Minusca a l’obligation d’agir le plus rapidement possible pour protéger ces ONGs car, à Kaga-Bandoro, il n’y a pas des Forces de Sécurité Intérieure (FSI). Même si la présence de ces FSI est signalée à Bria, elles ne font pas leur travail comme il se doit à cause des combattants du FPRC et de l’UPC qui règnent en maîtres absolus des lieux.

Le gouvernement doit aussi faire quelque chose pour la protection de ces humanitaires avant qu’il ne soit trop tard. Dans un tel pays comme le nôtre où toutes les infrastructures sanitaires, éducatives sont en lambeaux et que les fonctionnaires et agents de l’Etat n’ont pas encore repris leur service dans plusieurs villes de nos provinces, la présence de ces humanitaires est indispensable, utile, capitale et importante pour les personnes vulnérables (surtout les femmes et les enfants).

Peuple centrafricain en général, et groupes armés en particuliers, ne nous en prenons pas aux humanitaires et à leurs locaux. Ils sont là pour notre survie et notre bien-être. Aidons-les dans leurs tâches quotidiennes. Ainsi soit-il !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

LA RENTREE DES CLASSES : MIEUX VAUT SECURISER LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

Les établissements scolaires du Fondamental 1 et 2 ont ouvert leurs portes, ce lundi 17 septembre 2018, après quelques mois de vacances. Enseignants et élèves ont repris le chemin de l’école. La cérémonie officielle du lancement de cette rentrée des classes a eu lieu à l’école Combattant et est placée sous l’autorité directe du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra. C’est autant dire que le chef de l’Etat accorde une importance capitale à la scolarisation des enfants de Centrafrique. Il le faut car on note une déperdition scolaire sur toute l’étendue du territoire national. Et pour cause ?

La crise qui perdure avec son lot de malheurs ne laisse aucune chance aux enfants d’aller à l’école. Les établissements sont occupés par les groupes armés. Si tel n’est pas le cas, ces malfrats rôdent autour de ces infrastructures scolaires ou attaquent élèves et enseignants. Finalement, ces derniers ont décidé d’abandonner le chemin de l’école de peur d’être pris pour cible. C’est pourquoi, dans certaines régions du pays, toutes les salles des classes sont fermées.

Pour pallier à ce problème, le gouvernement, de concert avec les Casques bleus de la Minusca doivent sécuriser les établissements scolaires. Les Banguissoises et Banguissois que nous avons croisés dans les rues de Bangui ne sont pas passés par quatre chemins pour évoquer la sécurisation des bâtiments scolaires afin de permettre aux élèves d’aller à l’école en toute quiétude et aux enseignants de bien dispenser les leçons.

Annie, une habitante du quartier Fatima et mère de deux élèves qui fréquentent le lycée de Fatima, a signifié, « J’ai peur d’inscrire mes enfants au lycée de Fatima. L’année dernière, ils n’ont pas pu terminer l’année scolaire à cause des criminels du Km 5. Une semaine à l’école, deux (2) semaines à la maison. Dans ce cas de piètre figure, comment les enfants peuvent assimiler les cours dispensés ? Je demande au gouvernement de sécuriser ledit lycée parce que de nombreux parents n’ont pas les moyens financiers pour inscrire leurs enfants dans les établissements privés ».

Alban, un élève qui fréquente l’établissement privé La Renaissance, situé non loin du Km 5, est allé dans le même sens. « Même si mes parents décident de m’inscrire dans cet établissement, je n’accepterai pas tant que le périmètre n’est pas sécurisé », a-t-il suggéré.

Quant à Sosthène, il ne sait pas où inscrire ses enfants. « Depuis la rentrée des classes, je ne sais pas exactement là où je peux inscrire mes enfants. J’habite le 6ème arrondissement de la ville de Bangui non loin du Km5. L’année dernière, mes enfants se trouvaient à l’Ecole Fatima (Garçons et Filles). A chaque détonation d’armes au Km 5, ils restaient une à deux semaines à la maison. Par rapport à la situation sécuritaire très volatile qui prévalait dans le secteur, le cadet a décidé de rester à la maison. Son aîné a tant bien que mal terminé l’année scolaire. Faut-il que je les inscrive dans cet établissement sachant d’avance qu’il n’y a pas la sécurité ? », s’est-il interrogé.

Même dans les villes de nos provinces, les élèves et parents d’élèves se plaignent de l’insécurité galopante qui règne autour des établissements scolaires. Beaucoup ont décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. Ils estiment pour leur part qu’il n’y a pas un minimum de sécurité.

Face aux agissements des groupes armés dans certains établissements scolaires, le gouvernement doit prendre ses responsabilités. A Bangui, il a l’obligation de sécuriser tous les établissements publics et privés qui gravitent autour du Km 5. Pour ce faire, les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) doivent être déployées dans les environs immédiats de ce secteur réputé dangereux pour la scolarisation des enfants. Dans les villes de nos provinces où la présence de l’Etat est inexistante, les Casques bleus de la Minusca peuvent suppléer nos FSI pour sécuriser lesdits établissements. Un adage dit, « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu ». Pour que la rentrée des classes de cette année se passe normalement, il faut sécuriser tous les établissements scolaires sans exception.

« Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ, le Fils du Très-Haut.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

L’industrialisation de l’Afrique centrale au centre d'une session intergouvernementale au Tchad

N'Djamena, la capitale tchadienne, abrite du 18 au 21 septembre la trente-quatrième session du Comité intergouvernemental des experts qui débattent du financement de l'industrialisation dans la sous-région dont le sous-sol regorge d'importantes ressources naturelles.

La session est organisée par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique qui a son siège à Addis-Abeba (Ethiopie).

Pour son organisation, la présidence des travaux a été confiée au Tchad. La Guinée équatoriale occupe la vice-présidence et le rapporteur général vient de la République démocratique du Congo. L'enjeu du financement de l'industrialisation fait partie d'un consensus qui a démarré en 2017 à Yaoundé où les experts ont étudié la possibilité pour l'Afrique centrale de sortir du cercle vicieux d'exportation des matières premières à l'état brut.

Les ressources naturelles représentent au moins 75% des exportations des pays d'Afrique centrale, qui a un secteur financier peu développé malgré la présence de plusieurs acteurs, à en croire les experts.

En attendant, les experts comptent bien mettre en place des clauses et des garanties pour que les pays de  la sous-région ne puissent plus exporter du brut dans un avenir proche.

 

Sinclair ARIES

 

 

Assises Internationales du Journalisme de Tunis,

les 15, 16 et 17 novembre 2018

47èmes assises internationales début octobre, Symposium de Kigali fin novembre, et entre les deux, l’UPF est partenaire des 1ères assises internationales du journalisme à Tunis, du 15 au 17 novembre...
De quoi alimenter un travail intense pour notre modeste équipe, qui fait front avec vaillance ! Le programme de ces assises, organisées par Journalisme et Citoyenneté, est prometteur ! Sous le générique "Un journalisme utile pour les citoyens", il décline différents angles animés par ses partenaires avec l’upf : Open Media Hub (un programme de l’UE mis en œuvre par la Fondation Thomson), Canal France International, Union de la Presse Francophone, Reporters sans frontières, UNESCO, Fondation Hirondelle, Internews, Wan Ifra, Programme d’Appui aux Médias en Tunisie, Centre International pour le Développement des Politiques Migratoires (ICMPD), Institut Français, Télévision Nationale Tunisienne, Etablissement de la radio Tunisienne, Mosaïque FM.
Avec l’implication éditoriale de l’AFP et de France Médias Monde..

L’UPF, présente dans le comité d’organisation par l’entremise de sa Présidente de la section tunisienne Rym Benarous, animera un atelier sur le thème : "Francophonie : quelle coopération entre les journalistes des deux rives de la Méditerranée ?".

OUVERTURE (CITÉ DE LA CULTURE)
09h15 - 09h45 Allocutions officielles (Invités pressentis : Monsieur, Youssef Chahed, Chef du gouvernement tunisien, Madame Souad Abderrahim, Maire de Tunis, Monsieur Johannes Hahn, Commissaire européen)
09h45 - 10h45 Débat "Des Assises utiles aux journalistes et aux citoyens". Journalistes, politiques et citoyens débattent de l’ambition de ces Assises comme lieu de dialogue entre les professionnels de l’information des deux rives de la Méditerranée
LES ATELIERS (CITÉ DE LA CULTURE)
11h00 - 12h30 Régulation et autorégulation des médias tunisiens, quelles priorités ? (avec Article 19, SNJT, HAICA)
11h00 - 12h30 Pas de journaliste utile sans vérification. Comment certifier une image, une info ? (avec l’AFP)
11h00 - 12h30 Un journalisme utile porteur de solutions (avec CFI)
12h30 - 14h00 PAUSE DÉJEUNER (CITÉ DE LA CULTURE)
LES DÉBATS (CITÉ DE LA CULTURE)
14h00 - 15h30 Ethique, déontologie, quelles propositions pour une information de qualité ?
14h00 - 15h30 Y-a t-il un avenir pour la presse écrite d’information ?
15h45 - 17h15 Garantir un véritable statut pour les journalistes
15h45 - 17h15 Eduquer aux médias et à l’information, une priorité et des initiatives à partager
LES RENCONTRES GRAND PUBLIC (THÉATRE DU 4ème ART)
18h00 - 19h00 Carte blanche : paroles aux intellectuels et aux représentants de la société civile (Invités pressentis : Kamel Daoud - Leïla Slimani)
19h30 - 21h30 Soirée d’ouverture : Information et démocratie (par RSF et CFI)
LES ÉVÉNEMENTS
 De Tunis à Tours : Lancement du Hackathon Francophone des Médias (SAMSA et les Assises)
 Vernissage d’une exposition photojournalisme (selon propositions)
 Ouverture du Salon du Livre du Journalisme avec la librairie "Al Kitab"
LES WORKSHOPS (CITÉ DE LA CULTURE)
(Modules de 2h pour 15 personnes maximum. Sur inscription et dans la limite des places disponibles : workshop@journalisme.com)
Intitulés et créneaux horaires à préciser avec les partenaires
14h00 - 16h00 Vérification et validation d’information en ligne (AFP)
15h00 - 17h00 Filmer et monter une courte vidéo avec son smartphone (SAMSA)
16h00 - 18h00 Comment se protéger, les conseils des grands reporters (RSF)
VENDREDI 16 NOVEMBRE 2018
LES ATELIERS (CITÉ DE LA CULTURE)
09h15 - 10h45 Action des médias en zone de conflit, quel impact, quelle audience ? (Avec la Fondation Hirondelle)
09h15 - 10h45 Information sur les migrations, quelles responsabilités pour les journalistes ? (avec l’ICMPD, Open media Hub)
09h15 - 10h45 Des solutions pour les journalistes menacés (Forbidden stories, La Maison des Journalistes, ...)
11h00 - 12h30 Sécurité physique et numérique des journalistes, protéger les journalistes et leurs sources (avec SNJT, RSF)
11h00 - 12h30 Les nouveaux outils du journalisme (data, drones, réalité augmentée, etc.)
11h00 - 12h30 Education à l’Information : contrer les discours de haine (avec l’Unesco et Globe Reporters)
12h30 - 14h00 PAUSE DÉJEUNER (CITÉ DE LA CULTURE)
LES DÉBATS (CITÉ DE LA CULTURE)
14h00 - 15h30 Associations, ONG et journalistes, comment travailler ensemble ?
14h00 - 15h30 Journalisme et plateformes. Partenaires ou adversaires ?
15h45 - 17h15 Un journalisme utile aux femmes. Quel regard sur les femmes dans les médias ? Quelle place dans les rédactions ?
15h 45 - 17h15 Blogueurs, youtubers, startupers, ils nous informent aussi
LES RENCONTRES GRAND PUBLIC (THÉATRE DU 4ème ART )
18h00 - 19h00 Carte blanche : paroles aux intellectuels et aux représentants de la société civile
19h30 - 21h30 Médias et Migrants, quel regard de chaque côté de la Méditerranée ? (par l’ICMPD et Open Media Hub)
LES ÉVÉNEMENTS
 Poursuite du Salon du Livre du Journalisme de Tunis
 Vernissage d’une exposition de dessin de Presse (selon propositions)
LES WORKSHOPS (CITÉ DE LA CULTURE)
(Modules de 2h pour 15 personnes maximum. Sur inscription et dans la limite des places disponibles : workshop@journalisme.com)
Créneaux horaires à préciser avec les partenaires
14h00 - 16h00 Réaliser un podcast
15h00 - 18h00 Comment concilier investigation et journalisme de solutions ? (CFI)
16h00 - 18h00 EMI : Comment contrer les discours de haine ? (UNESCO et Globe Reporters)
SAMEDI 17 NOVEMBRE 2018
LES ATELIERS (CITÉ DE LA CULTURE)
09h 15 - 10h45 Une information de qualité pour tous les territoires. Focus sur les régions tunisiennes.
09h15 - 10h45 Quelles formations pour les journalistes de demain ?
09h15 - 10h45 Les nouveaux modèles de presse d’information en ligne
11h00 - 12h30 Pas d’indépendance sans indépendance économique ?
11h00 - 12h30 Photojournalisme, comment en vivre ?
11h00- 12h30 Francophonie : quelle coopération entre les journalistes des deux rives de la Méditerranée ? (avec l’UPF)
12h30 - 14h00 PAUSE DÉJEUNER (CITÉ DE LA CULTURE)
LES DÉBATS (CITÉ DE LA CULTURE)
14h00 -15h30 Lutter contre les fake news : quelles propositions ?
14h00 -15h30 Un journalisme de service public au service du public ?
15h45 - 17h15Comment les médias peuvent-ils encore séduire les jeunes ?
15h45- 17h15 Débat de clôture : Quelle place pour les citoyens dans la fabrique de l’information ?
 LES ÉVÉNEMENTS
17h45 - 19h30 Cocktail de clôture (Cité de la Culture)
19h30 Soirée de clôture pour les intervenants et partenaires : grand concert philarmonique (Cité de la Culture)
21h00 Cocktail dinatoire à la résidence de l’ambassadeur (La Marsa)
 LES WORKSHOPS (CITÉ DE LA CULTURE)
(Modules de 2h pour 15 personnes maximum. Sur inscription et dans la limite des places disponibles : workshop@journalisme.com)
Créneaux horaires à préciser avec les partenaires
14h00 - 16h00 L’investigation en ligne (Inkyfada)
15h00 - 17h00 Les nouvelles écritures
16h00 - 18h00 ?

Presse francophone

 

 

UN ULTIMATUM DE 03 JOURS DE LA FIFA A LA RCA : LES 80.000.000F CFA DE L’ENTRAINEUR JULES ACCORSI, SINON …

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) somme la République Centrafricaine d’apurer les arriérés de Jules Accorsi. Depuis quelques années, les arriérés de l’ancien entraîneur des Fauves de Bas-Oubangui, Jules Accorsi sont restés impayés. La FIFA en a ras-le-bol et décide de se pencher sur cette affaire.

Le 18 septembre dernier, la FIFA a donné un ultimatum de 03 jours au gouvernement centrafricain. Si les  quatre-vingt millions de francs (80.000.000F) CFA d’arriérés de Jules Accorsi ne sont pas payés dans 72 heures, à compter du mercredi 18 septembre 2018, la RCA sera purement et simplement suspendue de toutes les compétitions internationales de football. Un ultimatum qui foudroie le peuple centrafricain qui espère voir le drapeau centrafricain se hisser à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Football 2019 au Cameroun.

L’année passée, l’Etat centrafricain s’est battu bec et ongles pour se débarrasser de cette dette qui s’élevait à hauteur de cent cinquante millions (150.000.000) FCFA. C’est ainsi que le 03 novembre 2017, la somme délirante de soixante-dix millions (70.000.000)F CFA a été déboursée pour payer une partie de ces arriérés. Le reliquat donne 80.000.000F CFA net à payer à l’entraineur français Jules Accorsi.

Jules Accorsi, c’est l’entraineur qui a changé le visage du football centrafricain. En effet, son arrivée à la tête des  Fauves, version football, a fait classer la RCA parmi les meilleurs du football africain. A trois (3) reprises, la RCA a manqué de justesse de décrocher son billet pour la phase finale de la CAN de football. Depuis son départ de la tête de la sélection centrafricaine de football, Hervé Loungoundji, dit Vévé, se battait corps et âme pour la qualification historique des Fauves. Puis le Suisse Raoul Savoi, arrivé à la tête de la sélection depuis quelques temps, démontre son savoir-faire. Il a déjà à son actif, pour les qualifications à la CAN, en deux (2) matchs, une victoire à domicile et une défaite à l’extérieur. Laquelle victoire a été acquise face au Rwanda deux buts à un (2-1) en match comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2019 au Cameroun. Septembre 2018, défaite des Fauves face à la Guinée-Conakry, un à zéro (1-0).

Etre à la tête de la sélection centrafricaine de football est un travail sacerdotal. Il faut être philanthrope pour assurer cette responsabilité. Sinon, on finira toujours par ester la Fédération Centrafricaine de Football devant l’instance internationale.

Si certaines entreprises se disent sponsors des Fauves, c’est l’heure de montrer leur soutien à ces derniers. Contribuer à l’annulation de cette sanction qui se pointe à l’horizon serait un acte méritoire, patriotique. L’Etat centrafricain a trop de charges sur ses épaules. L’appui financier d’un opérateur économique pour l’aider à débourser les 80.000.000 de francs CFA de Jules Accorsi  sauvera  la sélection centrafricaine ?

En tout cas, le défi est lancé !

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

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