Toutes les infos du Vendredi 14 Septembre 2018

Cm n 2796 du ven 14 sept 2018

140.000.000 FCFA VERSES  PAR LE  TRESOR PUBLIC A LA SODECA, MAIS LA SOCIETE  MANQUE PRESQUE DE TOUT POUR SATISFAIRE SES CLIENTS ET RESOUDRE SES PROPRES PROBLEMES

Selon les informations recueillies, de juin à août, le trésor public a versé une somme de cent trente millions (130.000.000) de FCFA  à la SODECA. Le vendredi 07 septembre dernier, une somme de dix millions (10.000.000) a été encore  versée à la dite société. Au total, cent quarante millions (140.000.000) de FCFA ont été versés par le trésor public à la SODECA. Curieusement, la société  manque presque de tout pour satisfaire ses clients et résoudre ses propres problèmes.

1er acte : non installation de la SODECA chez les clients qui ont payé leur devis

Certains clients qui ont payé leur devis, attendent vainement l’installation de la SODECA depuis 7 à 8 mois. Motif, la société n’a pas les moyens de sa politique et donc les matériels qui devraient permettre l’installation de la SODECA aux ayants droits font défaut. Selon les informations en notre possession, quelques matériels achetés par la SODECA étaient arrivés à Bangui ce mercredi 12 septembre 2018. Mais la valeur de ces matériels ne correspond pas à la somme décaissée par le trésor public. Où est donc  passée le reste de l’argent ?

2ème acte : les machines tombées en panne et qui ne sont pas réparées, constituent un manque à gagner pour la société et l’Etat

Sur les cinq (5) pompes qui sont installées au bord du fleuve Oubangui pour alimenter la ville de Bangui, deux (2) sont tombées en panne. Jusqu’à lors, elles ne sont pas encore réparées. Qu’à cela ne tienne, la machine installée derrière la radio Ndéké-Luka et qui sert à creuser les conduits d’eaux est aussi en panne. Alors que, si cette machine fonctionne, elle peut rapporter  cinq cent mille (500.000) ou sept cent mille (700.000) par jour, selon les investigations de Centrafric Matin. Cela n’émeut nullement la directrice générale qui se contente  d’effectuer des voyages à l’étranger. S’agit-il des voyages effectués dans le cadre du travail ou des voyages touristiques ?

Nous sommes en saison des pluies. Et normalement, il ne doit pas se poser un problème d’eau. Fort malheureusement, la SODECA se trouve confronter à un problème, celui de produire suffisamment d’eau potable à la population. Et ce, en pleine saison pluvieuse. Qu’adviendra-t-il en saison sèche ?

Pire encore, la vanne qui est installée à quelques cinq cents mètres du domicile du chef de l’Etat est fermée de 5 heures à 17 heures, privant ainsi une partie de la population du 4ème arrondissement de la ville de Bangui de s’approvisionner en eau potable. Chose qui n’a jamais été faite à l’époque de sieur Yves Yalanga Bela, ancien DG de la SODECA.

Selon certaines informations, l’actuelle DG travaille depuis fort longtemps à la SODECA. Mais elle n’arrive pas à gérer la société comme il se doit. Monsieur Benam Betoungou est aussi un ex-DG de la SODECA que le personnel regrette encore son départ, parce qu’il a travaillé en toute intégrité et a bien maîtrisé la société. Il est donc indispensable que l’actuelle DG se rapproche de lui pour des conseils pratiques et techniques, afin de relever les défis auxquels font face la société.

3ème acte : non respect de la décision prise par le ministre et gestion familiale de la SODECA

Le ministre contrôleur, Arthur Piri, a pris une décision interdisant des cas d’embauches au sein de la société. Mais la décision du ministre est prise à la légère. La DG et la DRH embauchent au sein de la société comme bon leur semble. S’il arrive que la DG soit absente, son intérim est assuré par un inconnu, alors qu’il y a des cadres au sein du personnel de la SODECA.

Le directeur technique de la SODECA avait fait un accident avec le véhicule de la société, en dehors des heures de services. C’est avec l’argent pris dans la caisse de la SODECA que le véhicule a été réparé. En principe, on devrait couper petit à petit le salaire du directeur technique pour rembourser la somme qui a été prise dans la caisse de la société, permettant de réparer le véhicule. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Tout simplement, c’est parce que le directeur technique serait un parent ou ami  de  la DG. Alors que le salaire des subalternes est systématiquement coupé, en cas de perte d’un badge seulement.

Centrafic matin se réserve de tout commentaire, mais continue de mener des investigations sur ce sujet pour éclairer la lanterne de ses lecteurs.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

COMBATTANT : L’IMMEUBLE COMMERCIAL DE ROMEO A PRIS FEU ET TOUT EST PARTI EN FUMEE

 

L’immeuble commercial, Rez-de-chaussée plus un Etage (R+1), de sieur Roméo, situé en face des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA) à Combattant dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, a pris feu et tout est parti en fumée. C’était le jeudi 13 septembre 2018, aux environs de 5 heures du matin.

Alertés, les services de sapeurs-pompiers de la RCA et de l’ASECNA ont fait leur irruption sur les lieux, pour tenter d’éteindre le feu, mais c’est une peine perdue pour eux. Car, bien avant leur arrivée, tout était déjà parti en fumée.

Lorsque nous nous sommes rendu sur les lieux du sinistre aux environs de 8 heures, il y avait encore de la fumée qui se dégageait de ce décombre de l’immeuble commercial où la foule se précipite et se bouscule pour récupérer les bouteilles et cartons des boissons de toutes sortes. Aussi, nous avons remarqué que le lieu est totalement bouclé par les Casques Bleus de la Minusca.

Les premières informations recueillies sur place, révèlent que, «  c’est un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie ». On nous a également fait comprendre que « vu l’ascension et la renommée financières de Roméo, il devrait sans doute pratiquer la magie noire, c’est-à-dire qu’il serait très enclin dans des pratiques mystiques ». Est-ce vrai ou faux ?

A cette question posée, nous ne se sommes pas en mesure de l’affirmer ou de l’infirmer. Il n’y a que Roméo seul qui est le mieux indiqué pour éclairer notre lanterne à ce sujet. Toutefois, nous confirmons que de telles pratiques sataniques existent bel et bien en RCA, comme ailleurs : «  Vivre heureux et Mourir Jeune ».

Nous précisons que cet immeuble commercial comprend une (01) cave, une (01) salle de ciné-vidéo et un (01) plein-air.

 

Le Petit YEKOA

 

 

15 SEPTEMBRE 2018, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE : LA RCA MERITE LE « PRIX NOBEL » DE LA DEMOCRATIE

Dans tous les pays qui entourent la RCA, les prisonniers politiques, les prisonniers d’opinion ne se comptent plus. Tous ces pays connaissent des convulsions militaro-politiques, d’autres sont en paix, mais la liberté d’expression, la liberté de presse sont bâillonnées. Il suffit de tousser pour se retrouver en prison. Dans certains, les leaders de l’opposition disparaissent sans laisser de trace. La démocratie est en berne dans la majorité des Etats africains. Le Sénégal fait profil bas, alors que c’est la plus vieille démocratie en Afrique francophone. Malheureusement, tous les coups sont permis pour mettre les bâtons dans les roues des adversaires politiques.

La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. La population chinoise a ovationné Touadéra dans toutes les villes qu’il a sillonnées, comme président du peuple avec son peuple et pour son peuple et dans l’intérêt de son peuple. Pouvait-il en être autrement pour le peuple centrafricain, pour qui Touadéra consent d’énormes sacrifices nuit et jour ? L’accueil réservé par la population banguissoise confirme la vision et les appréciations du peuple chinois. Plusieurs projets sont à l’actif du sommet Chine-Afrique qui vient de se tenir du 3 au 4 septembre 2018. Le Chef de la coopération économique et commerciale à l’Ambassade de Chine à Bangui, a témoigné de vive voix, cette évolution exponentielle de la coopération Sino-centrafricaine : l’Energie (le champ solaire), une grande première en Centrafrique ; l’Agriculture pour la relance de l’économique nationale ; la culture des champignons entre un chercheur chinois et l’Université de Bangui, dans la perspective d’une production industrielle ; la construction des écoles, des grands hôpitaux de référence (comme l’hôpital de l’Amitié et Elisabeth Domitien). C’est un véritable chapelet de projets à exécution immédiate. Malheureusement, l’insécurité est l’unique facteur de blocage.

Combien de jeunes seront-ils embauchés ? Tous les projets précités sont suspendus sur nos têtes, alors que c’est l’anti-chômage dégainé par Touadéra pour le sourire et l’espoir de la vaillante jeunesse centrafricaine trop longtemps meurtrie  et désemparée. Un nouveau stade olympique figure parmi les projets ficelés avec la Chine. Les groupes armés doivent déposer les armes dans les trois (3) mois qui suivent. Sinon, il faut les foudroyer. La population centrafricaine ne peut demeurer l’otage d’un groupuscule de tarés.

Revenons à la démocratie centrafricaine. Un de nos confrères a pris part à une rencontre à Ouagadougou, au Burkina, regroupant les ONG de dénonciation : « Tous les pays présents ont dénoncé l’emprisonnement des prisonniers politiques, des prisonniers d’opinion. Mais la RCA a été ovationnée, car aucun prisonnier politique, aucun prisonnier d’opinion ». Pour les organisateurs, un président comme Touadéra doit être porté à bout de bras et adulé. La RCA, un pays en guerre, cauchemardesque, un enfer, mais il n’y a ni prisonnier politique ni prisonnier d’opinion, cela dépasse notre entendement. Les libertés d’expression et de presse sont garanties et totales. Est-ce à dire que tout est parfait ? Non, certains hommes politiques ont fait des déclarations incendiaires ; les journaux ou les médias font des dérapages monstrueux. Touadéra sait qu’un cafard libéré court dans tous les sens et il faut le laisser courir, prendre de l’air, goûter à la liberté et se défouler. Touadéra a une âme au-dessus de la mêlée, car son pouvoir est une bénédiction de Dieu.

La RCA, en fait, mérite le Prix Nobel de la démocratie, des libertés des droits de l’homme et de la dignité humaine. Toutes les institutions de la République sont en place, auxquelles s’ajoutent la médiation, la Haute Autorité Chargée de la Bonne gouvernance, la Haute Cour de Justice qui a vu enfin le jour. Chaque institution joue sa partition. La séparation des pouvoirs Exécutif, législatif et Judiciaire est nette et sans ambages. Tous les pouvoirs, toutes les institutions, sont animés par des Centrafricains nantis. L’essentiel, c’est le pays et son peuple. Les Centrafricains aspirent à la paix, à la sécurité, à la stabilité, à la bonne gouvernance, à la transparence, à l’intégrité, afin d’améliorer leurs conditions d’existence et de vie.

La démocratie centrafricaine a été accouchée dans la pire des douleurs. Sous les feux des bombardements des groupes armés, des membres de l’ANE ont été pris en otage, des urnes ont été détruites, il y a eu des morts au Km 5, mais les Centrafricains ont tenu le cap pour se doter d’institutions légitimes. La Communauté Internationale a été ingrate, hypocrite, face au sacrifice suprême du peuple centrafricain qui a répondu présent à sa sollicitation. La RCA s’attendait à une prime à la démocratie, mais hélas, c’est totalement le contraire. François Hollande, ex-président français, a crié sur tous les toits pour réclamer des élections. Elles ont eu lieu, ont été appréciées par le monde entier, mais c’est encore la France qui tourne le dos à la démocratie, retire ses troupes et jette Touadéra en pâture aux groupes armés, et les injures, les insultes, les humiliations, pleuvent de partout. Touadéra est traité de petit président incapable. Est-il toujours petit président incapable ? Non, car la peur a changé de camp et ceux qui le narguaient hier craignent pour leur sort. Le roseau est faible, se plie, mais ne se rompt pas. Le sort des groupes armés est entre ses mains. En quelques heures, il peut les rayer de la carte de la RCA. L’humilité de Touadéra fait sa gloire et la gloire de son peuple.

 

Julien BELA

 

 

« IL N’Y A QUE KAGA-BANDORO, NDELE ET ALINDAO QUI N’ONT PAS DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE (FSI)... », DIXIT WANZET-LINGUISSARA

C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Henri Wanzet-Linguissara, le mercredi 12 septembre 2018, lors de l’émission « la parole donnée aux membres du gouvernement », réalisée en direct par la Radio et la Télévision Centrafricaines.

C’est l’occasion offerte à un ministre de présenter son ministère au peuple centrafricain, à travers sa mission, ses réformes enclenchées, ses réalisations, ses difficultés rencontrées et ses perspectives d’avenir.

En ce qui concerne la Sécurité Publique, le ministre Wanzet-Linguissara a signifié que « depuis plus de six (06) ans, la RCA traverse la plus grave crise militaro-politique de son histoire qui n’a épargné aucun secteur de la vie nationale. Avec le retour du pays à l’ordre Constitutionnel le 30 mars 2016, les défis à relever sont immenses,  car tout est à reconstruire, à rebâtir. Donc il faut reconstruire ou réhabiliter les structures et infrastructures de nos FSI (gendarmerie et police), renforcer leurs capacités par des sessions de formations afin de les déployer à l’intérieur du pays. Au jour d’aujourd’hui, les FSI sont déployées et présentes dans toutes les villes du pays, à l’exception des villes de Kaga-Bandoro, Ndélé et Alindao. Et ceci est dû au sous-effectif de nos FSI, car il faut une (01) FSI pour quatre cents (400) Centrafricains. D’où le recrutement récent de cinq cents (500) FSI pour pallier petit à petit à ce problème de sous-effectif de nos FSI.

En ce qui concerne l’Administration du Territoire, c’est le même schéma à peu près que celui de la Sécurité Publique. Je vous assure que les préfets, sous-préfets et maires sont en place et dans leurs zones de juridiction respectives. Il en est de même pour les services déconcentrés de l’Etat qui se redéployent doucement mais sûrement sur l’ensemble du territoire national. Et dans un proche avenir, il y aura la nomination des Secrétaires Généraux des préfectures et sous-préfectures. Tout ceci, c’est pour restaurer l’autorité de l’Etat en RCA et redonner confiance et espoir au peuple centrafricain ».

Décidément, à plus de deux (02) ans de mandat du président Faustin Archange Touadéra aux commandes de la RCA, nous notons des avancées significatives dans les domaines productifs, même si beaucoup restent encore à faire. Mais sans la sécurité, quel miracle peut-on opérer pour faire développer le pays de manière durable ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à tous les filles et fils de Centrafrique.

 

Le Petit YEKOA

 

 

SCANDALES FINANCIERS :  EXISTE-T-IL REELLEMENT LA HAUTE AUTORITE CHARGEE DE LA BONNE GOUVERNANCE ET L’INSPECTION GENERALE D’ETAT ?

La République Centrafricaine de feu président fondateur Barthelemy Boganda marche-t-elle en avant ou à reculons ? C’est la question que les Centrafricains se posent à l’heure actuelle aux institutions de la République en charge des scandales financiers. Cette question est loin de trouver une solution. Pour notre part, nous pensons que la RCA marche à reculons. Pourquoi ? La raison est simple : la Rupture avec les vieilles pratiques prônée par le président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, est tombée dans les oreilles des sourds. La corruption, le détournement des deniers publics continuent de faire son petit bonhomme de chemin et sont érigés en mode de gouvernance. Et cela n’est pas fait par des petits fonctionnaires mais de grosses pointures.

A l’Assemblée Nationale, la 2ème institution du pays, une grosse somme d’argent avait disparu dans la nature. La presse avait relayé cette information. Depuis lors, les Centrafricains sont restés sur leur soif en ce qui concerne ce détournement. Ils ne savent même pas qui est l’auteur de ce scandale financier. Les jours passent et se ressemblent. Les auteurs ou l’auteur de ce crime économique ne sont jamais inquiétés, tout comme les leaders des groupes armés qui écument la population centrafricaine à longueur de journée. Tout se passe comme si rien de grave ne s’est déroulé dans cette institution qui représente le peuple centrafricain.

Au courant de cette semaine, un important scandale financier a été mis à nu au ministère du Transport et de l’Aviation Civile. Ce fonds aurait été empoché par le ministre en charge de ce département, Théodore Jousso. Aujourd’hui, les yeux des Centrafricains sont braqués sur le gouvernement pour connaître la vérité. Mais à leur grande surprise, aucune information n’est filtrée sur ce grand scandale financier de l’ère Touadéra.

Face aux scandales financiers qui prennent de l’ampleur en Centrafrique, l’on se pose la question de savoir si réellement la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat (IGE) existent. Ces deux (2) institutions étatiques existent bel et bien et fonctionnent à l’heure actuelle. Malheureusement, elles ne font pas leur travail comme il se doit. Les fonds qui devaient rentrer dans les caisses de l’Etat sont empochés par des personnalités bien connues. Ces dernières ne sont nullement inquiétées. A quoi servent la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat ? Sont-elles de purs décors ? Qu’attend l’IGE pour faire des audits afin de déterminer les responsabilités des uns et des autres ? Sommes-nous vraiment dans un Etat de droit ? Ces personnalités, pour ne pas dire ces avares qui s’accaparent des deniers publics sont-elles intouchables ? Il ne fait aucun doute.

Selon les informations en notre possession, toutes ces personnalités qui sont très actifs dans les détournements des fonds publics en RCA sont tous des adeptes de la franc-maçonnerie. Elles  sont nombreuses au sein du gouvernement et à la présidence de la République, et ont la main mise sur les plus grandes décisions qui engagent le fonctionnement de l’Etat. De même, durant les régimes qui se sont succédé en RCA, certains proches des dirigeants ne pouvaient être traînés en justice. Ceux-là, on les appelait, « Tu me connais » ? Est-ce le cas aujourd’hui ?

S’agissant de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, les Centrafricains ignorent son existence. Tout se passe comme si c’est une institution qui est morte dès sa naissance ou qui n’existe que de nom. Depuis qu’elle est mise sur pied, aucune information n’a été rendue publique à son sujet. En principe, son président devait organiser une conférence de presse pour présenter aux Centrafricains les grands axes de ses activités. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Les Centrafricains savent quand même quelque chose sur toutes les institutions (Conseil Economique et Social, Conseil National de la Médiation, Haut Conseil de la Communication…) prévues dans la Constitution du 30 mars 2016, sauf la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance. C’est vraiment grave. Elle doit se réveiller de son sommeil profond car beaucoup de dossiers qui la concernent, notamment les détournements des deniers publics, sont aujourd’hui en instance.

La Bonne Gouvernance ne rime pas avec les détournements, la corruption, les pots de vin. Nous pensons pour notre part que c’est le travail de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance de veiller au grain sur ces cas. La RCA appartient à tous les Centrafricains d’où ils se trouvent. Il est inadmissible que les uns s’enrichissent illégalement ou illicitement sur le dos des autres. Ce sont ces pratiques qui ont conduit le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda au fond du gouffre.

Halte aux détournements des deniers publics ! Au travail la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat pour la transparence dans la gestion de la chose publique !

L’heure passe et les Centrafricains attendent de voir ces deux institutions à pied d’œuvre.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE KM5 DEMEURERA-T-IL ETERNELLEMENT UNE ZONE A HAUT RISQUE ?

Mercredi 12 septembre 2018 aux environs de 1 heure 15 minutes, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans le 3ème arrondissement, notamment au Km5, dernière enclave musulmane de Bangui la capitale. Jusqu’à lors, nous ne connaissons pas encore la cause de ces détonations.   N’y a-t-il  pas eu de pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels ? Il nous est difficile de répondre à cette interrogation.

Le Km 5 semble devenir un Etat dans un Etat où les criminels drogués et certains bandits de grand chemin dictent leur loi à qui veut bien les entendre. Les tueries, les braquages à main armée, les viols, les tortures, les disparitions forcées, les incendies des kiosques et boutiques, sont les actes enregistrés jour et nuit dans le 3ème arrondissement de Bangui et ses environs.

L’échec de l’opération « Soukoula », lancée conjointement par le gouvernement et la Minusca, a enfoncé davantage  le clou aux populations Banguissoises en général et particulièrement celles du 3ème arrondissement et ses environs. Niméry Matar Djamous alias Force, le redoutable criminel du Km 5 avec ses éléments,  continuent  de démontrer leur force à communauté nationale et internationale.

Les impôts, les taxes et autres droits de l’Etat sont perçus par les groupes d’autodéfenses qui pullulent dans le 3ème arrondissement de Bangui. Les commerçants musulmans et les personnes qui partent faire leurs achats au marché Km 5 sont rackettés et rançonnés par ces fauteurs de troubles sans âme ni conscience.

A la moindre chose, les armes tonnent à longueur de journée à n’en point finir. Et ce, à quelques mètres du siège de la Minusca dont la mission principale est et demeure la protection des civils et le désarmement des groupes armés. Incroyable, mais pourtant bien vrai ! Et tout se passe comme si le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme,  est devenu une jungle où toute chose est permise.

Une chose est sûre, chaque jour, l’armée nationale monte en puissance. 1.000 éléments des FACA sont déjà formés et déployés dans certaines régions du pays. Et très bientôt, le gouvernement avec l’appui de la Minusca et l’EUTM, va procéder aux recrutements de 1.023 jeunes dans le rang des FACA. En outre, la police et la gendarmerie forment de nouveaux recrus. Autant dire que tôt ou tard, toutes les Forces de Défense et de Sécurité seront opérationnelles.

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, l’armée nationale reprendra le contrôle de l’ensemble du territoire un de ces quatre matins. Les « Force », Nourredine, Alkhatim, Hissène, Darassa, Sidiki, Bahr et tant d’autres se verront obligés de déposer les armes par la force.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

LES SEQUELLES DE LA CRISE IMPACTENT SUR LA RENTREE SCOLAIRE DANS LES ETABLISSEMENTS DU 3E ARRONDISSEMENT

 

La rentrée scolaire tarde à se remettre dans les établissements publics, des Castors et Yakité, situés dans le 3e arrondissement de Bangui. L’inscription  des enfants s’effectue timidement. C’est un constat du RJDH ce mardi 11 septembre dans ces établissements.

En sillonnant établissements scolaires du 3ème arrondissement, les plus actifs aux préparatifs de la rentrée scolaire sont les écoles privés parmi lesquelles le complexe scolaire Adventiste, le complexe scolaire Noël Gaïwaka. Tandis que dans les établissements publics, les écoles de Yakité et de Castors, les préparatifs s’effectuent timidement.

A l’école Yakité, l’inscription des enfants pose problème suite à l’absence des enseignants. Plusieurs  parents se sont présentés, afin d’inscrire leurs enfants, mais aucun enseignant n’est disponible pour accueillir ces parents. Ce fait a été déploré par Léila Oumar, un parent d’élève. « J’ai prévu inscrire mes enfants ici mais je suis désolée de ne pas retrouver les responsables de l’établissement », a-t-elle déploré, avant de souligner l’impact de la crise dans ce secteur. «  Je suis certaine que ce sont les récents événements qui ont joué sur les enseignants».

Au fondamental 1 de l’école du camp des Castors, garçons et filles, la présence des enseignants est observée. Les deux directions sont ouvertes, un registre de présence est également ouvert pour vérifier la régulation des enseignants. Le directeur de l’école des Castors garçon, Darius Bodemeur-Leu-Bégoto, parle alors du manque d’engouement des parents  d’élèves pour l’inscription des enfants. « Dès le 10 septembre, les portes des deux directions sont ouvertes. Depuis ce temps, aucun parent ne s’est présenté pour l’inscription de son enfant. Le cahier est vierge », a déploré le directeur.

Dans la cour de l’école des Castors et de Yakité, une unité de la Minusca s’est engagée pour le désherbage de la cour et l’extérieur des établissements. « Nous effectuons ces travaux de nettoyage des deux établissements afin d’inciter les parents à la reprise des activités scolaires. Nous avons prévu trois jours d’activités de désherbage, ceci dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire », a témoigné une source proche de la Minusca rencontrée à Yakité.

La rentrée scolaire 2018-2019 est prévue pour le 17 septembre. La peur des habitants du 3e arrondissement reste un défi pour le gouvernement.

 

RJDH

 

 

Quatre femmes soupçonnees de sorcellerie tuees a Bouca

 

Quatre femmes sont accusées de sorcellerie et tuées la semaine passée à Bouca au nord du pays. Une poussée de la justice populaire qui choque les activistes des droits de l’Homme.

La ville de Bouca est en proie à une montée inquiétante de la justice populaire depuis les événements tragiques qu’a connus le pays. Ces actes qui se sont accentués interviennent dans un contexte de l’autorité de l’Etat encore fragile dans une zone où les Anti-Balaka règnent et dictent leur loi.

Un activiste des droits de l’Homme à Bouca parle d’un phénomène dangereux si l’Etat n’agit pas. « Ces personnes qui sont tuées ou qui ont vu leur habitation incendiées sont victimes des préjugés. Elles sont tuées sans aucune forme de procès et c’est bien d’hommage que l’Etat n’ait pas la capacité réelle de protéger, ni de rendre justice aux victimes silencieuse de cette tragédie. Ce sera la cause d’un nouveau problème social si rien n’est fait face à ce phénomène », a indiqué au RJDH un activiste à Bouca qui a requis l’anonymat.

La réaction de la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme LCDH ne s’est pas fait attendre. Elle s’est indignée de la recrudescence de la justice populaire dans cette partie de l’Ouham au nord du pays.

La République Centrafricaine a ratifié la déclaration universelle des droits de l’Homme qui proscrit le jugement extrajudiciaire ainsi que la charte africaine de lutte contre la torture.

 

RJDH

 

 

LA MINUSCA ET LE GOUVERNEMENT SOULIGNENT L’IMPORTANCE

DE LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE POUR LA RCA

Bangui, 12 septembre 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les autorités centrafricaines ont souligné mercredi à Bangui, l’impact attendu de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) actuellement en cours, dans le renforcement de la sécurité et le changement dans le pays. Le responsable du pilier RSS au sein de la coordination DDRR-RSS-Réconciliation nationale à la Présidence de la République, Colonel Ismael Koagou, et Mody Berethe, chef de la section RSS de la MINUSCA, s’exprimaient mercredi lors de la conférence hebdomadaire de la Mission.

 « Avant, nous disposions d’une armée de projection basée à Bangui et loin des menaces. Aujourd’hui, dans le cadre de la réforme, elle devient une armée de garnison qui va être déployée dans les trois zones en plus de la position à Bangui et sera plus à même d’apporter des solutions. Les FACA sont en train de remplir leur mission avec la Force de la MINUSCA. C’est aussi dans le cadre de la réforme », a affirmé le chef du pilier RSS à la Présidence de la République. « La RSS constitue une réponse aux attentes du peuple centrafricaine exprimées lors des assisses nationales tenues en République Centrafricaine tel le Forum de Bangui, pour que revienne la paix, la sécurité et le confort national », a-t-il ajouté. Ce responsable a en outre salué « l’appui inaliénable de la MINUSCA dans cette immense tâche à travers les formations, les ateliers, l’encadrement, le déploiement des FACA et des forces de sécurité intérieure dans les régions, l’élaboration d’un plan de défense nationale, d’un plan de recrutement, entre autres ». 

 Pour sa part, le chef de la section RSS de la MINUSCA a précisé que la réforme en cours en RCA est un processus politique, holistique et technique mené par les autorités nationales, qui vise à améliorer la sécurité de l’État et la sécurité des populations. « Il vise à mettre en place un système de sécurité efficace et responsable, dans le cadre d’un contrôle civil et démocratique, et dans le respect de l’Etat de Droit, des Droits Humains, de la Bonne Gouvernance et la promotion du genre ».

 Ce responsable de la MINUSCA a également souligné l’appropriation nationale de la réforme et qu’il n’y a aucune tentative des partenaires de se substituer aux autorités nationales dans sa mise en œuvre. « La RSS est un processus national et éminemment politique, mené par les autorités nationales avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux. Les partenaires externes apportent une expertise technique et/ou un appui financier », a-t-il dit. A cet effet, il a cité le modèle de solidarité internationale concernant les FACA, qui sont formés par l’EUTM (Mission européenne), équipés par différents partenaires tels que France, Etats-Unis, Chine, Russie, etc. et déployés avec les casques bleus. Il a en outre rappelé quelques contributions de la Mission tels que l’élaboration d’une feuille de route sur la réforme, les déploiements ou le projet pilote DDRR avec l’intégration de 232 ex-combattants dans les FACA, entre autres.

 De son côté, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a annoncé le lancement mercredi de la phase 3 du programme de réduction de la violence communautaire (CVR). « Ce programme vise 1100 jeunes à risque issus des 3e, 4e, 5e et 8e arrondissements de Bangui et Bimbo à travers une réinsertion socio-économique et l’éducation civique et la remise volontaire d’armes », a dit le porte-parole. Il a en outre indiqué qu’au cours de la semaine du 5 au 11 septembre 2018, la MINUSCA a documenté 31 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 65 victimes. Selon la Mission, les auteurs présumés sont les éléments de groupes armés - les anti-Balaka, la coalition FPRC/MPC/UPC, le FPRC, le groupe Siriri, RPRC, MNLC, UPC et les autres groupes armés non identifiés - tandis que les préfectures les plus affectées sont cinq à savoir Ouaka, Haute-Kotto, Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré.

MINUSCA

 

 

BANGUI : LE PROCHAIN DIALOGUE SUSCITE TOUJOURS DES DEBATS !

Le dialogue politique inclusif en RCA fait toujours l’objet de débats parmi le peuple centrafricain. En effet, la question que se pose le peuple mérite une réponse plus claire. Beaucoup sont ceux qui pensent que ce dialogue organisé par l’Union Africaine (UA) en synergie avec le gouvernement centrafricain ne verra pas la participation de certains Centrafricains. La société civile, la Plateforme des Confessions Religieuses, pour ne citer que ces entités, seront-elles habilitées à participer à ce dialogue ? En effet, la présence de ces entités s’avère très capitale afin de pouvoir défendre la cause des Centrafricains. Mais si nous faisons recours à la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, nous remarquons qu’au point 4.2 que les parties prenantes à ce dialogue sont le gouvernement et les groupes armés affiliés au DDRR.

Certains Centrafricains se demandent déjà pourquoi ce circuit fermé ? Alors que chaque entité en RCA a néanmoins un mot à dire, un apport à donner vis-à-vis de ce dialogue qui se pointe à l’horizon. 104 revendications à leur actif, les groupes rebelles demandent trop. Certains de ces revendications vont d’ailleurs à l’encontre de la Constitution du 30 mars 2016.

Ces groupes rebelles disent s’affilier au DDRR mais comment revendiquer d’autres choses qui vont à son encontre ? La seule issue de sortie de crise, c’est le DDRR. Un patriote, celui qui aime son pays, ne peut contrecarrer l’action du gouvernement. A s’en apercevoir de plus près, ces 104 revendications  visent à demander l’impossible au gouvernement, afin de trouver des prétextes pour conserver les armes.

Or, lors de ce dialogue, on ne pourra négocier toutes les revendications allant à l’encontre de la Constitution, autrement dit, ce serait vendre le pays aux ennemis de la nation. Pourquoi ne pas se rallier simplement derrière la politique du gouvernement, main dans la main et faire avancer la RCA ?

Le peuple centrafricain se plaint, gémit et pleure en ne demandant que des solutions concrètes. Tous les Centrafricains sont persuadés que les groupes armés veulent tailler la part du lion. Or, la RCA n’est pas un gibier. C’est une nation qui appartient aux Centrafricains. Le Tchad de synergie avec sa marraine la France fomentent des coups bas contre l’Etat centrafricain. Ces mêmes Français qui ont commis des bavures en Côte d’Ivoire, cherchent par tous les voies et moyens à maintenir la RCA dans le gouffre. La présence des Russes gène. Les Français, voyant le salut centrafricain venir, ont décidé, par le truchement du Tchad, de faire ombrage à cela. Les Russes appuient les FACA, soignent gratuitement dans quelques villes des provinces et font rapprocher les enfants musulmans et chrétiens, notamment à Bria.

Ces 104 revendications viennent de l’autre côté de la Méditerranée, de l’Hexagone. Il suffit de se souvenir des mercenaires tels Christopher Renaudot et Bernard Cousin pour comprendre que la France instrumentalise les groupes rebelles et les autodéfenses du Km 5. Tous ces agissements ont pour but de réduire à néant le peuple centrafricain.

Le prochain dialogue se révèle comme un torrent décisif pour certains Centrafricains. Cependant, d’autres pensent que ce sera comme toujours une simple causerie qui n’aboutira à rien, car les groupes armés n’ont jamais respecté les accords qui ont été signés. Or, il faut être positif quelquefois dans la vie. Tous ont les yeux rivés sur le gouvernement qui ne transigera pas sur des options non négociables.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE AGGRAVE LA FAIM EN AFRIQUE

Un rapport sur la sécurité alimentaire publié par les Nations unies sonne l’alarme.

La faim a grimpé dans le monde en 2017, pour la troisième année consécutive, après avoir longtemps reculé. C'est le principal enseignement du rapport, publié cette semaine, par cinq agences des Nations unies (FAO, OMS, PAM, Unicef, FIDA), "l'Etat de la sécurité et de la malnutrition dans le monde 2018".

En cause, particulièrement, la variabilité du climat et ses phénomènes extrêmes, type inondations et sécheresses, de plus en plus fréquents, intenses et complexes… 821 millions de personnes ont ainsi été victimes de malnutrition l'an passé, un habitant de la planète sur neuf. Et l'Afrique est de loin le continent le plus touché. Surtout dans la partie subsaharienne où près d'un quart de la population est sous-alimenté.

Voici les cinq chiffres à retenir sur la malnutrition croissante dont souffre le continent africain :

 

· 20,4%

C'est le pourcentage de la population du continent qui ne mange pas suffisamment à sa faim. Un chiffre près de deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Ce pourcentage cache bien sûr de nombreuses disparités. Il tombe à 5% dans les pays de l'Afrique du Nord (le Soudan excepté, précise le rapport). Mais il grimpe à 31,4% en Afrique de l'Est et à 26,1% en Afrique centrale, les zones les plus touchées. Les chiffres sont encore plus alarmants en ce qui concerne l'insécurité alimentaire grave. Près d'un Africain sur trois en est victime (trois fois plus que la moyenne mondiale) et près d'un sur deux dans la partie centrale du continent.

 

· 256 millions

C'est le nombre de personnes souffrant de malnutrition en Afrique. Elles n'étaient "que" 196 millions en 2010. En sept ans, les Africains sous-alimentés ont progressé de 60 millions, l'équivalent de la population d'un pays comme l'Afrique du Sud, la Tanzanie… ou la France. "Nous avions observé une tendance à la baisse sur le continent au début de la décennie. Mais le mouvement est reparti à la hausse depuis deux ans. La situation de l'Afrique est devenue très préoccupante, indique Abdou Dieng, directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre au PAM (Programme alimentaire mondial). Chocs climatiques, conflits armés et ralentissement de la croissance se combinent pour expliquer la progression de la malnutrition, Trois zones ont ainsi été durement impactées ces dernières années : le Sahel frappé par la désertification et les attaques djihadistes (Mauritanie, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mali), les pays autour du bassin du lac Tchad (Nigéria, Niger, Cameroun, Tchad), la République centrafricaine, ravagée par les conflits, et ses voisins (Tchad, Cameroun, Congo). La situation est en particulier très inquiétante au Tchad qui se situe au cœur de ces trois zones."

 

· 9 sur 10

C'est le nombre d'enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance dans le monde qui vivent en Afrique. Sur la totalité du continent, ils sont 58,7 millions à avoir une taille inférieure à ce qu'elle devrait être et 13,8 millions à être considérés comme émaciés (un poids trop faible par rapport à leur taille), ce qui est un facteur aggravant de mortalité. "Dans les zones où la conjonction de chocs climatiques et d'un conflit provoque une crise alimentaire, précise le rapport des Nations unies, la prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans est élevée, voire très élevée : il s'agit notamment du Darfour, au Soudan (28%), du Soudan du Sud (23%), de la région du lac Tchad (18%) […] et de la région de Diffa, au Niger (11%)".

 

· 1 degré Celsius

Une telle hausse de température au Malawi, au sud-est du continent, fait reculer la ration calorique par habitant de près de 40%. Voilà comment les Nations unies évaluent l'effet climatique sur la consommation alimentaire en Afrique. Le rapport précise que le continent "est l'une des régions où l'influence du climat sur la production et les moyens d'existence est à la fois la plus marquée et la plus complexe. [...] Une forte dépendance vis-à-vis de l'agriculture pluviale (cultures et parcours) rend les populations rurales plus vulnérables. Par ailleurs, dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, les activités humaines aggravent les conditions qui aboutissent à la désertification et aux sécheresses".

Les Nations unies ont aussi constaté que plus du tiers des pays ayant connu une hausse de la malnutrition depuis 2005 avaient également subi une grave sécheresse de manière concomitante. La majorité se situe en Afrique.

 

· 500 millions

« L’objectif d'élimination de la faim sera difficile à atteindre »

 

C'est par pays, par an et pendant cinq ans, le montant en dollars de l'investissement nécessaire estimé par le PAM pour améliorer la sécurité alimentaire dans les cinq pays du Sahel.

Selon Abou Dieng :

« On peut prendre le problème à bras-le-corps, les solutions existent, il faut que la communauté mondiale et les états africains en prennent conscience. Souvenez-vous de la situation dramatique en Ethiopie il y a trente ans.

Le pays a pourtant réussi à sortir des cycles infernaux des mauvaises récoltes et des famines, en travaillant sur la dégradation des sols, sur les systèmes de conservation de l'eau pendant la saison des pluies et sur l'éducation de la population, notamment les jeunes. La production céréalière nationale augmente désormais depuis des décennies. Au Niger aussi, la situation est moins catastrophique. On est loin des terribles famines de la décennie précédente. »

Le pays a investi 1,2 milliard de dollars sur trois ans dans le plan 3N ("Les Nigériens nourrissent les Nigériens"). Le PAM a mis également en place, depuis un an, un "Programme de résilience", fondé à la fois sur l'eau, les sols et les activités. Le rapport conclut :

"Ces orientations stratégiques sont essentielles pour répondre à la nécessité d'accélérer les actions et de les porter à plus grande échelle afin de renforcer la résilience et la capacité d'adaptation à la variabilité et aux extrêmes climatiques. Faute de quoi, l'objectif d'élimination de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes à l'horizon 2030 [...] sera difficile à atteindre."

 

Nathalie Funès

(Nouvelobs.com)

 

 

 

 

 

            MINUSCA

 

UNITED NATIONS

Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine

 

 

Le présent avis est public au nom de la MINUSCA. La Section des achats de l’ONU ne peut donner aucune garantie, explicite ou implicite, quant a l’exactitude, la fiabilité ou     l’exhaustivité du contenu de l’information fournie ; elle n’est pas non plus en mesure de          répondre aux questions concernant la présente demande de manifestation d’intérêt. Vous êtes donc priés d’adresser toutes vos questions à la MINUSCA en utilisant les adresses e-mails indiquées ci-dessous.

 

Titre de la DEI : Fourniture a Long Terme de Services de Transport Routier a l’intérieur de           la    République Centrafricaine.

 

Numéro de la DEI: EOIMINUSCA15489

BESOINS / RENSEIGNEMENTS SPECIFIQUES

 

Les entreprises qualifiées et intéressées par la présente Demande d’Expression d’intérêt sont priées de              soumettre les informations et documentations suivantes :

- Le numéro d’enregistrement au Marché Mondial de l’ONU « UNGM » (obligatoire) ;

- Le " FORMULAIRE DE REPONSE DU FOURNISSEUR" disponible sur le site indiqué ci-dessous.

 

La MINUSCA prévoit lancer un appel d’offre pour la Fourniture à Long Terme de Services de Transport           Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine et invite par la présente toute entreprise intéressée et            capable d’y participer à : (1) visiter son site web https://www.ungm.org/Public/Notice; (2) Cliquer sur                         Publication ; (3) Achat; (4) Imprimer et remplir le formulaire de Déclaration d’intérêt (Référence :                EOIMINUSCA15489).

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Les manifestations d’intérêt, contenant le formulaire dument rempli ainsi que toutes les informations et            documents requis et libellées : « Fourniture à Long Terme de Services de Transport Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine » doivent être envoyées au plus tard le 21 Septembre 2018 comme suit :

•     Par service courrier ou en mains propres à l’adresse suivante :

Bureau des achats de la MINUSCA

Dejean, Camp des Castors, Base Logistique

PK4, Bangui, RCA

ATT. : Chef du Service des achats

 

•     Par e-mail à : : semboli@un.org , massa@un.org , attiehe@un.org , djeguede@un.org

Pour plus d’informations détaillées sur les annonces, veuillez visiter :

https://minusca.unmisssions.org/achats

 

Date de la DEI : 7 Août 2018/ Date de clôture de la DEI : 21 Septembre 2018

 

 

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