Toutes les infos du Vendredi 12 Oct. 2018

Cm n 2816 du ve 12 oct 2018

L’AFRIQUE SE MOBILISE ET ATTEND LA REACTION DE LA FRANCE

 

Nous nous sommes mis d’accord pour régler définitivement le problème de la liberté et de la souveraineté du peuple centrafricain. Nous avons décidé de prendre pour responsable direct, le président Macron, car dans ses discours, il demande au peuple africain de se prendre en charge.

La Centrafrique, un pays de moins de 5 millions d’habitants et vaste de 623 000 Km², risque d’être la grande cause de la chute française en Afrique. Le Président Macron a fait le tour de l'Afrique. Dans ses discours, il a coutume de mettre le peuple Africain face à ses responsabilités. Au Burkina Faso, le Président Macron lors de son intervention à l'université de Ouagadougou a humilié directement le Président Roch Kaboré en faisant comprendre que ce n'est pas à lui de venir installer les climatiseurs à la place du Président du Burkina. Le Président français a été clair. "Je suis le Président de la France et il est le Président du Burkina Faso. Je m'occupe de la France et les français et il s'occupe du Burkina et les Burkinabé", s'est il défendu. Alors monsieur le Président Macron, occupez vous de la France et les Français et laissez le Président Touadéra s'occuper de la RCA et les Centrafricains. La Coalition regroupant 53 Ongs panafricanistes de défense des droits des Africains et leurs dirigeants, de 22 médias internationaux, de 5 institutions réunies en assemblée, avons installé un comité de surveillance sur le dossier de la RCA. "Nous exigeons le départ définitif de l'armée française, qui a commis beaucoup de pillages et s'est rendue complice de crimes. Nous disposons des images et des vidéos des propos que nous avançons. Monsieur le président Macron, le virage mal négocié sur le dossier de la RCA risque d'être la fin des intérêts français en Afrique. Dans ce 21ème siècle, il n'est plus question qu'un pays Africain soit sous la dictature de la France. Les Africains prendront leurs responsabilités et nous allons vous tenir responsable des prochaines morts en RCA, nous allons vous tenir pour responsable des meurtres ou des arrestations de nos leaders panafricanistes", ont prévenu les leaders de la coalition. Avant de donner un avertissement au président Macron. "Tout ce qui concerne la RCA fera le tour du monde si nos exigences et nos doléances ne sont pas respectées, nous nous ferons forts de divulguer les atrocités de la France et ses complices en RCA à travers le monde entier", ont ils menacé. Puis de lancer un appel pressant. "Nous lançons un appel à toute la diaspora Africaine en Europe et partout dans le monde. Le cas de la RCA est différent des autres pays. C'est une occupation française animée par un grand pillage des ressources de ce pays. La RCA est immensément riche avec un petit peuple qui est maintenu dans la misère totale. En RCA, la politique d'occupation et de pillages de la France est de priver le peuple Centrafricain d'eau potable, d'électricité, de routes et des infrastructures pouvant permettre à des investisseurs de s'intéresser et tout cela soutenu par une rébellion alimentée par la France. Tous les Présidents qui ont décidé de dire non à cette pratique inhumaine ont été victimes d'un coup d'État ou d'une crise bien orchestrée par la France pour avoir la main mise sur le pouvoir. Aujourd'hui, la présence des Russes et des Chinois pour aider à défendre et à protéger le peuple centrafricain fait du Président Touadéra un homme à abattre. C'est pour cela que nous demandons le soutien de toute la diaspora Africaine vivant dans le monde et de tous les Africains de se joindre à nous, pour libérer le peuple centrafricain, à travers des dénonciations, et en partageant au maximum nos articles. L'objectif étant de lancer un appel fort au Président EMMANUEL MACRON". "Quelque soit la durée du bois dans l'eau, il ne deviendra jamais un caïman. L'Afrique est notre bien commun, unissons nous", commentent les panafricanistes.

 

BACHI HATIR

Porte parole du comité du dossier sur la République Centrafricaine

(ONG Lutte Contre la Déstabilisation de l'Afrique)

 

 

LES REPRESENTANTS DES GROUPES POLITICO-MILITAIRES MEMBRES DU COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR (C. C.S/DDRR)

Tel : 75 50 39 58 /75 79 14 86 775 25 47 47

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Suite à la réunion de la coordination tenue le 27 Septembre 2018, basée sur l’évaluation des activités du DDRR (fonctionnement du Comité Consultatif et de Suivi, bilan du projet Pilote, l’Unité d’Exécution du Programme National DDRR.,.), il est à noter qu’en dépit de quelques points forts dont la forte volonté et l’implication profonde du Président de la République, Chef de l’État, Président du Comité Stratégique DDR/RSS/RN y compris l’engagement et la détermination des Groupes Politico-militaires avec l’appui soutenu de la Communauté Internationale et des partenaires impliqués, plusieurs points de blocage et constats négatifs sont relevés notamment :

* La mauvaise lecture de la vision du Chef de l’État sur le DDRR par l’organe chargé de sa mise en œuvre.

* L’absence des comptes rendus fidèles des recommandations du CCS (cadre permanent d’échanges franches et des discussions sans tabou devenu organe facultatif dans la mise en œuvre du processus) au Comité Stratégique.

* Le non-retour des documents amendés en plénière du CCS et transmis au Comité Stratégique pour validation y compris des recommandations.

* La Gestion opaque des ressources allouée à l’UEPNDDR y compris le CCS.

* Des blocages et empêchement du dialogue franc et de certaines vérités, l'une des raisons occasionnant la non-participation des deux (2) groupes (FPRC et RJ/Sayo) au
projet Pilote DDR.

* La crise de confiance ; mauvaise collaboration entre les représentants des Groupes Armés membres du Bureau et
simples membres du CCS avec le Président dudit Comité refusant et évitant tout contact, prenant des décisions à un niveau centralisé avec l'Unité d'Exécution réduis au Secrétariat Technique d'appui en dehors du CCS.

* Campagnes mensongers, d’incitation aux troubles et à la division entretenues par cette équipe centralisée en mission d’affaire à Bouar, Koui, Zoukombo...concernant les indemnités
accordées aux représentants des Groupes Armés membres du CCS pour la restitution, la sensibilisation, la communication etc., malgré l'engagement signé relatif à son utilisation; cause
principale des cas abusifs des remplacements parfois par complicité et arrangement en violation des procédures et textes de base du Comité.

* Dépossession du CCS de son rôle de Suivi causant plusieurs défaillances et imperfections dans la mise en œuvre du projet Pilote DDR coté Réintégration Socio-économique.

* L’inorganisation régulière des sessions chaque début des mois d’années en générale et plusieurs mois en 2018 sans raisons valables.

 

Fort de ce qui précède, les Groupes Armés réunis recommandent :

1.. La démission du Colonel Noël Bienvenu SELESSON pour :

Cumule de postes (Conseiller DDR à la Présidence, Coordonnateur de l'Unité d'Exécution du PNDDRR, Président du CCS/DDRR etc.) ;

Disfonctionnement et Mauvaise gestion des ressources financières et logistiques allouées au Comité.

2.. La démission du Chargé de Mission aux Opérations DDR ; M. Samuel TOUATENA pour complicité, mauvaises gestions et coordinations des opérations DDRR.

3. Que la Présidence du Comité Consultatif et de Suivi (CCS) soit confiée à un Représentant des Groupes Politico-militaires capable et dynamique pour la mise en œuvre efficace du Programme.

4. Le respect de l’article 8 du Décret n°16.284 Portant Organisation et Fonctionnement de la Coordination nationale
du DDRR/RSS/RN en ce qui concerne l'Unité d'Exécution.

Fermement engagés à poursuivre les efforts de Paix, nous réitérons notre disponibilité à contribuer de manière efficace à la réussite du programme DDRR.

 

Fait à Bangui, le 08 Octobre 2018.

 

 

DEBY, LE DRIAN, PARLY : UN TRIO QUI ENFONCERA LE CLOU A LA RCA AVEC LES GROUPES ARMES

« La crise centrafricaine est très complexe », disait un expatrié travaillant dans une ONG internationale lors d’une conférence de presse consacrée à la situation sécuritaire en RCA. C’est ce que nous voyons aujourd’hui avec Idriss Deby Itno, président tchadien et les ministres français des Affaires Etrangères et de la Défense, respectivement Jean Yves Le Drian et Florence Parly. Ces personnalités étrangères ne sont pas sur la même longueur d’onde avec l’initiative russe dans la résolution de la crise en République centrafricaine. A ceux-là s’ajoutent Laurent Fabius et les groupes armés qui sévissent dans les villes de nos provinces et à Bangui la capitale, notamment le FPRC de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène, le MPC de Mahamat Alkhatim, l’UPC d’Ali Daras, les Anti-Balaka, branche Mokom et les Autodéfenses du Km 5.

Tout comme les Deby, Le Drian, Parly et Laurent Fabius, la présence des instructeurs russes et l’accord militaire signé entre la RCA et la Fédération de la Russie, continuent de faire des vagues au sein des groupes armés. Dans leur panoplie de revendications pour le prochain dialogue initié par le panel de facilitation de l’Union Africaine, le FPRC, le MPC, l’UPC, les Anti-Balaka, sans oublier les Autodéfenses du Km 5, ont réclamé l’annulation pure et simple de l’accord militaire et de défense entre la RCA et la Russie. En qualité de qui ces leaders des groupes armés peuvent-ils faire une telle demande ? Sont-ils des autorités centrafricaines issues des élections couplées de 2015-2016 ? Des rebelles peuvent-ils se substituer aux dirigeants légitimes d’un pays ? Dans quel Etat au monde les groupes armés agissent de la sorte ? Si depuis des années le Tchad soutient mordicus les rebelles Séléka, que peut-il apporter dans la résolution de la crise centrafricaine ? Le Drian, alors ministre de la Défense sous François Hollande, a lamentablement échoué dans la pacification de la RCA avec ses militaires de l’Opération Sangaris, que pourra-t-il encore faire pour le pays du regretté président fondateur Barthelemy Boganda en tant que ministre des Affaires Etrangères et de l’Europe ? Parly, actuelle ministre française des Armées, qu’a-t-elle fait et que fera-t-elle pour stabiliser la RCA ? Pourquoi la présence russe en RCA gène Deby, Le Drian, Parly et les empêche de dormir ? La RCA peut-elle faire ombrage à un accord militaire et de défense entre la France et un pays ou entre le Tchad avec un autre pays ? Autant de questions qui dépassent notre entendement et qui demandent des éclaircissements de la part de ces autorités et des groupes armés.

L’ingérence des personnalités citées ci-haut dans la crise qui perdure en RCA n’est plus à démontrer. Le trio Deby, Le Drian, Parly pourrait à la longue enfoncer le clou à la RCA à partir du Tchad à cause de l’initiative russe qui est mal perçue par ces derniers. Si le président français Emmanuel Macron dit respecter la souveraineté des Etats, qu’en est-il de ses deux (2) ministres, Jean Yves Le Drian et Florence Parly ? Il est temps pour Macron de les rappeler à l’ordre, ainsi que le cache-sexe de la France en Afrique centrale, le N°1 tchadien, Idriss Deby Itno. La RCA est un Etat indépendant et souverain. Elle a le droit de décider de son sort en toute indépendance et souveraineté, sans passer par la France et le Tchad. Pourquoi l’initiative russe soulève des débats au Tchad et en France ?

Ces personnalités doivent comprendre que les Centrafricains sont fatigués de la crise qui secoue le pays. Ils ont besoin de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Ils tendent la main à ceux qui veulent leur procurer ces pierres précieuses. Que ce soit la France, le Tchad, la Russie, les Etats-Unis…, peu importe. Ce qui compte, c’est le retour définitif de la paix en Centrafrique, un point, un trait. Les bourdonnements, les murmures, ce n’est pas ça qui intéresse le peuple centrafricain. Tous les pays amis de la RCA qui veulent la sauver du naufrage, sont les bienvenus.

Que cessent les agissements, les injonctions de certains pays dans la crise centrafricaine. Nous voulons la paix, la sécurité, le vivre ensemble, la cohésion sociale en RCA, pour que ce pays se développe, son peuple s’émancipe, et c’est tout. Voilà la préoccupation majeure des Centrafricains à l’heure actuelle et non le dialogue du panel de facilitation de l’Union Africaine avec le Gouvernement et les groupes armés qui n’apportera pas grand chose dans le vécu quotidien du peuple centrafricain, auquel la France et le Tchad s’y accrochent mordicus.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

DE LA RESPONSABILITE PENALE DES CHEFS DE GUERRE  POUR DES CRIMES COMMIS EN RCA : CAS DE BOZIZE ET DJOTODIA

L’article 57 de la loi organique du 03 juin 2015, portant création, organisation et fonctionnement de la Cour pénale Spéciale stipule, « un chef militaire ou une personne faisant effectivement fonction de chef militaire est pénalement responsable des crimes relevant de la compétence de la CPS commis par des forces placées sous son commandement ou son autorité et son contrôle effectifs…Ce chef militaire ou cette personne savait, ou en raison des circonstances, aurait dû savoir que ces forces commettaient ou allaient commettre ces crimes, etc. ». Il ressort clairement de cet article que François Bozizé et Michel Djotodia, les deux chefs de guerre, ne pourraient nullement échapper à la Cour Pénale Spéciale, pour des graves crimes commis par leurs troupes en République centrafricaine. Et ce, depuis le 1er janvier 2003 jusqu’à ce jour.

 

François Bozizé, chef rebelle de 2002 à 2003 et commanditaire des milices Anti-Balaka

En 2002, François Bozizé était rentré  en rébellion contre le régime de feu Ange Félix Patassé, paix à son âme. Durant sa rébellion, ses troupes avaient commis des plus graves crimes contre les populations civiles. De Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Kabo, en passant par Paoua, Bocaranga, Bossangoa pour ne citer que ces quelques villes, des centaines de civils ont été tués, leurs biens emportés, leurs maisons pillées ou brûlées. Qu’à cela ne tienne, plusieurs femmes et jeunes filles ont été violées.

C’était dans ce climat de psychose généralisée que François Bozizé et ses éléments avaient renversé le régime de feu président Ange Félix Patassé pour conquérir le pouvoir de Bangui le 15 mars 2003. Ce ne sont pas les responsables des Nations Unies qui nous démentiront. Le rapport « Mapping », rendu public en 2017 par les experts de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a révélé au grand jour les plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, commis sur le territoire de la RCA, depuis la date du 1er janvier 2003, période pendant laquelle Bozizé et ses éléments étaient encore en rébellion jusqu’en 2015.

Arrivé au pouvoir par la voie des armes et se croyant être au-dessus de tout le monde, Bozizé a si vite installé une dictature totalitaire comme mode de gouvernance du régime KNK. Des actes de tueries, de tortures, de disparitions forcées, de menaces et d’intimidations, étaient le lot au quotidien. D’où, la naissance de l’ex-coalition Séléka qui a fini par renverser le régime Bozizé le 24 mars 2013.

Selon Bertin Béa, secrétaire général du parti Kwa Na kwa, « c’est François Bozizé qui est l’auteur des milices Anti-Balaka ». C’était lors d’une interview accordée à RFI que Bertin Béa a fait cette déclaration. Depuis le 05 décembre, date à laquelle les milices Anti-Balaka avaient lancé l’offensive sur Bangui la capitale jusqu’au jour d’aujourd’hui, des centaines de civils ont été tués à coup de couteaux ou de machettes, et leurs corps parfois mutilés ou brûlés. Des immeubles publics et privés, ainsi que des maisons et champs des particuliers ont été également pillés, incendiés ou détruits. Si nous nous tenons aux propos de Bertin Béa, c’est François Bozizé qui est l’auteur principal de ces actes barbares commis par ses éléments sur les populations civiles centrafricaines.

 

Michel Djotodia, père fondateur de la Séléka et responsable n°1 des plus graves crimes commis en RCA depuis 2012

En 2012, une nouvelle rébellion a vu le jour en République Centrafricaine, notamment dans la ville de Ndélé. Il s’agit du mouvement rebelle dénommé « Séléka ». Au départ, ces groupes armés  avaient  justifié la raison de leur rébellion par la marginalisation de leur région. Ils ont commencé par conquérir les régions du pays les unes après les autres. C’est le tout début des violations graves du droit international humanitaire par ces rebelles. Ils tuaient, massacraient, violaient, pillaient, incendiaient tout sur leur passage.

Après avoir franchi la fameuse ligne rouge tracée à Damara par les troupes de la Misca, les éléments de l’ex-coalition Séléka sont entrés dans la capitale. Par la suite, ils ont réussi à chasser le général François Bozizé du pouvoir. Et quelques temps après que Michel Djotodia s’est autoproclamé président de la République, le pays de feu Barthelemy Boganda est devenu une jungle. Du Km 5 au camp Béal, camp des sapeurs-pompiers, en passant par le camp de Roux, voire le Palais de la Renaissance, les éléments de l’ex-coalition Séléka créaient des prisons secrètes où des civils avaient été torturés jusqu’à ce que mort s’en suive.

La situation était devenue pire le jour où les milices Anti-Balaka attaquaient les positions de la Séléka, le 05 décembre 2013. Tous les chrétiens étaient considérés comme des milices Anti-Balaka et vice-versa. Sous les coups de feu d’armes lourdes et automatiques, des milliers de corps jonchaient le sol tout le long des artères et avenues de la capitale. Dépassés par les exactions, les chefs d’Etat de la CEEAC se sont vus obligés de contraindre Michel Djotodia à la démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad.

Enfin, Catherine Samba-panza était arrivée au pouvoir. Mais la situation du pays n’a nullement changé jusqu’à l’élection de Faustin Archange Touadéra à la magistrature de l’Etat au second tour des élections couplées de 2015-2016. Entretemps, la population centrafricaine du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest a réclamé la justice lors des Consultations Populaires à la Base, matérialisées pendant le Forum National de Bangui.

Voilà pourquoi la Cour Pénale Spéciale est mise en place, cette juridiction mixte qui va enquêter, poursuivre et juger les crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis en RCA depuis le 1er janvier 2003 à ce jour. Etant donné que les groupes armés sont très nombreux, ce sont les responsables qui seront premièrement visés par la CPS et la CPI. C’est le cas de François Bozizé et Michel Djotodia.

Et comme les crimes poursuivis par la CPS sont imprescriptibles, les juridictions ordinaires pourraient rattraper les autres complices même cent (100) ans plus tard.

 

Amedé NGUETE

 

 

Le Président F.A. Touadera

est à Erevan en Arménie pour prendre part à la 17ème conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays qui partagent la langue française.

 

 

LE PRESIDENT HAROUNA DOUAMBA DE L’ONG INTERNATIONALE ANA,

LANCE UN APPEL AU PEUPLE AFRICAIN ET SURTOUT AUX AFRICAINS DE LA DIASPORA

« N’avez vous pas de dignité ? N’êtes-vous pas fiers d’être africains ? Avez-vous peur du blanc dans ce 21ème siècle ? Etes-vous des descendants d’esclaves ou êtes-vous toujours esclaves ? Vos diplômes vous servent-ils seulement à soutenir la déstabilisation d'un régime pour vous installer ? Notre jeunesse à besoin de quel avenir si elle n'assume pas ses responsabilités? Voulez vous une démocratie, un développement, la liberté des peuples sans la liberté du pays et de nos dirigeants ? »

Si tu es fier d'être Africain noir ou blanc, réveille toi et saches que ta conscience est maintenue captive en ce moment par l'Occident qui te manipule et te révolte contre toi même. La liberté n'a pas de prix mais tu n'oses pas dénoncer les injustices de l'Occident qui causent beaucoup de misères à nos populations. Tu es religieuse ou religieux, tu veux le paradis mais tu as peur de mourir pour sauver des milliers de vies humaines en t'exprimant, en faisant de la dénonciation et ou en partageant nos articles. Avant d'accuser nos dirigeants d'incompétents, toi mon frère ou ma sœur Africain, que fais tu pour mettre fin aux pillages du voisin ? Que fais tu pour dire non à la manipulation du voisin qui déstabilise nos États ? Que fais tu pour soutenir certains dirigeants qui ont le courage de dire non au voisin en voulant libérer leur peuple? Des dirigeants qui veulent travailler pour le bien être de leur peuple? Qui désirent mettre en place des partenariats gagnant-gagnant ? Ce qui est le cas pour le Président Touadéra. Cher frère et sœur, ou que vous soyez, quelque soit votre situation, votre milieu ou votre formation professionnelle, vous resterez Africains et Nègres. Je vous invite à vous réveiller et à comprendre que nous ne sommes pas éternels, nous sommes appelés à mourir peut être demain, mais qu'avons nous fait pour contribuer à la liberté, à la paix et à l'avenir de notre bien commun l'Afrique ? Je me dis intellectuel et intelligent, mais est ce une dignité de voir mon peuple se faire manipuler par des ONGs de l'Occident sur des questions de biens mal acquis et de dictature alors que les parrains de ces ONGs sont des déstabilisateurs, des pilleurs et des dictateurs dans nos États ? Toi L'AFRICAIN qui est assis avec ton bac +20 dans ton tiroir et qui attend la déstabilisation de ton pays pour venir t'installer, comme si toi tu es le dieu sur terre alors que tu viens pour être une marionnette à la solde de ceux qui t'ont installé, tu peux me dire quand il y a des biens mal acquis et que les biens sont chez toi, quel est ton rôle? Biens mal acquis est considéré comme du vol et quand les éléments volés se retrouvent chez toi, qui es tu toi ? N'es tu pas un receleur ? Cher frère et sœur, soyons intellectuels et intelligents, arrêtons de nous laisser manipuler, soyons unis et nous mettrons fin aux injustices dans nos pays. La solidarité emmènera nos dirigeants à être corrects, arrêtons les intérêts égoïstes, soyons humains. Pour conclure, unissons nous pour dire non aux pratiques inhumaines de la France en RCA, unissons nous pour soutenir et protéger le Président Touadéra qui propose des partenariats gagnant-gagnant avec la France enfin que les ressources de son pays profitent à son peuple. Le Président Touadéra n'est pas immortel, ce qu'il fait est une œuvre de Dieu et cela changera définitivement la vie du peuple Centrafricain. C'est pour cela que nous mettons à la disposition du Président Faustin-Archange Touadéra, toutes nos 53 ONGs, nos 22 médias internationaux et nos partenaires, pour dénoncer et déstabiliser tout individu ou pays qui s’en prendra à la démarche du Président Touadéra. Une démarche jugée courageuse, noble et vitale.

Cher frères et sœurs , je suis un humain et l'erreur est humaine.

Toutes mes excuses aux personnes que mes propos ont pu choquer.

Je vous remercie.

 

Harouna Douamba, Président de l’ONG Internationale ANA

 

 

 

RCA / LA COALITION AFRIQUE ENGAGEE DONNE UN AVERTISSEMENT ET MENACE

Les pays, les médias et les individus qui feront de la diffamation et la propagande sur la personne du président Touadéra et son premier ministre Mathieu Simplice Sarandji seront considérés comme les ennemis de la paix, de la liberté, de la souveraineté et du bien être du peuple centrafricain, nous utiliserons nos 53 Ongs panafricaines, nos 22 médias internationaux, nos institutions et nos partenaires pour mener une campagne farouche de dénonciations et de déstabilisation de l'ennemi. Nous utiliserons tous les moyens pour réussir notre mission.

« Notre devoir est de veiller à la liberté et au bien-être de nos populations. Le peuple Centrafricain a beaucoup souffert des crises à répétitions, bien organisées pour faciliter le pillage de ses ressources avec la complicité de la MUNISCA qui est sensée protéger les intérêts du pays", tels sont les propos du président de l'Ong ANA, Harouna Douamba. Pour lui, le Président Touadéra ayant pris la décision de libérer son peuple de cette torture française est devenu aujourd'hui l'ennemi des pilleurs de la RCA. "C'est pour cela la Coalition Afrique Engagée dont le devoir est de soutenir les dirigeants Africains, soucieux du bien être de leurs populations, suite à une réunion de l'Assemblée à décidé de mettre à la disposition du Président Touadéra et son Premier ministre, dès le 11 octobre, ses canaux de communication. "Nous allons pour une première fois dans l'histoire Africaine, voir des médias qui mènent une campagne de dénonciation sur un autre média, nous allons rendre publique tous les coups de ces médias, nous allons mener des campagnes provoquant des soulèvements populaires contre les pays qui osent soutenir, voir cautionner la crise en RCA. Nous mettrons tous nos réseaux de communication à la disposition de leurs adversaires et les soutenir à pouvoir déstabiliser ce pouvoir considéré comme l'ennemi de la paix en Afrique. Pour les individus, nous allons détruire leurs vies et celles de leur famille par une campagne à travers les 53 ONGs et les 22 médias internationaux. L'heure de la libération de la RCA à sonné, la France doit prendre ses responsabilités et faire en sorte qu'il n'ait plus de morts en RCA", a souhaité Harouna Douamba. Qui a invité le Président Touadéra a continué de travailler pour le bien-être de sa population. " Soyez rassuré Excellence, du soutien total de la Coalition Afrique Engagée ", a-t-il fait la promesse au Président Touadéra.

 

Kibimda Jean-Eudes,

ONG ANA

 

 

 

LA France et Le Tchad optent pour l’initiative  de l’Union Africaine en RCA

Décidément, les fossoyeurs de la République centrafricaine veulent, vaille que vaille presser la Centrafrique comme un citron, de ses ressources naturelles, qu’importe les moyens utilisés pour arriver à leurs fins (déstabilisation de la RCA).

C’est dans cette optique que la ministre de la Défense Française, Florence Parly, a fait une déclaration tonitruante à Ndjamena au Tchad :« la France et le Tchad veulent se remobiliser autour de l’initiative de l’Union Africaine de paix en  Centrafrique », lors de cette tête à tête avec le président Idriss Deby Itno.

En effet, au cours de cet entretien avec le président tchadien, la ministre qui marche sur les pas de Jean Yves Le Drian qui avait exprimé à Brazzaville tout haut ce que les conservateurs et lobbys français pensaient tout bas de la coopération russo-centrafricaine.

Interrogé sur le sujet d’entretien entre la ministre de la Défense française et le président tchadien,  la ministre Florence Parly a expliqué, « Nous avons (...) évoqué la situation en Centrafrique, qui est l'objet d'une particulière vigilance de notre part et de la part du président Deby. Nous avons partagé l'analyse de la situation et nous convergeons sur cette analyse ».

Toutefois, « la conclusion que nous en tirons, c'est la nécessité de remobiliser autour de l'initiative africaine (UA) au sujet de la République Centrafrique », a-t-elle ajouté, afin de « faire en sorte que l'Union africaine puisse remobiliser autour de cette initiative ». En outre, la ministre a insisté sur la volatilité du climat sécuritaire en RCA.

Aujourd’hui, la question que se posent les deux (2) millions de déplacés internes et externes de Centrafrique est de savoir si le « salut » des Centrafricains viendrait des Russes, des Chinois, des Américains ou des Français ? A cela, il est inutile d’y répondre, car un stratège de renom avait dit : « les Etats n’ont pas d’amis, mais que des intérêts ».

Rappelons que Paris voit d'un mauvais œil la présence russe en Centrafrique où Moscou est notamment impliquée dans des tentatives de médiation entre le gouvernement et les groupes armés, souligne-t-on de source française.

Raison de plus pour l’Elysée de tout mettre en œuvre afin de capoter toutes initiatives de médiation chapotées par la Russie de Poutine.

Sinclair ARIES

 

 

 

QU’EST-CE QUI VA SE PASSER ENTRE LA CPI, LA CPS ET LES JURIDICTIONS ORDINAIRES ?

Trois (3) juridictions, la Cour Pénale Internationale, la Cour Pénale Spéciale  et les juridictions ordinaires sont compétentes pour connaitre les crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité. Face à cette situation, les Centrafricains s’interrogent sur ce qui va se passer entre ces trois juridictions.

 

La CPI et la CPS

La loi portant création de la Cour Pénale Spéciale affirme la primauté de la Cour Pénale Internationale sur la Cour Pénale Spéciale qui a elle-même préséance sur les juridictions ordinaires. Cette primauté de la CPI sur la CPS s’explique par la question des compétences  territoriale, temporelle et  matérielle ainsi que de leur complémentarité.

 

Compétence territoriale

La Cour Pénale Internationale a compétence en RCA qui a ratifié le statut de Rome, le 03 octobre 2001. Alors que la Cour Pénale Spéciale, une juridiction centrafricaine, a naturellement compétence sur tout le territoire.

 

Compétence temporelle

La CPI est une juridiction permanente qui ne peut juger que des faits commis après la date d’entrée en vigueur de son statut, le 1er juillet 2002. La CPS est une juridiction née le 03 juin 2015, date de promulgation de sa loi organique. Cette juridiction est créée pour cinq (5) ans renouvelable en cas de besoin. A partir de son installation effective, la CPS a compétence sur les crimes commis depuis le 1er janvier 2003.

 

Compétence matérielle

La CPI et la CPS sont toutes les deux compétentes pour connaitre des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité.

 

Complémentarité entre la CPI et la CPS

La loi sur la CPS prévoit que lorsqu’il est établi que le procureur de la Cour Pénale Internationale s’est saisi d’un cas, la Cour Pénale Spéciale se dessaisit à son profit. La complémentarité est donc le maître mot de la relation entre les deux tribunaux. La loi dispose que le procureur spécial  est autorisé à échanger des informations avec  le procureur de la CPI.

 

La CPS et les juridictions ordinaires

La CPS et les autres juridictions appartiennent à l’organisation judiciaire centrafricaine. La CPS est dite « spéciale », en raison de sa composition mixte, de son mandat spécifique et de l’indépendance de son parquet vis-à-vis des autorités, de la Cour de cassation et du ministère de la Justice.

 

Compétence territoriale

La CPS a son siège à Bangui et dispose d’une compétence nationale. Les autres juridictions organisées autour des Cours d’appels de Bangui, de Bouar et Bambari, ont chacune une compétence territoriale bien circonscrite.

 

Compétence matérielle

La CPS a une compétence limitée aux crimes internationaux : crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les autres juridictions ont compétence sur les crimes ordinaires, les délits, les contraventions ainsi que les crimes internationaux.

 

Compétence temporelle

La CPS est compétente pour juger les crimes commis depuis le 1er janvier 2003. Les juridictions ordinaires sont compétentes pour connaître les infractions perpétrées aussi bien avant qu’après le 1er janvier 2003, sous réserve de la prescription desdites infractions.

 

Complémentarité entre la CPS et les juridictions ordinaires

La CPS a préséance sur les juridictions ordinaires pour les infractions qui relèvent de sa compétence. De plus, jusqu’à la mise sur pied effective de tous les organes de la CPS, certaines affaires peuvent être renvoyées par le procureur devant les juridictions ordinaires.

Chers lecteurs, voilà en détail ce qui va se passer entre ces trois juridictions pour lutter contre l’impunité sous toutes ses formes en République Centrafricaine.

 

Source : (guide de sensibilisation à l’usage des organisations de la société civile).

 

 

 

LES ELIMINATOIRES DE LA CAN DE FOOTBALL 2019 : LES FAUVES DE

BAS-OUBANGUI N’ONT PAS DROIT AUX FAUX PAS A BOUAKE EN COTE D’IVOIRE

Les troisièmes journées éliminatoires pour la qualification à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Football 2019 au Cameroun ont démarré le mercredi 10 octobre 2018, à travers le continent africain. Mais ici nous nous focalisons plus sur les prestations de nos Fauves de Bas-Oubangui et leur chance de qualification.

A cet effet, nous faisons remarquer qu’à travers leur double confrontation à Bouaké en Côte d’Ivoire et à Bangui en RCA, avec les Eléphants, les Fauves de Bas-Oubangui n’ont pas droit aux faux pas. La première confrontation a lieu ce vendredi 12 octobre 2018 à 17 heures, heure de Bangui, et la seconde le 19 du même mois.

Or, à l’issue des deux premières journées, les Fauves de Bas-Oubangui de la RCA tout comme les Eléphants de la Côte d’Ivoire, sont à égalité de points, avec une victoire sur l’équipe nationale du Rwanda, et une défaite face aux Sily de la Guinée Conakry.

 Les Fauves de Bas-Oubangui ont l’obligation soit de faire match nul, soit de remporter un (10) match, pour se démarquer des Eléphants et prétendre à la chance d’être qualifiées à la CAN 2019 au Cameroun. Et c’est l’enjeu important de cette double confrontation entre les Fauves de Bas-Oubangui et les Eléphants, les 12 et 19 octobre 2018.

Toutefois, nous sommes optimistes et avons de la confiance à nos Fauves de Bas-Oubangui, vu leurs prestations ultérieures lors de ces éliminatoires de la CAN. Tout le peuple centrafricain est derrière son équipe nationale de football et le soutient coûte que coûte. « Allez, les Fauves de Bas-Oubangui » !

Le Petit YEKOA

 

 

QUAND ALKHATIM REVIENT A LA RAISON

Depuis quelques années, la ville de Kaga-Bandoro est devenue le bastion de l’ex-Séléka. En 2016 où la ville de Bambari a été déclarée « ville sans armes », Kaga-Bandoro a fait une descente aux enfers. Ces rebelles tiennent des Assemblées Générales sur place, notamment en avril dernier où ces derniers ont révélé leur projet latent de faire une descente sur Bangui.

Juillet 2018, l’Etat centrafricain, les groupes rebelles et les Russes se sont retrouvés à Khartoum. Les Russes veulent tout résoudre sans la violence. Le président soudanais ne voulait en aucun cas voir les rebelles tergiverser.

Tous ces rebelles qui se sont réunis à Khartoum avaient tressé des couronnes à la Russie pour son implication dans la résolution de la crise en République centrafricaine. Est-ce par crainte d’être effacés de la surface terrestre ? Est-ce une réelle volonté politique des rebelles ?

Cependant, de retour à Kaga-Bandoro, Alkhatim semble comprendre la leçon apprise à Khartoum : un bon élève. Pris de peur, Alkhatim somme ses éléments de cesser toutes les hostilités, car les conséquences corrigent mieux que les conseils. Il a pris la ferme résolution d’exécuter quiconque s’entêterait encore à commettre des exactions sur la population.  Les barrières illicites à l’entrée de Kaga-Bandoro et Dékoa ont complètement été dégagées. Ce qui témoigne à quel point Alkhatim tremble devant la puissance militaire de la Fédération de Russie.

En effet, avec une puissance militaire capable de faire mouche sans faire face à l’ennemi, il est inutile de rester sur sa défense. Mais pour réellement faire confiance à Alkhatim, il faudrait que ce dernier dépose les armes et qu’il se fasse désarmer. Un choix très difficile d’ailleurs. Kaga-Bandoro connaît peu à peu un retour à la normale. Le taux d’exactions a chuté depuis le retour d’Alkhatim de Khartoum, d’après nos sources. La population circule librement. Les éléments d’Alkhatim se sont retranchés dans leur cocon tout en gardant le contrôle de la ville. Alkhatim reste jusqu’à lors le maître incontesté de Kaga-Bandoro.

Plusieurs fois, on a assisté à des scènes où les groupes armés ont pris de bonnes initiatives et changent de  langage peu après. Ce changement intervenu à Kaga-Bandoro doit être pris avec réserve par le peuple ainsi que le gouvernement. Il ne suffit pas d’un petit changement de décor pour croiser totalement les bras, cela peut être juste de la poudre aux yeux.  D’où le peuple centrafricain doit rester sur le qui-vive.

Le gouvernement centrafricain mise sur le DDRR qui, d’ailleurs, est l’unique issue de sortie de crise. Mais il faut comprendre que seuls les patriotes pourront réellement se faire désarmer. Les ennemis de la nation s’entêteront sûrement. Le ministre des Affaires Etrangères russe, Sergei Lavrov, a une solution pour ces derniers. Il est en passe d’envoyer des troupes russes retirées de la Syrie en RCA, ceci afin de répliquer contre les endurcis.

« Aux grands maux, les grands remèdes », ce sera quand les troupes russes seront déployées en RCA. La peur changera réellement de camp. Les groupes disparaîtront d’eux-mêmes. Et l’on dira, « il était une fois les groupes rebelles en RCA ».

 

Jean-Max DELOUGA

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