Toutes les infos du Vendredi 05 Oct. 2018

 

Cm n 2811 du ve 05 oct 2018

Cm n 2809 du mer 03 oct 2018

 

Dossier ex-caade : la mafia financière s’engouffre au ministère des finances : assassinat des caisses de l’Etat

« En date du 13 novembre 1996, la loi N°96.025 du 13 novembre 1996 abrogeant les dispositions de l’ordonnance N°82.017 du 08 avril 1982 portant organisation de la Caisse Autonome d’Amortissement des Dettes de l’Etat (CAADE), cette institution ne jouit plus de l’AUTONOMIE financière et il a été créé une Direction de la Dette au sein du ministère des Finances ». Il fallait donc prendre en compte les perturbations sociales, suite à cette dissolution. Les cas de figure.

La mesure devait concerner tout le personnel de l’ex-CAADE, aussi bien le personnel sous statut que les fonctionnaires détachés. Concernant plus particulièrement les fonctionnaires, il est proposé qu’il leur soit laissé un choix entre les deux options:

-Réintégration dans leur administration d’origine. Ils seront alors traités conformément aux textes en vigueur les régissant;

-Bénéfice du mécanisme de désintéressement. Dans ce cas, ils renoncent à réintégrer leur administration d’origine.

MEcanisme

Le mécanisme comportera deux volets:

a) En cas de licenciement sauf cas de faute lourde, l’agent, à titre permanent, a droit, après trois (03) années de présence à la CAADE, à une indemnité de licenciement distincte du préavis, attribuée comme suit:

-33% de la moyenne mensuelle du salaire global des douze (12) derniers mois pour chaque année de présence, et ce pour les quatre (4) premières années de présence consécutive à la CAADE.

-38% de la moyenne mensuelle du salaire  global des douze (12) derniers mois pour chaque année de présence comprise entre la cinquième (5e) et la dixième (10e) année incluse de présence consécutive à la CAADE.

-45% de la moyenne du salaire des douze (12) derniers mois pour la période s’étendant au-delà de la dixième (10e) année.

Toutefois, alors que le licenciement résulte du seul cas de compression de personnel, l’agent a droit, après un an de présence, à une indemnité de licenciement égale à 25% de la moyenne mensuelle du salaire global des douze (12) derniers mois pour chaque année de présence consécutive à la CAADE.

Pour le calcul de la moyenne mensuelle du salaire global, il ne sera pas tenu compte de l’indemnité de congé servie pendant cette période: celle-ci sera remplacée par le salaire théorique que l’agent aurait perçu s’il avait travaillé ». Fin de citation.

* En ce qui concerne les fonctionnaires détachés auprès de la CAADE, ils bénéficieront de leur salaire de présence et l’indemnité de congé non pris, la fin du détachement ne saurait être interprétée comme un licenciement.

LA MAFIA

Dans le cas d’espèce, pour régulariser la situation du personnel, le ministère des finances s’est retrouvé avec deux (2) états de paiement du même personnel licencié de la CAADE. Le premier état de paiement est signé par les représentants du personnel et transmis à la Direction Générale du Budget (DGB) et l’Inspection Générale des Finances (IGF).

 La liste comporte 42 personnes, pour un montant global de cent cinquante sept millions six cent soixante deux mille huit cent quarante francs (157.662.840 F ) CFA.

Le second état de paiement n’est nullement signé. L’effectif du personnel atteint 85 agents et ne porte aucune signature. Le montant global est de deux cent soixante sept millions huit cent soixante treize mille cinq cent seize francs (267.873.516 F) CFA. D’où sort cet état de paiement anonyme? Pourquoi les efforts du personnel concerné pour contester ce second état de paiement, n’a pas retenu l’attention du ministre, de la DGB et de l’IGF ? Malgré toutes les démarches, le personnel a envoyé une note de clarification pour attirer l’attention du ministre sur les deux états de paiement en circulation dans ses services. Hélas, peine perdue et aussi bizarrement que cela puisse paraitre, la DGB et l’IGF ont fermé volontairement les yeux sur le premier état de paiement qui est correct, juste et transparent. Le ministre a ordonné le paiement plus approfondi, voire au rayon laser pour déceler ce qui se trame dedans. La DGB et l’IGF ne sont-elles pas complices d’un tel crime financier ? C’est la caisse de l’Etat centrafricain qui saigne. Les cadres du ministère des Finances prennent-ils conscience de la situation du pays ? Certains agents sont payés inférieur à ce qu’ils doivent percevoir. D’autres sont largement payés au-delà de ce qu’ils doivent percevoir. Même le nombre du personnel licencié pose un réel problème. Le personnel reconnait, signe et vise un effectif de 42 agents. Le second état de paiement, monté de toutes pièces,  ne comporte aucune griffe, aucune signature et compte 85 agents.

Les cadres centrafricains sont les vrais artisans de la déconfiture du pays, de la misère ordurière et de la pauvreté absolue du peuple centrafricain. Pauvre Touadéra, qui va l’aider ? La rupture n’est qu’un vœu pieux. C’est triste pour la RCA et son devenir.

Julien BELA 

 

 

QUARTIER MISKINE : QUAND UNE FEMME TROMPE 02 AMIS INTIMES ET MORT S’EN SUIT

 

Que c’est malheureux ! Les femmes sont aussi la cause de la désolation, alors que l’on pense qu’elles sont synonymes de paix. Pendant que les deux amis intimes n’avaient aucun différend, une jeune femme a fait tout basculer entre ces derniers. Mardi 2 septembre, il était environ 20 heures lorsque la jeune femme était en pleins ébats amoureux avec l’ami de son copain quand la nouvelle a commencé à courir. Le copain de la jeune femme, une fois au courant, n’a pas tardé un seul instant à se rendre de visu sur les lieux. Tout se passait à Miskine. Une fois sur place, ce dernier se cache dans les ténèbres, poignard à la main. Il attendait d’abord la sortie du couple pour commettre son forfait. Une fois dehors, le jeune homme cocu s’acharne contre son ami intime et le poignarde. Ce dernier  tombe au sol, tremble, saigne abondamment, crie à plein gosier et rend l’âme. Son bourreau prend aussitôt la poudre d’escampette, s’enfuit pour se sauver. Mais les jeunes du secteur lui ont couru après. Une fois rattrapé, ils lui ont fait subir le même sort que son ami. Aussitôt après, il a trouvé la mort, une fin triste. Devant cette tragédie, nous rapporte un témoin, « l’auteur du meurtre a pris aussi la fuite, c’est le propre des femmes. Celle-ci est restée ébahie ».

L’incivisme en RCA va crescendo depuis le début de la crise qui a fait éveiller chez certains, les sentiments de haine et de mépris. Cette crise a inoculé les crimes chez les Centrafricains. Comment mettre facilement fin à la vie de son prochain ? Il faut être sans cœur pour penser à agir ainsi. Il faut être aussi sadique pour éventrer une personne. Pour ce qui concerne la jeune femme, elle poursuivra son petit bonhomme de chemin, trompant partout les hommes. Il faut se figurer que tout se paie ici-bas. Peut-être que cette jeune femme se croit être l’égal des hommes ? En tout cas, elle s’affirme négativement. Ses prétendants doivent se méfier d’elle.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

MECKASSOUA LANCE UN DEBAT DE BAS-ETAGE

L'ouverture de la deuxième session ordinaire de l'Assemblée Nationale vient de tenir toutes ses promesses. Quelques incrédules avaient tendance à croire que le Président de la seconde institution de la République ferait preuve d'esprit de rapprochement, de tolérance et d'humilité dans son discours de circonstance. Hélas ! Ils ont été bien déçus, car l'Homme du km5, fraichement rentré de consultation politique auprès de son mentor de Ndjamena, a officiellement déterré la hache de guerre.

DES NAINS POLITIQUES ?

Le défenseur de la diplomatie parlementaire, se superposant avec la diplomatie qui est le domaine réservé du Chef de l'Etat, a eu les mots durs pour qualifier les tenants de l'Exécutif. Et pour cause, il voit la main de Touadéra derrière la centaine de ses collègues députés qui se disent fatigués de sa gestion, au point d'initier en toute responsabilité et liberté une procédure de destitution contre lui.

En effet, les scandales financiers, les problèmes de management interne et la mauvaise collaboration avec ses collègues élus de la nation ne pouvaient que déboucher sur la procédure de destitution à mi-mandat du Président de l'Assemblée Nationale. Ceci constitue un précédent dans les annales du Parlement centrafricain.

A bien écouter Monsieur Abdou Karim Méckassoua, il a fait porter le manteau du coupable au pouvoir Exécutif, particulièrement à ceux qui sont au plus haut sommet de l'Etat, en l'occurrence, le Président de la République, Chef de l'Etat, et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Il les accuse d'utiliser l'argent du peuple pour financer des réunions par-ci, par- là, dans le but de le destituer. Il ne dit pas qu'il en organise lui aussi pour déstabiliser ses adversaires politiques.

Pour le Président de l'Assemblée Nationale, les élus du peuple sont des nains politiques, puisqu'ils se laissent instrumentaliser par les tenants de l'Exécutif. Il ignore que ces députés méritent le respect et la considération. Mieux encore, le Président de l'Assemblée Nationale semble oublier que la seule promesse de livrer des véhicules 4/4 aux députés pour acheter leur choix sur sa modeste personne pour le perchoir, n'aurait pas suffi. Il paie donc en monnaie de singe le Président de la République, Chef de l'Etat, qui a mobilisé tous ses partisans en vue de son triomphe, au nom de la cohésion sociale et la quête de la paix, et sans injonctions externes. Tout comme il l'a fait pour d'autres élus stratégiquement assimilés à la majorité présidentielle, Faustin Archange Touadéra a donné la preuve de son ouverture d'esprit et de sa volonté de faire participer tous ses concitoyens, de toutes religions et de toutes régions, centrafricains d'origine ou d'adoption, à la reconstruction nationale. Va-t-il se déjuger à mi-mandat et déconstruire un édifice laborieusement conçu ?

Attendons d'abord d'écouter sa réaction à l'occasion de son retour de New-York où il est allé plaider en faveur de la levée totale de l'embargo imposé par les grandes puissances sur les armes en faveur des FACA, pour en savoir d'avantage. Comment un nationaliste et patriote centrafricain, politique de surcroît, pourrait-il s'amuser à cautionner la stratégie des occidentaux qui, à visage découvert, ont soutenu et soutiennent encore les groupes armés, dans le but d'affaiblir le pouvoir du Président Touadéra pour son choix de réchauffer la coopération bilatérale avec la Russie et la Chine ? La preuve la plus parlante est aussi leur silence de mort face au sur réarmement des ex-Séléka au Darfour, au Tchad et en Libye, à cause de la fourniture d'armes nouvelles à la République Centrafricaine par la Russie, la Chine et les Etats-Unis d'Amérique. C'est de la fourberie et de la mesquinerie. Ils en payeront le prix.

QUELQUES LEÇONS D'ETHIQUE A MECKASSOUA

II convient d'attirer la haute attention de l'actuel président de l'Assemblée Nationale sur quelques éléments à ne pas négliger, surtout pour quelqu'un qui aspire aux rêves de l'Etat.

1-Les dispositions constitutionnelles délimitent le champ d'action et les prérogatives des institutions de la République. Il serait exagéré de vouloir accorder trop d'espace à une nébuleuse « diplomatie parlementaire » qui naviguerait à contre-courant des options essentielles contenues dans le discours de politique générale du Gouvernement adopté par les députés en 2016 d'une part, et de la Lettre de Mission adressée au Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l'Etranger par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d'autre part. Ce ne sont pas les députés qui orientent la politique extérieure de l'Etat dans un régime présidentialiste.

2-Tout en lui reconnaissant le droit de penser à privilégier d'abord ce qu'il appelle les partenariats traditionnels, il faut lui dire sans ambages que certains des Etats et Organisations Régionales et Internationales invoquées, qui se présentent aujourd'hui en pompiers, ont eu une part de responsabilité dans le déclenchement de la crise, la destruction de notre économie et nos infrastructures, les cas de meurtres, assassinats et homicides que la RCA a connus depuis décembre 2012. Une action plus vigoureuse de ces partenaires traditionnels aurait limité ce plan macabre qui se poursuit aujourd'hui encore par l'occupation de la moitié du territoire national par des mercenaires étrangers puissamment armés, malgré la présence des forces onusiennes. D'ailleurs, pourquoi les Sangaris n'ont-ils pas achevé de nettoyer le terrain avant de battre en retraite ?

Que le député du troisième arrondissement de Bangui ait la patience d'attendre pour apprécier les investissements nouveaux et actions de sécurisation que vont mener les nouveaux partenaires impliqués par le Président Touadéra dans l'opérationnalisation et la montée en puissance des FACA. C'est à l'aune des échecs ou réussites des Etats engagés que l'on dira que le Président de la République, Chef de l'Etat, et son Gouvernement, ont échoué ou réussi à sortir la RCA de la crise et à promouvoir le développement.

3-Au lieu de se perdre en conjectures et dans un juridisme béat, Monsieur Méckassoua doit tirer la leçon de la mauvaise gestion financière de « sa maison ». Les organes de l'Etat en charge de la bonne Gouvernance ont longtemps fermé les yeux sur les dérives contre lesquelles le Président de l'Assemblée Nationale n'a pas su et pu prendre ses responsabilités. Cela pourrait être qualifié aisément par les hommes de droit. Mais là encore, il ne faut pas caresser le vœu secret de voir le Président de la République intervenir pour fermer ce dossier, encore au nom de la paix.

4-Enfin, nous sommes d'avis que l'histoire de cette session ne saurait être écrite par un seul homme, fut-il l'enfant béni des colonisateurs (anciens ou nouveaux) de la République Centrafricaine. Les députés sont attendus sur l'examen du projet de budget et la loi des finances 2019. Mais, s'il leur faut passer le chiffon sur les amas d'irrégularités et les ambitions mal placées des uns et des autres, chacun des acteurs doit faire preuve d'humilité et de sagesse. Le déclenchement des hostilités ne semble pas la manière la plus appropriée pour réaliser un consensus autour d'un sujet aussi cardinal que la paix.

La sérénité

Selon toute évidence, le député Abdou Karim Méckassoua a perdu une occasion de se taire et de tendre la main à tous ses collègues, afin qu'ensemble, ils franchissent le gué. Il s'est fait tout petit face au président Faustin Archange Touadéra. Que Dieu lui pardonne ces moments d'égarements.

Quant au Chef de l'Etat et au Premier Ministre, la population attend d'eux sérénité et neutralité. Les députés, s'ils ne se laissent pas influencer par le mercantilisme et la corruption, trouveront eux-mêmes une issue à cette problématique. Car, il ne sert à rien de tomber dans ce débat de bas-étage.

Seul l'intérêt national triomphera !

Jean SEREZE

 

 

 

UN RWANDAIS, ANICET NEMEYIMANA, DIEU SUR TERRE, PROVOQUE LA

PANIQUE AU SEIN DE L’ONG CRS (CATHOLIC RELIEF SERVICES)

Anicet Nemeyimana n’est pas l’homme indiqué pour diriger l’ONG CRS. Les informations en notre possession font état de la perspective certaine de faillite, s’il reste à la tête de cette ONG. Il en ressort ce qui suit : « Il manque de rigueur lui-même. Il n’encourage pas la lutte contre la fraude, la corruption dont l’équipe des opérations et la finance sont entrain de chercher à réduire au maximum, ces comportements négatifs. Je peux dire que c’est l’un des facteurs très sensible pour le NON RENOUVELLEMENT du projet SECC par le bailleur ».

Dans quel pays au monde, un poste qui n’existe pas dans l’organigramme de l’ONG peut avoir un intermédiaire ? N’est-ce pas la mafia, un club d’amis qu’il faut casser, un réseau de rongeurs pour entraîner l’ONG à la faillite ? C’est un dérapage monstrueux pour les recrutements des staffs nationaux. C’est un SOS, une alerte rouge que le personnel adresse à la hiérarchie de la région qui les coiffe. Peut-on accepter quelqu’un qui a sur ses traces, les ruines de l’ONG SECC ? C’est la RCA qui perd. Il y a péril en la demeure.

Anicet Nemeyimana méprise les autorités centrafricaines, à titre d’exemple, une convocation de la SRI est foulée au pied. C’est un dieu sur terre, alors, que fait-il en RCA, le pays des sous-hommes ? La convocation est datée du 04 octobre 2018. Furieux, docteur Poumalet Flavien a déposé une plainte en bonne et due forme contre ce personnage pour une affaire de véhicule dont les pièces auraient été trafiquées. L’affaire suit son cours.

Le personnel est désarticulé et ne sait à quel diable plus diable que celui-là pour sauver l’ONG CRS : « Mais cependant, je saisis cette occasion pour dénoncer les manœuvres dilatoires que tu es entrain de faire introduire au sein de My CRS CAR, cherchant à déstabiliser, fragiliser, ébranler et affaiblir le meilleur environnement de travail que tes prédécesseurs nous ont légué au prix d’un dur labeur et d’une très grande rigueur et fermeté incontestables. En ta qualité de Country Manager de CRS CAR, tu dois faire respecter les lois de la République centrafricaine en matière de recrutement ou faire imposer les recrutements au My CRS CAR à la RWANDAISE » ?

Les réseaux rwandais, les recrutements déguisés, les intentions fourbes et machiavéliques, autant d’expressions négatives qui pleuvent sur le fameux petit dieu Anicet Nemeyimana. Depuis que la crise a désarticulé la RCA, des individus de cette espèce sont nombreux. Pour eux, le Centrafricain n’a aucune valeur, encore moins une valeur humaine, une valeur intrinsèque. Ce genre d’individus se croit tout permis et méprise même les lois de la République. CRS CAR est-elle en RCA pour un réseau rwandais, un réseau de copinage, qui entraîne les ONG à la faillite, comme le cas de l’ONG SECC ? Les autorités centrafricaines doivent réagir de manière musclée pour ramener ces brebis galeuses sur terre et à la raison. My CRS CAR a défini ses critères de recrutement sur la base du Code du Travail en vigueur dans le pays. Les Centrafricains ne tolèrent plus ce complexe hasardeux de supériorité, pur poudre aux yeux de certains de nos frères africains. Le ministère de tutelle des ONG en RCA doit expulser ces brebis galeuses. Si les ONG viennent au secours de la RCA, elles doivent nous aider dans le strict respect de la dignité humaine, de la solidarité africaine et mondiale.

La fraude s’installe au sein  de la CRS-CAR

Un des collaborateurs de Nemeyimana est aux arrêts à la SRI. Heureusement qu’il n’a pas suivi son collaborateur. Les pièces de véhicules d’un médecin, docteur Poumalet Flavien ont été trafiquées. Le logisticien Gaétan est en tôle. Le Manager Pays, Anicet Nemeyimana doit aussi subir le même sort, car il en est le cerveau. Anicet Nemeyimana doit être expulsé du pays pour moralité douteuse, exécrable. Il ne peut diriger une ONG My CRS-CAR. Les ONG ne sont pas des vaches à lait à la disposition de n’importe quel aventurier, chasseur de primes. C’est pour soulager la souffrance d’un peuple. Au Rwanda, tout vol, toute fraude, détournements, mauvaise foi, sont sanctionnés par la peine de mort. La RCA est un Etat de droit et non une jungle. Il faut démanteler ce réseau mafia. L’ONG SECC est l’une des victimes et la RCA perd ainsi un partenaire.

 

Julien BELA

 

 

MOBAYE : EN L’ABSENCE  DU POUVOIR JUDICIAIRE ET DES FSI, LES

ANTI-BALAKA S’ERIGENT EN POLICIERS, GENDARMES, MAGISTRATS…

Y a-t-il une différence entre Séléka et Anti-Balaka ? Non et absolument non. Ces deux protagonistes de la crise centrafricaine ont les mêmes comportements, les mêmes attitudes à l’égard des populations civiles. Vous prenez un Anti-Balaka de Kaga-Bandoro ou de Bambari, de Bangassou…, vous le comparez à celui de Mobaye, ils présentent les mêmes caractéristiques, agissent de la même manière. De même que vous prenez un Séléka d’Alindao, il n’est pas différent d’un Séléka des Mbrés ou de Bria, pour ne citer que ces quelques villes. En somme, Anti-Balaka et Séléka sont tous des criminels, des tueurs, des destructeurs, des hors-la-loi, et nous en passons.

En effet, d’après les informations qui nous parviennent de la localité de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto, au Sud-est du pays, les Anti-Balaka ou Autodéfenses qui ont investi cette ville après l’accord de paix signé en décembre 2017 entre eux et les Séléka, se croient au-dessus des lois centrafricaines. Tout comme les Séléka, et avec l’absence du pouvoir judiciaire et des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) aidant, ces damnés de la terre s’autoproclament policiers, gendarmes, agents des eaux et forêts, douaniers, militaires, magistrats (président du tribunal, procureur de la République, greffier…). Ils organisent des procès dans leur Quartier Général (base) dans ladite ville. Tous ceux qui ont des différends leur adressent des plaintes en bonne et due forme. Ils convoquent le plaignant et le ou les présumés coupables des faits qui leur sont reprochés. Si le ou les présumés sont reconnus coupables, ils doivent verser une forte amende avant toute leur libération. Il convient de souligner qu’avant de traiter le différend qui oppose deux (2) ou plusieurs individus, ces derniers doivent verser une somme en guise de convocations qui leur sont envoyées.

Si le différend oppose un individu à un Anti-Balaka, c’est le comble du désespoir.

Un habitant de Mobaye en a fait le frais la semaine passée. Selon un compatriote joint au téléphone et qui a requis l’anonymat, une jeune femme avait été épousée par un Anti-Balaka. Peu après, le divorce s’en est suivi. La jeune dame a regagné ses parents. Un jeune s’est présenté à ses parents pour l’épouser. Ces derniers ont accepté la demande. Quelques mois après, la femme est tombée enceinte. Ayant été au courant de la grossesse de son ex-épouse, il a déposé plainte auprès de ses compagnons d’armes. Le jour du procès, les Anti-Balaka ont exigé une somme de cinquante mille francs (50.000F) CFA à ce jeune avant de traiter le problème. Après d’âpres discussions, il leur a remis vingt mille francs (20.000F) CFA. Pire encore, il lui a exigé de verser deux cent mille francs (200.000F) CFA d’amende pour adultère, car d’après eux, une femme qui est divorcée avec un Anti-Balaka ne peut en aucun cas se marier avec une autre personne. Elle a l’obligation de rester sans époux ou de regagner son mari d’antan, même s’il la traite mal. Donc, pour eux, ce jeune homme a eu le tort d’épouser cette dame qui était l’ex-épouse d’un Anti-Balaka. Alors que ces Anti-Balaka oublient que la dot que ce dernier a apportée, était déjà remboursée par les parents de la femme à cet Anti-Balaka. De ce fait, la jeune dame est libre de se marier avec un homme qu’elle aime. Voilà comment les Anti-Balaka de Mobaye traitent leurs frères et sœurs. Les cas sont nombreux et nous ne pouvons les énumérer tous. Ils prélèvent aussi des taxes et autres en lieu et place des autorités déconcentrées de l’Etat qui n’existent pratiquement pas dans la localité, sinon le préfet de la Basse-Kotto, le sous-préfet de Mobaye, les enseignants et les infirmiers.

Ce qui se passe aujourd’hui dans la ville de Mobaye doit interpeller la conscience de nos gouvernants. On note une accalmie, pour ne pas dire une paix précaire à Mobaye. En principe, le gouvernement doit déployer les FSI, le président du Tribunal de Grande Instance, le procureur de la République dans la ville de Mobaye pour contrecarrer les actions de ces groupes armés (Séléka et Anti-Balaka). Car, n’oublions pas aussi que les combattants de l’UPC qui ont élu domicile dans cette ville depuis plus de cinq (5) ans agissent également comme les Anti-Balaka. La population de Mobaye vit dans la peur à cause des exactions de ces hommes en armes. Et pourtant, elle avait demandé aux autorités du pays d’y déployer les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Mais les jours passent et se ressemblent. Il semble aujourd’hui que cette demande est tombée dans l’oubliette. Si les Anti-Balaka et les Séléka commettent des exactions sur les populations civiles, travaillent en lieu et place des autorités déconcentrées de l’Etat, à qui la faute ?

Il est de la responsabilité du gouvernement de protéger ses administrés et non de les laisser dévorer par les Anti-Balaka et les Séléka qui ne sont pas habilités à trancher les litiges et à défendre les citoyens. Cette tâche incombe à l’Exécutif. Nous savons tous qu’un rebelle est un rebelle. Quand les Anti-Balaka avaient pris les armes, ils avaient annoncé tambour battant qu’ils protégeront leurs compatriotes qui étaient sous l’emprise de la coalition Séléka. Mais que se passe-t-il aujourd’hui ? Protéger est-il synonyme d’infliger de forte amende à son prochain qui n’est pas Anti-Balaka ? Ou bien prendre toute une population en otage ? Ces questions dépassent notre entendement humain. Il faut déployer les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans la Basse-Kotto comme ce fut le cas dans le Mbomou, la Kémo, l’Ouham-Péndé, la Nana-Mambéré et bientôt la Ouaka pour mettre fin aux agissements des groupes armés. Un Anti-Balaka ou un Séléka qui se substitue aux FSI et au pouvoir judiciaire, c’est grave et extrêmement dangereux pour les civils, les humanitaires, les serviteurs de Dieu.

 

Elkas PACHANGA

 

 

Les épidémies de l’hépatite E et de Monkeypox déclarées en Centrafrique

 

Le ministre de la santé publique et de la population a déclaré l’épidémie de l’hépatite E à Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé au nord du pays et celle de Monkeypox à 32km de Mbaïki dans la Lobaye. Déclaration faite hier, lors d’une conférence de presse.

Les statistiques de l’Hépatite E enregistrées le 14 septembre dernier font état de 31 cas, dont 29 ont été confirmés et une personne a trouvé la mort. Selon le ministre de la santé publique Pierre Somsé, « des dispositifs d’urgence ont été dépêchés dans ce district sanitaire de Bocaranga au nord du pays. Le renforcement de l’équipe de surveillance et la prise en charge des cas sont d’une importance capitale ».

Le membre du gouvernement a fait savoir que la transmission de l’hépatite E s’effectue « à travers la consommation des eaux insalubres, des aliments malpropres et mal cuits et contaminés. La transmission entre les humains est rare, mais fréquente chez les femmes enceintes. Cette phase entre mère et enfant s’effectue par le cordon ombilical », précise-t-il.

Plusieurs partenaires se sont mobilisés auprès du gouvernement centrafricain pour lutter contre cette maladie infectieuse qui s’attaque au foie. « Des mesures de réponse ont été prises avec les structures humanitaires, dont  Cordaid, IRC, OMS, pour contenir cette flambée épidémiologique », a-t-il affirmé.

De l’autre côté, le 26 septembre 2018, le centre de santé privé de Zouméa-Kaka proche de Mbaïki a notifié trois cas suspects de Monkeypox. « Une jeune d’environ 25 ans allaitante, son enfant de 4 mois et une fille de 4 ans ont été suspectées de Monkeypox. Ces trois prélèvements ont été confirmés par l’Institut Pasteur de Bangui », a annoncé le ministre Pierre Somse avant d’ajouter que des partenaires tels que OMS, Unicef, Fairmed, MSF, IPB ont déjà mis en place des dispositifs de contrôle de cette épidémie.

Le ministre de la santé et de la population projette des campagnes de sensibilisation dans cette région sanitaire n°3 afin de lutter contre cette maladie. Il invite par ailleurs la population à s’approprier les mesures d’hygiène.

RJDH

 

 

ANNEE SCOLAIRE 2018-2019 : IL FAUT PENSER AUX ENFANTS DU NORD-EST DE LA RCA

L’année scolaire 2018-2019 vient de commencer en République centrafricaine. Bangui, la capitale connaît un afflux d’élèves dans les écoles et lycées. Même son de cloche dans l’Ouest du pays. Mais vers le Sud-est, la situation est dramatique avec les groupes rebelles qui font régner la terreur.

A Alindao dans la Basse-Kotto, le constat est amer. Il suffit de se rendre dans la cours du lycée d’Alindao pour constater que rien, ni personne n’est prêt pour reprendre les cours. Car l’UPC règne en maître et fait régner la terreur. En somme, dans la partie Sud-est toujours en proie à la violence, l’éducation est hypothéquée. L’avenir des enfants centrafricains est sombre. Si les indicateurs en matière de l’éducation sont aussi faibles, cela témoigne à suffisance que les efforts déployés ont connu des failles. En effet, quoique l’on ait l’habitude de dire que le système éducatif centrafricain est en régression, n’empêche que l’Etat déploie des efforts dans ce sens.

La présence des groupes rebelles en RCA gêne la bonne marche de l’éducation en RCA. Avant la crise, l’on assistait à un plus fort taux de réussite d’admission des candidats au baccalauréat chaque année. Mais depuis lors, moins de 15 % des candidats parviennent à décrocher leur bac, une situation pitoyable.

Avec cette nouvelle rentrée scolaire, il s’agit de relever le défi. Mais à s’en apercevoir de plus près, ce sera difficile aussi longtemps que les rebelles détiennent des armes par devers eux. Dans le Nord-est de la RCA, beaucoup d’inspections académiques tournent au ralenti. Les élèves se trouvent sur le site des déplacés. Par contre dans le Sud-est, précisément à Alindao, beaucoup sont ceux qui ont soif de continuer normalement leurs études. Mais il suffit de rien pour que les armes tonnent. La libre circulation dans cette ville n’existe pas. Les enseignants ont la trouille au ventre. En tout cas, l’école reste un grand dilemme à résoudre.

A Bangui pourtant, les écoles ont ouvert leurs portes. Les enseignants, les élèves ont répondu présents à ce rendez-vous. Mais le pays n’est pas seulement la capitale Bangui. Dans les villes de l’Ouest, tout est nickel. Mais il faut aussi penser au Nord-est où la situation reste dramatique.

L’éducation est la clé du développement car un peuple non instruit est un peuple sans avenir. Si les enfants d’aujourd’hui ne sont pas instruits, demain les richesses centrafricaines ne profiteront qu’aux étrangers. D’ailleurs, c’est le cas présentement avec les rebelles qui pillent nos richesses. La RCA dispose d’énormes richesses, mais celles-ci rentrent dans la bourse des étrangers qui s’enrichissent aux dépens du sous-sol centrafricain.

L’éducation est le pilier du développement. Mais si déjà l’on a de la peine à assurer une éducation de qualité aux enfants, cela fait déjà douter de l’avenir meilleur. « La jeunesse prépare la vieillesse ». Si aujourd’hui l’avenir du pays est bafoué par les rebelles, cela suppose que le lendemain est sombre.

Sans une éducation de qualité, la RCA ne pourrait connaître un essor, un développement au sens propre du terme. D’ailleurs, la baisse du niveau est déjà au rendez-vous. Pour la combattre, il faudra redorer le blason de la qualité de l’éducation. Mais la paix reste le nœud de ces problèmes. Tout passe par là. Rien ne peut marcher sous les crépitements d’armes. Les étrangers qui composent les groupes rebelles ont une mission principale : mettre la RCA à néant, c’est-à-dire rien ne doit fonctionner dans ce pays.

Alors, il s’agit d’un grand défi à relever pour le gouvernement.

Jean-Max DELOUGA

 

Brice Ekomo se fElicite de l’initiative Taranissi

Brice Ekomo, président de l’Association Keep In Touch (KIT et promoteur de l’espace  pour enfants Taranissi, se réjouit des résultats de la première phase de cette initiative. Il l’a dit lors d’une interview au RJDH le Lundi 1er Octobre.

RJDH: Mr. Brice Ekomo Bonjour

Brice Ekomo, Bonjour!

RJDH : Vous avez lancé l’initiative Taranissi pendant les grandes vacances  quelles leçons tirez-vous de cette initiative ?

BE : Il fallait oser le faire. Aujourd’hui je peux dire que je suis plus que satisfait  du résultat au vu de ce que l’on a reçu près de 2000 mille enfants  venant de différents arrondissements de Bangui. On a pu bénéficier de différentes œuvres sociales et visiter différentes entreprises de la place ainsi que quelques institutions. Je pense que c’est tout gagné.

RJDH : Dites-nous quelles ont été les activités menées pendant cette période ?

BE : Au total, nous avons eu 30 visites lors de cette période, les excursions en ville et on a vu même des ateliers de coiffure, gymnastique de l’initiation aux instruments traditionnels et plein d’autres choses.

RJDH : Vous avez initié les enfants au tourisme de proximité. Quelles ont été les sites visités et comment appréciez-vous les visites ?

BE: On a visité beaucoup de sites : les supermarchés parce que certains enfants n’y sont jamais allés, on est allé chez Sucaf, Husaca à Bimbo, Sunu Assurance, Telecel. On a également visité deux  champs à Bimbo  et  à Ouango pour la société « Yaka ti Bida ».

RJDH : Monsieur Brice Ekomo, l’Unicef a choisi de venir célébrer la journée culturelle des enfants vivant avec le virus du VIH /SIDA à l’espace Taranissi. Pourquoi ?

BE : Tout ce que je peux  vous dire que c’est un honneur. C’est vrai qu’au lancement de TARANISSI on n’a pas eu le temps d’inviter toutes les institutions ; on est allé un peu avec nos moyens et nous avons cru à notre rêve qui aujourd’hui est arrivé à son apothéose. C’est ce qui a encouragé l’Unicef à choisir notre espace pour célébrer avec les enfants vivant avec le VIH cette journée.  Aujourd’hui,  l’Unicef  est là, l’Ambassadeur des USA qui est notre  premier partenaire de l’événement est aussi présent. On a l’ONUSIDA qui est aussi venue  et Rotary Club. Quelques membres du Gouvernement sont aussi là avec nous et la Fédération  Centrafricaine de Tirs  à  l’Arc et celle de Badminton. Donc c’est juste du bonheur.

RJDH : Suite à la dernière visite de Taranissi vous dites ne pas être satisfait de tout ce que vous avez eu à faire, dites-nous après cette cérémonie quelle sera l’avenir de Taranissi ?

BE : Vous savez dans la vie on fait des choses parce qu’on y croit. Il y a des surprises qui arrivent souvent et qui chamboulent tout positivement,  c’est le cas aujourd’hui. Je sais qu’il va se passer de très bonnes choses à TARANISSI  mais comment et dans combien de temps je ne sais pas.

RJDH : Quels sont vos projets dans ce sens pour l’avenir ?

BE : Continuer de donner du bonheur aux parents, aux enfants. Continuer de partager ces instants simples qui enrichissent beaucoup et continuer de voir le sourire sur les visages, et changer la dynamique de recréer l’espoir de manière pratique avec des actions en pacte rapide

RJDH : M. Brice Ekomo, je vous remercie.

RJDH

 

LES DEPUTES ONT PRIS LEURS RESPONSABILITES

L’histoire politique de la RCA retiendra qu’une législature, la 6ème du genre, a pris ses responsabilités face à une gestion scabreuse, chaotique, désastreuse et par affinité, de la noble institution, fleuron de la démocratie centrafricaine. Les élus de la nation sont décidés à aller jusqu’au bout. Et ils sont majoritaires. Méckasssoua ne récolte que ce qu’il a semé. Car, qui sème le vent, récolte la tempête. Candidat à la présidentielle qui tombe aussi bas, c’est la consternation. Selon ses partisans, « c’est l’homme à abattre », en vertu de quoi et pourquoi. Il n’inquiète personne, car son résultat à la présidentielle le place au fond du gouffre. Il aurait dû profité de cette manne du ciel qu’est le perchoir pour rebondir qualitativement. Abdou Karim Méckassoua a préféré rouler trop bas et il a été rattrapé par ses propres turpitudes. Il est face à ses propres collègues. C’est une cuisine interne où le peuple centrafricain est observateur et attend mesurer la maturité de ses élus. Les carottes sont-elles cuites pour le perchoir ? Les jours qui suivent nous édifieront davantage.

       Julien BELA

 

 

CAS DU KM 5 : VLADMIR MONTEIRO, PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA SE

MOQUE-T-IL DES CENTRAFRICAINS ET DE LEURS DIRIGEANTS ? 

Suite à l’incident survenu au début de cette semaine au km 5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, entre les groupes d’Autodéfenses qui sévissent dans ce secteur, la déclaration de Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca à ce sujet, ne peut que nous donner matière à réflexion. Toutefois, nous précisons ici que cet incident malheureux a fait trois (3) morts et des blessés dans les rangs de ces autodéfenses qui règnent en maîtres absolus dans le 3ème arrondissement en général, et au km 5 en particulier. Et ceci pour mésentente entre eux, relative au partage des frais de déchargement de gros véhicules, qu’ils imposent à leurs propriétaires, les commerçants du km 5.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 03 octobre 2018, le porte-parole de la Minusca a déclaré, « La Minusca ne connait et ne maîtrise pas ces groupes de bandits qui dictent leur loi aux habitants du km 5. De ce fait, elle (la Minusca) n’est pas en mesure de les traquer, les arrêter et pour les mettre à la disposition des autorités judiciaires centrafricaines ». Est-ce réellement vrai ? C’est la question fondamentale qui se pose avec plus d’acuité à la chaîne hiérarchique civile et militaire de la Minusca.

Sans nous voiler la face, nous disons que la Minusca, par le truchement de son porte-parole, se moque des Centrafricains et de leurs dirigeants, étant donné que les Casques Bleus sont hyper armés et équipés, pour neutraliser, et pourquoi pas mettre hors d’état de nuire ces groupuscules de criminels et bandits qui sèment la terreur et la désolation au sein des habitants du km 5 et ceux de ses environs. Mais hélas ! D’ailleurs, la Minusca dispose bel et bien des renseignements concernant ces hors-la-loi et drogués qui font régner leurs propres lois au km 5. En plus de tout cela, c’est cette même Minusca qui les dote en armes et en minutions, pour attiser davantage la crise en RCA. Ce n’est pas Vladimir Monteiro qui nous démentira sur cet aspect précis des choses.

Dites-nous, après 4 ans de déploiement des Casques Bleus sur le territoire centrafricain, quel bilan peut-on dresser du mandat de la Minusca, en termes de protection des civils face aux exactions de tout genre des groupes armés confondus ? De grâce, que la Minusca cesse de distraire les Centrafricains et leurs autorités avec ses mêmes et vieux refrains, à géométries variables suivant les cas. Nous disons que « les Centrafricains en ont marre » !

Le Petit YEKOA

 

 

Afrique du Sud : le ministre des Finances rEvEle les raisons de son licenciement par Zuma

 

Nhlanhla Nene, le ministre sud-africain des Finances, a apporté mercredi un témoignage supplémentaire au flot de révélations sur les turpitudes de l'ex-président du pays Jacob Zuma. Il a expliqué avoir été congédié du gouvernement pour s'être opposé à un juteux contrat nucléaire avec la Russie.

Depuis plus d’un mois, ministres, élus, banquiers ou hauts fonctionnaires défilent à la barre d’une commission d’enquête spéciale pour nourrir le procès en corruption de Jacob Zuma, contraint à la démission en février dernier. C’était mercredi au tour de Nhlanhla Nene d’y aller de ses confidences sur les pratiques de l’ancien chef de l’État et de ses sulfureux amis, les trois frères Gupta.

Jacob Zuma est soupçonné d’avoir accordé pendant la deuxième partie de son règne (2009-2018) de juteux contrats publics et des avantages indus aux Gupta. Il l’a toujours nié, concédant toutefois qu’il était un proche des trois hommes d’affaires. Sous pression du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, Jacob Zuma a dû quitter le pouvoir. Son successeur Cyril Ramaphosa a promis de tordre le cou à la corruption.

Un contrat avec la Russie

Titulaire du portefeuille des Finances,  Nhlanhla Nene en a été écarté en décembre 2015. Il l’a retrouvé il y a huit mois, nommé par le successeur de Jacob Zuma, Cyril Ramaphosa. « Je crois que j’ai été remercié à cause de mon refus de m’engager sur certains projets », a témoigné le ministre mercredi. « Avec le recul (…) il me semble que ces projets auraient pu bénéficier à la famille Gupta et d’autres personnes alors très proches du président », a-t-il ajouté.

À l’appui de ses allégations, Nhlanhla Nene a longuement raconté les circonstances dans lesquelles il s’était opposé à la signature avec la Russie d’un contrat pour la construction de six à huit réacteurs nucléaires estimé à 100 milliards de dollars.

« Pas satisfait »

Ce projet a à l’époque été jugé hors de prix pour un pays à l’économie chancelante. Et l’insistance de Jacob Zuma à le soutenir a vite nourri les soupçons de corruption, sous la forme de versement de pots-de-vin car les frères Gupta possèdent, entre autres, une mine d’uranium.

Ramaphosa a récemment mis entre parenthèses ce contrat pharaonique, au moins jusqu’à 2030. Son ministre des Finances a décrit mercredi les pressions exercées par Jacob Zuma pour lever ses réticences, lors d’une réunion ministérielle qu’il a située en 2015.

« Zuma voulait connaître les progrès sur le dossier nucléaire, je lui ai dit que l’absence de progrès sur son financement rendait difficile toute avancée », a-t-il dit. « La réunion a été très tendue et hostile, le président m’a critiqué (…) et dit qu’il n’était pas satisfait car je n’avais pas fait ce qu’il fallait ». « Il était clair que j’étais l’empêcheur de signer le contrat nucléaire et on m’a reproché mon insubordination », a-t-il ajouté.

Marchandage

Nhlanhla Nene a également raconté qu’il avait été informé par un de ses collègues de l’intention du président de le remercier. Ce collègue, à l’époque son adjoint aux Finances, Mcebisi Jona, est un des témoins-clé de la commission. Le mois dernier, ce dernier a raconté comment Ajay Gupta l’avait convoqué en son luxueux domaine de Johannesburg pour lui proposer le poste de Nhlanhla. Nene en échange de son « soutien » pour obtenir des contrats.

Selon Mcebisi Jonas, l’aîné de la fratrie lui a alors affirmé sans détour : « Vous devez comprendre que nous contrôlons tout (…) et que le vieux (Zuma) fera tout ce que nous lui disons de faire ».

« L’ancien vice-ministre s’est vu offrir mon poste parce que j’ai refusé de mettre en œuvre ces contrats nucléaires », a complété mercredi le ministre des Finances, « il est aujourd’hui évident qu’ils [les Gupta et l’ex-président] devaient en profiter ». Accusé par l’opposition d’avoir entretenu des liens suspects avec les Gupta, Nhalnhla Nene s’en est vivement défendu, estimant « normal » de les avoir rencontrés dans le cadre de ses fonctions.

Dénégations

Dans un témoignage transmis à la commission dont de larges extraits ont été publiés dans la presse locale, Ajay Gupta, qui s’est réfugié à Dubai, a démenti les accusations portées contre lui.

Le président de la commission d’enquête, le juge Raymond Zondo, a renouvelé mercredi son appel à témoins pour tenter de faire la lumière sur tous ces dossiers. « Il existe forcément des ministres, actuels et anciens, qui doivent bien savoir ce qui s’est passé », a-t-il lancé, « j’espère qu’ils vont se rendre compte qu’il est préférable qu’ils aident la commission de leur plein gré plutôt que d’y être traînés pour témoigner ».

 

Jeune Afrique

 

 

ProcEs Gbagbo : l’audience suspendue jusqu’au 12 novembre

A la demande de la dEfense

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) chargés du dossier de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son bras droit Charles Blé Goudé ont reporté au 12 novembre les audiences en vue de l’examen de la demande d’acquittement introduite par la défense.

Au troisième jour d’audience, ce mercredi 3 octobre, le juge Cuno Tarfusser a fait droit aux demandes des avocats de la défense, qui ont réclamé un délai supplémentaire pour examiner les arguments déployés depuis lundi par le bureau de la procureure Fatou Bensouda et par les parties civiles.

Emmanuel Altit et Claver N’Dri, les avocats de la défense, demandent à la Cour de prononcer un « non-lieu total », un « jugement d’acquittement pour toutes les charges et pour tous les modes de responsabilité », ainsi que la « libération immédiate » des deux accusés.

L’accusation mène la charge

Lundi et mardi, les représentants du bureau de la procureure Fatou Bensouda était longuement revenus sur la « responsabilité » des accusés, dans plusieurs massacres perpétrés par des forces qui leur étaient loyales, lors de la crise postélectorale.

« M. Gbagbo a demandé à ses troupes de poursuivre les combats et de renforcer les barrages routiers. Il était conscient que des crimes allaient être commis par ses subordonnés et autres mercenaires. Il a donc participé à l’élaboration du plan commun » visant à se maintenir au pouvoir, a accusé Éric McDonald, adjoint de la procureure Fatou Bensouda.

Quant à Blé Goudé, il « était parfaitement conscient du fait que ses propos incendiaires [avec] lesquels il stigmatisait les étrangers aboutiraient à des actes de violence. »

 

Jeune Afrique

 

 

Les retournes centrafricains de Congo-Brazza appellent a une

aide pour leur reinsertion sociale

123 réfugiés centrafricains vivant au Congo-Brazza sont rentrés ce mardi 02 Octobre 2018 par voie aérienne. Ces derniers, tout comme ceux de Bétou rentrés par voie terrestre, appellent le Gouvernement centrafricain et le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) à une aide pour leur réinsertion sociale. Appel lancé ce mardi à Bangui.  

L’arrivée des refugiés centrafricains vivant dans la capitale Brazzavilloise intervient quatre(4) jours après celle de Bétou, ville congolaise frontalière avec le Centrafrique. Ces retours facilités par le gouvernement centrafricain sur appui technique et financier de l’UNHCR visent à ramener tous les Centrafricains qui ont  fui le pays à cause des exactions armées.

Après le rapatriement volontaire de 305 réfugiés centrafricains vivant à Bétou par voie terrestre, 123 sont arrivés hier par voie aérienne. Ces retournés ont été accueillis par le directeur de cabinet du ministère de l’action humanitaire et le représentant adjoint du HCR.

A peine arrivés, ces réfugiés ont souhaité un appui d’accompagnement de la part du gouvernement et du HCR  pour une meilleure réinsertion, «nous avons beaucoup souffert au Congo. C’est vrai qu’on n’est mieux que chez soi ; nous remercions HCR qui a facilité notre retour mais que cela ne s’arrête pas là car nous avons tout perdu. Nous comptons aussi sur le gouvernement pour accompagner notre réinsertion sociale », a-souhaité Honorine Orombago, mère de famille habitant le quartier Fatima dans le 6ème arrondissement de Bangui.

Pendant que les retournés s’inquiètent de leur réinsertion sociale, le représentant adjoint du HCR, Pierre Atchom, a annoncé des mesures pour leur accompagnement. « Une fois qu’ils seront dans les communautés, nous allons voir avec les autres acteurs de développement en fonction du nombre des rapatriés dans une localité donnée.  S’il y’a besoin d’école, nous allons voir avec le gouvernement et les partenaires intervenant dans ce domaine pour apporter une solution. En fonction du profil, nous pourrons voir avec le PAM et la FAO dans un cadre coopératif pour qu’ils puissent eux-mêmes se prendre en charge », a-précisé le numéro 2 du HCR.

Antoine Georges Maximilien Mbaga, directeur de cabinet au ministère de l’action humanitaire, se félicite de ce retour qui témoigne le retour progressif de la paix et réaffirme l’engagement du gouvernement d’accompagner les retournés dans leur réinsertion sociale.

La plainte des retournés auprès du gouvernement et du HCR pour faciliter leur réinsertion sociale, intervient au moment où le gouvernement et le HCR ont validé le 27 septembre 2018 l’avant-projet de protection des personnes réfugi&ea

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