Toutes les infos du Vendredi 02 Novembre 2018

 

Cm n 2830 du ve 02 oct 2018

LA FRANCE A LAMENTABLEMENT ECHOUE DANS SON PLAN DE POURRISSEMENT EN RCA AU PROFIT DE SON AGENT DGSE

Abdou Karim Méckassoua est éternellement en embuscade depuis Paris où il vit en France. Quand il foule le sol centrafricain, c’est pour un poste, depuis feu président Patassé, Bozizé, Catherine Samba-Panza et Touadéra. Depuis qu’il est en France, quelles sont ses réalisations en RCA ? Et pourtant, il a occupé plusieurs postes de responsabilité dont celui de Directeur de Cabinet du Premier ministre, feu Jean-Paul Ngoupandé, puis plusieurs fois ministre. Depuis son départ en France, il est membre à part entière de la DGSE, les services de renseignement français. Méckassoua et Le Drian se connaissent depuis de longues dates pour avoir travaillé ensemble. Grâce à ses amitiés et à ses relations dans les milieux français, il lorgne le pouvoir de Bangui.

Par la voie des urnes, ses résultats sont lamentables. Même 1000 ans, il lui sera très difficile d’accéder à la Magistrature Suprême de l’Etat. Ses amis veulent le propulser par un coup de force. Le retrait sec de l’« Opération Sangaris » fait partie du plan concocté par la France, pour balayer Touadéra et placé Méckassoua, héritier constitutionnel du pouvoir en RCA. Le rassemblement des Séléka à Kaga-Bangoro est la mise en exécution du plan de déstabilisation du régime Touadéra. Encore une fois, la France a mordu la poussière à pleine dent. Touadéra était seul face aux groupes armés qui tuent, violent, pillent, incendient des villages. Les FACA entrent à peine en formation, une formation à laquelle la France tient à imprimer un rythme le plus lent possible, afin de donner une dernière chance à son plan machiavélique, génocidaire et déstabilisateur de la RCA. Macron, d’un air dédaigné et méprisant, propose des armes saisies entre les mains des terroristes en Somalie pour les FACA. Pour Macron, Touadéra doit aller négocier ces armes auprès de Poutine qui a mis son véto au Conseil de Sécurité. Touadéra a-t-il le choix dans la mesure où sa maison brûle ? N’importe quel sapeur-pompier qui peut éteindre la flamme serait la bienvenue. L’essentiel est d’éteindre le feu.

Les Etats-Unis étaient à Bangui. Les différents Chargés d’Affaires se rendaient sur le terrain et rencontraient les groupes armés. David Brown, Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis, avait déclaré que « Ali Darass doit être arrêté et jugé, car il est coupable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de viols et de destructions à grande échelle des villages... ». Ce sont les Etats-Unis qui ont le plus investi dans le processus électoral et la chaîne pénale tant financièrement qu’en ressources humaines. Les urnes ont accouché des institutions légitimes. David Brown s’est encore illustré lors de ces scrutins qui se sont déroulés sous les tirs nourris des groupes armés tant à Bangui que dans les provinces. Au Km5, il y a eu des pertes en vies humaines. Dans les provinces, des urnes ont été incendiées, d’autres enlevées. Des agents de l’ANE ont été pris en otage par les hommes de l’UPC. Selon David Brown, « aucune puissance ne peut influencer les résultats de ces scrutins ». La France ayant raté l’occasion de placer l’un de ses cache-sexes, a décidé d’activer le plan B, retrait de l’« Opération Sangaris » pour fragiliser Touadéra et le faire partir du pouvoir par les groupes armés, d’où cette mobilisation de Kaga-Bandoro.

La déclaration du Secrétaire d’Etat Américain, Chargé des Affaires Africaines sur RFI, le mercredi 31 octobre 2018, nous parait incongru et donc un faux débat. Les Etats-Unis soutiennent la RCA de bout en bout depuis toujours. Mais dans le cas d’espèce, ils font fausse route. Quand les groupes armés se sont mobilisés à Kaga-Bandoro, l’ambassade a mis à l’écart le personnel non indispensable. Ensuite, des Forces de l’Armée Américaine sont venues pour protéger l’ambassade. Le peuple centrafricain était abandonné à son triste sort : chaque jour qui passe, c’est un cortège lugubre de morts, de viols, de destructions, d’incendies de villages. La Minusca faisait ce qu’elle pouvait faire. Les Etats-Unis ont-ils fait une proposition allant dans le sens de la réhabilitation des FACA et que les autorités centrafricaines ont refusé ? Non, et pourtant, les Etats-Unis ont déclenché la formation des FACA, côté logistique. N’est-ce pas un coup de pouce bien apprécié par le peuple centrafricain ? Mieux encore, malgré la présence russe, les Etats-Unis ont doté les FACA en véhicules au nombre de 57. Comment  expliquer ce revirement spectaculaire des Etats-Unis, s’interrogeant sur la présence russe et ce que font les Russes en RCA ?

Macron a envoyé paître Touadéra sur le pâturage de Poutine. C’est la Russie qui explique à Touadéra que « les armes saisies entre les mains des terroristes en Somalie, sont destinées à la destruction systématique. On ne peut les donner à un Etat démocratique, indépendant et souverain ». De ce point de vue, qui de Macron et de Poutine, est humain ? Poutine en a profité pour proposer ses services car le Président Touadéra était dos au mur et n’avait pas le choix. Le Conseil de Sécurité a été saisi selon la procédure pour une levée partielle de l’embargo, afin d’aider en armes et en formation, les FACA. Avec l’accord du Conseil de Sécurité, la Russie est arrivée à Bangui pour former et équiper en armes les FACA. Les résultats sont là, tangibles, palpables car l’insécurité cède sur tous les fronts, la violence a baissé d’un cran, la paix s’installe peu à peu. Les actions posées par la Russie font du bien au peuple centrafricain, tant sur les plans militaires qu’humanitaires avec les hôpitaux mobiles, les distributions d’aliments aux populations vulnérables.

Le plan génocidaire de la France ayant échoué, elle ne peut propulser son agent DGSE au pouvoir. Même si Méckassoua a une soif insatiable du pouvoir, peut-il accéder sur le chemin tracé par la France, jonché de cadavres, de viols à outrance, d’incendies de villages de pauvres paysans ? Il va gouverner des tombeaux, des fantômes, des carcasses de femmes où il n’y a pas de médecins réparateurs de sexe, comme en République Démocratique du Congo ? Combien de Centrafricains sont morts depuis le retrait de l’Opération Sangaris » ? N’y a-t-il pas une responsabilité politique et morale de l’intrépide agent de la DGSE ? Qu’en pense la Société civile centrafricaine ? Seuls les groupes armés ont réagi à la destitution de Méckassoua, n’est-ce pas très curieux ? Le général feu Zoundéko du RPRC, a été le premier à dénoncer le soutien de Méckassoua à l’UPC de Ali Daras. Une mission spéciale s’est chargée de le liquider le plus vite possible. Il y a anguille sous roche. L’arrivée des Russes a chamboulé ce plan machiavélique, perturbé tout calcul français au millimètre près. Le retour en force de la France pour pacifier le pays et rendre le pays gouvernable à Méckassoua devient un coup d’épée dans l’eau. D’où cette rage de la France contre la Russie.

Le Drian débarque à Bangui pour consoler son poulain en chute libre. Parler de soutien aux autorités de la RCA, c’est de l’hypocrisie propre à la France pour endormir leur méfiance. Quant à la Russie, elle doit continuer à bâtir une armée digne de ce nom, comme elle le fait déjà si bien. La Russie ne pose aucun problème aux groupes armés, ni aux autres puissances comme les Etats-Unis, la France, l’Union Européenne, l’Union Africaine. Les Centrafricains veulent voir leur armée devenir une puissance sous régionale, voire régionale et continentale. «  Il y a de la place pour tout le monde », a dit Touadéra. La RCA vit dans l’extrême précarité, l’extrême pauvreté, l’extrême misère. Qu’est-ce qu’elle a à voir avec des considérations géostratégiques de guerre d’influence ? Chaque puissance doit aider la RCA selon son domaine de prédilection.

Les Centrafricains font des exploits pour manger tous les jours, au moins une seule fois. C’est la préoccupation essentielle en RCA, de grâce, que les puissances ne condamnent tout un peuple à la mort lente et horrible, un peu de dignité.

 

Julien BELA  

 

 

BAMBARI SOUS LE FEU DES TIRS NOURRIS D’ARMES LOURDES ET LEGERES : L’UPC D’ALI DARAS AFFRONTE LES FORCES CONVENTIONNELLES

 

La ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, est replongée pour la énième fois dans une spirale de violence. Le mercredi 31 octobre dernier, aux environs de 09 heures, des tirs nourris d’armes légères et lourdes ont retenti pendant plusieurs heures dans les quartiers sous contrôle des combattants de l’UPC d’Ali Daras. Ces détonations d’armes de tout calibre provenaient des quartiers Mbrépou et  Adji. Pris de panique, les habitants de Bambari résidant dans les environs immédiats où ces tirs ont été entendus, se sont terrés chez eux. D’autres ont fui leurs habitations pour se mettre à l’abri d’éventuelles balles perdues, précisément de l’autre côté du cours d’eau Ouaka.

D’après un habitant joint au téléphone depuis Bambari ce même jour à partir de 18 heures et qui a requis l’anonymat, « Nous étions surpris par ces détonations d’armes d’une rare intensité. On croyait que c’était une pluie de balles qui s’abattait sur Bambari. Apeurés, nous sommes sortis de nos maisons et avons couru vers le pont Ouaka pour nous protéger. Certains se sont terrés chez eux puisqu’ils n’ont pas eu le temps de partir. La ville était complètement paralysée. Les gens ne savaient pas ce qui se passait exactement.

Dans l’après-midi, des informations qui nous sont parvenues au lieu de nos refuges, faisaient état d’une attaque des combattants de l’UPC contre une patrouille de la Minusca. Dès cet instant, la force spéciale portugaise de la Minusca, appuyée par les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployés récemment à Bambari, la police et la gendarmerie ont commencé à repousser les éléments d’Ali Daras. Les combats étaient intenses. L’hélicoptère d’attaque de la Minusca est intervenu et a bombardé les positions de l’UPC. On a signalé aussi l’arrivée des combattants de l’UPC, venus du village Bokolobo en renfort à leurs compagnons d’armes. Mais le renfort n’a rien donné puisque les combattants de l’UPC ont été repoussés loin de la ville. Les détonations d’armes de tout calibre ont duré plusieurs heures. Des tirs sporadiques ont été entendus jusque tard dans la soirée. En ce moment, la ville est sous le contrôle de la Minusca et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui patrouillent ».

« Les habitants qui ont quitté leurs maisons commencent petit à petit à les regagner. Dans l’après-midi et jusqu’à ce matin du jeudi 1er novembre, un calme précaire règne dans la ville. La vie reprend timidement son cours normal. L’on parle néanmoins des cadavres qui jonchent le sol et des blessés. Je ne dispose pas d’information sur le bilan exact de ces affrontements, pour la simple raison que les zones où se déroulent ces combats ne sont pas accessibles pour le moment. Mais est-il que les combattants de l’UPC ont subi des pertes considérables en vies humaines », a indiqué une habitante de Bambari jointe ce jeudi 1er novembre dans la matinée.

S’il y a eu des pertes en vies humaines dans le rang de l’UPC, à qui la faute ? Nous pensons pour notre part que la faute incombe à Ali Daras, le leader de ce mouvement politico-militaire. L’UPC était sommée par la Minusca de quitter la ville de Bambari qui était déclarée « ville sans armes et sans groupes armés ». Cette branche dissidente de l’ex-coalition Séléka avait plié bagages. Quelle mouche a piqué Ali Daras et ses hommes pour revenir en force à Bambari, après deux (2) ans d’absence ? Pire encore, les combattants de l’UPC ne cessent de s’en prendre aux soldats de la paix déployés à Bambari, à l’exception du contingent mauritanien qui la soutient mordicus. Vraiment, l’UPC n’est pas pour la paix en Centrafrique. Comme ce mouvement politico-militaire veut toujours semer le vent, il a récolté ce mercredi 31 octobre la tempête. Nous osons croire qu’Ali Daras n’oubliera jamais cette journée qui est très meurtrière pour ses poulains.

On ne réveille pas un lion qui dort. L’UPC a osé le faire et elle a subi les conséquences de son geste irréfléchi. La journée du mercredi dernier à Bambari servira de leçon à l’UPC. Il en sera de même pour le FPRC de Nourredine Adam qui fait des déclarations fracassantes sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI) demandant à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat de quitter les villes sous son contrôle. A l’allure où vont actuellement les choses à Bambari, la fin du règne, de l’hégémonie des groupes armés a sonné en RCA. Il serait judicieux que tous les rebelles déposent les armes avant qu’il ne soit trop tard.

L’époque où on les berçait, les dorlotait, les caressait dans le sens du poil est révolue. « ça casse ou ça passe », c’est désormais le slogan.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

FAUT-IL DISSOUDRE L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR DELINQUANCE

PARLEMENTAIRE AVEREE ?

Les injures, les casses, les accusations de détournements des fonds, et maintenant le règlement de compte par l’usage d’arme à feu. Les députés évoluent de délinquance en délinquance, semant de jour en jour le trouble à l’Assemblée Nationale. Le parlement centrafricain est transformé depuis belle lurette à une jungle où toute chose est permise. Faut-il dissoudre purement et simplement l’Assemblée Nationale pour délinquance parlementaire avérée ?

Les Centrafricains ne se reconnaissent plus dans cette législature qui ressemble à un sac à crabes. L’incident qui s’est déroulé, le lundi dernier à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, continue de couler beaucoup d’encre et de salive au sein de la population. Plusieurs personnes disent clairement qu’il faut purement et simplement dissoudre l’Assemblée Nationale.

Selon certaines informations en notre possession, ce coup a été bien préparé. Avant même le déroulement de l’élection, Yékatomb Alfred alias «Rambo » disait clairement que le sang va couler aujourd’hui à l’Assemblée Nationale. Qu’à cela ne tienne, il a placé certaines jeunes avec des armes derrière l’église La Foi Bahaï, juste à côté de l’Assemblée Nationale.

Aussi bizarre, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, d’autres députés ont été surpris avec des armes par les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité des lieux. D’autres sources révèlent qu’après avoir perquisitionné leurs maisons, les forces de l’ordre ont découvert encore des armes. Autant dire que l’Assemblée Nationale est bourrée de députés rebelles qui pourraient mettre le feu aux poudres, conduisant le pays dans un chaos indescriptible.

 Yékatomb Alfred alias « Rambo » aurait justifié son acte par la destitution de l’ancien PAN, Abdou Karim Méckassoua. Certainement, il doit être l’un des manipulateurs qui ont poussé certains jeunes du 3ème arrondissement à marcher l’autre jour pour protester contre la procédure de destitution de l’ex-PAN.

 Yékatomb qui se croyait au-dessus de la loi, se trouve en ce moment à la Section des Recherches et d’Investigations  (SRI). Il sera jugé et envoyé à la prison centrale de Ngaragba pour purger sa peine. Ce qui est sûr, il sera un jour poursuivi devant la Cour Pénale Spéciale (CPS) pour l’un des crimes qui entrent dans la compétence de cette nouvelle juridiction.

C’est un signal fort pour les députés, les DG, voire les  ministres Séléka et Anti-Balaka qui pensent que leurs titres peuvent les faire échapper à la justice. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, la CPS et la CPI finiront par rattraper tous les auteurs, co-auteurs et complices des plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire.

Mais à l’allure où vont actuellement les choses à l’Assemblée Nationale, beaucoup de députés risqueraient de prendre leur retraite politique d’ici 2021. Le peuple centrafricain observe aujourd’hui de près les hautes personnalités du pays dans toutes leurs gestions. Les mentalités commencent à être changées en RCA. Les élections de 2021 qui se profilent à l’horizon seront un vote-sanction comme en 2015-2016.

Il faut au minimum être titulaire d’une licence pour prétendre devenir député de la nation. C’est ce qui devrait se passer en 2021. Nous nous sommes rendus compte que beaucoup de nos députés n’ont pas le niveau requis. D’où, l’Assemblée Nationale centrafricaine, haut lieu de la démocratie, est transformée à une jungle où l’incivisme et la délinquance battent le record au sein des députés. Tant que les députés n’adopteront pas un comportement digne et responsable, le parlement centrafricain sera toujours maintenu dans cette confusion jusqu’en 2021.

Nous osons croire que Laurent Ngon-Baba, l’actuel PAN, fera de son mieux pour sauver cette seconde institution de l’Etat du naufrage. Sinon…

Amedé NGUETE

 

 

 

 

 

LES DEPUTES ALFRED YEKATOMB ET THIERRY VACKAT MIS EN DETENTION PROVISOIRE, POUR « ENQUETES JUDICIAIRES »

Dans un communiqué de presse émanant du ministère de la justice, lu sur les ondes de la radio Centrafrique, par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le mardi 30 octobre 2018, il est clairement dit : « Sur instruction du ministre de la Justice au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, les députés Alfred Yékatomb de M’baïki 2 et Thierry Vackat de Mongoumba sont mis en détention provisoire, pour nécessité d’enquêtes judiciaires. 04 chefs d’accusation selon les dispositions du Code Pénale Centrafricain sont retenus contre eux. Il s’agit de la tentative d’assassinat des députés dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale ; de la détention illégale d’armes et munitions de guerre ; de la menace de mort et de la rébellion. Le 1er et le 4ème chefs d’accusation concernent plus le député Alfred Yékatomb alias Rambo. Et il est question ici d’une procédure de flagrant délit ou de crime enclenchée contre ces deux élus de la Nation, malgré leur immunité parlementaire ».

Il est à préciser qu’après la tentative d’assassinat de son collègue de Berberati 2 par Yékatomb, des fouilles de personnes et de véhicules ont été systématiquement faites par les Forces de Défense et de Sécurité. C’est ainsi qu’une arme et des munitions de guerre sont retrouvées dans le véhicule du député Thierry Vackat. Incroyable, mais pourtant vrai. Où va finalement le pays de feu Barthélemy Boganda, président fondateur ? Des députés rebelles, des députés criminels, des députés bandits  de grand chemin, des députés hors-la-loi, cela dépasse tout entendement humain.

Fort heureusement, la justice est là pour juger et condamner sans exception toutes les personnes qui enfreignent les lois de la République et quels que soient leurs rangs sociaux et autres. « Nul n’est au-dessus de la loi », dit-on.

La RCA, étant un Etat de droit et démocratique, ne peut être transformée en un Etat sauvage et bananière par ses propres filles et fils. C’est vraiment inconcevable et impensable dans ce troisième millénaire où nous vivons.

Affaire à suivre !

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

Jeudi 1er Novembre 2018

---- * ----

La Toussaint : « Nous sommes tous appelés á être des saints en vivant avec amour » (Pape François)

Chers frères et sœurs en Christ,

La fête de tous les saints nous donne l’occasion de célébrer non seulement la victoire de nos frères et de nos sœurs qui jouissent maintenant du bonheur céleste, mais aussi de penser á tous ceux et á toutes celles qui nous ont quittés (parents et amis) et que nous espérons rejoindre un jour. Et comme ; écrit le Pape François dans son Exhortation : «  Gaudete et Exsultate » : « Nous sommes tous appelés á être saints en vivant avec amour. » Tell est le ‘ passeport ‘ du chemin du Ciel.

La liturgie de cette fête nous invite á contempler cette foule immense des rachetés pour nous dévoiler notre nouvelle patrie vers laquelle nous nous acheminons dans la foi et l’espérance. Oui, la fête de la Toussaint doit aussi nous rendre conscients de notre solidarité avec ceux qui nous ont précédés dans le monde invisible. Vivant prés de Dieu, ils intercèdent pour nous ; ils sont les puissances dans nos vies (Missel Romain).

Laissons-nous donc envahir par cette belle et réconfortante vision de la cité céleste que nous présente l’Apôtre Jean dans l’ile de Patmos ou il fut exilé par l’Empereur romain á cause de sa foi au Christ-Jésus. En effet, en cette période de grandes persécutions déchainées contre les chrétiens par l’Empereur Néron, cette vision apocalyptique, veut montrer que le mal et les souffrances n’auront pas le dernier mot ; qu’au-delà de toutes ces souffrances, une grande joie est réservée á ceux et celles qui ont mis leur foi en Dieu, Maitre de l’Histoire et du monde, á qui appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.

« J’ai vu une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main » (Apoc 7, 9). Oui, célébrer la Toussaint, c’est fêter et honorer tous les saints, toutes les saintes, connus et inconnus : le peuple de Dieu composé de petites gens, des humiliés, des laissés pour-compte, ceux qu’on méprise, ceux qu’on exploite, les affligés, la malades, les opprimés, les marginaux,  les handicapés, les affamés, les défenseurs des droits de l’homme, les innocents, les martyrs etc.

« Heureux, les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9) ; « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ; le royaume des cieux est á eux » (Mt 5, 10). « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux. »(M5, 12)

Chers frères et sœurs, aujourd’hui comme hier dans l’Eglise primitive, nous côtoyons chaque jour des saints et des saintes. Durant l’une de ses audiences á Rome, le Pape François déclarait : « Notre monde d’aujourd’hui compte beaucoup plus de martyrs que dans l’Eglise apostolique ».

Chers frères et sœurs, en regardant autour de nous, dans nos églises, nos communautés. Nos cités, nos villes, nos quartiers, nos villages, nous savons reconnaitre en certains de nos ferres, de nos sœurs, nos mamans une merveilleuse sainteté de vie chrétienne. En pensant á ceux et á celles qui nous ont précédés, nous pouvons affirmer que nous avons tous des saints et de saintes dans nos familles proches ou lointaines. Oui, «Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent á la connaissance de la vérité». (1Tim 2, 1). Oui, en ses fils, le Père céleste couronne ses propres dons aux formes multiples. Ecoutons l’Apocalypse de Saint Jean ; de cette célébration :  « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils et d’où viennent-ils ? Ils viennent de la grande épreuve, ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l’Agneau » (Apoc. 7, 13-14),

Chers frères et sœurs, tel est le sort de tous ceux et de toutes celles qui ont choisi de suivre Jésus et spontanément, nous pensons á tous nos frères, nos sœurs, nos prêtres, tués ou massacrés á cause de leur foi chrétiennes… Ils prient pour nous ; ils prient pour leurs bourreaux, ils prient pour la paix. « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34). Telle fut la prière de Notre Seigneur Jésus-Christ pour ses persécuteurs. Mettons-nous tous á son école car nous sommes tous appelés á être saints ; á ressembler á Jésus. Oui, le Pape François, écrit Karem Bustica, dans : Prions en Eglise du mois de Novembre 2018, nous invite á la sainteté. « Nous sommes tous appelés á être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes là où chacun se trouve ». Car au fond, la sainteté, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (Gaudete et Exsultate, nᵒ14 et 15). Et le Pape de conclure : « La sainteté est un chemin de joie ».

Chers frères et sœurs, Réjouissons-nous donc et exultons de joie en ce saint jour de la fête de la Toussaint. Elle nous ouvre la porte á une nouvelle année 2019 que nous souhaitons tous Bonne et Heureuse !

A tous et á toutes : Bonne fête de la Toussaint, car c’est la fête de chacun et de chacune de nous.

Votre Vieux Prêtre

Abbé Joseph Marie NGOUI AKANDJI, Père spirituel au Séminaire St Paul -Bangui

 

 

CENTRAFRIQUE : LE JEU TROUBLE D’EMMANUEL MACRON

A Bangui, les forces françaises commettent des exactions dans le silence le plus absolu avec la complicité de Paris.

Alors que les exactions à leurs actifs ne se comptent plus, le Président Macron ne rêve que par un fait : la formation des FACA par l’ Union Européenne. S’il existe aujourd’hui un mur de méfiance entre ces deux institutions, la France n’a que foutre des récriminations de son ex-colonie. En dépit des supplications et lamentations du peuple Centrafricain, dans le conflit qui oppose la RCA à certains de ses voisins adoubés par l’ex-puissance colonisatrice, la France joue à un jeu trouble.

Le Président de la République de France qui avait soutenu mordicus être un rénovateur semble avoir été piqué par le virus de la Françafrique. Dans son ambition démesurée de posséder la RCA, Emmanuel Macron s’illustre comme ses prédécesseurs qui ont fait tant de torts et de mal à l’Afrique. S’il existe un bourreau en Afrique, le Président Français en est le premier. Car aucun des putschs qui y a lieu ne peut se faire sans l’aval et la caution de Paris. C’est pourquoi, le peuple centrafricain doit comme un seul homme, se lever pour dire non à la forfaiture de la France. A la vérité, Macron n’est en rien différent de Mitterrand ou Chirac.

Les intérêts, rien que les intérêts de la France guident ses pas. Ce qui justifie aujourd’hui la grande campagne de dénigrement vis-à-vis de la présence russe en RCA. Si la Russie fait du très bon travail, elle, moins que la France, n’est responsable des milliers de morts qu’il y’a eu depuis l’occupation Française. Les soldats français qui sont censés défendre les Centrafricains par des accords de défense ont commis beaucoup de crimes en RCA qu’aucun autre pays.

Devant une telle fuite en avant, le peuple africain doit pouvoir prendre ses responsabilités et dire non à l’imposture française. Qui va punir la France pour ses nombreux crimes sur le sol africain ? La France doit passer aux aveux et reconnaitre son implication dans de nombreux crimes odieux en RCA en particulier et en Afrique en général. Toutefois, une chose reste cependant certaine, depuis la présence russe, la RCA est en paix. Les Russes sont d’un grand soutien à la paix et à la stabilité en RCA.

Le départ des forces russes doit être exigé des autorités de Bangui et non d’Emmanuel Macron. Qui est-il pour la RCA pour choisir pour elle, ce qui est bon ? Est-il un Président bis de la RCA ? Les Africains ne doivent plus se taire sur ces crimes français en Afrique. Il faut désormais équilibrer la terreur.

 

Lafrique.info

 

 

 

CITE DANS TOUTES LES CRISES DU PAYS : L’EX-PRESIDENT DE L’AN, ABDOU KARIM MECKASSOUA, EST-IL DANGEREUX ?

Aujourd’hui, son nom rime avec toutes les crises qu’ont connues notre pays, au point de confondre même sa personne avec la rébellion. Abdou Karim Méckassoua, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne jure que par les armes pour accéder au pouvoir. Un tel individu est dangereux pour la stabilité du pays. En dépit des hautes responsabilités qu’il a occupées, l’homme est resté fidèle à son ADN. Un ADN de traitre, de sangsue avide de pouvoir. Il n’a pas hésité à jeter en pâture ses chiens de chasse, pour tuer, éventrer, violer et tuer l’économie du pays. S’il constituait une réelle menace pour le peuple, réduit aujourd’hui à sa plus simple expression, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale devra répondre de ses actes devant les tribunaux compétents. Dangereux ou pas, Abdou Karim Méckassoua doit être remis aux mains de la police. Car le serpent qu’il représente n’est pas encore mort.

 

Prisca Wengué,

Le quotidiendafrique.net

 

 

DEPUIS LA VISITE DU PRESIDENT TOUADERA EN RUSSIE , NOS ENQUETEURS NOUS REVELENT LA  PREPARATION D’UN COUP D’ETAT ET D’UNE ATTAQUE DE GRANDE ENVERGURES PREVUE SUR BANGUI .
DANS NOTRE DOSSIER, NOUS AVONS DES NOMS ET DES PAYS QUI SERONT REVELES LORS D’UNE CONFERENCE DE PRESSE.

Lors d'un point de presse à Tripoli dans un hôtel de la capitale, le secrétaire général de la LCDA , a annoncé avoir en sa possession, un dossier dans lequel des pays de l'Afrique centrale sont cités. Dans le dossier, un coup d'état en préparation contre le Président centrafricain Touadéra est cité, et aussi une attaque d'une grande envergure prévue sur Bangui. Le régime centrafricain doit prendre des dispositions, car quelques pays de l'occident ont donné un mot d'ordre à des personnalités africaines pour déstabiliser la RCA et faire tomber le régime. Monsieur Marwan explique que le président Touadéra, qui place l'intérêt de sa population avant tout , a décidé de permettre à la Russie et la Chine de contribuer à la sécurité et à la défense de son pays qui est plongée depuis des années dans des crises à répétition.

Il faut comprendre que depuis l'indépendance, la France a la main mise sur les richesses de la RCA . Le maître des lieux, c'est la France. Dans ce dossier, nous avons des révélations sur des financements et les personnalités choisies pour déstabiliser la RCA et le Cameroun. Ce dossier sera transmis à la coalition lors de la prochaine réunion. Nous allons bientôt entamer une campagne de dénonciation et de protection de la RCA . Le peuple centrafricain a beaucoup souffert, nous devons nous mobiliser pour mettre fin à la dictature de la France en RCA.

 

Ong Lutte Contre la Déstabilisation de l’Afrique

 

 

« NOTRE CLIENT COMMUN THIERRY VACKAT EST ARBITRAIREMENT ARRETE ET VICTIME DE SES OPINIONS POLITIQUES »

C’est l’essentiel de ce qui est ressorti de la conférence de presse animée par la défense du député Thierry Vackat de Mongoumba. C’était le mercredi 31 octobre 2018, de 15 heures 30 minutes à 16 heures 25 minutes. Précisons que la défense du député Vackat est constituée des maîtres Jérôme Lavou, Albert Panda et Arlette Sombo-Dibélé. Et cette conférence de presse s’est déroulée au Cabinet des maîtres Lavou et Sombo-Dibélé. Ceci, après avoir pris contact avec leur client commun, en détention préventive au Camp de Roux, pour nécessité d’enquête judiciaire.

A en croire sa défense, « c’est pour défendre notre client commun, l’honorable Thierry Vackat que nous nous sommes constitués. Il est mis en détention provisoire suite à l’incident provoqué par le député Alfred Yékatom, à l’Assemblée Nationale, le lundi 29 octobre 2018. Etant aussi l’un des candidats au perchoir, sa candidature a été invalidée (rejetée) pour des raisons que nous connaissons tous.

On nous a fait croire que notre client Vackat a été pris dans le véhicule de Yékatom, contenant des armes et munitions de guerre. Or, c’est faux. Il était à bord du véhicule de l’honorable Aurélien Simplice Zingas, dont son aide de camp et son chauffeur sont tous deux des porteurs de tenue, légalement reconnus. Et c’est à 07 mètres de la guérite à la sortie de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, qu’un gendarme a aperçu notre client au bord dudit véhicule, tout en l’indexant et en disant, ‘‘voici l’un de ces députés qui vendent le pays aux musulmans (bénguè)’’. D’où son arrestation et sa détention préventive que nous qualifions totalement d’arbitraires. Car, sans ordre de mandat d’arrêt, mais plutôt sur ordre d’écrou. C’est une violation manifeste de l’article 67 de la Constitution du 30 mars 2016 qui parle de la jouissance de l’immunité parlementaire et de l’article 108 de la loi organique proclamant l’immunité parlementaire et fixant les conditions de sa levée par l’Assemblée Nationale. C’est aussi une violation de l’article 40 et suivants du Code Pénal de la RCA.

Pour tout dire, nous affirmons haut et fort que notre client, le député Vackat, est un détenu politique, pour ses opinions exprimées publiquement contre la destitution du PAN Méckassoua. Où est donc passé le débat contradictoire, l’un des principes fondamentaux de la démocratie » ?

Les jeux des questions-réponses entre les journalistes et les conférenciers ont mis un terme à cette conférence de presse.

(Dossier à suivre)

Le Petit YEKOA  

 

 

 

LE DRIAN A BANGUI : LE RIDICULE NE TUE PAS

Ministre de la Défense sous Hollande, Jean-Yves Le Drian a retiré l’Opération Sangaris pour enterrer la démocratie et placé son valet de la DGSE. Pour Le Drian, l’intérêt de la France passe avant celui du peuple centrafricain en RCA. Méckassoua a traduit dans l’esprit et la lettre, ce vœu de son maître. Les Centrafricains sont de sous hommes, des moins que rien, alors, leurs richesses, c’est pour développer la France. Un Centrafricain patriote peut-il admettre une telle équation où les Centrafricains dans leur propre pays n’ont aucune dignité, aucune valeur humaine ? Cette crise permet aux Centrafricains de discerner le vrai du faux, les loups sous la peau de l’agneau, les cache-sexes de la France. Devenir chef d’Etat par un coup de force de la France, aucun centrafricain ne pourra le tolérer aujourd’hui. La liberté, l’indépendance, la souveraineté valent plus que tout. La France est entrain d’activer les résidus de l’Opération Sangaris à l’aéroport Bangui-M’poko, est-ce avec le consentement du Conseil de Sécurité ? A quel dessein ? La Russie suffit à ramener la paix en Centrafrique, avec des FACA redoutables et redoutées. L’UPC a été foudroyée à Bambari et vogue dans la nature. Méckassoua endosse la responsabilité des dégâts à Bambari. La Russie est le sauveur de la RCA, car sans elle, le pays ne serait qu’un océan de sang dans l’indifférence quasi-totale des occidentaux.

Merci et merci à Poutine.

Julien BELA 

 

 

CENTRAFRIQUE : LA CONFIGURATION DE LA COUR PENALE SPECIALE FAIT TREMBLER

Un grand pas vient d’être franchi dans l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale. Il s’agit de la session inaugurale de ladite Cour, tenue à Bangui le lundi 22 octobre dernier. La machine de la CPS est désormais en marche pour poursuivre et juger les auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité, commis sur le territoire centrafricain depuis le 1er janvier 2003 jusqu’à ce jour.

La peur gagne les groupes armés, mais aussi certaines personnalités centrafricaines, auteurs ou complices des exactions

Ministres, députés, DG, hauts gradés dans l’armée…, les titres et les responsabilités ne couvrent pas les hautes personnalités du pays, auteurs ou complices des crimes poursuivis par la CPS. C’est pourquoi, la peur règne déjà non seulement au sein des groupes armés, mais également parmi certains hommes politiques et leaders de la société civile, soupçonnés d’être auteurs intellectuels ou complices des exactions commis dans le pays.

Les crimes poursuivis par la CPS sont imprescriptibles.

Selon la loi de la CPS, tous les crimes poursuivis par cette juridiction sont imprescriptibles. Ce qui signifie clairement que même pendant cent (100) ans, les auteurs et complices des crimes qui entrent dans la compétence de la CPS seront toujours recherchés et traduits devant la justice. C’est le plus grand espoir pour le peuple centrafricain, particulièrement les victimes de la crise qui attendent de pieds fermes de voir la fin de l’impunité à travers cette juridiction hybride.

La loi de la CPS rejette l’amnistie et la grâce

La loi du 03 juin 2015, instituant la Cour Pénale Spéciale est claire et précise : les crimes poursuivis par la ladite Cour ne peuvent être graciés ou amnistiés. C’est la plus grande bataille actuelle non seulement entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés, mais également avec certaines puissances étrangères qui ont soutenu et soutiennent toujours les rebelles. Hélas, rien ne peut se faire en ce moment, puisque l’impunité est le  souhait du peuple centrafricain exprimé lors des Consultations Populaires à la Base et  matérialisé pendant le Forum National de Bangui en mai 2015.

Quelle solution pour les auteurs et complices des crimes d’échapper à la justice ?

Le rouleau compresseur de la Cour Pénale Spéciale est véritablement en marche. Les enquêtes sont déjà lancées. Le bâtiment qui servira de siège à cette Cour est en pleine phase de reconstruction. Le président et la Vice-présidente ont été élus. D’autres juges nationaux et internationaux ont prêté serment le 19 octobre dernier. Qu’à cela ne tienne, le règlement intérieur de la CPS a été adopté le 22 octobre 2018, à l’occasion de sa session inaugurale. Autant dire que la configuration de la CPS va bon train.

Il n’y a aucune  issue pour les auteurs des violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire d’échapper à la justice. La Cour criminelle d’un côté, la CPS et la CPI de l’autre, l’étau de la justice se resserre autour des Séléka, Anti-Balaka et Autodéfenses.

Nécessité oblige donc de s’aligner derrière le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), passage obligé pour tous les groupes armés. Le fait de persister dans les violences est synonyme de circonstance aggravante.

A bon entendeur salut !

Amedé NGUETE

 

 

 

 

 

MEKASSOUA DESTITUE, LES REVERS S’EN SUIVENT : OU VA LA RCA ?

Méckassoua est parti. Longtemps sujet de controverses entre ses pairs, Abdou Karim Méckassoua a été finalement destitué. Cette destitution a suscité mécontentements, débats houleux entre les Centrafricains. Son départ du perchoir de l’Assemblée Nationale a exhumé dans les cœurs les intentions latentes. Océaniques sont les revers qui en découlent depuis la destitution de l’ex-président de l’Assemblée Nationale. Si la tension est montée d’un cran dans la Haute-Kotto, la Ouaka, le Bamingui-Bangoran et au Km5, cela n’a guère étonné les Centrafricains. D’ailleurs, un risque d’embrasement de la situation planait depuis quelques jours avant la destitution de Méckassoua. Le Km5 s’était replongé en début de la semaine dernière dans des violences. Pour certains habitants du Km5, Méckassoua n’a rien à se reprocher. Il s’agit plutôt d’une question de confession religieuse. Ah ! Si le Centrafricain pouvait enfin comprendre qu’il s’agissait simplement de la gestion de la chose publique.

Si le FPRC lance un ultimatum aux fonctionnaires de l’Etat de quitter les zones sous son contrôle, cela ne surprend en aucun cas le peuple centrafricain. Il s’agit simplement du départ de Méckassoua. C’est le nœud du problème, ce qui a mis le feu aux poudres. Le Centrafricain doit savoir que le pays a tant souffert à cause de ces types de problèmes. Or, la gestion de la chose publique n’a en aucun cas rien à voir avec une histoire de religion à laquelle certains font allusion. Seulement parce que l’homme qui partage la même foi avec certains a été destitué que cela est devenu un objet de division, de trouble ? L’on a longtemps parlé de la cohésion sociale. Et cette cohésion sociale a essayé avec plus ou moins de bonheur de s’installer au sein de la nation centrafricaine.

L’on pouvait déjà présager que cette histoire de destitution de Méckassoua tournerait au vinaigre. D’ailleurs, quelques jours avant la destitution de Méckassoua, des hommes armés se préparaient à l’assaut contre des civils dans la Ouaka. Ces hommes armés qui étaient sur le qui-vive sont entrés en action ce mercredi 31 octobre 2018. Le pire que l’on redoutait est arrivé. Mais fort heureusement la quiétude règne néanmoins sur plusieurs parties du territoire national. Toutefois, il serait malhonnête de dire que la République centrafricaine va bien.

Les réactions de certains milieux musulmans voient un règlement de compte à leur communauté. Si seulement ceux qui pensent de la sorte pouvaient comprendre que l’Etat ne fait exception à personne. Peu importe ta croyance, l’Etat ne regarde qu’à ta nationalité. Mais pourquoi chercher à s’en prendre aux civils en guise de représailles ? Pourquoi lancer des ultimatums aux fonctionnaires et agents de l’Etat ? Cela ne rime à rien du tout. Maintenant que Abdou Karim Méckassoua est parti, que faut-il faire pour éviter que les seigneurs de guerre ne fassent pas couler du sang ?

L’on avait vu en avril dernier, lors de l’opération conjointe « Soukoula », que les rebelles ont tenu une assemblée générale extraordinaire dans l’optique de descendre sur Bangui. Cette fois-ci, l’on est étonné de voir Alkhatim resté circonspect. Oui ! Alkhatim n’a pas menacé le gouvernement. Depuis août, ce dernier a appris et compris une leçon : cesser les hostilités ou faire face à l’une des plus grandes puissances militaires du monde, notamment la Russie. Son comportement belliqueux a été refroidi depuis son retour de Khartoum où ils ont été mis en garde par le président El Béchir. Sûrement la rencontre de Khartoum a suscité la peur au sein des groupes rebelles, sinon l’on aurait déjà entendu des crépitements un peu partout en RCA. Les rebelles sont tellement avertis qu’ils préfèrent maintenant se plier dans leur cocon et prêcher un autre évangile. Nul n’est besoin de rappeler que la Russie a, en un an, une pléthore de réalisations à son actif. Les rebelles se sont pliés grâce à l’appui russe. Mais il faut être prudent au volte-face des rebelles. Cela peut seulement être du saupoudrage.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE :

DES ATTRIBUTIONS DU BUREAU ET DU PRESIDENT (SUITE)

 

Le Président de l’Assemblée Nationale fait connaître par écrit au Président de la République que le Bureau de l’Assemblée Nationale est constitué et communique sa composition.

Art.11 : En dehors du Président qui est élu pour la durée de la législature, le  mandat des autres membres du Bureau est renouvelé chaque année au cours de huit (8) premiers jours qui suivent l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée Nationale. Le délai constitutionnel de douze (12) mois étant applicable à compter de l’élection des membres du Bureau effectuée sous l’empire des dispositions du présent Règlement Intérieur.

En cas de vacance survenue dans le Bureau, il sera procédé au remplacement du siège vacant au cours de la session suivante.

Art.12 : Le Président de l’Assemblée Nationale peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande de un tiers (1/3) des députés.

Sont considérés comme manquements aux devoirs de sa charge :

1- le fait de s’opposer de quelque manière que ce soit à ce que le Bureau de l’Assemblée Nationale rende compte aux Députés de ses activités et de sa gestion, conformément à l’article 130 de la présente loi Organique portant Règlement Intérieur de ladite Institution ;

2- la rétention délibérée du rapport d’une Commission Spéciale ou ad ‘hoc à l’Assemblée ;

3- la non transmission :

- de la résolution de mise en accusation du Président de la République au Procureur Général Près la Haute Cour de Justice, conformément aux alinéas 2 et 3 combinés de l’article 125 de la Constitution du 30 mars 2016 ;

- de la décision de mise en accusation des Députés, conformément aux dispositions de l’article 123 de la Constitution du 30 mars 2016.

La demande motivée et revêtue des signatures des députés est adressée à la Conférence des présidents pour programmation.

L’examen de la demande de destitution est inscrit d’office au point un

(01) de l’ordre du jour de la séance suivante de l’Assemblée Nationale.

Les débats relatifs à la destitution du Président de l’Assemblée Nationale sont présidés par le 1er Vice-président. Avant l’ouverture du débat, lecture est faite de la demande de destitution et parole est donnée au Président mis en cause.

La destitution n’est prononcée que si le vote recueille la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée Nationale.

L’Assemblée Nationale procède alors à l’élection d’un nouveau Président dans les trois (03) jours francs qui suivent cette destitution dans les conditions fixées à l’article 10 ci-dessus.

Le scrutin se déroule à bulletin secret.

Art.13 : En cas de défection totale du Bureau, le Président de la République convoque une session extraordinaire au cours de laquelle il est procédé à l’élection d’un nouveau Bureau.

SECTION II

 

DES ATTRIBUTIONS DU BUREAU

 

Art.14 : Le Bureau a tous les pouvoirs pour présider aux délibérations de l’Assemblée Nationale, pour organiser et diriger tous les services de l’Assemblée Nationale dans les conditions déterminées par le présent Règlement Intérieur.

Le Bureau détermine par Arrêté du Président de l’Assemblée Nationale l’organisation et le fonctionnement des services de l’Assemblée Nationale, les modalités d’application, d’interprétation et d’exécution par les différents services des dispositions du présent Règlement Intérieur ainsi que le Statut du personnel et les rapports entre l’Administration de l’Assemblée Nationale et les organisations professionnelles du personnel.

 

PARAGRAPHE 1

 

DES ATTRIBUTIONS DU PRESIDENT

 

Art.15 : Le Président dirige l’Assemblée Nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale.

En application des dispositions de l’article 64 de la Constitution, le Bureau de l’Assemblée Nationale convoque les sessions ordinaires après consultation du Président de la République. Les sessions extraordinaires sont convoquées à la demande du Président de la République ou du tiers des membres composant l’Assemblée Nationale. Les sessions extraordinaires sont convoquées par Décret du Président de la République.

Il préside les séances plénières de l’Assemblée Nationale, les réunions du Bureau, de la Conférence des présidents et des concertations.

Il dirige les débats, fait observer le Règlement Intérieur, maintient l’ordre de discussion et assure la police des débats. Il met aux voix les projets et les propositions de loi soumis aux délibérations de l’Assemblée Nationale. Il juge conjointement avec les Secrétaires parlementaires, les épreuves de vote et en proclame les résultats.

Il assure la transmission au Gouvernement des actes de l’Assemblée Nationale et généralement toutes les communications de celle-ci.

Il est le Chef de l’Administration de l’Assemblée Nationale et l’Ordonnateur des dépenses de celle-ci.

Dans les cas et conditions fixés par l’article 47 de la Constitution, il supplée le Président de la République.

Il nomme un (01) membre de la Cour Constitutionnelle. Il peut saisir la Cour Constitutionnelle :

a) - pour qu’elle se prononce sur la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires avant leur promulgation ;

b) - en interprétation des dispositions constitutionnelles.

Le Président de l’Assemblée Nationale ou un quart (1/4) des députés peuvent saisir la Cour Constitutionnelle d’une demande d’avis.

Il saisit obligatoirement la Cour Constitutionnelle pour avis sur les projets ou propositions de loi et sur la procédure référendaire avant que ceux-ci soient soumis au vote du Parlement ou au référendum.

Il peut saisir la Cour Constitutionnelle en cas de conflit de compétence entre les pouvoirs législatif et exécutif.

Il peut saisir la Cour de Cassation pour avis sur toute question juridique relevant de la compétence de celle-ci.

Il peut saisir le Conseil d’Etat pour avis sur les projets et propositions de loi, ou sur toute question de droit relevant de sa compétence.

Il transmet au Procureur Général près la Haute Cour de Justice la résolution de la mise en accusation du Président de la République adoptée par les députés dans les conditions fixées par l’article 125 de la Constitution.

Le Président de l’Assemblée Nationale peut être suppléé par les Vice- présidents en cas d’empêchement temporaire dans l’exercice de ses fonctions suivant l’ordre de préséance. Dans ce cas, il peut déléguer certains de ses pouvoirs par Arrêté.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !