Toutes les infos du Mercredi 31 octobre 2018

Cm n 2829 du mer 31 oct 2018

 

RCA : LA COMMUNAUTE MUSULMANE DIT NON A LA MANIPULATION D’ABDOU KARIM MECKASSOUA

« MECKASSOUA n’a pas été destitué parce qu’il est musulman. Trop c’est trop ! Qu’il arrête de mentir à notre population »

La communauté musulmane de la RCA se dit indignée par les propos et la manipulation du clan Méckassoua.  « Nous n’accepterons plus de laisser nos populations mourir pour un individu qui ne pense qu’à ses intérêts égoïstes. Abdou Karim Méckassoua  n’agit pas au nom de l’islam.  Nos populations doivent comprendre et arrêter de se laisser manipuler », ont indiqué des imams en marge de la destitution démocratique de Méckassoua. Soucieux de la paix sociale, ces imams ont mis en garde leurs fidèles. « Nous invitons tous les musulmans à ne pas se laisser distraire. Dites-nous si la Kaaba se trouve en France ? Ceux pour qui nos frères sont morts reviennent encore nous manipuler. Nous devons nous mobiliser et être solidaires pour dire non. Nous lançons un appel urgent à tous nos frères musulmans,  pour la mémoire de nos martyrs,  nous devons déposer les armes et contribuer à la paix et au développement du pays. Le prophète Mohamed  (SAW)  condamne tout individu qui fait tuer son prochain pour des intérêts personnels.  Un bon musulman doit savoir pardonner, un bon musulman ne doit pas se laisser manipuler », ont-ils insisté lors de cette conférence qui prenait souvent les allures de prédication. Enfin, ils ont prononcé des Fatiha pour le retour définitif de la paix, l’entente, l’union et la concorde entre Centrafricains.

 Khalil Cheick Ibrahim,

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Même destitué , Abdou  Karim  MECKASSOUA continue de proférer des menaces .

C’est connu, les habitudes ont la peau dure. Cette maxime est valable pour l’ancien Président de l’Assemblée nationale de la RCA, qui s’est vu remercier par les siens, pour haute trahison. Plutôt que de faire profil bas, le rebelle dont le masque est enfin tombé, continue d’empirer sa situation par des menaces qu’il profère à l’endroit des autorités. En menaçant ainsi l’unité nationale et la paix sociale, Méckassoua veut pousser à bout Bangui. Dans sa stratégie, il veut se faire passer pour la victime en reprenant du poils de la bête, le refrain de la victimisation. Ainsi présenté, il actionnera ses mercenaires de la plume qui vont donner l’alerte de la désinformation et de l’intoxication. Du coup, lui, le bourreau, sera vu comme la victime du système. Cette stratégie aura pour mérite de lui donner du temps. Mais à la vérité, activer la haine, tuer et faire tuer les Centrafricains ont toujours été les sales desseins de ce funeste et ténébreux personnage. Désormais, son absence comme sa présence sur la scène politique n’auront aucun relent. Car il sera très tôt jeté dans la poubelle de l’histoire.

Pita Kwame, Loccident.info

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Centrafrique : Le patron des groupes armés dévoilé, quelle est la réaction de la France ?

Karim Méckassoua, l’homme de main de la France, est officiellement dévoilé patron des groupes armés par les chefs rebelles, suite à sa destitution démocratique. Ceux-ci  veulent venger leur mentor. La France peut- elle encore nier son implication dans la crise centrafricaine ?

La destitution légale du Président de l’Assemblée nationale,  Abdou Karim Méckassoua, a suscité beaucoup de panique et d’inquiétude dans le camp des groupes armés qui ont fini par dévoiler officiellement leur mécontentement concernant la destitution de leur patron et parrain national. Karim Méckasoua,  l’homme de main de Jean Yves Le Drian, donc de la France,  est officiellement présenté comme étant le patron des groupes armés.

Cette annonce faite par les chefs des groupes armés eux-mêmes, au moment où le Président français Emmanuel Macron fait des mains et des pieds pour maintenir la collaboration avec l’homme fort de Bangui, les groupes armés,  viennent de mettre à nu et à découvert l’implication de la France, en tant que parrain extérieur.  La destitution de Méckassoua faite dans les normes démocratiques  ne fait que consolider l’Etat de droit en RCA.

Les chefs rebelles sont-ils réellement des intellectuels ? Avaient-ils l’intention de faire un coup d’Etat au Président Touadéra ?  Y a-t-il un coup qui a été déjoué par cette destitution ?  Nous pouvons vous rassurer que la RCA  ne reviendra plus en arrière. Abdou Karim Méckassoua  doit être poursuivi pour crimes contre l’humanité et représentant légal et financier d’un groupe terroriste. Et la rigueur de la loi doit s’appliquer à lui, comme à tous les renégats de la RCA.

Crown James,

Lequotidiendafrique.net

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UN PROCHE DE MECKASSOUA MENACE DEBY ET JEAN YVES LE DRIAN

Si vous lâchez Abdou Karim Méckasoua, nous allons tout dire.

Peut-être que les langues se délieront. Et ce sera à l’avantage du peuple centrafricain qui a soif de la vérité.

A peine a-t-il été démis de ses fonctions que des seigneurs de guerre bien connus, se réclamant de lui, ont lâché cette bombe. « Si vous lâchez Abdoul Karim Meckassoua, nous allons tout dire. Nous allons tout balancer », ont menacé, ces individus à l’endroit de Jean Yves Le Drian et le Président Deby. Longtemps considérés comme les parrains de cette rébellion, Idriss Deby et Jean Yves Le Drian ont toujours rejeté en bloc ces accusations « sans fondement ». Or, maintenant que la sanction est effective et, il pourrait bien avoir des rebondissements dans cette affaire. Car si Méckassoua en lui même ne pèse plus rien politiquement, il tient sa légitimité de ses mandants. A qui, son lieutenant est en train de demander de ne point le lâcher, ce qui serait synonyme de rupture et occasionnerait une spirale de révélations et de violences verbales les unes plus palpitantes que les autres. En attendant que le camp de Méckassoua se mette à table, la morale de l’histoire est de ne point tenter le diable. Méckassoua l’aura appris à ses dépens.

 Christ Joël Kibimda,

Leuropeafrique.info

 

 

LES EN-DESSOUS DES MANŒUVRES MACHIAVELIQUES DE YEKATOMB ET AUTRES DEPUTES A L’ASSEMBLEE NATIONALE, CE LUNDI 29 OCTOBRE

Il ne se passe pas un jour sans qu’un incident soit signalé à l’Assemblée Nationale (AN). Si ce n’est pas une boxe (sport de combat où les deux adversaires se frappent avec les poings), c’est plutôt les casses. La deuxième (2ème) institution de la République centrafricaine est transformée en une jungle, un Far West. La procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Abdou Karim Méckassoua, avait pris une autre tournure. Sa destitution qui est intervenue le vendredi 26 octobre a envenimé la situation. Et l’élection d’un nouveau PAN a failli tourner au drame.

En effet, lors du discours du député de Baboua, l’honorable Moussa Laurent Ngon-Baba, candidat au poste du PAN, un incident grave s’est produit dans l’hémicycle de l’AN. Le député de Mbaïki 2, Alfred Yékatomb, alias « Rambo », a dégainé son pistolet automatique, tiré en l’air et pointé son collègue de Berbérati 2. C’est la pagaille, la débandade à l’Assemblée Nationale. La session parlementaire consacrée exclusivement au vote du nouveau PAN qui doit succéder à Méckassoua a été momentanément interrompue. L’hémicycle a été vidé. Yékatomb, après sa tentative de commettre un crime, a pris ses jambes au cou. Il a été finalement rattrapé par la gendarmerie, arrêté et détenu à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI). Une enquête est déjà ouverte par Eric Tambo, procureur général près la Cour d’Appel de Bangui. Le député de Mongoumba, l’honorable Thierry Vackat, détenteur d’une arme, a été aussi arrêté. Deux autres élus de la Nation sont tombés dans le filet des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) pour le même motif. Les maisons de ces députés ont été perquisitionnées.

Et les Centrafricains lambda s’interrogent en ces termes : « pourquoi le député Alfred Yékatomb, alias « Rambo », ancien chef Anti-Balaka, a agi de la sorte » ? D’après les témoignages de certains compatriotes habitant le Km 5 qui ont requis l’anonymat, « C’est quelque chose qui a été préparée d’avance. Ce coup était dirigé contre trois (3) députés dont une femme qui devaient présenter leurs candidatures au poste du PAN. Ils ont été contactés au téléphone par certains compatriotes du Km 5 qui leur ont demandé de ne pas déposer leurs candidatures pour ce poste. Ce qui fut fait ».

« En principe, il était question de semer des troubles à l’Assemblée Nationale  tout en les assassinant. Après cet assassinat, il devait y avoir un soulèvement. Profitant de cette pagaille, de ce chaos, les malfrats, les criminels du Km 5 devraient sortir de leur tanière pour rendre la capitale Bangui ingouvernable. Au même moment, tous les combattants Séléka dans l’arrière-pays entraient eux aussi dans la danse. Donc, ce plan perfide, minutieusement préparé, s’inscrivait dans le but de remettre à plat les institutions de la République. Par la grâce de Dieu, le peuple centrafricain a échappé de justesse à une crise sévère, aigue dont les conséquences seront dramatiques pour le pays et son peuple. Le gouvernement doit être cette fois-ci très vigilant », ont-ils conclu.

Eu égard à ce qui s’est passé le lundi 29 octobre 2018 à l’AN, le gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, doit être sur ses gardes. Tout peut arriver et à n’importe quel moment. Si à l’Assemblée Nationale certains députés qui représentent les Centrafricains dans leurs circonscriptions électorales se permettent le luxe d’entrer dans l’hémicycle de ladite institution avec des armes par devers eux et de pointer leurs collègues, qu’en sera-t-il des présidents des autres institutions, des ministres, des directeurs généraux… ? Sans nous voiler la face, la vie de chaque citoyen centrafricain est en danger permanent, à chaque seconde qui passe, suite à la destitution du PAN Méckassoua. Ses partisans que nous avons suivis à la Radio Nationale lors du débat consacré au vote de défiance de Méckassoua, dont les députés arrêtés, ne sont pas prêts à baisser les bras. Le malheur des Centrafricains pourrait venir de ces personnalités.

S’agissant du nouveau locataire du perchoir, nous osons croire que les députés ont montré aux yeux du monde qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils ont la capacité intellectuelle. Ils savent discerner. Le nouveau PAN est un musulman centrafricain, tout comme l’ancien. Pourquoi certains compatriotes s’agitent comme des diables ? D’ailleurs, en politique, il n’y a pas un musulman, ni un chrétien. Ce concept musulman-chrétien doit disparaitre dans la tête des Centrafricains pour toujours. Que nous soyons musulmans, chrétiens, animistes, athées, nous sommes tous des Centrafricains, un point, un trait. Certaines puissances de ce monde qui manipulent les groupes armés et certaines personnalités politiques doivent le comprendre une fois pour toute. Abdou Karim Méckassoua, l’ex-PAN est Centrafricain. Le nouveau PAN,  Moussa Laurent Ngon-Baba est Centrafricain. Les deux hommes se connaissent puisqu’ils ont occupé de hautes fonctions dans l’administration centrafricaine.

La loi, c’est la loi. Cette loi a été dite à l’Assemblée Nationale. Nous ne voyons pas pourquoi certains députés ont pris des armes dans l’intention de nuire à leurs collègues. Cet acte ignoble, indigne, inhumain, digne d’un film hollywoodien, suivi dans le monde entier, ne reflète pas l’image des élus de la nation. Mais pour tout dire, l’honorable Alfred Yékatomb, alias « Rambo » a été rattrapé par ses propres turpitudes. Quand on est l’élu de la nation, on ne se comporte pas comme un chef rebelle comme ce fut dans le temps passé. Il a semé le vent, il récoltera sans doute dans les jours à venir la tempête dès que son immunité parlementaire sera levée. Car déjà, les victimes ou les parents des victimes projettent de déposer leurs plaintes contre ce monsieur qui a brillé dans les exactions de tout genre sur les civils et même les militaires centrafricains qui étaient dans son mouvement Anti-Balaka.

« Tout se paie ici bas », cette parole biblique est entrain de se concrétiser en Centrafrique. « Rambo » ne sera-t-il pas le premier gros poisson de la Cour Pénale Spéciale (CPS) ?

Elkas PATCHANGA

 

 

Portrait : Laurent NGon-Baba, nouveau president de l’Assemblee Nationale

Né en 1957 à Baboua dans la Nana-Mambéré, Laurent Ngon-Baba, le nouveau Président de l’Assemblée Nationale (PAN), a fait du chemin pour se retrouver au perchoir de la deuxième institution de la République. Ce dernier est marié  et père de deux enfants. Après ses études primaires à Béloko, ce dernier descend à Bouar pour poursuivre en fondamental 2 où il a décroché son baccalauréat littéraire avec mention.

En 1980, Laurent Ngon-Baba s’est inscrit à la faculté de droit à l’Université de Bangui où il a obtenu sa licence en droit. Puis, il s’est aussitôt envolé pour Lyon (France) afin de poursuivre ses études. En 1985, il décroche son diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en droit de l’environnement. Il décide de rentrer au pays. Quelques années plus tard, c'est-à-dire de 1996 à 2001, le président Ange Félix Patassé le débouche pour être conseiller à la présidence en matière de l’environnement. De 2001 à 2003, ce dernier faisait office de ministre de la fonction publique. Il a assuré la fonction du ministre délégué aux affaires étrangères de 2005 à 2006. Entre 2006 et 2009,  Laurent Ngon-Baba était ministre chargé du secrétariat général du gouvernement.  Puis, il s’est retrouvé dans ses cordes où il a assuré la fonction du ministre de la Justice, Garde des Sceaux de 2009 à 2011.

Mai 2011, il a été élu député de Baboua sous la bannière du Parti d’Action pour le Développement (PAD). Dans la foulée, il a assuré aussi la fonction de premier Vice-président de l’Assemblée Nationale. Pendant la période de transition, Ngon-Baba siégeait comme conseiller national. Depuis 2016, ce dernier est le député de Baboua.

Un parcours tout à fait exceptionnel qui le hisse désormais à la tête de l’Assemblée Nationale. Espérons qu’avec sa carrure et ses expériences, Laurent Ngon-Baba redorera le blason de l’identité de l’Assemblée Nationale ternie par son prédécesseur Abdou Karim Méckassoua.

 

Elkas Patachanga

 

 

 

MAISON D’ARRET CENTRALE DE NGARAGBA : LES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME S’INQUIETENT DE LA SITUATION DES ENFANTS INCARCERES

Selon une enquête diligentée par les défenseurs des droits de l’Homme auprès de la maison d’arrêt centrale de Ngaragba, sise dans le 7ème arrondissement de la ville de Bangui, il est fait état de ce qu’ « il y a aujourd’hui plus de trente (30) enfants, âgés de 12 à 17 ans, qui sont incarcérés ensemble avec les adultes dans les mêmes cellules. Ce qui n’est pas normal et tout à fait contraire à l’article 9 du Code Pénal Centrafricain (CPC). C’est pourquoi nous sommons les autorités judiciaires du pays de se pencher sérieusement sur la situation de ces enfants prisonniers et de trouver des voies et moyens appropriés, pour construire spécialement un centre de détention digne de ce nom, pour les mineurs condamnés à des peines de prison fermes, à Bangui, capitale de la RCA ».

Eu égard à ce constat alarmant fait par les défenseurs des Droits de l’Homme, nous faisons remarquer que notre pays, la RCA, à l’instar d’autres pays des cinq continents de la planète terre, avait aussi ratifié la Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant (CIDE) de 1969. A ce titre, elle (RCA) a l’obligation de respecter et d’appliquer strictement, et dans toute sa plénitude les dispositions de cette CIDE. Car ratifier une convention est une chose, mais l’appliquer en est une autre, nous pensons. Est-ce normal que des mineurs jugés et condamnés soient incarcérés dans les mêmes cellules avec des adultes ? Allez-y deviner ! Quelles seront les conséquences négatives qui pourront impacter les mentalités et comportements de ces enfants emprisonnés, en un mot sur leur vie dans la société.

Si à Bangui, il existe le Tribunal pour enfant (TPE), alors, pourquoi n’y a-t-il pas un centre de Détention pour Enfant (CDE) ? C’est le comble du paradoxe en RCA. Même des personnalités politiques ou politico-militaires condamnées par la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye, au Pays-Bas (Hollande), sont mieux traités et jouissent de certains droits humains fondamentaux durant leur détention. Et pourtant, elles sont condamnées pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et pour génocide. Si tel en est le cas, pourquoi ne pas en faire autant pour les mineurs jugés et condamnés en RCA ? Surtout que ce pays est également signataire du Traité de Rome créant la CPI en 1998.

Le Petit YEKOA  

 

 

LES ONG : NOUVELLE FORME D’ESPIONNAGE EN AFRIQUE

Leçon publiée à Genève, le 20/12/2011 et contenue dans le 4ème chapitre du tome 1 du livre "Géostratégie Africaine", édité par l'Institut d'Etudes Géostratégique (IEG) qui organise depuis 2016, cette salle de classe virtuelle de 271.000 inscrits).

7 ans après, peut-on dire que je me suis trompé à prévoir bien des évènements ? Pas du tout, parce que c'est ça la Géostratégie ! Pourquoi l'intellectuel africain que l'émotion ne quitte jamais, se croit-il si expert et pense comprendre tous les contours de la politique de son pays, alors qu'il n'a aucune notion ni de la "Pensée Complexe", encore moins de la Pensée Globale ?

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Le lundi 24 janvier 2011, la Knesset, le parlement israélien avait voté pour l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l'origine des financements des associations et des organisations non gouvernementales opérant sur le territoire israélien.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, dont le parti (Israël Beiteno) était à l'origine de cette curieuse initiative, avait déclaré que d'après les informations en sa possession, la plupart des ONG qui parlent des droits de l'homme n'étaient en fait que de simples succursales de services secrets étrangers. Lorsqu'elles ne sont pas tout simplement "complices de la terreur" avait-il conclu.

L'originalité du vote du parlement israélien consistait à déterminer la véritable identité de chaque association et son vrai objectif à partir de la source de son financement. C'était la seule voie pour savoir exactement à qui on avait à faire.

Comment ne pas donner raison au ministre israélien, lorsqu'on examine le profil des dirigeants de ces ONG avec rigueur ? Car on a souvent froid dans le dos de constater un certain mélange du genre déroutant. Un exemple des plus récents :

Lorsqu'en 1999, Richard Holbrooke est choisi par le Président américain Bill Clinton pour succéder à Bill Richardson comme ambassadeur aux Nations unies, il emmène avec lui comme assistante, une dame du nom de Suzanne Nossel. Cette dernière est rappelée aux affaires lorsqu'Obama devient président, et devient l'Assistante de la Secrétaire d’État Hillary Clinton.

Le 23 novembre 2011, cette brillante dame qui est le serviteur de l’État américain a fait un déménagement des plus curieux et des plus déconcertants : elle a quitté son bureau dans l'administration Obama, pour devenir la Présidente de la section américaine de l'ONG Amnesty International. C'est-à-dire qu'on ne cache même plus le conflit d'intérêts entre certaines organisations et les gouvernements qui les financent. Et comme le dénonce le Réseau Voltaire, c'est cette dame qui a monté toute la propagande et les mensonges pour justifier le bombardement de la Libye avec ses 90 000 morts et l'assassinat de son président Kadhafi. Et c’est cette femme qui a changé de costume pour revenir sur le lieu de son crime et donner des leçons de droits de l'homme.

A- Des ONG plus gouvernementales que non gouvernementales

Comment peut-on appeler "organisation non gouvernementale", une organisation qui reçoit l'essentiel de son financement de son gouvernement ? Comment une organisation créée par le Congrès Américain et financée à 100% par ce dernier peut-elle prétendre être, en Afrique, une ONG ?

Comment expliquer que la quasi-totalité de l'arnaque dénommée "aide publique au développement" soit investie dans des organisations dites non gouvernementales comme dans le cas du Canada ?

50 ans de présence de ces ONG en Afrique nous indiquent que le continent ne peut jamais s‘élever avec ces organisations dont le système de gestion et de décision est très opaque, ce qui ne permet pas de mesurer avec précision leurs véritables motivations. Il n'existe, à ce jour, aucun rapport, aucune documentation sur ce que deviennent les énormes informations que ces organisations collectent au quotidien sur le sol africain.

Mais on peut tout de même dire que leur but n'est nullement celui de renforcer la sécurité du continent, mais plutôt de l'affaiblir. Penser que des gouvernements qui sombrent dans des dettes abyssales vont s'endetter encore plus pour aider des Africains relève de la naïveté collective des mêmes Africains qui accordent une confiance démesurée aux associations dont ils ignorent tout ou presque, sinon rien au-delà de la propagande qui a été préparée sur mesure pour eux.

B- Et l'Afrique dans tout ça ?

Le système ultralibéral qui a spolié l'Afrique depuis 5 siècles, pour se pérenniser, a savamment mis sur pied une organisation méthodique avec une distribution des rôles bien rodée. Et c'est dans cette optique de rendre moins douloureuse la spoliation que des associations et organisations dites de développement, humanitaires ou des droits de l'homme ont été créées. Ces organisations se sont rebaptisées : "société civile africaine" en copiant les mêmes techniques d'usurpation faites par les racistes d'Afrique du Sud qui se sont fait appeler AFRIKANERS, c'est-à-dire DES AFRICAINS, en lieu et place des Africains qu'ils voulaient faire disparaître grâce aux mauvais traitements de l'apartheid.

Toutes ces associations qu'il convient d'appeler "société civile organisée" et non "société civile" tout court prétendent travailler pour aider l'Afrique, travailler pour le bien du continent africain. En réalité elles visent d'autres objectifs par exemple :

1- Détourner l'attention des Africains des vrais problèmes en imposant des thèmes tout aussi nuisibles qu'inutiles et imposer leur point de vue grâce à la grande machine de guerre médiatique qui les accompagne et l'argent qui coule à flots de leurs gouvernements en Occident.

2- Devant le choc des civilisations africaine et européenne, lorsque l'avantage est à l'Afrique, tout est mis en œuvre pour empêcher les Africains de voir que dans bien de domaines, ils n'ont pas de leçon à recevoir de qui que ce soit, mais peut-être à en donner. Il faut alors convaincre les Africains, avec un certain succès, qu’ils sont fondamentalement des vauriens avec des chefs d’État incapables et un continent rendu maudit par l’état de pauvreté, quand bien même ils savent que ce n'est pas vrai. Les Africains qui se sont fait avoir dans leur majorité ont tout simplement oublié qu'ils étaient de loin plus heureux que ceux qui leur racontaient qu'ils étaient des nantis venus les aider. Parce que l'Africain est de loin plus riche et donc plus heureux que l'Européen.

En géostratégie, la vraie différence entre un riche et un pauvre est que le pauvre est celui qui gagne un million de dollars par mois, mais pour le même mois il va en dépenser deux millions, en empruntant de gauche à droite, alors que le riche est celui qui gagne 2 dollars par jour, mais il va en dépenser seulement 1.

C'est ce qui explique que les Africains sont moins stressés que les Européens, ils sont plus souriants même s'ils n'ont pas de voiture, ils ne revendiquent pas l'univers, ils ne prétendent pas changer un chef d'État au Népal ou au Guatemala, et donc, ils se suicident aussi moins. À bien y regarder, la logique n'aurait pas tout simplement voulu que ces ONG conseillent de copier cette leçon de bonheur africain pour l'insuffler aux Européens ?

3- Salir l'image de l'Afrique

Tel semble être l'une des missions des ONG. Partout où on se trouve dans les plus grands aéroports d'Occident, dans les plus grandes gares de train ou de métro, on ne peut s'empêcher de voir la photo d'un enfant noir sale, dénutri, tapisser les murs de ces lieux publics, de Düsseldorf à Montréal, en passant par Genève, Rome, Paris ou New York. D'une part, il s'agit d'un des fonds de commerce les plus rentables au monde pour leurs auteurs, d'autre part, c'est la plus grande activité de propagande contre l'avènement d'une autre Afrique plus digne et plus prospère. C'est un acte de racisme pur et dur et un manque du respect à la dignité d'un enfant, fût-il en difficulté, que de montrer sa photo avec une armada de mouches qui luttent pour trouver à manger sur ses lèvres.

C'est un cynisme des plus dangereux pour le genre humain que d'exploiter à ce point les difficultés de l'autre pour s'enrichir, tel un charognard qui rôde autour d'un comateux pour son festin à venir.

4- Activité d'espionnage

En Afrique, l'avidité croissante et l'ignorance sont les maîtres mots qui ont permis le développement sans contrôle de l'espionnage étranger dans toutes les couches de la population et sous des formes des plus impensables. On observe ainsi des initiatives et organisations qui n'ont pour but que d'affaiblir l'État en se substituant à lui avec de pseudo solutions qui n'ont fait leur preuve nulle part, notamment dans la santé, l'instruction, la micro-finance, etc. Pourquoi les gouvernements européens et américains ont-ils besoin de passer par des ONG pour recueillir des informations sur l'Afrique, si ces dernières sont inoffensives et ne mettent pas en danger la prospérité et la sécurité du continent africain ? Quels sont ces intérêts occidentaux, incompatibles avec l'urgence en Afrique de la construction d'un État fort qui soit capable ensuite de s'occuper dignement et convenablement de ses citoyens ?

C- Que font les espions africains ?

L'Afrique a cru, dans l'activité d'espionnage, à un simple problème d'ordre public, avec l'élimination des prétendus opposants, vrais ou imaginaires. Et pas à une activité d'espionnage ou de contre-espionnage sur le plan économique et géostratégique. Et comme c'est là où tout se joue désormais, même entre les meilleurs amis du monde, on se méfie des activités d'espionnage des agents respectifs. Le cas d'Israël et des États-Unis est là pour nous le prouver. Ben-Ami Kadish a été déféré, en avril 2008, 15 jours avant la visite du président américain George Bush en Israël, devant le tribunal fédéral de Manhattan, aux États-Unis, pour avoir transmis à Israël des informations relatives à des armements nucléaires, des avions de combat F-15 et des batteries de missiles Patriot.

Est-il envisageable de voir un jour des Africains aimer à ce point l'Afrique jusqu'à être accusé d'avoir espionné une entreprise de pointe en Occident pour le compte de leur pays ?

Comment expliquer la naïveté des pays africains qui installent à la tête des principales entreprises stratégiques publiques des managers occidentaux sans se préoccuper des informations sensibles que ces derniers fournissent à leurs pays ?

Existe-t-il un système efficace de contre-espionnage capable de les surveiller convenablement ?

D- Conclusion

L'Afrique doit arrêter de penser qu'il existe des cadeaux gratuits d'où qu'ils viennent, qu'il existe des dons sans contrepartie, puisque souvent cette contrepartie peut aller jusqu'à un million de fois la valeur du don même. Avant d'accepter tout partenariat, il faut au préalable poser la question sur ce que l'autre y gagnera. Lorsque ce n'est pas clair, et qu'il est impossible d'identifier l'intérêt de l'autre partie, c'est qu'il y a une arnaque ou tout simplement, tromperie. L'Afrique doit aller au-delà de l'initiative d'Israël, c'est-à-dire ne pas se limiter à identifier les sources de financement de chaque ONG qui opère sur son territoire. Il faut prendre des décisions radicales pour interdire toute association, toute organisation qui recevrait le moindre centime de son financement hors d'Afrique.

Une association, même à 100% africaine, ne peut pas recevoir son financement de l'étranger sans en contrepartie ne pas se mettre dans une condition psychologique propice à remercier ses bienfaiteurs. Soit en leur fournissant toutes les informations dont ils ont besoin, soit en faisant preuve d’une certaine allégeance dans la défense des intérêts, des idées et opinions des donneurs d'ordre étrangers (même lorsqu'ils sont ouvertement contre les intérêts de la nation africaine en question).

Sur un autre plan, c'est en renforçant la fédération africaine que l'Afrique aura la force pour imposer une grande transparence dans ses relations avec tous les pays du monde. L'Afrique a besoin d'une coopération d’État à État, et non d’État à ONG, c'est-à-dire qu'elle doit développer ses relations exactement comme c'est déjà le cas avec la Chine. En effet, il n'existe aucune ONG chinoise, aucune association chinoise qui prendrait l'argent du gouvernement chinois pour s'installer dans les villages africains et faire remonter les informations vers la Chine ou tout simplement résoudre des problèmes de chômage en Chine.

L'espionnage du XXIème siècle doit innover pour ne pas rester pathétiquement dans une logique dépassée de Guerre froide, car après 50 ans et des milliards de dollars engloutis, l'espionnage occidental en Afrique n’a pas su tirer les profits escomptés au regard de la crise économique et financière que nous connaissons. Et ce, même si certaines informations sensibles ont permis à cet Occident de tenir l’Afrique pauvre.

Puisse l'Occident avoir le courage de se regarder en face et soulever la question de la médiocrité de ses dirigeants qui, empêtrés dans des problèmes d'emplois fictifs, de détournement de fonds publics, harcèlements sexuels, pédophilie, etc. n'ont pas eu le temps, et encore moins l'intelligence de comprendre que pour tenir debout, l'Europe n'avait pas besoin d'une Afrique couchée ?

Jean-Paul Pougala

Genève, le 20/12/2011

(Republié depuis Tokyo, le 30/10/2018)

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Leçon publiée à Genève, le 20/12/2011 et contenue dans le 4ème chapitre du tome 1 du livre "Géostratégie Africaine", édité par l'Institut d'Etudes Géostratégique (IEG) qui organise depuis 2016, cette salle de classe virtuelle de 271.000 inscrits).

7 ans après, peut-on dire que je me suis trompé à prévoir bien des évènements ? Pas du tout, parce que c'est ça la Géostratégie ! Pourquoi l'intellectuel africain que l'émotion ne quitte jamais, se croit-il si expert et pense comprendre tous les contours de la politique de son pays, alors qu'il n'a aucune notion ni de la "Pensée Complexe", encore moins de la Pensée Globale ?

 

Jean-Paul Pougala, I.E.G

(ONG Nouvelle Afrique)

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : BUREAU DE L’AN. SECTION 1 (SUITE)

 

CHAPITRE II : DU BUREAU PROVISOIRE

 

Art.7 :       Le Doyen d’âge de l’Assemblée Nationale préside la première séance de la législature jusqu’à l’élection du Président.

Le Doyen d’âge assisté de trois (03) députés les plus jeunes forment le Bureau Provisoire de l’Assemblée Nationale. Les plus jeunes membres du Bureau provisoire remplissent les fonctions de Secrétaires parlementaires.

 

Art.8 :   Lors de la première séance de la législature, le Doyen d’âge ou un   membre du Bureau provisoire désigné par lui, donne lecture de la liste des députés élus conformément aux décisions de la Cour Constitutionnelle proclamant les résultats définitifs des législatives.

Aucun débat dont l’objet est étranger à l’élection des membres du Bureau ne peut avoir lieu sous la présidence du Doyen d’âge.

(Suite au prochain numéro).

CHAPITRE III

 

DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

SECTION I

DE LA COMPOSITION

Art.9 :     Le Bureau de l’Assemblée Nationale comprend quinze (15) députés élus par leurs pairs au scrutin secret uninominal à un seul tour à la majorité simple.

Le Bureau est constitué en tenant compte de toutes les sensibilités de l’Assemblée Nationale dans le respect de la parité entre les femmes et les hommes.

Le Bureau est composé de :

- un (01) Président ;

- un (01) Premier Vice-président ;

- un (01) Deuxième Vice-président ;

- un (01) Troisième Vice-président ;

- un (01) Quatrième Vice-président ;

- trois (03) Questeurs ;

- trois (03) Secrétaires parlementaires ;

- quatre (04) Membres.

 

Art.10 :    Les candidatures écrites doivent être déposées au Secrétariat Général au plus tard, une (1) heure avant l’heure fixée pour l’ouverture du scrutin.

La liste est affichée et lecture en est donnée avant le scrutin.

Deux scrutateurs tirés au sort dépouillent le scrutin dont le résultat est proclamé par le Doyen d’âge ou par le Président, selon le cas. En cas d’égalité de voix, le plus âgé l’emporte.

Après l’élection et l’installation du Président par le Doyen d’âge, il est procédé à l’élection des autres membres du Bureau par le Président assisté des autres membres du Bureau provisoire.

La séance est levée sans débat.

Le Président de l’Assemblée Nationale est élu conformément aux dispositions de l’article 9 alinéa 1er ci-dessus pour la durée de la législature dans les huit (8) premiers jours de l’installation de l’Assemblée Nationale.

Les autres membres du Bureau sont élus chaque année.

En cas de contestation du résultat de l’élection d’un membre du Bureau de l’Assemblée Nationale, il est procédé au recomptage des bulletins ou à la reprise du scrutin.

Le Président de l’Assemblée Nationale fait connaître par écrit au Président de la République que le Bureau de l’Assemblée Nationale est constitué et communique sa composition.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Fait à Bangui, le

 

Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

 

LA RCA EST RICHE : PRESERVONS ET PRIVILEGIONS LA PAIX ET LA SECURITE POUR ATTIRER LES INVESTISSEURS

Depuis la nuit des temps, le monde entier avait reconnu et reconnait la République centrafricaine à travers les coups d’Etat, les mutineries, les rébellions qui ont bouleversé les fondements de la société centrafricaine et ne permettent pas le développement économique du pays. A chaque intervalle de dix (10) ans, le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda sombre toujours dans un chaos indescriptible. Les conséquences sont fâcheuses et dramatiques : les entreprises, les industries, les sociétés qui devraient participer à l’essor économique de la RCA, sont vandalisées, pillées, détruites et même incendiées par les jeunes en colère. Débordés par les exactions de tout genre sur les installations de ces infrastructures économiques, de nombreux patrons de ces entreprises, sociétés ont dû les fermer temporairement en attendant que la situation sécuritaire s’améliore. D’autres sont tombés définitivement en faillite. Pire encore, les bailleurs de fonds hésitent à investir dans les secteurs pourvoyeurs de création d’emplois, faute de sécurité.

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, on ne parle que d’insécurité grandissante. Comment voulez-vous que ces gros détenteurs de sous, en majorité des étrangers viennent investir dans notre pays ? Ne dit-on pas que l’argent n’aime pas le bruit des bottes ? Pensez-vous qu’un individu peut créer son entreprise à l’heure actuelle à Bria, Bambari, Kaga-Bandoro où les combattants Séléka ont élu domicile et où règne le désordre généralisé ? Aucunement pas. S’il se permet le luxe de réaliser un tel projet, il court le risque de jeter son argent par la fenêtre.

C’est pourquoi nous demandons à la population centrafricaine en général, et à la jeunesse en particulier, de préserver et de privilégier la paix et la sécurité pour attirer ces investisseurs. Nous avons trop souffert et ne pouvons dormir indéfiniment sur nos richesses. Car une fois que ces bailleurs auront à investir dans tel ou tel secteur d’activités économiques, le chômage des jeunes, la pauvreté et la misère absolue disparaîtront progressivement. Nous ne disons pas que ces investisseurs élimineront le chômage, la pauvreté, la misère absolue, néanmoins, ils inverseront la courbe du chômage au sein de la jeunesse centrafricaine. Les jeunes seront embauchés et travailleront pour le développement de la RCA. Plus personne ne les prendra en charge. Ils ne seront pas méprisés par qui que ce soit ou manipulés par les hommes politiques, assoiffés de pouvoir. Ne dit-on pas que le travail procure la dignité et libère l’homme.

La RCA est riche en ressources naturelles, minières, fauniques. Malheureusement, ces richesses profitent aux étrangers qui ont semé et continuent de semer le désordre dans le pays pour les exploiter frauduleusement. Aujourd’hui, le diamant, l’or, le bois, l’ivoire, pour ne citer que ceux-là, partent sous d’autres cieux et profitent aux étrangers. Les combattants étrangers des groupes armés ne sont pas du reste. Ils sont dans toutes les mines d’or. Les recettes provenant des ventes illégales de ces pierres précieuses leur permettent d’acheter des armes et munitions pour s’en prendre au peuple centrafricain. Que gagne le Centrafricain lambda dans ce désordre, cette crise montée de toutes pièces par certaines puissances de ce monde ? Rien et absolument rien.

L’heure est venue pour nous, peuple centrafricain, de ne privilégier que la paix et la sécurité. Sans la paix et la sécurité dans un pays, il ne peut y avoir développement, ni investissement. Œuvrons tous pour la paix et la sécurité en Centrafrique pour drainer les investisseurs chez nous. La mise en valeur de nos richesses variées est capitale pour notre survie et le développement de notre cher et beau pays, la RCA. Tournons le dos à la guerre et aux crises récurrentes qui ne font qu’enfoncer le pays dans l’abîme et ouvrent la voie aux destructeurs et aux pilleurs de nos ressources du sol et du sous-sol. Cet appel s’adresse exclusivement aux jeunes qui continuent d’être manipulés et à ceux qui sont dans les groupes armés. Car ils doivent comprendre dès à présent que la RCA est envahie par les mercenaires tchadiens, nigériens, camerounais et autres à cause de nos richesses. Si nous ne faisons pas attention, celles-ci seront exploitées frauduleusement par ces prédateurs.

Arrêtons de faire la guerre car elle a détruit complètement la RCA. Unissons-nous pour ramener la paix et la sécurité dans notre pays afin que les bailleurs de fonds viennent investir dans les secteurs des mines, de l’agriculture, de l’élevage, de la nouvelle technologie, de l’hydroélectrique, … La Chine et plusieurs autres pays n’attendent que la sécurité pour investir dans ces secteurs d’activités.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

DEBANDADE A L’ASSEMBLEE NATIONALE : LES DEPUTES COURENT PLUS VITE QUE L’ECLAIR

 

Rambo dégaine et tire en l’air, les députés sont face à la mort. Le service est sans protocole, chacun pour soi, Dieu pour tous. C’est le sauve-qui-peut indescriptible. Les députés ne demandent pas leur reste. En quelques fractions de seconde, l’hémicycle est vide. Téléphones portables, documents, papiers en pêle-mêle variété. Pour la première fois, nous avons vu des députés détalés. Ils ont battu le record mondial des jeux olympiques aux cent mètres (100) plats. Il fallait s’abriter, se cacher en un endroit sûr. Yekatomb alias Rambo, le justicier, est maîtrisé par les forces de l’ordre, menotté.

Des fouilles de sécurité ont été opérées au retour dans l’hémicycle. Ce qui a permis de mettre la main sur deux autres députés ayant des armes sur eux. Les armes à feu sont interdites au sein du Palais de l’Assemblée Nationale. Il y a des Forces de Défense et de Sécurité, notamment la Minusca qui y sont basées. « Rambo » s’est préparé d’office pour semer la panique. Son accoutrement le prouve si bien, car il portait un survêtement. Serait-il le protecteur de Abdou Karim Méckassoua ? Il n’y a que les groupes armés à prendre fait et cause pour l’ex-PAN, depuis Bangui jusque dans les provinces occupées par les Séléka.

Jamais une législature n’a été aussi scandaleuse, désastreuse, humiliante et de nature à discréditer la noble institution. Le nouveau PAN, Laurent Ngon-Baba, saura recadrer l’Assemblée Nationale, fort de sa longue expérience parlementaire et d’ancien ministre. Les députés doivent se remettre au travail pour sauver la loi des finances 2019. Le monde entier salue la pratique démocratique au Parlement centrafricain et félicite les députés de la nation. Que le courage, la clairvoyance et la détermination qui les ont encouragés, puissent se manifester dans tous les domaines. Seuls les Centrafricains et la RCA comptent pour asseoir la paix et la sécurité. Les députés ne seront plus humiliés, ridiculisés, au point de courir plus vite que l’éclair, plus vite que Karl Lewis. Bravo aux élus de la nation !

Julien BELA

 

 

LE CONCEPT GENRE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Du 24 au 26 octobre 2018, les journalistes et bloggeurs centrafricains ont renforcé leurs capacités sur la notion du genre. Organisée par ONU femmes, cette formation vise à élever le niveau de connaissance des participants sur la problématique du genre, notamment dans le contexte de relèvement et de consolidation de la paix en République Centrafricaine.

Le rapport GMMP 2015 qui s’est penché sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans les medias conclut qu’il existe un sexisme qui a duré des décennies. Le sexe est quelque chose de biologique, c'est-à-dire inné et défini à la naissance et qui ne peut être changé. Or, le genre renferme les différences sociales construites entre l’homme et la femme dans leur cycle de vie. Ces différences sociales peuvent changer ou évoluer dans l’espace et le temps.

C’est pourquoi, il faut bannir les stéréotypes qui réduisent une personne à une seule caractéristique, afin d’établir l’équilibre du genre et d’offrir les mêmes droits, les mêmes chances, les mêmes opportunités et responsabilités aux hommes et aux femmes sur les plans social, économique, éducatif, culturel, religieux…

D’où, des textes internationaux et nationaux ont été établis pour garantir l’égalité des sexes : la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; le Pacte de 1966 sur les droits civils et politiques relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ; la Convention sur les droits politiques des femmes du 20 décembre 1952 etc.

A travers cette formation, l’ONU femmes veut amener les journalistes à prendre en compte la dimension genre, afin de promouvoir un contenu libéré des stéréotypes sexistes. Elle vise également à changer  le narratif sur les femmes centrafricaines dans le but d’arriver à changer la manière dont les femmes centrafricaines sont présentées dans les medias. Enfin, cette formation constitue une opportunité de plaidoyer pour donner plus de places aux journalistes de sexe féminin.

Les journalistes qui sont formés peuvent comprendre et adopter des principes des reportages sensibles au genre dans la presse écrite, la diffusion, les medias en ligne et la photographie, en suivant les directives internationales pour le journalisme éthique et le reportage avec une perspective de genre. Ils peuvent également réaliser des articles positifs sur les contributions des femmes centrafricaines dans les efforts de relèvement et de consolidation de la paix en RCA.

Suite au prochain numéro

Bénistant MBALLA

 

 

 

04 dEputEs arrEtEs aprEs la perturbation par arme du vote du nouveau prEsident

 

Les députés Alfred  Yekatomb alias Rombhot, Thierry Vackat, Florent Kema et Aristide Symphorien Nampessa sont arrêtés après qu’ils aient sorti des armes en pleine session. L’incident s’est produit au moment où l’un des deux candidats au perchoir avait la parole pour présenter son plan d’action.

Laurent Ngon Baba, candidat n°2 à la présidence de l’Assemblée Nationale présentait son plan d’action à la tribune du parlement lorsque le député Alfred Yekatomb sort son arme et tire deux coups de feu. Débandade dans la salle, sauve qui peut pour les députés, les journalistes et tous les autres invités venus assister à cette session parlementaire.

La salle se vide et les forces de l’ordre déployées à l’Assemblée Nationale mettent la main sur le député de Mbaiki 2 qui est aussitôt embarqué à destination du parquet, selon des sources bien introduites. Dans la foulée de la débandade, les députés Vackat de Mogoumba, Florent Kema de Nana Bakassa 2 et Aristide Symphorien Nampessa de Bossangoa 4, tentent de sortir de la cour de l’Assemblée Nationale. En fouillant leurs véhicules à la sortie, des armes sont retrouvées par les forces de l’ordre qui procèdent à leurs arrestations.  De sources concordantes, les quatre députés arrêtés, ont été mis à la disposition du parquet qui aurait ouvert une enquête.

Le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien Mapenzi, président de la séance, parle d’attentat et de tentative d’assassinat. Il évoque la procédure de flagrante et souhaite que ces députés soient traduits en justice. « Nous sommes des législateurs et c’est à nous de donner l’exemple. Dans le cas précis, la justice doit sévir pour démontrer  la montée en puissance de l’autorité de l’Etat », explique Jean Symphorien Mapenzi, en direct sur la radio Centrafrique.

Les députés Florent Kema de Nana Bakassa 2, Alfred  Yekatomb de Mbaiki 2, et Aristide Symphorien Nampessa de Bossangoa 4 sont des députés issus des rangs des Anti-Balaka, un groupe rebelle. Ces trois députés ont voté, vendredi dernier en faveur du maintien de l’ancien président de l’Assemblée Nationale Karim Meckassoua qui a été destitué avec 98 voix contre 41 pour son maintien. Le député de la Nation est protégé dans l’exercice de ses fonctions par le principe d’immunité consacré par l’article 64 de la constitution sauf que l’alinéa 3 de ce même article évoque le cas de la flagrance qui pourrait être avancé dans le cas de ces trois députés.                           RJDH

 

 

 

 

 

 

 

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