Toutes les infos du mercredi 21 Novembre 2018

Cm n 2843 du mer 21 nov 2018

UN MERCENAIRE FRANÇAIS DANS LES CARNAGES DE L’UPC A ALINDAO : DE QUEL DIALOGUE PARLE LA FRANCE ?

Un mercenaire français est dans les rangs de l’UPC durant les carnages d’Alindao ayant fait plus de 40 morts parmi la population civile. Le site des déplacés d’Alindao a été visé par les hommes de l’UPC d’Ali Darassa, sous la diligence d’un mercenaire français. Serait-ce Christophe Renauteau dénoncé il y a quelques mois par les autorités centrafricaines ? Une chose est sûre, la France est dans la tourmente et fait feu de tout bois. Le Drian, ce négrier esclavagiste, a du mal à dormir, devant son échec cuisant. La RCA défend bec et ongles ses intérêts, sa liberté, son indépendance et sa souveraineté.

Le député français Chassaigne, malgré sa clairvoyance, son intégrité morale, ses propos véridiques, prêche dans le désert. Les autorités françaises font la sourde oreille, aveuglées par l’esprit de domination, de main mise, d’esclavagisme et de traite des êtres humains en Centrafrique. Ce n’est pas la première fois que le député français André Chassaigne plaide à la tribune de l’Assemblée Nationale française, la juste cause de la RCA, dénonçant les manœuvres sous marines de la France, la misère ordurière du peuple centrafricain et la pauvreté absolue qui inonde tout le pays. Les propos de Chassaigne s’adressent à Emmanuel Macron, Le Drian et Laurent Fabius, les derniers archéologues esclavagistes de l’ère FOCAR. Macron peut-il s’approprier l’esprit colonial de Le Drian et Laurent Fabius, alors qu’il prétend n’avoir pas connu la colonisation ?

Les Etats-Unis doivent se démarquer de la France pour sauver un peuple très meurtri qui continue de souffrir atrocement, de se faire massacrer. Les Etats-Unis sont un pays de démocratie, de droit, de liberté. C’est ce que réclame le peuple centrafricain. La France soutient les dictateurs qui ont vendu leur âme au diable, martyrisent leurs populations, gouvernent d’une main de fer. La RCA est aujourd’hui une démocratie intégrale grâce aux soutiens sans faille des Etats-Unis, durant tout le processus électoral à ce jour. Le peuple centrafricain est traumatisé et désespéré, les Etats-Unis doivent l’aider à sortir du gouffre. L’abîme est le bilan de cinquante huit ans de vie commune avec la France, et ce sont les intérêts de la RCA qui sont bafoués, foulés aux pieds par la France. C’est un sentiment de révolte qui est entrain de bouillir dans le cœur des Centrafricains qui ont perdu leur dignité d’être humain. C’est la mort lente, la mendicité. Les Etats-Unis doivent coopérer avec la Russie pour redonner au peuple centrafricain le goût à la vie, des raisons de croire au bonheur et à la prospérité. La France aurait dû avoir une grosse honte de son bilan durant plus d’un demi-siècle en RCA. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie qui viennent d’arriver, ont laissé des traces, sauf la France qui se prévaut exclusivement de son rôle esclavagiste de mère-poule, mais qui assassine les poussins. Qui peut encore croire au dialogue dans la mesure où la France est dans les hostilités à travers ses mercenaires ?

La crise centrafricaine prend une nouvelle dimension, avec l’entrée des mercenaires français dans les rangs des groupes armés. Cette présence des mercenaires corrobore la thèse de la formation militaire des combattants des groupes armés dans le Sud du Tchad. Et si la Russie, forte des accords de défense avec la RCA, doit intervenir comme en Syrie pour sauver un peuple au bord du gouffre ? La France a dépassé les limites du raisonnable en Centrafrique. La souffrance du peuple centrafricain n’a que trop duré. La paix, la sécurité, la stabilité sont les préoccupations essentielles du peuple centrafricain. La France a du pain sur la planche dans le Sahel avec le terrorisme.

Au Burkina Faso, au Mali, les morts ne se comptent plus, malgré une forte présence de l’armée française. Le Tchad arrive à son tour chez le coiffeur avec une rébellion au nord dans le Tibesti. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Le Tchad, base-arrière des Séléka, est le pire ennemi de la RCA.

L’indépendance de l’Union Africaine n’est pas que financière, elle est aussi politique avec la domination territoriale de la France sur les Nations Unies, et sur la Commission de l’Union Africaine, un pur cache-sexe de la France. La France ne jure que par l’Union Africaine, en devient le chantre mondial, l’avocat défenseur par excellence. Il y a bel et bien anguille sous roche. Les valets et les traîtres sont légion en Afrique, malheureusement, ils sont pressés et jetés comme le citron à la poubelle. Les traitres et les valets ne durent que le temps où ils sont utiles pour servir de main noire qui Martyrise leurs propres compatriotes. Regardez-les, honteux et confus. Où sont ceux qui ont trahi les Sankara, Lumumba, Boganda et autres ? Les valets et les traîtres n’ont jamais fait fortune avec la France. Les Etats-Unis, la Russie, la Chine doivent contribuer au développement de la RCA au même titre que la France et l’Union Européenne. Il y a de la place, de la richesse diverse et variée pour tout le monde, avec un socle gagnant-gagnant.

 

Julien BELA

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ATELIER DE VALIDATION DES TEXTES D’APPLICATION DE LA LOI N°18.002 DU 17 JANVIER 2018 REGISSANT LES COMMISSIONS ELECTRONIQUES EN RCA

 

La salle 89 du stade 20.000 places a abrité la cérémonie officielle d’ouverture des travaux de l’atelier de validation des textes d’application de la loi n° 18.002 du 17 janvier 2018 régissant les commissions électroniques en RCA. C’était le mardi 20 novembre 2018, de 09 heures 38 minutes à 09 heures 58 minutes, sous la présidence du directeur de Cabinet par intérim du ministère des Postes et Télécommunications, Charles Banga-Zoé et du coordonnateur de cet atelier, Benjamin Panzet-Sébas. Y ont pris part les représentants de la Banque Mondiale (BM) et du projet « AGIR », les responsables des sociétés de la téléphonie mobile, les députés, membres de la Commission Equipement et Communication (CEC), les cadres du ministère des Postes et Télécommunications.

Dans son allocution de circonstance, le coordonnateur de cet atelier, a signifié, « je vous souhaite la bienvenue en cette circonstance exceptionnelle à l’atelier de validation des projets de décrets d’application de la loi sur les communications électroniques en RCA. Aussi, j’aimerais exprimer toute ma gratitude au ministre  Justin Gourna Zacko, des Postes et Télécommunications, pour avoir initié le présent atelier avec l’appui de la BM et du projet « AGIR ».

Le secteur des communications électroniques subit de profondes mutations électroniques à une vitesse exponentielle. Son développement engendre un flux financier important dans tous les pays du monde en général et ceux de la sous-région en particulier. Cependant, la RCA ne profite pas de la manne issue de ce secteur à cause de la caducité des textes. Dès sa promulgation, le 17 janvier 2018, la loi n° 18.002 régissant les commissions électronique en RCA a ouvert un vaste chantier des reformes.

Les avant-projets des décrets d’application ont été élaborés. Compte tenu des difficultés éprouvées à organiser un atelier de validation, le projet « AGIR » a pu mettre à la disposition du comité d’organisation les moyens nécessaires pour la réalisation dudit atelier. Soyez convaincus de notre détermination à tout mettre en œuvre afin de répondre aux attentes de l’heure du secteur. Je vous invite à faire preuve de rigueur, d’assiduité et de professionnalisme durant ces deux (02) jours car il y va de l’intérêt de notre pays et en particulier de notre secteur des TIC ».

Quant au directeur de cabinet par intérim, «  il est question des reformes visant à assainir le secteur des Postes et Télécommunications en RCA. C’est pour offrir des prestations de service de qualité dans le domaine de télécommunications électroniques aux Centrafricains et ressortissants étrangers vivant en RCA, car jouant un rôle très important dans le monde d’aujourd’hui. Et ceci en termes de finances et d’économie. Il s’agit d’examiner, de débattre et de valider les (04) textes d’application de la loi précitée. Bon succès aux travaux de cet atelier ».

La mise en place du présidium dudit atelier composé de quatre (04) membres, représentants toutes les parties prenantes, la répartition des participants en trois (03) groupes de travail et la photo de famille, ont bouclé la boucle.

 

Le Petit YEKOA

 

 

ALINDAO ET KM 5 : A  LA VEILLE DE LA PROLONGATION DU MANDAT DE LA MINUSCA, IL Y A DES CARNAGES D’UNE AMPLEUR INOUIE 

Chaque année, à la veille de la prolongation du mandat de la Minusca, il y a des massacres d’une cruauté inqualifiable. Pour obtenir la prolongation du mandat, la Minusca doit-elle sacrifier sur l’autel du diable autant de Centrafricains innocents ? Alindao a vécu un véritable carnage, avec le mercenaire français gonflé à bloc. Au Km 5, selon les informations, la chambre de Nimery Matar Djamous, alias Force, a été pulvérisée, avec des dégâts collatéraux touchant des voisins. Le mandat de la Minusca est prolongé d’un mois seulement. Une telle coïncidence peut-elle être fortuite ? Tout est possible.

Et pourtant, au Km 5, on accuse gratuitement les Russes. Il y a encore un noyau de la Sangaris à Bangui. La France ne laisse jamais au hasard les témoins gênants, car ils en savent trop sur ses actions sous-marines. La Russie n’a aucune raison de pilonner la maison de Force. La Minusca aussi, pour obtenir la prolongation de son mandat, peut se livrer à ce jeu. Les Français, la Minusca et la Russie, ont des drones. Il faut une enquête scientifique pour déterminer les responsabilités. FORCE et ses éléments peuvent-ils démontrer l’origine du drone et sa provenance ? Les Français peuvent le faire pour accuser la Russie. La Minusca en est également capable afin de créer la tension et obtenir la prolongation de son mandat. Quant à la Russie, le doute est permis.

Ce que la France a fait à Alindao avec l’UPC est aussi possible au Km 5, afin de pousser FORCE et ses éléments dans la rue, et de mettre Bangui à feu et à sang. La France fait feu de tout bois pour rendre le pays ingouvernable, comme l’a si bien dit Le Drian et Laurent Fabius. FORCE et ses éléments doivent se méfier plus des Français que des Russes. La France aujourd’hui ne recule devant rien, même s’il faut pousser à la fournaise leurs anciens collabos d’hier. Seul l’intérêt de la France prime et non un individu, fut-il un certain Force. Si la Russie se fâche, personne ne pourra résister, c’est une question de quelques fractions de seconde. Qu’on ne marche pas sur la queue du lion qui dort. Le roi de la jungle n’aime pas qu’on perturbe sa sérénité sans raison valable. La Russie, à ce jour, n’encadre que les FACA, tant en formation que sur le terrain à sibut, Dékoa, Paoua, Bambari et Bangassou. Elle ne peut manquer sa cible, si elle veut réellement faire mal à X et Y.

Force et ses combattants doivent chercher du côté de la France ou de la Minusca et non la Russie. A chaque renouvellement du Mandat de la Minusca, tous les ans, la population civile est immolée comme sacrifice humain. La France de son côté, veut appuyer sur tous les boutons qui peuvent enflammer le pays, afin de leur procurer l’occasion de torturer politiquement Touadéra, comme elle le fait depuis son investiture à ce jour. Les Français sont prêts à tout et le Km 5 est un bouton rouge hypersensible qui ouvre le couloir de la mort. Il faut connaître et déterminer votre adversaire avec précision, avant d’accuser à tort ou à raison. La France prétend se réjouir de l’arrestation et du transfert de Yékatom alias Rambo à la Haye, alors que c’est elle qui est derrière tout cela, manœuvrant en sous-marin sans se faire voir. Rambo et l’Opération Sangaris étaient des jumeaux, travaillant la main dans  la main. Force et ses éléments doivent comprendre que la France va se réjouir le jour où ils tomberont dans le filet de la justice. N’est-ce pas une manière de pousser Force dans l’étau de la justice ? Force et ses combattants doivent remuer leur langue mille fois avant de parler. La France est prête à tout sacrifier sur l’autel de ses intérêts. Vous n’êtes que des pions parmi tant d’autres manipulables, corvéables à souhait, selon les caprices de la France. Mais vous ne représentez rien du tout, même pas la poussière pour la France. Le Colonel Kadhafi n’a-t-il pas été jeté en pâture à des malfrats ? Et pourtant, les dirigeants français couraient après le pétrodollar libyen.

Force et ses malfrats valent-ils mieux que le colonel Kadhafi, le père Noël de toute l’Afrique ? La traitrise des africains est légendaire, confère l’assassinat sauvage du guide de la Révolution libyenne. Et la commission de l’Union Africaine est noyée dans ce dossier à l’époque. La Libye est aujourd’hui le carrefour de l’enfer, grandeur nature, mafia, esclavage des migrants, tueries, trafic clandestin de carburant, manipulation, c’est une véritable jungle. Sarkozy n’était-il pas au cœur de la déstabilisation de la Libye ? Et pourtant, le Colonel Kadhafi a financé sa campagne électorale en France. La France peut sacrifier Force comme du jeu, tout comme elle peut l’éliminer parce qu’il en sait un peu trop sur la France, histoire d’effacer toute trace de collaboration qui pourrait aboutir au grand déballage.

Julien BELA

 

 

BIENTÔT UNE PRODUCTION INDUSTRIELLE DE MIEL PAR LA SOCIETE

CHINOISE « SAVE LOVE INTERNATIONAL »

Dans la vision d’un Centrafrique « Grenier de l’Afrique Centrale », le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, qui s’est donné comme objectif, de drainer comme un forcené les initiatives créatrices d’emplois pour les Centrafricains. Et c’est dans cette optique qu’il a reçu le jeudi 15 novembre dernier, une forte délégation de la société chinoise de l’apiculture dénommée « SAVE LOVE INTERNATIONAL » qui est arrivée à Bangui pour une mission de prospection et d’investissement dont la RCA est réputée pour ses potentialités dans le domaine.

Cette délégation conduite par le vice-président de ladite société, M. Zhao Yongkui, a écumé les localités centrafricaines pendant plus de dix (10) jours dans la phase de prospection et de la production du miel à grande échelle. Il est important de noter que cette visite de travail fait suite au renforcement de la coopération bilatérale entre les deux Etats, amorcée lors du dernier Forum Chine-Afrique.

Toutefois, la délégation chinoise a profité de cette visite de travail pour sillonner les différentes localités comme Damara, Boali et Bouca, afin de mesurer les potentialités de production du miel et sa transformation en une industrie apicole. Le Vice-président de la société « SAVE LOVE INTERNATIONAL », M. Zhao Yongkui, a émis les vœux de voir très prochainement un accord signé, et ainsi, permettre à la RCA de lancer la production du miel à grande échelle, tout en envisageant une exportation et commercialisation en Chine tout comme ailleurs dans le monde.

Dans les différents échanges qui ont émaillé cette entrevue avec le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, le chef de la délégation de la société chinoise, M. Zhao Yongkui a sollicité l’aide du gouvernement centrafricain pour faciliter leur installation, à travers la mise en place d’un comité de suivi qui favoriserait l’aboutissement du projet de production du miel à grande échelle.

A son tour, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, a salué cette initiative qui vise à faire de la RCA le « Grenier de l’Afrique Centrale ».

Et c’est dans une ambiance bon enfant que la visite de travail de la délégation chinoise du « SAVE LOVE INTERNATIONAL » a pris fin.

 

Sinclair ARIES

 

 

ENFIN L’EPEE DE DAMOCLES S’EST ABATTUE SUR L’EX-DEPUTE DE MBAIKI II ET CHEF DE MILICE ANTI-BALAKA, ALFRED YEKATOM ALIAS « RAMBO »,

EXTRADE A LA CPI 

Le tonitruant ex-député et chef de milice Anti-Balaka, Alfred Yékatom alias Rambo, a finalement été transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI), à  la  Haye, le samedi 17 novembre 2018. Ce dernier, qui était déjà sur la longue liste des auteurs des carnages qui ont eu lieu à Bangui courant 2013 au plus fort moment de la crise, doit maintenant répondre aux différentes chefs d’accusations et infractions pénales dont il se serait rendu coupable.

Rambo a été arrêté le 29 octobre dernier à l’Assemblée Nationale de Bangui par les forces de défense et la Minusca, après qu’il ait ouvert le feu avec son pistolet dans l’hémicycle même de cette institution.

Connu sous le sobriquet de « Rambo », cet ancien chef milicien Anti-Balaka faisait la pluie et le beau temps au Sud-ouest de  Bangui et dans une partie des préfectures de l’Ombella M’Poko et de la Lobaye. Mais hélas ! C’était sans savoir que nul n’est au-dessus de la loi dans une République qui se dit « Démocratique ». La justice centrafricaine, signataire du Traité de Rome, a accéléré le transfert de ce sanguinaire désormais ex-député de Mbaïki II, à la CPI pour qu’il serve d’exemple aux autres bourreaux du peuple centrafricain.

Pour un haut magistrat proche du dossier, Alfred Yékatom devra répondre de ses actes devant la juridiction internationale pour plusieurs chefs d’accusation à savoir, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, tentatives d’assassinat, viols et pillages…

Une chose est sûre, le transfert d’Alfred Yékatom alias Rambo à la Cour Pénale Internationale est un signal fort lancé contre tous les criminels de guerre et bourreaux du  peuple. Désormais, les mercenaires et seigneurs de guerre comme Ali Darassa, Abdoulaye Hissène, Nourredine Adam, Sidiki et d’autres rebuts de la planète, qui ont comme base arrière la RCA, sont actuellement dans le viseur de la justice internationale.

Cependant, beaucoup d’inquiétudes demeurent, car, pour les experts en droit, cela est un mauvais signal pour la justice centrafricaine. Car l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale (CPS) adoptée par les élus du peuple est capable de juger les crimes de guerre, alors pourquoi s’en remettre à la CPI ? Pour les experts en droit, ce transfèrement à la CPI rend de facto inefficace la CPS. Toutefois, il y a complémentarité entre la CPI et la CPS.

En attendant, Alfred Yékatom est entre les griffes de la justice internationale. C’est un ouf de soulagement pour tous les Centrafricains.

 

Sinclair ARIES

 

 

RCA : LA FRANCE ET LA MINUSCA DECIDENT D’APPUYER LE TERRORISTE

DARRASSA. LE SECRETAIRE GENERAL DE L’ONG INTERNATIONALE LCDA,

MENACE LE SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU

La France et la MUNISCA ont décidé d'appuyer le terroriste DARRASSA et son groupe. Le but de cet appui est de permettre à la troupe de DARRASSA de faire des attaques de grandes envergures sur Bambari avant le 15 décembre pour empêcher la présence des autorités lors de la cérémonie officielle organisée pour la fête de la moisson. La France veut contraindre les forces Russes à intervenir lors de cette attaque et présenter cela auprès de l'Onu comme une bavure. Le terroriste DARRASSA a reçu de l'argent via un proche de L'ex-président de l'Assemblée nationale, Abdou Karim Méckassoua à Bangui. La France a organisé le départ à la CPI de Rambo, dans le but de le protéger. Le consul de France à Bangui manipule les ex-Balaka FACA leur disant que le Président Touadéra est en train de les exposer. Le but de cette démarche est de créer une révolte au sein des ex-Balaka. Les sociétés françaises sur place à Bangui, s'occupent du financement des groupes armés. Nos informations sont fiables et sûres. Nous allons poursuivre le représentant de la MUNISCA devant les tribunaux. Le peuple Centrafricain doit prendre ses responsabilités et chasser les français de la Centrafrique. Les complices dans les forces de la MUNISCA sont les forces portugaises et mauritaniennes. "Je lance un appel pressant et urgent à tous les panafricanistes de dénoncer avec fougue cette pratique de la France", a fait savoir un leader de la société civile Centrafricaine.

 

Auguste Jovial N'Zé.

Nouvelle Afrique

 

 

LA FRANCE OFFICIELLEMENT IMPLIQUEE DANS LES MASSACRES D’ALINDAO ET BAMBARI

La preuve de l'implication de la France

Depuis quelques heures, circule sur les réseaux sociaux, la photo de Darassa, Chef de l'UPC en compagnie d'un blanc en arrière plan. Cette photo prise récemment avant l'attaque d'Alindao, prouve une nouvelle fois l'implication de la France dans l'exacerbation des tensions militaires en RCA. Certains Rmistes connus qui défendent les intérêts de la France tentent de distraire l'opinion sur une prétendue présence russe au côté des rebelles. Ce qui est archifaux. Les Centrafricains ne sont plus bêtes et ne se laisseront pas faire.

Entraînés, équipés par les Barbouzes français, les rebelles sont entrain de mettre à exécution le plan diabolique consistant à reprendre les hostilités et ouvrir la voix aux rebelles tchadiens en formation dans le Sud.

Ce qui est sûr, c'est que les choses ont changé. Les Centrafricains ne reculeront plus devant rien. Le compte à rebours est lancé. La libération est proche. L'Afrique a les yeux fixés sur Touadéra. Tous les Chefs rebelles seront traduits tôt ou tard devant les juridictions tant nationales qu'internationales. Ils rependront du tort commis à ce pays.

Le blanc sur la photo est bel et bien un Français. Les panafricanistes sont sur la trousse de ce pays.

Il est donc temps que la Société civile se mobilise. Le silence du Gouvernement est inquiétant. Il faut dénoncer les manœuvres diaboliques dont le but est de maintenir la RCA dans une nouvelle forme d'esclavagisme.

Trop c'est trop !

Marcel Nzoumi.

Nouvelle Afrique

 

 

LE BUREAU NATIONAL DE L’ONG INTERNATIONALE ANA A ETE INSTALLE EN EGYPTE PAR LE SECRETAIRE GENERAL, MONSIEUR BEKKI BENAMEUR

 

Du 6 au 11 Novembre, monsieur Bekki Benameur, le secrétaire général de l’ONG Internationale ANA a effectué une visite de travail en Égypte où il a eu l’occasion de rencontrer la société civile.

Le secrétaire général a présidé la cérémonie d’installation du bureau représentatif de l’ONG Internationale ANA en Égypte, à sa tête monsieur Azmy Goudra. Par la même occasion, monsieur Bekki Benameur s’est entretenu avec la presse locale dont Rose Elle Youcef et Akhbar El Lass sur les objectifs de ANA et sa vision stratégique concernant les relations panafricaines.

Monsieur le secrétaire général est en ce moment en mission en Turquie et il est attendu dans les jours qui viennent en Tunisie et au Maroc.

 

Lequotidiendafrique.net

 

 

03 soldats centrafricains formes a berengo au maniement d’armes et aux techniques de combat, nous parlent de leur vie quotidienne et leur cohabitation avec les INSTRUCTEURS russes

Aujourd’hui, le rêve de tous les Centrafricains est de voir les éléments des Forces Armées Centrafricaines renaitre de leurs cendres après plusieurs décennies de descente aux enfers. C’est ainsi que grâce à la coopération centrafricaine avec la Russie, ce rêve commence à se concrétiser avec la montée en puissance de ces derniers qui sont formés au maniement d’armes et aux techniques de combat par les instructeurs russes à Bérengo, situé à 80 kilomètres de la capitale Bangui. Nous sommes allés à la rencontre de ces valeureux soldats centrafricains pour toucher du doigt leur vie quotidienne, leur cohabitation avec les instructeurs russes

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PremiEre interview avec l’adjudant Drogbaga Wafou Obed

 

Journaliste : Bonjour monsieur.  Veillez-vous présenter ?

Drogbaga Wafou Obed : Bonjour. Je suis l’adjudant Drogbaga Wafou Obed, Chef de section de la 6ème section  du 2ème bataillon d’infanterie territoriale (BIT 2).

 

Journaliste : pouvez-vous nous dire depuis quand vous êtes dans cette base pour votre formation ?

Drogbaga Wafou Obed : il y a de cela deux mois que je suis dans cette base de formation.

 

Journaliste : comment appréciez-vous la formation donnée par les instructeurs russes ?

Drogbaga Wafou Obed : vraiment la formation qu’on fait avec les Russes est très importante et c’est vraiment formidable. Parce que c’est la première fois dans ma vie de faire ce type de formation.

Journaliste : Vous êtes militaire depuis  longtemps. Est-ce que vous pouvez nous faire la comparaison entre la formation que vous avez reçue avec d’autres formations que vous avez subies dans le passé ?

Drogbaga Wafou Obed : Ok. Je suis militaire depuis 2009, c’est-à-dire qu’il y a de cela 9 ans et la formation que j’ai eue avec les Russes est la meilleure. Parce que depuis que les Russes ont formé le BIT3, le BIT1 qui sont déployés sur le terrain, je n’ai jamais entendu parler de la mort d’un militaire sur le front. C’est pourquoi je dis que cette formation-là est meilleure.

 

Journaliste : Alors, quel  est le niveau de cohabitation avec vos frères d’armes ?

Drogbaga Wafou Obed: nous sommes tous des militaires, même s’ils sont blancs ou noirs, nous sommes tous des militaires. Même s’ils prient, nous aussi nous prions. Parmi les Russes, il y a des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes. Chez nous aussi, nous avons des chrétiens, des musulmans.

 

Journalistes : avec les instructeurs russes, appréciez-vous  ce que vous apprenez ?

Drogbaga Wafou Obed: oui, j’apprécie la formation avec les Russes parce que, nous avons un interprète qui traduit tout ce qu’ils nous disent.

 

Journaliste : la question de la religion existe-t-elle ici dans ce camp de formation ?

Drogbaga Wafou Obed: la question de la religion n’existe pas ici dans ce camp. Chrétiens, musulmans ou autres, nous sommes tous des militaires et nous sommes frères d’armes.

 

Journaliste : merci à vous.

Drogbaga Wafou Obed : Merci beaucoup.

 

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DeuxiEme interview avec le Sergent Bandoka Pacôme

 

Journaliste : Bonjour. Veuillez-vous présenter ?

Bandoka Pacôme: Bonjour. Je suis Sergent Bandoka Pacôme, chef du groupe  du 2ème groupe de la 5ème section du 2ème bataillon d’infanterie territoriale (BIT2).

 

Journaliste : dites-nous,  c’est depuis quand que vous êtes dans ce centre pour votre formation ?

Bandoka Pacôme : nous sommes ici dans ce centre depuis le 23 septembre 2018, il y a de cela 2 mois déjà.

 

Journaliste : Comment appréciez-vous  la formation reçue à Béréngo ?

Bandoka Pacôme : oui, la formation que nous avons reçue ici, je vois que c’est vraiment une très bonne formation, parce que nous avons eu à acquérir beaucoup de connaissances. On a vu des nouvelles techniques, quand bien même que nous avons fait bien d’autres avant mais ces techniques nous permettent de faire des exploits sur le terrain.

 

Journaliste : Vous avez appris des techniques bien avant, aujourd’hui avec les nouvelles techniques apprises, quelle comparaison pouvez-vous nous faire ?

Bandoka Pacôme: ce sont des techniques de combats qu’entretemps, on a eu à acquérir puisque avant de venir, on a passé quelques mois de formation à l’EUTEM au camp Kassaï. C’est donc après cette formation que nous sommes venus ici. Donc, ce sont des techniques qui sont presque comparables et je vois ici que ce sont de bonnes techniques. Car c’est avec beaucoup de rapidité et d’agressivité que ces techniques nous permettent de mieux nous comporter et de mieux nous battre sur le terrain.

 

Journaliste : Donc, ce qui veut dire qu’il y a une nette différence entre la formation reçue à Kassaï et la formation de Béréngo ?

Bandoka Pacôme: ce sont des formations militaires. La formation militaire doit être une formation dure. Donc, toute formation militaire n’est pas mauvaise. Avec cette formation que nous avons reçue ici, on a eu a acquérir des nouvelles techniques de combats et des tactiques. C’est vraiment une très belle formation.

 

Journaliste : Quelle est le niveau de cohabitation entre vous et vos instructeurs russes ?

Bandoka Pacôme : on a une très belle cohabitation avec les instructeurs russes. On se comprend très bien et on a une très belle relation entre nous. D’ailleurs dans ce centre, chaque soir aux environs de 15 heures, on nous donne le cours de la langue russe. C’est pour nous permettre de comprendre nos instructeurs s’ils parlent en russe. A gauche et à droite,  on nous apprend ça pour que, si on est sur le terrain avec eux, on se comprend facilement.

 

Journaliste : Y a-t-il de cohésion sociale entre les musulmans et les chrétiens dans ce centre ?

Bandoka Pacôme: L’armée est une grande famille. Etant donné que l’armée est une grande famille, on est là. Y a des chrétiens, des musulmans et même des animistes qui sont parmi nous. Et comme nous sommes censés vivre ensemble, on vit sans distinction ethnique et religieuse.

 

Journaliste : Je vous remercie pour votre disponibilité.

Bandoka Pacôme : Merci à vous pareillement.

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TROISIEME INTERVIEW AVEC LE SOLDAT DE 1ERE CLASSE MAPOUKA GREMAKO

 

Journaliste: Bonjour Monsieur

MAPOUKA GREMAKO: Bonjour M. Le journaliste

 

Journaliste : Pourriez-vous vous présenter ?

MAPOUKA GREMAKO : Je suis soldat de 1ère classe MAPOUKA GREMAKO.

 

Journaliste: Depuis quand êtes-vous ici dans le cadre de cette formation ?

MAPOUKA GREMAKO: Nous avons mis du temps ici et tout se passe bien.

 

Journaliste : Tout se passe bien mais pourriez-vous nous montrer comment cela se passe ?

MAPOUKA GREMAKO: Ce que nous apprenons ici, c’est réellement ce qu’on appelle une formation de qualité et de performance avec ces instructeurs russes. Car dès la sortie de cette formation, aucun de nous n’aura des difficultés sur le terrain puisque nous sommes formés en tout. Si vous constatez les exploits des FACA à Bambari, Bangasou, Paoua et autres, c’est grâce à cette formation de qualité qui nous a montré les réalités du terrain. Et nous les appliquons à chaque circonstance pour le bien de la population toute entière.

 

Journaliste: C’est pour dire que ce que vous aviez appris en amant est autre que ce que vous vivez aujourd’hui ?

MAPOUKA GREMAKO : Il y a une nette différence parce qu’auparavant nous pensions que c’est de la blague. Mais aujourd’hui, nous constatons qu’il y a du sérieux. Il est bien vrai que c’est dur mais ça aide. Car nos frères d’armes ne meurent plus sur le terrain grâce à cette formation, alors que ce n’était pas le cas par le passé. Tout militaire qui passe par Béréngo doit toujours retenir quelque chose et c’est obligatoire en vertu de la qualité de la formation.

 

Journaliste : Ce qui signifie que vous êtes  prêts pour libérer votre pays de ceux dont il souffre aujourd’hui ?

MAPOUKA GREMAKO : J’affirme qu’il n’y pas d’inquiétude. Je suis prêt. Quelles que soient les conditions, nous vaincrons toujours nos ennemis sur le terrain.

 

Journaliste: Quel est le climat de relation qui existe entre vous et vos instructeurs ?

MAPOUKA GREMAKO : Nous sommes en parfaite relation et collaboration avec nos formateurs. A vrai dire, nous sommes comme des frères. Il n’y aucune barrière entre nous. Ils s’efforcent parfois à apprendre notre langue et nous aussi nous faisons autant.

 

Journaliste : Des rumeurs font croire qu’au sein des FACA, les questions d’ethnie et de religion posent souvent problème. Qu’en est-il de votre cas ici à Béréngo ?

 

MAPOUKA GREMAKO : Il est hors de question d’ethnie et de religion ici. Tout militaire est militaire. Chacun a sa religion. Mais nous nous mettons toujours ensemble pour apprendre afin de nous battre pour notre unique patrie.

 

Journaliste: Que direz-vous à vos frères d’armes qui n’ont pas encore reçu cette formation ?

MAPOUKA GREMAKO: Je leur dis du courage. Et ils doivent se préparer pour venir subir ces mêmes formations à Bérengo car il en va de leur bien et surtout de leur carrière militaire pour la défense de la patrie. Je souhaite que tous mes frères d’armes viennent suivre la formation de Béréngo car à ce rythme, il n’y aura aucun échec de notre part quand nous serons tous sur le terrain.

Journaliste : Je vous remercie!

MAPOUKA GREMAKO: Merci pour cette opportunité que vous m’offrez.

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PROLONGATION D’UN MOIS DU MANDAT DE LA MINUSCA : PRESSION SUR TOUADERA OU PROTECTION DES POPULATIONS CIVILES ?

Déployée en RCA le 15 septembre 2014, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) vient de célébrer son 4ème anniversaire d’existence le mois de septembre dernier. La mission principale des soldats de la paix qui composent cette force onusienne est et demeure la protection des populations civiles contre les exactions des groupes armés (Séléka et Anti-Balaka) et le soutien aux dirigeants du pays dans le cadre du redéploiement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, ainsi que la protection des institutions de la République.

Au courant de la semaine dernière, le Conseil de Sécurité de l’ONU a prolongé d’un mois le mandat de la Minusca qui s’achèvera le 15 décembre prochain. Durant cette période, les Casques Bleus doivent se consacrer exclusivement à la protection des populations civiles qui croupissent sous les bottes des rebelles depuis plus de cinq (5) ans. Et les Centrafricains s’interrogent : est-ce pour faire pression sur le président Touadéra à céder aux exigences de la France ou protéger la population civile ?

En effet, depuis l’arrivée de ces Casques Bleus de la Minusca, les jours passent et se ressemblent. Leur principal mandat qui est la protection des civils est foulé aux pieds. Sous la barbe de ces soldats onusiens, les civils sont massacrés par les combattants Séléka et Anti-Balaka. Récemment à Alindao, les Casques Bleus mauritaniens et bangladeshis basés dans cette localité ont assisté sans réagir au carnage des civils et des serviteurs de Dieu (Abbés Blaise Mada et Célestin Ngoumbango), juste au moment où le Conseil de Sécurité votait cette résolution. C’est ça la protection des civils ?

De Mobaye à Batangafo en passant par Zangba, Alindao, Kémbé, Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, pour ne citer que ces villes, les populations en ont vu de toutes les couleurs avec les poulains de Parfait Onanga-Anyanga. En présence de cette force onusienne, les gens sont massacrés, les maisons sont incendiées, les édifices publics et privés détruits et les biens emportés. Pire encore, certains contingents sont de connivence avec les factions Séléka. Nous citons les contingents mauritaniens, pakistanais, bangladeshis et tant d’autres. Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU et patron de la Minusca, ne peut lever le petit doigt pour nous démentir. La partialité de ces Casques Bleus dans la crise centrafricaine n’est pas un secret. C’est au vu et au su des responsables onusiens et de tous les Centrafricains. Même un enfant qui vient de voir le jour peut valablement nous témoigner. A la vue même de ces rebelles et mercenaires, les Casques Bleus détalent comme des lapins.

Dans ce cas de piètre figure, les Casques Bleus de la Minusca peuvent-ils réellement protéger les civils ? Si en quatre (4) ans, ils ont lamentablement échoué, est-ce en un mois qu’ils assureront la protection des civils ? C’est de la poudre aux yeux. A l’allure où va la Minusca, durant un siècle ou mille (1.000) ans, elle ne stabilisera jamais le pays de feu Barthelemy Boganda, ni ne protégeront les Centrafricains comme il se doit. Nous aimerions que la Minusca éclaire la lanterne des Centrafricains au sujet de la prolongation d’un mois de son mandat. Pour les Centrafricains lambda, c’est un arbre qui cache la forêt, il y a anguille sous roche.

A notre humble connaissance, cette prolongation d’un mois du mandat de la Minusca s’inscrit dans la droite ligne des pressions exercées par la France sur Touadéra pour le pousser à rompre la coopération militaire avec la Fédération de la Russie ou à le faire changer d’avis. Car, vous êtes sans ignorer que la France de Macron cherche par tous les voies et moyens à mettre la main sur les richesses de la RCA et à asservir le peuple centrafricain. Ce que les Centrafricains ne veulent plus aujourd’hui. Ces manœuvres machiavéliques de la France ne datent pas d’aujourd’hui. Mais pendant ces derniers temps, elles se sont accentuées. C’est la visite ratée de Jean Yves Le Drian, ministre français des affaires étrangères et de l’Europe à Bangui, le mois dernier, qui a précipité les choses.

Donc, cette prolongation d’un mois du mandat de la Minusca n’est pas pour la protection des populations civiles mais plutôt pour contraindre Touadéra à mettre en œuvre les diktats de la France. Dans le cas où le président de la République resterait droit dans ses bottes, alors la Minusca sera retirée de la RCA. Le terrain étant libre, la France et les combattants Séléka mettront en œuvre leur projet macabre. C’est autant dire que l’ONU est responsable de toutes les exactions des groupes armés et en même temps complice de la France. L’ONU, cette organisation planétaire dont la RCA est membre, n’est pas loin derrière les massacres, les incendies des sites de fortune, les pillages systématiques des richesses du sol et du sous-sol de la RCA.

Un mois suffira-t-il à la Minusca de se consacrer exclusivement à la protection des civils ? C’est la question qui se pose avec plus d’acuité aujourd’hui. Nous attendons de voir si réellement aucune tête ne tombera durant cette période. Mais à y voir de plus près, c’est Touadéra qui est visé dans cette prolongation, parce qu’il ne voudrait pas céder aux exigences de la France. C’est clair, précis et net.

Les jours à venir nous édifieront davantage. « Qui vivra, verra », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES BANGUISSOIS DECOUVRENT, MALGRE EUX, LES VERTUS INSOUPÇONNEES DE LA PASTEQUE, QUI SE REVELE ETRE UN VERITABLE APHRODISIAQUE, LAXATIF ET ANTIPARASITE

Depuis le début du mois de novembre, les étalages de fruit de la capitale centrafricaine Bangui sont envahis par un fruit qui a ravi la vedette à presque tous les autres, de par sa grosseur, son omniprésence occasionnée par l’arrivée massive des sujets chinois à Bangui.  Il s’agit bien de la pastèque dont raffolent spécialement les peuples de « l’Empire du Milieu ». Désormais, les Banguissois aussi deviennent des consommateurs de ce fruit, car réconfortés par la découverte des tradi-praticiens centrafricains qui ont révélé au grand jour les autres vertus insoupçonnées à savoir, aphrodisiaque, laxatif et antiparasite.

Sa forte concentration en eau préserve de la déshydratation. Si le commun des mortels peut supposer cela, ce fruit de couleur vert-claire possède quantité d’autres propriétés aussi bien aphrodisiaques que cosmétiques insoupçonnées.

Juteuse, rafraîchissante et savoureuse, grosse, ronde ou ovale selon la variété, des milliers, voire des millions de personnes consomment la pastèque à travers le monde.  Mais peu savent que ce fruit est un concentré de remède contre plusieurs maux. Combien d’hommes savent par exemple qu’il est efficace contre les troubles de l’érection ?

En effet, les graines de pastèque contiennent de la « citrulline », un acide aminé au pouvoir vasodilatateur. En consommer permet donc de faciliter l’irrigation en sang des vaisseaux présents au niveau de la verge et donc d’obtenir une meilleure érection. De même, elles stimulent la mémoire et ont des propriétés laxatives et anti-inflammatoires après quelques recherches sur la toile.

Si les Banguissois connaissaient les vertus de ce fruit charnu, peut-être qu’ils en consommeraient encore plus. Toujours est-il que par cette période annonciatrice de la chaleur inouïe de la saison sèche, il ne sera plus rare de tomber sur un vendeur de pastèque au Km5, endroit de référence pour dénicher cette merveille. 

De l’Egypte aux Etats-Unis en passant par l’Europe, si cette plante est aujourd’hui partout dans le monde, originellement, la pastèque vient de la vallée du Nil où elle poussait à l’état sauvage, il y a 5000 ans. Le temps passant, elle sera domestiquée par l’homme. Etant donné ses vertus multiples, elle va franchir les frontières de l’Egypte. Au cours des siècles, la pastèque atterrit en Espagne. Puis elle gagna plus tardivement le reste de l’Europe et les Etats-Unis. Produite dans les sols riches et à emplacement ensellé, elle est utile pour ses propriétés thérapeutiques et cosmétiques. Les paysans égyptiens distribuaient des pastèques aux voyageurs pour les désaltérer, raconte-t-on.

La pastèque facilite les sécrétions urinaires. Sa richesse en potassium la rend efficace contre les crampes musculaires et les courbatures.  Ses graines sont excellentes pour le cœur parce qu’elles dilatent les vaisseaux sanguins, diminuent l’hypertension artérielle et préviennent ainsi les maladies cardio-vasculaires. Le fruit contient un puissant antioxydant, le « lycopène » qui freine le développement des cellules cancéreuses, protège l’organisme des maladies cardio-vasculaires et la peau des effets néfastes du soleil. Symbole de fertilité dans d’autres cultures, au Vietnam, les graines de pastèques étaient offertes aux jeunes couples mariés en signe de fécondité.

En revanche, aux Etats-Unis, il serait symbole de racisme.

Alors, debout les Banguissois ! Avec la saison sèche rude qui s’annonce, mettez-vous au vert-claire de la pastèque afin de bénéficier tout comme les Chinois, de ses immenses vertus.

 

Sinclair ARIES

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