Toutes les infos du Mercredi 19 Septembre 2018

Cm n 2799 du mer 19 sept 2018

12 MOIS ACCORDES PAR LA RUSSIE AUX REBELLES POUR DEPOSER LES ARMES : LA DUREE EST TROP LONGUE ET DOIT ETRE REDUITE

Le conseiller politique de la Russie a accordé douze (12) mois aux groupes rebelles récalcitrants afin de déposer les armes. La durée est trop longue et doit être réduite, au risque que le pire pourrait arriver d’un moment à l’autre, dans un contexte où les groupes armés multiplient des revendications pour faire pression sur la communauté nationale et internationale afin que l’amnistie leur soit accordée, lors du prochain dialogue en cours.

Certes, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) commencent à être redéployés dans certaines régions du pays pour protéger les populations et sécuriser les institutions de l’Etat. Mais leur effectif ne suffit pas encore pour sécuriser l’ensemble du pays. Jusque-là, certaines villes du pays sont dépourvues d’éléments des FACA. Et la plupart du temps, ce sont les groupes rebelles (factions Séléka, Anti-Balaka et autodéfenses) qui font leur propre loi sur les civils.

C’est l’exemple de la ville de Bria qui ne dispose pas encore des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour assurer la protection des personnes, ainsi que de leurs biens. D’où, les mouvements des groupes armés du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), les milices Anti-Balaka et les autodéfenses qui sont encore très actifs dans cette zone. Ils continuent de commettre les exactions de tout genre sur les populations civiles.

Voilà pourquoi nous disons que cette durée accordée par la Russie est très longue et doit être réduite, au risque que les populations civiles de l’arrière-pays ne soient exterminées par ces milices armées et autres bandits de grand chemin qui pullulent dans presque toutes les régions du pays. Car, vous êtes sans ignorer que la méthode souvent utilisée par ces rebelles est de tuer, massacrer, violer, braquer, piller et incendier pour faire pression sur la communauté nationale et internationale, afin que leurs revendications soient prises en compte.

Dans ce cas de piètre figure, il est indispensable que la Russie vole au secours de la population, surtout celle dans les zones où les éléments des FACA ne sont pas encore déployés tout en prenant des mesures nécessaires et rigoureuses qui s’imposent, dans le but de contrecarrer les actions de ces  milices ou d’empêcher leurs attaques contre des civils. Sinon, les populations civiles des villes en proie aux violences seraient réduites à néant par ces criminels sans âme ni conscience pendant ce délai de 12 mois qui leur est accordé par la Russie.

L’expérience a toujours démontré que les groupes armés signataires de multiples accords n’ont jamais respecté leurs engagements pour faire la paix. L’exemple palpable est celui des affrontements meurtriers qui ont opposé, il y a de cela deux semaines, les éléments du FPRC aux milices Anti-Balaka dans la ville de Bria. Et ce, quelques jours seulement après la rencontre du  panel des facilitateurs de l’initiative africaine pour la paix, voire celle de la Russie avec les leaders des groupes armés à Khartoum, au Soudan.

Aussi, il est prouvé et avéré que les multiples mises en gardes et ultimatums lancés par le gouvernement et la communauté internationale aux groupes rebelles ne sont pas  respectés. D’où, «les mêmes faits produisent les mêmes effets » : tueries, disparitions forcées, tortures, braquages, vols à main armée, viols, et que savons-nous encore. Et tout porte à faire croire que les milices armées n’entendent nullement la voix du dialogue pour déposer les armes et faire la paix.

La rentrée scolaire 2018-2019 est officiellement lancée ce lundi 17 septembre par les autorités du pays. La question fondamentale qui se pose est celle de savoir comment les enfants peuvent aller étudier dans les villes où les rebelles sont toujours armés jusqu’aux dents et continuent de dicter leur propre loi aux populations civiles ?

C’est une question qui devrait donner matière à réflexion à nos dirigeants, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers qui soutiennent le système éducatif de la République Centrafricaine tombé plus bas que terre.  La Russie doit réduire ce temps de grâce pour abréger la souffrance des centrafricains. La crise a trop duré.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

DEGRADATION TRES AVANCEE DU PONT PK 9 SITUE A LA SORTIE SUD DE BANGUI

 

Nous en parlons et nous en parlerons toujours. Le pont du PK 9, situé à la sortie Sud de Bangui, connaît une dégradation très avancée. Tout se passe comme s’il n’y a pas un ministre des travaux publics dans ce pays. Réfectionné en 1998 par CFE, une société française, vingt ans, jour pour jour, se sont écoulés que ce pont n’a connu aucun aménagement. On se pose les questions suivantes:  les autorités de ce pays empruntent-elles l’axe Bangui-M’Baïki ? Observent-ils l’état de ce pont ?

En tout cas, les autorités du pays n’observent pas la dégradation avancée des infrastructures et biens de l’état. En ce qui concerne le pont du PK 9, ce n’est pas l’affaire du président de la République. Il y a un ministre des travaux publics qui est en charge de cette infrastructure. Sans vous mentir, si rien n’est fait durant cette saison pluvieuse, le pont peut s’effondrer. Quand le pont Sapéké commençait à s’affaisser, le ministère des travaux publics n’a songé un seul instant à sa réhabilitation. Ce n’est qu’après son écroulement que tout le monde commençait à crier. C’est l’exemple du pont Sica Castor et bien d’autres à l’intérieur du pays. Ne serait-il pas le même cas du pont de PK 9 ? Même quand il pleut, la surface du pont est envahie par les eaux des pluies.

Face à cette situation, les usagers se plaignent et ne savent à qui se vouer pour avoir gain de cause. Même les passages destinés aux piétons sont à haut risque, parce que les garde-fous qui servent de protection sont tous enlevés par des gens de mauvaise foi. Il est à signaler que cet ouvrage est l’œuvre d’une personne humaine et non divine. Donc, il a besoin d’être aménagé tous les temps comme il le faut. Malheureusement, nous constatons que la dégradation avancée de ce pont n’émeut personne, encore moins le ministre en charge des Travaux Public. Si la Chine ne volait pas au secours de la RCA pour la reconstruction du pont Sapéké, l’état centrafricain avait-il les moyens de le faire ? Avant de nommer les ministres au sein du gouvernement, le chef de l’Etat et le premier ministre doivent d'abord tenir compte de la capacité, de la volonté, de la détermination et de la clairvoyance de la  personnalité pour qu’il y ait du sérieux dans leur exercice.

Il y a d’autres qui font bien leur travail, en l’occurrence les ministres  Henri Wanzet Linguissara , Jean Louis Opalayen, Marie Noëlle Koyara et consorts. Bon nombre d’entre eux passe tout leur temps à dormir au bureau.

La rédaction du journal Centrafric Matin souhaite à ce que le ministre des travaux publics aille toucher du bout de doigt la réalité dudit pont. A bon entendeur, salut !

Max Maximin Dijon IGBELENZOGNA

 

 

RDC – CPI : JEAN-PIERRE BEMBA CONDAMNE A 12 MOIS DE PRISON DANS

L’AFFAIRE DE SUBORNATION DE TEMOINS

La Cour pénale internationale a condamné Jean-Pierre Bemba à douze mois de prison ferme dans l’affaire de subornation de témoins, dans une décision rendue publique lundi 17 septembre. Sa défense plaidait la relaxe, en arguant de son acquittement spectaculaire en juin dernier.

En juin dernier, Jean-Pierre Bemba avait été acquitté en appel des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Lesquels portaient sur les exactions commises par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), et lui avaient valu une condamnation à 18 ans de prison ferme en première instance. Mais l’opposant avait encore maille à partir avec la CPI dans cette affaire de subornation de témoins.

Quatorze témoins avaient en effet été soudoyés par Jean-Pierre Bemba et ses avocats, afin qu’ils présentent de faux témoignages devant la CPI. Une culpabilité confirmée en mars par la Cour d’appel, qui avait alors renvoyé le prononcé de la peine à une date ultérieure. C’est chose faite, avec sa condamnation à douze mois de prison ferme et à une amende de 300 000 euros. Une peine largement couverte par son temps passé en détention

Une épine dans le pied

Malgré son acquittement et sa sortie de prison, cette affaire connexe représente une sérieuse entrave aux ambitions politiques de l’ancien chef de guerre. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni), puis la Cour suprême, l’ont ainsi déclaré inéligible à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre prochain. Motif invoqué : l’interdiction dans la loi congolaise de se présenter au scrutin en cas de condamnation pour corruption.

Mais cette interprétation est vivement critiquée dans le camp de l’ancien chef de guerre, au sein duquel on rappelle notamment l’existence de deux délits distincts (corruption et subornation) dans le Code pénal congolais.

La CPI dans le viseur

Deux jours avant la décision des juges de La Haye, les autorités congolaises avaient menacé dans un communiqué de quitter la Cour pénale internationale. « Plusieurs indices concordants (…) indiquent que certains gouvernements exerceraient des pressions sur les juges de la CPI », dénonce ce texte. Des pressions à même d’influer sur « les questions sous examen par devant cette institution en relation avec la situation en RDC, susceptibles d’avoir une incidence sur le processus électoral en cours dans le pays », selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Jeune Afrique

 

 

 

 

 

LES FONCTIONNAIRES DES DOUANES SERONT OUTILLES SUR LES REGLES D’ORIGINE DES MARCHANDISES

Après l’atelier de formation des fonctionnaires des douanes sur la gestion des bureaux et brigades des douanes, place est faite cette fois-ci à l’atelier sur les règles d’origine des marchandises. La cérémonie dudit atelier s’est déroulée ce lundi 17 septembre 2018 aux environs de 14 heures, dans la salle de conférences du Complexe Scolaire International Galaxy. Cet atelier est organisé par le cabinet KOWABIS CONSULTING SARL, sur financement IDA-2017-Banque Mondiale, dans le cadre du Projet de Facilitation des Transports et du Transit en zone CEMAC-Composante centrafricaine. Elle était placée sous les auspices du Directeur Général Adjoint chargé des Services Extérieurs, l’inspecteur principal des douanes, Daniel Nguérémi. A ses côtés, on notait la présence du Directeur gérant du cabinet Kowabis Consulting, Homère Kowakoua.

Dans ses mots de bienvenue, Homère Kowakoua a signifié que l’origine des marchandises revêt une importance fondamentale dans la taxation des marchandises par la douane, et de poursuivre, « Au sein de la Communauté CEMAC, voire même CEEAC, l’origine permet d’appliquer ou non aux marchandises importées, le Tarif Extérieur Commun (TEC) dont le taux des droits de douane varie de 5% à 30% selon les catégories des marchandises ; ou alors le Tarif Préférentiel Généralisé (TPG) dont le taux des droits de douane est de 0%. Les règles d’origine qui permettent de déterminer l’origine des marchandises en vue de l’application ou non du TEC ou du TPG, ne sont guère respectées. Elles sont bien souvent négligées et omises. Ce qui occasionne d’importants manques à gagner pour le Trésor Public car des marchandises sur lesquels devraient être assis les droits des douane ne le sont point car considérées comme des marchandises originaires de la CEMAC ».

« Cette formation sur l’origine des marchandises arrive à point nommé et permettra assurément de recadrer les pratiques de l’heure, d’autant plus que le Cameroun a signé un accord de partenariat économique avec l’Union Européenne, en marge de celui que la configuration des Etats d’Afrique centrale dont le Cameroun fait aussi partie », a rassuré le Directeur gérant.

Homère Kowakoua a tenu à signifier aux apprenants qu’il est indispensable de ne pas confondre les marchandises originaires du Cameroun, donc de la CEMAC, qui sont soumises au TPG au taux de 0% de droit de douane, avec celles de l’UE, libéralisées au Cameroun du fait de leur accord, mais qui importées ensuite dans notre pays, devront être assujetties au droit de douane. Il les a prévenus qu’à priori les règles d’origine paraissent fort simples lorsqu’il s’agit de déterminer l’origine des marchandises entièrement obtenues dans un seul pays. Mais en réalité, elles deviennent plus complexes lorsque plusieurs pays ou alors plusieurs éléments de plusieurs pays sont impliqués dans la fabrication des produits.

En bouclant ses propos, il a exhorté les apprenants à plus d’attention et d’application au cours de cet atelier afin de profiter pleinement des enseignements qui seront dispensés durant les dix (10) jours ouvrables à venir.

D’après le DGA/SE, Daniel Nguérémi qui a présidé ladite cérémonie, « L’origine des marchandises fait partie des éléments fondamentaux de la taxation en douane, suivie de l’espèce tarifaire et de la valeur en douane. La non maîtrise de la règle d’origine de la marchandise peut occasionner une perte énorme en recettes pour l’Etat centrafricain du fait que la marchandise d’origine CEMAC bénéficie du TPG, alors que celle qui provient d’un pays hors CEMAC ou tiers est frappée de plein tarif ou le TEC. C’est dire que l’enjeu de cette formation est de taille pour le Gouvernement ».

Aux apprenants, il les a invités à faire sienne cette formation tout en étant assidus, ponctuels et rigoureux. Il a aussi attiré leur attention que la hiérarchie les suit jour en jour.

Quant aux formateurs, il les a exhortés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de la formation. Il a par ailleurs exprimé sa gratitude à l’endroit de la Banque Mondiale pour le soutien financier nécessaire qu’elle apporte au gouvernement à travers les multiples formations au profit des cadres des douanes centrafricaines.

Le rideau était définitivement tombé sur la cérémonie d’ouverture dudit atelier par une photo de famille. Notons tout de même en passant que vingt (20) douaniers centrafricains prennent part à cet atelier qui prendra fin le 28 septembre prochain.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES GROS MOYENS POUR ABREGER LA GUERRE, COMME LES Etats-Unis L’ONT FAIT A NAGAZAKI : IL FAUT FRAPPER TRES FORT

Les groupes armés laissent libre cours à leurs caprices, alors que cinq millions de Centrafricains souffrent atrocement. De grands projets sont suspendus, alors qu’il est urgent de les mettre en œuvre pour soulager et améliorer les conditions de vie de la population. Les populations déplacées et celles en exil doivent-elles voir le calvaire se prolonger indéfiniment ? A quand le relèvement du pays ? La patience a ses limites et les groupes armés ne peuvent abuser de la patience de la majorité au gré de leurs intérêts égoïstes. L’heure est venue d’abréger la guerre, en utilisant les gros moyens radicaux. Le ping-pong verbal n’a que trop duré, il faut passer à la vitesse nucléaire, c’est-à-dire la bombe atomique et qu’on n’en parle plus.

Les accords, les Centrafricains n’en veulent plus. Ils exigent des solutions radicales. Le Tchad utilise les gros moyens pour combattre la rébellion qui sévit au Nord du pays. Pourquoi la RCA doit continuer de caresser dans le sens du poils, des criminels, des terroristes, des bandits de grand chemin ? La situation a évolué et 2013 n’est pas 2018. Pour couper l’herbe sous les pieds des manipulateurs et manipulés, il faut l’usage de la force. Les résidus s’engageront pour le Programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). C’est le gouvernement qui a sollicité l’aide de l’Union Africaine. Ce dialogue servira en même temps de ligne rouge à ne pas franchir. C’est la dernière chance offerte aux groupes armés pour une hypothétique survie. La vie des Centrafricains ne peut plus être suspendue à un groupuscule de terroristes criminels.

Le dialogue et la non-violence ont fait leur temps. Les groupes armés n’en ont nullement profité pour jouir de la vie. Il faut changer de fusils d’épaule. Les leaders des groupes armés sont conscients du mal qu’ils ont fait au pays. Ils savent le sort que le peuple centrafricain leur a réservé. Il faut utiliser la carte Joker afin de leur faire entendre raison. « Aux grands maux, les grands remèdes ». Le peuple centrafricain s’est barricadé derrière la justice, son rideau de fer. Les leaders des groupes armés seront récoltés comme les chenilles dans la forêt de la Lobaye, les uns après les autres. Quel que soit le temps que cela peut prendre, la justice est toujours là, patiente, jusqu’à ce que les leaders des groupes armés lâchent prise et tombent sous les pattes de l’oncle Gaïndé le lion qui les écrase. Après plus de 20 ans, les génocidaires au Rwanda sont rattrapés par la justice aux quatre coins du monde. Les Nazis ont beau changé de nom pour bien se cacher, la justice a fini par les dénicher.

Le préalable des groupes armés constitue une nouvelle déclaration de guerre au peuple centrafricain. Le projet LONDO constitue le maillon fort du relèvement de la RCA. Ce projet est à l’œuvre dans plusieurs régions comme le Haut-Mbomou, le Mbomou, avec des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO), pour soulager la jeunesse et la détourner de la voie de la guerre. Ce projet concerne l’ensemble des 16 préfectures du pays. Les projets avec la Chine doivent-ils moisir dans les tiroirs ? C’est pourquoi, l’heure est aux grandes décisions qui vont libérer définitivement l’ensemble du territoire national. Les Centrafricains pourront respirer à pleins poumons, dormir sur leurs deux oreilles, goutter à la liberté d’aller et venir, vaquer quotidiennement à leurs occupations. La RCA doit se relever de ses cendres, pour se ranger dans la dynamique de l’émergence, comme le Rwanda, l’Angola, l’Afrique du Sud et tant d’autres pays africains. Quand un enfant se fait brûler, il retient une fois pour toute que le feu fait mal, c’est dangereux de jouer avec le feu. Les leaders des groupes armés se croient super stars de la guerre. Et pourtant, il n’a fallu que quelques secondes pour que le téméraire général Zoundéko qui a osé franchir la ligne rouge à Ippy, disparaisse pour toujours.

Or, avec l’arrivée de la Russie et la réhabilitation des FACA, les moyens se sont considérablement accrus, avec les drones, les hélicoptères, les avions de guerre, les missiles, et bien d’autres armes à longue distance. Des abrutis comme on le voit, jouent avec leur vie, alors qu’en un clin d’œil, ils ne seront plus et pour l’éternité. La Russie n’est pas la France. L’enfer n’est qu’à deux doigts des groupes armés. La paix ou la guerre, le peuple centrafricain est assuré de sa victoire éclatante sur les forces du mal, sur ses bourreaux qui sont en instance de transit vers leurs tombes. Les groupes armés sont aujourd’hui seuls comptables de leurs agissements. Ils ont semé le vent, il faut bien qu’ils récoltent la tempête.

 

 

Julien BELA

 

 

 

 

LES PRATIQUES DE LA MAGIE NOIRE EXPLOSENT DANS LA VILLE DE BANGUI

La capitale centrafricaine Bangui connaît depuis quelques temps une recrudescence des actes dits de pratiques de « la magie noire, de Yassine, de maraboutage ou de fétichisme » de grande ampleur.

En effet, le nombre d’établissements commerciaux (boutiques, Bars-dancing) et des véhicules qui ont pris feu ces derniers jours sont très alarmants. Tenez, rien que dans le 8ème arrondissement, précisément au marché Combattant, il y a eu plusieurs cas d’incendie de boutiques ou de buvettes. Pour les initiés (pratiquants), ces incendies sont d’origine mystique et non des incendies d’origine naturelle.

C’est pourquoi, dans le souci d’apporter une lumière sur ces pratiques venues pour la plupart du Nigéria, du Bénin ou du Cameroun voisin, votre quotidien « Centrafric Matin » a investigué auprès des Banguissois pour décrypter l’influence de ses pratiques réputées augmenter la richesse des victimes du sinistre.

Le Marché Combattant a enregistré la semaine dernière un cas d’incendie de la « CAVE VIP », selon les témoignages des badauds qui tentaient de juguler cet incendie. Le propriétaire des lieux, un certain prénommé Roméo, n’a pas voulu que les gens de bonne foi venus à sa rescousse, puissent éteindre le feu qui était entrain de consumer son bar. D’ailleurs, le jeune Urbain est resté perplexe par rapport à la réaction du propriétaire du Bar. « Pour moi, la réaction du grand frère Roméo pendant l’incendie de son Bar-VIP, n’a fait que confirmé ce que tout le monde au Marché Combattant suspectait. Pour nous, il fait partie du cercle fermé des « Millionnaires comme Crésus et mourir jeune », des pratiquants d’une magie importée du Nigéria », a-t-il déclaré et d’ajouter, «ils sont nombreux ici au Marché, reconnaissables par leurs tenues vestimentaire les weekends ou lors des cérémonies. Ils sont pour la plupart habillés avec un chapeau melon et tiennent dans leurs mains une canne de pouvoir ».

Après notre entretien avec Urbain, il est toujours difficile d’attester les dires de ce dernier, car à Bangui, la réussite des uns ne fait pas le bonheur des autres. Et surtout qu’il est facile d’accuser son chien de rage si on veut le tuer. Mais toutefois, la capitale Bangui continue d’enregistrer des cas d’incendies similaires, comme ce fut le cas de l’incendie d’origine inconnue en 2017 au grand magasin « Rayan » situé au centre-ville.

Le dernier incendie en date, est celui d’un véhicule qui a pris feu entre la CBCA et l’Ecobank. C’est le même cas de figure. Le propriétaire dudit véhicule qui, entretemps, était venu faire un retrait  dans une banque de la place, voulait redémarrer sa voiture, mais il s’est vite rendu compte que la voiture a pris feu. C’est ainsi que le brave monsieur a quitté  son véhicule pour assister impuissant comme tous les passants, à l’embrasement total de sa voiture. En outre, ce qui a éveillé le soupçon des badauds qui assistaient à la scène, est que ce dernier n’a pas eu de remords devant la scène infernale de la carbonisation totale de sa voiture encore neuve.

Aujourd’hui, ces pratiques alertent de plus en plus des Banguissois sur l’importation des cas de pratique de la magie noire dans le pays.

En attendant, les forces de l’ordre doivent redoubler de vigilance pour éviter que ces chasseurs de richesse, à n’importe quels prix, n’arrivent pas au sacrifice humain.

 

Sinclair ARIES

 

 

ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU DES « KOLI ET OUALI GARA » DU

MARCHE CENTRAL DE BANGUI : IL FAUT FAIRE UN CHOIX UTILE ET OBJECTIF

A l’approche de l’élection des membres du bureau de l’Association des « Koli et Ouali Gara » du marché central de Bangui, sis dans le 1er arrondissement, nous voulons par anticipation attirer l’attention de ces derniers sur un choix utile et objectif. Et ceci pour redorer le blason de leur association pour la défense leur cause. Mais que signifie faire un choix utile et objectif ?

Cela veut dire qu’il faut faire un choix objectif basé sur des critères de bonne moralité, d’intégrité, de niveau d’instruction et de moyens financiers. Il faut donc élire des gens éclairés, incorruptibles, capables de défendre partout les intérêts des « Koli et Ouali Gara » du marché central de Bangui. Il s’agit des gens qui peuvent monter des projets bancables au profit des « Koli et Ouali Gara » afin d’augmenter leurs chiffres d’affaires.

Et sur ce, nous disons que la Nouvelle Génération des Commerçants Centrafricains (NGCC) est la mieux placée, car ayant des objectif ambitieux, à savoir : développer et stimuler des secteurs agro-alimentaires, commerciaux et industriels. En plus, elle entend former ses membres en matière de coopérative, rechercher des financements auprès des associations et organisations à vocation communautaire, susceptibles des réalisations et de leur appuyer financièrement, matériellement et techniquement. Il est question de la création d’une nouvelle classe d’hommes d’affaires centrafricains, participant au développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Petites et Moyennes Industries (PMI) de Centrafrique.

Chers «  Koli et Ouali Gara » du marché central de Bangui, vous êtes déjà informés en amont sur les enjeux de cette élection en cours. Donc la balle est désormais dans votre camp, pour faire un choix utile et objectif. Car, il y va de l’avenir radieux ou non de votre association. Dans le cas contraire, « le regret vient toujours tard », dit-on. A qui la faute ? A bon entendeur, salut !

Le Petit YEKOA

 

 

GUINEE EQUATORIALE / UN MENSONGE DE 16 MILLIONS POUR DESTABILISER LE PAYS

Une valise d’un (1) milliards transformée en 16 millions, un gros mensonge orchestré et diffusé par les médias complices pour la déstabilisation des pays qui disent non à l’occident.

L’heure de la manipulation du peuple Africain est terminée, le mensonge et les montages qui visent à déstabiliser nos pays n'aurons plus leur place. Comment un pays comme le Brésil peut se laisser emporter dans un tel mensonge ? Les faits. Le vendredi 14 septembre, lors de l'arrivée du Vice président Teodoro Nguema Obiang Mangue au Brésil, son avion à été filmé, ses valises fouillé, son passeport filmé. Une seule valise contenait la somme d'1 million 400 milles dollars et cela représentait, les frais de mission, comprenant l'avion, l'hôtel, le personnel etc... car la délégation du Vice président partait du Brésil dimanche pour une mission officielle.

Le Mensonge

Le dimanche après le départ du Vice président du Brésil, les réseaux sociaux et les médias occidentaux ont publié des images avec le passeport du Vice-président comme s'il avait été arrêté au Brésil. Les mêmes médias occidentaux ont montré une valise de dollars et deux montres avec comme titre, 16 millions de dollars appartenant au Vice président. La douane à réceptionné 1 million 400 milles dollars. Les deux montres qui portent les initiales du Vice président, donc effet personnel ont été évaluées à 15 millions par les douaniers sur place sans le concours d'un expert. Pourquoi attendre le départ du Vice président le dimanche pour procéder à un tel mensonge ?

Pourquoi vouloir faire croire que le Vice Président a été arrêté?

Le gouvernement Brésilien promet de sanctionner tous ceux qui ont été à l'origine de cette tentative de déstabilisation car cela est une violation de la convention de Vienne sur l'immunité diplomatique.

ONG La Voix de l’Afrique

 

 

CETTE REFLEXION M’A INSPIRE CE SOIR : TOUT CE QUE NOUS TOUCHONS, NOUS Y LAISSONS DES EMPREINTES.

Si nous touchons la vie d’autres personnes, nous laissons notre identité en eux. La vie est bonne quand on est heureux mais elle est encore meilleure quand d’autres sont heureux à cause de nous.

Sois fidèle en touchant le cœur des autres. Sois pour eux une inspiration. Rien dans la nature ne vit pour soi même.

- Les rivières ne boivent pas leurs eaux.

- Les arbres ne mangent pas leurs fruits.

- Le soleil ne brille pas pour lui même.

- Les fleurs ne répandent pas leur odeur sur elles mêmes.

 Vivre pour les autres est une règle de la nature.

Nous sommes tous nés pour nous aider les uns les autres.

Quelle que soit la situation face à laquelle tu te trouves, continue à être une bénédiction pour les autres. Si quelqu’un se moque de ta vie, sache qu’il peut te trahir.

● S’il te vole...il peut te tuer ;

● S’il te ment...il peut t’empoisonner ;

● S’il te conseille...il t’aime ;

● S’il  te raisonne...il te considère ;

● S’il  te réprimande...il veut ton bien ;

● S’il t’enseigne...il veut ton succès ;

● S’il te fait des blagues, c’est que t’es spéciale pour lui ;

● S’il se souci de toi...il t’admire ;

● S’il t’écrit...il pense à toi ;

● S’il te salut...il te respecte ;

Saches désormais comment et avec qui vivre

Penser du jour !!!

Lorsque les frères de Joseph l’ont vendu, ils ont cru que c’était fini pour lui. Mais, ils l’ont retrouvé en habits de gouverneur en Egypte!

Te concernant, tes ennemis pensent t’avoir anéanti. Mais DIEU utilise leurs actions pour t’élever !

Je t’annonce que malgré leurs attaques, tu seras une source de bénédictions. Car tu es né(e) pour être un sujet de gloire amen ONG la délivrance toujours pour la délivrance.

ONG La Délivrance Officielle

 

 

 

 

LE COMITE D’ORGANISTAION DU CONCOURS MISS-CENTRAFIQUE 2018 LANCE LA PHASE DE PRESELECTION EN PROVINCES

Après Bangui la capitale, le comité d’organisation du concours miss-Centrafrique 2018 lance la phase de présélection en provinces. C’est ce qui était ressorti d’une interview accordée par la présidente du comité d’organisation dudit concours, ce lundi 17 septembre dans la martinée.

Ce 15 septembre, le comité d’organisation du concours miss-Centrafrique 2018 a quitté Bangui pour se rendre dans certaines villes de provinces dans le but de lancer la phase de présélection dudit concours. C’est ce qu’avait déclaré la présidente du comité d’organisation aux professionnels des médias. «Les 3 premières villes que nous allons nous rendre pour lancer la présélection du concours sont Bouar, Berberati et Nola. Nous allons ensuite revenir à Bangui. Le prochain voyage est prévu pour le 05 du mois prochain à Bozoum », a-t-elle expliqué.

Selon la présidente du comité d’organisation, les filles qui seront présélectionnées en provinces, vont recevoir des  cadeaux et attendre le mois d’octobre pour descendre à Bangui, afin «de participer à la grande finale prévue pour le mois de décembre prochain ».

Conformément aux critères d’éligibilité établis, les filles qui sont intéressées par ce dossier, doivent être âgées de 18 à 22 ans, être étudiantes, habiter encore chez leurs parents, et n’avoir pas fait d’enfants. Et ceci, dans le but «de défendre valablement les couleurs de la nation », a précisé la présidente du comité d’organisation.

Rappelons toutefois que le concours miss-Centrafrique 2018 a été lancée à Bangui le mois d’août dernier et les inscriptions sont ouvertes au musée Barthelemy Boganda, du lundi au vendredi, de 8 heures 30 minutes à 15 heures 00.

Le thème retenu pour cette année est «la beauté et l’intelligence d’abord ».

Bénistant MBALLA

 

 

 

VOICI  L’IDENTITE COMPLETE DE LA COUR PENALE SPECIALE RESUMEE EN HUIT QUESTIONS

Qu’est ce que la Cour Pénale Spéciale ? Comment est-elle organisée ? Quels crimes poursuit-elle ? Qui peut être poursuivi par la CPS ? Quelle est la garantie pour les victimes et les témoins ? Comment peut-on saisir la CPS ? Quelles peines pourra prononcer  la CPS ? Quel genre de relation la CPS entretient avec les autres instances judiciaires nationales et la CPI ? Ces huit questions résument l’identité complète de la CPS que l’ensemble de la population centrafricaine doit connaitre.

Genèse de la CPS

La Cour Pénale Spéciale est une juridiction de droit centrafricain, créée par la loi du 3 juin 2015 sous le régime transitionnel de Catherine Samba-Panza. Sa principale caractéristique est sa nature mixte. En effet,  elle est composée de juges nationaux et internationaux. Elle siège à Bangui la capitale et est instituée pour une durée de cinq ans renouvelable. Ce quinquennat court à partir du 30 juin 2017, date de la prestation de serment de ses premiers magistrats.

Organisation et fonctionnement de la CPS

La CPS se compose de quatre chambres : un parquet, un greffe et deux autres unités qui lui sont rattachées (une unité spéciale d’officiers de police judiciaires et un corps spéciale d’avocats). Les chambres sont nommées au fur et à mesure de l’avancée des dossiers : la chambre d’instruction et la chambre  d’accusation spéciale (déjà nommées) ; la chambre d’assise et la chambre d’appel. Elles comptent 21 magistrats dont 11 centrafricains et 10 internationaux.

Le parquet comprend un procureur spécial (international) et un procureur spécial adjoint (centrafricain), assistés par au moins deux substituts : 1 international et 1 centrafricain.

Le greffe comprend un greffier en chef (centrafricain) et un adjoint (international), assistés des greffiers en nombre proportionnel au volume des affaires judiciaires.

L’unité spéciale de police judiciaire est constituée d’une vingtaine d’officiers de police judiciaire issus des rangs de la gendarmerie et de la police centrafricaines.

Le corps spécial d’avocats est constitué d’une vingtaine d’avocats centrafricains. Dans le cas où leur sécurité sera menacée, des internationaux pourront être désignés.

Les crimes poursuivis par la CPS

La CPS poursuit les violations graves des Droits humains dont les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, perpétrés sur le territoire centrafricain depuis la date du 1er janvier 2003. Ces crimes sont imprescriptibles et ne peuvent être graciés ou amnistiés (art 162.2 du code pénal).

La CPS a compétence pour juger les auteurs, co-auteurs et complices des crimes ci-dessus. Elle peut poursuivre les chefs militaires et leurs supérieurs hiérarchiques pour les crimes de leurs subordonnés. Aucune immunité liée à une fonction officielle ne peut  lui être opposée.

La loi sur la CPS garantit la protection des victimes et des témoins par des mesures spécifiques qui sont définies plus précisément dans le  règlement de procédures et  de preuves. Cela comprend la tenue d’audiences à huit clos et la protection d’identité des victimes et des témoins. Les victimes et témoins principaux pourront bénéficier de mesures de protection mises en place à la CPS.

Comment saisir la CPS ?

Par le biais d’un avocat, il est possible de saisir la CPS par plainte ou dénonciation et par plainte avec constitution de partie civile. La procédure est gratuite pour les parties civiles. De même, les personnes poursuivies indigentes peuvent bénéficier d’un avocat commis d’office.

Quelles peines pourra prononcer la CPS ?

La peine maximale selon la loi sur la CPS est la prison à perpétuité. La CPS pourra donc condamner des personnes à la peine de mort. Outre les peines de prison, la CPS pourra aussi prononcer des peines de travaux forcés.

Quelle relation la CPS entretient avec les instances judiciaires nationales et la CPI ?

La CPS a préséance sur les autres instances judiciaires nationales qui doivent se dessaisir à son profit si elle le demande. Similairement, la CPI a primauté sur la CPS. Mais les trois instances judiciaires sont complémentaires et doivent coopérer pour la manifestation de la vérité.

Chers lecteurs, voici résumée  brièvement la Cour Pénale Spéciale en huit questions. Bonne lecture à tous.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

DE LA PROBLEMATIQUE DE FAIRE « L’ENQUETE DE LA MORALITE » DES PERSONNALITES NOMMEES A DE HAUTES FONCTIONS DE L’ETAT EN RCA

« C’est à partir du passé qu’on construit le présent, et à partir du présent qu’on construit l’avenir », dit un sage adage populaire. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. Les régimes se succèdent, passent au pouvoir mais se ressemblent tous dans leur gestion des affaires publiques. Et pour conséquence, « les mêmes faits produisent les mêmes effets ». Et ceci après plus de cinquante-huit (58) ans d’indépendance. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que le pays se développe durablement dans tous les domaines actifs de la vie nationale ? C’est vraiment inconcevable, impensable et cela dépasse tout entendement humain.

Or, nul n’ignore que la RCA est la mère patrie de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. A cet effet, elle (RCA) n’est pas la propriété exclusive d’un groupuscule de personnes enclines dans les détournements des biens de l’Etat, des malversations financières… pour s’enrichir illicitement sur le dos du peuple centrafricain. Nous disons non et non, car aucun centrafricain ne détient le titre foncier de la RCA. Ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Mais pourquoi pas chez nous en RCA ? Méditons-en ensemble, car il y va du devenir de notre cher et beau pays, la RCA.

A ce sujet, nous disons qu’il est obligatoire pour l’Exécutif de faire en amont « l’enquête de la moralité » des personnalités susceptibles d’être nommées à de hautes fonctions de l’Etat. Et c’est très important et nécessaire pour éviter que des repris de justice, des criminels financiers et économiques, des corrompus et fraudeurs… soient nommés à ces postes de responsabilité. Donc à côté des critères d’expériences professionnelles, de compétence et de profil, celui de «  l’enquête de la moralité tient les autres en état ». Car, on ne sait pas qui est qui, et qui a fait quoi dans le passé. Et c’est ça effectivement le sens du principe « l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut » prôné par feu président Barthelémy Boganda, paix à son âme. Et c’est ce que devaient apprendre à leurs dépends le président de la République Touadéra et son premier ministre Sarandji. C’est ça aussi le sens de la « rupture » avec les vielles pratiques politiques du passé prônée par le président Touadéra. Sinon… « L’apparence est trompeuse », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

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« LA MIGRATION MAGHREBINE N’EST PAS PLUS IMPORTANTE QUE CELLE DES ITALIENS OU DES ESPAGNOLS »

François Héran, auteur d’une récente étude publiée par l’Institut national d'études démographiques (INED), replace les migrations africaines dans le tableau mondial des diasporas et fait le point sur la situation en Afrique du Nord et au Maghreb. D'après lui, la prophétie selon laquelle « un quart des habitants d'Europe seront africains en 2050 » est scientifiquement fausse.

Non, l’Europe ne comptera pas 200 millions d’Africains dans 30 ans. Le démographe François Héran invalide la thèse d’une invasion imminente, et conteste la théorie de « la ruée vers l’Europe » de Stephen Smith – selon ce professeur à l’Université de Duke aux États-Unis, auteur en 2003 de Négrologie, l’Europe « va bientôt s’africaniser »… Jeune Afrique

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LE MILITANT MAURITANIEN BIRAM DAH ABEID A REUSSI A SE FAIRE ELIRE DEPUTE… DEPUIS SA CELLULE DE LA PRISON DE NOUAKCHOTT.

Emprisonné depuis début août, Biram Dah Abeid est parvenu à se faire élire député le 1er septembre, à l’issue du premier tour du scrutin législatif. Un premier mandat pour le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), devenu l’un des opposants les plus virulents au chef de l’État, Mohamed Ould Abdelaziz, et qui connaît bien l’endroit pour avoir séjourné entre ces murs étroits à deux reprises, en 2012 et en 2014.

Cette fois, « Biram » fait l’objet d’une plainte pour « menaces, appel au meurtre et violation de domicile » déposée par le journaliste Abdallah Deddah – une « cabale judiciaire », selon l’entourage du militant et les associations. Arrêté le 7 août, il n’a pas été jugé en comparution immédiate, mais placé, le 13 août, en détention provisoire, puis préventive un mois plus tard : il est donc demeuré éligible… Jeune Afrique

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SYRIE : UNE ZONE DEMILITARISEE SOUS CONTROLE DE LA RUSSIE ET DE LA TURQUIE A IDLEB

C'est peut-être un espoir pour les 3 millions de civils dans la province d'Idleb en Syrie, après des semaines de tergiversation et de désaccord. La Russie et la Turquie se sont entendues hier lundi pour mettre en place une zone démilitarisée. Et ce n'était pas gagné d'avance. La Russie est alliée au régime de Bachar el-Assad qui veut reprendre le contrôle de la province, tandis que la Turquie soutient les rebelles qui y sont retranchés.

Il aura fallu quatre heures d’entretien à huis clos pour aboutir à cet accord et sans doute au préalable bien des discussions entre les deux pays pour y parvenir, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Un accord qui aboutira à la création d’une nouvelle zone démilitarisée, de 15 à 20 kilomètres de large, entre les positions rebelles et celles de l’armée syrienne sur la ligne de contact. De cette zone devront être retirées toutes les armes lourdes et les forces considérées comme étant les plus radicales en seront exclues. Une zone contrôlée par l'armée turque et par la police militaire russe...RFI

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L’AFRIQUE SE LANCE DANS L’ENERGIE ATOMIQUE

Dix Etats africains ont annoncé clairement leurs intentions de se doter de centrales nucléaires. A l’horizon 2025, au moins cinq pays africains en seront équipés, en plus de l’Afrique du Sud, seul pays du continent à disposer d’une centrale dotée de deux réacteurs. Pour l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA), aujourd’hui plus du tiers des pays candidats à l’énergie nucléaire sont africains. Pour parvenir à faire face à leurs besoins énergétiques croissants, plusieurs pays souhaitent recourir à l’atome. De plus, le continent dispose d’importantes réserves d’uranium très convoitées et l’Afrique est devenue un nouvel eldorado pour les promoteurs de cette technologie coûteuse. Une ruée vers l’énergie nucléaire encouragée par la Chine, la Russie et la France. ….RFI

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GUINEE : INSECURITE ROUTIERE: LES DANGERS ET LES RESPONSABILITES RESTENT A PARTAGER ENTRE LES AUTORITES ROUTIERES, LES CHAUFFEURS ET LES PASSAGERS EUX-MEMES.

Le constat est amer, et très amer. Aujourd’hui, la circulation dans la ville de la Conakry est un casse-tête quotidien pour les usagers de la route. Pis, la vie des citadins est un danger permanent surtout les femmes qui sont toujours matinales.

Ces pauvres femmes empruntent le plus souvent des véhicules fatigués et dépourvus de tous dossiers.   Ces véhicules qui transportent les femmes mareyeuses, d’un point à l’autre des différents débarcadères (Boulbinet, Bonfi, Kaporo,  Dixinn) et le port autonome de Conakry. D’autres, dans les plus grands dépôts de poissons de Kénien. Il en est ainsi aux femmes vendeuses des fruits et légumes quittant souvent les marchés des cinq communes de la capitale et  environnants, pour s’approvisionner dans le marché de Matoto. Conséquence désastreuses, aucune sanctions ni même une verbalisation ou quelconque punition. A-t-on constaté sur le terrain. A Matoto rond point, un jeune policier nous explique : << C’est vrai que les surcharges sont courantes et que nombre de ces véhicules ne sont pas en règle. Mais une fois que tu sévis dans la circulation, se sont ces mêmes femmes qui se trouvent  à  bord qui s’en prennent à nous souvent avec un air arrogant. Certaines d’entre elles nous expliquent l’état actuel piteux de leurs différents foyers, les enfants sans emplois ainsi que les maris chômeurs. Donc, il faut que les femmes attachent les pagnes pour faire bouillir quotidiennement la marmite pour la maisonnée », nous a-t-elles expliquées… Radio Kankan

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AFRIQUE DU SUD: INDIGNATION APRES LA LIBERATION D'UN TRAFIQUANT DE RHINOCEROS

Les défenseurs de la faune sauvage ont fait part lundi de leur indignation après la libération en Afrique du Sud d'un trafiquant thaïlandais de cornes de rhinocéros qui n'a purgé que six des quarante ans de sa peine de prison initiale.

Chumlong Lemtongthai, qui a bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle à Pretoria la semaine dernière, est rentré immédiatement à Bangkok, a-t-on appris de source gouvernementale sud-africaine.

Au cours de son procès en 2012, il avait reconnu avoir obtenu frauduleusement des permis de chasse. Il avait ensuite rémunéré des complices, dont plusieurs prostituées, afin obtenir le droit d'exporter en tant que "trophées" 26 de ces précieuses cornes.

Elles ont ensuite été vendues au marché noir en Asie, où le kilo se monnaie jusqu'à 55.000 euros.

Les défenseurs des animaux s'étaient félicités de la condamnation de Chumlong Lemtongthai à 40 ans de prison. Sa remise en liberté les a révoltés.

C'est "une honte absolue", a estimé Audrey Delsink, directrice de l'ONG Humane Society International. "Cela envoie le message que les braconniers qui entretiennent des liens avec des réseaux de trafiquants sont traités avec indulgence". Slateafrique.com

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