Toutes les infos du mercredi 14 Novembre 2018

Cm n 2838 du mer 14 nov 2018

 

MECONTENTEMENT DES CANDIDATS A L’ENROLEMENT DANS LES FACA, GROGNE DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS DU FONDAMENTAL 1 : LE GOUVERNEMENT DOIT AGIR VITE

Les remous sociaux sont devenus monnaie courante en République centrafricaine. Du ministère des Transports et de l’Aviation Civile en passant par les ministères de la Défense et de l’Education Nationale, pour ne citer que ceux-là, rien ne va plus. Il ne se passe pas un jour sans que quelque chose ne soit signalée dans ces départements ministériels cités ci-haut.

Depuis quelques semaines, le syndicat du personnel du ministère des Transports et de l’Aviation Civile a lancé un mouvement de grève pour réclamer le départ du ministre Jousso qu’il accuse de malversations financières, de détournement de deniers publics... Après les révélations faites par la presse sur cette affaire, le quotidien Centrafric Matin a été traîné en justice par le ministre Théodore Jousso. Il en est de même du délégué du personnel dudit ministère. Le processus suit son cours. Malgré tout, le personnel campe toujours sur sa position et ne veut baisser les bras.

Au ministère de la Défense National, les huit cents (800) militaires retraités qui devraient être pris en charge par le gouvernement américain avaient crié leur ras-le-bol face à la lenteur du versement de leurs arriérés de solde. A plusieurs reprises, ils avaient barricadé l’avenue de l’Indépendance pour demander le paiement de leurs dus.

S’agissant de l’enrôlement des jeunes centrafricains dans le rang des Forces Armées Centrafricaines (FACA), ces derniers sont très mécontents du processus de recrutement en cours. Selon les informations qui nous sont parvenues, le dépôt de dossiers qui a démarré le lundi 05 novembre 2018 devrait en principe prendre fin le mercredi 14. A la surprise générale des candidats, les dossiers ont été clos le vendredi dernier. Le jour suivant, c’est-à-dire le samedi 10 novembre, les candidats de Bimbo et Bégoua étaient appelés à passer les épreuves physiques sans qu’ils soient informés au préalable. Beaucoup n’avaient pas répondu à l’appel. Ceux qui étaient présents ont constaté trop d’anomalies dans la liste. Parfois, les noms sont bien écrits mais les prénoms sont ceux des filles.  Heureusement pour eux, les épreuves physiques qui se sont déroulées ce jour-là,  ont été annulées. Ce n’est que le dimanche 11 novembre qu’ils ont pu concourir.

Quant aux candidats du 4ème arrondissement de la ville de Bangui, dans leurs mécontentements le lundi 12 novembre, ils ont saccagé la mairie, érigé des barricades tout en empêchant la circulation sur l’Avenue de l’Indépendance pendant quelques heures. Ils étaient plus d’une centaine. Ceux-là ont exigé la restitution de leurs dossiers car ils ont constaté qu’il y a trop de fraudes, de magouilles dans l’enrôlement en cours. Mais à notre humble connaissance, ce n’était pas la voie qu’ils devraient choisir. Ces jeunes ne doivent pas s’en prendre aux meubles et aux édifices publics. Mais à qui la faute ?

Toujours dans la journée du lundi, les enseignants contractuels du Fondamental 1 ont manifesté devant le Trésor Public pour exiger du gouvernement le paiement de leurs arriérés de salaires du troisième trimestre. Dans la foulée de cette grogne des enseignants, le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra a instruit le directeur du Trésor pour le paiement de ces arriérés. Une enveloppe d’un montant de soixante-quinze millions de francs (75.000.000F) CFA sera décaissée cette semaine. Ce sera une bouffée d’oxygène pour les enseignants contractuels qui broient du noir aujourd’hui. Car, selon l’un d’eux que nous avons croisé le lundi, juste avant leur grogne, « Je n’arrive pas à joindre les deux bouts. Le propriétaire de la maison a failli me mettre à la porte à cause du non paiement de loyer de trois (3) mois. C’est grâce à l’intervention des voisins et voisines que je suis resté avec ma famille. J’éprouve même des difficultés à transmettre les connaissances aux enfants, d’autant plus que mon ventre est vide. C’est vraiment difficile pour moi et les autres ».

Les mécontentements et les grognes étant devenus récurrents en Centrafrique, il s’avère indispensable que le gouvernement prenne ses responsabilités. Le gros problème se trouve dans l’enrôlement des 1.023 jeunes dans le rang des FACA. Sans nous voiler la face, ce recrutement ne tient pas la route. Les officiers supérieurs, officiers et sous-officiers en charge de cet enrôlement, ne font pas leur travail comme il se doit. Ils ont mis l’accent sur leurs parents, amis et connaissances. Les enfants des pauvres qui n’ont pas un parent porteur de tenue ou qui n’ont pas d’argent, ne figureront pas sur la liste de ces recrus. C’est une vérité à l’allure où vont actuellement les choses. Car, théoriquement après la clôture de dépôt de dossiers, la liste des candidats devraient être affichée dans les mairies où ils ont déposé les dossiers. Tel ne semble pas être le cas aujourd’hui. Il y a trop de désordres. Ce qui prouve à suffisance que les noms des candidats retenus existent déjà quelque part.

Pour ce faire, le gouvernement que dirige Mathieu Simplice Sarandji, Premier ministre, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra en général, et le ministre de la Défense Nationale en particulier, doivent agir vite pour corriger les dérapages constatés dans ce processus d’enrôlement. Car, à y voir de plus près, ce sont les mêmes bêtises sous le régime du président déchu François Bozizé Yangouvonda qui se reproduisent aujourd’hui. Et tout semble que la rupture, avec les vieilles pratiques du passé, prônée par le président Touadéra, est loin de voir le jour en Centrafrique.

Pour avoir son salaire ou son solde, il faut faire la grève. Pour réclamer ses droits, il faut passer par la grève. Pour être enrôlé dans les FACA, il faut avoir un parent porteur de tenue.

C’est bien dommage pour l’avenir du pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda dont les mentalités des gens ne changent jamais !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Touadera a Paris pour la commEmoration du

centenaire de l’Armistice, sur fond de guerre

de positionnement et agissement de la France

Arrivé à Paris le samedi 10 novembre dernier, le président de la République centrafricaine a reçu un accueil chaleureux de la part de son ambassadeur plénipotentiaire en France, Michel Gbézéra-Bria. On pouvait noter également la présence de nombreux compatriotes de la diaspora qui sont venus pour la circonstance, apporter leur soutien au président qu’il commence déjà à qualifier de « Moïse » qui libérera  le peuple centrafricain des griffes des ennemis de la paix (France, Tchad, Congo Brazza).

En effet, la commémoration très symbolique du centenaire de l’armistice qui a eu lieu le dimanche 11 novembre dernier était une occasion pour le président Touadéra d’honorer la mémoire des fils de Centrafrique (ex-Oubanguiens) qui avaient donné leur vie pour sauver une puissance coloniale, qui, 58 ans après les indépendances, ses enfants et petits-enfants continuent d’être martyrisés par la même puissance coloniale.

Du Lieutenant Koudoukou à d’autres anciens combattants, nombreux étaient les Oubanguiens qui sont tombés pour une France manipulatrice, fourbe, hypocrite et criminelle envers sa colonie, la RCA. Ce qui est certain, du haut des cieux, Barthélemy Boganda est entrain de se retourner dans sa tombe, eu égard à la nouvelle forme d’esclavagisme entretenue par l’ex-puissance coloniale, la France, qu’il pensait avoir pu dompter.

Dieu merci ! Serait-on tenté de clamer que les cieux ont bien voulu guider le choix du peuple centrafricain envers Faustin Archange Touadéra ? A cette question, les Centrafricains répondent par l’affirmatif. Car, depuis son accession à la magistrature suprême, cet illustre mathématicien n’a de cesse retroussé ses manches pour répondre aux nombreux défis que font face les Centrafricains. D’abord sur le plan sécuritaire, le locataire du Palais de la Renaissance a su rétablir les ponts de la coopération avec la Fédération de la Russie afin de résorber l’anarchie indescriptible dans le pays. Et depuis lors, les pressions de la France ne cessent de s’abattre sur le président Touadéra.

Des menaces venant de toute part, de l’Elysée, de N’Djamena et de Brazzaville pour que cesse la coopération avec la Russie. Soucieux de la situation de misère dans laquelle vit son peuple, Touadéra, droit dans ses souliers, préfère relever le défi, quitte à se sacrifier pour son peuple, quel que soit le prix.

Cependant, après moult tentatives du ministre des Affaires étrangères et de l’Europe, Jean Yves Le Drian, l’ancienne puissance tente une action de reconquête à travers un don en billets de banque et quelques pacotilles d’armes de guerre pour équiper l’armée centrafricaine (FACA). Quelle bassesse d’esprit !

Alors, l’on est en droit de se poser la question suivante : de quelle « paix » harangue Emmanuel Macron lors du Forum sur la paix, organisé en marge de la commémoration du centenaire de l’armistice ?

En effet, le locataire du palais de l’Elysée n’a pas manqué de paraphraser dans son discours lors de cette commémoration et de tweeter sur compte Twitter: « Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons en ce 11 novembre 2018 réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé. » Et de poursuivre …  « les démons anciens resurgissent : des idéologies nouvelles manipulent des religions, l’Histoire menace de reprendre son cours tragique. Faisons une fois de plus ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix ! » Et cerise sur le gâteau, le président Macron qui prône le multilatéralisme lors du Forum sur la paix à la Villette a omis de dire que le système fonctionne à géométrie variable pour l’Afrique.

Et comme l’a si bien souligné le virulent député, Jean Luc Mélenchon dans son twitt :« Maudite soit la guerre. Maudits soient les chefs politiques qui la veulent, la préparent, la déclenchent, en profitent puis mettent en cause une prétendue folie des hommes, après avoir fusillé pour l’exemple ceux qui voulaient s’y opposer. » Ce twitt répond bien aux comportements de mercenariats des chefs d’Etat français à l’égard de leurs anciennes colonies.

Une chose est sûre, le parfum de la guerre froide entre les deux puissances (France-Russie) en Centrafrique n’est pas prêt de s’arrêter, car dans la foulée, l’arrivée prochaine des deux chefs d’Etat en Centrafrique est attendue pour cette fin d’année.

Quel accueil réserveront les Centrafricains aux deux chefs d’Etat ?

That is the question!

Sinclair ARIES

 

 

Le MLPC propose la rEadaptation de l’accord politique avec le camp TouadEra

Le 1er Vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Jean Edouard Koyambounou, a exprimé le souhait de son parti de voir révisé l’accord avec le camp présidentiel. Il l’a fait savoir dans le discours prononcé le 08 novembre dernier à l’ouverture des travaux de l’Assemblée Générale constitutive du Mouvement Cœurs Unis.

C’est dans un discours court mais tranchant que le 1er Vice-président du MLPC a subtilement glissé la proposition de révision de l’accord avec le camp présidentiel. Jean Edouard Koyabounou estime qu’il faut réviser « ledit accord politique de février 2016 en vue de l’adapter aux contextes sociopolitiques actuels ».

En réalité, la révision de cet accord est un souhait que le MLPC de Martin Ziguélé n’a jamais caché. Plusieurs caciques de cette formation politique, l’ont fait savoir au RJDH sous couvert de l’anonymat, « il est important que l’on revienne autour de la table pour passer en revue l’accord avec le camp présidentiel, c’est une sorte de bilan à mi-parcours que nous demandons depuis », a fait savoir un proche de Martin Ziguélé.

Alors que c’est entre alliés et dans les « chapelles » que cette proposition était avancée, le MLPC a estimé nécessaire d’utiliser la tribune de l’Assemblée Générale constitutive du Mouvement  Cœur Unis pour rendre publique sa volonté de réviser ledit accord.

Des proches du président de la République interrogés par le RJDH trouvent nécessaire la révision de l’accord politique comme proposé par le MLPC, « c’est important voire déterminant pour la suite du combat. Nous devons discuter pour réorganiser l’alliance et remettre les alliés en confiance pour les prochains défis qui ne sauraient tarder », confie un proche du chef de l’Etat.

Le camp présidentiel et son allié le MLPC ne semblent pas avoir une même vision de la réadaptation de l’accord politique qui les lie. Alors que cette révision pour le MLPC devrait permettre d’identifier ce qui a été prévu et qui n’est pas réalisé, le camp Touadéra souhaite cette révision pour préparer les prochaines échéances électorales. Cette divergence d’approche sur l’accord pourrait créer la méfiance qui va fragiliser l’accord entre le MLPC et le camp présidentiel, accord qui ne tient qu’à un fil qu’est le silence du MLPC.

Depuis la signature de cet accord, ni le MLPC ni le camp présidentiel n’ont rendu public les engagements contenus dans le document. Mais selon plusieurs indiscrétions, le candidat Touadéra en échange du soutien du MLPC, avait pris de nombreux engagements relatifs à un certain degré de cogestion du pouvoir avec le MLPC qui ne semble pas satisfait par l’offre reçue jusque-là. Au gouvernement par exemple, le parti de Martin Ziguélé compte deux ministres dont celui des sports qui est décédé au début du mois d’octobre. Mais, il est établi que le président du MLPC fait partie des leaders que le président Touadéra consulte régulièrement. Cela peut-il suffire pour une formation politique aussi ambitieuse que le MLPC ?

Le président Touadéra semble avoir des problèmes pour gérer et entretenir les alliances qu’il tisse. Entre les deux tours, il avait la quasi-totalité de la classe politique avec lui mais en deux ans, au moins 80% des alliés sont partis ou sont restés mais avec une bonne dose de déception.

RJDH

 

 

 

EMILE GROS RAYMOND NAKOMBO REMET LA PENDULE A L’HEURE : LE CENTRE-VILLE DE BANGUI RETROUVE PEU A PEU SA BEAUTE

Le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo se met résolument au travail. Le centre-ville de Bangui retrouve peu à peu sa beauté d’antan. Les mêmes travaux qui sont entrain d’être réalisés au centre-ville doivent être élargis dans tous les arrondissements afin que la capitale centrafricaine retrouve son ancienne appellation de « Bangui la coquette ».

Les artères du centre-ville sont libérés des installations anarchiques, favorisant ainsi la libre circulation des personnes et des biens. Du coup, le risque des vols à la tire sont réduits. Tout le monde reconnaît aujourd’hui les efforts qui sont entrain d’être déployés par la mairie de la ville de Bangui pour remettre l’ordre et la sécurité au centre-ville de Bangui.

Feu empereur Bokassa 1er n’a pas fait un miracle pour rendre la ville de Bangui belle, comparable à la ville de Paris. Le regretté Bokassa a osé et tenté l’impossible. Et les fruits du travail abattu par « Papa Bok » sont les monuments et les vieux immeubles qui nous servent encore de souvenirs.

L’ancien maire de la ville de Bangui, Jean-Barkes Ngombé-Ketté, a emboîté le pas à Jean-Bedel Bokassa. Le parc et le jardin du cinquantenaire faisaient la fierté du peuple centrafricain au temps de Barkes Ngombé-Ketté. Malheureusement, avec la grave crise militaro-politique, les efforts déployés par l’ancien maire de Bangui sont réduits en cendres.

C’est dans ce contexte très difficile que les institutions républicaines ont été mises en place. Il faut donc avoir le courage pour relever les grands défis auxquels fait face la population. C’est ce que l’actuel maire de Bangui est entrain de faire. Mais cela ne doit pas se limiter seulement au centre-ville de Bangui. Il faut aussi élargir ces travaux dans tous les arrondissements de Bangui.

Emile Gros Raymond Nakombo a donné l’exemple. Le Maire de chaque arrondissement doit se mettre résolument au travail. L’opération « Toumba zéndé » a été officiellement lancée par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, chef du gouvernement. Ce sont les maires, les chefs de groupes ou de quartiers qui doivent l’exécuter.

Nous sommes à quelques semaines de la célébration de la fête nationale du 1er décembre. Les quartiers doivent être nettoyés; les maisons, voire les arbres devraient être embellis. C’est en faisant cela que nous pouvons contribuer au développement de notre cher et beau pays la République centrafricaine, jadis « Suisse africaine » et « havre de la paix ».

« La propreté chasse la maladie », dit un dicton populaire. Ensemble, luttons contre l’insalubrité en République centrafricaine, pays de « Zo Kwé Zo ».

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

Discours de SM MOHAMMED VI, Roi DU MAROC à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche verte (texte intEgral)

Rabat, 06/11/2018 (MAP) - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé mardi un discours à la Nation à l’occasion 4ème anniversaire de la Marche verte.

 

Voici le texte intégral du Discours Royal:.

 

"Louange à Dieu. Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,.

L'approche qui est Nôtre, dans la gestion des grandes affaires du pays, repose sur le travail sérieux et le sens de la responsabilité sur le plan interne, et sur les principes de clarté et d'ambition qui orientent notre politique extérieure.

Ces fondements-ont constamment sous-tendu notre action; ils ont toujours inspiré nos prises de position et nos réactions à l'égard de tous, plus particulièrement de nos frères, nos amis, nos voisins.

A cet égard. Je voudrais revenir sur l'état de division et de discorde qui sévit actuellement! au sein de l'espace maghrébin. Il s'inscrit en opposition flagrante et insensée avec ce qui uni! nos peuples : des liens de fraternité, une identité de religion, de langue et d'histoire, un destin commun.

Cet état contraste avec l'ambition de concrétiser l'idéal unitaire maghrébin, qui animait la génération de la Libération et de l'Indépendance, ambition qui s'est incarnée en 1958 par la Conférence de Tanger, dont nous célébrons le soixantième anniversaire.

Auparavant, l'appui apporté par le Royaume à la Révolution algérienne avait contribué à renforcer les relations entre le Trône marocain et la Résistance algérienne. [I avait également été un élément fondateur de la conscience et de l'action politique maghrébine commune.

De longues années durant et jusqu'au rétablissement de l'indépendance, côte à côte, nous nous sommes dressés contre le colonisateur dans un combat commun ; et nous nous connaissons bien. Par ailleurs, nombreuses sont les familles marocaines et algériennes qui partagent des liens de sang et de parenté.

Nous savons aussi que l'intérêt de nos peuples réside dans leur unité, leur complémentarité, leur intégration ; et nul besoin qu'une tierce partie joue, entre nous, les intercesseurs ou les médiateurs.

Néanmoins, nous devons faire preuve de réalisme et convenir que les relations entre nos deux pays échappent à la normalité, créant, de fait, une situation inacceptable.

Dieu m’est témoin que depuis Mon Accession au Trône, J'ai appelé avec sincérité et bonne foi à l'ouverture des frontières entre les deux pays, à la normalisation des relations maroco-algériennes.

C’est, donc, en toute clarté et en toute responsabilité que Je déclare aujourd'hui la disposition du Maroc au dialogue direct et franc avec l'Algérie sœur, afin que soient dépassés les différends conjoncturels et objectifs qui entravent le développement de nos relations.

A cet effet, Je propose à nos frères en Algérie la création d'un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation. Le niveau de représentation au sein de cette structure, son format, sa nature sont à convenir d'un commun accord.

Le Maroc est ouvert à d'éventuelles propositions et initiatives émanant de l'Algérie pour désamorcer le blocage dans lequel se trouvent les relations entre les deux pays voisins frères.

En vertu de son mandat, ce mécanisme devra s'engager à examiner toutes les questions bilatérales, avec franchise, objectivité, sincérité et bonne foi, sans conditions ni exceptions, selon un agenda ouvert.

Il pourra constituer le cadre pratique d'une coopération, centrée sur les différentes questions bilatérales, notamment celle qui a trait à la valorisation des opportunités et des potentiels de développement que recèle la région du Maghreb.

Son rôle sera aussi de contribuer au renforcement de la concertation et de la coordination bilatérale pour permettre de relever efficacement les défis régionaux et internationaux, notamment ceux qui sont liés à la lutte anti-terroriste et à la problématique migratoire.

A cet égard, Nous réitérons notre engagement à œuvrer main dans la main avec nos frères en Algérie, dans un total respect des institutions nationales de leur pays.

Mus par l’affection et l’estime que nous portons à l'Algérie, à sa direction et à son peuple, nous ne ménagerons aucun effort, au Maroc, pour asseoir nos relations bilatérales sur de solides bases de confiance, de solidarité et de bon voisinage, inspirés en cela par la parole de Notre Aïeul, paix et salut sur lui : « Jibril m'a tellement recommandé d'être bienveillant envers mes voisins que j'ai failli croire qu'il allait en faire mes propres héritiers ».

Cher peuple,.

Le lancement de la Marche Verte dont nous célébrons aujourd'hui le quarante-troisième anniversaire, a marqué un tournant décisif dans la lutte continue pour le parachèvement de l'intégrité territoriale du pays.

Ce parcours militant s'est caractérisé par une parfaite symbiose entre le Trône et le peuple et par sa nature pacifique ayant conduit à la récupération progressive de nos Provinces du Sud.

De fait, en avril dernier, nous avons commémoré le soixantième anniversaire du recouvrement de Tarfaya. Dans quelques mois, nous célébrerons successivement le cinquantième anniversaire de la récupération de Sidi Ifni et le quarantième anniversaire de la réintégration de Oued Eddahab.

Ces événements historiques ont été l'occasion, pour le peuple marocain entier et pour les tribus sahraouies en particulier, de manifester unanimité sans précédent dans leur attachement à la marocanité du Sahara.

Aujourd’hui, nous tendons des passerelles entre le passé et le présent en s’attachant avec une égale opiniâtreté à défendre notre intégrité territoriale. Nous nous y engageons avec la même clarté d'esprit, la même ambition, mus par le même sens de l'engagement responsable et du travail sérieux, tant sur le plan onusien qu'au niveau interne.

Cette clarté dont nous nous prévalons est illustrée par les principes et les référentiels immuables qui constituent le fondement de la position marocaine, ceux que Nous avons définis dans le Discours que Nous avons prononcé à l'occasion du quarante-deuxième anniversaire de la Marche Verte. Ce sont ces mêmes fondamentaux qui ont constamment guidé notre action jusqu’à présent.

Cette clarté dont nous nous prévalons se manifeste aussi par la fermeté et la rigueur extrêmes dont nous faisons preuve face à tout abus, de quelque source qu'il procède, qui pourrait porter atteinte aux droits légitimes du Maroc ou dévoyer le processus de règlement, des termes de référence fixés.

Quant à l'ambition qui nous anime en la matière, elle se trouve reflétée dans la collaboration sincère du Maroc avec Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, ainsi que dans le soutien apporté aux efforts de son Envoyé personnel pour poser 1er jalons d'un processus politique sérieux et crédible.

Elle se manifeste également à travers les initiatives constructives du Maroc et sa bienveillante attention aux appels internationaux lancés pour trouver une solution politique qui soit durable, qui porte le sceau du réalisme, de l'esprit de compromis et qui s'inscrive dans le cadre de l'Initiative d'autonomie.

Le Maroc est fermement persuadé de la nécessité que, par leurs efforts inlassables pour asseoir solidement la nouvelle dynamique, les Nations Unies tirent parti des leçons et des expériences du passé et évitent notamment les blocages et les insuffisances qui ont entaché le «Processus de Manhasset».

Au niveau domestique, nous continuerons à œuvrer pour mettre fin à la politique d'octroi de rentes et de privilèges, pour refuser toute forme d'extorsion prenant prétexte de l'intégrité territoriale du Royaume et pour rejeter son instrumentalisation.

En outre, nous ne ménageons aucun effort pour assurer le développement de nos Provinces du Sud, dans le cadre du nouveau modèle de développement. Car nous voulons que le Sahara marocain renoue avec sa vocation séculaire : être le trait d'union précurseur entre le Maroc et sa profondeur africaine, géographique et historique.

En parallèle, la mise en œuvre opérationnelle de la régionalisation avancée contribue à faire émerger une véritable élite politique, qui assure une représentation démocratique effective des habitants du Sahara et qui, dans un climat de liberté et de stabilité, les met en capacité d'exercer leur droit à une gestion autonome de leurs affaires locales et à un développement intégré de leur région. Cher peuple,.

Dans la même optique. Notre décision a été d'inscrire le retour de notre pays à l'Union Africaine dans une logique de clarté et d’ambition.

De fait, la décision du Maroc de réintégrer sa famille institutionnelle n’avait pas uniquement pour dessein de plaider la Cause du Sahara marocain, étant donné que la plupart des Etats africains partagent d’ores et déjà la position du Maroc à ce propos.

Outre la volonté de marquer notre fierté d’appartenir à l’Afrique, cette démarche a été motivée par notre adhésion à la dynamique de développement à l’œuvre dans le Continent, par notre souci de relever les multiples défis auxquels ce dernier est confronté, sans renoncer pour autant à nos droits légitimes et à nos intérêts supérieurs.

A cet égard, Nous nous félicitons des résolutions du dernier Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'I 'mou Africaine, qui s'est tenu à Nouakchott, car elles sont en accord avec les positions et les principes internationaux pertinents.

Cette position constructive, empreinte de sagesse et de hauteur de vue, en finit avec les trop nombreuses manœuvres qui, au sein de l'Union Africaine, faisaient perdre à l'Afrique et à ses peuples un temps précieux, celui-là même qui aurait dû être employé à bon escient pour promouvoir le développement des pays africains et favoriser leur intégration.

Dans le même état d'esprit, le Maroc s'emploiera à développer des partenariats économiques efficients, générateurs de richesse, avec différents pays et divers groupements économiques, y compris l'Union européenne. Néanmoins, nous n'en accepterons aucun qui pourrait porter atteinte à notre intégrité territoriale.

Il nous importe avant tout que ces partenariats soient expressément bénéfiques et, au premier chef, à la population du Sahara marocain, en ayant un impact positif sur leurs conditions de vie et en leur permettant de jouir, à l'intérieur de leur patrie, d'un climat de liberté et de dignité.

Cher peuple,.

La commémoration de l'anniversaire de la Marche Verte dépasse, au regard de sa portée symbolique et de sa dimension patriotique imprescriptible, la seule célébration d’un événement historique.

En effet, l'épopée de la Marche Verte illustre, de manière éloquente, l'attachement indéfectible du peuple marocain à son droit légitime de parachever l'intégrité territoriale du Royaume, ainsi que son ferme engagement à consentir les sacrifices nécessaires pour en assurer la défense.

Cette constante et inébranlable orientation prend source dans le consensus national et la mobilisation générale qui s'articulent autour de la volonté d'assurer le développement intégré du pays, de préserver son unité, sa sécurité, sa stabilité.

C’est le meilleur gage de fidélité à la mémoire immaculée de l'Artisan de la Marche Verte, Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu l'ait en Sa sainte miséricorde, et a tous les valeureux martyrs de la Nation.

 

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh". (MAP).

 

 

 

 

 

43EME ANNIVERSAIRE DE LA MARCHE VERTE : SA MAJESTE MOHAMMED VI, ROI DU MAROC, INVITE L’ALGERIE A UN DIALOGUE FRANC, SINCERE ET DIRECT

Le discours prononcé par Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche Verte, est plein de symboles, de sagesse et constitue un appel sincère d’une grande portée historique et stratégique qui met en avant, à la fois la volonté du Maroc de régler tous les problèmes qui se posent entre le Maroc et l’Algérie, et exprime sa disponibilité à contribuer au développement de notre continent africain.

L’une des idées maîtresse du discours Royal est la proposition faite pour la création d’un cadre approprié de travail, visant le règlement de « tous les différends conjoncturels » comme a dit Sa Majesté. La proposition de création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation est une proposition concrète et pragmatique. Cette main tendue du Maroc mérite une réponse algérienne dans la perspective de l’édification d’un avenir commun, plein de promesses pour le Maroc et l’Algérie et pour l’ensemble de notre continent.

Pour Centrafric Matin, le règlement durable et définitif des différends qui opposent le Royaume du Maroc et l’Algérie, passe par un dialogue franc, direct et sincère. Par ce discours, SM le Roi Mohammed VI, lance un message fort de fraternité maghrébine, de relation de bon voisinage, dans le sillage de la solidarité africaine, chère à son leadership sur le continent africain. Plus l’Afrique sera unie, plus elle sera forte et pèsera dans les grandes décisions de la planète. L’Union fait la force.

 

Julien BELA

 

 

 

 

L’AMBASSADE DE FRANCE A TRAVERS L’ESN, EN PARTENARIAT AVEC

LES FACA, SOUTIENT LE CENTRE D’ACCUEIL DES FILLES DE LA FONDATION VOIX DU CŒUR

 

Le jeudi 08 novembre dernier le centre d’accueil des filles de la fondation voix du cœur, se trouvant à Damala, a abrité une cérémonie de remise de dons.

L’ambassade de France à Bangui par le truchement des militaires Français de l’Elément de Soutien National (ESN) et en partenariat avec l’atelier de menuiserie de la manufacture militaire centrafricaine (MAMICA), structure appartenant au BATGEN (bataillon du génie) a fait un don de vivre, de kits scolaires, kits d’hygiène, des draps et meubles aux filles de la fondation voix du cœur. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du conseiller humanitaire de l’ambassade de France à Bangui, du directeur de la fondation Voix du Cœur, des officiers de l’ESN et du bataillon du Génie militaire des FACA ainsi que des autorités locales de la commune de Bégoua.

Dans son discours de bienvenue, le directeur de la Fondation, Monsieur Ange Ngassenemo a souligné que la Fondation sert à aider les enfants de la rue et préparer leur insertion familiale et sociale. Et remercie la France pour éternel soutien à leurs actions charitables.

Dans son discours de circonstance, le conseiller humanitaire de l’ambassade de France a tenu à saluer l’engagement de la Fondation auprès des enfants vulnérables en général. Il a souligné que le soutien à cette fondation fait partie du programme du développement humain de l’ambassade de France à Bangui favorisant ainsi la mise en œuvre du développement durable dans une Centrafrique post-crise.

Notons également que le bataillon du génie militaire des FACA a participé à ce projet en confectionnant les meubles pour la fondation.

Rappelons que la Fondation Voix du Cœur reste l’une des seules structures qui lutte contre le
phénomène des enfants de la rue et qui prend en charge les orphelin et les enfants en situation difficile en Centrafrique. Centre de référence pour les enfants de la rue en RCA, la Fondation Voix du Cœur œuvre malheureusement dans la peine et la difficulté sans aucune subvention de l’Etat.

A la différence de nombreux pays qui disposent de plusieurs structures d’accueil pour les enfants de la rue, la Centrafrique n’en possède que trop peu. La fondation Voix du Cœur est l’une de ces rares structures. Organisation non gouvernementale créée le 28 janvier 1994, elle est une œuvre humanitaire en faveur des enfants de la rue en Centrafrique. Elle est actuellement présidée par l’honorable Béatrice Epaye, une de ces membres fondateurs.

La fondation dispose d’un centre d’accueil pour les garçons se trouvant au quartier Sica 1, ce site, ex centre culturel français est cédé à la fondation par l’ambassade de la France. Le centre a une capacité d’hébergement de 60 enfants de la rue et d’accueil de 200 enfants. Il est constitué d’un dortoir dont la construction a été financée par l’ambassade de France, d’un dispensaire, d’une salle d’informatique et de trois salles de classe. Toujours avec l’appui de l’ambassade de France, la fondation a construit un centre d’accueil pour les filles à Damala, à proximité du lycée « Don Bosco ». Ce centre accueil les filles de la rue et les victimes d’exploitation sexuelle.

Depuis déjà plus d’un mois ce centre d’accueil pour les filles fait l’objet d’appui des militaires français de l’Elément de Soutien National (ESN) basés au camp Mpoko. Des séries de dons de vêtements et ont d’ores et déjà constitué cet appui indispensable pour le bien être des filles accueillies dans centre.

« Nous sommes très heureuses de cet énième don de la France à l’orphelinat. Au nom des filles nous leur exprimons notre gratitude… » a indiqué la sœur Berthine Saloma, responsable du centre d’accueil des filles au nom de tout le personnel.

 

ESN

 

 

 

 

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