Toutes les infos du Mercredi 12 Septembre 2018

Cm n 2794 du mer 12 sept 2018

JOUSSO-GATE : 500 MILLIONS F DE POT DE VIN A REMBOURSER A UNE SOCIETE CHINOISE, UNE HONTE NATIONALE

Combien de ministres se comportent comme Théodore Jousso, au mépris de la rupture prônée par le chef de l’Etat ? Fait-on un minimum d’enquêtes de moralité pour nommer X à une haute fonction de responsabilité ? Le cas de Théodore Jousso est clinique, car la poche du ministre et les caisses de l’Etat sont confondues. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Comment un ministre peut-il développer une rapacité financière aussi féroce au détriment des caisses de l’Etat ? Cela dépasse l’entendement humain. Feu président Dacko qualifiait ce genre de personnage de « ngohongo (épervier) » ; le président Bozizé, à propos de la CEI de Binguimalé de, « glouton ». Quel qualificatif utilisera Touadéra pour qualifier un tel ministre ? Une cupidité aussi vorace que les cieux et la terre, pour s’enrichir alors que le pays traverse une tension de trésorerie.

La Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance doit également s’intéresser à ce dossier. La moralisation de la vie publique, au regard du dossier Jousso-Gate, revêt une importance capitale pour le pays. L’impunité zéro ne concerne-t-il que les groupes armés, les braqueurs, les bandits de grand chemin ? La rupture prônée par le chef de l’Etat rime avec la bonne gouvernance, l’intégrité, l’honnêteté, la transparence, la conscience professionnelle. Les directeurs généraux ou autres titres assimilés qui sont des patriotes, qui défendent les intérêts de l’Etat ou l’intérêt général, sont des fusibles. Les ministres trouvent l’occasion de les faire sauter, parce qu’ils sont des obstacles à leurs intérêts personnels et égoïstes. Les ministres nomment à la place des directeurs généraux récalcitrants, puisqu’ils appliquent les textes règlementaires et l’orthodoxie financière, les « fidèles serviteurs ou doungourous », ceux-là qui profitent des brèches grandes ouvertes par le ministre pour se servir. La RCA fonctionne sur ce mode de gestion depuis la nuit des temps.

Une confrontation en Chine entre Jousso et la société chinoise fait ressortir 500 millions de pot de vin qu’il doit rembourser. Le chef de l’Etat qui a organisé la confrontation l’exige, car le marché a été attribué par la Banque Mondiale à SATOM. Décidément, le ministre Théodore Jousso doit démissionner de lui-même et se mettre à la disposition du procureur de la République pour conduite à tenir. Le personnel de AHS-RCA entend faire le grand déballage sur la place publique. Quelle gloutonnerie ! Quelle rapacité ! Quelle cupidité ! Quelle avidité ! Tout est tordu avec le ministre Théodore Jousso, gabegie, pot de vin, corruption à l’exponentiel. Ô ! Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, au secours ! Le gouvernement compte en son sein un grand voleur, un mafieux colombien, un pirate de terre, du jamais vu de tous les gouvernements qui se sont succédés en RCA.

Théodore Jousso est une pathologie financière, car tout est occasion de se remplir les poches, de s’enrichir de manière illicite. Pour un pot de vin, le ministre Jousso demande un (1) milliard de FCFA à une société chinoise. Cinq cent millions de FCFA lui ont été versés comptant. Mais la société chinoise n’a pas eu le marché de construction de la route Baoro-Bouar. C’est une honte nationale pour un corrompu jusqu’aux os. Qu’attend-il pour démissionner car il fait honte au Chef de l’Etat, au premier ministre, aux députés de la nation et à tout le peuple centrafricain.

Pour le budget de lancement des travaux de titres sécurisés, il faut 44.276.500 FCFA en une seule journée. Sommes-nous dans un pays pétrodollar comme le Qatar, le Koweït ou l’Arabie-Saoudite ? Une entreprise ivoirienne avait postulé. Le contentieux judiciaire est-il résolu ? Les plus hautes autorités ne seront-elles pas éclaboussées après le lancement officiel ? Le jour « J » à lui seul fait 44.276.500 FCFA. Nous sommes en Centrafrique, il faut faire avec.

(Feuilleton à suivre).

 

Julien BELA

 

 

L’Institut Pasteur et l’UniversitE de Bangui prEparent les premiEres journEes scientifiques de Bangui

 

L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui projettent en novembre prochain les premières journées scientifiques de Bangui autour du thème « Interactions hôte-pathogènes en Afrique tropicale » afin de mettre en avant la santé humaine, animale et végétale.

Cette rencontre scientifique vise à contribuer à une meilleure connaissance, surveillance et prise en charge des pathologies infectieuses et environnementales. Cet événement contribue à l’accroissement de la visibilité des travaux de recherche et à leur diffusion dans le monde en ce qui concerne la lutte contre les maladies infectieuses.

Spécialistes, médecins, chercheurs et étudiants du monde entier se réuniront pour cet événement francophone exceptionnel dont l’objectif est de « stimuler les discussions et de générer de nouvelles perspectives aussi bien pratiques que théoriques dans les défis contre les maladies infectieuses ».

Selon l’institut Pasteur de Bangui, la quasi-totalité des 15 millions de décès annuels dus aux maladies infectieuses dans le monde survient dans les pays à faibles ressources économiques comme la République Centrafricaine. Ainsi, la lutte contre ces maladies est devenue un objectif prioritaire mondial. L’Afrique Sub-saharienne demeure la région du monde la plus touchée  par ces décès d’origine infectieuse dont une large part pourrait être évitée.

Les participants auront à discuter sur les co-infections par le VIH et les autres agents pathogènes, la surveillance épidémiologique et physiopathologique des maladies vectorielles chez les humains, les animaux et les végétaux, l’émergence de la résistance aux anti-infectieux, les maladies émergentes et ré-émergentes humaines, animales et végétales et la prise en charge des maladies transmissibles de la mère à l’enfant.

L’Institut Pasteur est une fondation privée reconnue d’utilité publique en Centrafrique. Il est créé en 1961 et fait partie du Réseau International des Instituts Pasteur. Ses activités sont centrées sur la recherche, la santé publique et l’enseignement et travaillent en étroite collaboration avec l’Université de Bangui.

 

RJDH

 

 

LE KM 5 RENOUE AVEC LE « COULOIR DE LA MORT » : TUERIES, DISPARITIONS FORCEES, TORTURES… IL FAUT LE DESARMER

Le Km 5, poumon économique de la municipalité de Bangui en particulier et de la République Centrafricaine en général, n’est que l’ombre de lui-même. Cette partie de la capitale où régnait l’ambiance jusqu’à des heures tardives s’est transformée en une jungle ou à un « couloir de la mort ». Depuis la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka, le 24 mars 2013, jusqu’à ce jour, il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre des cas de tueries, de disparitions forcées, de tortures, de braquages, d’intimidations, et que savons-nous encore. La plupart de ceux qui s’y rendent pour faire leurs achats ou écouler leurs produits sont systématiquement pris pour cible par les groupes d’Autodéfenses.

Au courant de la semaine écoulée, de nombreux compatriotes se sont vu agresser par ces malfrats, ces bandits de grand chemin, ces hors-la-loi. Et pour causes ? Un sujet musulman a été retrouvé mort sur le terrain de Sagbado. Les témoins qui ont vu ce corps inerte, racontent, « il a été tué par ses propres frères du Km 5. Son corps a été jeté dans cet endroit pour provoquer des représailles contre les populations non musulmanes. Et c’est ce qu’ils ont fait le vendredi 07 septembre 2018. Ceux qui se sont aventurés ce jour-là au Km 5 ont été attaqués. Ces attaques se sont soldées par des morts, des disparitions forcées, des tortures. De nombreux taxis-motos des particuliers ont été emportés par les malfrats. Les hommes qui sont tombés dans leur filet ont été pris en otage. Ils ont subi des sévices, des traitements cruels, inhumains, dégradants. Beaucoup y ont laissé leur peau. Ceux qui ont été libérés doivent leur salut à Dieu car ces criminels n’ont pitié pour personne ».

Un autre compatriote, habitant le quartier Fatima, a clairement fait savoir que les drogués du Km 5 ont juré sur monts et océans qu’ils vont cueillir un à un tous les jeunes de ce quartier qui ont barricadé l’Avenue CEMAC pendant plusieurs jours, après la deuxième attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima, les empêchant de circuler librement. Pour joindre l’acte à la parole, un jeune de Fatima a été kidnappé par ces malfrats au courant de la semaine passée, alors qu’il était parti au Km 5 pour faire ses achats. Il a été ligoté (albatacha) et tabassé sauvagement. N’eut été l’intervention d’un compatriote musulman avec qui il a fréquenté l’Ecole Fatima Garçons, il allait être tué par ces criminels. Dieu merci, cet homme de bonne foi l’a conduit jusque derrière l’église catholique de Fatima avant de rebrousser chemin.

Toujours dans la semaine du 03 au 09 septembre, un conducteur de taxi-moto a été retrouvé mort dans un trou, pour ne pas dire une fosse commune. Car, à en croire les uns et les autres, des cadavres se trouvent encore dans ce trou. C’est pour autant dire que ces drogués tuent des innocents à longueur de journée et jettent leurs corps dans une fosse commune pour effacer leurs traces. Sur ce, les habitants du Km 5 que nous avons eus au téléphone ont confirmé ces pratiques qui sont très récurrentes. N’oublions pas que nos concitoyens qui résident dans la dernière enclave musulmane de la capitale sont aussi braqués, kidnappés, torturés et même tués par ces drogués qui règnent en maîtres absolus des lieux. Ils vivent aussi avec la peur au ventre et sont pris en otage. Ce sont les commerçants musulmans qui paient le plus lourd tribut. Car, chaque jour, ils doivent verser de l’argent à ces derniers. Beaucoup ont dû fermer leurs dépôts ou leurs magasins à cause de ces rackets et sont partis vivre ailleurs en attendant que la situation sécuritaire s’améliore pour y revenir.

Le lundi 10 septembre, un gendarme a été abattu par ces malfrats. Selon les témoins, il serait parti acheter du méchoui quand ces criminels sont sortis pour le tuer. Nous ne pouvons énumérer tous les actes barbares que ces drogués commettent au Km 5, sous peine d’écrire un roman. Ces quelques exemples prouvent à suffisance que le Km 5 a renoué avec le « couloir de la mort ». Dans ce cas de piètre figure, que doit faire le gouvernement ?

Il a l’obligation de relancer l’opération « Soukoula » dans ledit secteur pour démanteler les bases des groupes d’Autodéfenses qui y pullulent. Dans le cas contraire, il faut déployer les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au Km 5 pour ramener l’ordre et protéger les innocents qui tombent chaque jour sous les balles de ces criminels patentés. Ce faisant, le gouvernement épargnera des vies humaines. Car à l’allure où vont actuellement les choses, le Km 5 et les quartiers environnants risqueront un jour de sombrer dans une violence qui ne dira pas son nom. Sans nous voiler la face, les drogués du Km 5 se croient tout permis et au-dessus de la loi. Ils ont transformé ce secteur en une République dans la République Centrafricaine, exactement comme Vatican dans Rome. Le temps passe et le gouvernement doit agir vite au Km 5.

A nos compatriotes qui partent régulièrement là-bas, nous leur demandons de redoubler de vigilance pour ne pas tomber dans le filet de ces malfrats qui n’épargnent ni enfants, ni hommes, encore moins les femmes. « Un homme averti en vaut mille », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LA DG ET LA DRH DE LA SODECA POINTEES DU DOIGT PAR LES AGENTS

Certaines personnalités en République centrafricaine continuent de prendre les choses publiques comme leur patrimoine. Il suffit d’être à la tête d’une entité pour pouvoir s’imposer avec sa strate. Dans les structures tant publiques que privées, voire parapubliques, le constat est alarmant. La société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) n’en fait pas exception. Cette société paraétatique cache certaines réalités, comme l’arbre qui cache la forêt.

Un agent de ladite société, persécuté par la hiérarchie, témoigne : « La Directrice Générale (DG), Justine Ouakara, fait des dépenses exorbitantes malgré que la Sodéca traverse une crise financière. Au lieu de régulariser la situation des employés, cette dernière se permet le luxe de payer un véhicule BG 80. Lequel est mis au service de la société. Ce véhicule payé à hauteur de 25.000.000 de francs CFA appartenait à sa sœur qui a décidé de s’en débarrasser.

Pire encore, Justine Ouakara autorise la fermeture de la vanne qui alimente le 4ème arrondissement. Laquelle vanne se situe à un jet de pierre du domicile du chef de l’Etat. Conséquence, une partie du 4ème arrondissement est souvent privée d’eau courante pendant la nuit. La vanne s’ouvre à 5 heures pour se fermer à 17 heures, sans aucune raison bien fondée.

La Directrice des Ressources Humaines (DRH), Bouba Victoire, joue le même jeu que la DG. Ces deux dames rendent la vie difficile au personnel de la Sodéca. Le Directeur Administratif et Financier (DAF), le Directeur Commercial et le reste du personnel sont maltraités par la DG et la DRH.

Le Président du Conseil d’Administration, étant corrompu, ne s’est jamais prononcé sur ces problèmes. Car la bouche pleine ne parle pas. A chaque cas de décès d’un membre du personnel, la Sodéca mettait à la disposition de la famille un véhicule pour le transport de la dépouille. Mais dommage, il n’en est plus ainsi. Il y a de cela quelques jour, la DRH s’est enflammée quand un véhicule a été mis à la disposition de la famille de feu Francklin Boulas pour les funérailles. Finalement, qui de la DG et de la DRH, dirige la Sodéca ? En effet, feu Francklin faisait partie du Service Réseaux et canalisation.

Certains membres du personnel ont eu à signer leur contrat en moins d’un an, alors que d’autres ont passé plus de 10 ans sans pour autant signer un contrat. N’est-ce pas de l’injustice ? Au sein de la Sodéca, il existe des Techniciens de surface, mais la DRH préfère faire appel à  des mains d’œuvre extérieures pour la réalisation de certains travaux ».

La DG n’a pu être jointe pour sa version des faits. Certains membres du personnel ont préféré rester silencieux sur cette question. Notre quotidien se réserve de tout commentaire sur cette affaire jusqu’à l’obtention de la version de l’une des personnalités pointées du doigt, notamment Justine Ouakara, la DG et Bouba Victoire la DRH.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

Des femmes de Bria rEclament A travers une marche la prEsence des FACA

Les femmes de la ville de Bria à l’Est du pays ont marché pacifiquement ce lundi matin pour protester contre l’assassinat de masse dont elles sont victimes ces derniers jours.  Elles ont remis un mémorandum à la Minusca, et au préfet réclamant la présence des FACA et des Forces de Défense et de Sécurité, le départ du chef de base et de sécurité de la Minusca ainsi que celui de la communication.

La marche pacifique organisée ce jour par les femmes soutenues par les chefs de quartiers intervient trois jours après le découvert de douze(12) corps sans vie dont dix(10) femmes aux alentours du site des déplacés de PK3 proche de la base de la Minusca.

Un habitant de la localité qui a suivi la marche sous couvert de l’anonymat trouve légitime la réaction des femmes. « Les femmes ont parfaitement raison de marcher car trop c’est trop. Les femmes ont été massacrées ces derniers jour, c’est pourquoi elles réclament la présence des Forces Armées Centrafricaines et des Forces de Défense et de Sécurité afin d’assurer la protection des civils à la place des forces de la Minusca», a-t-il regretté.

Le préfet de Haute-Kotto Thierry Patrick Binguinendji qui a aussi reçu le mémorandum pense que certaines revendications sont légitimes alors que d’autres n’ont pas leur raison d’être. « Je pense que la revendication des femmes réclamant la présence des FACA et FDS est légitime car c’est ce que nous réclamons tous depuis. Mais en ce qui concerne le départ du chef de base de la Minusca, du responsable de sécurité et celui de la communication. Ces revendications n’ont pas leur place car c’est la Minusca qui assure depuis 2016 la protection de la population des personnes sur le site de PK3. C’est pourquoi le site a été crée devant la base de la Minusca », a-t-il clarifié.

L’autorité administrative appelle les habitants à une prise de conscience. « Tout le monde doit apporter sa pierre de contribution afin de ramener la paix dans le pays. Ce n’est pas bien de faire le jeu de ping-pong lorsqu’il s’agit d’un incident. Nous allons remonter l’information au niveau de la hiérarchie afin qu’une solution soit trouvée », a ajouté le préfet.

La ville de Bria est déjà fragilisée par les violences alors que la rentrée scolaire sera bientôt effective. Le redéploiement des FACA et FDS serait l’une des solutions pour le retour de la paix et de sécurité à l’exemple de Paoua où la majorité des déplacés sont déjà retournés chez eux grâce à la présence des FACA.

 

RJDH

 

 

RCA / LA COLÈRE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONG INTERNATIONALE ANA, BEKKI BENAMEUR, DEPUIS ALGER MENACE : « LA FRANCE DOIT QUITTER LA RCA SANS DÉLAI, C’EST UNE HONTE DE PRÔNER LES DROITS DE L'HOMME ET D’ÊTRE À LA BASE DES CRIMES ET DES PILLAGES DANS CE PAYS »

« Au vu des dossiers juridiques qui sont à notre disposition, les preuves matérielles et humaines dont disposent les avocats, nous avons envoyé une mission en RCA et au Tchad pour nous assurer de la véracité des éléments à notre disposition. C'est avec le cœur meurtri que je m'exprime. Comment la France peut-elle en plein 21ème siècle continuer à traiter des humains de la sorte et s'ériger en donneur de leçon dans le monde? Comment l'ONU qui est sensée défendre les droits humains peut assister perplexe, voir se faire complice d'un tel crime en RCA? Pourquoi l'union Africaine qui est au courant des crimes odieux de la France en RCA ne prend pas ses responsabilité?", autant de questionnements que s'est posé le SG de l'ONG ANA. Qui, un peu comme sonné s'est perdu en conjectures. "Comment l'Union Européenne peut cautionner la France dans un tel crime? Pourquoi le Tchad continue d'accepter de dîner à la table du diable en acceptant d'être la main noire qui accomplie des crimes et fait le sale boulot en RCA? J'ai mal et mon coeur saigne", s'est indigné Bekki. puis, il a lancé un appel à tous les panafricanistes. "En tant qu'un panafricaniste, je lance un appel à tous les panafricanistes, tous ceux qui aiment l'Afrique, de se mobiliser pour dénoncer les manigances de la France jusqu'à ce que ce pays et se acolytes quittent définitivement la RCA. Nous devons tous soutenir le peuple centrafricain. Toutes les Ongs françaises en RCA doivent partir car nous-nous posons la question de savoir s'ils ne sont pas des mercenaires au service des forces du mal? Libérez les ressources du peuple qui a droit à la vie", a-t-il asséné.

 

Kabinda Yves-Aymard, ONG ANA

 

 

 

 

IL EST TRES FACILE DE S’EN PRENDRE AUX DIRIGEANTS AFRICAINS QUAND ON IGNORE LA REALITE : RENONCER AUX ACCORDS NEOCOLONIAUX, C’EST ETRE PRET A SUPPORTER LES QUELQUES ANNEES D’INSTABILITES QUE CELA VA ENGENDRER

On leurs dit qu’ils ne sont pas forcés d'accepter les accords qu'on leurs fait signer, mais sommes-nous prêt à les accompagner s'ils décident de défier l'impérialisme ?

Renoncer aux accords néocoloniaux, c’est être prêts à supporter les quelques années d’instabilités que cela va engendrer ; car les pays qui renoncent se verrons couper les aides dont on nous a rendu dépendants : Contrairement à ce que nous pensons, tout les dirigeants africains ne sont pas de mauvaise foi. Ils ne sont pas des anges mais ne sont pas non plus dépourvu d'ambition pour leurs pays. Les dirigeants africains même démocratiquement élus, sont pris dans un dilemme et un cercle vicieux qu'il faut comprendre. Les économies mondiales sont interdépendantes, et donc la situation économique d'un pays ne dépend pas que des facteurs endogènes, dans le cas de l'Afrique l'environnement international est déterminant du devenir des pays africains. Ceux qui décident en Afrique sont principalement les institutions impérialistes comme le FMI, la BM, l'OMC, l'ONU etc..et les politiques et oligarques occidentaux. Chaque dirigeant démocratiquement élu en Afrique suscite un espoir, qui ne leurs permets pas de prendre des mesures sacrificiels qui vont faire souffrir le peuple. Un dirigeants africain qui renonce aux accords de pillage de l'Afrique et aux règles des institutions impérialiste se retrouve isolé , sanctionner par des embargos et de certaines aides qui lui aurait permis de payer les salaires. Dans un contexte de pauvreté, nous savons que des non payement des fonctionnaires peuvent engendrer au sein des pays et la pression qu'elle engendrera sur les gouvernants. L'endettement et l'aide sont un moyen de contrôle des pays africains. Vous refusez de signer des accords néocoloniaux, on vous coupe les aides et on vous sanctionne et par propagande on fait croire à votre population que c'est parce que vous êtes mauvais dirigeants et qu'il faut renverser votre régime. Les africains doivent savoir à travers l'esprit de sacrifice encourager leurs dirigeants qui ont de l'audace et inciter aux Etats-Unis d'Afrique, car nos micro-états sont trop faibles pour défier ceux qui nous imposent les politiques contraires à nos intérêts.

 

ABDOU DIOUF, ancien Président sénégalais

 

 

Les habitants de Baboua rassurés de la présence des FACA

 

Un détachement des FACA arrivé dans la ville de Baboua à l’ouest du pays ce 4 Septembre. Localité menacée par la présence des hommes de la coalition Siriri qui prennent en otage les habitants et font des exactions. L’arrivé du détachement des FACA fait suite à l’appel du sous-préfet Elie Raphaël Béoroféï Dansio dans un contexte d’exaction des éléments armés de la coalition Siriri qui font des rapts et exécution sommaire dans la localité. A peine arrivée, la présence des FACA n’a pas dissuadé pour autant ces hommes qui ont tué à 70km de la ville, au village Ndongori, plus au sud de Baboua sur axe Nguia-Bouar dans la nuit de mardi à mercredi.

Les autorités locales ont salué cette présence et parlent d’une opération de ratissage en cours pour mettre hors d’état de nuire les éléments de la coalition Siriri qui détruisent l’économie de la population et qui tuent  aussi. « Nous saluons à sa juste valeur la promptitude avec laquelle le pouvoir central a réagi suite à l’appel. Je puis vous dire que la population est rassurée de cette présence des forces armées », a lâché le sous-préfet de la ville.

Les éléments de la coalition sont opérationnels dans l’ouest du pays depuis plus d’un an ; ils n’ont aucune revendication politique et n’ont pas signé l’accord de 10 mai, porte d’entrée du processus DDRR. Les habitants de Baboua joints par le RJDH formulent les vœux que le haut commandement de l’armée renforce ce dispositif pour pérenniser la sécurité dans la région.  

 

RJDH

 

 

LES 12 REVENDICATIONS « NON NEGOCIABLES » DES 14 GROUPES ARMES SONT ANTI CONSTITUTIONNELLES ET NE CADRENT PAS AVEC L’ESPRIT DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

Les consultations du panel de facilitation de l’Union Africaine (UA) de Bouar avec les 14 groupes armés, en vue du dialogue pour la résolution pacifique de la crise centrafricaine, ont accouché 104 revendications. Et toutes ces revendications ont été formulées par lesdits groupes armés à l’endroit du gouvernement. Parmi celles-ci, 12 sont dites « Non négociables », donc doivent être acceptées d’office par le gouvernement. Il s’agit entre autres, de leur accorder l’amnistie générale ; de mettre en place un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre issu de leur rang ; de reconnaitre leurs galons (grades) ; d’exiger au gouvernement la rupture de ses relations de coopération militaire avec la Russie et l’Afrique du Sud, et nous en passons.

Est-ce possible dans un Etat démocratique et de droit que des groupes armés non conventionnels puissent faire pression sur les autorités légitimes du pays  à prendre en considération et sans condition leurs revendications ? Dites-nous, où avez-vous vu et vécu cela et dans quels pays sur cette planète terre ? Et pourquoi seulement chez nous en RCA ? A y voir de près, il y a anguille sous roche.

Fort de tout ce qui précède, nous disons que les 12 revendications « Non négociables » de ces 14 groupes armés sont anti constitutionnelles et ne cadrent pas avec l’esprit du Forum National de Bangui (FNB) de 2015. D’ailleurs, ces groupes armés avaient pris part activement aux assises du FNB et avaient volontairement signé l’accord d’engagement sur le principe DDRR. Mais pourquoi aujourd’hui ce revirement spectaculaire ? C’est la question fondamentale qui se pose avec plus d’acuité.

Le respect des principes fondamentaux et des symboles de la République s’impose à tous

Quelle que soit son appartenance ethnique, politique, religieuse et sociale, tout le monde sans exception a l’obligation de se soumettre, de se conformer et de respecter les principes fondamentaux et les symboles qui fondent la République. Et ceci en conformité avec les dispositions de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016. N’oublions surtout pas que « la RCA est un Etat laïc, un et indivisible ».

L’existence constitutionnelle du pouvoir en place doit être respectée  par tous

Les groupes armés doivent savoir que la RCA s’est dotée d’un pouvoir légitime et démocratique depuis le 30 mars 2016. Et cela fait suite aux élections couplées (présidentielle et législatives) transparentes et crédibles de 2015-2016. Donc il y a incontestablement l’existence constitutionnelle du pouvoir en place qui s’impose à tous, y compris les groupes armés qui écument le pays depuis plus de six (6) ans.

L’impunité zéro s’applique à tous

Le retour de la sécurité, de la paix et de la cohésion sociale en RCA n’est possible que par le truchement de la Vérité, de la Justice, de la Réparation et de la Réconciliation Nationale. De ce fait, c’est la Justice qui constitue le pont reliant la Vérité à la Réparation et à la Réconciliation nationale. D’où le sens de « l’impunité zéro » en RCA tant souhaité vivement par tout le peuple centrafricain lors des Consultations Populaires à la Base et du FNB. Donc « pas d’amnistie générale », pour les bourreaux des Centrafricains, un point, un train. Les groupes armés et l’Union Africaine devaient bien l’apprendre à leurs dépens avant qu’il ne soit trop tard pour eux.

« Un homme averti en vaut deux », dit un sage dicton populaire. A bon entendeur salut !

 

Le Petit YEKOA

  

 

 

Chine-Afrique : l’« Age d’or », dixit Macky Sall

Depuis 04 Septembre, les lampions sont éteints sur le Forum sur la Coopération Sino-africaine (FOCAC) tenu du 03 au 04 septembre 2018 à Beijing par l’adoption d’une déclaration et un plan d’action qui a été salués par les deux partenaires.

Durant deux jours, 53 Chefs d’Etats africains, sauf celui du Swaziland étaient à Beijing. Le couronnent de cette rencontre sino-africaine a été l’adoption de la « Déclaration de Beijing – Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide » et le « Plan d’action de Beijing du FCSA (2019-2021) ».

Ensemble, chinois et africains se sont accordés à développer le FCSA qui sera une marque de la solidarité et de la coopération Chine-Afrique et la feuille de route de la nouvelle coopération internationale avec l’Afrique en vertu du principe de consultation, de coopération et de bénéfices pour tous, a déclaré le Président  Xi Jinping.

Dans sa communication à la presse, le Président Xi Jinping a noté que la Chine et l’Afrique ont unanimement appelé à la coopération gagnant-gagnant et au développement commun. « La Chine et l’Afrique sont déterminées à renforcer leur unité et leur coopération et à avancer côte à côte sur la voie de la coopération gagnant-gagnant et du développement partagé », a-t-il déclaré. Il a ajouté que «  le Sommet de Beijing a été couronné d’un plein succès et a produit des fruits abondants. Il a ouvert un nouveau chapitre dans les annales des relations sino-africaines et posé un nouveau jalon dans la coopération Sud-Sud de notre époque ».

Puis, les Chefs d’Etat du continent ont salué la coopération agissante sino-africaine. Ceux-ci ont été reconnaissants aussi sur l’initiative « la Ceinture et la Route » qui précipitera l’intégration africaine.

A propos, Macky Sall, le Président sénégalais dont le pays sera l’hôte du prochain a noté que la Chine et l’Afrique sont à l’« âge d’or » de leur coopération. « Le partenariat stratégique global de coopération entre la Chine et l’Afrique devra aussi poursuivre et renforcer sa vision à long terme, par une analyse continue et lucide des enjeux mondiaux actuels et futurs. Dans l’esprit de la Déclaration de Beijing, l’Afrique et la Chine doivent toujours se soutenir mutuellement », a encouragé M. Macky Sall.

Les acquis du Forum Chine – Afrique :

Profitant du Forum sur la Coopération Sino-africaine, le Président Xi Jinping a fait des promesses à l’Afrique ce 03 septembre. « 60 milliards de dollars (51,7 milliards d’euros) à l’Afrique en assurant que cet argent serait employé à des projets concrets, viables et durables » reparties de la manière suivante : « 15 milliards d’aides et de prêts sans intérêt ou à conditions préférentielles; une ligne de crédit de 20 milliards; un fonds spécial de développement doté de 10 milliards; un fonds spécial de 5 milliards consacré aux importations de biens africains », a rapporté Reuters.

« Les entreprises chinoises seront enfin incitées à investir au moins 10 milliards de dollars sur le continent au cours des trois prochaines années », a ajouté Xi Jinping.

Demain 6 septembre s’ouvrira à Hangzhou le Sommet de la coopération sino-africaine dans le secteur privé. Concernant la République Centrafricaine, le Président F.Touadéra fera une visite de travail à Pékin du 6 au 7 septembre. « Une rencontre bilatérale entre le Professeur Faustin Archange Touadéra et le Président chinois Xi Jinping, est d’ailleurs prévue le jeudi 6 septembre en début de matinée au Grand Palais du Peuple », a indiqué la Présidence centrafricaine.

 

RJDH

 

 

LA DEPOUILLE DE KOFI ANNAN EST ARRIVEE AU GHANA

La dépouille de Kofi Annan est arrivée lundi au Ghana, son pays natal, où une cérémonie a été organisée en hommage à l'ancien secrétaire général des Nations unies. Le diplomate et prix Nobel de la Paix est mort le 18 août à l'âge de 80 ans.

Son épouse, Nane Maria Annan, ses enfants et de hauts responsables de l’ONU ont accompagné le cercueil venu de Genève, qui était recouvert du drapeau bleu des Nations unies.

Le président du Ghana Nana Akufo-Addo était présent lors de la cérémonie d’arrivée de la dépouille. Des dirigeants traditionnels, des membres éminents du clergé, de hauts dirigeants militaires ainsi que des hommes politiques ont également participé à la cérémonie.

Le cercueil a été porté par six soldats ghanéens. Le drapeau de l’ONU placé sur le cercueil a été remplacé par celui du Ghana – rouge, jaune et vert. Le public sera autorisé à rendre hommage à Kofi Annan à partir de mardi. De nombreuses personnalités du monde entier sont attendues jeudi pour les obsèques nationales

« C’était un grand frère »

Kofi Annan, qui résidait en Suisse, sera enterré dans le nouveau cimetière militaire d’Accra, la capitale du petit pays d’Afrique de l’Ouest, « l’endroit le plus approprié pour accueillir feu Kofi Annan », avait déclaré fin août le président Nana Akufo-Addo, à l’issue d’une rencontre avec la famille du défunt.

« Kofi Annan était l’un des hommes les plus illustres de sa génération« , avait poursuivi le président du Ghana. « C’était un grand frère pour moi. Il m’a donné beaucoup de conseils sur comment gérer des problèmes sensibles, donc c’est un tournant important dans ma vie », avait déclaré, ému, M. Akufo-Addo. « Ce sera un événement majeur pour notre pays », avait-il ajouté.

 

Jeune Afrique

 

 

 

LES QUARTIERS DITS « EVOLUES » DE BANGUI SONT DANS L’INSALUBRITE TOTALE

Les quartiers dits « évolués » de Bangui, la capitale, tels que Sica 1, 2 et 3, Saïdou, Lakouanga, 36 villas et camp Fidèle Obrou sont dans l’insalubrité totale. Et pour causes ?

Dans ces quartiers précités, le manque cruel des canaux d’évacuation des eaux des pluies, leur envahissement par les hautes herbes et les dépôts d’ordures de toutes sortes pêle-mêle sur les chaussés et les voies publiques sont autant des facteurs qui sont à l’origine de l’insalubrité totale qui les gagnent.

Pire encore, bon nombre de ménages de ces quartiers n’ont pas de WC (latrines) pour leur permettre de se soulager dignement comme il se doit. D’où la prolifération des moustiques entraînant des cas de maladies, telles que le paludisme qui bat son plein. Incroyable, mais pourtant vrai !

Chers compatriotes centrafricains en général, et banguissois en particulier, même pour mettre de la propreté et de l’hygiène chez vous et dans vos quartiers respectifs, faut-il toujours attendre tout de nos municipalités ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à chaque fille et fils de ce pays.

Pour nous, nous faisons savoir que la responsabilité première incombe à nous. Nous devons rendre salubre, décent et propre notre cadre de vie et notre environnement, car il y va de notre propre santé. Et c’est quand nous avons déjà fait notre part et que nous sommes dépassés, c’est en ce moment précis que nous pouvons faire appel aux municipalités et au gouvernement de voler à notre secours, en réalisant de grands travaux d’urbanisation et d’assainissements de nos quartiers, arrondissements, communes et villes.

Ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets ». A qui donc la faute ? Au lieu de se plaindre, nous disons que les habitants de Sica, 1, 2 et 3, Saîdou, Lakouanga, 36 villas et Camp Fidèle Obrou n’ont qu’à s’en prendre à eux mêmes.

Aussi, nous interpellons la mairie de Bangui et le gouvernement de pouvoir envisager des travaux d’urbanisation et d’assainissement au niveau de ces quartiers qui gardent depuis plus de cinquante sept (57) ans, le décor et l’architecture coloniaux, ne cadrant pas avec les réalités de l’heure.

« Gouverner, c’est prévoir », dit-on.

 

 

Le Petit YEKOA

 

 

La Minusca et le Jeune Agent de DEveloppement lance un programme en faveur des enfants

 

Un programme hip-hop pour la paix et la cohésion sociale est lancé dans tous les arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua avec l’appui financier de la Minusca sur initiative du Jeune Agent de Développement (JAD). Ce programme commence ce 8 septembre, l’annonce a été faite ce matin par Benjamin Sytis SGA du JAD à Bangui.

Cette campagne qui s’inscrit dans un contexte de rentrée scolaire vise 1500 jeunes par arrondissement et consiste à primer les talents en fourniture scolaire et offrir des opportunités aux jeunes à découvrir leurs talents.

Selon le conférencier Benjamin Sytis, c’est un programme simplifié  avec un jury mis en place pour besoin de la cause. L’idée est de faire du hip-hop un art pour le développement comme cela se fait sous d’autres cieux. Cette campagne de Vacance en Paix et pour la Paix est à sa troisième édition et se poursuit dans les villes à l’intérieure du pays avec les points focaux du JAD, a indiqué au RJDH Benjamin Sytis.

Cette approche est saluée par les jeunes qui disent attendre beaucoup des lauréats dans un engouement de donner et de recevoir, a expliqué Cédric un jeune de Galabadja que le RJDH  a pu avoir après cette conférence de presse.

L’implication de la Minusca et du JAD est un atout majeur pour les élèves et vient à point nommé. Le JAD émet son souhait de voir la rentrée 2018-2019 sans perturbation liée au mouvement armé frein pour l’école et facteur de déperdition scolaire.

RJDH

 

 

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« VOSTOK 2018 »: L’ARMEE RUSSE MET CAP A L’EST

Les plus grandes manœuvres militaires organisées en Russie depuis quatre décennies débutent ce 11 septembre 2018. L’armée russe déploie des moyens impressionnants en Sibérie orientale et dans l’Extrême-Orient russe. « Vostok-2018 » inquiète les pays occidentaux par les moyens déployés mais aussi en raison d’une coopération sans précédent avec l’armée chinoise.

Il y a eu « Zapad-2017 », voici « Vostok-2018 ». Vostok signifie « Est » en russe, et c’est donc vers son flanc oriental que l’armée russe déploie cette fois hommes et matériel pour ces « jeux de guerre » annuels qui inquiètent de plus en plus les pays occidentaux.

Des moyens et des effectifs gigantesques, de l’aveu même du ministère russe de la Défense, qui évoque les manœuvres les plus importantes depuis la guerre froide.  « Ces manœuvres mobiliseront au total 297 000 hommes, plus d’un millier d’avions, d’hélicoptères et de drones, détaille Valeri Guerassimov, chef d’état-major de l’armée russe. « Nous allons déployer jusqu’à 36 000 blindés, véhicules d’infanteries et de transports de troupes… et jusqu’à 80 navires.  En amont, les unités seront transportées sur des distances allant jusqu’à 7 000 km, sur terre, et jusqu’à 4 000 milles sur mer »... RFI

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ELECTIONS LOCALES EN COTE D’IVOIRE : LA CONFUSION REGNE AU PDCI

Divisé entre candidats favorables et hostiles au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié) est secoué jusque dans ses bases, alors que la publication de la liste des candidats aux élections locales est programmée pour mardi 11 septembre.

Ce samedi 8 septembre, quand Alain Adia, nouveau délégué communal du PDCI à Port-Bouët (commune d’Abidjan) se rend à la permanence locale de son parti, il trouve des voyou postés aux entrées, qui lui en interdisent l’accès. Impuissant, il annule sa réunion et « sollicite l’intervention rapide de la direction du parti afin que ce trouble soit rapidement éteint, que l’ordre soit rétabli, afin que justice se fasse pour le PDCI »… Jeune Afrique

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RCA: A BANGUI, DES ATELIERS POUR SENSIBILISER A LA COUR PENALE SPECIALE

En Centrafrique, le lancement des enquêtes de la Cour pénale spéciale est attendu pour ce mois d'octobre. Un début effectif pour cette Cour au caractère original. Et pour expliquer son fonctionnement, sa mission, les crimes auxquels elle s'intéresse, de nombreux ateliers de sensibilisation sont organisés. Ce lundi, à Bangui, l'atelier était organisé par la jeunesse islamique centrafricaine dans le IIe arrondissement de la capitale.

Au pied de la petite mosquée de quartier de Yapele 3, une quarantaine de personnes se sont rassemblées. Après une heure d'explications en langue locale, les questions ont fusé : qu'en sera-t-il de la protection des témoins ? Est-ce qu'il y aura compensation ou réparation des victimes ? Les juges de différentes nationalités vont-ils réussir à s'entendre ?

Parmi les participants, une femme raconte avoir perdu sa maison pendant la crise. Ses démarches n'ont rien donné jusqu'à maintenant, elle espère beaucoup de la CPS : « Ce que j'ai appris, c'est par exemple si tu n'as rien, tu peux avoir un avocat gratuit. Et si on a tué quelqu'un de ta famille, ou on t'a braqué ou on t'a violenté, comment tu peux faire pour aller à la Cour pénale spéciale »…RFI

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COMPTE RENDU DE LA 2EME EDITION DE LA SEMAINE NATIONALE OHADA-CAMEROUN TENUE A DOUALA DU 31 AOUT AU 02 SEPTEMBRE 2018

Du 31 août au 02 septembre dernier s'est tenue au sein de l'Université de Douala et de la Cour d'Appel du Littoral, la deuxième édition de la Semaine Nationale OHADA-Cameroun (la « SNO-CMR »), grand rendez-vous des passionnés du Droit OHADA, et cadre de sélection de l'équipe porte flambeau du Cameroun à la 10ème édition du Concours International Génies en Herbe OHADA qui se tiendra à Abidjan du 1er ou 7 octobre prochain.

Cet événement a regroupé des participants venants des quatre coins du pays, principalement de l'Université Catholique d'Afrique Centrale (l'« UCAC »), de l'Université de Douala (l'« UD »), de l'Université de Yaoundé II (l'« UYII »), de l'Université de Dschang (l'« UDS »), et de l'université de N'Gaoundéré (l'« UNG »).

La SNO-Cameroun s'est articulée autour de trois activités majeures : (I.) la conférence, (II.) la cérémonie officielle, (III.) le concours national Paul Gérard POUGOUE… Ohada.com

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AFRIQUE DU SUD: 57 MEURTRES PAR JOUR

La criminalité a encore nettement augmenté en 2017 en Afrique du Sud, pour atteindre une moyenne de 57 meurtres par jour, a annoncé mardi le ministre de la Police Bheki Cele, qui a comparé son pays à une « zone de guerre ».

Un total de 20.336 personnes ont été victimes de meurtres lors des douze mois qui se sont achevés en mars dernier, en hausse de 6,19% par rapport à l’année précédente, selon les statistiques. Ce taux est l’un des pires enregistrés depuis la chute du régime raciste blanc de l’apartheid il y a un quart de siècle.

Entre avril 2016 et mars 2017, 19.016 meurtres avaient été recensés sur le territoire sud-africain, soit 52 par jour.

Comme en zone de guerre

« Cinquante-sept par jour, voilà le nombre quotidien de Sud-Africains victimes de meurtres ! », s’est exclamé le ministre Cele devant les députés. « Cela fait ressembler l’Afrique du Sud à une zone de guerre alors que nous vivons en paix ».

« C’est inquiétant et totalement inacceptable », a réagi le chef de la commission parlementaire en charge de la police, François Beukman, élu du Congrès national africain (ANC, au pouvoir). .. afrique.lalibre.be

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