Toutes les infos du Mardi 27 Novembre 2018

Cm n 2847 du mar 27 nov 2018

 

LA POPULATION DU KM5 IMPOSE UNE RESISTANCE FAROUCHE A LA MANIPULATION DE «FORCE » ET SES COMPLICES

« Force » demande à la population musulmane du Km5 de le soutenir à travers «la journée ville morte » qu’il a décrétée, suite à la destruction de sa maison. Mais la population du Km5 refuse catégoriquement cette manipulation et impose une résistance farouche à «Force » et ses complices. Depuis lors, le Km5 est transformé à une jungle : détonations d’armes de tout calibre, explosions des grenades, intimidations, tueries, tortues et que savons-nus encore ? Autant dire que les jours de « Force », et certains criminels patentés qui sèment la terreur dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs sont désormais comptés.

La population du Km5 doit maintenir sa position et aller jusqu’au bout. Il est inadmissible qu’un groupuscule de  personnes malintentionnées puissent prendre en otage toute une population qui aspire à la paix et voudrait vaquer librement à leurs activités commerciales. L’heure a enfin sonné pour que les habitants du 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs puissent secouer le cocotier pour purger les mauvaises graines dans ce secteur. La libre circulation des personnes ainsi que des biens doit revenir dans le 3ème arrondissement. Le Km5 n’est pas un Etat dans un Etat pour que Niméry Matar Alias Djamous Force soit le gouverneur.

La population du 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs est prise en otage par une bande de criminels sans âme ni conscience. Il ne se passe pas un seul jour sans qu’on puisse enregistrer des actes barbares des groupes autoproclamés «autodéfenses ». Les rackettes, les rançonnements, les braquages à main armée des taxis-motos sont monnaie courante au marché du Km5. Les commerçants musulmans dudit marché ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir la paix, afin de vaquer librement à ces activités quotidiennes. L’heure a enfin sonné pour que les habitants du 3ème arrondissement puisse bouter hors de leur secteur ces va-t-en guerre.

C’est une occasion pour le gouvernement et la Minusca de pacifier le 3ème arrondissement, afin que l’autorité de l’Etat soit restaurée dans toute la ville de Bangui. Un bataillon des FACA avec le soutien de la Minusca suffit à neutraliser ces bandes des malfaiteurs qui hantent l’espace vital de la population Banguissoise. Comment comprendre cette prise d’otage d’une population en pleine capitale depuis plus de cinq ans ? Comment les responsables des Nations Unies travaillent avec ces détonations d’armes de tout calibre à quelques mètres de leur siège ? C’est très difficile pour nous d’expliquer ce qui se passe réellement non seulement dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, mais également dans les régions occupées les rebelles de la Séléka.

Ali Darassa et ses éléments ont commis des pires atrocités sur les paisibles populations civiles de la ville d’Alindao. Malheureusement, il est toujours libre comme le vent dans la nature. Si c’est un leader des milices Anti-Balaka qui aurait commis ces crimes, la Minusca aurait dû l’arrêté depuis fort longtemps. Sans nous voiler la face, c’est la politique de deux poids, deux mesures que les responsables des Nations Unies appliquent aux leaders des milices Anti-Balaka. C’est cette même Minusca qui a transféré Ali Darassa avec toutes ces armes dans la région de Mobaye. Qu’est-ce qui empêche donc la Minusca d’arrêter Ali Darassa pour des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis sur des populations civiles ?

Il est certes bien vrai que la Minusca est pleinement impliquée dans les massacres des civils dans les villes de l’arrière-pays. Ali Darassa et ses éléments bénéficient bel et bien du soutien de la Minusca, ainsi que de certaines personnalités et hommes politiques centrafricains. Les déclarations fracassantes de feu, Joseph Zoundeko et certains leaders de FPRC, mettant formellement en cause la Minusca et l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua de soutenir l’UPC de Darassa en sont une parfaite illustration. Il est de même de Nourredine Adam, Abdoulaye Hisène, Mahamat Alkhatim, Sidiki, Bahr et tant d’autres qui, bénéficient également du soutien des Nations Unies voire des personnalités et leaders politiques centrafricains.

Mais à toute chose, il y a toujours un début et une fin. Les seigneurs de guerre qui prennent les armes pour le bout de leur nombril disparaissent les uns après les autres. C’est le cas de 50/50, Abdoul Danda, Aroun Gaye qui semaient la mort et la désolation au sein des populations du 3ème arrondissement de la ville de Bangui. «Apo », le tout puissant seigneur de guerre qui perturbe la paix et la sécurité au Km5, est abattu à bout portant par un simple commerçant. Autant dire que tous les crimes que les groupes armés ont commis et continuent de commettre finiront par être payés un de ces quatre matins. Ce n’est qu’une question de temps.

Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) renaissent peu à peu de leurs cendres. Au total, 1600 éléments des FACA sont déjà formés et disponibles pour la sécurisation du pays. 1.023 jeunes sont en phase d’être recrutés dans l’armée. Qu’à cela ne tienne, la police et la gendarmerie recrutent et formes de nouveaux jeunes. Petit à petit, les Forces de Défense et de sécurité se mettent sur pieds. Le moment viendra où les groupes armés déposeront volontairement leurs armes. C’est une armée véritablement républicaine qui se pointe à l’horizon. Cette fois-ci, les FACA auront pour mission la défense de la patrie et du peuple centrafricain.

Ce qui nous choque, c’est l’attitude de la France qui s’oppose à la seconde livraison d’armes russes à la RCA. Ce qui constitue un grand blocage pour l’équipement et le redéploiement de toutes les Forces de Défense et de Sécurité dans l’ensemble du pays. La France fait tout de basculer le pays de feu Barthelemy Boganda dans le génocide. D’où, elle (France) manipule l’ONU, l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne, le Tchad et la liste est non exhaustive contre le peuple centrafricain. Hélas, c’est une peine perdue pour Emmanuel Macron, Jean Yves Le Drian et leurs «doungourou ». Aujourd’hui, tout le peuple centrafricain se met debout et dit NON à la manipulation française.

Les députés de la nation viennent de remettre la pendule à l’heure et demandent à la communauté internationale la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, le renouvellement du mandat de la Minusca qui doit s’exécuter conformément au chapitre 7 de la résolution 2387 et l’appui à la fameuse Initiative Africaine pour la paix en RCA. TROP C’EST TROP, le peule centrafricain en général réclame la paix et la sécurité, afin de circuler en toute quiétude et vaquer librement à ses occupations.

 

Amedé NGUETE

  

 

 

 

LA FRANCE NEUTRALISE LES TERRORISTES AU MALI, SOUTIENT LES MERCENAIRES EN RCA : QUELLE POLITIQUE FRANCAISE EN AFRIQUE ?

Quelle politique la France mène en Afrique ? Difficile de le savoir. Mais une chose est sûre, l’actuelle France de Macron pratique la politique de deux poids, deux mesures dans certains pays africains qu’elle a colonisés. Ce que fait la France au Mali est différent de ce qu’elle fait en Centrafrique.

Depuis quelques années, les militaires français de l’Opération Barkhane se sont implantés au Mali. Leur objectif est de mettre hors d’état de nuire les terroristes qui sévissent au Sahel. Au courant de la semaine écoulée, une trentaine de terroristes ont été neutralisés par cette force française, probablement dans la région de Sévaré où règnent en maître absolu des lieux ces charcutiers humains. Une force dénommée G-5 Sahel est entrain de se mettre en place. Elle est soutenue mordicus par la France. Malheureusement, son financement tarde à venir. Malgré tout, la France est au devant de la scène et très active dans les opérations militaires. Ces terroristes qui sévissent dans le Sahel sont dans le rétroviseur des troupes françaises. La France jure sur monts et vallées de tout mettre en œuvre pour éradiquer le phénomène du terrorisme qui prend de l’ampleur dans cette région. Parviendra, parviendra pas ? Nous le saurons dans les années à venir. Mais les terroristes ne baissent pas aussi les bras. Ils s’attaquent tant aux populations civiles que les militaires français. C’est autant dire que la présence des militaires français au Mali n’a rien apporté du concret dans le vécu quotidien des Maliens qui comptent aussi des morts à longueur de journée. A quoi sert l’Opération Barkhane ?

En RCA, au plus fort de la crise, la France était présente à travers l’Opération Sangaris. Le 05 décembre 2013, la Sangaris a foulé le sol centrafricain par voie terrestre depuis Douala. Elle a été accueillie en grande pompe par la population centrafricaine qui la considérait comme leur messie. Une fois sur le terrain, ces militaires français ont prouvé ce dont ils sont capables. Ils ont sauvé des vies humaines en danger de mort. Là, il faut le reconnaître.

Malheureusement, cette action militaire très salvatrice n’a duré que quelques mois. Les Centrafricains se sont rendus finalement compte que les militaires français de l’Opération Sangaris ont changé de costume. Au lieu de protéger les populations civiles, ils se sont contentés de sceller des alliances avec les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka. Des armes et minutions ont été remises par l’Opération Sangaris aux combattants Séléka. Ayant été en possession de ces effets militaires, les combattants Séléka s’en prennent aux populations civiles, aux humanitaires, incendient des maisons et villages et détruisent tout sur leur passage. C’est le cas du carnage à Alindao et de la destruction de l’évêché. Jusqu’à ce jour, la France continue de soutenir les mercenaires et rebelles de la Séléka, via le Tchad.

Au Mali, la France soutient les autorités du pays à combattre les terroristes. Par contre en Centrafrique, c’est le contraire. L’ancienne puissance colonisatrice de la RCA encourage les mercenaires et rebelles de la Séléka à faire des carnages, à massacrer les populations civiles comme bon leur semble. Les drapeaux français ont flotté sur les maisons de ces Séléka et dans certaines villes du pays sous leur contrôle. Le fait que le drapeau français est hissé sur les toits de ces rebelles de la Séléka ne prouve-t-elle pas qu’elle soit de connivence avec ces derniers ? Peut-on lutter contre le terrorisme au Sahel (Mali) et en même temps soutenir les rebelles centrafricains ? Qu’est-ce que le peuple centrafricain a fait à la France pour mériter un tel châtiment ? La France est-elle réellement un pays de droit ? Défend-elle les droits humains et les droits fondamentaux des peuples ?

En réalité, la politique française en Afrique ne tient pas la route. La France est prête à sacrifier sur l’autel du diable un pays et son peuple quand ses intérêts sont menacés. C’est ce qu’elle fait en République Centrafricaine, le pays du regretté président fondateur Barthelemy Boganda. Ce que nous déplorons, c’est le silence absolu de la Communauté internationale face aux agissements de la France en RCA. C’est vraiment triste comme constat. Malgré tout cela, la Minusca qui est censée protéger les populations civiles se range derrière la France et laisse le terrain libre aux combattants Séléka de tuer, massacrer, incendier des villages et sites des déplacés.

Chaque chose a son début et sa fin. Tous les Centrafricains ne seront pas assassinés par ces mercenaires et rebelles de la Séléka. Il y aura un ou des survivants. Et ce sont ceux-là qui sauveront la nation centrafricaine. La France et sa complice la Minusca peuvent tout faire. Le jour où les Centrafricains diront,  « merde », « nous en avons marre », le ciel tombera sur leur tête.

Qui vivra, verra !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

CRISE MILITARO-POLITIQUE EN RCA : LE KM 5 NE PEUT DEMEURER ETERNELLEMENT « 1 ETAT » DANS 1 ETAT

Trop, c’est trop ! Ça fait déjà plus de cinq (05) ans que les mercenaires, les hors-la loi et les drogués de la Séléka, continuent de tuer des civils, d’incendier des maisons et boutiques, de racketter les commerçants et de prendre en otage tous les habitants du Km 5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Ceux-ci y règnent en maîtres absolus du lieu, dictent leur propre loi, font le chaud et le froid tout en défiant les autorités légitimes du pays et la Communauté internationale, y compris la Minusca. Cela dépasse vraiment tout entendement humain. Car, comment comprendre, qu’un groupuscule de personnes puissent prendre en otage toute une population et en pleine capitale pendant des années ? Est-ce faisable sous d’autres cieux ?

D’ailleurs, il y a combien de quartiers et d’arrondissements à Bangui ? Et pourquoi le Km 5 seul se fait remarquer à tout temps négativement dans des actes ignobles, barbares et inhumains ? A y voir de près, il y a « anguille sous roche ».

A ce sujet, nous disons que le Km 5 fait partie intégrante des 623.000 Km² qui représentent la superficie de la RCA. Donc, il (KM 5) ne peut à aucun cas être transformé en un (1) « Etat » dans un (1) Etat ou en une (1) « capitale » dans une (1) capitale. C’est vraiment impensable et impossible ! Il est de la responsabilité du gouvernement centrafricain et de la Minusca de prendre en main leurs responsabilités, pour protéger comme il se doit tout le peuple centrafricain. Et pourquoi ne pas prendre des dispositions sécuritaires musclées afin de neutraliser et mettre hors d’état de nuire ces va-t-en-guerre, drogués et bandits de grand chemin de Km 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui ? Il faut débarrasser vite le Km 5 de ces mercenaires patentés de la Séléka, avant le 1er janvier 2019. « Il faut battre le fer quand il est encore chaud », dit-on.             Le Petit YEKOA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

LA MINUSCA DENONCE DES ACCUSATIONS GRAVES REMETTANT EN CAUSE SON IMPARTIALITE

Depuis quelques semaines, des rumeurs circulent à Bangui accusant la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) d’implication dans un complot contre les autorités et le peuple centrafricains. Ces contre-vérités véhiculées dans certains journaux locaux et sur les réseaux sociaux parlent notamment d’instructions qu’auraient reçues la Force de la Mission afin de ne pas intervenir contre les groupes armés pour empêcher des exactions « prévues ». 

La MINUSCA dénonce vivement ces messages inacceptables, nuisibles et d’une extrême gravité ainsi que ceux qui les véhiculent et leurs auteurs moraux, dont le seul objectif est de saboter le processus de paix en cours. La Mission souligne que ces accusations sont de nature à mettre en danger le travail quotidien et inlassable des milliers de casques bleus déployés à Bangui et dans les préfectures pour protéger les populations civiles des violences commises par les groupes armés, souvent au péril de leurs vies. La MINUSCA juge inacceptable une tentative délibérée de manipulation mettant en cause son impartialité. Elle rappelle que dans la plupart des localités où ils sont déployés, les soldats de la paix constituent le dernier rempart pour protéger les populations civiles contre la violence aveugle des groupes armés. 

La MINUSCA reconnaît l’énorme défi auquel elle fait face dans la mise en œuvre de son mandat et s’attache résolument à redoubler d’efforts dans son action en faveur de la paix en RCA. Elle rappelle que dans certaines localités comme Paoua, Bangassou et Bambari, ses militaires et policiers travaillent avec les forces de sécurité intérieure et les FACA récemment formés par la Mission technique de l’Union européenne (EUTM).   

La MINUSCA réaffirme sa solidarité avec les autorités centrafricaines et réaffirme que sans préjudice de la responsabilité de l’Etat, elle continuera à prendre toutes les mesures pour protéger les populations, en ayant recours à tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité y compris la force, conformément à son mandat et dans les limites de ses capacités.  Elle rappelle que la réponse à la crise n’est pas exclusivement militaire et souligne que le recours à la force vise  avant tout à contribuer à créer un environnement propice au dialogue, dans le cadre de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et de réconciliation pour la RCA, en vue de parvenir à une solution politique de la crise centrafricaine. 

La MINUSCA appelle la population centrafricaine à résister aux tentatives de manipulation et à voir en ses soldats de la paix des amis venus d’autres pays pour la protéger et aider la République centrafricaine à retrouver une paix durable. Elle souligne que la marche vers la paix et la réconciliation est une tâche ardue qui exige l’unité de tous, Centrafricains et partenaires, surtout dans les moments de crise aiguë.  

La MINUSCA appelle leurs auteurs à cesser cette campagne de rumeurs et d’allégations mensongères et rappelle que la résolution 2399, du 30 janvier 2018, sur le régime des sanctions, “condamne tous les actes d’incitation à la violence (…), qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine et décide que les personnes et entités qui commettent de tels actes et perpètrent ainsi ou appuient des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine sont susceptibles de remplir les critères de désignation énoncés” dans cette résolution.

Minusca

 

 

DÉSTABILISATION DE LA CENTRAFRIQUE /

PARIS INVITE LAKOSSO ET BENINGA POUR DES MANOEUVRES DILATOIRES CONTRE LE RÉGIME DU PRÉSIDENT TOUADÉRA

La société civile centrafricaine dans le viseur de paris pour déstabiliser Touadéra, Lakosso et Beninga invités à paris pour recevoir un plan et des moyens financiers dans le but de mettre une stratégie de grogne contre le régime Touadéra et la Russie

LAKOSSO et BENINGA, choisis par la France pour être les chefs de file de la grogne contre le régime Touadéra. Cela n'est pas nouveau quand l'on se souvient que Paris avait invité l'imam et le cardinal de Bangui pour témoigner de l'existence d'une guerre religieuse, les deux invités étant surpris par la démarche française ont catégoriquement rejeté cette offre. Voilà que la France revient à la charge mais cette fois avec la société civile. Voilà pourquoi LAKOSSO et BENINGA ont été invités en France pour recevoir des instructions. "Nous demandons au peuple Centrafricain de ne pas céder à la manipulation et à cette société civile qui pense au bien-être et à l'intérêt général de barrer la route aux traîtres qui sont allés se faire payer pour vendre leurs populations", a laisser entendre le secretaire general bachir Fakry. "Nous attendons avec beaucoup d'intérêts le retour des deux citoyens qui ont été choisis pour contribuer à la déstabilisation de leur pays et aux massacres de leurs frères", ironisa t-il.

Toko Firmin Brice. Nouvelle Afrique

 

 

CENTRAFRIQUE : LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT KAGAME

La  France vous donne la francophonie et ordonne de tuer vos frères qui protègent le Président Touadéra.Mais sachez que la France prépare un génocide en Rca.Sauvez le peuple centrafricain, dites non à la France, l’Afrique est fière de vous, ne vous laissez pas corrompre.Aidez le Président Touadéra qui veut la liberté de son pays et son peuple.

Je suis Ibn MARWAN,  le secrétaire général de l’Ong Internationale Lutte Contre la Déstabilisation de l’Afrique.

Monsieur le Président Paul Kagamé,  permettez moi de vous écrire en votre qualité de Président du Rwanda et non celle de l’Union Africaine car cette institution est le mal incarné en Afrique. Est-il possible  que vous arriviez à redonner une bonne image à l’Union Africaine à travers des décisions justes? Je répondrai par l’affirmative. Mais surtout, ne n’associez pas votre image à celle de la France dont vous ne pourriez ni redorer l’image, ni faire aimer sur le contient.

Excellence monsieur le Président,  vos hommes s’occupent de la sécurité du Président Touadéra au sein de la force onusienne de la Munisca  et ils font la fierté de l’Afrique.

Excellence monsieur Paul Kagamé,  la France à travers son  ministre des affaires étrangères,  a décidé de mettre le chaos en RCA. Cette déstabilisation qui se prépare est pour nous un génocide en gestation. C’est pour cela que nous nous tournons vers vous pour vous demander officiellement d’aider le  Président Touadéra  et renforcé vos hommes à travers une force spéciale.

Excellence,  la France a donné des moyens au terroriste Ali Darrassa de l’UPC,  qui massacre et brûle vif vos frères Centrafricains, pour semer le trouble et le désordre en RCA.  En ce moment , la troupe d’Ali Darrassa recrute depuis le Tchad et tout cela est cautionné par la France et le Président Tchadien. Le mode opératoire est ceci : faire éloigner les forces gouvernementales de Bangui et faire diversion en créant des foyers de tension. Créer une crise politique et sociale avec les partis politiques et la société civile,  entretenir une grogne au niveau des retraités et des jeunes désœuvrés, mener une opération afin de neutraliser les institutions en s’appuyant sur les militaires retraités, certains Balaka, Séléka et le bataillon Amphibie avec pour point d’appui le camp de Kassai,  Boyrabe et le fleuve. Il est aussi question pour les éléments de l’UPC de neutraliser au mortier le camp des Rwandais  à Ouango et priver ainsi la sécurité Rwandaise d’éventuels renforts.
Excellence monsieur le Président, Kagamé,  vous êtes un panafricaniste  et vous savez qui est cette France et vous connaissez les manipulations de celle-ci.  Sachez une chose Excellence,  nos informations sont fiables  et je peux vous confirmer l’implication directe de Jean Yves Le Drian,  qui a instruit l’ambassadeur et le consul de France à Bangui de coordonner cette mission. Les 1400 armes dont parle Le Drian,  l’ambassadeur de France sur instruction de Jean Yves le Drian,  doit les  déposer à Kassaï au lieu de Bérengo à la disposition du bataillon Amphibie. Excellence monsieur le Président Kagamé,  vous devez montrer au peuple africain que vous êtes et vous resterez le digne fils de l’Afrique.  Faites parler votre sens du panafricanisme  et dites non au génocide en RCA.  Vous avez déjà dit non à la France. Le refaire ne semble pas difficile. Le peuple Africain vous observe, les Centrafricains vous regardent.

Ibn Marwan

Le Quotidien d’Afrique

 

 

 

CENTRAFRIQUE : ALI DARRASSA REÇOIT DES MOYENS DE LA FRANCE ET RECRUTE DEPUIS LE TCHAD AVEC L’AIDE DE L’AMBASSADEUR DE FRANCE A BANGUI

L’opposition Centrafricaine et certains membres de la société civile se rallient à Darrassa.

L’ambassadeur de France a promis mettre  des armes à la disposition des anciens Balakas et des mercenaires Tchadiens  logés et surveillés en ce moment dans les environs de Gbaya  près du km 5. Tous les mouvements du côté de MBRÈS et Balaka sont sous surveillance. L’objectif est de semer le trouble et le désordre,  avoir la main mise sur le dialogue de l’Union Africaine en exigeant la participation de l’opposition et la société civile.

Le but des éléments de l’UPC  est de faire éloigner les forces gouvernementales de Bangui et faire diversion en créant des foyers de tension. Créer une crise politique et sociale avec les partis politiques et la société civile,  entretenir une grogne au niveau des retraités et des jeunes au chômage, mener une opération afin de neutraliser les institutions en s’appuyant sur les militaires retraités, certains Balakas,  Sélékas et le bataillon Amphibie avec pour point d’appui, le camp de Kassaï, Boyrabe et le fleuve. Il est aussi question pour les éléments de l’UPC de neutraliser au mortier le camp des Rwandais  à Ouango et priver ainsi la sécurité Rwandaise d’éventuels renforts. Voici le plan diabolique de la France,  coordonné par l’ambassadeur et le consul de France.

La population Centrafricaine doit se poser la question de savoir pourquoi la France est tant impliquée dans la déstabilisation de la RCA? Pourquoi des Centrafricains cautionnent la déstabilisation de leur pays? Pourquoi soutiennent-ils le meurtre de leurs frères ? L’arnaque est trop grosse,les pressions également. Mais la patrie passe avant tout. Hauts les cœurs, on y va, peuple centrafricain.

Kibinda Claude Brice, Leureuropeafrique.info

 

 

 

CRI D’ALARME DES DÉPUTÉS, REPRÉSENTANTS DU PEUPLE A L’ADRESSE DES MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ ET DU COMITE DES SANCTIONS DES NATIONS UNIES

Depuis plus de deux décennies, la République Centrafricaine vit une série de crises armées aux conséquences particulièrement graves.

Durant les cinq dernières années, la situation est devenue à la fois tragique et insupportable du fait de l’occupation d’environ deux tiers du territoire national par les groupes armés et des agressions répétées ; tueries, destructions des villages par incendie, graves violations des droits de l’homme, etc.

Hier, avec la MISCA et l’opération SANGARIS, il y a eu une temporisation des agressions. Malheureusement, avec le retrait des éléments de la SANGARIS, la population s’est sentie abandonnée à elle-même et la situation s’est davantage aggravée.

Or,  pendant  que  les  Forces  Armées  Centrafricaines  (FACA)  subissent l’implacable régime de sanctions imposées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les groupes armés ne cessent de s’approvisionner en armes et munitions venant de certains pays limitrophes, augmentant de facto leurs capacités de nuisance. Cette situation crée bien entendu un profond déséquilibre en défaveur des FACA dont le rôle premier, consacré par les dispositions constitutionnelles, est la défense du territoire national et la protection des populations.

Cependant, nous nous réjouissons de la présence de la MINUSCA même si elle rencontre, conjoncturellement, certaines difficultés liées à son sous effectif et à l’indifférence de certains contingents face aux agressions de la population. Nous partageons évidemment les douleurs des familles de ceux qui ont perdu leurs vies au service des Nations Unies pour la protection de la population centrafricaine.

· Comment, démunies, les FACA peuvent-elles efficacement remplir ce rôle?

· Comment, démunies,  les  FACA  peuvent-elles  se  défendre  contre  les agressions d’où qu’elles viennent ?

Autant nous nous réjouissons de la décision de la Fédération de Russie, sur autorisation du Conseil de Sécurité, de fournir les armes et munitions aux FACA ; autant nous déplorons le fait que certains membres permanents du Conseil de Sécurité, imposent des exigences à la fourniture des armes et munitions par quelques pays amis, notamment la Fédération de Russie sur la deuxième livraison d’armes et la République Populaire de Chine.

Autant nous nous réjouissons de la formation de certains éléments des FACA par EUTM et la Fédération de Russie d’une part, et d’autre part, celle des éléments de la Gendarmerie et de la Police (FSI) avec l’appui de la MINUSCA, autant nous déplorons le fait que ces éléments (FACA et FSI) ne peuvent mettre en pratique les enseignements reçus faute des moyens adéquats.

Nous, Députés, Représentants du Peuple, sommes conscients qu’une armée sans armes est totalement livrée à toutes sortes d’attaques et d’exactions de la part de ceux qui sont en face d’elle.

Aujourd’hui,  confrontées  aux  conséquences  de  l’embargo,  les  FACA  ne peuvent convenablement remplir leurs missions et, de ce fait, perdent toute crédibilité devant la Nation et, surtout, devant le peuple.

Par ailleurs, la République Centrafricaine affiche en ce moment le visage d’un  pays  politiquement  instable  engendré  par  l’insécurité  plus  ou  moins généralisée dans l’arrière pays, et même dans certains secteurs de la capitale.

La République Centrafricaine est devenue un pays économiquement faible du fait de l’occupation d’une bonne partie du territoire empêchant ainsi les services techniques de l’État de mobiliser les ressources devant lui permettre de faire efficacement face à ses dépenses régaliennes.

Malgré tous les efforts déployés par la Communauté Internationale à travers la MINUSCA, la République Centrafricaine est un pays devenu socialement démuni et psychologiquement affecté du fait de la terreur qui règne dans plusieurs parties du territoire.

Les derniers évènements malheureux survenus à Batangafo, Bambari et surtout à Alindao où il y a eu un carnage d’au moins une centaine (100) de personnes se trouvant sur le site des déplacés à l’Evêché prouvent à suffisance certaines limites de la MINUSCA.

Nous,  Députés,  Représentants  du  Peuple,  sommes  convaincus  que  la présence des FACA, munies de leurs outils de travail, sur toute l’étendue du territoire, est un gage de sécurité pour les populations civiles, une assurance pour les  services  décentralisés  de  l’État  et  un  facteur  important  contribuant  au développement économique et social du pays.

En conséquence, Nous, Députés, Représentants du Peuple, lançons un CRI D’ALARME à tous les membres du Conseil de Sécurité en général, aux cinq membres permanents en particulier, et au Comité des sanctions des Nations Unies pour :

3. La levée totale de l’embargo sur les armes et munitions pour permettre aux FACA d’être déployées, conjointement avec la MINUSCA, sur toute l’étendue du territoire afin de mieux assurer la protection de la population civile meurtrie:

4. Le renouvellement sans  conditions  du  mandat  de  la  MINUSCA  et  son implication effective dans la protection de la population conformément aux dispositions pertinentes du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies.

5. L’appui à l’Initiative  Africaine  (Union  Africaine)  pour  la  paix  et  la réconciliation en République Centrafricaine.

Fait à Bangui, le 23 novembre 2018

Pour les députés, Représentants du peuple

Le Président de l’Assemblée Nationale

Laurent NGON-BABA

(lafrique.info)

 

 

 

LA RUSSIE VOLE AU SECOURS DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, ELLE RENFORCE SON DISPOSITIF DE SURVEILLANCE DANS L’ESPACE CENTRAFRICAIN

Désormais les groupes armés seront traqués depuis l’espace aérien, la Russie se dit prête à mettre en application l’accord de défense signé entre les deux pays. Si nous combattons le terroriste dans le reste du monde, il n’est pas normal de soutenir le terrorisme en RCA. Nous constatons les mouvements de personnes venant d’un pays voisin pour rejoindre l’UPC d’Ali Darrassa.  Cela est considéré comme une attaque terroriste

Le peuple Centrafricain a droit à la vie et au bien-être. Le destin de ce peuple n’est pas lié à la misère et au social.  La Russie et ses alliés combattent le terroriste partout dans le monde et il n’est pas normal que ce pays de justice reste là à assister au massacre du peuple Centrafricain par des terroristes.

« La Russie  refuse que le peuple frère et ami Centrafricain meurt par la faute des terroristes. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités Centrafricaines  pour non seulement amener le conseil de sécurité de L’ONU à permettre la seconde livraison d’armes aux FACA déjà formées et prêtes à défendre le peuple centrafricain et aussi de mettre rapidement en application les accords signés entre la Russie et la RCA », a fait savoir une autorité russe sur place en Centrafrique. Pour prouver sa bonne foi, le haut gradé a poursuivi en ces termes: « La surveillance depuis l’espace à été activée et nous disposons d’importantes informations  à Bangui comme à l’intérieur du pays. Notre collaboration avec les forces spéciales permet aux FACA d’être sur le bon chemin ».

Fidèle N’Guéma,

Lequotidiendafrique.net

 

 

 

LES GRANDES MANŒUVRES DE LA FRANCE POUR DESTABILISER LE PRESIDENT TOUADERA : 1400 ARMES DISTRIBUEES POUR TUER LES CENTRAFRICAINS.

Décidément rien ne fait reculer la France dans le combat sordide qu’elle a décidé de mener contre la Centrafrique. 1400 armes seront distribuées aux hommes de DARRASSA. Non contente d’armer ces rebelles, la France a mis à la disposition de l’UPC, d’impressionnants moyens matériels et humains. On parle d’un groupement d’hommes armés qui auraient pour base arrière, un pays limitrophe de la RCA.

Fort heureusement que les services de renseignements russes ont détecté les fauteurs de troubles qui refusent d’abandonner leur sale besogne. Honteux de savoir qu’une puissance à la dimension mondiale use de subterfuges et de pratiques malsaines pour arriver à ses fins dans une guerre asymétrique. Les Français s’unissent au Tchad, au Congo et impliquent l’UE et l’ONU dans un conflit qu’ils ont eux même créé.

Ressasser toutes les gangrènes du pays, déverser la pègre dans la capitale et ses environs, tels sont les désirs satanés de la France qui veut obligatoirement un bain de sang en RCA. Si elle se diminue dans ce conflit, la France risque de perdre gros. Le syndrome Rwandais guette la France en RCA. Quelque soit l’issue que la France voudra donner à ce conflit, les Centrafricains dans leur plus grande majorité sont devenus d’inconditionnels francophobes par la faute de Jean Yves Le Drian et le Président Macron dont la vision politique de l’Afrique est répugnante, rétrograde et déshonorante.

 

DYB, Lafrique.info

 

 

 

AUDIENCE DE LA 1ÈRE COMPARUTION DU SUSPECT ALFRED YEKATOM A LA CPI

« La salle de conférence de presse de l’Hôtel Leadger Plaza de Bangui a servi de cadre au déroulement en direct sur visioconférence de l’audience de la 1ère comparution du suspect Alfred Yékatom devant la chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale (CPI) à la Haye aux Pays-Bas. C’était le vendredi 23 novembre 2018, de 11 heures à 12 heures 11 minutes. C’est une activité à mettre à l’actif du Bureau de la CPI en RCA.

Il est question au cours de cette audience de la 1ère comparution de vérifier l’identité de l’accusé, de présenter les charges retenues contre lui et de fixer la date de la prochaine audience. A cet effet, Alfred Yékatom a préféré s’exprimer en langue nationale « Sango » pour mieux se faire comprendre par les juges de la chambre préliminaire de la CPI. Un interprète assermenté est mis à sa disposition ainsi qu’un avocat, Kéita, par la CPI.

La date de l’audience de confirmation des charges retenues contre lui, est prévue le 30 avril 2019. Voici publié intégralement ce qui a été dit lors de cette 1ère audience. »                     Le Petit YEKOA

 

 

Qui est Alfred YEKATOM ?

Selon le mandat d'arrêt délivré par la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) le "II novembre 2018, M. Yekatom, également connu sous les noms d'« Alfred Saragba », « Rombho », « Rambo », « Rambot », « Rombot », « Rhombot », « Rombo » ou « Romboht » est un ressortissant de la République centrafricaine (RCA), né le 23 janvier 1975 à Bimbo, ancien caporal-chef des Forces armées centrafricaines (« FACA ») et membre du Parlement (« député ») en RCA.

 M. Yekatom aurait commandé un groupe d'environ 3 000 membres au sein du mouvement anti-Balaka. Il serait responsable clés crimes suivants dans différents endroits en RCA, notamment à Bangui et dans la préfecture de Lobaye, entre le 5 décembre 2013 et août 2014:

- des crimes contre l'humanité : le meurtre, la déportation ou transfert forcé de population, l'emprisonnement ou autre forme de
privation gravi.' de liberté physique, la torture, la persécution, la disparition forcée et autres actes inhumains; et

- des crimes de guerre : le meurtre, la torture et traitements inhumains, les mutilations, des attaques intentionnelles contre la population civile, des attaques intentionnelles des bâtiments consacrés à la religion, l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans et les faire participer activement à clés hostilités, le déplacement de la population civile et la destruction des biens de l'adversaire.

Ces crimes auraient été commis au cours d'un conflit armé ne présentant pas un caractère international en cours sur le territoire de la RCA, entre au moins septembre 2013 et au moins décembre 2014, entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans) et les anti-Balaka (un contre-mouvement a la Séléka à prédominance chrétienne). Les juges ont également conclu qu'il y a des motifs raisonnables de croire que, de septembre 2013 au moins jusqu'en décembre 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les anti-Balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir ia Séléka.

Que va-t-il se passer après l’arrivée de M. YEKATOM au quartier pénitentiaire de la CPI

Apres l’arrestation d'un suspect, la Cour veille à ce que cette personne reçoive une copte du mandat d'arrêt dans une langue qu'elle comprend et parle parfaitement.

Dans un délai raisonnable après le transfèrement du suspect et son arrivée au quartier pénitentiaire de la CPI, la Chambre préliminaire tiendra une audience de comparution initiale afin de vérifier l'identité du suspect et s'assurer qu'il a été clairement informé des accusations portées a son encontre et de ses droits en vertu du Statut de Rome.

Qu’est-ce qu’une audience de comparution initiale

La comparution initiale du suspect devant une Chambre préliminaire a lieu dans un délai raisonnable après son arrivée à La Haye. Au cours de l'audience de première comparution, la Chambre préliminaire vérifie l'identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect est informé des charges portées à son encontre. Les juges fixent également une date pour l'ouverture de l'audience de confirmation des charges.

Dès ce moment, le suspect jouit des droits reconnus dans le Statut de Rome, y compris du droit de disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense et du droit à l'assistance d'un avocat, gratuitement si la personne n'a pas les moyens de le paver.

Le suspect comparaîtra prochainement devant la juge unique de la Chambre préliminaire II, Mme la juge Tomoko Akane

Que se passera-t-il après la tenue de l’audience de première comparution ?

Suite à l'audience de première comparution, la Chambre préliminaire commencera le processus menant à l'audience de confirmation des charges.

Ce processus peut prendre plusieurs mois, en fonction de la complexité de l'affaire, ainsi des défis qui peuvent se présenter au cours de cette période. Après la comparution initiale débutera le processus de divulgation de la preuve. Au cours de cette phase, le Bureau du Procureur devra fournir à l'équipe de la Défense les éléments de preuve qu'il a recueillis au cours de son enquête et sur lesquels il compte d'appuyer lors de l'audience de confirmation des charges. Comme indiqué dans le Statut de Rome, le Bureau du Procureur a également le devoir de divulguer les éléments de preuve en sa possession ou sous son contrôle dont il estime qu'ils disculpent le suspect ou tendent à le disculper ou à atténuer sa culpabilité, ou sont de nature à entamer la crédibilité des éléments de preuve à charge.

En, outre, le Statut de Rome contient des dispositions permettant aux victimes de participer à toutes les étapes de la procédure devant la CP1. Les victimes peuvent présenter leurs observations et leurs arguments à la Cour. Les juges donneront des directives quant au moment et à la forme de cette participation au stade de la confirmation des charges.

Lors de l'audience de confirmation des charges - qui n'est ni un procès, ni un « mini procès » - le Procureur devra présenter des preuves suffisantes pour renvoyer l'affaire en procès. La Défense du suspect peut contester les charges et les preuves présentées par l'Accusation et également présenter des éléments de preuve.

Quels sont les droits des suspects ?

Le suspect est présumé innocent. Il est présent dans la salle d'audience lors des débats, sauf s'il en est exempté par les juges, et il a le droit à ce que sa cause soit entendue publiquement, équitablement et de façon impartiale. A cette fin, une série de garanties sont prévues dans les documents juridiques de la Cour. Pour n'en citer que quelques-unes :

Être défendu par le conseil (avocat) qu'il a désigné, présenter ses propres éléments de preuve, citer les témoins de son choix et s'exprimer dans une langue qu'il comprend et parle parfaitement ;

Être informé en détail des charges qui pèsent contre lui dans une langue qu'il comprend et parle parfaitement ;

Disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense et communiquer librement et confidentiellement avec son conseil ;

Être jugé sans retard excessif ;

Ne pas être forcé de témoigner contre lui-même ou de s'avouer coupable, et pouvoir garder le silence, sans que ce silence soit pris en considération pour déterminer sa culpabilité ou son innocence ;

Obtenir que le Procureur communique à la Défense les éléments de preuve en sa possession ou à sa disposition dont il estime qu'ils disculpent l'accusé ou tendent à le disculper ou à atténuer sa culpabilité, ou sont de nature à entamer la crédibilité des éléments de preuve à charge.

Quelles sont les conditions de détention au quartier pénitentiaire de la CPI ?

Le quartier pénitentiaire de la CPI est situé dans une prison néerlandaise à Scheveningen - dans les faubourgs de La Haye, aux Pays-Bas. Il sert à garder en toute sécurité et dans des conditions de détention humaines les personnes détenues sous l'autorité de la CPI. Le quartier pénitentiaire de la CPI satisfait, pour le traitement des détenus, aux normes internationales les plus élevées en matière de droits de l'Homme, comme, par exemple, l'ensemble de règles minima des Nations Unies. Des inspections inopinées sont régulièrement effectuées par une autorité indépendante chargée de contrôler les conditions de détention et le traitement réservé aux détenus.

Ies personnes détenues sont présumées innocentes tant que leur culpabilité n'a pas été établie. Si elles sont reconnues coupables de crimes relevant de la compétence de la CPI, elles n'exécutent pas leur peine au quartier pénitentiaire de la CPI, dans la mesure où ce dernier n'a pas été conçu pour héberger des détenus condamnés. Ces personnes sont alors transférées dans un établissement pénitentiaire situé en dehors des Pays-Bas pour accomplir leur peine, sous réserve d'un accord entre la CPI et l'État chargé de l'exécution.

Www.icc-cpi.int

 

 

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