Toutes les infos du Mardi 23 Octobre 2018

 

Cm n 2823 du mar 23 oct 2018

LE PRESIDENT FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA LANCE UN APPEL FORT AU PEUPLE CENTRAFRICAIN : ENCORE UN PEU DE TEMPS ET LA RCA RETROUVERA LE CONCERT DES NATIONS

 

La RCA est la cible de jalousie extérieure mais elle est sur le chemin du travail.

 

Notre démarche est de mettre définitivement fin à cette crise qui est une honte pour l'humanité. La RCA est un pays souverain comme les autres, si elle arrive à organiser une élection libre et transparente comme les autres pays souverains, alors le président élu doit utiliser les lois de la République pour permettre non seulement à son peuple d’être libre mais surtout de quitter définitivement cette misère qui n'est la faute des gouvernants, ni du peuple comme certains de nos compatriotes font croire à notre population. Notre pays est la cible de certaines jalousies extérieures. Mais nous tiendrons bons. Car le pays est sur le chemin du travail.

 

Un pays démocratique doit avoir une armée forte

J'ai demandé la levée définitive de l'embargo sur l'armée centrafricaine pour non seulement sécuriser le peuple centrafricain, mais pour redonner de la valeur au sens de L'ONU et de la démocratie. Vous êtes d'accord avec moi que L'ONU reconnaît la RCA comme un pays démocratique car il y a eu des élections libres et transparentes supervisées par L'ONU. Et jusqu'à ce jour, l'armée est sous embargo. Comment consolider la démocratie si les groupes armées ne font que s'équiper, comment le peuple peut continuer à considérer L'ONU si les FACA n'arrivent pas à exécuter leur mission qui est de le protéger ? Je pense que nous remplissons toutes les conditions pour la levée complète de l'embargo sur les FACA.

 

Au peuple centrafricain, mon appel est l’UNION et la SOLIDARITE. Unissons nos forces pour sortir notre population de la misère

Je peux comprendre que la RCA a été toujours plongée dans un système qui est de diviser pour mieux régner. Mais honnêtement, jusqu'à ce jour, qu'est-ce que cela a pu apporter de positif à notre pays qui est notre seul bien commun ? A notre peuple qui est plongé dans une misère qui ne dit pas son nom ? A l'avenir de nos enfants, nos arrières petits enfants ? Trop, c'est trop. C'est pour cela que j'estime que nous sommes tous coupables de la situation de notre pays et nous devons pour une fois, changer de comportement, changer de méthode, avoir la crainte de Dieu et s'unir. Etre solidaire, être tous ensemble, se soutenir pour une cause nationale, regardons l'intérêt général et arrêtons de nous accuser mutuellement face aux déstabilisateurs de notre unique bien. Je demande à tous mes compatriotes d'ici ou d'ailleurs d'arrêter de soutenir la déstabilisation de notre pays pour des intérêts égoïstes.

MON ENGAGEMENT ET MA DETERMINATION

Je suis très engagé pour la liberté de mon peuple, à la fin de la crise, à la paix et au développement de notre pays. Mon engagement et ma détermination à mettre la RCA sur les rails du développement sont sans équivoque. Nous sommes sur une très bonne voie, mon peuple m'a fait confiance et mon devoir est d'instaurer ce qui est bon pour l'épanouissement du peuple centrafricain. Mon engagement, ma détermination et ma volonté, feront de la RCA un pays stable et fréquentable, un pays où il fait bon vivre, un pays où la fierté centrafricaine doit être mise en avant.

 

Concernant la France, la Russie, les USA et la Chine

La RCA fait partie du monde, il n'est plus question qu'elle soit isolée par la faute d'une crise. Tous les pays francophones ont des partenariats avec la France, la Russie, les USA et la Chine. Ce que je demande n'est pas nouveau, la Russie est présente en RCA, cela fait plusieurs dizaines d'années et cette coopération existe dans plusieurs domaines. Aujourd'hui, nous sommes au 21ème siècle, il n'est plus question de maintenir un peuple avec des décisions du 15ème siècle. Le monde évolue et la RCA doit suivre cette évolution. Je suis le garant du bien-être de la population et mon devoir est de ne pas décevoir mes compatriotes. C'est pour cela que je demande des partenariats gagnant-gagnant avec tous nos amis. Mon peuple a beaucoup souffert, je ne suis pas éternel, ni le plus intelligent des Centrafricains. C'est Dieu qui a porté son choix sur moi et c'est Dieu qui me guide dans la volonté de travailler pour mon peuple et rien que pour le peuple.

Je vous remercie

Entretien réalisé par les médias internationaux :

- La Voix de l’Afrique,

- Aimons Notre Afrique

- Nouvelle Afrique

 

 

32 JOURNALISTES, FORMES SUR LA SENSIBILITE AUX CONFLITS

Du 15 au 19 octobre 2018, 32 journalistes, venus de l’arrière-pays et de Bangui, ont renforcé leurs capacités sur le thème : « journalisme sensible au conflit ». Organisé par la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) en collaboration avec l’ONG intergouvernementale KAICID, cet atelier vise à outiller les professionnels des médias sur la lutte contre les messages de haine et de la discrimination en République Centrafricaine.

Les conflits ne naissent pas au hasard. Ils peuvent résulter d’une incompréhension ou d’un désaccord entre deux personnes ou des groupes de personnes vivant dans une société. C’est dans ce sens que le journaliste doit avoir une connaissance du conflit, c'est-à-dire les auteurs, leurs motivations et les causes mêmes de ce conflit.

Professeur Kamatali, a,  dans son exposé, présenté la niche du conflit qui regroupe plusieurs facteurs : économique, social, psychologique, pouvant engendrer un conflit. Il a cité en exemple la mauvaise gouvernance, la pauvreté, l’injustice sociale, le manque de liberté et de respect des droits humains, l’absence ou l’existence d’une justice faible etc.

Dans les travaux des groupes, les participants ont fait ressortir plusieurs facteurs qui expliquent le déclenchement de la crise en RCA. Il s’agit entre autres du régionalisme, du clanisme, de la xénophobie, du népotisme, de la pauvreté, de l’injustice, de l’impunité, de la mauvaise gouvernance… Ils ont également répertorié quelques propos à caractères racial, ethnique et confessionnel qui peuvent inciter à la haine et à la discrimination. Il s’agit des expressions telles que : bènguè (musulman), bandaï ou kongo (chrétiens), zo ti ngonda (villageois), youkoumé (ethnie Yakoma), langba (ethnie Banda) etc.

Dans notre prochaine parution, nous reviendrons sur le rôle des medias et autres acteurs dans les conflits et atrocités criminelles : cas du Rwanda et de la République Centrafricaine.

Bénistant MBALLA

 

 

 

CYRIAQUE GONDA DU PNCN APPELLE TOUS LES ELUS DE LA NATION « A LA REELLE PRISE DE CONSCIENCE ET A PLUS DE LA SERENITE »

L’affaire de la procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale (PAN) Abdou Karim Méckassoua, par la majorité de ses collègues députés pour mauvaise gestion et malversations financières, est au cœur des débats et conversations des habitants de Bangui, Bimbo et Bégoua, ces derniers temps. Et les avis sur cette question précise divisent l’opinion nationale : les pour et les contre. D’où chaque partie opposée défend mordicus ses propres arguments. C’est le cas du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN),  avec son président Cyriaque Gonda, qui est contre la destitution du PAN Méckassoua. Cette prise de position du PNCN est faite le samedi 20 octobre 2018, dans son cabinet (porte 89) au stade 20.000 Places à Bangui, de 10 heures 45 minutes à 11 heures 15 minutes.

Dans sa déclaration de circonstance, Cyriaque Gonda a fait savoir, « il y a de cela plus d’un (01) mois, le PNCN par ma voix, s’était prononcé sur l’initiative de l’Union Africaine (UA), pour le dialogue en faveur de la paix en RCA. Après quinze (15) ans d’existence, le PNCN qui est un parti d’avant-garde, joue pleinement son rôle d’animation de la vie politique nationale. D’où il s’intéresse aujourd’hui à la crise qui secoue l’Assemblée Nationale, cette auguste deuxième institution de la République.

C’est  une crise institutionnelle taillée de toutes pièces qui risquerait de replonger le pays dans une autre crise avec des conséquences fâcheuses et négatives pour  tout le peuple centrafricain. Motif pour lequel, j’en appelle à la réelle prise de conscience et à plus de la sérénité dans la procédure de destitution du PAN Méckassoua. L’arbre de palabre, jadis, n’existe-t-il pas chez nous en RCA ? Il nous faut donc privilégier le dialogue et la concertation pour régler pacifiquement nos différends d’où qu’ils viennent.

L’Assemblée Nationale ne doit pas être un ring de boxe ou un lieu de règlement de compte par nos élus de la Nation. Il nous faut se concentrer sur l’essentiel : la recherche de la paix par le dialogue permettant le développement durable de notre cher et beau pays, la RCA. A ce sujet, l’Assemblée Nationale a le devoir d’aider le gouvernement à restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire national que de créer une crise institutionnelle inutile que nous ne voulons pas ».

La voix du président du PNCN aura-t-elle d’écho positif auprès de nos élus de la nation ? N’a-t-il pas prêché dans le désert, car les carottes  sont déjà cuites pour  le PAN Méckassoua ? Les réponses à ces deux (02) questions reviennent à qui de droit.

Précisons que c’est après l’observation d’une minute de silence en la mémoire du ministre des Sports et de la Jeunesse, Simplice Sylvère Ngarso que cette déclaration du PNCN a été faite.

Le Petit YEKOA

 

 

 

La montEe en puissance des Faca, pousse les rEfugiEs externes Centrafricains A regagner le bercail

Des vagues et encore des vagues de réfugiés centrafricains, en provenance en majorité de la République du Congo, sollicitent le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), pour bénéficier du programme de retour volontaire dans leur pays.

En effet, c’est la septième vague de retour volontaire des réfugiés centrafricains, soit par voie terrestre, de Bétou à Mongoumba ou par voie aérienne, de Pointe-Noire/Brazzaville à Bangui. Ces retours sont pour la plupart motivés par le calme dans la capitale Bangui et une partie de l’arrière-pays, rendu possible grâce au redéploiement des FACA.

Il est vrai que le Haut-commissariat pour les Réfugiés (HCR) a toujours été au chevet des réfugiés internes ou externes centrafricains au plus fort de la crise. Quoique bon nombre de ceux-ci aient fui les affrontements meurtriers entre les factions Séléka et Anti-Balaka de 2013 à 2015, trouvant ainsi refuge dans les pays voisins, ont commencé à regagner leur pays. C’est notamment le cas de plus de 32.000 réfugiés centrafricains en République du Congo qui ne se sont pas faits enregistrer auprès du HCR.

Cependant, depuis l’accession au pouvoir du président Faustin Archange Touadéra, un semblant de sécurité est revenu dans la capitale Bangui. En outre, depuis le renforcement des capacités des Forces Armées Centrafricaines (FACA), entamé par la mission européenne EUTM, cela a permis a ces dernières de redevenir une armée républicaine prête à voler au secours des populations dans l’hinterland de la RCA.

Silencieux et méthodique comme un poisson dans l’eau, le président Touadéra a sollicité l’expertise russe en matière de formations des troupes d’élite, ce qui fut fait.

Primo : par la levée partielle de l’embargo et une dotation en équipement tactique (Fusil d’assaut, etc.).

Secondo :depuis 2017, les instructeurs militaires russes sont cantonnés à Béréngo et ont formé plus de 1500 éléments des FACA aux techniques de combats en zone urbaine, ainsi qu’aux maniements des armes russes.

Aujourd’hui, l’entrée fracassante de la Russie dans la géostratégie de la RCA a permis aux forces de défenses d’être opérationnelles, et rassure par la même occasion, les milliers de Centrafricains qui avaient fui leur pays pour trouver refuge dans les pays voisins.

C’est pourquoi, le vendredi 19 octobre dernier, plus de 300 réfugiés centrafricains de Bétou au Congo ont foulé la terre de leurs ancêtres par la frontière terrestre à partir de Mongoumba.

L’ambiance était bon enfant : des pleurs et des cris de joie. En somme, la joie de retrouver les siens.

Cependant, ce retour organisé par le HCR n’est pas du tout sans compensation financière. Il est vrai que ces réfugiés sont rentrés au bercail, mais ils doivent se reconstruire à travers les cinq (5) verbes du père fondateur de la RCA, B. Boganda (se loger, se vêtir, se soigner, se nourrir, s’instruire).

A cela, le Haut-commissariat des Nations Unies pour Réfugiés (UNHCR) de répondre « qu’une compensation financière a été mise en place pour assister ces fils du pays à s’installer dans la dignité dans leur pays d’origine ».

Par ailleurs, cette vague de retour volontaire ne sera pas la dernière, car bon nombre de Centrafricains à l’intérieur de la République du Congo (Pointe-Noire, Brazzaville) attendent que le HCR puisse faciliter leur retour au bercail.

Sinclair ARIES, (correspondant en Rép. du Congo)

 

 

 

LES 02 POLICIERS DE LA MINUSCA ET LE GENDARME CENTRAFRICAIN LIBERES PAR LEURS RAVISSEURS

Dans la journée du vendredi 19 octobre dernier, une patrouille conjointe Minusca-Forces de Sécurité Intérieure (FSI) est tombée dans le filet des combattants du FPRC. Deux (2) Casques Bleus de la section police de la Minusca et le commandant de compagnie de la brigade de gendarmerie territoriale de Bria ont été kidnappés par ces derniers. Or, bien avant cela, des éléments du FPRC ont été arrêtés par ces mêmes forces.

Des tractations pour libérer ces deux (2) soldats onusiens et le gendarme ont commencé dès le lendemain. A en croire des sources concordantes émanant de la ville de Bria, les éléments du FPRC ont posé comme préalable, la libération de leurs combattants contre celle de ces trois (3) soldats. Finalement, le dimanche 21 octobre 2018, aux environs de 13 heures, les otages ont été relâchés par leurs ravisseurs, d’après Kongbo, l’honorable député de Bria. Pour votre gouverne, cette libération n’est pas gratuite. En contrepartie, beaucoup de combattants du FPRC arrêtés et détenus dans les geôles ont été, eux aussi, libérés par la Minusca.

Eu égard à cette situation, la Minusca pèse-t-elle devant les combattants Séléka  du FPRC,  de l’UPC et du RPRC, pour ne citer que ceux-là ? Nous ne le pensons pas. C’est vraiment regrettable pour une force de maintien de la paix qui est roulée dans la boue par le FPRC. Et les combattants Séléka ont raison de ne pas avoir peur des Casques Bleus de Parfait Onanga-Anyanga. La négociation pour obtenir la libération des deux (2) policiers de la Minusca et le gendarme n’est pas mauvaise en soi. C’est pour épargner des vies humaines. Mais nous souhaiterions que de telle procédure ne se répète plus, c’est-à-dire rebelle contre forces régulières. Il y a d’autres solutions pour contraindre ces malfrats, ces bandits de grand chemin à ne plus persévérer dans la violence contre les civils, les forces régulières et les soldats de maintien de la paix.

Pauvre Minusca de Parfait Onanga-Anyanga qui tremble devant les combattants de différentes branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LYCEE MARIE-JEANNE CARON : UNE MANIFESTATION A TOURNE AU VINAIGRE

Des jets de pierres, des tintamarres, c’est le décor des tapages orchestrés par les élèves du lycée Marie-Jeanne Caron, le vendredi 19 octobre dans la matinée. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est l’instauration des cours dans l’après-midi. Aussitôt après l’annonce faite par le Proviseur du Lycée, les élèves ont changé de mine. Des murmures se font entendre d’abord tout bas. Puis, peu après, les élèves qui n’arrivaient pas à digérer la nouvelle, ont commencé à sortir de leurs salles respectives, histoire de boycotter les cours de l’après-midi, car ce nouveau programme ne rencontre en aucun cas leur agrément.

Ces dernières se sont du coup massées dans la cour du lycée, munies des pierres, direction, l’administration du lycée. Les filles, face à l’administration, ont jeté des pierres contre le bureau du Proviseur. La porte a été hermétiquement fermée car ces filles étaient enragées à cause de la nouvelle. Cette foule en colère, habillée en rouge et noir, ne transigeait pas : « Il faut revenir sur cette décision, sinon la route sera barricadée ». Quelques minutes plus tard, ces dernières se sont dirigées vers la chaussée : impossible pour les véhicules et motos de passer. Sur certaines pancartes, on pouvait lire : « Pas de cours dans les après-midi, nous ne sommes pas habituées à cela ».

Une délégation du ministère de l’enseignement primaire et secondaire arrive en trombe sur les lieux afin de calmer les esprits et trouver un palliatif à ce problème. La police et la gendarmerie nationales ont aussi fait irruption sur les lieux. A l’arrivée des forces de l’ordre, les élèves se sont dispersées, laissant la voie libre. Un homme sorti de la délégation du ministère de l’enseignement secondaire, tentant de dissuader les élèves qui bloquaient le passage, s’est fait violemment heurté par une voiture. Ce dernier s’est fait briser la nuque. Un liquide de couleur rouge très visqueux a commencé à couler sur la chaussée, c’est le sang de l’accidenté en question.

Les cours ont été suspendus depuis lors jusqu’à ce lundi 22 octobre. Mais d’autres enseignants dispensent les cours en catimini. D’après certaines élèves, quelques enseignants les avaient aussi poussées à cette manifestation car, selon ces derniers, ce changement de programme bouleverserait leur planning dans d’autres écoles privées où ils interviennent.

Chaque année, des tristes évènements ne cessent de se produire au sein des établissements d’enseignement public. L’année dernière, à cause du problème accru des tables-bancs au lycée de Miskine, les élèves ont barricadé l’avenue des Martyrs. Cette grogne des élèves s’est soldée par des blessures graves dans les affrontements avec la police. En février 2013, les élèves du lycée Barthélemy Boganda s’en étaient violemment pris à leurs collègues du lycée de Gobongo dans les bâtiments annexes dudit lycée. Ce genre de mécontentements  mérite de retenir l’attention des autorités en charge de l’éducation nationale afin d’éviter un jour le pire en milieu scolaire.

Jean Max DELOUGA

 

 

 

CENTRAFRIQUE / DOUAMBA HAROUNA A EMMANUEL MACRON :

« VOTRE DISCOURS DU 17 NOVEMBRE 2017 A OUAGADOUGOU ETAIT UN COUP DE BLUFF OU UN MENSONGE ? »

Lors de sa visite Africaine, plus précisément à Ouagadougou, le Président français Emmanuel Macron a tenu un discours de libération du peuple Africain. La jeunesse Africaine, après ce discours était unanime, Macron est l'homme de la situation, l'homme de la liberté, l'homme des fins de crises en Afrique. Dans ce fameux discours de 30 pages, le Président français insiste sur le changement et la fin des vieilles pratiques qui ont fait beaucoup de victimes sur le continent Africain. Depuis la décision du Président Touadéra, de solliciter la Russie pour qu'elle l'aide a défendre et protéger son peuple, la France du Président Macron est devenue très furieuse envers le Président Touadéra. Le Président français a, me semble t'il oublié son discours de Ouagadougou. « JE SUIS DE CETTE GENERATION QUI NE VIENDRA PAS DIRE A UN DIRIGEANT AFRICAIN CE QU'IL DOIT FAIRE, JE SUIS DE CETTE GENERATION QUI N'EMPECHERA PAS UN DIRIGEANT AFRICAIN DE PRENDRE LA DECISION QUI SEMBLE BONNE POUR SON PEUPLE, JE SUIS LE PRESIDENT DE FRANCE ET JE DOIS M'OCCUPER DES FRANÇAIS, ROCH KABORE EST LE PRÉSIDENT DU BURKINA FASO, IL DOIT S'OCCUPER DES BURKINABE, C'EST A LUI DE REPARER LES CLIMATISEURS DANS LES AMPHITHEATRES BURKINABES, CE N'EST PAS A MOI. NOUS SOMMES UNE NOUVELLE GENERATION ET DEVONS METTRE FIN AUX ANCIENNES PRATIQUES », disait Emmanuel. De décembre 2017 à ce jour, le Président Français à presque perdu la mémoire ou il a été trahi par Jean Yves le Drian, faisant croire que la RCA est sous la tutelle de la France. "Monsieur Macron à t'il besoin de jeter un coup d'œil sur la carte du monde pour se rafraîchir la mémoire ? Ou son fameux discours de Ouagadougou était-il du bluff, voir une insulte envers le peuple Africain ? Le Président Macron est de notre génération et nous n'accepterons plus de nous faire manipuler, torturer voir assassiner. Comment un jeune Président comme Emmanuel Macron, peut se laisser manipuler par des dictateurs comme Sassou-Nguesso et Idriss Deby ? Comment, lui qui est de cette nouvelle génération, n'a que pour amis des Présidents qui torturent et qui pillent leurs peuples ? Le Président Français Emmanuel Macron, a peut-être pour la première fois de sa vie, vu des mallettes d'argent venant de Sassou-Nguesso et Idriss Deby, comme à l'époque de Jacques Chirac et son ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin au Gabon? Car avoir un Jean Yves le Drian comme ministre des affaires étrangères et connaissant les pratiques mafieuses et sanguinaires de l'homme, je doute aujourd'hui de la bonne fois du Président Français Emmanuel Macron. L'argent de Brazzaville et Ndjamena, a transformé Emmanuel Macron. Burkinabé d'origine que suis-je, aujourd'hui je me sens humilié, insulté et méprisé quand je revois le manque de respect que Emmanuel Macron a eu à l'égard du Président Burkinabé devant la jeunesse du Burkina Faso, dans cette salle de l'amphithéâtre de Ouagadougou, là où le Président Burkinabé est sorti de la salle laissant seul Emmanuel Macron, nous avons eu l'espoir d'une rupture des anciennes pratiques de notre ex-colonisateur. Mais hélas, lorsque nous regardons le scénario de la France, en particulier celui d'Emmanuel Macron sur la RCA, c'est une honte d'appartenir à la Francophonie, c'est une honte d'écrire et de parler la langue Française et c'est triste d'avoir un Président d'une nouvelle génération, qui se laisse traîner par des vieux en fin de vie et qui feront de lui un homme dangereux, qui répondra de ces actes après son passage présidentiel. Oui, monsieur Macron, l'Afrique à changé, le peuple Africain dans un avenir proche risque de vous conduire derrière les barreaux. Vous avez été en ce 21ème siècle Président de la République de France à 39 ans et j'ai peur de vous voir comme le premier Président français en Prison pour complicité de crimes contre l'humanité en Afrique. Monsieur le président Macron, j'ai eu vent de vos réactions suite à mes lettres ouvertes, comprenez que je suis là pour vous aider et vous mettre sur le droit chemin, laissez la Russie faire son travail, le Président Touadéra vous a dit qu'il y'a de la place pour tout le monde. Un conseil faite comme vous fonctionnez en Chine. La Russie a son marché et la France aussi à sa place et cela doit se faire sans bruit.

 

Harouna Douamba,

président de l’Ong internationale ANA

 

 

FINALEMENT LE PRESIDENT TOUADERA FAIT LA FIERTE DE NOTRE PAYS

Depuis un certain temps, la République Centrafricaine, un pays oublié voire abandonné dans un passé récent par ses anciens amis du fait de l'affreuse crise sécuritaire dont elle a connue, se fait désormais envier dans les grandes rencontres internationales à travers son représentant légal qu'est le président Faustin Archange TOUADERA.

Il ne se passe plus un seul sommet où la spontanéité des rencontres se multiplie soit dans les coulisses où lors de soit disant mini-sommet pour un semblant de discussion sur la situation de ce pays.

Les motivations qui se cachent derrières ainsi que les conclusions de ces rencontres diffèrent de leurs acteurs ou organisateurs et n'engagent que ces derniers.

Seulement, c'est le pays qui en sort totalement grandit car l'image que cela projette d'un Président Centrafricain qui n'avait pas la possibilité de rencontrer aussi facilement les gens qui se font très souvent désirer dans de pareilles rencontres et qui aujourd'hui se transforment presque aux agents de courtages pour négocier des rencontres de part et d'autres bouleversant ainsi l'agenda du grand rendez vous prévu.

Il ne s'agit nullement de l'autosatisfaction mais cela permet au peuple Centrafricain de comprendre et de réaliser que nos autorités sont sur la bonne voie et que la fin de toutes choses est proche.

L'heure est peut être venue pour que les centrafricains fassent un bloc derrière leur Président pour les victoires prochaines beaucoup plus laborieuses.

Nouvelle Afrique

 

 

RCA / LE SECRETAIRE GENERAL DE LA COALITION AFRIQUE ENGAGEE, SAWADOGO IDRISS APPELLE LE PEUPLE ET LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINE A FAIRE UNE MOBILISATION NATIONALE POUR DIRE NON ALA FRANCE, NON AU CONGO, NON AU TCHAD, NON A L'UNION AFRICAINE, NON A LONU, OUI A LA RUSSIE

« Prenez vos responsabilités, n’acceptez plus de mourir pour les intérêts égoïstes des déstabilisateurs de la RCA. La misère, la dictature française, la torture et le pillage sont votre quotidien. Levez-vous, le monde entier vous soutient »

Ya-t-il encore une jeunesse en RCA ? Y'a t'il une société civile en RCA? Le peuple Centrafricain a-t-il perdu tout espoir de vivre et de bien-être ? Le peuple Centrafricain a-t-il une fierté et une dignité ? N'y-a t-il pas des jeunes et des hommes capables de mettre fin à cette dictature française ? N'avez vous pas besoin d'électricité ? D'eau ? De routes? D'écoles? De centres de santé? D'infrastructures? Du bien-être? Etes vous venus au monde que pour subir? Etes vous nés pour être manipulés ? Avez-vous honte, peur ou êtes-vous complexés vis à vis du blanc ? Vous les Centrafricains, face à vos épouses, vous considérez-vous vraiment comme des hommes au sens du chef de famille qui doit protéger la dignité de sa famille et l'avenir de ses enfants ? Hommes Centrafricains, Jeunes Centrafricains, femmes Centrafricaines, pensez à ce vaillant peuple du Burkina Faso. En ce 21ème siècle, comment pouviez-vous continuer à subir ce que vos ancêtres ont subi? Arrêtez de vous critiquer, arrêtez de vous manipuler, arrêtez d'être des hommes avec petit h. Depuis plus de 40 ans, vous êtes dominés, torturés, manipulés et pillés. La honte n'existe-t-elle pas en RCA ? Etes-vous tous des revenants? Vos études vous servent à être des traîtres pour mieux vivre? A être complice des crimes pour le bien de vos familles ? Le peuple africain et les panafricanistes ont décidé de soutenir votre Président qui se bat pour votre liberté. Le peuple africain vous soutient dans une révolution de votre liberté. Que faites-vous pour soutenir votre Président ? Avez-vous peur de mourir ? N'êtes-vous pas des hommes capables de dire non ? Levez-vous, sortez,  abandonnez les bureaux, les marchés, les écoles , abandonnez tout pendant 2 à 3 jours pour dire au monde entier que vous êtes fatigués de la France, que vous êtes fatigués des crimes, que vous êtes fatigués des pillages et que vous soutenez le Président Touadéra dans sa démarche de la liberté centrafricaine. Montrez au monde entier que vous êtes des hommes et que l'heure a sonné.

 

Une contribution de

SAWADOGO IDRISS,

secrétaire général de la

 Coalition Afrique Engagée

ANA

 

 

RESTITUTION DE LA MISSION DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ONG MEMBRES DU CIONGCA SUR LES 03 PILIERS DU RCPCA

Le siège du  Conseil Inter ONG en Centrafrique (CIONGCA), sis derrière le stade Bonga-Bonga à Sica1, rue Ngounion, a servi de cadre à la restitution de la mission de renforcement des capacités des ONG membres du CIONGCA, sur les trois (03)  piliers du Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA). C’était le samedi 20 octobre 2018, de 10 heures 14 minutes à 10 heures 25 minutes.

Pour le président du CIONGCA, Célestin Ngakola, « l’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des trois (03) piliers du RCPCA, du Cadre d’Engagement Mutuel (CEM) aux différentes parties prenantes : autorités locales, responsables des services déconcentrés de l’Etat, ONG, leaders féminins et religieux, jeunes... afin de susciter leur participation citoyenne et responsable au processus de réconciliation nationale, de cohésion sociale et de reconstruction du pays.

De manière spécifique, il est  question de rappeler le RCPCA et le CEM aux parties prenantes provenant des différentes institutions et organisations des préfectures de la Nana-Mambéra (Bouar) et de la Mambéré-Kadéi (Berbérati) ; d’appuyer et d’accompagner les parties prenantes à connaître, comprendre et à s’approprier les trois (03) piliers et de leur donner la lecture de l’état d’avancement du RCPCA-CEM pour une réelle participation civique au processus de réconciliation nationale et de cohésion sociale ; de consigner les attentes des parties prenantes et en faire un document stratégique et le plaidoyer ; de renforcer les mécanismes de dialogue au niveau communautaire en regroupant les jeunes, femmes et les autres parties prenantes en vue de consolider les acquis de paix et prévenir les nouvelles poches de conflits.

La mission du RCPCA-CEM- CIONGCA a été organisée du 04 au 14 octobre 2018 dans les deux (02) préfectures citées ci haut. C’est pour rappeler les trois (03) piliers du RCPCA (soutenir la paix, la réconciliation et la sécurité ; renouveler le contrat social entre l’Etat et la population ; assurer le relèvement économique et relancer les secteurs productifs), et de présenter le CEM et les différents projets retenus par pilier, et de vérifier leur état d’avancement ».

Précisons que c’est après la validation du rapport de cette mission phare par l’équipe technique du RCPCA que d’autres missions de ce genre seront programmées par le CIONGCA dans les autres préfectures du pays.

Le Petit YEKOA

 

 

AMNISTIE POUR LES GROUPES ARMES : LES JUGES CENTRAFRICAINS DISENT NON

Les Magistrats centrafricains s’alignent derrière la politique du Gouvernement en s'opposant à l'amnistie pour les groupes armés. Cette position a été exprimée par le Président de la Cour de Cassation à l'occasion de l'audience de prestation de sermon des derniers juges de la Cour Pénale Spéciale de Centrafrique, tenue le vendredi 19 octobre 2018 à Bangui.

Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Touadéra a toujours respecté cette volonté des centrafricains d'envoyer leurs bourreaux à la barre pour que justice soit faite. Voici un extrait du Réquisitoire du Président de la Cour de Cassation "Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, vous avez prôné l’impunité zéro et vous en avez fait votre cheval de bataille.

Le Corps judiciaire s’aligne derrière vous pour approuver entièrement votre position qui est celle du peuple centrafricain meurtri par les actes de barbarie commis et qui sont en train de se commettre tous les jours par ces groupes armés. Cette impunité zéro est, bien entendu, synonyme du refus d’accorder l’amnistie.

Ne sont-elles pas ces fréquentes et récurrentes lois d’amnistie qui encouragent et font perpétuer ces actes de barbarie car leurs auteurs ne pouvaient s’inquiéter de rien sachant que leurs crimes seront amnistiés ? Comment concevoir que l’on mette en place la Cour Pénale Spéciale pour juger les auteurs de ces actes de barbarie et qu’en même temps on vote une loi d’amnistie ? N’est-ce pas vouloir réduire cette juridiction à l’inertie ?

Que dit le droit international sur le sujet ?

Pour le droit international, l’article 29 du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale a prévu que ces graves crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale sont imprescriptibles.

Concernant le droit national, l’article 3 alinéa 2 de la loi organique de la Cour Pénale Spéciale a, de même, prescrit que ces graves crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Spéciale sont imprescriptibles. Mais l’article 162 alinéa 2 du code pénal centrafricain est encore plus explicite pour dire que les crimes graves que sont les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes de guerre ne peuvent faire l’objet d’amnistie et de grâce. Je souligne les dispositions de cet article 162 alinéa 2 de ce code pénal et je le relie en d’autres termes que voici : les graves crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Spéciale ne peuvent faire l’objet d’une amnistie et de grâce.

Cela revient à dire que si une loi d’amnistie vient à être promulguée, elle ne lie pas la Cour Pénale Spéciale et les autres juridictions nationales qui en passeront outre pour juger les auteurs de ces graves crimes qui sont imprescriptibles et qui ne peuvent être amnistiés.

Donc c’est en vain que les groupes armés ont demandé une loi d’amnistie.

Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, votre position qui est celle du peuple centrafricain meurtri par ces graves crimes et qui, de surcroit, est aussi, celle du Corps judiciaire est conforme au droit centrafricain et au droit international comme on vient de le voir ci-haut.

Que veut dire, en termes clairs, l’imprescriptibilité de ces graves crimes ? Cela signifie que ces graves crimes ne seront jamais effacés. Donnons-nous un exemple : à la fin de la deuxième guerre mondiale, un tribunal a été créé pour juger les auteurs des graves crimes commis pendant cette guerre. C’est le Tribunal de Nuremberg. Ces crimes ont été déclarés imprescriptibles. Les auteurs de ces graves crimes qui sont les Nazi ont été jugés en 1945 par ce Tribunal.

Il y a lieu de noter ce fait important : on continue d’arrêter jusqu’à nos jours les auteurs de ces graves crimes commis pendant la deuxième guerre mondiale puisqu’ils sont imprescriptibles. J’ai appris dans la presse comme tout le monde il n’y a pas longtemps qu’un Nazi âgé d’environ 90 ans venait d’être arrêté pour avoir commis ces graves crimes pendant la deuxième guerre mondiale.

Ainsi je voudrais m’adresser aux groupes armés. Qui aimerait être inquiété et arrêté dans ses vieux jours pour des crimes qu’il a commis il y a si longtemps et qu’il a tout oubliés ? je voudrais encore m’adresser à vous tous qui faites encore partie de ces groupes armés pour vous demander de les quitter immédiatement avant que vous ne laissiez des traces indélébiles de vos actes criminels par lesquels la justice pourra vous rattraper tôt ou tard.

Quittez ces groupes armés avant que vous ne soyez repérés d’avoir commis ces graves crimes de peur de troubler la tranquillité de vos vieux jours comme ce Nazi de 90 ans qui a été arrêté.

Pour vous faire échapper à ce cauchemar, le Président de la République, Chef de l’Etat vous a proposé, à vous tous les groupes armés, le DDRR, entendez « Désarmement Démobilisation et Réinsertion des Nationaux et Rapatriement des étrangers dans leur pays d’origine », afin de vous permettre d’avoir un avenir meilleur. Profitez-en"

 

Présidence de la République

 

 

LA FRANCE ET L’ONU CONSTITUENT UN BLOCUS POUR LE REDEPLOIEMENT DES FACA

Le redéploiement des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans les villes de l’arrière-pays est devenu un problème d’Etat. Théoriquement, après la formation de nos militaires par l’EUTM-RCA et leur entrainement au maniement des armes par les instructeurs militaires russes, ils devaient être opérationnels, c’est-à-dire redéployés sur toute l’étendue du territoire national. Mais à notre humble connaissance, tel ne semble pas être le cas aujourd’hui. Si certains sont à l’heure actuelle sur le terrain à Paoua, Bangassou, Bouar, Dékoa et récemment Bambari, c’est un véritable parcours de combattant pour le gouvernement.

En effet, selon certaines indiscrétions, pour redéployer les FACA dans telle ou telle ville de la République Centrafricaine, il faut obtenir au préalable l’accord de l’Organisation des Nations Unies à travers la Minusca et éventuellement celui de la France. Pour votre gouverne, le redéploiement de nos soldats à Bangassou fut un serpent de mer difficile à avaler. Les gens ne voulaient absolument pas que ces soldats aillent s’installer dans cette ville en passant par les villes de Bambari, Alindao, Kémbé, Gambo. Si vous vous souvenez bien, qu’est-ce qui s’était passé à Bambari quand nos soldats y sont arrivés ? N’ont-ils pas essuyé des tirs venant de la part des combattants de l’UPC du tristement célèbre Ali Daras ? S’ils n’étaient pas bien formés et entrainés par les instructeurs militaires russes, qu’est-ce qui devrait leur arriver ? A vous de deviner !

En outre, depuis que les autres sont redéployés à Bambari, ils n’ont même pas mis pieds dans le centre-ville. Ils sont basés de l’autre côté du cours d’eau Ouaka. Et vous allez nous demander, pourquoi n’ont-ils pas traversé la Ouaka ? La raison est simple : Bambari-centre serait une zone non accessible aux FACA et exclusivement réservée aux combattants de l’UPC. C’est autant dire que, si les éléments de l’UPC ou d’autres groupes armés s’en prennent aux populations de la Ouaka en général, et celles de Bambari en particulier, nos soldats ne peuvent intervenir pour protéger ces dernières, puisqu’ils ne sont pas autorisés à fouler le sol de Bambari-centre.

Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que les FACA fassent leur travail comme il se doit ? La RCA est-elle sous tutelle de l’ONU et de la France ? Dans quel Etat indépendant et souverain au monde, les autorités ne peuvent décider en toute liberté du déploiement de leurs militaires sur le terrain ? Autant de questions qui dépassent notre entendement humain et qui demandent des éclaircissements de la part de la Minusca et de la France. A y voir de plus près, l’ONU et certaines puissances de ce monde dont la France, ne veulent pas que la crise centrafricaine prenne fin. Quand les combattants des groupes armés tuent, incendient des maisons, violent les filles et les femmes, pillent nos richesses au profit de ces puissances de ce monde, cette situation n’émeut d’aucuns. Au contraire, les actes barbares sur les civils les honorent et les grandissent.

Et à l’allure où va le redéploiement des FACA avec ce blocus imposé par la France et l’ONU, un observateur avéré de la vie politique nationale serait tenté de dire que les Centrafricains n’auront que les yeux pour pleurer encore pendant plusieurs années. L’embargo sur les FACA, décrété par le Conseil de Sécurité de l’ONU, est une véritable épée de Damoclès suspendue sur la tête de l’armée centrafricaine. Pour recruter les gendarmes, les policiers, les militaires, il faut passer par l’ONU. Pour redéployer les Forces de Défense et de Sécurité à l’intérieur du pays, il faut obtenir au préalable l’accord de l’ONU et de la France. Où va le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda ? Avons-nous les mains libres pour prendre notre destin en main ?

L’ingérence de certains pays au Conseil de Sécurité de l’ONU dans les affaires intérieures de la RCA ne permet pas le retour de la paix et de la sécurité. Les éléments des FACA ne sont pas les ennemis de la Séléka. Ils sont redéployés pour protéger les civils et défendre l’intégrité du territoire national, un point, un trait. Dans les villes citées ci-haut où ils sont présents, quel péché ont-ils commis ? Rien, absolument rien. Il y a le vivre ensemble, la cohésion sociale. Si les FACA étaient déployées à Bambari-centre, ils allaient protéger les commerçants musulmans qui paient des taxes et autres frais aux combattants de l’UPC d’Ali Daras, ainsi que les non musulmans.

A vrai dire, l’ONU (Minusca) et la France ne voient pas les souffrances des Centrafricains, raison pour laquelle elles font obstacle au redéploiement des FACA. Et sans nous voiler la face, si les autorités du pays ne font pas attention, d’ici 2021, un tiers (1/3) du pays ne sera pas couvert par les FACA. D’ailleurs, au niveau de l’EUTM-RCA, leur formation traine en longueur à cause de l’ombre de la France qui y plane. S’agissant de leur patrouille conjointe avec les Casques Bleus, le commandement revient de droit à la Minusca. Les FACA ne peuvent pas aller dans une ville sans l’accord de la Minusca et ne sont pas libres de leur mouvement. Est-ce normal ?

C’est bien dommage pour le redéploiement des FACA dans les villes de nos provinces !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Bangui, le 22 octobre 2018

SESSION INAUGURABLE DE LA COUR PENALE SPECIALE

La Cour pénale spéciale (CPS) a tenu ce lundi 22 octobre 2018, à la Cour de Cassation, sa session inaugurale. Cette audience solennelle a eu  lieu en présence de son excellence le Président de la République, chef de l'Etat, M. Faustin Archange Touadéra, des membres du gouvernement et représentants de la communauté internationale.

Cette session inaugurale, conformément aux dispositions des articles 6 et 70 de la loi organique n°15.003 du 3 juin 2015 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour pénale spéciale, consacre l'installation effective de la Cour et ainsi le lancement officiel de ses activités judiciaires.

Cette session inaugurale a notamment permis : (1) l'élection du Président et du Vice-président de la CPS ; (2) l'adoption de son règlement intérieur.

Après plus d'un an d'efforts menés de concert par les autorités nationales, les partenaires internationaux et de nombreuses organisations pour doter la Cour d'une structure et d'outils juridiques adaptés, la CPS signe aujourd'hui l'étape essentielle de son opérationnalisation.

En effet, cette audience solennelle marque le point de départ du mandat de cinq ans, renouvelable, donné à cette juridiction pour enquêter, instruire et juger les crimes les plus graves commis en Centrafrique depuis 2003.

La CPS se félicite de la tenue de cet événement important pour la lutte contre l'impunité dans ce pays ; c'est une avancée majeure pour la justice.

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