Toutes les infos du Mardi 18 Septembre 2018

Cm n 2798 du mar 18 sept 2018

LE FPRC CONTINUE DE SE MOQUER DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, EN FAISANT DE L’AMNISTIE UN PREALABLE

Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène n’ont pas encore compris  que le peuple centrafricain a banni l’amnistie de son langage. Les Centrafricains, à l’unanimité, ont réclamé la justice, lors des Consultations Populaires à la Base. Le Forum National de Bangui a gravé ce vœu cher au peuple centrafricain dans du marbre. Les Cours Criminelles ont donné le ton. La machine judiciaire est en marche. Le rouleau compresseur embarquera tous les criminels. L’amnistie n’est plus à l’ordre du jour. Le DDRR demeure l’unique voie de salut et de survie des groupes armés sans distinction. Abdoulaye Hissène  a déjà été jugé, c’est un fugitif en cavale qui sera bientôt aux arrêts et en prison. Les groupes armés n’ont d’illusion à se faire. Le dialogue avec l’Union Africaine n’est qu’une opportunité pour les combattants de sauver leurs vies.

Le DDRR a déjà démarré avec ceux qui veulent vivre. Ceux qui veulent la mort, seront expédiés en enfer sans formalités. Nous ne sommes plus en 2013, les données ont totalement changé. Le FPRC continue de jouer au téméraire, à cause de Touadéra qui a un cœur humain. C’est un humaniste. C’est pourquoi, il tient absolument sauver la vie aux combattants des groupes armés. La RCA a besoin de bras valides pour son relèvement et ensuite son développement, dans le sens des Objectifs du Développement Durable d’ici 2030. Si le FPRC est conscient des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols et destructions, c’est une bonne chose. Les chefs iront en justice mais les combattants peuvent contribuer au développement de leur pays. Touadéra a toujours déclaré que «  la guerre n’a rien apporté à quiconque que ce soit, mais a détruit totalement le pays ». Si le FPRC persiste à l’obliger à la guerre, il sera bien servi, voire royalement servi. En quelques heures seulement, le FPRC ne sera  qu’un souvenir cauchemardesque lointain. Les groupes armés doivent choisir, durant le dialogue, la vie ou la mort.

Aucune concession ne sera faite, aucun accord ne sera signé. Le DDRR ou la mort, c’est la seule alternative. Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Ali Daras et Alkhatim, ont assez trainé Touadéra et son peuple dans la boue. La peur ayant changé de camp, Touadéra détient un pouvoir de vie et de mort sur les groupes armés. Depuis son investiture, il a décrété le pouvoir de vie, il tend une main fraternelle à qui veut la saisir. Ce pouvoir de vie sera caduque et au point mort au dialogue. C’est le décret de la mort qui entrera en vigueur après le dialogue, « ça passe ou ça casse ». Que les groupes armés se souviennent du sort des terroristes en Syrie. C’est la Russie qui frappe, qui bombarde, avec le concours de l’armée syrienne. La Russie est impatiente pour chauffer les canons. Il pleut beaucoup et les canons sont humides, il faut les chauffer jusqu’au fer rouge. Les FACA ne seront pas du reste. Il n’y aura pas de prisonniers de guerre, car aux grands maux, les grands remèdes pour une thérapie de choc. C’est une politique de terre brûlée, des combattants des groupes armés rayés de la carte des vivants et de la RCA. Il faut brûler la cervelle et sans pitié.

Depuis novembre 2012 à ce jour, c’est trop, puisque les groupes armés n’ont qu’une seule logique, tuer, tuer et tuer, notamment détruire. Le retour du bâton épousera la même logique, la même horreur poussée à son extrême. Vaut mieux les rayer par les drones, les missiles, les hélicoptères, les avions de guerre, les chars, les tanks. Les FACA ne feront que balayer les miettes des corps déchiquetés pour éviter une épidémie. Le jeu du chat et de la souris auquel s’adonne le FPRC ne sera pas éternel. Le bout du tunnel, c’est pour bientôt, quelques mois seulement et le FPRC ne sera plus.

L’Etat d’Israël a décidé d’envoyer des hélicoptères, des chars pour compléter l’arsenal des FACA. Mieux encore, les FACA disposent de deux (2) avions de guerre en état de fonctionnement. La Chine s’active pour doter les FACA en armes sophistiquées. Le dialogue avec l’Union Africaine ne concerne que les groupes armés et le gouvernement. Le DDRR ou le feu d’artifices de la fin du monde pour les groupes armés. Pourquoi le FPRC, le MPC et l’UPC se sont tassés à la frontière tchadienne, car il y a un droit de poursuite en territoire tchadien, en plus d’une coopération judiciaire. C’est dans ces dispositions judiciaires  que Baba-Laddé a été extradé au Tchad.

Ceux qui courent plus vite qu’un avion de guerre, peuvent se permettre le luxe de narguer le peuple centrafricain ? Dans le cas contraire, la vie est encore possible. L’Afrique est entrain de se globaliser. Aucune puissance n’aura le privilège de peser sur les Etats africains. La RCA vient d’amorcer la reconquête de sa Liberté, de son Indépendance et de Souveraineté. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Union Européenne ont un partenariat gagnant-gagnant avec la RCA. C’est tout ce que les Centrafricains demandent. Le FPRC et ses alliés ont le dos au mur avec un choix unique : la vie ou la mort.

 

Julien BELA

 

 

LE FMI SATISFAIT DES EFFORTS DE REDRESSEMENT ECONOMIQUE ET FISCAL DU PAYS

 

Dans le cadre de la 5e revue de facilité élargie de crédit que le pays est appelé à conclure avec le Fonds Monétaire International en octobre prochain, une mission préparatoire conduite par Norbert Toé s’est félicitée des avancées enregistrées par le gouvernement. Il l’a dit ce matin au sortir d’une réunion au ministère des Finances.

Le gouvernement s’est inscrit dans une logique d’amélioration des performances pour répondre aux exigences des institutions de Breton Woods, et satisfaire les besoins de base de la population notamment l’école, l’accès à l’eau et aux infrastructures sociales de base. Avec une prévision acceptable de la croissance, le gouvernement compte faire mieux davantage, en poursuivant les reformes, créant les poches de recettes tout en améliorant les recettes douanières. C’est dans ce contexte que le gouvernement compte sur cette facilité élargie de crédit pour atteindre ses objectifs.

Selon le chef de mission du Fonds Monétaire International Norbert Toé, les signaux qu’envoie le gouvernement sont appréciables. « Les reformes se poursuivent à une bonne cadence, les repères structurels ont été largement respectés et quant aux objectifs quantitatifs, les critères de fin juin sont respectés », s’est félicité Norbert Toé, chef de mission de FMI avant de recommander au gouvernement plus d’effort dans la mobilisation des ressources intérieures.

Ces réformes ont un impact positif sur le budget de l’année 2019 en élaboration et qui sera soumis à la session budgétaire qui va s’ouvrir début octobre selon Henri Marie Dondra, ministre des finances. « Nous avons beaucoup travaillé sur le volet parafiscalité et je pense qu’en 2019, le chapitre recette connaitra une hausse dans la loi de finances qui sera soumis à l’approbation des élus, mais le plus important c’est la sécurité pour permettre au pays d’accroitre son assiette fiscale. Mais je pense qu’avec la volonté du chef de l’Etat, on fera tout pour le redéploiement de l’Etat, pour permettre à ce que l’Etat puisse recouvrir les recettes », a dit Henri Marie Dondra.

Cette mission fait suite à celle de juin et intervient dans un moment où le gouvernement table sur la réduction des dépenses publiques.

 

RJDH

 

 

LE PRESIDENT TOUADERA A BANGASSOU : LANCEMENT DU 2EME PROJET LONDO, DDRR, RECRUTEMENT DE 1023 JEUNES DANS LES FACA… »

Le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, en compagnie de quelques responsables de la Minusca et d’une mission de la délégation de la Banque Mondiale (BM) s’est rendu dans la préfecture du Mbomou au Sud-est de la RCA. C’était le samedi 15 septembre 2018.

A  cette occasion, le président Touadéra a procédé officiellement au lancement des activités du deuxième (2ème) projet « Londo ». Faisant d’une pierre deux (02) coups, il a détruit publiquement les armes restituées volontairement par les groupes armés dans le cadre du programme DDRR, en les brûlant.

Dans son adresse à la population de Bangassou à cette circonstance, le  président de la République, a mis un accent particulier sur «  la paix, la cohésion sociale, le programme DDRR et le recrutement de mille vingt trois (1023) jeunes de deux (02) sexes dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA)».

A en croire le président Touadéra, « la population de Bangassou doit cesser avec l’esprit de haine, du tribalisme,  de division et de violence intercommunautaire qui n’honore et ne grandit personne, mais ternit davantage l’image de notre cher et beau pays, la RCA ».

A cet effet, il a exhorté ladite population à « s’unir comme un (01) seul homme  pour faire la paix, se réconcilier entre elle-même et se mettre résolument au travail afin de reconstruire et faire développer la ville de Bangassou en particulier, et la RCA en général ».

Aussi, le président Touadéra a informé la population sur «  l’évolution et les avancées du processus DDRR et du recrutement en cours de mille vingt trois (1023) jeunes de deux (02) sexes dans les FACA ».

En fin de compte, il s’est félicité « des efforts déployés par les uns et les autres pour le retour de la paix et de la cohésion sociale à Bangassou. Ce qui a permis le retour des déplacés internes dans leurs quartiers et villages respectifs ».

Nous précisons ici que depuis son élection à la Magistrature Suprême de l’Etat  le 30 mars 2016, c’est la deuxième (2ème) visite de travail qu’a effectuée le président Touadéra à Bangassou. C’est dire que c’est un président de la République, plus proche de ses compatriotes et toujours à leur écoute.

A l’instar des villes de Bambari dans la Ouaka, de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, de Bria dans la Haute-Kotto et de Mobaye dans la Basse-Kotto, celle de Bangassou dans le Mbomou est aussi plus touchée par des violences intercommunautaires à mettre au passif des groupes armés (factions Séléka dont l’UPC en tête et Autodéfenses). Aujourd’hui, la situation sécuritaire se normalise petit à petit et toutes les activités confondues ont bel et bien repris. Et tout cela grâce au déploiement des éléments des FACA à Bangassou. D’où l’importance que revêt cette deuxième visite de travail du président Touadéra, pour palper du doigt les réalités actuelles qui y prévalent.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 AU MOINS 12 MILITAIRES DE L’ARMEE NATIONALE FORMES SUR LES STRATEGIES DE COMMUNICATION

 

Au moins 12 militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) du ministère de la défense (MINDEF) et de l’État-Major des armées (EMA), ont participé à un séminaire de communication organisé par le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA, du 12 au 14 septembre 2018.

A l’ère où la communication est un outil indispensable pour toute institution ou organisation, notamment pour les FACA, avec le redéploiement progressif, le recrutement, l’entrainement opérationnel, et la formation, les 12 militaires de l’armée centrafricaine ont participé durant trois jours à différents cours permettant de consolider leurs connaissances et savoir-faire techniques.

Selon l’EUTM-RCA, son objectif est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 « Avant de s’investir pleinement dans les ateliers de communication, le séminaire a débuté par la relecture et l’analyse approfondie des plans de communication du MINDEF et de l’EMA, base indispensable avant tout aspect technique. L’ensemble des stagiaires a ensuite travaillé individuellement et en groupe sur des ateliers tels que : Écrire une brève, gestion des réseaux sociaux, montage de reportages photos et vidéos, etc… Le dernier jour, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro et le journaliste du journal Le Tambourin, Georges Ouapure, ont apporté leurs connaissances avec pragmatisme et qualité pour le plaisir de tous », explique l’EUTM-RCA dans un communiqué de presse y relative..

Les généraux ont souligné l’importance des hommes et des femmes qui constituent le centre de gravité de l’armée centrafricaine, et l’importance d’avoir une réelle stratégie de communication renforcée au niveau de la sécurité et de la défense. Chacun des généraux a remis aux stagiaires les attestations de participation au séminaire de communication.

Une cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 14 septembre en présence du général Maio, commandant l’EUTM-RCA, et le général Dolle-Waya, inspecteur général des FACA.

RJDH

 

 

LA JUSTICE CENTRAFRICAINE DOIT SOIGNER SON IMAGE AUPRES

DES PLAIGNANTS APRES LA GRAVE CRISE

Depuis la nuit des temps jusqu’à ce jour, la justice centrafricaine est mal digérée par les Centrafricains, surtout les pauvres. Cette situation se poursuit de nos jours. La justice en RCA est toujours considérée comme la justice des vainqueurs, des riches. Dans presque tous les procès qui se sont déroulés aux Tribunaux de Grande Instance et autres, ce sont les nantis qui les gagnent. Les pauvres n’ont que les yeux pour pleurer puisqu’ils n’ont pas les moyens financiers. Quand un pauvre a un contentieux judiciaire avec un riche, la justice rendue n’est pas à la hauteur des attentes du pauvre. Le droit, rien que le droit n’est pas dit. On assiste toujours à une parodie de justice. C’est ce qui fait que la justice populaire a pris de l’ascendance sur la vraie justice.

Dans toutes les villes de la RCA et même dans la capitale Bangui, les Centrafricains n’ont pas confiance à la justice. Le prénommé Alban que nous avons croisé dans la rue s’est dit inquiet de ce qui se passe dans les différents Tribunaux et Cours de la République Centrafricaine. « Je suis très inquiet de ce qui se fait dans nos Tribunaux et Cours. J’ai pensé pour ma part que la justice est faite pour tout le monde. Or, il n’en est rien en RCA. Tout se passe comme si tous ceux qui sont censés dire le droit sont corrompus jusqu’aux os. Chacun cherche son intérêt personnel et l’intérêt de celui qui a de l’argent. Dans ce cas de piètre figure, peut-on se plaindre auprès des tribunaux quand on a des problèmes avec quelqu’un ? C’est vraiment difficile », a-t-il martelé.

Un compatriote qui habite le quartier Guitangola dans la commune de Bimbo a expliqué ce qui lui est arrivé quand il s’est plaint à la justice de cette façon : « J’avais eu un problème de terrain avec un dignitaire. Je l’ai porté à la justice. Grande fut ma surprise de constater que ce monsieur est passé outre pour gagner le procès. Je ne sais par quel miracle. Et pourtant, j’avais tous les documents attestant que le terrain me revient de droit ».

Au quartier Nzangognan dans le 6ème arrondissement de Bangui, le prénommé Albert s’est fait agresser dans sa propre concession par son voisin. Il a déposé plainte pour violation de domicile et agression. Le jour du procès, ce dernier a été reconnu non coupable des faits qui lui sont reprochés. Les cas sont nombreux et nous ne sommes pas en mesure de les énumérer sous peine d’écrire un roman.

C’est dans ce contexte que nous appelons ceux qui ont le privilège de dire le droit, rien que le droit de soigner leur image auprès des plaignants après cette crise. Car vous êtes sans ignorer que l’une des causes du déclenchement de la crise centrafricaine par la coalition Séléka réside dans les affaires en justice qui ne sont pas traitées comme il se doit par les magistrats. Comme nous avons dit tout au début, la justice centrafricaine n’est autre chose que la justice des vainqueurs, des nantis. Il est temps que l’appareil judiciaire centrafricain soigne son image auprès des plaignants qui veulent que justice leur soit rendue.

Si nous assistons aujourd’hui à la montée en puissance de la justice populaire à travers tout le pays, cela est dû au fait que la justice est faite pour les riches et ceux qui ont des parents qui travaillent dans les Tribunaux et les Cours. Beaucoup de Centrafricains se sont désintéressés de la justice au profit de la justice populaire car ils ne s’y reconnaissent pas. Et ceux qui sont très enclins dans la justice populaire sont des jeunes et surtout des pauvres qui ne savent plus à qui se vouer pour avoir gain de cause.

Pour ce faire, il faut les sensibiliser sur les mécanismes et le fonctionnement de la justice. C’est de cette manière que la justice populaire baissera d’intensité. En outre, les magistrats doivent changer de comportements. C’est avec amertume que nous constatons qu’après cette crise, rien n’a changé d’un iota. Car, les témoignages de certains compatriotes le prouvent. C’est autant dire que le ministre de la Justice a du pain sur la planche pour soigner l’image de l’appareil judiciaire centrafricain. C’est bien dommage pour le troisième (3ème) pouvoir qui est le pouvoir judiciaire !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

BOUAR : LES ELEMENTS DES FACA DE RETOUR EN PUISSANCE AU CAMP

MILITAIRE LECLERC

Depuis le vendredi 14 septembre 2018, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont de  retour en puissance à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré,  au camp militaire Leclerc. Et ceci après plus de six (06) ans, après la plus grave crise militaro-politique déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka, le 10 décembre 2012 en RCA.

Ce redéploiement des éléments des FACA à Bouar redonne de la confiance et donne du baume au cœur de ses habitants en matière de leur protection. Il ne faut pas aussi perdre de vue que la présence effective de nos éléments des FACA dans cette ville est un atout majeur pour garantir la libre circulation des personnes et des biens.

Nul n’ignore que le camp militaire Leclerc de Bouar a eu à former bon nombre de soldats de notre armée nationale, qui, aujourd’hui, sont tous devenus des officiers supérieurs, officiers et sous-officiers au service de la nation centrafricaine. C’est donc un centre d’instruction et de formation militaires de référence de la sous-région CEMAC.

Comme on le dit le plus souvent, « c’est petit à petit que l’oiseau fait son nid ». C’est justement ce qui se passe actuellement avec nos FACA qui sont entrain de monter doucement mais sûrement en puissance, avec les appuis multiformes des vrais partenaires et amis de la RCA (Etats Unis, EUTM-RCA, Russie, Chine, Afrique du Sud, Angola) et nous en passons. D’où le redéploiement progressif de nos FACA à l’intérieur du pays.

Au jour d’aujourd’hui, les FACA sont présentes et opèrent aux côtés des Casques Bleus de la Minusca dans sept (07) villes suivantes : Paoua (Ouahm-Péndé), Sibut (Kémo), Obo (Haut Mbomou), Bangassou (Mbomou), Dékoa (Kémo), Bambari (Ouaka) et Bouar (Nana-Mambéré). C’est dire que nos FACA renaissent de leurs cendres, montent en puissance pour protéger leurs compatriotes et défendre l’intégrité du territoire national. Donc il y a de quoi donner de la peur aux groupes armés qui écument la RCA. Car, les rapports de force ont aujourd’hui changé et ne sont pas les mêmes qu’au temps de la transition.

 

Le Petit YEKOA

 

 

PRISON A PERPETUITE, PEINE MAXIMALE DE LA CPS : L’ENFER  QUI ATTEND LES BOURREAUX DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

La peine maximale selon la loi sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) est la prison à perpétuité. Outre les peines de prison, la CPS pourra également prononcer les peines de travaux forcés. Voilà en quelque sorte l’enfer qui attend les  auteurs intellectuels et complices des massacres, des tueries, des viols, des braquages, des pillages, des incendies, bref, des violations graves des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, commis sur le territoire centrafricain. Et ce, depuis la date du 1er janvier 2003 à ce jour.

Selon l’article 162.2 du code pénal centrafricain, «les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont imprescriptibles et ne peuvent être graciés ou amnistiés ». Cet article cité ci-haut est net et clair, quant à la question de l’amnistie tant souhaitée par les bourreaux du peuple centrafricain et certaines puissances de ce monde. Cette fois ci, il n’y aura pas de prime à l’impunité puisque tout a été déjà ficelé par le Forum National de Bangui.

Combien de lois d’amnistie ont été votées dans le passé ? Et quels en sont les résultats aujourd’hui ? Trop c’est trop, et c’est vraiment déjà trop. Le peuple centrafricain en entier a décidé aujourd’hui de retrouver sa dignité humaine et sa valeur perdue à travers la justice, rien que la justice, un point un trait. C’est l’impunité qui est encore à la base de la  grave crise militaro politique enclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka dont nous continuons de vivre les conséquences dramatiques  sur les plans sécuritaire et humanitaire.

Depuis la date du 10 décembre 2012 jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, combien de personnes ont trouvé la mort ? Combien de femmes et des mineurs ont été violées ? Combien d’immeubles publics et privés ont été vandalisés, saccagés et détruits ? Combien de maisons et champs des particuliers ont été incendiés ? Combien de véhicules des humanitaires ont été braqués et pillés par les groupes armés ? Faut-il laisser tous ces crimes impunis ? C’est vraiment inadmissible.

La Communauté internationale doit être franche et sincère vis-à-vis des populations centrafricaines qui souffrent comme des animaux sauvages depuis plus de cinq (5) ans. « On ne poursuit pas deux lèvres à la fois », dit un dicton populaire. Comment comprendre que la communauté internationale qui soutient l’Etat de droit, à travers la justice (CPS) puisse croiser les bras et observer les groupes armés et certaines puissances tirer le drap de leur côté ?

L’Union Africaine (UA), dans sa démarche de sortie de crise en République Centrafricaine, se penche beaucoup plus du côté des groupes armés. Le panel des facilitateurs de l’initiative africaine, a rencontré non seulement les leaders des groupes armés, mais également les représentants des ONG de défense des Droits de l’Homme, de la société civile voire de la Plateforme des Confessions Religieuses en Centrafrique.

Curieusement, le panel des facilitateurs se contente de publier les fameuses revendications tordues des groupes armés qui, d’ailleurs ne cadrent pas avec les réalités du terrain. Pourquoi ne pas aussi publier les recommandations des représentants des organisations de  la société civile pour faire la part des choses ? Cela n’étonne personne puisque la France et le Tchad ont toujours la main mise sur l’Union Africaine qu’ils manipulent à volonté.

L’Union Africaine, une grande organisation des Africains, navigue à contre courant des réalités des pays de la sous-région. Presque tous les pays de l’Afrique Centrale traversent des crises militaro politiques voire des mouvements terroristes. Mais l’UA n’a jamais apporté une solution concrète même, ne fusse qu’à un seul pays. L’exemple frappant est celui de la RCA où l’UA vogue au gré du vent ou rame à contre courant sans apporter une solution concrète à la crise que traverse le pays de feu Barthelemy Boganda. Et ceci, depuis plus de cinq années. Incroyable, mais pourtant réel.

Qu’à cela ne tienne, la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), croisent les bras et observent les crimes et exactions se poursuivre allégrement  sur l’ensemble du pays, sans pour autant prendre de mesures concrètes qui s’imposent. Et tout porte à faire croire que la CEMAC, la CEEAC et l’UA sont des coquilles vides, incapables de trouver des solutions aux multiples crises dans les pays de la sous-région.

Heureusement, le peuple centrafricain n’est plus dupe. Tout ce qui se fait en cachette est désormais  compris par tout le monde. C’est pourquoi, l’idée d’une soi-disant amnistie, est rejetée aujourd’hui en bloque par toute la population. Seule la justice peut nous libérer définitivement de l’emprise des groupes armés.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES NATIONS UNIES ONT ACHETE POUR 3,9 MILLIARDS DE FRANCS CFA

AUX ENTREPRISES CENTRAFRICAINES EN 2017

Bangui, 14 septembre 2018 - En 2017, le volume d’achat du Secrétariat des Nations Unies auprès des entreprises centrafricaines a atteint sept millions de dollars (environ 3.9 milliards de francs CFA). Ces achats ont porté sur des biens et des services pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). 

Afin d’encourager les entreprises centrafricaines à faire des affaires avec les Nations Unies, la MINUSCA a organisé un séminaire fin juillet 2018, destiné à développer une plus grande coopération entre le service des achats de la Mission et la communauté des affaires centrafricaine et permettre aux entreprises de mieux s’imprégner de la manière de faire les affaires avec les Nations Unies.

Un total de 178 entreprises nationales y ont participé, en présence de représentants du Gouvernement centrafricain, notamment du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère des Finances ainsi que la Chambre de Commerce. 

La Division des Achats des Nations Unies soutient le siège, les bureaux hors siège, les commissions régionales, les tribunaux internationaux et les missions de maintien de la paix partout dans le monde. Lorsque l’Assemblée Générale des Nations Unies approuve le financement d’une Résolution, il incombe à la Division des Achats de trouver les biens et les services nécessaires à la mise en œuvre du mandat. 

Avec la délégation d’autorité, la MINUSCA achète localement un éventail très large et précis de biens et de services également nécessaires à la mise en œuvre du mandat dans des domaines divers notamment la sécurité, le génie civil, la construction, l’entretien de véhicules, le nettoyage, la maintenance des camps, internet, téléphonie mobile, impression, fournitures, communication, transport, entre autres.

Pour devenir vendeur des Nations Unies, l’entreprise doit d’abord s’inscrire gratuitement sur www.ungm.org le site du Marché Global des Nations Unies.  Le processus d’inscription permet aux vendeurs de choisir l’organisme des Nations Unies avec lequel ils souhaitent faire des affaires, ce qui facilite sa localisation par l’organisation. Ensuite, il faut répondre aux invitations de manifestations d’intérêt publiées sur le site du Marché Global et dans la presse écrite en Centrafrique, puis répondre aux appels d’offres en respectant les instructions.

 

 

MINUSCA

 

Organisation d’un sEminaire de communication PAR le MinistEre de la DEfense et l’EUTM-RCA

  

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

12 militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA), du ministère de la défense (MINDEF) et de l’État-Major des armées (EMA), ont participé à un séminaire de communication organisé par le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA, du 12 au 14 septembre 2018.

A l’ère où la communication est un outil indispensable pour toute institution ou organisation, notamment pour les FACA, avec le redéploiement progressif, le recrutement, l’entrainement opérationnel, et la formation, les 12 militaires de l’armée centrafricaine ont participé durant trois jours à différents cours permettant de consolider leurs connaissances et savoir-faire techniques.

Avant de s’investir pleinement dans les ateliers de communication, le séminaire a débuté par la relecture et l’analyse approfondie des plans de communication du MINDEF et de l’EMA, base indispensable avant tout aspect technique. L’ensemble des stagiaires a ensuite travaillé individuellement et en groupe sur des ateliers tels que : Écrire une brève, gestion des réseaux sociaux, montage de reportages photos et vidéos, etc...Le dernier jour, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir MONTEIRO et le journaliste du journal Le Tambourin, Georges OUAPURE, ont apporté leurs connaissances avec pragmatisme et qualité pour le plaisir de tous.

Une cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 14 septembre en présence du général MAIO, commandant l’EUTM-RCA, et le général DOLLE-WAYA, inspecteur général des FACA. Les généraux ont souligné l’importance des hommes et des femmes qui constituent le centre de gravité de l’armée centrafricaine, et l’importance d’avoir une réelle stratégie de communication renforcée au niveau de la sécurité et de la défense. Chacun des généraux a remis aux stagiaires les attestations de participation au séminaire de communication.

L’objectif de l’EUTM-RCA est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation. 

 

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