Toutes les infos du Mardi 16 Octobre 2018

Cm n 2818 du mar 16 oct 2018

LE PRESIDENT TOUADERA GAGNE DE PLUS EN PLUS DE POIDS POLITIQUE SUR LE PLAN NATIONAL ET INTERNATIONAL

Plus de deux (02) ans après son accession à la Magistrature Suprême de l’Etat par la voie démocratique, le président de la République, l’Homme du 30 mars 2016, Professeur Faustin Archange Touadéra, gagne de plus en plus de poids politique sur le plan national et international. Et ceci malgré la plus grave crise militaro-politique sans précédent déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia en décembre 2012 et dont la RCA est victime de ses effets collatéraux depuis plus de six (06) ans.

Sur le plan national, le président Touadéra a prôné deux (02) principes fondamentaux le « Dialogue » et la « Rupture » avec les vieilles pratiques politiques du passé, comme des modes légitimes et efficaces de la gestion des choses publiques. D’où il n’a cessé de tendre la main à chaque fois à toutes les Forces Vives de la Nation (FVN), y compris les groupes armés (faction Séléka et Anti-Balaka), à travers des concertations et des rencontres, pour débattre et trouver des solutions idoines aux problèmes touchant l’intérêt général de la Nation Centrafricaine.

Aujourd’hui, le pays est entrain de se relever, de renaître de ses cendres dans tous les domaines actifs de la vie nationale : restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire (déploiement des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que de l’Administration Publique), reprise de santé, éducation, sports, agriculture, élevage, mines, infrastructures routières, chasse, pêche…). C’est pour dire que « qui va doucement, va sûrement », et c’est l’exemple du président Touadéra. Car feu président Barthélemy Boganda disait, « parlons peu mais travaillons beaucoup ». Ne perdons pas aussi de vue que bon nombre de déplacés internes ont déjà regagné leurs domiciles et villages respectifs, comme les réfugiés centrafricains vivant dans les pays voisins qui manifestent leur volonté de revenir dans leur pays d’origine la RCA.

Quant au plan international, le président Touadéra a opté pour une diplomatie offensive et convaincante auprès des Nations Unies et autres organismes internationaux, continentaux, régionaux, sous-régionaux, pour l’intérêt de la RCA et de son peuple. D’où le retour en puissance de la RCA au sein du concert  des Nations et sur la scène internationale à tous les niveaux (politique, économique, social, militaire, commercial) et nous en passons.

Même si d’aucuns disent que beaucoup de choses restent à faire en termes de pacification du pays, de protection des civils et de bonne gouvernance, il faut toutefois relativiser les choses, car le président de la République a pu faire ce qu’il a pu à plus de deux (02) ans seulement passés au pouvoir. Et n’eût été les exactions de tout genre commises par les groupes armés sur les civils et les humanitaires à l’intérieur du pays, car étant manipulés par certains hommes politiques centrafricains, la France et le Tchad, la RCA serait déjà pacifiée, sécurisée et stabilisée. Autre aspect, il y a des brebis galeuses au sein de l’Exécutif et du Parlement qui rament à contre-courant des principes sacrés de la « Bonne Gouvernance » et de la « Rupture » tant prônées par le président Touadéra. C’est bien dommage pour l’intérêt général des Centrafricains et l’avenir radieux de leur pays. A vrai dire, le « malheur du centrafricain vient du centrafricain lui-même » et non ailleurs. Dans ce cas de piètre figure, qui allons-nous accuser ? Remettons-nous tous en cause, réfléchissons ensemble et changeons nos mentalités et comportements, pour travailleur avec âme et conscience afin de faire développer notre cher et beau pays, la RCA. Et n’oublions surtout pas que les « Régimes Politiques Passent mais le Pays et son Peuple demeurent toujours ».

 

Le Petit YEKOA

 

 

Au moins 68% des cas de mariages précoceS des jeunes filles en Centrafrique

 

68 % est le taux de mariage précoce des filles en Centrafrique. C’est ce qui justifie la 2ème place du pays après le Niger au  classement des pays africains où cette pratique freine l’émancipation des jeunes filles. Ce chiffre a été présenté le 11 octobre à l’occasion de la journée internationale de la jeune fille organisée à Bangui par l’ONG Plan International.

Brenda Jinanonn, représentante de la première Dame de Centrafrique, a  fait un rappel sur l’objectif  de la journée internationale de la jeune fille en Centrafrique. « Cette journée vise à mettre en lumière les besoins des jeunes filles et à répondre aux défis auxquels elles font face, elle prône aussi l’engagement et l’autonomisation et l’exercice de leurs droits fondamentaux. Malgré les efforts de part et d’autre, beaucoup restent à faire », a-t-elle déclaré.

Elle revient sur les données statistiques relatives à la situation des jeunes filles en Centrafrique. « Selon les dernières statistiques enregistrées, 22 % des filles ne sont pas scolarisées et connaissent plus de ruptures dans la scolarité que les garçons avant le cycle secondaire. Avec un taux de 68%, la Centrafrique occupe la seconde place en Afrique en ce qui concerne les mariages forcés. 29 % des filles de moins de 15 ans sont victimes de mariages forcés  et le taux de grossesses chez les adolescentes est de 45%, de nombreuses filles ont été victimes de viols, de sévices corporels  et des crimes odieux lors des derniers évènements qui ont endeuillés notre pays », a indiqué Brenda Jinanonn.

Brenda Jinanonn parle des engagements à prendre pour améliorer les conditions des jeunes-filles centrafricaines. « Des engagements doivent être pris, au niveau de l’organisation des premières Dames d’Afrique, pour soutenir la cause des jeunes filles de mon pays et aussi plaider pour les politiques et les stratégies efficaces en vue d’une lutte acharnée contre le fléau du VIH/SIDA, la réduction du taux de mortalité infantile, l’autonomisation des filles grâce à des partenariats stratégiques », a-t-elle lancé.

La scolarisation des filles est encouragée par le gouvernement pour cette année scolaire 2018-2019. Ce classement doit être une occasion pour l’Etat dans sa lutte contre le mariage précoce qui est aussi l’une des causes de la déperdition scolaire chez les filles.

 

RJDH

 

 

DU RECRUTEMENT DES 1.023 FACA ET LA CULTURE DE LA VOCATION, DE L’OBJECTIVITE : NON AU TRIBALISME ET PARENTALISME

Le chômage ne frappe pas que les parents des officiers supérieurs, des officiers et des hauts responsables de l’armée. Sous le régime Bokassa, les recrutements se font sur la base de l’amour du métier des armes et non par nécessité d’emploi. Il faut avoir une vocation pour le métier des armes, être brave et courageux, avec un sens aigu du patriotisme. Les recrutements de l’époque Bozizé trottent encore dans les esprits, avec des conséquences catastrophiques. Il ne s’agit pas de faire le plein d’effectif. Il est question de trier les braves, les robustes, les courageux pour en faire des soldats téméraires, intelligents et déterminés pour la cause nationale. Sous le régime Bozizé, on a exigé une certaine somme d’un montant de cinq mille (5.000) FCFA à chaque candidat. Une vraie arnaque nationale en somme.

La crise militaro-politique qui se prolonge encore est une source d’inspiration pour corriger les erreurs du passé. Malheureusement, cet aspect semble être perdu de vue par ceux qui ont en charge les recrutements des 1.023 FACA pour bientôt. Les critères de vocation et d’objectivité sont relégués au dernier rang. Il faut voir le pays, les défis qui s’imposent en terme de sécurité, de stabilité et de développement du pays. les recrutements ne constituent pas une occasion de bourrer l’armée. Un parent qui n’aime pas le métier des armes, ne sera jamais efficace. Il faut savoir lire dans le physique des candidats pour sélectionner les bonnes graines. Le système éducatif s’est effondré parce que les gens se sont engouffrés par nécessité et non par vocation.

La formation avec la Russie demande l’endurance, les pleines capacités physiques et un bien-être mental complet. L’armée n’est pas un fourre-tout. Combien de Centrafricains traînent sur le carreau en France ? Ils sont partis sur une base familiale ou de la corruption, ils n’ont pas tenu et ils sont au quartier, vivant au gré de la manne sociale française. Très peu au sein de la diaspora centrafricaine à l’étranger ont un bon niveau et des références. C’est au regard de cet océan de médiocrité qui jalonne l’histoire de la RCA que nous tirons la sonnette d’alarme. La garde présidentielle, hyper équipée, hyper armée, n’a pas fait le poids devant des bandits, des malfrats, des barbares. Tout simplement parce qu’ils sont des parents, mais pas des soldats et très mal formés.

Un soldat est formé pour mourir au front pour la cause de son pays. Bozizé, un général de son état, a jeté son armée en pâture à des incirconcis, des barbares. La RCA a sombré dans la pire des humiliations. Des officiers supérieurs, des officiers, des hommes de rang sont abattus comme des malfrats. Le Chef d’Etat major Général des armées, la ministre de la défense, les officiers généraux rescapés de l’enfer s’en souviennent-ils. Les recrutements au sein de l’armée doivent faire l’objet d’une attention particulière, car on ne joue pas avec la vie d’une nation. Qui que ce soit, qu’il monte, qu’il descende, la rigueur doit être de mise.

Plusieurs décrets viennent d’être rendus publics, structurant l’armée comme dans tous les pays du monde. L’Armée renaît peu à peu de ses cendres. Son efficacité sur le terrain n’est plus à démontrer. L’esprit de famille, de tribu, de clan, doit céder sa place à l’objectivité, « la RCA d’abord, les Centrafricains avant tout ». Nous insistons sur la qualité physique et mentale des nouveaux recrus. « Plus jamais ce que nous avons vécu avec Bozizé, puis avec les Séléka jusqu’à ce jour. Les recruteurs doivent sélectionner des hommes et des femmes capables de prendre le taureau par les cornes. L’heure est venue de tourner le dos aux parents, aux clans et à la tribu afin de sauvegarder l’équité. Souvent les listes parallèles deviennent des listes officielles et les listes officielles rangées dans les placards. L’injustice sociale est à son comble en Centrafrique, dans les passations de marchés, les concours, les recrutements, tout ce qui exige un tamisage.

 

Julien BELA

 

 

 

 

BAMBARI RETROUVE SA QUIETUDE APRES DES TIRS NOURRIS : UN CALME PRECAIRE REGNE ET LES ACTIVITES ONT REPRIS

Dans la nuit du jeudi à vendredi à partir de 20 heures, la population de Bambari n’a pu fermer l’œil. Des détonations d’armes lourdes et légères ont retenti durant toute la nuit jusqu’au petit matin. Pris de peur, les habitants se sont terrés dans leurs maisons. D’après les informations qui nous sont parvenues, les Casques Bleus de la Minusca, basés dans cette ville, ont mis la main sur sept (7) éléments appartenant à l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), l’une des branches dissidentes de la coalition Séléka dirigée par le tristement célèbre nigérien Ali Daras. Ils les ont désarmés. Mécontents, les combattants de l’UPC ont attaqué ces Casques Bleus. Ils ont aussi proféré des menaces à l’encontre des leaders religieux et laïcs de différentes communautés de la société civile de Bambari.

« Le lendemain matin, un hélicoptère a survolé la ville et les tirs nourris ont cessé. Une fausse alerte au niveau du marché central a semé la panique au sein de la population civile. De nombreux compatriotes ont dû quitter leurs maisons pour se mettre à l’abri d’éventuelles attaques des éléments de l’UPC. La ville était paralysée. Les commerçants musulmans n’ont pas ouvert leurs boutiques. Le commissariat de la ville de Bambari n’est pas attaqué, puisque j’habite à quelques mètres de là. Les combattants de l’UPC, depuis leur base, tirent en l’air. Il n’y a pas eu un affrontement entre les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et ces seigneurs de guerre. Les FACA sont basées au niveau du pont Ouaka à la sortie ouest de Bambari. Jusqu’ au jour d’aujourd’hui, elles ne sont pas arrivées au centre-ville de Bambari. La force spéciale portugaise est déployée dans la ville et patrouille actuellement.

Dans la matinée de ce lundi 15 octobre 2018, Bambari a retrouvé sa quiétude. Un calme précaire y règne. Les activités commerciales ont repris. Nos compatriotes musulmans commerçants qui subissent les actes barbares de l’UPC ont rouvert les portes de leurs boutiques. Pour votre gouverne, je vous dis que ces commerçants souffrent énormément sous les bottes des peuhls d’Ali Daras qui leur exigent de payer des taxes, des impôts et autres. Les commerçants ne veulent plus les sentir.

Les véhicules des humanitaires ont commencé à circuler dans la ville après les crépitements d’armes qui ont retenti dans la nuit du 11 octobre dernier. Un calme précaire est observé dans la ville car les gens vaquent à leurs occupations habituelles. Les FACA, de leur côté, sont sur leur garde, ainsi que la force spéciale portugaise. Au cas où ces éléments de l’UPC s’en prendront à eux, on assistera certainement à un affrontement très meurtrier. Mais pour le moment, aucun incident n’a été signalé depuis vendredi jusqu’à ce matin », a indiqué une source concordante jointe ce lundi 15 octobre au téléphone sous couvert d’anonymat.

Face aux menaces constantes de l’UPC à Bambari, faut-il que le gouvernement et la Minusca croisent les bras ? Non, ils doivent agir vite pour mettre hors d’état de nuire les combattants de l’UPC qui s’en prennent aussi bien aux Casques Bleus de la Minusca que les civils, les humanitaires et les leaders religieux. Les FACA doivent bomber leurs torses, ainsi que le contingent portugais de la Minusca car les Casques Bleus mauritaniens sont accusés par la population de Bambari d’être de connivence avec les combattants de l’UPC. Ce n’est pas étonnant. Les Mauritaniens déployés en Centrafrique dans le cadre de cette mission onusienne sont des Foulathas, tout comme les peuhls d’Ali Daras. Deux (2) frères qui se retrouvent dans un pays où coulent le lait et le miel peuvent-ils s’affronter ? Aucunement pas. Donc sans nous voiler la face, tant que le contingent mauritanien n’est pas délocalisé de Bambari, la paix est loin d’y revenir.

Et si la situation sécuritaire reste très volatile à Bambari, qu’en sera-t-il de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) qui sera célébrée à Bambari ce mois-ci ? Ne faut-il pas nettoyer la ville avant cette célébration ? C’est un impératif. Le gouvernement et la Minusca doivent agir dans ce sens si l’UPC ne veut pas baisser les bras. Les exactions de ces rebelles nigériens peuhls sur la population de Bambari et les Casques Bleus de la Minusca en particulier, et celle de la Ouaka en général ne datent pas d’aujourd’hui. Comme les FACA sont déjà déployées dans la ville, nécessité oblige de la pacifier pour permettre aux communautés musulmanes et non musulmanes de vivre en paix sur le sol de leurs ancêtres. L’UPC ne peut se permettre le luxe de prendre toute une population en otage pendant plus de cinq (5) ans. Il ne détient pas le titre foncier de la Ouaka, de la Basse-Kotto et une partie de la Haute-Kotto et du Mbomou.

L’heure est arrivée de mettre fin à la supériorité de l’UPC à Bambari avec le redéploiement des FACA dans cette ville. Aux grands maux, de grands remèdes. Comme les combattants de l’UPC s’entêtent et persistent dans la violence contre les soldats onusiens, les humanitaires, les commerçants, les serviteurs de Dieu, ils n’ont plus droit de cité en RCA. D’ailleurs, ce sont des rebelles à la solde de l’ étranger. Et on ne peut parler interminablement des tueries, des massacres, des attaques contre les civils perpétrés par l’UPC. Le gouvernement et la Minusca ont l’obligation de sonner la fin des hostilités.

Hier, c’était Bambari avec les actes barbares de l’UPC. Aujourd’hui, c’est encore Bambari. Demain, ce sera toujours Bambari qui reviendra sur les lèvres avec les exactions de l’UPC. Où est donc passé le slogan, « Bambari, ville sans armes et sans groupes armés » ? Un calme précaire à Bambari n’est pas synonyme d’une paix, faut-il le rappeler à nos dirigeants. Qui vivra, verra !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

ATELIER NATIONAL SUR L’OPERATIONNALISATION DU NEXUS HUMANITAIRE-DEVELOPPEMENT-PAIX EN RCA : « LA NOUVELLE FAÇON DE TRAVAILLER »

La grande salle de conférence de l’hôtel Ledger Plaza à Bangui, a servir de cadre à la cérémonie officielle d’ouverture de l’atelier national sur l’Opérationnalisation du Nexus Humanitaire-Développement-Paix (NHDP) : « La nouvelle façon de travailler ». C’était sous la présidence du premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, aux côtés duquel nous notons la présence de la représentante spéciale adjointe du Secrétaire Général des Nations-Unies, le représentant du représentant résident de la Banque Mondiale (BM) en RCA, de huit (08) membres du gouvernement et des membres de Cabinet de la Primature.

De 9heures 23 minutes à 10 heures 12 minutes, les trois (03) hautes personnalités citées ci-haut, ont, dans leurs discours, mis un accent particulier sur « l’importance et les avantages de cette nouvelle façon de travailler et d’agir ensemble dans le cadre du Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA). Il est question de se dépasser et se mettre au-dessus des clivages et des intérêts partisans, pour œuvrer ensemble, pour une RCA plus inclusive, plus juste et plus stable pour le bonheur de tout le peuple centrafricain.

C’est de définir avec les humanitaires et les partenaires au développement de la RCA, les nouvelles stratégies de travailler ensemble, pour atteindre les objectifs et priorités qui sont contenus dans le RCPCA ».

Durant deux (02) jours, les participantes et participants vont se pencher sur le thème de cet atelier, à savoir : « Ne laisser personne pour compte (accroitre l’impact du relèvement et accélérer le progrès vers l’agenda 2030 en RCA ».

C’est une photo de famille qui a mis fin à la cérémonie officielle d’ouverture de cet atelier, par le retrait des officiels et autres invités. (Suite au prochain numéro).

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

RCA / LE PRESIDENT FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA FORMEL : « POUR LA LIBERTE DE MON PEUPLE, JE FERAI TOUT ». « JE RECHERCHE DES PARTENARIATS GAGNANT-GAGNANT POUR LE BIEN ETRE DE MON PEUPLE. JE NE SUIS PAS CONTRE LA FRANCE MAIS,... »

« … Je ne suis pas contre la France mais, il est tant que nous imposons notre souveraineté et notre liberté pour le bien être de la population », a été clair, le Président de la RCA. La République Centrafricaine étant un pays comme tous les autres dans le monde, il peut naturellement s'ouvrir au reste du monde. "Je n'ai aucune préférence en termes de partenaires. Dorénavant, j'accepterai tous les partenaires qui viendront avec un esprit de respect, de considération, de courtoisie et surtout dans un esprit de gagnant -gagnant. La France a toujours été le seul partenaire de la RCA dans tous les domaines, mais la France, notre ex puissance colonisatrice n'assume pas toutes ses responsabilités. Etant le garant du peuple Centrafricain, j'ai décidé de solliciter d'autres partenariats gagnant-gagnant pour sortir mon peuple de la misère" a martelé Faustin-Archange Touadéra. Qui en a profité pour ouvrir son pays sur l'extérieur. "Tous les pays du monde sont concernés par ce partenariat gagnant-gagnant, y compris les pays d'Afrique. J'ai des informations sur un coup d'État en préparation, ainsi que des attaques en préparation. Mais j'ai le peuple pour moi et avec moi. Aujourd'hui, informé de la forfaiture des occidentaux, mon peuple dit non à la manipulation et la déstabilisation. Je ferai tout pour faire de la RCA, un pays fréquentable, un pays stable, un pays développé ou il fait bon vivre", avoua t-il. Puis de poursuivre, "aujourd'hui, nous avons le soutien de nos frères Africains et des panafricanistes pour mettre fin à cette crise. Nous avons les FACA, qui sont une fierté nationale et Africaine très bien formé pour le maintien de la paix et nos partenaires, la Chine , les USA, la Russie et autres n'arrêtent pas de les former et équiper. Cette semaine nous avons réceptionné des dons en matériel militaire des USA et la Chine d'une valeur de plus de 23 million de dollars. les FACA sont prêts pour le maintien de la paix. Je voudrais rassurer les uns et les autres que notre armée est bien équipée pour assurer la sécurité et celle de vos matériels.

K A,

ONG La Voix de l’Afrique

 

 

LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT CHANGER DE FUSIL D’EPAULE EN RCA

Jamais une crise n’a tant duré en République Centrafricaine. Mais celle déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia est la plus grave crise que notre pays n’a jamais connue depuis qu’il a accédé à l’indépendance le 13 août 1960. Et ce n’est pas le fruit du hasard. Cette situation s’explique par le fait que la Communauté internationale ne s’investit pas pleinement dans la résolution de la crise centrafricaine.

Au fait, à y voir de plus près, c’est cette Communauté internationale qui ferme les yeux sur les exactions commises par les groupes armés sur les populations civiles. Car, depuis que la crise a éclaté en RCA au mois de décembre 2012 dans la ville de Ndélé, cette fameuse Communauté internationale ne fait que condamner des actes barbares des groupes armés, sans pour autant agir concrètement sur le terrain pour les mettre hors d’état de nuire. Les Casques Bleus de la Minusca qui sont déployés en Centrafrique pour protéger les civils voguent au gré du vent ou rament à contre courant de la vérité. Chaque jour, on fait vibrer les tympans des Centrafricains avec des mises en garde, des ultimatums, des condamnations, des slogans dénués de tout fondement. Après, c’est toujours le chaos.

Au lieu de soutenir le redéploiement des FACA dans les villes de nos provinces pour protéger réellement nos compatriotes, on ne fait que parler du renforcement de l’effectif de la Minusca. Après plus de quatre (4) ans passés en Centrafrique, quels sont les résultats fournis par les Casques Bleus en matière de sécurisation des populations civiles ? N’est-ce pas sous la barbe de ces soldats onusiens que les civils sont massacrés, torturés, abattus comme des bœufs à l’abattoir ? C’est vraiment triste ce constat !

Dans certaines ambassades à Bangui, on ne fait que parler de la complexité de la crise centrafricaine. Qu’entend-on par complexité ? C’est dire que la crise centrafricaine ne peut-elle pas être résolue ? Faut-il faire descendre les anges du ciel pour sa résolution ? Autant de questions que les Centrafricains se posent aujourd’hui. Alors que la Communauté internationale, ainsi que les Casques Bleus de la Minusca ont tous les moyens possibles pour mettre fin à cette crise qui perdure en RCA. Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, la Communauté internationale assiste sans rien faire.

Aujourd’hui, la Russie décide d’aider la RCA à sortir de ce bourbier, voilà que des voix s’élèvent au sein de cette Communauté internationale pour la critiquer. Où est le sérieux ? Donc, sans passer par quatre chemins, c’est la Communauté internationale qui maintient la RCA dans cette situation chaotique puisqu’elle en profite pour exploiter frauduleusement nos ressources minières, tels le diamant et l’or dont regorge le sous-sol centrafricain.

Cette communauté internationale doit comprendre dès à présent que les Centrafricains sont fatigués de cette longue crise qui ne dit pas son nom. Les pays amis de la RCA qui font partie intégrante de cette Communauté internationale doivent aider les autorités du pays à trouver des voies et moyens pour sortir de cette crise. Mais la solution ne doit pas passer par l’amnistie des bourreaux du peuple centrafricain. Le Comité de Sanction du Conseil de Sécurité de l’ONU doit lever totalement l’embargo sur les armes et autres effets militaires à destination de la RCA. C’est ça ce que nous appelons changer de fusil d’épaule car les pays qui sont dans ce Conseil de Sécurité ne sont autres que la Communauté internationale.  C’est la condition sine qua non pour le retour définitif de la paix et de la sécurité en RCA. L’embargo ne profite qu’aux groupes armés et non au gouvernement qui peine à équiper les éléments des FACA déjà formés par l’EUTM et entraînés par les instructeurs militaires russes au maniement de leurs armes.

La RCA fait partie intégrante de cette Communauté internationale. De ce fait, elle doit être traitée comme les autres nations. Sous d’autres cieux, il y a des crises qui retiennent l’attention de la Communauté internationale. Qu’en est-il de celle déclenchée par la Séléka ? Il est temps que la Communauté internationale change de fusil d’épaule, c’est-à-dire qu’elle agit pour mettre fin à la crise centrafricaine. Les beaux discours n’ont plus leur place. Les Centrafricains veulent du concret de la part de la Communauté internationale et non de l’ingérence dans la crise centrafricaine.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

FRANCE-CENTRAFRIQUE : UN PAS EN AVANT, DEUX PAS EN ARRIERE OU L’ILLISIBLE POLITIQUE DE MACRON EN AFRIQUE

Question à 10.000 F CFA (15 euros). Que veut la France en Centrafrique, pays où elle a retiré son armée, il y a deux ans, malgré les supplications de son nouveau président, Faustin Archange Touadéra, alors que les rébellions battaient, encore, leur plein à l'intérieur du pays jusqu'aux faubourgs de Bangui ? La question étant peut-être mal posée, faudrait-il sans doute dire les choses autrement : en réalité que ne veut pas la France en Centrafrique, bien qu'elle ait pris la poudre d'escampette laissant ce pays se débrouiller dans ses graves difficultés ? Réponse, également, à 10.000 F CFA (15 euros) : que la Russie de Poutine s'y implante pour aucun prétexte, elle qui a commencé, grâce à un feu vert du Conseil de sécurité, à fournir des armes avant de s'y installer : aujourd'hui, c'est la Russie qui (chose incroyable il y a un an) s'occupe de la sécurité personnelle du président, Faustin Archange Touadéra. C'est une très mauvaise affaire pour Paris et on comprend qu'Emmanuel Macron ait mis en route sa cheffe des armées, Florence Parly, pour contrecarrer les plans de Moscou. Car la stratégie de la Russie ne se limite pas au seul Centrafrique. Elle s'inscrit dans un vaste plan, où elle va marcher main dans la main (comme tous bons partenaires des BRICS) avec la Chine du camarade Xi Jinping.

Et pour parler du Centrafrique (comme si ce pays était sous tutelle), la ministre française de la Défense, au lieu d'atterrir à Bangui, a choisi le principal relai de la France dans la sous-région, à savoir, le président du Tchad, Idriss Déby Itno. Bien que ce dernier soit en partie responsable des malheurs qui frappent le Centrafrique, aujourd'hui et hier, il reste, pour les Français, l'homme incontournable sans lequel aucune solution ne peut être envisagée en Centrafrique. Bangui appréciera.

La France et le Tchad veulent « remobiliser autour de l'initiative africaine » de paix en Centrafrique, a, donc, déclaré ce mardi, 9 octobre dernier, à N'Djamena, Florence Parly, à l'issue d'un entretien avec le dictateur du lieu.

« Nous avons (...) évoqué la situation en Centrafrique, qui est l'objet d'une particulière vigilance de notre part et de la part du président Déby. Nous avons partagé l'analyse de la situation et nous convergeons sur cette analyse », a dit la ministre française des Armées.

« La conclusion que nous en tirons, c'est la nécessité de remobiliser autour de l'initiative africaine autour de la Centrafrique », a-t-elle ajouté, afin de « faire en sorte que l'Union africaine puisse remobiliser autour de cette initiative ».

Selon elle, « il est probable que cette question soit de nouveau abordée très directement au niveau des chefs d'Etat ».

En réalité, Paris ne vient pas en bon samaritain. Emmanuel Macron (dont la politique colonialiste a fini de convaincre ceux qui avaient misé sur son jeune âge en faveur du changement en Afrique) voit d'un mauvais œil la présence russe en Centrafrique où Moscou est, notamment, impliquée dans des tentatives de médiation entre le gouvernement et les groupes armés, souligne-t-on de source française.

La nature ayant horreur du vide, la Russie n'a profité que du retrait de la France pour s'implanter avec l'accord des autorités banguissoises. Il n'y a rien de mal que Touadéra choisisse ses partenaires parmi les personnes qui ne sont pas en odeur de sainteté avec Emmanuel Macron (sur notre photo les deux chefs d'Etat à l'Elysée en septembre 2017). A la limite, une telle stratégie est même conseillée car elle montre une certaine indépendance des autorités centrafricaines.

Si le professeur Touadéra a, souvent, parlé de « facilitation » en évoquant l'apport de la Russie dans les négociations entre le pouvoir et la rébellion, fin août, Moscou avait réuni chez son allié soudanais, à Khartoum, quatre des principaux groupes armés pour y signer une « déclaration d'entente ». Cette médiation parallèle a (beaucoup) « agacé » les partenaires de la RCA et a été, clairement, rejetée par la France, sans se soucier des qu'en dira-t-on sur le plan de l'ingérence. Car s'était-on demandé à Bangui : de quel droit la France s'est-elle permise de rejeter une telle médiation alors que malgré les supplications du président centrafricain, son armée a battu en retraite laissant le Centrafrique dans une situation de fragilité militaire extrême ?

 

Afrique Education

 

 

 

MINISTRE HENRI WANZET LINGUISSARA SUR LA ROUTE DE KAGA-BANDORO

Malgré tout ce qu'il y a comme parcours de combattant, le Ministre Henri Wanzet Linguissara n’a pas voulu atteindre Kaga-Bandoro par avion : « il faut toucher du doigts les réalités du pays en ma qualité de non seulement Ministre de l'intérieur chargé de la sécurité publique, mais encore celui de l'administration du territoire de la décentralisation et du développement local, et en plus Ministre suppléant résident de Nana-Gribizi », tel est la pensée du Général de brigade Linguissara.

 

Ministère de Sécurité Publique

 

 

XVIIème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : LA LANGUE FRANÇAISE EN PERTE DE VITESSE EN AFRIQUE

Réuni le jeudi 11 octobre dernier à Erevan en Arménie, le monde francophone aura fort à faire pour sortir la francophonie institutionnelle de sa léthargie et redonner un sens à une communauté linguistique puissante mais qui doute de son avenir. Par son originalité, la candidature rwandaise de Louise Mushikiwabo pour le Secrétariat général de l’OIF pourrait-être l’occasion d’un réveil en fanfare.

Au-delà des discours policés, le Sommet d’Erevan devrait être, du moins peut-on l’espérer, un Sommet de rupture pour la francophonie et son appareil institutionnel. Il s’agira à bien des égards de faire oublier les errements de Dakar 2014 où un monde francophone résigné s’était vu imposer sans concertation ni débat un exercice imprudent de realpolitik à courte vue. Quatre ans après ce fiasco, la francophonie ne peut se payer le luxe d’une nouvelle erreur de casting qui déboucherait sur un second mandat pour rien.

Sans surprise, Louise Mushikiwabo a été nommée par consensus le vendredi 12 octobre dernier, lors d’une réunion à huis clos au dernier jour du sommet de l’Organisation à Erevan, en Arménie, malgré les nombreuses critiques qui reprochent au Rwanda de bafouer la liberté d’expression et de réprimer son opposition, mais aussi de faire peu de cas de la défense de la langue français.

Née d’une vision activiste et éminemment politique, qui doit beaucoup à François Mitterrand et à Boutros Ghali, l’OIF ne survivrait pas à un nouveau et ronronnement de cette organisation.

Comment contribuer activement à l’unité du monde francophone et à son expression sur la scène internationale ? Comment agir pour que la francophonie devienne réellement utile à ses peuples et à l’équilibre du monde ? Voilà les principaux enjeux qu’attendent les peuples qui ont en commun, la langue française de la nomination de Louise Mushikiwabo face à son adversaire Michaëlle Jean.

Toutefois, la question de l’utilité de la francophonie institutionnelle, en clair de l’OIF, s’inscrit aujourd’hui en filigrane dans tous les débats sur son évolution. Cette question a été l’un des principaux points à l’agenda de campagne de la candidate du Rwanda. Et c’est grâce à cet agenda axé sur les résultats économiques de son pays qui plaident pour la capacité de l’Afrique à tracer, elle aussi, un chemin de croissance et de développement y compris après les pires adversités.

L’autre question, incontestablement plus délicate, réside dans la capacité de la nouvelle OIF à œuvrer pour une démocratisation suffisamment raisonnable de ses pays membres pour faire avancer effectivement la cause des droits humains, la sécurité des affaires et la prévention des conflits sans mettre en péril les stabilités et équilibres politiques dont le Sud, comme le Nord d’ailleurs, ont également besoin pour avancer.

Il est vrai que la réussite du modèle économique rwandais pourrait servir d’exemple à ses partenaires francophones plus en retard sur ce terrain.

Quant à la France, à travers son soutien à la candidature de Louise Mushikiwabo, elle peut faire beaucoup mieux que chercher à retirer simplement un caillou de sa chaussure africaine. En promouvant sincèrement une offre alternative d’origine africaine qui peut apporter beaucoup à une francophonie décomplexée, économiquement efficiente et ouverte au dialogue avec ses voisins anglophones, elle est en mesure d’éviter que ne se répète à Erevan le triste scenario d’une candidate sans programme, surfant sur l’ambiguïté de son appartenance Nord-Sud  et imposée sans concertation par les parrains les plus puissants de la classe.

Décidément, même la France de Macron navigue dans le sillage de ses prédécesseurs féru de la Françafrique.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

 

Les enfants vivant avec le VIH souhaitent une couverture Elargie des ARV

Les enfants vivant avec le VIH/SIDA ont souhaité une couverture élargie des Antirétroviraux (ARV). Une demande exprimée lors de la visite du Secrétaire général adjoint de l’ONU et Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, de la première dame de Centrafrique, Brigitte Touadéra, et de plusieurs acteurs humanitaires ce mercredi 10 octobre au complexe pédiatrique de Bangui.

Cette visite du Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, intervient dans un contexte où le Complexe Pédiatrique reste la seule structure sanitaire de prise en charge des enfants vivant avec le VIH/SIDA en Centrafrique. Le pays compte actuellement 2.200 soit 25% des enfants vivant avec le VIH/SIDA sous traitement ARV.

Des plaidoyers ont été faits par les enfants vivant avec le VIH/SIDA regroupés au sein du club «E Bata Guigui », qui signifie en français, «Préservons la vie». Ces enfants demandent entre autres la prise en charge des enfants vivant avec le VIH/SIDA à l’intérieur du pays, la lutte contre la stigmatisation, et l’accès gratuit aux autres médicaments pour les enfants orphelins.

L’une des enfants vivant avec le VIH/SIDA croit toujours à l’avenir en respectant son traitement. « Je vis depuis des années avec le virus grâce au Club «E Bata Guigui» et avec l’appui du Docteur Ngodi Jean Chrysostome et j’ai eu la chance d’avoir 19 ans aujourd’hui en respectant seulement les consignes. Mon souhait est que nos frères qui sont dans l’arrière-pays puissent avoir cette même chance que nous », a-t-elle lancé.

Un autre plaidoyer est lié à la lutte contre la stigmatisation, «j’ai été stigmatisé par notre voisine alors que ma mère partait réclamer l’argent de loyer. Elle a dévoilé à tout le monde que je suis porteur du VIH. Elle s’est même rendue au niveau de mon école pour dire à mes camarades que j’ai le Sida. Ma mère était obligée de porter l’affaire devant la justice et cela demeure toujours lettre morte. Je regrette que la justice n’a rien fait pour nous », s’est plainte une autre enfant vivant avec le VIH.

Face à ces plaidoyers, la première dame de Centrafrique, Brigitte Touadéra, se dit consciente de ces revendications et promet des actions conjointes avec le gouvernement, «je prends acte de tout ce que vous avez souligné. Le gouvernement aussi est représenté ici par le ministre de la santé Pierre Somse. Ensemble avec les partenaires, des mesures seront prises afin que vous ayez des ARV même dans l’arrière-pays », a-t-elle promis.

Le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, se dit très touché par rapport au courage de ces enfants. « Je pars d’ici émerveillé  car je sais qu’il y’a de l’espoir. Ces filles nous ont dit ici qu’elles ont été stigmatisées et le problème de leurs camarades de l’intérieur du pays qui n’ont pas accès à l’ARV. Ces enfants nous interpellent aujourd’hui de changer notre système de santé. Mais le fait qu’ils nous disent qu’ils vivent positivement avec le VIH, c’est pourquoi je vous dis que je suis émerveillé et je pars en disant qu’il y’a de l’espoir », a- déclaré Michel Sidibé.

La visite du Directeur Exécutif de l’ONUSIDA intervient après celle de 2014. La lutte contre le VIH-SIDA, la discrimination et stigmatisation ainsi que les nouvelles infections à VIH constituent le cheval de bataille pour le ministère de la santé et ses partenaires en Centrafrique.

 

RJDH

 

 

ATTENTAT DU 6 AVRIL 1994 AU RWANDA : LE PARQUET DE PARIS REQUIERT UN NON-LIEU

Le Parquet de Paris a requis un non-lieu pour les neuf Rwandais soupçonnés d’être impliqués dans l’attentat du 6 avril 1994. Parmi eux, sept proches du gouvernement rwandais. Leur avocat, Bernard Magain, salue "une étape très importante dans la reconnaissance de l’innocence" de ses clients.

Le Parquet du tribunal de grande instance de Paris a requis un non-lieu dans l’affaire, instruite depuis 1998, portant sur l’attentat commis le 6 avril 1994 contre l’avion de l’ex-président rwandais Juvénal Habyarimana. Dans ces réquisitions, datées du 10 octobre et signées du substitut du procureur Nicolas Renucci, le ministère public estime que les éléments contenus dans le dossier d’instruction sont insuffisants pour que les neuf Rwandais poursuivis dans cette affaire soient renvoyés devant une cour d’assises.

L’information a été confirmée à Jeune Afrique par l’avocat belge Bernard Maingain, qui défend sept Rwandais proches du gouvernement de Kigali. « C’est une étape supplémentaire et très importante vers la reconnaissance de l’innocence de nos clients », a-t-il réagi.

Ce tournant dans le dossier pourrait constituer une étape supplémentaire dans la réconciliation en cours entre Paris et Kigali. Cette affaire judiciaire empoisonne en effet depuis plus de vingt ans les relations diplomatique entre les deux pays.

Vingt années de procédure

Le 6 avril 1994, l’avion du président hutu Juvenal Habyarimana était abattu par deux missiles sol-air alors qu’il s’apprêtait à atterrir sur l’aéroport de Kigali. Cet événement, qui a aussi coûté la vie au président burundais de l’époque, Cyprien Ntaryamira, allait marquer le début du génocide des Tutsi au Rwanda.

En 1997, la famille de l’un des membres de l’équipage (français) du Falcon 50 présidentiel avait déposé plainte à Paris. En mars 1998, une information judiciaire était ouverte, confiée au juge Jean-Louis Bruguière, du pôle antiterroriste.

Fin 2006, se basant sur des témoignages formulés par d’anciens militaires se présentant comme parties prenantes à l’attentat, ce magistrat concluait à la responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR) – l’ancienne rébellion, majoritairement tutsi, aujourd’hui au pouvoir à Kigali.

Avec l’aval du Parquet, il lançait alors des mandats d’arrêt contre neuf dignitaires de l’armée ou du régime rwandais. En réaction, le Rwanda avait alors rompu ses relations diplomatiques avec la France.

Selon Kigali, l’enquête du magistrat aurait été exclusivement orientée à charge du FPR, celui-ci ne s’étant jamais intéressé à la thèse faisant des Hutu extrémistes les possibles auteurs de l’attentat.

De plus, dénonce l’entourage de Paul Kagame, Jean-Louis Bruguière n’a jamais cherché à se rendre au Rwanda pour y mener des investigations.

Reprise de l’enquête par Marc Trevidic et Nathalie Poux

Apres leur reprise de l’enquête, en 2007, les juges Marc Trevidic et Nathalie Poux vont auditionner sept des neufs Rwandais mis en cause, permettant leur mise en examen, la levée des mandats d’arrêt les concernant et, bientôt, une timide reprise des relations entre la France et le Rwanda.

En 2011, ils se rendent à Kigali, accompagnés d’un panel d’experts pluridisciplinaire, pour y conduire une expertise balistique sur les lieux de l’attentat.

Si les réquisitions du Parquet étaient suivies par les juges d’instruction, cela aboutirait à la clôture de ce dossier sensible

Leurs conclusions remettent en cause la théorie de leur prédécesseur : elles établissent en effet que les deux missiles ont  été tirés depuis l’enceinte – ou à proximité immédiate – du camp militaire de Kanombe, alors contrôlé par l’armée gouvernementale, les Forces armées rwandaises (FAR).

Une expertise qui contredit la piste suivie jusque-là, sur la base des témoignages de plusieurs transfuges du FPR qui assuraient avoir tiré les missiles depuis le lieu-dit Masaka, à plusieurs kilomètres de là.

À travers ces réquisitions de non-lieu, le Parquet de Paris estime que les investigations menées depuis vingt ans ne permettent pas, en l’état, de renvoyer les Rwandais mis en examen devant une cour d’assises antiterroriste. Si elles étaient suivies par les juges d’instruction aujourd’hui en charge du dossier, cela aboutirait à la clôture de ce dossier sensible.

Ces réquisitions coïncident avec l’élection de Louise Mushikiwabo à la tête de la Francophonie

« C’est une étape supplémentaire vers la reconnaissance de ce que nous clamons depuis l’ordonnance du juge Bruguière, en 2006, se réjouit Me Bernard Maingain. Ce réquisitoire va dans le sens du mémoire que nous nous apprêtons a déposer entre les mains des juges d’instruction : il déconstruit toutes les tentatives d’intoxication intervenues dans ce dossier. Cela fait 20 ans que nos clients souffrent de ces accusations. »

Une version contredite par Me Philippe Meilhac, l’avocat d’Agathe Habyarimana, la veuve du président assassiné : « C’est un non-événement. Il ne s’agit que de l’avis du ministère public, qui a lâché les parties civiles depuis dix ans pour des raisons politiques. J’en veux pour preuve le fait que ce réquisitoire tombe en même temps que l’élection d’une autre dignitaire rwandaise à la tête de la Francophonie [Louise Mushikiwabo, ndlr]. Nous ferons bientôt connaître nos positions, qui sont totalement opposées à celles du Parquet. »

Jeune Afrique

 

 

 

 

 

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