Toutes les infos du Mardi 09 Oct. 2018

 

Cm n 2813 du mar 09 oct 2018

LA PRINCIPALE RAISON DE DESTITUTION DU PAN ABDOU KARIM MECKASSOUA

Selon certaines sources, Abdou Karim Méckassoua avait promis à chaque député un pick-up, afin d’être élu au perchoir de l’Assemblée Nationale. Depuis lors, les députés attendent en vain la réalisation de cette promesse. C’est la principale raison qui pousse aujourd’hui  les élus de la nation à destituer le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua. Autant dire que les députés sont si vite rattrapés par leur propre turpitude.

Les députés ont semé le vent. Par conséquent, ils doivent récolter la tempête. C’est pour la première fois que nous observons une telle législature en République Centrafricaine. Comment Méckassoua avait réussi à tromper les députés de la sorte ? Et pourtant, la majorité des députés sont des leaders politiques. Cela témoigne à suffisance que, pour quelques billets de banque, les centrafricains, notamment nos hommes politiques sont prêts à vendre leur âme au diable.

«Méckassoua est l’homme le plus riche », pouvait-on entendre au sein de la population pendant les campagnes électorales.  Et les députés sont tombés dans ce courant populiste, en élisant Abdou Karim Méckassoua  au perchoir de l’Assemblée Nationale. Combien coûte un pick-up ? Méckassoua est-il un millionnaire pour acheter un véhicule qui coûte extrêmement cher à une centaine de députés ? Même un paysan au fin fond du village ne peut aveuglement être trompé de la sorte.

Les jours passent et nous tendons vers 2021, l’année au cours de laquelle se tiendront de nouvelles élections législatives. Malheureusement, les  pick-up tardent à venir. Les députés se sont vus obliger de monter au créneau  pour engager la procédure de destitution du PAN, Abdou Karim Méckassoua. La guerre est ouverte depuis quelques semaines à l’Assemblée Nationale et nous attendons de voir qui tiendra le pari entre les élus de la nation et Abdou Karim Méckassoua.

Depuis quelques temps, l’Assemblée Nationale centrafricaine est devenue une jungle. Les injures, les accusations de détournements des fonds, bref, les actes d’incivisme sont le lot au quotidien au Parlement centrafricain. Même certains élus de la nation, candidats à l’élection présidentielle se laissent entraîner dans des actes d’incivisme et d’indiscipline.

Les députés ont-ils si vite oublié le vote-sanction du peuple pendant les élections couplées de 2015-2016 ? A l’allure où vont actuellement les choses, beaucoup de nos députés et leaders politiques risqueraient bel et bien de prendre leur retraite politique d’ici 2021. D’ailleurs, au sein de la classe politique, certains leaders  sont pleinement impliqués dans la crise qui perdure. Ce ne sont pas Azor Khalid du FPRC et feu Joseph Zoundéko du RPRC qui nous démentiront.

 Ils ont fait des déclarations fracassantes, mettant formellement en cause le président de l’Assemblée Nationale, d’avoir soutenu l’Union pour la Paix en Centrafrique du tristement célèbre général Ali Darassa. Nous ne savons pas exactement ce que les députés avaient fait face à ces déclarations de ces leaders des groupes armés. Les députés sont-ils réellement élus pour défendre l’intérêt de la population ?

C’est une très belle leçon que Karim Méckassoua a donné aux élus du peuple. C’est la conséquence logique de leurs actes qu’ils sont entrain de moissonner. A qui donc la faute ?

 

Amedé NGUETE

 

ECOBANK CENTRAFRIQUE LANCE UN NOUVEAU PRODUIT DENOMME « TRESOR » EN PARTENARIAT AVEC SUNU-ASSURANCE VIE

« Ecobank-Centrafrique, en partenariat avec SUNU-ASSURANCE VIE, met à la disposition de sa clientèle un nouveau produit d’épargne assurance dénommé « Trésor ». C’était au cours d’un point de presse co-animé par Frédéric Bernard, chef de département des clients particuliers à l’Ecobank et Saint Cyr Mazangué Mboya, responsable commercial à SUNU-ASSURANCES Centrafrique, ce lundi 08 octobre 2018 aux environs de 10 heures, dans la salle du Conseil de cette institution financière.

Dans ses propos liminaires, Frédéric Bernard a relevé que ce produit confère plus d’avantage et de confort au client car la cotisation est garantie par un taux d’intérêt de 3,5 % par an. D’après ce dernier, la souscription à ce produit d’épargne « Trésor » permet au client d’épargner une somme allant de 2.000.000 FCFA à 6.000.000 FCFA sur une période de 15 ans mais avec la possibilité de gagner cette somme par anticipation avant échéance tous les trimestres de l’année si son titre est tiré au sort.

Nous invitons les Centrafricains à aller dès à présent dans les agences Ecobank pour retirer les bulletins d’adhésion. Nous reviendrons dans nos prochaines parutions sur tous les détails relatifs à « Trésor ». Voici la publication intégrale des propos liminaires de sieur Frédéric Bernard. »

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

Mmes et Messieurs les journalistes,

Je voudrais au nom de la direction Générale d'Ecobank Centrafrique ainsi qu'au nom de notre partenaire SUNU ASSURANCE-VIE Cameroun vous souhaitez la bienvenue dans la salle du conseil de notre institution financière en ce jour lundi 08 Octobre 2018.

Ecobank Centrafrique en tant que banque citoyenne, souhaite à travers ce point de presse mettre à la disposition de sa clientèle un nouveau produit d'épargne assurance appelle « TRESOR » en partenariat avec SUNU-ASSURANCE VIE. Ce produit qui tombe à point nommé, au moment où la population traverse une période post conflit qui nécessite une forte mobilisation de ressources pour divers projets sociaux.

Le produit TRESOR est un contrat nominatif de capitalisation, régi par le code des Etats membres de la zone CIMA, souscrit auprès de SUNU Assurances Vie Cameroun d'une durée de 15 ans, qui permet le versement d'un capital garanti de 2, 4 ou 6 millions FCFA au Souscripteur en cas de tirage au sort avant terme.

En terme simple, la souscription à ce produit d'épargne « TRESOR » moyennant le versement d'une cotisation mensuelle selon l'une des 3 formules de souscriptions, permet au client d'épargner une somme allant de 2.000.000 FCFA  à  6.000.000 FCFA sur une période de 15 ans mais avec la possibilité de gagner cette somme par anticipation avant échéance tous les trimestres de l'année si son titre est tiré au sort.

Ce produit confère plus d'avantage et de confort au client car la cotisation est garantie par un taux d'intérêt de 3.5% par an. Le produit Trésor reste un placement sécurisé et une solution de transmission du patrimoine ; le client est libre de désigner le bénéficiaire car ce contrat n'entre pas dans la succession en cas de décès.

Les bulletins d'adhésion sont disponibles dans tous nos points de vente. Les fiches-produits sont mis à la disposition de la clientèle afin de mieux comprendre le mécanisme tel que développé ici.

Ce produit vient renchérir la gamme de produit de la Bancassurance que Ecobank Centrafrique met à la disposition de sa clientèle depuis 2007.

Nous pensons, avec ce produit, éduquer à nos clients la culture d'épargne pour une vision sociale à long terme et éviter la thésaurisation des fonds par les ménages aux risques divers non couverts.

Sur ce, nous vous remercions d'avoir répondu à notre invitation et sommes à votre disposition pour répondre à quelques questions.

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BANGUI, BIMBO ET BEGOUA : SUR 03 MORGUES, UNE SEULE FONCTIONNE MAIS NE PEUT CONTENIR TOUS LES CORPS

 

Après 58 ans d’indépendance de la RCA, il n’y a que trois (03) morgues à Bangui, la capitale. Il s’agit des morgues du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB), de l’Hôpital Communautaire (HC) et de l’Hôpital de l’Amitié (HA). Incroyable, mais pourtant vrai ! Et pourtant, l’on constate la croissance démographique tant à Bangui que dans les villes de l’arrière-pays, au fil des années. Est-ce possible que pour toute la RCA, il n’y a seulement que trois (03) morgues à Bangui  ? Imaginez donc le reste.

Pire encore, présentement, sur les trois (03) morgues, il n’y a que celle de l’Hôpital Communautaire qui est en bon état et qui fonctionne. La morgue du CNHUB est en pleins travaux de réhabilitation ; celle de l’hôpital de l’Amitié n’est pas opérationnelle depuis quelque temps, pour des raisons d’ordre technique. Conséquence immédiate, les familles et parents qui ont perdu l’un des leurs à Bangui, Bimbo et Bégoua, doivent conserver les corps qu’à la morgue de l’Hôpital Communautaire. Et ceci bien avant la date arrêtée pour les funérailles.

Une telle situation ne peut que créer de sérieux problèmes de conservation de corps aussi longtemps à la morgue de l’Hôpital Communautaire, vu le nombre pléthorique des cadavres enregistrés par jour.

C’est ainsi que le Directeur Général de l’Hôpital Communautaire a fait un communiqué officiel radiophonique «  demandant formellement à toutes les familles et parents endeuillés, qu’ils ont au maximum deux (02) jours, pour conserver les corps des leurs à la morgue de l’un de ces grands hôpitaux de la place, et pas plus ». A qui donc la faute ?

Or, nul n’ignore que «  la personne humaine est sacrée dès sa naissance, jusqu’à sa mort », d’après la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) où la RCA, notre pays, l’a ratifiée. Dans ce cas de piètre figure, peut-on dire que la personne humaine est-elle sacrée en RCA ? La réponse à cette question revient à qui de droit. Toutefois, « gouverner, c’est prévoir », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

CRISE EN RCA ET IMPORTANCE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE POUR REDUIRE LE CHOMAGE DES JEUNES

 

Le paradoxe centrafricain apparaît sous deux (02) angles : d’un côté, c’est un pays riche en ressources naturelles (grande superficie en terre arable, grande étendue de forêts et savanes giboyeuses, vaste hydraulique, car chaque village a son cours d’eau…), un sous sol riche en minerais divers, une population majoritairement jeune et pleine d’énergie à déployer… ; de l’autre côté, un pays classé parmi les plus pauvres du monde, des ressources insuffisamment exploitées et demeurées à l’état brut, des entreprises insuffisantes pour créer des emplois et la richesse nationale, un système de formation mal adapté aux besoins des entreprises et au développement économique du pays, avec pour conséquence une main d’œuvre peu qualifiée pour opérer la transformation des ressources et un taux de chômage et de sous emploi toujours grandissant.

C’est dans ce contexte qu’est intervenue la plus profonde crise que nous venons de connaitre depuis 2012 jusqu’à nos jours. Celle-ci a entrainé dans son sillage, la destruction massive du tissu socio-économique sans compter la perte de nombreuse vies humaines et l’exacerbation de la précarité des groupes les plus vulnérables qui sont les jeunes, les femmes, les personnes de troisième âge, les handicapés et autres.

Aujourd’hui, la RCA est à reconstruire. Elle a plus que jamais besoin de tous ses filles et fils pour son développement durable. Face à cette nécessité, nous devons nous poser la question suivante : qu’allons-nous faire des jeunes qui ont pris les  armes et des vulnérables qui ont tout perdu ? D’où l’intérêt de cet article ici développé. Et surtout l’importance de la formation professionnelle dans le processus de réinsertion socioprofessionnelle des jeunes ex-combattants et autres vulnérables.

Elle répond à une demande sociale (pour 10 enfants ayant commencé leur éducation primaire, 5 ne terminent jamais le cycle, d’après une enquête réalisée par l’UNICEF en 2016; selon une autre enquête menée par Cluster Education en 2014, au moins 500.000 élèves ont été déscolarisés du fait de la violence et des déplacements). A cela, s’ajoutent des dizaines de milliers des ex-combattants issus des factions Séléka et Anti-Balaka ; une demande économique : le système éducatif actuel n’est pas suffisamment en adéquation avec les besoins de l’économie; les secteurs agricole et informel ont besoin de la main d’œuvre qualifiée pour augmenter leur productivité et contribuer à la réduction de la pauvreté; les entreprises ont besoin des techniciens et d’ouvriers qualifiés pour leurs activités.

Donc l’emploi est l’unique voie de satisfaction des besoins fondamentaux humains (vivre, se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner, s’instruire, s’identifier à un groupe, un village, une nation, besoin d’être considéré comme une personne par les autres, de réaliser ses rêves…).

(Suite au prochain numéro)

 

 

Le Petit YEKOA

 

 

RCA : LA SESSION INAUGURALE DE LA COUR PENALE SPECIALE, ATTENDUE POUR CE 22 OCTOBRE 2018

L’élection du président de la Cour, l’adoption du règlement intérieur ainsi que des textes visant la stratégie de poursuite, constitueront les principaux événements qui marqueront un tournant décisif dans l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale. Et ce, à l’occasion de la session inaugurale de ladite Cour, attendue pour ce 22 octobre 2018.

 Selon les propos du porte-parole de la CPS, Théophile Momokoama,  certains juges prêteront serment à l’occasion de cette session inaugurale.  Le temps de la justice a véritablement sonné. La Cour Pénale Spéciale se met en place doucement, mais très sûrement.

 Dix (10) juges nationaux et internationaux sont déjà mis en place. Quatre (4) magistrats constituent actuellement le parquet de la Cour. Il s’agit du procureur spécial Toussaint Muntazini (RDC), du procureur spécial adjoint Alain Ouaby Bekaï (RCA), du substitut international Dieudonné Detchou (Canada), du substitut  national Alain Tolmo (RCA), du juge d’instruction international Emmanuel Ducos (France), du juge d’instruction international madame Adélayde Dembele (Burkina-Faso), du juge d’instruction national Michel Ngopkou (RCA), du juge d’instruction national Patience Guerengbo (RCA).

Rappelons toutefois que deux (2) juges de la chambre d’accusation sont déjà recrutés et  prendront service dans les jours à venir. Il s’agit de madame Bernadette Houndekandji-Codjovi (Benin) et Koffi Koumelio Afande (Togo). Le greffe est composé d’un greffier en chef national Dieudonné Senego et d’un greffier en chef adjoint en cours de recrutement, ainsi que cinq (5) greffiers nationaux déjà mis en place. vingt (20) OPJ constituent l’unité de police judiciaire avec l’appui de six (6) autres de la Minusca.

Le corps spécial des avocats est entrain d’être mis en place. Il y a également des experts et conseillers juridiques et autres qui sont rattachés aux différents services de la CPS. Un autre aspect très important est le lancement des enquêtes de la CPS prévu également pour ce mois d’octobre. Mais le grand défi est  l’insécurité qui bat son plein sur une bonne partie du territoire. Ce qui va rendre la tâche un peu difficile.

Créée pour une durée de cinq (5) ans renouvelable en cas de besoin, la CPS va enquêter sur les crimes les plus graves commis sur le territoire de la RCA depuis la date du 1er janvier 2003 jusqu’au jour d’aujourd’hui. Il s’agit des crimes de génocide, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La tâche ne sera pas facile, mais l’espoir est toujours permis. Toutes les victimes de la crise centrafricaine doivent soutenir la CPS dans ses actions pour que justice leur soit rendue.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

Jean-Pierre Bemba acquittE en appel : un nouveau traumatisme pour les victimes dE Centrafrique

Condamné en première instance à 18 ans de prison pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » pour des crimes commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003, l’ancien vice-président et ex-chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba a vu vendredi 8 juin 2018 sa culpabilité annulée en appel devant la Cour pénale internationale (CPI).

Quinze longues années plus tard, ses victimes vivent un nouveau traumatisme. « ça fait remonter les mauvais souvenirs »

Les rumeurs sont reines à Bangui. Jean-Pierre Bemba va être acquitté ? Il est en passe d’être libéré ? On s’apprêterait à commencer à le libérer ? A-t-il parlé ? Et tout d’un coup, nouvel assaut du passé : les rumeurs sont devenues une réalité. Ce matin du 9 juin, quand Brigitte* écoute les paroles crachées par la radio nationale, c’est comme une violente déflagration : « Ca fait remonter les mauvais souvenirs. »

Crépin s’emporte : « Il est libre, il se balade devant les caméras, ça me fait beaucoup mal, mal, très mal. C’est pas de la justice, c’est de la politique. Qui dit que Bemba ne va pas revenir ? », s’ interroge-t-il.

Crépin a 25 ans à l’époque des faits : « Ce dimanche matin, ils ont saccagé la maison. Ils ont tué mon père, ils ont tué ma mère. » Tour à tour, des miliciens se sont acharnés sur sa sœur. « Elle est morte trois heures plus tard à l’hôpital. » Par chance, raconte-t-il, lui et son frère étaient « un peu éloignés de la maison ». Il n’aperçoit plus distinctement la justice mais il se battra. C’est son œuvre. La rage le soutient.

Le jour de la libération de Bemba, Brigitte est tombée malade Brigitte est une femme entre deux âges. Elle boite. « Ils sont arrivés la nuit. Les gens criaient partout : Fuyez ! Ils ont tiré avec le fusil. Mon mari a été tué. » Ses yeux se voilent de larmes. Elle veut poursuivre : « Mes enfants aussi. » Le jour ne s’est plus jamais relevé pour Brigitte. Elle semble terriblement ennuyée de vivre, réduite à mendier l’aide de ses voisins, dit-elle. Le jour de la libération de Bemba, elle est tombée malade.

Pascale ne lève pas les yeux. Elle débite de manière automatique un témoignage raconté de trop nombreuses fois. « C’était à Bossangoa (…), ils allaient de maison en maison (…). D’abord mes deux garçons (…), puis mes deux sœurs (…) . » Le tumulte de l’acquittement ne l’a pas atteinte. Le défaut d’autorité et de justice ? Elle connaît. Et les promesses de sécurité ? Elles entrent par une oreille… Depuis 2002, elle et les 5228 autres victimes « reconnues officiellement » patientent. La guerre les a dépossédées, la paix les a oubliées.

Beaucoup de frustrations

L’autre réalité est que le pays est en conflit permanent depuis une vingtaine d’années : les mutins, les Banyamulenge, les Zaraguinas, les pseudo groupes d’autodéfense, les Séléka, les Anti-Balaka. « Tous les dix ans élections ! Tous les cinq ans, coup d’Etat », scande un jeune rappeur banguissois.

L’acquittement de Bemba enfante une fois de plus d’une infinité de frustrations, de déceptions. La CPI est piteuse. Le fonds d’aide aux victimes est démuni. Ce dernier certifie qu’un dispositif d’assistance sera mis en place. Mais une question demeure : est-ce qu’une telle pantalonnade de la justice internationale accorde un permis de tuer aux autres chefs de milice ? Karine Bonneau, de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, appuie les victimes depuis ses débuts. « Certaines nous ont dit qu’elles ne veulent plus voir la CPI en Centrafrique », confie la militante. Elles rêvent que « la justice internationale finalise les mesures d’assistance ».

 

rjdh

 

 

 

RCA : IMPORTANCE DE RECONSTRUIRE OU DE REHABILITER LES ROUTES NATIONALES ET PISTES RURALES POUR BOOSTER L’ECONOMIE

Nul n’ignore que, de par sa position géographique, la RCA est un pays enclavé, car n’a pas d’ouverture directe sur la mer. En plus, ne perdons pas aussi de vue que la RCA se situe au cœur (centre) du continent africain. Cette situation d’enclavement du pays a des répercussions négatives sur son économie nationale. Ce qui fait que bon nombre de Centrafricains vivent dans l’extrême pauvreté et la misère ordurière, en un mot, au-dessous du seuil humain.

Or, la RCA dispose d’une gamme impressionnante des routes nationales et pistes rurales, si elles sont bien construites et entretenues régulièrement, devaient jouer un rôle très important dans son désenclavement et booster son économie nationale. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas, étant donné les routes nationales et pistes rurales se sont tellement détériorées et  ont été abandonnées à leur triste sort. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets » car, à chaque saison des pluies en RCA, bon nombre de villes et villages sont coupés de Bangui, la capitale, et ne peuvent pas y écouler leurs produits d’agriculture, d’élevage, de chasse, de pêche, et nous en passons. Leurs habitants ne peuvent aussi se ravitailler en produits de première nécessité et autres biens dont ils sont dans le besoin, à partir de Bangui.

Autre aspect, l’état de dégradation des infrastructures routières (ponts…) sont à la source de plusieurs cas d’accident de circulation routière en RCA, faisant de milliers de morts et endeuillant de nombreuses familles. C’est bien triste comme constat.

A cet effet, les ministères des Transports et des Travaux Publics ainsi que le Fonds d’Entretien Routier ont l’obligation de travailler en synergie, pour procéder aux travaux de la reconstruction ou de la réhabilitation des routes nationales et pistes rurales. Un accent particulier doit être mis sur l’entretien régulier de ces infrastructures pour permettre la fluidité des transports inter urbains en RCA, gage du développement socio-économique durable.

 Le Petit YEKOA

 

 

 

LES DOUANIERS CENTRAFRICAINS RETRAITES S’ORGANISENT EN

 ASSOCIATION DENOMMEE « MAIN DANS LA MAIN »

L’Assemblée Générale Constitutive (AGC) de l’Association des retraités de la douane centrafricaine s’est tenue dans la salle de conférence du Palais de la CEMAC, à Bangui, ce samedi 06 octobre 2018, à partir de 10 heures. Cette AGC a réuni plusieurs agents et cadres des douanes qui étaient partis à faire valoir leurs droits à la retraite. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous les auspices du chargé de mission à la direction générale de la douane, représentant personnel du ministre des Finances Henri-Marie Dondra, et le président du comité d’organisation de cette AGC, Homère Kowakoa, directeur gérant du cabinet KOWABIS CONSULTING, ancien douanier à la retraite.

Dans son allocution de circonstance, le représentant du ministre s’est appesanti sur une anecdote en ces termes, « Si tu choisis le Trésor, tu es proche de la prison. Si tu choisis l’administration fiscale, tu seras à la fois riche ou pauvre. Si tu choisis la douane, tu es proche de la tombe ». C’est autant dire que les douaniers qui sont aujourd’hui admis à la retraite ont su bien mener leur travail jusqu’au bout, raison pour laquelle ils n’ont jamais été proches de la tombe. Et de poursuivre, « J’ai beaucoup de respect envers les retraités des douanes. Je déclare ouvert l’AGC de l’Association des retraités de la douane centrafricaine dénommée la Main Dans la Main.

Après le retrait des officiels, les participants à cette AGC se sont réunis pour examiner les statuts, le règlement intérieur et la mise en place du bureau. A l’issue d’élection aux différents postes des organes de l’Association, le bureau se compose de la manière suivante :

                * Conseil d’administration

- Président du Conseil d’Administration : Koyambounou Edouard Gabriel

- Vice-présidente : Madame Guéret Cécile

- Rapporteur : poste à pourvoir

- Membres : Madame Goungoulou Marie Madeleine ; Nambaï         Raphaël ; Ndémanguéré Joseph

         * Comité de gestion

- Président : Sélébangué Pascal

- Vice-président : Limo Alain Gilbert

- Secrétaire Général : Epélaki Maurice

- Secrétaire Général Adjoint : Amadi Xavier

- Trésorier Général : Ngbokoli Benjamin

- Trésorière Générale Adjointe : Madame Flémalé Héleine

                * Commission de contrôle

- Président : Koyabanga Marcel

- Vice-président : Bisséngué Ali Rock

- Rapporteur Général : Madame Nambona Marie Clothilde

- Rapporteur Adjoint : Poste à pourvoir

La cérémonie de clôture a été présidée par le Directeur Général Adjoint des Services Extérieurs à la direction générale de la douane, Daniel Nguérémi qui dit être conscient des souffrances des douaniers retraités tout en partageant leurs peines. Il a par ailleurs loué cette initiative et a souhaité bon vent et bon succès à cette Association.

Quant au Président du Conseil d’Administration de l’Association, élu par ses pairs, l’ex-Premier ministre Edouard Gabriel Koyambounou dit compter sur l’administration de la douane pour la reconnaissance de leur association par la nation centrafricaine. S’adressant à ses pairs, il a déploré les conditions dans lesquelles ils se trouvent et a appelé ses collègues douaniers retraités à s’unir. Notons tout de même que c’est pour la première fois dans l’histoire de la RCA que les douaniers retraités créent leur Association.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES CAMPS DE TINDOUF : L’APPEL CONSTANT DU ROYAUME DU MAROC AU RECENSEMENT ET A L’ENREGISTREMENT DES POPULATIONS, RECOIT LE SOUTIEN DU HCR

 

Les chiffres fantaisistes annoncés par l’Algérie et le « Polisario » des  camps de Tindouf, sont balayés du revers de la main par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR. Démentant les chiffres avancés par l’Algérie et le « Polisario », le HCR confirme sa position constante sur l’évaluation de l’aide humanitaire dans les camps de Tindouf. Dans un communiqué publié vendredi après-midi, le HCR a confirmé que les chiffres officiels utilisés pour la planification de l’aide humanitaire pour les camps de Tindouf demeurent inchangés. Le HCR souligne que ces estimations seront maintenues « jusqu’à ce que l’exercice d’un enregistrement en bonne et due forme soit conduit ». De la sorte, le HCR dément les chiffres biaisés véhiculés durant les dernières semaines par l’Algérie et le « Polisario » et réaffirme l’impératif de l’enregistrement et ce, conformément à son mandat et aux résolutions consécutives du Conseil de Sécurité depuis 2011. Cette infirmation conforte, en outre, la position constante du Maroc appelant au recensement et l’enregistrement des populations des camps de Tindouf. Le HCR inflige ainsi un cinglant revers aux forces obscures qui se servent de ces populations comme un fonds de commerce. Et l’on se souviendra des réseaux de Trafic de l’aide humanitaire, démantelés par l’Union Européenne, il y a quelques mois.

Les visées déstabilisatrices de l’Iran et son allié le Hezbollah en collusion avec le « Polisario » soutenu par l’Algérie, n’empêchent pas le Royaume du Maroc de rayonner à travers le monde et notamment en Afrique. Des actes, des projets, confirment le leadership de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, très solidaire du continuent  africain. Sa Majesté n’a pas hésité un seul instant à mettre un contingent des Forces Armées Royales à la disposition des Nations Unies (Minusca), au chevet de la RCA déchirée par une guerre militaro-politique depuis 2013. Le contingent marocain de la Minusca vient de réhabiliter des bâtiments scolaires au profit des populations du Mbomou où il est basé.

Dans un article intitulé «  Le Royaume du Maroc au secours du Mbomou », parut dans « Le Confident N°4510 du 02 octobre 2018 », nos confrères ont écrit ce qui suit : « Le contingent marocain de la Minusca a procédé samedi 29 septembre 2018 à la remise officielle d’un bâtiment scolaire de deux salles de classes et une salle de lecture, au Lycée Moderne de Bangassou. Ces deux salles de classes sont dotées chacune de 45 tables-bancs. L’Inspection Académique de l’Est, l’Inspection de l’Enseignement du Fondamental 1 et le Lycée Moderne ont bénéficié de motos ; et un bâtiment construit a été remis au Collège de Niakari situé à 12 Km de Bangassou. Le coût total de ces dons s’élève à 126 000 dollars US ». Autant de gestes significatifs qui témoignent que le Royaume du Maroc est un pays épris de paix, de solidarité et porté vers un développement global du continent africain.

 

Julien BELA

 

 

L’APPARENCE EST VERITABLEMENT TROMPEUSE : LA LEGISLATURE MECKASSOUA EST LA PLUS NULLE DE TOUTE L’HISTOIRE DU PARLEMENT EN RCA

Des dépenses non justifiées, des marchés de gré à gré, des scandales de casse, des affinités, des réseaux, enfin des coups de gueule des députés. A quoi ressemble l’Assemblée Nationale ? Abdou Karim Méckassoua n’est qu’un nom mystifié qui ne renferme aucune valeur républicaine. Quand un diplomate ose dire qu’« on attendait sa destitution depuis longtemps », cela donne à réfléchir. Le locataire du perchoir de l’Assemblée Nationale est tombé trop bas. Il ne suffit pas de le destituer, mais également de lever son immunité parlementaire, pour qu’il réponde de ses actes devant la justice, la Cour Pénale Spéciale (CPS) pour crime financier. 

L’Assemblée Nationale ressemble aujourd’hui à un marché aux puces. L’honorable président de l’Assemblée Nationale est le dernier rempart, le dernier recours pour apaiser les députés. Or, tel ne semble pas être le cas, car le président est lui-même, l’épicentre de tous les scandales. Les députés ne doivent pas jouer au Ponce-Pilate. Il faut prendre le taureau par les cornes. Quand rien ne va, rien ne marche, il faut changer, il faut révolutionner. C’est la législature la plus désagréable que la RCA n’ait jamais connue. Nous nous sommes trompés de personne ou c’est ce Méckassoua ? La gestion de l’Assemblée Nationale se prête-t-elle à la philosophie du Chemin de l’Espérance ? Au lieu du Chemin de l’Espérance, la gestion de cette noble institution prend le chemin de la perdition, de l’enfer. Les députés boivent le vin de l’humiliation, de la honte, de la nullité absolue.

Honteux et confus, Méckassoua veut se faire passer pour une victime, un martyr, c’est une trêve de plaisanterie. Il est purement et simplement rattrapé par sa propre gestion, par ses turpitudes. Il n’est nullement l’ « homme à abattre » comme le prétendent ses partisans, dépourvus d’arguments défensifs. Faut-il laisser l’Assemblée Nationale faire naufrage, descendre au fond de la Mer ? Le sursaut patriotique des députés frondeurs tiennent la route pour laver les souillures et relancer la deuxième institution de la République sur des bases saines, crédibles, transparentes et nobles. Les députés votent les lois de la République et contrôlent l’action  du gouvernement. Une législature aussi chaotique peut-elle rectifier les tirs du gouvernement ? Incroyable, mais pourtant vrai, l’Assemblée Nationale est au fond du gouffre.

La Communauté internationale est plus frustrée devant le spectacle qu’offre l’auguste Assemblée. L’heure est grave à l’Assemblée Nationale où les députés doivent sauver leur honorabilité, restaurer leur crédibilité, afin de sortir l’Assemblée Nationale du coma profond. Si les députés ne sont pas en mesure de voir un éléphant à deux mètres, il est encore temps de consulter  un ophtalmologue pour la suite. Les députés seront la risée de la République. Les élus de la nation sont malaxés comme font les joueurs de cartes, roulés dans la farine, trompés avec des promesses millénaristes. Ils doivent secouer un tel joug.

 

Julien BELA 

 

 

REPORTAGE DE L’AGENCE XINHUA SUR L’ASSASSINAT DES RESSORTISSANTS CHINOIS

Trois ressortissants chinois ont été mortellement agressés dans une localité du Sud-ouest de la République Centrafricaine (RCA),

Trois ressortissants chinois ont été mortellement agressés dans une localité du sud-ouest de la République centrafricaine (RCA), a confirmé vendredi à Xinhua l'ambassade de Chine à Bangui.

L'incident s'est produit suite au naufrage d'une embarcation transportant quatre Chinois et un Centrafricain jeudi à Sosso-Nakombo (sud-ouest), entraînant la disparition de ce dernier.

Informés de la disparition de leur compatriote, des forcenés ont alors attaqué les Chinois survivants lorsque ceux-ci se sont rendus à la gendarmerie pour signaler l'incident. Trois d'entre eux ont été tués sur le coup et le quatrième a été grièvement blessé. La brigade de gendarmerie a également été saccagée dans cette attaque.

Après cet incident, l'ambassadeur de Chine en RCA, Chen Dong, a téléphoné au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et été reçu par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le ministre de l'Intérieur Henri Wanzet Linguissara.

Il a demandé aux autorités centrafricaines de faire de leur mieux pour traduire les criminels en justice et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des ressortissants chinois en RCA.

MM. Touadéra et Sarandji ont tous deux condamné la brutalité des malfaiteurs, exprimant leurs condoléances aux familles des victimes.

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Arrestation de trois principaux auteurs de l'assassinat des trois ressortissants chinois

Moins de 48 heures après l'assassinat de trois ressortissants chinois en République centrafricaine (RCA), trois principaux auteurs ont été arrêtés samedi, a confirmé samedi soir à Xinhua l'ambassade de Chine en RCA.

Dans un entretien ce samedi avec l'ambassadeur de Chine en RCA, Chen Dong, le ministre centrafricain de l'Intérieur Henri Wanzet Linguissara a indiqué que trois principaux auteurs ont été arrêtés le même jour, et qu'une opération de recherche allait être lancée samedi soir pour interpeller les autres présumés.

L'investigation judiciaire sera ouverte dans le plus court délai, a-t-il assuré.

A la demande de l'ambassade de Chine, des renforts des forces de sécurité ont été déployés à Sosso-Nakombo (sud-ouest), le site de l'incident, a indiqué M. Linguissara, avant d'ajouter que les 58 Chinois retrouvés sur le site ont été évacués sous escorte policière dans une ville voisine plus sûre.

L'incident s'est produit jeudi suite au naufrage d'une embarcation transportant quatre Chinois et un Centrafricain, entraînant la disparition de ce dernier.

Informés de la disparition de leur compatriote, des forcenés ont alors attaqué les Chinois survivants lorsque ceux-ci se sont rendus à la gendarmerie pour signaler l'incident. Trois d'entre eux ont été tués sur le coup et le quatrième a été grièvement blessé.

La personne blessée a été évacuée vendredi dans la capitale Bangui puis samedi à Kampala de l'Ouganda au moyen d'un aéronef des Nations Unies, a fait savoir l'ambassade de Chine.

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Les autorités centrafricaines condamnent l'assassinat de trois ressortissants chinois   

Les autorités centrafricaines ont vivement condamné l'assassinat de trois ressortissants chinois, survenu jeudi dans une localité du sud-ouest de la République centrafricaine (RCA).

Le président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua s'est rendu samedi à l'ambassade de Chine à Bangui, exprimant sa vive condamnation des atrocités des malfaiteurs et présentant ses condoléances aux familles des victimes.

L'ambassadeur de Chine en RCA Chen Dong a remercié M. Méckassoua, et a rassuré que nul ne peut empêcher la construction d'une communauté de destin sino-africaine encore plus solide.

Trois ressortissants chinois ont été mortellement agressés jeudi à Sosso-Nakombo (sud-ouest) par des habitants locaux qui croyaient que ces Chinois étaient à l'origine de la disparition de l'un de leurs compatriotes lors du naufrage d'une embarcation.

Au lendemain de l'incident, l'ambassadeur chinois a téléphoné au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et été reçu par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

MM. Touadéra et Sarandji ont tous deux condamné la brutalité des malfaiteurs, exprimant leurs condoléances aux familles des victimes.

Moins de 48 heures après l'assassinat, trois principaux auteurs ont été arrêtés samedi, a confirmé samedi soir à Xinhua l'ambassade de Chine, après un entretien le même jour entre l'ambassadeur Chen et le ministre de l'Intérieur Henri Wanzet Linguissara.

 

Source: Agence de presse Xinhua

http://french.xinhuanet.com

 

 

SIDA, Tuberculose, Ebola... Et si les mEdias Etaient le remEde le plus efficace ?

Plaisanterie ? Pas tout à fait... Les plus grands spécialistes de la lutte contre ces fléaux s’accordent à dire que c’est la prévention qui constitue l’ossature principale pour les éradiquer. Et une information efficace passe d’abord par les médias !

C’est en partant de cette réalité que l’ONUSIDA, l’OMS, le gouvernement rwandais soutiennent le symposium de Kigali organisé par l’UPF sur le thème "Médias, prévention, santé".

Journalistes spécialisés santé ou généralistes traitant de ces questions, dirigeants, mais aussi spécialistes de la prévention se concerteront du 22 au 24 novembre. Au cœur de ces travaux, une série de questions qui requièrent beaucoup d’attention :

Déontologie et santé : comment faire parler les personnes vivant avec le VIH ?

Urgences sanitaires = urgences médiatiques ?

Journalistes et prévention santé ; quelle formation ? Quels moyens ?

Acteurs de santé : quelle formation pour intervenir dans les médias ?

Faux médicaments : Comment éviter que des milliers de personnes soient trompées ?

Ebola : Médias et réseaux sociaux, vecteurs de fausses informations ?

Environnement et santé : quelle place pour les médias ?

Moyens et prévention santé : bons et mauvais exemples. Regard critique des médias

Démédicalisation : les médias peuvent ils jouer un rôle dans l’essaimage des bonnes pratiques ? Quel rôle peuvent jouer les agents communautaires dans ce cadre ?

L’UPF regroupera à Kigali 200 journalistes et dirigeants de médias africains. Les travaux seront ensuite publiés afin que l’écho de ces travaux retentisse dans toutes les rédactions francophones.

 

Presse francophone

 

DEclaration du PrEsident de la CPI, M. le juge Chile Eboe-Osuji : le soutien exprimE par les Etats redonne espoir aux innombrables victimes et renforce la dEtermination de la Cour A rendre justice

 Dans le cadre de la soixante-treizième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, de hauts représentants des États Membres de l’ONU et d’autres personnalités sont intervenus publiquement à l’occasion du Sommet de la paix Nelson Mandela (qui s’est tenu le 24 septembre 2018) et du débat général de l’Assemblée (qui a commencé le 25 septembre 2018 et s’est achevé le 1er octobre 2018). 

 

Je note avec gratitude que bon nombre de ces interventions reconnaissaient l’importance que continuent de revêtir les travaux de la Cour pénale internationale (CPI), que ce soit explicitement, en exprimant un soutien vigoureux et sans réserve à la Cour en tant que telle, ou indirectement, en soulignant qu’il est indispensable de disposer d’un mécanisme international d’attribution des responsabilités afin de veiller à ce que les auteurs de violations flagrantes des droits de l’homme ou des normes de droit humanitaire ne restent pas impunis. 

 

Le fait que tellement de dirigeants du monde se soient exprimés pour réaffirmer leur soutien à la CPI et aux mécanismes internationaux d’attribution des responsabilités est très encourageant pour la Cour, qui doit continuer à œuvrer de façon indépendante et impartiale au service de la justice et de la primauté du droit. 

 

Le soutien et la coopération des États, de la société civile et de tout un chacun continuent de conditionner la capacité de la Cour à contribuer à mettre un terme à l’impunité des crimes les plus graves au regard du droit international — à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression — et à permettre aux victimes d’obtenir réparation, comme les États l’avaient envisagé lorsqu’ils ont adopté le Statut de Rome il y a 20 ans. 

 

Ces déclarations publiques viennent renforcer la détermination de tous ceux qui, de par le monde, œuvrent en faveur de la justice et de la primauté du droit, et elles redonnent espoir à d’innombrables victimes que justice soit rendue pour les terribles crimes qu’elles ont subis.

CPI

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE :  LA MINUSCA PREND DES MESURES SUITE A DES ALLEGATIONS D’ABUS SEXUELS PAR DES CASQUES BLEUS

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a reçu de nouvelles allégations d’abus sexuels commis contre au moins trois (3) mineures par des Casques bleus mauritaniens dans le sud de la RCA.  

Dès que les premières allégations lui sont parvenues le lundi 24 septembre, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG) pour la République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a immédiatement dépêché sur les lieux une équipe multidisciplinaire afin de déterminer les besoins des victimes, d’identifier les auteurs présumés de ces actes, de collecter et de préserver les preuves. Par ailleurs, une équipe du Bureau des services de contrôle interne (OIOS), ainsi que la division de la déontologie et de la discipline et le défenseur des droits des victimes s’est rendue sur les lieux, du samedi 29 septembre au lundi 1er octobre, pour approfondir les enquêtes préliminaires.

Conformément au protocole relatif à l’assistance aux victimes d’exploitation et d’abus sexuels, les victimes présumées ont été prises en charge par deux institutions partenaires du Système des Nations Unies à travers un soutien médical et psychosocial. 

En raison de la gravité de ces allégations et compte tenu des informations recueillies par la mission d’enquête préliminaire, les Nations Unies ont pris les mesures immédiates adéquates, notamment le confinement du soldat suspect qui a pu être identifié. Toute plainte additionnelle peut être transmise directement à la MINUSCA ou à travers le comité communautaire de signalement des plaintes mis en place avec l’appui de la Mission.

Conformément aux procédures établies, le pays contributeur de troupes concerné a été notifié de ces allégations par les Nations Unies à New York, et a été invité à nommer un Officier d’enquête national dans les cinq (5) jours ouvrables, ainsi qu’à finaliser l’enquête dans une période de 90 jours, selon la procédure accélérée. Les Nations Unies ont aussi demandé aux autorités mauritaniennes d’assurer que toute enquête nationale soit conduite de manière conjointe avec OIOS.

Le RSSG a exprimé sa forte condamnation de tels actes et réitéré sa détermination à prendre des actions supplémentaires contre tout auteur identifié si les actes étaient avérés. Le Représentant spécial a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte contre ce fléau dans le cadre de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général de l’ONU, rappelant que « l’exploitation et les abus sexuels constituent une grave violation des valeurs et des normes des Nations Unies, mais aussi et une atteinte inacceptable à la dignité et à la sécurité des populations que les Casques bleus déployés en RCA ont pour mission de protéger ». 

 Vladimir Monteiro, Porte-parole

 

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