Toutes les infos du Mardi 06 Nov. 2018

Cm n 2832 du mar 06 nov 2020

LA RUSSIE, LA CHINE ET LES COUPS-BAS, LA MANIPULATION DE LA FRANCE DEPUIS 1965 A NOS JOURS : LA REVOLUTION POSITIVE EST EN MARCHE EN RCA ET NON A LA FRANCE

La France a manipulé le colonel Jean-Bedel Bokassa en 1965 pour renverser feu président David Dacko, au motif que feu président Dacko a vendu la RCA à la Chine. Bokassa ayant pris le pouvoir, a chassé les Chinois. Et pourtant, en ce temps-là, la RCA, avec l’aide de la Chine, avait atteint son autosuffisance alimentaire. La RCA caracolait en tête des pays producteurs de coton, d’arachide, de maïs, de riz, de sésame, des légumes, et exportait le surplus. Des tissus  étaient fabriqués en RCA à travers la coopération chinoise très dynamique. Les petites unités de production d’huile de cuisine étaient répandues sur l’ensemble du pays. La RCA était le grenier agricole de l’Afrique centrale. Elle prêtait de l’argent aux Etats voisins. Depuis 1965, la France a réussi à condamner les Centrafricains à la famine et à la mort lente. La RCA est en chute libre . Les Français n’ont pu faire ce que les Chinois ont fait en cinq ans après l’indépendance.

La RCA apparaît aujourd’hui comme un pays qui n’a jamais connu de développement dans son histoire. Qu’à cela ne tienne, les Français poussent Bokassa à faire partir les Russes. Or, la coopération russe couvrait un vide énorme quant à l’enseignement des mathématiques, de la physique et de la chimie dans les lycées et collèges, jusqu’à l’Université de Bangui. Les Français ont détruit, déraciné cette coopération fructueuse avec la Russie. Seulement, les Français ne font rien pour résorber le chômage endémique, sauver le système éducatif centrafricain francophone. Les Centrafricains ont un peu d’électricité à cause de la Chine, jamais la France. Boali 1, 2, 3, la Chine est au four et au moulin pour donner le peu de lumière aux Centrafricains. Aucune trace de la France dans les secteurs d’activités en RCA. Quelques entreprises françaises, Sucaf, Total, Socatraf sont en posture de monopole absolu. Il n’y a plus de monopole depuis quelques mois.

Beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont depuis 1965. La RCA a vu émerger des intellectuels de très haut niveau dans toutes les disciplines. La France se permet le luxe de manipuler les autorités centrafricaines contre les intérêts vitaux de leur propre pays. Elle ne vaut rien devant la Chine et la Russie, mais ce sont désormais les partenaires privilégiés de la RCA.

Sur le plan militaire, la Russie est entrain de sortir la RCA du gouffre. Les FACA sont dynamiques, intrépides et défendent les institutions de la République et l’intégrité du territoire national. Que valent les 1.400 armes de la France auprès de la Russie ? Ces armes doivent servir à la gendarmerie et à la police et non aux FACA. La Chine et la Russie réunies, peuvent multiplier les 1.400 armes de la France par des millions d’armes. Le ridicule ne tue pas la France, avec ses quinze milliards. Combien propose la Chine aux Etats africains dont la RCA ? Faut-il citer les pays que la Russie a portés au premier rang du développement en termes de produit intérieur brut (PIB) ? Tous les Etats francophones d’Afrique sont misérables, crasseux, pauvres. La France pille sans développer lesdits pays.

La population centrafricaine d’abord, ensuite la jeunesse et les intellectuels, ont déclenché la révolution positive. Le chef de l’Exécutif américain Donald Trump a dit « l’Amérique d’abord », Touadéra aussi proclame  « la RCA d’abord ». « Pas un pas sans la Russie et la Chine », tel est le slogan des Centrafricains aujourd’hui. La France peut aller se faire voir ailleurs, au Sahel. Si les Etats-Unis persistent à prendre fait et cause pour la France, un Etat génocidaire, négrier et esclavagiste, ce serait dommage pour l’un des meilleurs pays amis de la RCA. Il y a de la place pour tout le monde, notamment la France, dans une coopération gagnant-gagnant. La RCA est membre des Nations Unies. A ce titre, elle doit être libre, indépendante  et souveraine et non dominée, réduite à l’esclavage. La RCA est tellement pauvre, si pauvre qu’elle ne peut se permettre le luxe de cracher dans une main tendue pour l’aider à se relever de ses cendres. La France a soutenu la Séléka pour détruire la RCA jusqu’au fondement de la République. C’est inhumain.

La jeunesse centrafricaine, à travers sa coordination pour la défense de la patrie, monte au créneau et annonce « la Révolution Positive ». Cette Coordination a répondu à Jean Yves Le Drian, dans ses élucubrations esclavagistes et coloniales. La patrie ou la mort, les Centrafricains s’accrochent désormais mordicus à leur liberté, à leur indépendance et à leur souveraineté. S’il faut s’appuyer sur les 60 milliards de dollars de la Chine, le ratio par pays africain est au moins d’un milliard de dollars. La France n’arrive même pas à la cheville de la Chine.

La RCA n’est plus un parc zoologique de la France où les Centrafricains font partie de la faune. Elle prend son destin en main propre. Nous avons assez bu la misère, la pauvreté, la mendicité, nous voulons reconquérir notre dignité d’être humain comme dans les Etats anglophones: Angola, Afrique du Sud, Kenya, Soudan du Nord et autres.

Julien BELA

 

 

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APRES AVOIR INCENDIE LE SITE DES DEPLACES DE BATANGAFO, LA SELEKA PROJETTE DE MARCHER SUR KAGA-BANDORO

 

La fin d’intention belliqueuse de différentes branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko n’est pas pour demain. Les Séléka persistent et signent dans la violence. Les différents accords signés ça et là ne disent absolument rien à ces va-t-en-guerre, ces hors-la-loi, ces criminels patentés. Ils les ont tous foulés aux pieds. Leur seul but est de poursuivre les hostilités puisqu’ils bénéficient des soutiens occultes de certaines puissances de ce monde.

Le mercredi 31 octobre 2018, les combattants de l’UPC d’Ali Daras ont attaqué la force spéciale portugaise de la Minusca à Bambari. Dans la nuit du vendredi 02 novembre aux environs de 23 heures, ces mêmes éléments de l’UPC ont voulu s’en prendre à la centrale de l’ENERCA récemment réhabilitée à Bambari. Pour ces deux (2) attaques, la réaction de la Minusca et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) a été rapide. Ces forces ont repoussé ces malfrats. Si la situation sécuritaire reste volatile dans la ville, néanmoins, la vie reprend peu à peu son cours.

Et pendant que l’UPC tentait de se mesurer aux forces nationale et internationale à Bambari, des affrontements ont éclaté entre Séléka et Anti-Balaka à Batangafo. D’après les témoignages de certains habitants de cette localité, tout est parti de l’assassinat d’un pasteur par les Séléka. Mécontents, les Anti-Balaka se sont révoltés et s’en sont pris à ces derniers. Dans leur folie meurtrière et destructrice, après avoir mis en déroute les Anti-Balaka, les Séléka ont incendié le site des déplacés de Batangafo. La Minusca est intervenue tardivement pour mettre fin à cette rage de la Séléka. Plus de dix mille (10.000) personnes ont trouvé refuge dans l’enceinte de l’hôpital de Batangafo. D’autres habitants ont fui dans la brousse. Le bilan de ces affrontements fait état d’au moins dix (10) personnes tués et une vingtaine (20) de blessés. A en croire la députée de cette circonscription, leurs conditions de vie sont déplorables. Ils manquent de tout. Leurs effets sont tous partis en fumée. Elle appelle les ONGs et les personnes de bonne foi à voler au secours de nos compatriotes à Batangafo qui sont confrontés à d’énormes difficultés pour survivre. Une accalmie précaire semble revenir dans la ville qui serait sous contrôle des combattants Séléka.

Comme cela ne suffit pas, les va-t-en-guerre de la Séléka, depuis Batangafo, projettent de marcher sur Kaga-Bandoro dans les jours à venir. Selon un compatriote joint au téléphone depuis Kaga-Bandoro, le dimanche soir, et qui a requis l’anonymat, « La psychose généralisée gagne tous les habitants de Kaga-Bandoro. D’après les informations qui nous parviennent de Batangafo, les Séléka sont entrain de se préparer pour descendre à Kaga-Bandoro. Leur objectif est de marcher sur la ville et d’incendier le site des déplacés comme ils l’ont fait à Batangafo. Une colonne de ces hommes armés, sur des motos, est stoppée par les Casques Bleus burundais et rwandais qui nous protègent. Ces soldats onusiens sont sur le qui-vive. Ils patrouillent jour et nuit. Quant aux Casques Bleus pakistanais, ils sont là dans leur tour d’ivoire.

Pour le moment, la ville est calme. Les habitants vaquent à leurs occupations habituelles sous l’œil vigilant des Casques Bleus burundais et rwandais. La peur se lit certes sur le visage des habitants. Mais nous sommes là sur le sol de nos aïeux. Qu’est-ce que nous pouvons faire » ?

Eu égard à cette menace, il serait judicieux de renforcer l’effectif des Casques bleus burundais et rwandais qui sont basés à Kaga-Bandoro pour parer à toutes éventualités. Il ne faut pas que cette localité replonge dans un regain de violence comme ce fut le cas dans les années passées. Mais qui sont les Séléka qui veulent attaquer la ville de Kaga-Bandoro ? Difficile de le savoir. Si nos mémoires sont bonnes, c’est le MPC de Mahamat Alkhatim qui contrôle cette ville. Ce dernier avait renoncé à la violence après la rencontre de Khartoum. Peut-il encore permettre à d’autres combattants Séléka issus de différentes branches de s’en prendre aux habitants de Kaga-Bandoro ? C’est toute la question qui se pose à l’heure actuelle. Si les Séléka qui se sont massés à Batangafo ces derniers temps mettent en exécution leur menace, alors, nous disons purement et simplement que ces groupes armés nous roulent dans la boue en prétextant qu’ils sont pour la paix.

Nous exhortons les contingents burundais et rwandais à redoubler de vigilance pour bien protéger les habitants de Kaga-Bandoro contre toutes attaques d’où qu’elles viennent. De l’autre, les populations doivent donner des informations claires, précises et nettes à ces soldats de la paix pour leur permettre d’assumer leur mission principale qui est la protection de la population civile. Les combattants Séléka qui projettent de marcher sur Bandoro doivent renoncer à leur projet machiavélique pour ne pas attirer la foudre sur eux. Savent-ils ce qui est arrivé aux combattants de l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Daras, à Bambari ? La Minusca dispose d’un mandat robuste et les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont basés à Dékoa. Attention Séléka, on ne réveille pas un lion qui dort !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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MECKASSOUA ENTERRE DEFINITIVEMENT SA CARRIERE POLITIQUE : MEETING AVEC LES DROGUES DU KM5…

 

Abdou Karim Méckassoua, ancien Président de l’Assemblée Nationale (PAN) et député de la nation, enterre définitivement sa carrière politique pour trois (3) faits graves et troublants : gestion chaotique de la seconde institution de l’Etat, manipulation des groupes armés et traitrise.

Gestion chaotique de l’Assemblée Nationale par l’ancien PAN Abdou Karim Méckassoua

 Les détournements des fonds destinés au fonctionnement de l’Assemblée Nationale, les malversations financières, l’octroi des marchés publics de gré à gré, les nominations sur fond clanique…, ont été la règle d’or de la gouvernance de l’ancien PAN, Abdou Karim Méckassoua. Qu’à cela ne tienne, l’Assemblée Nationale  a été transformée à un ring où les députés ont étalé au grand public la délinquance parlementaire avérée : casses, bagarre et injures. Le parlement centrafricain était tombé plus bas que terre et ressemblait  à un sac à crabes. Que faire ?

Ne pouvant plus supporter une telle gestion chaotique, les élus de la nation ont décidé d’entamer la procédure de destitution de Méckassoua. Et ce, conformément à l’article 70 de la constitution du 30 mars 2016 pour des manquements graves à ses fonctions. C’est ainsi que Méckassoua a été destitué par ses pairs, après une pétition qui a recueilli la signature de quatre vingt quinze (95) députés sur les cent quarante (140). En principe, Abdou Karim Méckassoua devrait être poursuivi par la justice pour détournements des fonds et mauvaise gestion de la chose publique.

Manipulation des groupes armés par Karim Méckassoua

Feu général Joseph  Zoundéko du RPRC, avait dénoncé Abdou Karim Méckassoua, ancien PAN et  député de la nation pour son soutien à Ali Darassa, leader du mouvement rebelle Union pour la Paix en Centrafrique (UPC). Joseph Zoundéko avait affirmé haut et fort qu’il avait les preuves. Méckassoua a essayé en vain de se défendre. Et pour effacer si vite ses traces, Joseph Zoundéko a été abattu froidement dans un raid aérien de la Minusca.

Mais cela n’avait pas arrêté le tsunami  puisque d’autres révélations ont suivi celle de feu Zoundéko. Il s’agissait des déclarations fracassantes de certains leaders du mouvement Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), mettant formellement en cause Karim Méckassoua pour son soutien à l’UPC de Darassa. La preuve palpable est que le député de Bambari 1, Hamidou-Aboubacar KABIRO, a été menacé à mort par Darassa d’avoir signé la pétition de destitution de l’ancien PAN Méckassoua.

Quelques jours après sa destitution du perchoir, Karim Méckassoua a organisé un grand meeting au km 5. Mais la majorité de la population du 3ème arrondissement était restée indifférente à ce meeting. Il n’y avait que les pro-Méckassoua  et les  drogués qui sévissent dans cette dernière enclave musulmane de capitale Bangui qui ont pris part massivement à cette rencontre. Selon les propos de Méckassoua, «ça ne fait que commencer ». A l’allure où vont actuellement les choses, Méckassoua mériterait bel et bien d’être poursuivi devant la Cour Pénale Spéciale pour complice de crimes contre l’humanité.

Méckassoua, un traitre à la patrie pour le solde de la France

Quatre (4) ambassadeurs du G5-Sahel étaient partis à l’Assemblée Nationale proférer des menaces aux députés : «si vous osez destituer Méckassoua, les pays occidentaux vont, non seulement bloquer la 2ème phase de livraison d’armes de la Russie à la RCA, mais aussi s’opposer à la levée de l’embargo sur les effets militaires à destination de la RCA. Et aussi, nous allons couper l’aide financière à la RCA ». Comment expliquer cette ingérence flagrante de ces puissances étrangères dans une affaire centrafricano-centrafricaine ?

Cela n’étonne personne puisque nos dirigeants, notamment nos leaders politiques ont été toujours manipulés et téléguidés par les puissances étrangères, plus particulièrement la France. C’est ce que Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe était venu démontrer une (1) semaine après la destitution de l’ancien PAN Abdou Karim Méckassoua. C’est encore un coup d’épée dans l’eau, cette manipulation française via Le Drian et son « Doungourou », Abdou Karim Méckassoua.

Le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même. Comment comprendre que ce sont les Centrafricains, de surcroît ceux qui se disent des intellectuels qui trahissent et détruisent leur propre pays pour les intérêts des autres ? Une chose est sûre, les mentalités ont changé en RCA. Les Centrafricains suivent de prés tout ce qui se passe aujourd’hui dans le pays. Autant dire que ceux qui agissent et trahissent le pays de feu Barthelemy Boganda seront tôt au tard dénoncés et traduits devant la justice.

Ce sera le cas d’Abdou Karim Méckassoua et bien d’autres qui tirent les ficelles des groupes armés dans l’ombre pour détruire leur propre pays à cause des intérêts de la France et certaines puissances de ce monde.

Amedé NGUETE

 

 

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02 ONG SOUDANISES, spEcialistes en ophtalmologie, en chirurgie gEnErale, en gynEcologie, en pEdiatrie, eN urologie, en dentiSTERIe, en laboratoire, vont

diagnostiquer, traiter et soigner gratuitement les centrafricains

 

02 ONG soudanaises en partenariat avec la Mairie de Bangui ont fait don de 45 tonnes de vivres, de médicaments et d’appareils biomédicaux aux Centrafricains.

Il était 10 heures 50 minutes quand l’avion gros-porteur de marque « IL-76TD » avec 20 roues, s’est posé sur le tarmac du camp militaire M’Poko, le vendredi 02 novembre 2018. A son bord, deux fortes délégations des ONG soudanaises, « Albachar » et « Groupe d’Amitié Soudano-centrafricaine » ainsi que 45 tonnes de vivres, médicaments et appareils biomédicaux. Les délégations ont été accueillie par le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo et le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République du Soudan en RCA, Aboubacar Mohamed.

Pour le chef de la délégation de ces 02 ONG, docteur Ahmed Daoud Ramadane, « c’est pour renforcer l’amitié soudano-centrafricaine que nous sommes là à Bangui en RCA, plus précisément dans le domaine de la santé, pour aider le peuple centrafricain, avec l’accord du président soudanais, El-Bachir. Nous avons fait don de 45 tonnes de vivres, de médicaments et d’appareils biomédicaux dont 30 tonnes de vivres au peuple centrafricain. Nos médecins spécialistes en ophtalmologie, en chirurgie générale, en gynécologie, en pédiatrie, en urologie, en dentisterie, en laboratoire, vont diagnostiquer, traiter et soigner gratuitement toutes et tous les patients de Bangui, Bimbo et Bégoua, durant une semaine, à l’Hôpital Général de Bangui et à l’Hôpital Elisabeth Domitien à Bimbo ».

Quant au maire Nakombo, « c’est une initiative de la mairie de Bangui avec ces 02 ONG soudanaises, pour soigner et donner gratuitement des médicaments aux malades centrafricains. Car, sans la santé, on ne peut pas travailler, ni faire quelque chose. Et c’est sur instruction du président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, que je suis le point focal dans ce dossier auprès des 02 ONG soudanaises.

Avec l’élection du président Touadéra, notre pays, la RCA, a renoué ses relations de coopération avec les autres pays dont la République du Soudan qui a mis à notre disposition  45 tonnes de vivres, médicaments et appareils biomédicaux, dons de deux ONG pour le peuple centrafricain. Avec 27 médecins spécialistes soudanais, c’est donc une action de grande envergure qui va durer une semaine. Aussi, il y a une forte implication du ministère de la Santé Publique et de la Population dans cette activité : fixer la date officielle de son lancement et indiquer les hôpitaux devant abriter les soins gratuitement. Je dis bien gratuitement et j’y veillerais personnellement ».

C’est une bonne initiative que nous apprécions à sa juste valeur, pour le bien-être des Centrafricains. Vive la coopération Sud-sud pour que vive la coopération soudano-centrafricaine.

Le Petit YEKOA

 

 

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« IL EST ABSURDE QUE LES FACA FORMEES N’ONT PAS D’ARMES… », DIXIT JEAN YVES LE DRIAN. MAIS…

 

Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe, a effectué une visite de travail de 48 heures à Bangui, capitale de la RCA. C’était le vendredi 02 novembre 2018. Au cours de sa visite de travail, il a eu à se rendre au quartier Boeing dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, pour palper du doigt les travaux de réhabilitation ou de construction des maisons détruites, saccagées et incendiées des habitants dudit quartier durant la grave crise qu’a connue le pays, par l’ONG ACTED. Le Drian a aussi  eu des entretiens avec les autorités centrafricaines, précisément le  président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, ainsi que le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA, patron de la Minusca, Parfait Onanga Anyanga.

A la fin de cette visite éclaire, le chef de la diplomatie française a annoncé publiquement « la dotation des FACA en 1.400 armes dans un bref délai, par la France. Car, il est absurde que les FACA formées n’ont pas d’armes pour assurer leurs missions régaliennes traditionnelles sur le terrain. Et cela doit se faire dans le respect strict des  normes du Conseil de Sécurité des Nations Unies et dans toute la transparence ».

Il a également annoncé le décaissement de vingt quatre millions (24.000.000) d’euros en faveur du développement et des actions humanitaires en RCA. Concernant la dotation des FACA en armes, nous posons la question suivante à Macron et Le Drian : qu’entendez-vous par, « cela doit se faire dans le respect strict des normes du Conseil de Sécurité des Nations Unies et dans toute la transparence » ?

Pour nous, nous disons sans nous tromper, qu’au même titre que la Russie de Vladimir Poutine qui avait demandé et obtenu auprès du CS des Nations Unies, l’exception sur l’embargo d’armes et minutions, et autres effets militaires à destination de la RCA, il fort probable que c’est le même schéma que la France d’Emmanuel Macron doit emprunter. Et ceci pour doter les FACA en armes. Mais où étaient les autorités françaises au plus fort de la crise et surtout après le retour de la RCA à la légalité constitutionnelle, le 30 mars 2016, pour agir à temps au profit de nos FACA ? Que dire aussi du retrait de l’Opération Sangaris, à la fin d’octobre 2016, sept (07) mois après l’investiture du président de la République Faustin Archange Touadéra ? Certainement, il y a « anguille sous roche ». Et n’eût été la dotation en armes des FACA par la Russie et leur formation au maniement de ces armes par les instructeurs militaires russes, la France n’aurait pas, un seul instant, envisagé de les (FACA) doter en armes aujourd’hui. C’est donc une volte-face géopolitique très stratégique de la part d’Emmanuel Macron, pour reconquérir la RCA du regretté président Barthélemy Boganda, paix à son âme.

Toutefois nous disons à Macron et Le Drian que le peuple centrafricain est mature et n’est pas dupe. Donc, « qui vivra, verra » !

Le Petit YEKOA

 

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RCA/ LE SG DE L’ONG INTERNATIONALE ANA AU SUJET DES AGISSEMENTS DE JEAN YVES LE DRIAN : « MEME LE MERCENAIRE BOB DENARD AVAIT UN CŒUR, LE DRIAN A UNE PIERRE A LA PLACE DE SON CŒUR »

 

Le secrétaire général de l'ONG internationale Aimons Notre Afrique (ANA), Bekki Benhameur n'est pas content. Le leader panafricain l'a fait savoir au cours d'une conférence de presse qu'il a animée à Alger. Pour le défenseur des droits des Africains qu'il est, le ministre des affaires étrangères de la France a poussé le bouchon un peu loin. "On ne peut pas occuper des fonctions de responsabilité telles que celles de ministre de la République et se comporter comme un voyou de grands chemins. Jean Yves LE DRIAN agit en RCA, comme dans un no mans land. Non content d'avoir transformée Bangui la coquette en un Far West, il veut dicter sa loi aux autorités pour qui, il n'a aucune considération. A quelle époque se croit-il ?", s'est interrogé le SG de l'ONG internationale ANA qui n'a pas hésité à comparer le ministre français à un certain mercenaire du nom de Bob Denard, dont le nom rimait avec tout ce qui est coups bas, putschs, coups d'Etats et autres déstabilisation de l'Afrique. Encore que, Bekki Benhameur croit que Bob Denard était plus humain que Le DRIAN qui, lui, a une pierre en lieu et place de son cœur. " Une telle arrogance et une telle suffisance de la part du ministre des affaires étrangères de la France est intolérable. Pour quelqu'un qui est censé être le premier responsable de la diplomatie française, il y a lieu de plaindre la France et ses valeurs. Jean Yves Le DRIAN a fait en RCA, plus de victimes qu'en a fait Bob Denard en Afrique et de toute sa carrière de mercenaire. Des deux, le premier cité est à plaindre plus car ayant les mains ensanglantées. Il veut tout de même s'ériger en donneurs de leçons", a-t-il déploré. Pour lui, ce sont les Africains eux-mêmes qui occasionnent de telles situations. "Même pendant la colonisation, nos parents se sont battus en dépit des forces disproportionnées en présence. Ils ont fini par avoir gain de cause. La liberté ne se négocie pas. L'exemple le plus patent est la guerre de libération que l'Algérie, mon pays, a livrée à la France pour acquérir son indépendance. Une guerre asymétrique, brutale, sauvage et meurtrière. Mais c'était le prix à payer pour notre libération", a-t-il insisté. Il poursuit que l'Afrique doit mener le combat de la libération totale de l'emprise de la France. " L'Afrique doit couper le cordon ombilical le reliant à la France. L'Afrique doit s'émanciper de la France, et cela passe par tous les moyens, mêmes les plus radicaux. Désormais, qu'on s'appelle Jean Yves Le DRIAN ou même la France, que cela n'ait plus aucune signification en Afrique. Que ces noms de Gaulois n'inspirent plus jamais la crainte et la terreur sur le continent africain. Si Jean Yves Le DRIAN ou je ne sais qui d'autre se comporte en Afrique comme un crabe, qu'il soit mangé avec assez de bruits", a-t-il conclu, indiquant que sa pensée est valable au figuré comme au propre.

 

Bryan Fatebi.,ONG ANA

 

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RCA : LE PRESIDENT TOUADERA TOMBERA-T-IL DANS LE PIEGE DE LA FRANCE QUI CHERCHE UN CHEMIN POUR RAVITAILLER LES GROUPES ARMES?

 

Jean Yves Le Drian s’est rendu à Bangui pour rassurer les groupes armés qu’ils seront ravitaillés depuis l’aéroport de Bangui. Voilà pourquoi il propose 1.400 armes aux FACA et 24 millions d’Euros pour faire rêver les autorités centrafricaines.

Le peuple centrafricain doit descendre dans les rues et dire non à l'offre des français, car cette offre cache beaucoup de choses. La France est à la recherche d'un chemin officiel pour ravitailler ses alliés, les groupes armés. Depuis la destitution de l'ex-président de l'Assemblée nationale, l'ami personnel du ministre des affaires étrangères françaises, Jean Yves Le Drian, Paris cherche la voie du ravitaillement de ses mercenaires. Très affaiblie par la montée en force des FACA accompagnées des Russes, la France utilise toutes les ruses pour empêcher le Président Touadéra de travailler. La dernière visite forcée de Jean Yves Le Drian à Bangui et la proposition d'offrir 1.400 armes aux FACA et plus de 24 millions  d’Euros ressemble à un coup d'Etat à venir. Pourquoi la France décide subitement d'être gentille? Pourquoi elle qui n'est pas neutre dans cette crise et dont on connaît le parti pris décide d'offrir après la destitution de l'ex-président de l'Assemblée nationale, destitution qu'elle a eu du mal à accepter, armes et argent aux FACA ? Pourquoi Méckassoua est-il devenu très silencieux ? Pourquoi Le Drian parle du DDRR ? Pourquoi Le Drian menace d'abord sur le retrait de la MUNISCA, avant de faire une offre ? Les autorités centrafricaines doivent être très vigilantes car la France prépare un sale coup. Soit la reprise des hostilités, ou un putsch à la dimension du Guide libyen, Mouhamar Kadhafi. Que Dieu nous en garde et que ses grâces et ses bénédictions accompagnent le Président Touadéra, le guide éclairé du peuple centrafricain.

 

Georges Krowell,

ONG Nouvelle Afrique

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CENTRAFRIQUE : LA FRANCE MENACE LES AUTORITES CENTRAFRICAINES : « NOUS ALLONS DEMANDER LE RETRAIT DE LA MINUSCA ». JEAN YVES LE DRIAN RENTRE DIFFICILEMENT À BANGUI, TOUT MONTRE QUE LE MINISTRE FRANÇAIS N’EST PAS LA BIENVENUE

 

Le Drian est venu obtenir la signature de plusieurs documents. Cela n’était pas possible car n’étant pas la volonté des dirigeants centrafricains. Alors, aucun document n’a été signé. Le ton est monté entre le ministre centrafricain des affaires étrangères, Charles Armel Doubane et son homologue français. Le refus des dirigeants centrafricains de céder à la volonté de la France a poussé Jean Yves Le Drian à proférer des menaces. « Nous allons solliciter les Etats-Unis et demander à l’ONU de mettre fin à la présence de la MINUSCA, en prétextant que vous refusez le DDR et le dialogue de l’Union Africaine. Vous pouvez nous croire, nous réussirons car vous n’êtes pas les premiers. Alors vous avez le choix », a menacé Le Drian. Faut-il le rappeler, la France exige le retrait des forces russes, propose le retrait des forces françaises au sein de la MIUISCA pour en faire une base militaire et se propose pour la formation des FACA, via l’Union Européenne. Une volonté qui a été rejetée en bloc par le peuple centrafricain qui s’est même permis de menacer les autorités de Bangui, car pour la population, la présence russe est une œuvre divine. Le peuple aspire à un avenir meilleur. Cette position du peuple a obligé les autorités à rejeter en bloc la volonté de Paris.

Sékou Soualé, LeMondeEnVrai.net    

 

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Centrafrique : Le Secret de Paris dans les rues de Bangui. LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE SE MOBILISE CONTRE LA FRANCE, EMMANUEL MACRON TRAHI PAR LES SIENS.

 

La RCA est aujourd’hui l’un des pays aricains les plus médiatisés. Tous les yeux sont fixés sur les avancées de l’implantation russe dans ce pays. Le peuple africain fait de la RCA, un front du changement des méthodes de la Françafrique. Des nouvelles venant de la force française de la MUNISCA, déballent tout le plan diabolique de Paris pour reconquérir la RCA et notamment les FACA, déjà presque dans les mains des Russes en terme de défense avec des résultats concrets.

Paris décide de mettre une pression sur le Président Touadéra pour l’amener à mettre fin au contrat des Russes. Dans les informations qui circulent, Paris envisage occuper l’aéroport de Bangui par les forces françaises de la MINUSCA, retirer les forces françaises de la MINUSCA pour en faire une base française.  Paris veut aussi s’occuper de la formation des FACA via l’Union Européenne. Ces informations sont considérées comme une insulte méprisante si elles s’avéraient vraies. La société civile quant à elle se dit prête à chasser tous les Français du territoire centrafricain si jamais le Président français essayait de faire une telle chose.

Les leaders des jeunes patriotes pour la défense de la patrie, pour leur part, restent très fermes sur leurs décisions. « SI LES RUSSES S’EN VONT, ALORS TOUADERA ET SARANDJI DEVRONT PARTIR. Nous ne voulons plus des soldats français, le Président Français Emmanuel Macron n’est pas capable d’ouvrir une enquête sur les exactions des soldats français en RCA. Macron n’a aucun respect pour le Centrafricain, aucune considération pour nous. Nous sommes au 21ème siècle et nous allons montrer les valeurs de cette nouvelle génération Centrafricaine ».

 

Mopao Hundété, Leuropeafrique.info

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE :

 LA MINUSCA DENONCE LES TENTATIVES DE MANIPULATION DES CENTRAFRICAINS SUR SON OPERATION A BAMBARI

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne les attaques violentes et lâches dont elle fait actuellement l’objet à Bambari, préfecture de la Ouaka (centre), par des présumés combattants de l’ex-Séléka, particulièrement de l’UPC. La Mission tient à souligner qu’elle répliquera à toute attaque contre les soldats de la paix et les patrouilles conjointes avec les Forces armées centrafricaines (FACA) qui ont commencé en début de semaine. Elle déplore que lors de ces attaques un casque bleu ait été blessé. 

La MINUSCA réaffirme son impartialité et rappelle son engagement à protéger toutes les populations centrafricaines sur l’ensemble du territoire.  Conformément aux règles d’engagement en vigueur, les soldats de la paix ont riposté à ces tirs et n’ont visé aucun individu en particulier.  

La MINUSCA dénonce fortement les tentatives de manipulation de la population centrafricaine par le FPRC et l’UPC à propos des patrouilles qu’elle mène à Bambari. Contrairement aux affirmations erronées de ces groupes armés, les mesures sécuritaires appliquées ne visent aucune communauté en particulier. La Mission estime que cette tentative d’instrumentalisation a pour but de travestir l’objectif de ces patrouilles dont le but essentiel est de protéger les populations et de consolider l’autorité de l’Etat.  

La MINUSCA dénonce également les efforts concertés de ces groupes armés visant à dénaturer le rôle de la Mission et de son leadership, et réaffirme son unité dans la mise en œuvre impartiale de son mandat, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies. La Mission juge inacceptables ces accusations et relève avec regret que la posture belliqueuse et radicale adoptée par les groupes armés ex-Séléka à Bambari notamment, est en totale contradiction avec leur prétendu engagement pour la paix à travers l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, sous l’égide de l’Union africaine et l’ensemble des pays de la sous-région. 

Par conséquent, la MINUSCA appelle le FPRC et l’UPC à la raison. Elle demande à tous les groupes armés de cesser toute violence et à œuvrer de bonne foi à la réalisation des aspirations légitimes de la population centrafricaine à une paix et une sécurité durables. En tant que membre du Panel de l’Initiative africaine, la MINUSCA demande à tous les groupes armés de s’inscrire sans ambiguïté dans le processus de dialogue en cours. La Mission rappelle qu’il ne saurait y avoir de solution militaire à la crise centrafricaine.  

 La MINUSCA demeure déterminée à mettre en œuvre son mandat de protection des civils et des institutions républicaines et à poursuivre sa mission de restauration de l’autorité de l’Etat, aux côtés du Gouvernement légitime centrafricain. Elle rappelle que son mandat l’autorise à recourir à tous les moyens mis à disposition par le Conseil de sécurité, y compris l’usage de la force, en cas d’attaques contre les populations civiles, les institutions républicaines et les casques bleus.

 Vladimir Monteiro, Porte-parole

 

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Le manque flagrant de maturitE politique de nos gouvernants laisse la porte ouverte aux oppresseurs du peuple tapis dans l’ombre

 

Lorsqu’on trahit la mémoire des pères de notre indépendance, on peut tout trahir. Lorsqu’on trahit ses propres morts par des tractations égoïstes, on ne peut reculer devant rien pour ses intérêts personnels. Ceux qui ont honte de nos ancêtres et de nos morts sont une indication de ceux sur qui nous ne pouvons baser l’espoir de la renaissance de la Centrafrique de demain.

On croyait les politiques centrafricains mûris par des années troubles que leur pays a traversées. Mais hélas, les crocodiles de Bangui ont toujours la peau dure. En moins d’une semaine, le pays a connu une honte monumentale infligée par ces hommes et femmes qu’ils avaient élus à l’Assemblée Nationale dont leurs seules missions étaient de résoudre les problèmes de la société centrafricaine, en somme, offrir un avenir meilleur à tous les fils et filles de Centrafrique.

Car il va sans dire que le peuple centrafricain est déjà meurtri par des années de crise militaro-politique, provoquée pour la plupart par ses gouvernants avides d’argent sale et qui n’hésitent pas une seconde à vendre leur pays aux plus offrants.

Retour sur le fil des évènements à l’Assemblée nationale

En prélude à la scène odieuse qui s’est produite à l’Assemblée Nationale, le couperet est tombé raide le vendredi 26 octobre dernier sur la tête du Président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua, qui venait d’être destitué par les élus de la nation, suite à une motion de destitution pour manquement grave à l’exercice de ses fonctions et le détournement d’environ 800 millions de Franc CFA ainsi que la passation des marchés publics de gré à gré.

Cela présageait déjà un changement décisif sur le climat politique du pays. Dans la foulée, les mécontents du Km 5 ont montré leurs humeurs par des rafales de Kalachnikov, poussant les Banguissois dans la psychose totale.

Le lendemain, c’est-à-dire, le samedi 27 octobre dernier, le PAN destitué a voulu se refaire une virginité en appelant au calme les populations du Km5. Un coup d’épée dans l’eau.

Et voici la goutte d’eau qui a débordé le vase : lors de la session plénière, où devrait se dégager le nouveau PAN, juste au moment où Laurent Ngon-Baba, candidat n°2 à la présidence de l’Assemblée Nationale, se présentait à la tribune du parlement, le « tout-puissant de pacotille », député Alfred Yékatomb sort son arme et tire deux coups de feu. C’était la panique généralisée, la débandade dans la salle, le sauve qui peut pour les députés.

Aujourd’hui plus que jamais, le « pays est en danger ». Certains opposants transfuges qui pataugent au gré du vent, servant d’hommes de paille à la volonté française en RCA, sont décidés à replonger la nation centrafricaine au fond du gouffre. D’un côté, il y a ceux qui ont un  comportement antipatriotique. De l’autre, certains n’ont pas vraiment coupé les ponts avec leur ancien maître ainsi que ses pratiques recusables. Dans ce contexte, ces hommes politiques et leurs partisans peuvent-ils encore représenter une alternative crédible au devenir de notre nation ?

Au stade où la société centrafricaine, transpercée de toutes parts par la récurrence des crises militaro-politiques, où seul le levier politique désinfecté permettra d’opérer des changements structurels,

il est évident que l’union sacrée de tous les Centrafricains est le seul remède capable de transformer le système politique dans le sens d’une prise en compte de l’intérêt général du peuple centrafricain.

Aujourd’hui, toute la classe politique ainsi que le peuple centrafricain sont unanimes à dire leurs ras-le-bol à la déconfiture qu’offrent des politicards et bras cassés qui pullulent les institutions du pays.

Voilà plus de 60 ans qu’une nouvelle forme d’esclavagisme continue de faire des ravages. C’est trop ! Les Centrafricains veulent réellement décider de leur avenir commun, en ayant pour représentant honnête, des hommes et femmes dignes, intègres et patriotes comme l’avait été le père de la nation, B. Boganda.

Seulement, les prostitués politiques avec des moralités douteuses veulent jeter aux orties les acquis de la démocratie durement gagnés pour faire du peuple centrafricain un marchepied.

Cependant, la démocratie est sans doute la clé de voûte de toute relation entre le peuple et son gouvernement, du jeu démocratique, ce qui requiert de régler la question des pouvoirs du chef de l’État, du rôle des parlements nationaux, des prérogatives du pouvoir judiciaire, des moyens d’expression des citoyens au-delà du vote, etc.

Cela impose une certaine exigence d’équité et des fortes vocations d’exemplarité.

Or, certaines officines parisiennes s’attellent à fabriquer un chef d’État centrafricain selon leur propre paradigme et veulent l’imposer au peuple centrafricain comme étant le seul atout pour sortir la RCA de l’abîme actuel. Ce qui est certainement injuste, mais surtout illusoire ou utopique pour prétendre rassembler un peuple divisé depuis plusieurs décennies. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est un remake de «L’opération Barracuda» avec Dacko, ou bien l’installation anarchique de François Bozizé par les mêmes fossoyeurs du pays.

Aujourd’hui, le peuple centrafricain est devant un dilemme qui ne peut pas  se résoudre par des fanatiques d’un côté et de l’autre par des illusionnistes politiques qui croient détenir la solution. Ce n’est plus dans les salons feutrés de luxe parisiens que l’homme d’État ou l’homme providentiel sera décrété pour venir s’installer sur un fauteuil présidentiel semé d’épines venimeuses.

Une chose est sûre, les Centrafricains ont déjà compris le plan machiavélique planté et semé par la France dont le seul but est de tirer profit de la RCA jusqu’au tarissement de ses ressources naturelles. Rappelons que c’est depuis cinquante-huit ans que la RCA sert de marche pied des puissances de ce monde, et c’est ce qui nuit à l’épanouissement des Centrafricains.

Le peuple souffre, pour la bonne et simple raison que le français est là pour le français et fait croître la crédibilité de la France dans le monde et non pour un nègre Centrafricain. Que ceux qui continuent à leur lécher les bottes, sans exiger ne fussent qu’une contrepartie, aillent au diable.

Par ailleurs, l’histoire est là pour en apporter la preuve que nos intellectuels qui, partout, dessinent l’architecture et l’invention d’un quelconque système politique, en écrivant par exemple des projets de société, des actes d’alliances, des scénarios de divisions, sont les véritables ennemis du peuple centrafricain.

Inutiles de chercher de bouc émissaire. Les intellectuels centrafricains sont de véritables obstacles à l’émergence d’une nation centrafricaine réellement libre et indépendante.

La fin de leurs illusions a sonné !

Sinclair ARIES

 

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BANGUI : PLUS DE 70 EX-COMBATTANTS DEMOBILISES ONT REÇU DES KITS ET DE L’ARGENT POUR LEUR REINSERTION SOCIALE

 

Depuis la semaine passée, plus de 70 ex-combattants (factions Séléka et Anti-Balaka) de Bangui, démobilisés dans le cadre du projet « pilote DDRR » des groupes armés, ont reçu du gouvernement et de ses partenaires au développement, impliqués dans ce processus, des Kits et de l’argent. Et ce geste d’accompagnement des ex-combattants démobilisés est de permettre leur réinsertion socio-économique dans leurs communautés respectives. C’est donc un ouf de soulagement pour ces ex-combattants.

Mais ce que nous déplorons, il a fallu que ces derniers aient manifesté leur ras le bol à la Manufacture Militaire Centrafricaine (MAMICA) où se trouve le bureau de la coordination générale de l’Unité d’Exécution du Programme National du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (UEPNDDRR), pour qu’ils puisent avoir gain de cause. Est-ce vraiment normal ? Au regard de tout ce qui précède, nous disons que nos autorités ont l’obligation de respecter leur parole donnée, et surtout leurs engagements pris à tous les niveaux de la vie active nationale. Car, « gouverner, c’est prévoir », dit-on.

Dans ce cas d’espèce précis du processus DDRR, tout doit être mis en œuvre avec plus de sagesse, de crédibilité, de transparence et d’objectivité, pour éviter de retomber dans les mêmes erreurs du passé. Surtout que le DDRR est très délicat et sensible pour le retour de la paix et de la sécurité en RCA. Donc, « qui veut aller loin, ménage sa monture », dit un sage adage populaire. Alors, pas de droit à l’erreur dans la mise en œuvre effective du grand DDRR. Sinon… 

Notons que ces 70 ex-combattants démobilisés ont été formés pendants 3 mois aux différentes Activités Génératrices de Revenus (AGR). Nous leur souhaitons bon vent et pourvu qu’ils tiennent bien leurs affaires.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

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REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : DES ATTRIBUTIONS DES AUTRES MEMBRES DU BUREAU ET FONCTIONNEMENT DU BUREAU

 

Le Président de l’Assemblée Nationale peut être suppléé par les Vice- présidents en cas d’empêchement temporaire dans l’exercice de ses fonctions suivant l’ordre de préséance. Dans ce cas, il peut déléguer certains de ses pouvoirs par Arrêté.

 

PARAGRAPHE 2

 

DES ATTRIBUTIONS DES AUTRES MEMBRES DU BUREAU

 

Art.16 : Sous l’autorité du Président de l’Assemblée Nationale à qui ils rendent compte, les autres membres du Bureau exercent les attributions ci- après :

 

A/ Le 1er Vice-président est chargé de :

- suivre les questions législatives ;

assurer la gestion administrative des députés ;

- veiller au bon fonctionnement des services administratifs et du personnel de l’Assemblée Nationale ;

- coordonner  les activités des  groupes d’amitié et des associations parlementaires.

 

B/ Le 2ème Vice-président est chargé de :

 

- coordonner les affaires sociales, culturelles et des nouvelles technologies ;

- organiser l’hospitalisation, l’évacuation sanitaire et la prise en charge des funérailles des députés et du personnel de l’Assemblée Nationale.

 

C/ Le 3ème Vice-président de l’Assemblée Nationale est chargé de :

 

- assurer la gestion des biens meubles et immeubles de l’Assemblée Nationale ;

- tenir trimestriellement l’inventaire de tous les biens de l’Institution ;

- émettre un avis sur l’affectation ou l’utilisation des matériels d’usage commun ;

veiller à l’aménagement et à l’entretien du jardin de l’Assemblée Nationale.

 

D/ Le 4ème Vice-président de l’Assemblée Nationale est chargé de :

 

- assurer l’élaboration du budget de l’Assemblée Nationale ainsi que son exécution ;

- veiller au bon fonctionnement des services financiers ;

- coordonner la passation des marchés de l’Assemblée Nationale. E/ Les Questeurs sont chargés de :

- la mise en œuvre des attributions définies par les dispositions du présent Règlement Intérieur relatives au règlement financier de l’Assemblée Nationale.

 

F/ Les Secrétaires Parlementaires sont chargés de :

 

- établir sous la supervision du Premier Vice-président les Procès- verbaux des réunions du Bureau en collaboration avec le Secrétaire Général ;

- superviser la mise en forme des comptes rendus des séances ;

- veiller à la publication des comptes rendus des séances ;

- inscrire les noms des députés qui demandent la parole ;

- contrôler et constater les actes nominaux ;

- mettre en forme les textes de loi votés ;

- vérifier la prise en compte des amendements dans les lois votées avant leur transmission au Président de la République pour promulgation.

 

G/ Chaque membre assiste un Vice-président suivant l’ordre de préséance.

 

SECTION III

 

DU FONCTIONNEMENT DU BUREAU

 

Art.17 : Le Bureau de l’Assemblée Nationale se réunit une fois par  semaine  pendant les sessions et une fois par mois hors session. Il peut également se réunir toutes les fois que les circonstances l’exigent, sur convocation de son président ou à la demande de la majorité de ses membres.

 

Le président convoque les membres du Bureau par courrier individuel ou, en cas d’urgence, par tous autres moyens appropriés et leur communique l’ordre du jour au plus tard vingt quatre heures avant l’ouverture de chaque réunion.

 

Le Bureau ne délibère valablement que si neuf (9) de ses quinze (15) membres au moins sont présents, dont obligatoirement le Président ou un vice-président. Si ce quorum n’est pas atteint, il est procédé à une deuxième convocation pour une réunion pouvant se tenir dans les quarante huit (48) heures. Le Bureau peut alors délibérer si le Président ou un Vice-président est présent sans condition de quorum.

 

Les décisions du Bureau sont adoptées par consensus ou à défaut, à la majorité simple des membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du président de séance est prépondérante. Aucun membre du Bureau ne peut donner délégation à un autre membre aux fins de le représenter à une réunion du Bureau.

 

CHAPITRE 4

 

DES GROUPES PARLEMENTAIRES

 

Art.18 : Les députés peuvent s’organiser en groupes par affinités politiques. Les groupes sont constitués après remise au Bureau de l’Assemblée d’une liste de leurs membres signée par eux, indiquant les noms du Président du groupe et des membres du Bureau.

 

Nul ne peut figurer sur la liste de plusieurs groupes.

 

Un groupe ne peut être reconnu comme administrativement constitué que s’il réunit au moins cinq (5) membres.

 

Les groupes qui n’atteignent pas cet effectif ainsi que les députés qui n’appartiennent à aucun groupe peuvent s’apparenter, se rattacher administrativement à un groupe de leur choix ou restés non inscrits.

 

Le service intérieur des groupes peut être assuré par un Secrétaire administratif dont le statut, le recrutement et le mode de rétribution dépendront exclusivement du groupe.

 

Les Présidents des Groupes sont d’office membres de la conférence des Présidents.

 

Art.19 : Les modifications à la composition d’un groupe sont portées à la connaissance du Président de l’Assemblée sous la signature du Député intéressé s’il s’agit d’une démission, sous la signature du Président du groupe, s’il s’agit d’une radiation et sous la double signature du Député et du Président

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