Toutes les infos du Mardi 04 Sept. 2018

Cm n 2788 du mar 04 aout 2018

 

LES MECREANTS DOIVENT RECOLTER CE QU’ILS ONT SEME 

Les groupes armés se croyaient tout permis, analphabètes en durcis qu’ils sont, incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, ils ont laissé libre cours à leurs inepties. Malheureusement, le compte à rebours ne fait que commencer. Des insanités, des injures, ont été déversées sur le Chef de l’Etat, à travers les ondes internationales. Comme le clamait haut et fort, feu président Patassé, « le mensonge va vite, vite, mais la vérité va doucement, sûrement, rattrape le mensonge, le terrasse, et règle son compte ». La vérité est entrain de rattraper les groupes armés. Les fourberies de l’Union Africaine (UA) n’auront aucun effet sur le verdict populaire. Le peuple centrafricain s’est clairement exprimé, lors des consultations populaires à la base, formalisées par le Forum Nationale de Bangui.

Les groupes armés ont toujours haussé le ton, rejeté la main fraternelle tendue par le Chef de l’Etat. La préférence des groupes armés pour le Panel de l’Union Africaine, suscite la méfiance des centrafricains. C’est encore une carte Joker de la France, car ses valets sont à la manœuvre. Cette période est révolue, car les Centrafricains tiennent contre vents et marées, à affirmer leur liberté d’action, leur indépendance et leur Souveraineté. Les intérêts de la France ne peuvent passer avant ceux de la RCA, en RCA même. Les Centrafricains ont trop moisi durant 58 ans, baignant aujourd’hui dans la misère, la pauvreté, le sous développement. Un peuple misérable, pauvre, sur un sol et un sous sol extrêmement riches, c’est inconcevable, inadmissible et intolérable. Qu’à cela ne tienne, la France a toujours manipulé ce même peuple contre ses dirigeants, tous les dix ans. Cette instabilité a profité à la France qui pille les pauvres sans vergogne et sans scrupule. Mais cela ne suffit toujours pas, il faut plonger le pays dans un bain de sang, un véritable génocide comme au Rwanda.

Le silence de la plateforme religieuse face à la déclaration de Laurent Fabius et Jean Yves Le Drian continue de nous intriguer au plus haut point : «  les intérêts de la France d’abord, celui du peuple centrafricain après », en Centrafrique même. Sankara n’a pas attendu pour lancer la révolution au Burkina Faso. Assassiné, sa pensée gouverne toujours. Le Burkina Faso et la RCA sont sur la même longueur d’ondes, même combat pour la liberté, l’indépendance et la Souveraineté. La plateforme religieuse s’est-elle déculottée de sa mission première, celle de paître les brebis de Dieu, de veiller sur elles et de les conduire vers le bon pâturage ? La plate forme religieuse ne cherche-t-elle que des intérêts matériels ? Qu’est-ce que l’Apôtre Paul n’a pas subi durant sa mission évangélique ? La prison, l’apôtre Paul est passé par là, les brigands l’ont malmené, il a été mordu par un serpent dangereux. Il n’a pu se taire, car Dieu, auquel il croit, est avec lui. Qui ne dit rien, consent, dit un adage. Le silence de la plateforme religieuse peut être interprété comme un feu vert à la France afin de rendre le pays « ingouvernable », tel que l’affirme Jean Yves Le Drian. L’Union Africaine ne doit pas se faire d’illusion, car ce qui arrive au bois sec aujourd’hui, arrivera au bois vert demain. De Sankara à Kadhafi, en passant par Blaise Campaoré et Laurent Gbagbo, les Africains n’auront toujours que les larmes aux yeux. Les larmes de crocodile.

La France n’aime pas les patriotes convaincus et éveillés, clairvoyants et visionnaires, ceux qui privilégient l’intérêt de leurs peuples. Ils constituent des obstacles à la manipulation française, pour maintenir les Etats francophones dans la dépendance et faire passer ses propres intérêts, sous la coupe d’une coopération au masque souriant. Les valets encore nombreux en Afrique, mettent leur survie politique entre les mains de la France. Sans la France, ils n’ont aucune chance de parvenir à leur fin. La déstabilisation de l’Afrique n’est plus à l’ordre du jour. Les assassinats politiques de la France ont assez duré. Centrafrique, Congo-Brazza, Tchad, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Libye, c’est trop ! Les Africains se réveillent aujourd’hui pour dire non à la déstabilisation et aux assassinats politiques de la France en Afrique. Que devient la Libye après la mort atroce du colonel Kadhafi ? L’Union Africaine était complice de la mort du Guide Libyen. Une preuve encore tangible de l’hypocrisie, de la fourberie, des instances de l’Union Africaine.

Selon l’Union Africaine, « il n’y aura plus de coups d’Etat en Centrafrique », autant dire aux Centrafricains que le père Noël politique leur apportera des gâteaux et des jouets, afin qu’ils y croient, comme les petits enfants. La maturité politique des Centrafricains, leur patriotisme, sont entrain d’éclore, alors un menteur n’est jamais cru, même quand il dit la vérité. Les Centrafricains sont sur leur garde vis-à-vis de l’Union Africaine. Les Coups bas, c’est une exclusivité de l’Union Africaine et ce ne sont pas les libyens qui nous démentiront. L’Union Africaine ne peut endormir la vigilance des Centrafricains meurtris par 58 ans de misère, d’esclavage et de la traite des êtres humains. Le Tchad est aujourd’hui sur la braise, à chacun son tour chez le tondeur. A cette allure, la France exterminera les peuples francophones pour leurs absurdités congénitales.

Julien BELA

 

 

BEIJING (CHINE), DES HONNEURS ET DES TITRES HONORIFIQUES A L’ENDROIT DU CHEF DE L’ÉTAT CENTRAFRICAIN.

 

Beijing, 2 septembre 2018,

Tout comme dans son pays la République Centrafricaine, les ovations et les honneurs sont réservés au Chef d'État Centrafricain, celui qu'on appelle l'homme du peuple pendant sa visite en Chine, au Forum de Coopération Chine Afrique.

Ici à sa sortie du temple du ciel, un titre honorifique lui est remis par les autorités de la ville, ainsi que des ovations par la laborieuse population chinoise qui salue les efforts de «l'homme au bâton magique» dans son pays.

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DECLARATION D’ENTENTE DE KHARTOUM ENTRE 04 GROUPES ARMES :

UNE DECLARATION DES « DUPES » QUI N’ENGAGE QUE CEUX QUI Y CROIENT

Encore et toujours les groupes armés en RCA qui n’ont cessé de distraire la galerie, l’opinion nationale et internationale, à travers divers accords et déclarations d’entente pour le retour de la paix et de la cohésion sociale dans le pays. A titre d’illustration, sous l’égide de la Russie et du Soudan du Nord, quatre (04) groupes armés (FPRC, MPC, UPC et Anti-Balaka branche Maxime Mokome) qui ont signé une déclaration d’entente à Khartoum au Soudan du Nord, le jeudi 30 août dernier.

A cette occasion, les quatre (04) groupes armés précités qui se sont constitués en une plateforme baptisée «  Rassemblement Centrafricain » (RCA), ont décidé de lever toutes les barrières qu’ils avaient érigées dans les zones sous leur contrôle, de ne pas commettre des exactions de tout genre sur les civils, de ne pas se battre entre eux et nous en passons. C’est une bonne initiative que nous apprécions à sa juste valeur, car toutes les initiatives prônant le dialogue pour la résolution de la crise en RCA sera la bienvenue. Mais là où se pose le problème, c’est la mise en application effective sur le terrain de tous ces accords et déclarations d’entente signés par les mêmes groupes armés. C’est pour dire que signer de tels accords et déclarations d’entente de paix est une autre chose, les appliquer comme il se doit est une autre.

D’ailleurs, dites-nous combien d’accords et de déclarations d’entente ont-ils été signés volontairement par les groupes armés (factions Séléka et Anti-Balaka) de la transition au retour du pays à l’ordre Constitutionnel ? Ont-ils été respectés et appliqués sur le  terrain par leurs signataires, les groupes armés ? Les réponses à ces questions reviennent à qui de droit.

Un autre aspect, pendant que les quatre (04) leaders du FPRC, du MPC, de l’UPC et de la branche Anti-Balaka de Maxime Mokome étaient à Khartoum, ils ont eu à déléguer leurs représentants pour prendre part aux consultations du panel de facilitateurs de l’Union Africaine (UA) avec tous les quatorze (14) groupes armés engagés dans le programme DDRR, à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Et ceci dans le cadre de dialogue pour la résolution de la crise en RCA en vue et prôné par l’UA avec le consentement du gouvernement centrafricain. A l’issue de ces consultations, les quatorze (14) groupes armés ont passé de  soixante dix-sept (77) revendications à cent quatre (104). Est-ce sérieux de la part de ces groupes armés qui écument la RCA, depuis plus de six (06) ans ? Motif pour lequel nous disons, fort de l’expérience du passé, c’est une déclaration d’entente des « dupes » qui a été signée à Khartoum par le FPRC, le MPC, l’UPC et la branche Anti-Balaka Mokome. Donc elle n’engage que ceux qui y croient.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

VILLAGE MAKILA : Le cElebre escroc RICCO appréhendé ET PASSE A TABAC

Le village makila est situé en profondeur dans la brousse de la Lobaye, à environ 4 kilomètres du village Safa.

C’est un village dont la population laborieuse vaque à ses activités quotidiennes et génératrices de revenus, mais aussi un coin où se trouvent retranchés des personnes de moralité douteuse dont le célèbre escroc nommé RICCO. 

Bûcheron et menuisier de son état, et disposant d’une scie à moteur, ce dernier produit des planches, chevrons, lattes, voire du charbon de bois, mais excelle malheureusement dans une pratique d’escroquerie qui compromet son statut évoqué ci-haut.  

Entretemps, il a reçu la commande d’un client qui lui a versé un acompte  de 38.500 F sur le montant total de la commande. Après avoir reçu cet acompte, sieur RICCO s’est tranquillement retiré de son village à Safa pour se rendre introuvable.  

Attendant vainement la livraison de sa marchandise de la part de sieur RICCO et ne l’apercevant pas, le client s’est plaint à qui de droit.  

Avec le concours d’éléments d’autodéfense, le célèbre escroc RICCO a fini par être repéré par les villageois, qui en ont profité pour le passer à tabac. N’eut été l’intervention du chef de ce village, RICCO aurait rendu l’âme.

Sinclair ARIES

 

 

BRIA : LES GROUPES REBELLES SE LIVRENT DES BATAILLES ENTRE EUX : QU’EN EST-T-IL DU DDRR ?

Centrafrique, un pays en quête de la paix et de la cohésion sociale, a de la peine à sortir du gouffre malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires.  Les récents affrontements à Bria dans le Centre-est du pays témoignent que beaucoup d’efforts restent à faire afin de ramener la paix. Avec des groupes armés qui s’acharnent sur la population, se battent réciproquement et engagent un bras de fer avec le pouvoir légitime, en tout cas, le processus DDRR semble hypothéqué. Car il suffit d’un petit problème pour voir les rebelles commencer à faire mouche.

Le FPRC et l’UPC, deux groupes rebelles issus de la faction Séleka, s’en sont pris aux autodéfenses dans la ville de Bria. Tout est parti d’une simple histoire de barrière érigée par le FPRC. Laquelle barrière n’a pas rencontré l’assentiment des autodéfenses.  Du coup, les fusillades ont commencé. Plusieurs personnes ont été tuées dans cet affrontement de la semaine dernière.

Comment des groupes rebelles qui prétendent adhérer au processus DDRR continuent encore de faire la guerre ? N’est-ce pas un pied de nez ? Notons par ailleurs que le DDRR va bientôt commencer dans l’ouest de la RCA, avec au total 07 groupes rebelles qui seront bientôt désarmés. Les combattants seront formés à un métier.  Mais dans l’Est du pays, les groupes rebelles compliquent les tâches. Ces derniers continuent de tenir tête au pouvoir légitime. Ce qui laisse croire qu’ils seraient entrain de flatter le peuple. Ils disent oui au DDRR mais au fond, c’est une autre chose, un véritable saupoudrage. Alors que le président Touadéra mise sur le DDRR afin de faire sortir le pays du pétrin, certains pensent que les armes sont la seule issue de sortie de crise, une hérésie parfaite ! Si aujourd’hui le président de la République leur tend la perche, il s’agit d’un geste philanthropique.

Les leaders des groupes rebelles savent pertinemment que la CPS les épinglera un à un. Ces derniers, pris de panique, demandent l’amnistie, malgré leurs multiples forfaits. Leurs 77 revendications, tous le savent, viennent de l’autre côté de la méditerranée. Les groupes rebelles, au travers de ces revendications, veulent faire plier le gouvernement centrafricain. Si les groupes armés disent être pour la paix, il faut nécessairement joindre la parole à l’acte. La RCA aspire à la paix et à la cohésion sociale, mais dommage, certains sont de véritables ennemis de la paix. Où va-t-on avec cela ?

Ces violences ne mènent nulle part. Aucun essor ne peut être possible sans la paix. La paix que désire le peuple centrafricain ne viendra pas d’ailleurs mais plutôt des Centrafricains eux-mêmes. Si la paix est perturbée, cela impactera tous les secteurs d’activité du pays.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

La Centrafrique vers la paix, la Russie et le Soudan à la manœuvre

La Centrafrique se dirige vers une solution à la crise qui la frappe. Avec le soutien de la Russie et du Soudan, les principaux groupes armés centrafricains ont en effet signé une déclaration d’entente. Alors que les pays occidentaux n’ont jamais causé que des problèmes, la Russie et ses alliés autres apportent des solutions.

Vers une sortie de crise en Centrafrique? La mission de bons offices de la Russie semble avoir porté ses fruits, malgré les tentatives de la diplomatie française de stopper la montée en puissance des relations russo-centrafricaines.

En effet, les principaux représentants des groupes armés centrafricains viennent de signer à Khartoum, la capitale soudanaise une déclaration d'entente. Parmi les signataires figurent Nourredine Adam (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), Ali Darassa (l'Union pour la paix en Centrafrique), Mahamat AlKhatim (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) et Maxime Mokome (l'un des représentants du groupe Anti-Balaka). Ils ont apposé leurs signatures respectives en indiquant leur volonté d'une paix durable et d'une réconciliation. Une approche d'ailleurs saluée par les autorités centrafricaines.

Par son rôle dans cette affaire, Moscou a démontré toute sa détermination à non seulement défendre ses propres intérêts, mais également ceux de ses alliés. Finalement, l'efficacité russe en Syrie, aussi bien dans le cadre de la lutte antiterroriste, qu'au niveau politico-diplomatique, s'exporte sur le continent africain.

En effet, la Russie souhaite voir une Afrique stable, prospère, et avec laquelle il sera possible de collaborer dans un cadre gagnant-gagnant, et sans imposer quoi que ce soit. Sinon, comment expliquer que moins de 200 spécialistes russes aient pu, aussi rapidement, faire tellement plus pour la stabilisation de la Centrafrique, que les 15.000 militaires français passés par là depuis de nombreuses années? Le Quai d'Orsay aura très certainement du mal à donner une réponse digne de ce nom.

Ne doutons pourtant pas que Paris, à l'instar d'autres capitales occidentales, tente, comme dans le passé récent, d'entraver ce processus de paix en Centrafrique. Et ce pour plusieurs raisons. Au-delà de perdre définitivement un pays majeur issu de son prétendu «pré-carré», l'élite française comprend parfaitement aussi que ce processus essaimera au-delà de la République centrafricaine.

Pourtant, le peuple centrafricain est plus que jamais mobilisé à faire face à toute tentative néocoloniale de diviser la société centrafricaine sur une base religieuse ou ethnique. De plus, il peut compter sur des alliés sûrs, respectant sa souveraineté et apportant des solutions à des problèmes créés exclusivement par les représentants occidentaux. Des problèmes créés d'ailleurs à tellement d'autres endroits de l'Afrique, avec toujours le même objectif: diviser pour mieux régner. Et… piller.

Mais le monde évolue: le système multipolaire s'impose de jour en jour. Et les nations du monde, notamment africaines, refusent désormais la manipulation. La Russie est un acteur majeur dans ce renouveau mondial, et avec elles ceux ayant décidé de la suivre.

D'ailleurs, le Soudan, l'autre allié africain de Moscou, qui a aussi beaucoup contribué à ce que cette rencontre ait lieu, sort lui aussi gagnant. Et son président Omar el-Béchir, tellement diabolisé par le petit monde occidental, se positionne désormais en médiateur de paix de premier plan. Après avoir grandement contribué à la signature de l'accord de paix au Sud Soudan, qui s'est séparé de Khartoum en 2011, non sans «l'aide» occidentale et est depuis plongé dans le chaos, le leader soudanais a largement contribué à ce processus de stabilisation si nécessaire à la République centrafricaine.

Les solutions aux problèmes africains peuvent et doivent être africaines, avec le soutien d'alliés sincères.

 

Mikhail Gamandiy-Egorov

(Agence Presse Russe TASS)

 

 

 

RCA / LETTRE OUVERTE DU PRESIDENT DE L’ONG INTERNATIONALE ANA,

HAROUNA DOUAMBA AU PRESIDENT DE L'UNION AFRICAINE PAUL KAGAME

« Votre décision de quitter la Francophonie a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui. Le peuple centrafricain en a marre de l’hypocrisie de l’Union Africaine »

Excellence monsieur le président Paul Kagamé, je n'ai pas pour habitude de saluer ou féliciter un président en exercice de l'Union Africaine car cette institution n'en est pas une pour moi. Mais depuis que vous présidez au rênes de cette institution, j'ai du revoir ma copie. Ce qui me motive surtout à vous féliciter c'est que vous êtes un homme de décision et un vrai panafricaniste. Félicitation monsieur le président, j'avoue que j'ai eu mal lorsque vous avez été choisi pour être à la tête de ce "grand machin" pour reprendre les propos du Général De Gaulle. En effet, j'ai eu mal parce que cette institution est aujourd'hui une plaie pour l'Afrique. Elle est à la limite, une honte pour le continent. Car cette institution est à la base de beaucoup de morts sur notre continent. Excellence, en vérité cette institution n'est plus respectée par les Africains eux-mêmes qui n'ont plus confiance à l'Union Africaine. Et voici que vous, un homme de décisions, homme intègre, un panafricaniste inconditionnel et homme d'honneur, qui grâce à votre volonté de travailler pour le bien-être de votre population, faites la fierté de tout le peuple Africain, vous êtes intéressé à l'UA. Excellence monsieur le président Paul Kagamé, cher grand frère, mon idole. Vous avez dit non à la France, pour avoir votre liberté et vous mettre au service de votre population. Vous avez dit non à cette France, qui vous a traité de génocidaire, vous avez dit non à cette France qui avait lancé un mandat d'arrêt international contre vous. Excellence monsieur le président, aujourd'hui, vous le président en exercice de l'Union Africaine, un Instrument pour la Gestion et la Protection des Intérêts Française en Afrique (IGPIFA). Oui, Monsieur le président, auriez-vous le courage, l'honneur et la dignité de dire encore non à la France et permettre à des millions d'Africains de croire à nouveau à l'Union Africaine ? Auriez vous le cran et la dignité qui vous caractérisent pour dire non à la manipulation en RCA ? Auriez vous le courage de dire non qu'un pouvoir élu démocratiquement après des élections souhaitées de tous ne passe pas aux mains ennemies entretenues par des exigences de mercenaires ? En auriez-vous le courage? Seriez-vous capable de dire à L'ONU que la MUNISCA à échoué en RCA ? Excellence, j'ai peur que votre mandat à la tête de l'UA ne soit une vengeance pour la France et ses complices dans le but de ternir votre Image qui est au plus haut niveau. Car vos prédécesseurs ont tous été des courtiers de la France sans exception aucune. Monsieur le président, nous devons dire une bonne fois stop à la crise Centrafricaine. Et que celui qui règne par les armes doit périr par les armes. Les FACA et les partenaires de défense qui sont la Russie, la Chine et les USA peuvent mettre fin immédiatement à cette crise, mais l'Union Européenne refuse de dialoguer avec des terroristes, L'ONU refuse de dialoguer avec des terroristes mais pourquoi l'Union Africaine à tendance à qualifié les terroristes Africains de rebelles ? Pis, elle initie même des dialogues avec des pouvoirs démocratiquement élus et des rebelles. Pourquoi monsieur le président ? Dans le cas de la RCA, je pense qu'en bonne intelligence, les terroristes veulent gagner du temps en faisant des propositions qu'aucun pays démocratique ne pourrait accepter. Je vous donne le schéma classique que vous ne semblez ignorer. Proposition de gouvernement de transition ou un gouvernement d'unité nationale, amnistie générale, programme de désarmement, démobilisation et de resocialisation etc... Excellence voici le scénario qui va être proposé et bien entendu refusé avec la dernière énergie par le gouvernement et le brave peuple Centrafricain. Alors, l'Union Africaine dans son jeu d'hypocrite proposera des sommets à n'en pas finir, UA 1, UA 2 et UA 3...or, nous serons déjà à la fin du mandat du Président Touadéra qui aura passé son mandat de sommet en sommets. Non excellence monsieur le président Paul Kagamé, les panafricanistes disent non, nous-nous sommes fait avoir dans les crises précédentes dans certains pays et maintenant nous disons non et non ça suffit.

Excellence monsieur le président, désolé, je suis Harouna Douamba, Président de l'ong Internationale ANA et président de la coalition Afrique engagée. Le but de cette lettre ouverte excellence, est de vous vous amener à réfléchir sur comment vous l'ennemi d'hier, êtes devenu subitement l'ami de confiance! Monsieur le président, sincèrement, quand je vous ai vu à l'Élysée, j'ai eu les larmes aux yeux et je me suis dit l'heure de la vengeance est arrivée et j'ai peur. Demandez au Président Macron d'inviter le Président Obiang à l'Élysée, car la France refuse sous prétexte que le président Obiang Nguema Mbasogo est un vrai panafricaniste qui refuse de vendre son pays et son continent pour des intérêts personnels. Et nous voyons tous comment le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Équatoriale est intraitable sur les questions de souveraineté. Pour votre part, ne vous laissez pas distraire. La souveraineté et l'intégralité territoriale de la RCA ne doivent être un sujet de négociation pour personne. Trouvez des logements pour les chefs terroristes au siège de l'AU, mais laissez le président Touadéra travailler pour le bonheur de son peuple. Excellence monsieur le président, cher grand frère, laissez moi vous dire que tous les panafricanistes ont les yeux rivés sur votre institution.

Espérant que ma lettre puisse arriver entre vos mains, veuillez agréer Monsieur le président, mes salutations les plus distinguées.

Ampliations:

- Union Africaine Bangui

- MUNISCA Bangui

- Union Européenne Bangui

- Ambassade Russie Bangui

- Ambassade Chine Bangui

- Ambassade des États-Unis Bangui

- Présidence Centrafricaine Bangui

 Fait à Tunis, le 30 AOÛT 2018

Le Président de L'ONG internationale ANA et président de la Coalition Afrique Engagée

HAROUNA DOUAMBA

 

 

 

RCA / FRED EDGARD GASSIA, UN TRAITRE DE LA REPUBLIQUE PROFITANT DU SYSTEME SOCIAL FRANÇAIS EST CONTRE LA FIN DE LA CRISE

Sous l’emprise de l’alcool, il explique que la fin de la crise ne l’arrange pas car dans le plan de la France, le futur président profitant de la crise est Dologuelé et lui premier ministre.

« Notre campagne vise à instaurer une paix définitive en RCA, tous ceux qui s'opposeront à cette liberté seront dénoncés », a fait savoir un leader de la Coalition Afrique Engagée. Cette coalition d'ONGs panafricanistes qui a pris à bras le corps, la question de la RCA. Qui dénonce aujourd'hui un autre pion de la France. "Il s'agit du fêtard et vendeur d'illusion qui profite du système social français et ennemi de la paix en RCA, le nommé Fred Edgard Gassia et son épouse sont les traîtres de la République. Pour leurs intérêts égoïstes, ils mettent en cause la volonté du Président Touadéra et Son Premier ministre, de mettre fin définitivement à cette crise. Le couple alcoolique, qui ne se retrouve que dans toutes les fêtes Centrafricaines de la France pense que la coopération française est à l'origine du bien-être des populations Centrafricaines", a ironisé le défenseur des droits des Africains. Car à la vérité, le couple vivant en France se moque des populations en parlant de bien-être grâce à la France. "Ce couple de traître ignore que le peuple manque depuis longtemps d'électricité, d'eau potable, de paix, d'infrastructures et du minimum vitale, par la faute de la France dont les intérêts en RCA sont impressionnants. "Pour rien au monde, la France ne voudra laisser ce pré-carré. Mais elle trouvera des Africains debout pour la faire fuir", a menacé le leader panafricain.

Wengué Martial Isidore, La Voix de l’Afrique.

 

 

 

RCA/ Mme FRED EDGARD GASSIA ET SON EPOUX, DES TRAITRES DE HAUT VOL

C’est une honte pour la République Centrafricaine de voir une mère être contre la liberté du peuple centrafricain, pour les intérêts égoïstes de son époux Fred Edgard Gassia, qui se voit premier ministre de Dologuelé, au point de se moquer des enfants orphelins appelés Godobé

« Les traîtres qui s'opposent à la liberté du peuple Centrafricain doivent se taire, faute de quoi ils seront exposés, nous avons déjà répertoriés un bon nombre, nous avons des données les concernant y compris leurs familles et des images comme pièces à conviction", a menacé un leader panafricain. "Nous attendons tout simplement leur réaction. Pour d'autres, nos dénonciations leurs permettront de se faire régulariser en demandant l'asile politique", a fait savoir le membre actif de la Coalition Afrique Engagée. "Mme Fred Edgard Gassia est une traîtresse, une criminelle car le fait de soutenir son époux dans la déstabilisation de son propre pays est considéré comme très grave. Cette traîtresse de la République trouve que les enfants GODOBÉ font de bonnes études en France donc les enfants vivants au pays cela n'engage qu'eux". Dans ses propos, elle trouve que les enfants appelée GODOBÉ doivent être tués et que les Centrafricains doivent soutenir la France et dire non à la Russie, là Chine et les USA. "Ce couple est dangereux pour la paix et la stabilité en RCA. TOUS les Centrafricains doivent s'unir car la solidarité est exigée en ce moment historique pour la RCA. Soyez fiers d'être Centrafricains, soyez fiers d'être des Africains", a conclu le membre de la Coalition Afrique Engagée.

 

Mopoa Amédée,

ONG La Voix de l’Afrique

 

 

RCA /JORDAN EMILE SANDANGA GASSIA, FILS D’UN TRAITRE QUI CAUTIONNE LA MORT DE SON PEUPLE POUR DES INTERETS EGOÏSTES

Nous prenons à témoin la jeunesse centrafricaine vivant en France, le père de ce jeune homme, Fred Edgard Gassia dénonce la libération de son peuple pris en otage depuis plus de 40 ans par la France. Ne tenant pas compte de l’avenir de la jeunesse centrafricaine nous sommes obligés d'exposer cette famille de traîtres qui est un danger pour la paix en RCA.

« L'unité nationale, la solidarité et le soutien, c'est tout ce que nous demandons au peuple Centrafricain surtout de la diaspora", indique un communiqué de la Coalition Afrique Engagée (CAE) dont nous avons reçu copie. Dans cette déclaration de la CAE, ses responsables sont fermes sur le fait que l'heure de la libération du peuple Centrafricain à sonné. "Nous ne ferons pas de cadeau à toute personne voulant nuire ou dénoncer cette cause noble. Cette bataille engagée par le Président de la République Faustin-Archange Touadéra et son Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, la liberté et la souveraineté du peuple ne sont plus qu'une question de temps", relève le communiqué. "La famille de Jordan Émile Sandanga est composée de criminels. Comment des parents peuvent-ils ignorer la souffrance du peuple centrafricain. Ce peuple qui a longtemps souffert. Comment peuvent-ils se permettre de critiquer la démarche des autorités de la RCA soutenue par toute l'Afrique et le monde entier ? Comment ce couple de traîtres peut-il, pour ses intérêts égoïstes cautionner la France, tout simplement parce qu'ils attendent d'être remerciés par l'opposant Dologuelé ?", dénonce le communiqué. Qui estime que le père de ce jeune homme est un traître et un lâche pour son peuple. "L'heure de la délivrance du peuple à sonné, tous les traîtres seront exposés. Notre lutte panafricaniste est noble et nous irons jusqu'au bout. Quand on aime sa famille, l'éducation, le savoir vivre et la chaleur humaine doivent être nos priorités. Vous devez penser aux autres familles innocentes, qui meurent tous les jours par vos choix égoïstes et vos écris criminels qui causent d'énormes pertes en vies humaines. Dit à PAPA que les jeunes Centrafricains restés au pays sont tes frères. Donc STOP et solidarité".

 

Akindéwa Blanche,

ONG La Voix de l’Afrique

 

 

 

BEIJING CHINE, LE PRESIDENT TOUADERA VISITE DANS LA SOIREE DU

DIMANCHE LE TEMPLE DU CIEL ET LE PALAIS IMPERIAL.

 

Beijing dans la soirée du dimanche, 2 septembre 2018, le couple présidentiel, accompagné d'une forte délégation a fait une excursion des monuments historiques emblématiques de la Chine à la demande des organisateurs du Forum Chine Afrique.

Cette visite prévue en marge de la conférence, qui débute ce matin, vient imprégner le Chef Centrafricain, de l'importance du tourisme dans une cité.

Il sied de noter que la République Centrafricaine, dispose d'une grande potentialité touristique favorable à son essor et pourrait attirer de nombreux touristes à visiter, ce pays situé au cœur de l'Afrique, regorgeant tous les mystères du continent dont les grosses pierres de la ville de Bouar, les poissons de l'eau chaude de Bandoro, les parcs Nzanga et d’Avakaba, les chutes de Boali et de Mobaye, la musée Barthélemy Boganda, sans ignorer les icônes impériales des années soixante dont le trône de Bokassa ayant été au centre d'une polémique en 2016.

La découverte de ces endroits emblématiques la Chine datant des décennies va vraiment impulsée celui qu'on qualifie de «déclencheur» de la révolution centrafricaine à passer à la mise en valeur du secteur de tourisme centrafricain qui continue de connaître une stagnation.

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CHINE-AFRIQUE : AFFLUENCE RECORD DE CHEFS D’ETAT ET DE

GOUVERNEMENT AU SOMMET DE PEKIN

Le 7e Forum sur la coopération sino-africaine s’ouvre ce lundi 03 septembre, à Pékin, sur fond de crise de la dette. Pendant deux jours, les dirigeants de 53 pays africains tenteront, entre autres, de renégocier les conditions de financement de leurs projets.

Seul le Swaziland manquera à l’appel. Dernière alliée de Taïwan en Afrique, la petite monarchie sera l’unique État africain à ne pas être représenté à Pékin lors de l’ouverture, le 3 septembre, du 7e Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui aura, pour la troisième fois de son histoire depuis 2001, valeur de sommet.

En présence du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutterres, de nombreux chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour ce qui s’annonce comme le plus grand événement diplomatique de l’année dans l’Empire du Milieu. Un millier de participants sont en effet attendus pendant deux jours.

Premier arrivé, dès le 28 août, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara a, depuis, été rejoint par le Béninois Patrice Talon, le Sénégalais Macky Sall (coprésident du sommet), le Gabonais Ali Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Rwandais Paul Kagame, le Camerounais Paul Biya, le Guinéen Alpha Condé, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Sud-Africain Cyril Ramaphosa. Le Maroc est représenté par son Premier ministre, Saadeddine El Othmani, l’Algérie ayant, elle, délégué son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

 

Entretiens avec Xi Jinping

 

La plupart des chefs d’État ont pu s’entretenir ce week-end avec leur homologue Xi Jinping et signer des mémorandums. Neuf accords de coopération ont été ainsi paraphés le 31 août, au Grand palais du peuple, par le président ivoirien pour la création du port sec de Ferkessedougou, l’extension de l’aéroport d’Abidjan ou la conception et la construction de la centrale thermique de San Pedro.

Scellant le rétablissement des liens diplomatiques avec Pékin, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a également échangé avec les dirigeants d’entreprises de construction (China Harbour Engineering Company – CHEC -, China Three Gorges Corporation et CGCOC) et d’institutions de financement (China Development Bank et Eximbank), faisant le point sur les projets d’infrastructures comme le chemin de fer vers le Ghana. CHEC négocie actuellement un prêt avec l’Eximbank chinoise pour la construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso (1,3 milliard de dollars). Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, a annoncé que les dons seraient « trois fois supérieurs à ceux qui étaient alloués par Taïwan » d’ici à la fin 2018.

Parmi les contrats signés, on peut aussi mentionner trois projets autoroutiers au Cameroun, un investissement de 180 millions d’euros dans une centrale hydro-électrique de 70 MW au nord du Gabon, des projets d’infrastructures télécom – pour 328 millions de dollars – au Nigeria… D’autres accords pourraient être bouclés d’ici à mardi 4 septembre.

Le Sénégal espère, par exemple, obtenir 500 milliards de francs CFA de financements pour des infrastructures autoroutières et pour le lancement de la deuxième phase du pôle urbain de Diamniadio. La RD Congo souhaite, quant à elle, solliciter Pékin pour le financement du barrage du Grand Inga.

 

Nouvelles routes de la Soie

 

Dans le cadre de l’initiative des nouvelles routes de la Soie, grand dessein du président Xi, entamé en 2013, la Chine a multiplié les investissements sur le continent, dans les infrastructures et les parcs industriels, au cours des dernières années. Selon le Mofcom, le ministère du Commerce chinois, 3 milliards de dollars ont ainsi été investis annuellement en Afrique par Pékin depuis 2015. Une politique destinée à mieux sécuriser son approvisionnement en ressources naturelle et à développer ses échanges, quitte à délocaliser une partie de sa chaîne de production, comme la Chine a commencé à le faire en créant des zones économiques spéciales en Éthiopie, dans le but de mieux servir les consommateurs africains et européens.

Mais au-delà du financement de projets, des questions d’industrialisation et de transferts de compétences, plusieurs chefs d’État du continent sont aussi venus au Focac pour y solliciter de l’aide afin de les aider à maintenir l’équilibre de leurs finances publiques.

Car c’est près de 132 milliards de dollars de dettes que l’Afrique a contractées depuis vingt ans auprès de Pékin, selon les dernières évaluations de l’institut américain The China Africa Research Initiative (CARI), obligeant certains pays comme l’Éthiopie, la Zambie ou le Cameroun à restructurer une partie des créances détenues par la Chine.

Si le président congolais Denis Sassou Nguesso sollicitera la coopération de son plus grand créancier, dans ses négociations pour obtenir des fonds du FMI, son homologue camerounais Paul Biya espère, lui, rééchelonner ses engagements auprès d’un partenaire qui lui a octroyé 3 000 milliards de francs CFA – mobilisés depuis 2007.

 

Critiques occidentales

 

L’hôte du sommet a tenu, cette semaine, à balayer les critiques occidentales. « Les projets de développement chinois ne représentent pas la majorité de la dette des pays africains », a ainsi déclaré mardi le vice-ministre chinois du Commerce, Qian Keming, ajoutant que le fardeau de la dette avait été aggravé par la crise financière mondiale et la chute des prix des matières premières.

Reste que face à l’augmentation de la dette publique des États africains, la Chine a réduit récemment ses investissements sur le continent (si on fait exception des fonds débloqués pour l’Angola) et devrait, en dépit des annonces attendues lors du Focac, continuer à être plus regardante sur les conditions d’attribution de ses financements.

Elle a jusqu’à mardi pour définir avec ses partenaires africains un nouveau cadre de coopération pour les trois ans à venir. En 2021, le Focac se déroulera à Dakar.

 

Jeune Afrique

 

 

BRIA REPLONGE DANS UN REGAIN DE VIOLENCES AVEC DES

BRAQUAGES, VIOLS, INTIMIDATIONS, DISPARITIONS FORCEES…

Depuis la semaine dernière, la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est replongée dans un regain de violences. Les affrontements qui ont opposé les combattants Séléka aux Anti-Balaka dits Autodéfenses dans le quartier Bornou continuent de faire des victimes au sein de la population civile. Selon les habitants de cette localité,         « après que les hommes (Anti-Balaka) du soi-disant général Bokassa ont été mis en déroute par la coalition FPRC-UPC, ils ont trouvé refuge dans le site des déplacés du Pk 3 non loin de la base de la Minusca. Ayant été au courant de leur présence dans ce site, les combattants Séléka ont érigé une barrière à proximité du camp des déplacés. De jour comme de nuit, des exactions de tout genre sont perpétrées par les Séléka sur les civils sans défense.

A titre d’exemple, la semaine passée, ils s’en sont pris aux bouchers. Tous les bœufs qu’ils ont achetés, ont été confisqués par ces derniers. En plus de cela, ils leur ont exigé de payer des amendes pour avoir tenté de vendre de la viande de bœuf aux déplacés du Pk 3. Ils ont été roués de coups. Il a fallu le versement des amendes par leurs proches pour qu’ils soient libérés du joug de ces seigneurs de guerre.

Pire encore, ils ont interdit formellement aux humanitaires de porter secours à ces déplacés. Tous les véhicules des ONG tant nationales qu’internationales sont systématiquement fouillés par les Séléka. Ils emportent tout ce qui est destiné à ces compatriotes qui ont besoin de leur aide. Malgré le plaidoyer du préfet de la Haute-Kotto, ces rebelles persistent et signent. Des actes barbares, inhumains, indignes, bestiaux, odieux continuent de voir jour. Dans la journée du dimanche 02 septembre 2018, trois (3) femmes qui sont allées chercher du bois de chauffe dans la brousse, ont été violées, abusées sexuellement par les Séléka, de 08 heures à 13 heures avant d’être libérées. Les braquages des motos des particuliers, les vols à main armée sont devenus monnaie courante. S’agissant des intimidations, des tortures, des disparitions forcées, n’en parlons pas. Chaque jour qui passe, amène son lot de malheurs. La population de Bria est terrorisée, prise pour cible.

Et pourtant, le contingent gabonais de la Minusca est proche du lieu où les Séléka ont érigé leur barrière. Toutes les exactions commises par ces rebelles sur les civils se déroulent sous la barbe de ces soldats onusiens. Ils n’interviennent même pas pour nous protéger. Nous sommes abandonnés à notre triste sort ».

Les Casques bleus de la Minusca qui sont déployés en RCA pour protéger les civils peuvent-ils assister sans réagir aux actes barbares de ces bandits de grand chemin qui écument à petit feu les habitants de Bria ? Cette situation dépasse notre entendement humain. Et si les combattants Séléka ne baissent pas les bras après plusieurs accords de cessez-le-feu, de cessation des hostilités, signés par-ci, par-là, à quoi servira le dialogue initié par le panel de facilitation de l’Union Africaine ? C’est toute la question que les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se posent à l’heure actuelle.

A notre humble connaissance et à y voir de plus près, les combattants Séléka roulent le peuple centrafricain en général, et la population de Bria en particulier dans la boue. L’affrontement qui a eu lieu entre les hommes du soi-disant général Bokassa et les Séléka de l’UPC et du FPRC, la population de Bria et les humanitaires n’y sont pas impliqués, ni de loin ni de près. Pourquoi les Séléka s’en prennent à eux ? Priver quelqu’un de la nourriture, de l’eau, du soin, c’est lui administrer la mort lente. Et c’est ce que font les Séléka à Bria. C’est vraiment inadmissible et intolérable. Les déplacés du site de Pk 3 ont besoin d’aide, de secours que les humanitaires leur apportent. Ces Séléka qui font obstacle aux humanitaires sont-ils vraiment des êtres humains créés à l’image de Dieu ? Si nos mémoires sont bonnes, quand ils sont blessés, ce sont ces humanitaires qui les soignent.

Si le dialogue prôné par le chef de l’Etat ne porte pas du fruit, il serait urgent que le gouvernement change de fusil d’épaule. Le rythme de tueries, de massacres, d’intimidations, de tortures, de disparitions forcées, de viols et d’abus sexuels, de braquages qui se poursuit dans les villes de nos provinces, au vu et au su de la Minusca, est très inquiétant. Le gouvernement a l’obligation d’agir vite pour sauver des vies humaines en danger et défendre l’intégrité du territoire national. Car, ce qui se passe à l’heure actuelle à Bria peut se dérouler dans une localité du pays. Il faut prendre le taureau par les cornes avant qu’il ne soit trop tard. Les Centrafricains veulent vivre en paix sur la terre de leurs aïeux. Il est hors de question que les mercenaires étrangers et les militaires tchadiens qui ont élu domicile à Bria prennent la population centrafricaine en otage pendant plus de cinq (5) ans.

La Minusca a intérêt à démanteler la barrière érigée par les Séléka non loin de leur base pour permettre aux humanitaires de venir en aide aux plus démunis qui souffrent dans le site du Pk 3. C’est trop, et c’en est assez. Si c’était les Anti-Balaka, les Casques bleus de la Minusca les auraient déjà mis hors d’état de nuire. Qu’en est-il des Séléka à Bria qui règnent en maîtres absolus des lieux ? L’immobilisme et la passivité de la Minusca à Bria en disent long.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

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