Toutes les infos du Mardi 04 Décembre 2018

Cm n 2852 du mar 04 dec 2018

 

1.400 ARMES DEVERSEES EN RCA, SANS MINUTIONS, LE RIDICULE ET L’ABSURDE NE TUENT PAS LA FRANCE DE MACRON ET DE LE DRIAN

Depuis 72 heures, 1.400 armes datant de l’antiquité grecque, vieilles, rouillées, ont été déversées en RCA, sans minutions. La France aurait dû s’abstenir de se moquer des Centrafricains, de paraître ridicule vis-à-vis des Etats africains, de la Russie, de la Chine qui veulent aider la RCA en armes. C’est une insulte de la France à la mémoire des milliers de victimes centrafricaines. Ce sont des mousquetaires de l’âge de la pierre taillée que la France envoie en Centrafrique. La France va faire une campagne médiatique assourdissante sur ces armes. Les valets de la France et ils sont nombreux, peuvent se réjouir. La classe politique, aussi naine, se permet le luxe de dire que c’est le gouvernement qui pousse les journalistes dans une campagne anti-française. Les journalistes ne sont-ils pas en mesure de faire la lecture des évènements dans leur propre pays ? N’ont-ils aucune capacité de réflexion et d’analyse ?

Les médias centrafricains défendent leur pays contre les négriers, les esclavagistes, les pillages des richesses de leur pays. Depuis 58 ans d’indépendance, peut-on citer les réalisations de la France en RCA ? Et pourtant, en 1965, les Français ont réussi à manipuler les Centrafricains contre les intérêts de la RCA, en classant les Chinois et ensuite les Russes. La France a eu les mains libres pour plonger le pays dans la misère absolue et la pauvreté ordurière. C’est la RCA qui a énormément perdu sur tous les plans. Est-il possible que la France réédite l’exploit de 1965 ? Non. Le chômage, la misère, la pauvreté, la France ne saurait les endiguer. Les réalisations de la Chine sont nombreuses et variées : le stade 20.000 Places, Boali 1, 2 et 3, la station agropastorale de PK 26 route de Boali, de Boyali, le Building administratif, bref, les Chinois construisent le pays, l’humanisent, le modernisent.

En moins d’un an, les Russes sont entrain de bâtir une armée redoutable et redoutée, capable de protéger l’intégrité du territoire. Mieux encore, ils viennent d’installer une radio de paix, de réconciliation et de cohésion nationale. Les hôpitaux mobiles sillonnent nos campagnes pour soigner nos compatriotes. Les russes ont organisé un tournoi de football de la réconciliation, un concours de poésie dans les écoles. Les jours à venir sont prometteurs, mais la France néant, que du terrorisme d’Etat, des manigances, des coups fourrés, la déstabilisation, les manipulations, et que savons-nous encore ? Pire encore, c’est la Côte d’Ivoire, pays des valets par excellence de la France qui préside le Conseil de Sécurité et le Comité des Sanctions. Il n’y a aucun espoir pour la levée rapide de l’embargo. Les Ivoiriens vont se savonner copieusement sur le dos des Centrafricains. Le géniteur de l’embargo, Charles Armel Doubane, porte l’entière responsabilité des massacres et des crimes qui se commettent. Son silence ne le met pas à l’abri. Ce sont des Centrafricains qu’on tue. Les valets de la France, ennemis de la paix et de leur pays, sont tous bien connus. La France les couvre de honte en envoyant des armes sans minutions. La RCA ne dispose pas d’une fabrique de minutions. C’est une contribution absolument absurde. C’est une pure paralysie déguisée des FACA.

Ce qui est curieux, c’est que les armes archaïques de la France, arrivent en RCA sans tambour ni trompette des Nations Unies, alors que la Russie, la Chine et bien d’autres pays africains attendent le feu vert du Conseil de Sécurité depuis belle lurette. La Côte d’Ivoire est un oiseau de mauvais augure pour la RCA. Idriss Deby Itno, président du Tchad est allé en Israël, pour quoi faire ? C’est la RCA qui commet un crime en coopérant avec la Russie. N’est-ce pas de l’injustice ? Le cadeau empoisonné de la France n’engage que la France et non la RCA. Elles seront rangées dans le musée militaire des armes antiques, pur produit relevant de l’archéologie de l’époque mousquetaire. A cela s’ajoutent les armes récupérées entre les mains des terroristes Shebabs que la France voulait livrer à la RCA. Dans les deux cas, la France aligne la haine et le mépris du peuple centrafricain. La France est une peste noire pour la RCA, un cancer pour son développement. Elle n’a jamais construit la RCA mais la paralyse par tous les moyens. Est-ce la logique du pays fort qui prime ou le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

La Russie forme des soldats Centrafricains très forts, leur donne les armes avec les minutions. Formation, armes, minutions sont des actions salvatrices qui donnent des lueurs de paix, d’espoir. Les Centrafricains sont matures et savent d’où leur viendront le concours souhaité, le salut, la paix et la stabilité. La France terrorise, mais pose des actes qui la desservent, qui ternissent davantage son image et accroissent l’hostilité du peuple centrafricain à son égard. A qui la faute, si ce n’est à sa politique négrière, esclavagiste, de pillage et de servitude.

De grâce, la Russie doit nous bâtir notre armée, une puissance sous régionale en gestation. Même les armes, il n’y a pas de minutions, à plus forte raison une armée forte et redoutable. Si la France n’a pas les moyens de sa politique, qu’elle se taise.

Julien BELA

 

 

RCA / INSTITUTIONS ET VIE POLITIQUE : HISTORIQUE

Ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, la République centrafricaine (RCA) tombe dès 1966 sous le joug du colonel Jean-Bedel Bokassa, lequel proclame l’Empire centrafricain en 1976 et se fait sacrer empereur l’année suivante. Son règne, marqué par la corruption et de graves violations des droits de l’homme, s’achève sur une intervention militaire de la France en 1979. Son successeur, David Dacko, rétablit la république et promulgue une Constitution pluraliste en février 1981. Celle-ci est suspendue après le coup d’État du général André Kolingba en septembre de la même année. Le Comité militaire de redressement national (CMRN), constitué sous sa direction, institue un régime de parti unique — le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) du général Kolingba —, consacré par une nouvelle Constitution approuvée en 1986.

Le multipartisme est rétabli en 1992, sous la pression de la France notamment. Ange-Félix Patassé, ancien Premier ministre de Bokassa passé dans l’opposition et leader du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MPLC), est élu président de la République en 1993, à l’issue d’un scrutin démocratique. Une nouvelle Constitution est approuvée par référendum en décembre 1994 et promulguée en janvier 1995 ; elle accroît les pouvoirs du président au détriment de ceux du Premier ministre et du Parlement.

Réélu en 1999, le président Patassé voit son autorité s’affaiblir progressivement face à une grave crise économique et sociale. Accusé d’affairisme, de corruption et de mauvaise gestion, son régime a fait l’objet de nombreuses mutineries et tentatives de coups d’État. Après sept ans de troubles politico-militaires, Ange-Félix Patassé est renversé le 15 mars 2003 par son ancien chef d’état-major, le général François Bozizé, qui s’autoproclame président de la République. La Constitution de 1995 est suspendue, l’Assemblée nationale dissoute et le gouvernement limogé. Une « transition consensuelle » est annoncée, qui associe « toutes les forces vives de la nation ». Soutenu par les forces d’opposition, rassemblées au sein de la Concertation des partis politiques de l’opposition (CPPO), le général Bozizé met en place des structures de transition : un Conseil national de transition (CNT) est créé pour assurer le pouvoir législatif — le nouveau président peut cependant légiférer par ordonnance. Un gouvernement national de transition est formé, qui rassemble l’ensemble de la classe politique.

Cette transition consensuelle donne lieu en décembre 2004 à l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution, qui renforce les pouvoirs du Premier ministre. Elle prend fin en 2005 avec la tenue de l’élection présidentielle et d’élections législatives. Au terme d’un scrutin sans incident majeur, François Bozizé est élu à la présidence de la République avec 64,6 p. 100 des suffrages

 

Organisation des Pouvoirs

 

La Constitution de 2004 instaure un régime de type semi-présidentiel. Le président de la République est le chef de l’État ; élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans (renouvelable une fois), il fixe les grandes orientations de la nation. Le Premier ministre est le chef du gouvernement ; issu de la majorité parlementaire, il conduit la politique de la nation et est soumis au contrôle du Parlement. Le Parlement est constitué d’une chambre unique, l’Assemblée nationale, composée de 105 députés élus au suffrage universel pour cinq ans.

 

Partis Politiques

Au lendemain des élections législatives de mai 2005, le paysage politique centrafricain est dominé par une coalition regroupant les partisans du président François Bozizé, la Convergence nationale Kwa na kwa (« le travail rien que le travail »), qui détient 42 sièges à l’Assemblée nationale. Les autres principaux partis sont le Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MPLC) d’Ange-Félix Patassé (11 sièges), le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de l’ancien président André Kolingba (8 sièges) et le Front patriotique pour le progrès (FPP) d’Abel Goumba (2 sièges).

 

(Suite au prochain numéro)

 

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LA JEUNESSE PASSE A LA VITESSE SUPERIEURE ET RECLAME LA DEMISSION DU MINISTRE CHARLES ARMEL DOUBANE

Il était 7 heures 26 minutes, ce lundi 03 décembre 2018, quand une cinquantaine de jeunes ont barricadé l’entrée principale du ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger. La police, alertée, a fait une descente sur les lieux de la manifestation pour empêcher tout débordement pouvant causer des troubles à l’ordre public. Et pour cause ?

«Doubane doit démissionner ! », ont notamment scandé les manifestants sur les bouts de cartons, tout en barricadant l’entrée principale du ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger. Mais les raisons de cette manifestation sont diverses et variées. Certains jeunes que nous avions interrogés ont parlé de l’inaction du ministre Charles Armel Doubane pour la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Cependant, d’autres l’ont qualifié d’un «traître » à la solde de la France qui s’oppose à la réhabilitation des FACA.

«C’était sur autorisation de Charles Armel Doubane, pendant la transition, que l’embargo a été imposé par le conseil de sécurité de l’ONU sur les armes à destination de la RCA. Aujourd’hui, le pays s’est doté de nouvelles institutions qui se préoccupent du réarmement des éléments des Forces Armées Centrafricaines. Mais nous sommes surpris de l’inaction du ministre Doubane qui est l’auteur principal de cet embargo. Depuis lors, il reste silencieux sur tout ce qui se passe concernant la levée totale de l’embargo qui empêche la réhabilitation des FACA. Et pendant ce temps, les groupes armés montent en puissance et massacrent les populations à l’intérieur du pays. Nous ne voulons plus de lui, il doit démissionner », ont  témoigné certains manifestants sous couvert de l’anonymat.

Pour d’autres jeunes, le ministre Charles Armel Doubane joue au jeu de la France qui s’oppose à la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, afin de favoriser la réhabilitation et le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines. «Charles Armel Doubane est un traître à la patrie qui joue au jeu de la France. Comment peut-il rester indifférent face aux agitations de la France qui s’oppose à la levée totale de l’embargo sur les armes, afin de permettre à certains pays de doter nos FACA en armes et minutions de guerre ? En sa qualité du ministre des Affaires Etrangères, pourquoi n’a-t-il pas expliqué clairement aux membres du conseil de sécurité de l’ONU la situation actuelle du pays, afin que cet embargo soit levé définitivement ? Il est complice de la souffrance du peuple centrafricain », ont-ils lâché.

« L’absence du ministre Charles Armel Doubane pendant la célébration de la fête nationale du 1er décembre prouve à suffisance qu’il s’aligne derrière les discours incendiaires des ennemis qui ne veulent plus du retour de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la réconciliation nationale dans le pays », ont justifié d’autre part les manifestants. Dans leur revendication, ils ont demandé au personnel du ministère de travailler ce jour-ci, mais pas le ministre Charles Armel Doubane qui doit démissionner sans délais et sans condition.

Signalons toutefois que nous n’avons pas pu rentrer en contact avec le ministre Charles Armel Doubane pour recueillir sa version des faits. Mais certains cadres du ministère des Affaires Etrangères que nous avions interrogés se sont réservés de faire des commentaires. «Nous sommes très mal placés pour t’expliquer l’origine de ce mouvement. Si le ministre est là, il pourrait te dire clairement ce qui se passe », a souhaité un cadre dudit ministère.

Il y a de cela deux semaines, les députés de la nation sont montés au créneau pour exiger aux membres du comité de sanction de l’ONU la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, afin de permettre la réhabilitation et  le redéploiement des FACA dans toutes les régions du pays. Quelques jours après les députés, des jeunes ont pris d’assaut le ministère des Affaires Etrangères, réclamant la démission de Charles Armel Doubane à la tête de ce département, aux motifs qu’il ne réagit pas à la levée définitive de l’embargo qui pèse sur l’armée nationale, mais contribue plutôt à la politique de la France qui bloque l’opérationnalisation des FACA.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

LES GENITEURS DU « MONSTRE SELEKA » JOUENT AUX PYROMANES MAIS HYPOCRITEMENT COMPATISSENT A LA DOULEUR DES CENTRAFRICAINS TRES MEURTRIS

Les cerveaux intellectuels du monstre Séléka qui a broyé tout le pays, portent des manteaux d’agneaux. Les géniteurs de la Séléka qui ont perdu son contrôle, de vrais pyromanes, jouent les donneurs de leçons. La Plateforme religieuse aurait dû étaler sur la place publique ceux qui ont préparé le lit en or à la Séléka. Pour chasser Bozizé, le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011) a fait feu de tous bois, donnant naissance à un monstre, à un dragon que personne ne peut dompter. Touadéra a hérité d’un pays déjà à feu et à sang ; la violence a reculé d’un cran : Damara, Sibut, Bouar, Bangassou, Bossangoa, Zémio, Bozoum. Il reste « Batangafo, Kaga-Bandoro, Alindao, Ndélé, Bria... ». Les résultats sont là, palpables, malgré l’embargo que la France utilise pour paralyser les FACA, faire la part belle aux groupes armés sanguinaires.

Nourredine Adam, Michel Djotodia, ont mis en scène des velléités militaires. Les cerveaux intellectuels, les géniteurs de ce monstre Séléka sont ici à Bangui et ils sont encore là, personne n’ose percer l’abcès, les indexer mais la justice les rattrapera les uns après les autres. Les cerveaux intellectuels doivent répondre de leurs actes devant la justice de leur pays. Ils ont trinqué avec les croque-morts, les sanguinaires, les broyeurs de têtes des Centrafricains, les massacreurs, sans lever le petit doigt pour protester. Certains avaient les pleins pouvoirs mais hypnotisés par la peur, alors que ce sont eux qui ont accouché le monstre, désormais incapables de l’arrêter. D’autres occupaient des postes privilégiés. En ce temps-là, les carnages ne préoccupaient personne. Les cadavres charriaient sur l’Oubangui comme des bouts de bois, les fausses communes à bas sur la colline, dans les rues et les quartiers. Le Premier ministre de l’époque avait les pleins pouvoirs, donc plus puissant que Djotodia. Et alors ? L’aide de camp de la seconde personnalité à la tête du Conseil National de Transition (CNT), a été froidement abattu à Bambari par les hommes de Ali Darras. Il s’est contenté d’une déclaration, au lieu d’une décision ferme d’agir. Ali Darras était le maître absolu de Bambari et ses hommes braquaient, tuaient, massacraient au quotidien, au vu et au su du CNT et d’un Premier ministre avec les pleins pouvoirs. Vaut-il la peine d’évoquer le livre de Mboli-Goumba ?

Les Centrafricains n’ont pas la mémoire courte. Cette bande de cerveaux criminels revient sur le lieu de leurs crimes sur la pointe des pieds pour chercher à jouer un rôle politique. Or, il leur revient d’arrêter le monstre Séléka qu’ils ont accouché. Leurs régions d’origine ne sont pas épargnées par le monstre Séléka, fruit de leur génie créateur pour chasser Bozizé du pouvoir. Le même monstre Séléka continue de faire des ravages aujourd’hui, alors que l’objectif est atteint depuis 2013, avec la chute du régime Bozizé. Or, le monstre Séléka est indomptable et échappe à tout contrôle de ses géniteurs. Les mêmes géniteurs veulent tirer le drap de leur côté, se blanchir, alors qu’ils sont noyés dans l’océan de sang des Centrafricains. Il ne suffit pas dire « venez chasser Bozizé du pouvoir », mais avoir une main mise sur les combattants engagés. Depuis décembre 2012 jusqu’à la chute de Bozizé en mars 2013, combien de Centrafricains sont morts ? Et pourtant, Bozizé a pris ses jambes au cou.

Le Premier ministre tout-puissant, nanti des pleins pouvoirs, n’a jamais été à la hauteur de la confiance de la Communauté internationale. Une incapacité notoire à s’imposer, alors que la RCA est un vaste champ de bataille où les morts ne se comptaient plus. Djotodia lui-même n’avait aucune autorité sur les généraux, les colonels, qui s’adonnaient à cœur joie aux pillages, aux massacres. Ni le premier ministre avec ses pleins pouvoirs, ni Djotodia, président de la transition, n’ont de voix au chapitre. Le carnaval des tueries a atteint un seuil tel que, la CEEAC craignait un génocide, une extermination de tout le peuple centrafricain. Le premier ministre, malgré ses pleins pouvoirs, était nul, incapable de s’imposer, d’une médiocrité sans bornes. La CEEAC a donné le coup de pied dans la fourmilière sanguinaire. Alexandre Ferdinand Nguéndet, l’enfant chéri des Séléka est incapable d’arrêter le monstre Séléka pour lequel il a organisé des marches de soutien. Le même Nguéndet peut-il se retourner contre les Séléka qui ont fait de lui ce qu’il a été ? Certains étaient ministres d’Etat et garçons de courses de Djotodia. S’il y a des gens qui pouvaient ramener leurs collaborateurs de la Séléka à la raison, ce sont les cerveaux intellectuels, les géniteurs du monstre Séléka.

Curieusement, ils font et veulent faire porter leur croix par Touadéra. Tout le monde se décerne un certificat de virginité absolue. Ce sont des saints. Le Cardinal Nzapalainga pouvait-il s’enquiquiner avec cette race politique peu recommandable ? Les hommes de Dieu, à cette hauteur de responsabilité intellectuelle, doivent se méfier des loups sous la peau de l’agneau. Le boycott du 1er décembre 2018 n’a été respecté que par le clergé. La population a savouré ces quelques moments de délice, d’unité et de communion fraternelle. C’est l’essentiel !

 

Julien BELA

 

 

 

 

LA FRANCE DE MACRON DOIT S’EN PRENDRE A FRANÇOIS HOLLANDE ET LE DRIAN ET NON AU PEUPLE CENTRAFRICAIN A TRAVERS LA MINUSCA

Les Centrafricains savaient et savent que l’ancienne puissance colonisatrice, la France, était au chevet de la République Centrafricaine. Au plus fort de la crise enclenchée par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia, la France de François Hollande, par le canal de son ministre de la Défense à l’époque Jean Yves Le Drian, avait déployé en Centrafrique la force française, dénommée l’« Opération Sangaris ». C’était précisément le 05 décembre 2013 sur autorisation du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ces militaires français avaient été accueillis en grande pompe par le peuple centrafricain et étaient même considérés comme son messie. La présence de ces soldats sur le terrain avait dissuadé les combattants Séléka. Dans plusieurs villes du pays, la paix revenait progressivement.

En 2015-2016, le référendum constitutionnel et les élections couplées (présidentielle et législatives) avaient été organisés. La Constitution, promulguée par le président Touadéra le 30 mars 2016 lors de sa prestation de serment, a été votée. A l’issue du 2ème tour de l’élection présidentielle de février 2016, Faustin Archange Touadéra a battu son challenger Anicet Georges Dologuélé qui serait l’homme de la France, disons-le entre guillemets. Dès cet instant, la France n’était pas dans ses bottes. L’élection de Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat n’est pas gobée par les autorités françaises à l’époque, nous voulons parler de François Hollande (ancien président), Jean Yves Le Drian (ex-ministre de la Défense et actuel chef de la diplomatie française) et Laurent Fabius (vieux croco de l’Elysée).

En août 2016, soit cinq (5) mois après l’investiture de Touadéra, l’ancien président de la France, François Hollande, a effectué une visite éclaire à Bangui, capitale de la République Centrafricaine alors qu’il était en fonction. Au cours de celle-ci, Hollande a annoncé le retrait de l’Opération Sangaris pour fin octobre 2016. Ce qui fut fait malgré l’opposition du président Touadéra, de l’Assemblée Nationale, de certains leaders des partis politiques et de la société civile. La France avait fait sourde oreille. Le 31 octobre 2016, les militaires français ont plié bagages, laissant le peuple centrafricain dans la gueule des loups et des lions qui le dévorent à chaque seconde qui passe. Touadéra et son peuple sont abandonnés par la France qui cherche par tous les voies et moyens à mettre terme à son régime. Malheureusement pour cette puissance colonisatrice, ce qui se passait en coulisse, n’a pu se concrétiser.

Ne pouvant rester bras croisés, Touadéra s’est rapproché de la Russie de Poutine. Avec l’autorisation du Conseil de Sécurité de l’ONU, l’embargo a été levé partiellement, ce qui a permis à la Russie de livrer des armes et minutions à la RCA. La 1ère vague de cette dotation des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA)  s’est bien passée. Curieusement, la France, avec son cœur de pierre et par le truchement de certains pays composant ce fameux conseil, a bloqué la 2ème et la 3ème vagues de livraison pour empêcher nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) d’être déployées sur le terrain. Pire encore, cette même France manipule les Casques Bleus de la Minusca de ne pas intervenir quand les populations civiles sont massacrées par les différentes branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka. Tel est le cas récemment des carnages de Batangafo et d’Alindao.

 Et c’est face aux manœuvres machiavéliques de la France tendant à déstabiliser pour la énième fois le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda que les Centrafricains sont sur leurs dents. Si la France avait joué jeu franc avec le peuple centrafricain, nous ne serions pas là. Les Centrafricains veulent la paix, rien que la paix pour vaquer à leurs occupations quotidiennes mais la France s’oppose à cette paix. Plus de cinq (5) ans de tueries, de massacres, de carnages, d’incendies de maisons orchestrés, planifiés et exécutés par la France, les Centrafricains en ont marre. La France doit changer sa politique en Centrafrique pour être en bon terme avec les filles et fils de ce pays. Car, ce ne sont pas les Centrafricains qui en veulent à la France mais plutôt le contraire.

La France de Macron doit s’en prendre aux anciennes autorités du pays dont l’actuel ministre des Affaires Etrangères et de l’Europe, Jean Yves Le Drian qui ont très mal géré la crise centrafricaine. Ce sont eux qui ont terni l’image de la France en Centrafrique en retirant l’Opération Sangaris en pleine crise. Nous ne voyons pas pourquoi Macron, Fabius, Parly et Le Drian veulent coûte que coûte la tête des Centrafricains et leurs dirigeants. Touadéra a tendu la main en vain à Macron qui a succédé à Hollande. Comme pour son prédécesseur, il voulait aussi basculer la RCA dans un chaos indescriptible. Pour quelle cause ? Personne ne le sait.

Sans passer par quatre chemins, la France doit changer de fusil d’épaule pour être en bon terme avec la RCA et son peuple. La meilleure solution est de mettre un terme aux massacres et carnages perpétrés par les combattants Séléka. Ce faisant, la France retrouvera sa lettre de noblesse d’antan en Centrafrique. Ensuite, Macron ne doit plus écouter Le Drian et Fabius, les deux principaux auteurs de ces brouilles entre la France et la RCA. Enfin, la France doit cesser de soutenir les mercenaires et terroristes de la Séléka et ne plus s’opposer à la livraison d’armes et minutions par la Russie. Sinon… qui vivra, verra car les Centrafricains qui meurent sous les balles de ces seigneurs de guerre par la complicité de la France et de la Minusca se dresseront devant elles.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

« LA CPI N’A PAS DES GENDARMES POUR ARRETER LES CRIMINELS MAIS

SEULEMENT LES ETATS QUI ONT RATIFIE LE TRAITE DE ROME »

Ces mots sont à mettre à l’actif du Procureur Général près la Cour d’Appel (CA) de Bangui, Eric Didier Tambo. C’était le week-end dernier dans le magazine « Justice » sur les ondes de la Radio Ndéké-Luka. C’est pour expliquer aux Centrafricains le transfert d’Alfred Yékatom Rambo, député de Mbaïki II, ex-Caporal des FACA et ex-Chef des milices Anti-Balaka par les autorités centrafricaines à la Cour Pénale Internationale (CPI), à La Haye, au Pays-Bas. Et éventuellement, il a abordé la question d’arrestation des autres chefs des groupes armés tels que Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène du FPRC, Mahamat Alkhatim du MPC, Ali Darras de l’UPC, etc.

D’après le Procureur Général près la CA de Bangui, « la RCA, à l’instar d’autres pays, a ratifié le traité de Rome créant la CPI qui a compétence de juger tous les auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre,  crimes contre l’humanité, crimes d’agression et crimes de génocide commis sur leurs territoires. C’est à ce titre que le bureau du Procureur de la CPI a ouvert des enquêtes en RCA contre tous les chefs des groupes armés (Séléka et Anti-Balaka), bourreaux des Centrafricains. Et des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre eux. C’est l’exemple patent de Rambo, l’un des chefs charismatiques des Anti-Balaka, extradé à la CPI.

Cette juridiction mondiale ne dispose pas de gendarmes pour arrêter les criminels, mais doit coopérer étroitement avec les Etats signataires du Traité de Rome qui ont des gendarmes (Officiers de Police Judiciaire), pour les traquer, les arrêter et les mettre à la disposition des juges de la CPI. D’où les circonstances de leurs arrestations ne sont pas les mêmes : cas de Jean Pierre Bemba Gombo du Mouvement de la Libération du Congo (MLC), arrêté au niveau d’une station de carburant par les autorités belges à Bruxelles, en 2008, et remis à la CPI. Il en est de même d’Alfred Yékatom arrêté suite à l’incident qu’il avait provoqué dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale le 29 octobre 2018 et remis aux juges de la CPI. C’est dire que les autres criminels et chefs des groupes armés tels que Nourredine Adam, Abdoulaye Hissein, Mahamat Alkhatim, Ali Darras, seront tôt ou tard arrêtés et transférés à la CPI, comme leurs prédécesseurs. Donc, la justice va doucement mais sûrement dans ses actions judiciaires. Ce sont les principes de complémentarité et de coopération judiciaires qui régulent la relation entre la CPI et les pays signataires du Traité de Rome.

A cet effet, nous disons, « à chacun son tour chez le coiffeur ». Donc, quoique fassent Nourredine, Hissène, Alkhatim, Darras et consorts, ils seront cueillis par la CPS ou la CPI l’un de ces quatre matins, comme des mangues bien mûres, pourries qui tombent d’un manguier. « La justice est la mère de la vieillesse », dit-on.

Le Petit YEKOA

 

 

SORTIE DE LA CRISE EN RCA : LE PROBLEME SE SITUE AU NIVEAU DE LA LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO ET DE L’APPLICATION EFFECTIVE DU MANDAT DE LA MINUSCA

Que le peuple centrafricain ne se laisse pas duper ni tromper par les ennemis de la sécurité, de la paix et de la démocratie, qui sont aussi nombreux et variés que les sables au bord du fleuve Oubangui. Et ce, pour sortir la RCA de la crise. A ce sujet, nous disons que le problème se situe au niveau de la levée totale de l’embargo sur les armes et minutions et autres effets militaires à destination de la RCA, mais surtout de l’application effective du mandat de la Minusca, et non ailleurs. D’ailleurs, les Consultations Populaires à la Base (CPB) et le Forum National de Bangui (FNB) de 2015, avaient déjà tracé le bon chemin, pour  une sortie heureuse et définitive de cette crise militaro-politique la plus grave qu’a connue le pays. Alors, que cherche-t-on à travers le dialogue initié par l’Union Africaine (UA) en vue ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à chaque centrafricain qui aime réellement son pays.

De la levée totale de l’embargo sur les armes, minutions et autres effets militaires à destination de la RCA

Il y va de la responsabilité du Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies et de son fameux Comité de Sanction (CS). A cet effet, nous disons que le contexte politico-sécuritaire et humanitaire qui prévaut actuellement en RCA ne sied pas pour une reconduction d’une telle sanction. Surtout que depuis le 30 mars 2016, le pays s’est doté des autorités légitimes et des institutions de la République véritablement démocratiques. Aussi, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont en pleine phase de restructuration et de redynamisation, pour être redéployées progressivement à l’intérieur du pays. Et ce, pour protéger leurs compatriotes, les civils et défendre l’intégrité du territoire national. Malheureusement, les armes, munitions et autres équipements militaires leur font cruellement défaut. Est-ce la faute de nos actuels dirigeants.

Nous disons non et non, étant donné qu’ils ont eu à saisir formellement par écrit le CS des Nations Unies, pour demander la levée totale de cet embargo. Mais c’est une peine perdue pour eux. D’où les élus de la Nation ont emboîté les pas à l’Exécutif en adressent officiellement un mémorandum au Secrétaire Général des Nations Unies et à son CS, sur cette même question. Gageons pour cette fois-ci que les Nations Unies, par le biais de son CS, écouteront la voix de nos députés et procéderont dans les jours à venir à la levée totale de l’embargo qui empêche nos FACA d’être effectivement opérationnelles, mais qui profite plus aux criminels et mercenaires des factions Séléka, au grand dam des Centrafricains.

De l’application effective du mandat de la Minusca

La Minusca a pour mission principale de protéger les Centrafricains, de garantir la libre circulation des personnes et des biens, d’appuyer et d’accompagner les autorités du pays pour la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et de neutraliser tous les groupes armés criminels et récalcitrants (factions Séléka et Anti-Balaka)  (chapitre 7 de la Charte des Nations Unies).

Aussi, ne perdons pas de vue que la Minusca a un « mandat robuste ». Malheureusement, tel ne semble pas être le cas sur le terrain avec cette force onusienne en RCA. Or, si la Minusca respectait et agissait conformément à son mandat, les Centrafricains ne seraient pas massacrés tous les temps par les groupes armés. Donc, les Casques Bleus sont de connivence et partiaux avec certains groupes armés (factions Séléka) qui écument la RCA. De ce fait, la Minusca a démontré ses limites et n’inspire plus confiance aux Centrafricains. A qui donc la faute ?

Le Petit YEKOA

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE ET FIN) :

 DECLARATIONS DE PATRIMOINE, REGLEMENT FINANCIER, ELABORATION ET EXECUTION DU BUDGET

CHAPITRE VIII

 

DES DECLARATIONS DE PATRIMOINE

 

Art 120 :

Dans les trente (30) jours qui suivent l’installation de l’Assemblée Nationale, le Député fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs.

 

Dans les trente (30) jours qui précèdent la cessation de ses fonctions, le Député renouvelle la déclaration de son patrimoine dans les conditions prévues à l’alinéa ci-dessus.

 

TITRE V

 

DU REGLEMENT FINANCIER, DU SECRETARIAT GENERAL ET DES SERVICES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

CHAPITRE I

 

DU REGLEMENT FINANCIER DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

SECTION 1 : DES RESSOURCES

 

Art.121 :

L’Assemblée Nationale jouit de l’autonomie financière et  établit  son projet de budget qui est pris en compte dans le projet de Loi de finances.

 

Il est institué un règlement financier de l’Assemblée Nationale qui fixe les règles relatives à son budget :

 

· sa préparation et son exécution ;

 

· la procédure d’engagement, de liquidation, d’ordonnancement et de paiement des dépenses ;

 

· la trésorerie ;

 

· l’établissement des comptes annuels ;

 

· le contrôle de gestion.

 

Art.122 :

Les dotations budgétaires de l’Assemblée Nationale sont mises à sa disposition par délégations trimestrielles de crédits et les fonds versés au début du trimestre au compte de l’Assemblée Nationale dans une Institution bancaire installée sur le territoire national.

 

Art.123 :

Les ressources de l’Assemblée Nationale sont constituées par :

 

· les dotations budgétaires ;

 

· les dons, legs, subventions et autres recettes extraordinaires ;

· les intérêts éventuels des fonds de l’Assemblée Nationale placés dans une Institution bancaire installée sur le territoire national.

 

Lorsque les dons, legs et subventions sont sous forme de numéraire, une fois toutes les formalités y afférentes achevées, ils sont versés dans un compte de l’Assemblée Nationale tenu dans une Institution bancaire installée sur le territoire national.

 

SECTION II : DE L’ELABORATION DU BUDGET DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

Art.124 :

Chaque année, le budget de l’Assemblée Nationale est élaboré selon la nomenclature du budget de l’Etat par ses services administratifs et financiers compétents pour la gestion des députés, du personnel et des fonds spéciaux tenus à sa disposition.

 

Art.125 :

En tenant compte des modifications proposées par la Commission finances, le Président de l’Assemblée Nationale présente le projet de budget devant l’Assemblée plénière qui en délibère et en arrête le projet définitif à inclure au projet de loi de finances.

 

L’Assemblée Nationale établit son budget prévisionnel adopté et le transmet au Ministre en charge des finances pour intégration au projet de budget de l’Etat.

 

Art.126 :

 Le Président de l’Assemblée Nationale, en soumettant  le  projet  de budget à l’Assemblée, l’accompagne des documents suivants :

 

· le rapport de présentation ;

 

· l’état du personnel ;

 

· l’état d’exécution du budget précédent.

 

SECTION III : DE L’EXECUTION DU BUDGET DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

Art.127 :

 L’année budgétaire court du 1er janvier au 31 décembre de chaque  année.

 

Le budget de l’Assemblée Nationale s’exécute essentiellement en dépenses, lesquelles comprennent :

 

· les dépenses de fonctionnement incluant les indemnités parlementaires, le traitement du personnel, le traitement du personnel d’appui et les dépenses de matériel ;

 

· les dépenses d’équipement socio administratifs.

 

Le Président de l’Assemblée Nationale est l’ordonnateur du budget de l’Institution.

 

Les services de la comptabilité assurent la gestion du budget de l’Assemblée Nationale suivant les règles de la comptabilité publique.

 

Les questeurs assurent le contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée Nationale.

 

A ce titre, ils :

 

● vérifient la conformité de toutes les dépenses avec les ouvertures de crédit, les disponibilités budgétaires et les textes en vigueur en la matière ;

 

● examinent toutes les propositions d’engagement budgétaire, toutes les sollicitations de fonds supplémentaires, tout projet de décision, de contrat, de commande et en général toute mesure qui entraine une opération de dépense ;

 

● participent à l’élaboration du budget de l’Assemblée Nationale.

 

CHAPITRE III

 

DU CONTRÔLE DE L’EXECUTION DU BUDGET, DE L’APUREMENT

 DES COMPTES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET DE L’ACTION DU

PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

SECTION I :

 DU CONTRÔLE DE L’EXECUTION DU BUDGET ET DE L’APUREMENT DES COMPTES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

Art.128 :

L’Assemblée Nationale élit en son sein une Commission Spéciale de Comptabilité et de Contrôle composée d’un représentant par groupe parlementaire dont les attributions sont définies à l’article suivant.

 

Art.129 :

La Commission Spéciale de comptabilité et de Contrôle est chargée du contrôle de la Comptabilité et de la gestion des crédits inscrits au budget de l’Assemblée Nationale et de donner quitus aux Questeurs. A cet effet, un rapport écrit portant notamment sur l’état des crédits et la situation des dépenses engagées doit lui être fourni par les Questeurs à la fin de chaque trimestre.

 

La Commission Spéciale est habilitée à prendre connaissance des documents comptables correspondants.

 

La Commission Spéciale de Comptabilité et de Contrôle dépose son rapport sur le bureau de l’Assemblée Nationale.

La Commission Spéciale de Comptabilité et de Contrôle, après rapprochement des comptes du Trésorier avec la Comptabilité tenue par les services de la Questure et de la Direction Générale de l’Administration et des Finances, rend compte à l’Assemblée Nationale par écrit au début de chaque session ordinaire, de l’exécution du mandat de contrôle qui lui est confié pour délibération.

 

SECTION II :

 DU CONTRÔLE DE L’ACTION DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

Art.130 :

Le Bureau de l’Assemblée Nationale doit rendre compte à l’Assemblée Nationale de ses activités, de sa gestion et lui fournir toutes explications qui lui sont demandées.

 

A cet effet, le Bureau doit, au début de chaque session ordinaire, présenter un rapport sur ses activités et sa gestion au plus tard cinq (5) jours à compter de la date d’ouverture de la session ordinaire.

 

L’Assemblée en délibère et, soit prend acte du rapport, soit demande au Bureau de lui fournir toutes explications et justifications qu’elle estime nécessaires.

 

Elle adopte le rapport ou le rejette à la majorité absolue de ses membres.

 

Tout Député peut adresser au Bureau de l’Assemblée Nationale, des questions écrites ou orales sur ses activités et sa gestion. Le Bureau dispose de quinze (15) jours pour répondre.

 

CHAPITRE III

 DU SECRETARIAT GENERAL ET DES SERVICES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

Art.131 :  

Le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale est nommé par arrêté   du Président de l’Assemblée Nationale, après avis du Bureau de l’Assemblée Nationale.

 

Il assiste avec voix consultative aux réunions du Bureau de l’Assemblée Nationale et aux Conférences des Présidents. Sous autorité du Président de l’Assemblée Nationale, il assure la direction et la coordination des services, fait procéder à l’établissement des comptes rendus des séances de l’Assemblée Nationale et de ses commissions et veille à la conservation des archives.


Il veille également à la retransmission radiotélévisée des débats parlementaire et anime avec l’agent de Presse les émissions du Parlement.

 

Art.132 :

Les services de l’Assemblée Nationale sont  assurés  par  les  fonctionnaires détachés auprès de l’Institution ou recrutés par elle.

 

Les recrutements sont soumis aux exigences de l’Arrêté portant Statut de la Fonction Publique Parlementaire de la République Centrafricaine.

 

Le Personnel d’appui nécessaire au bon fonctionnement des services et dont le nombre est déterminé en tenant compte de l’enveloppe budgétaire et des besoins de l’Assemblée, est recruté par décision du Président de l’Assemblée Nationale sur proposition du Secrétaire General, après avis du Bureau.

 

Un Arrêté du Président de l’Assemblée Nationale sur proposition du Bureau, fixe l’organigramme est les attributions des services de l’Assemblée Nationale.

 

DES DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES

 

Art.133 :

Un insigne distinctif est porté par les députés ainsi qu’une écharpe parlementaire, lorsqu’ils sont en mission où dans les cérémonies publiques et en toutes circonstances ou ils ont à faire connaître leur qualité.

 

Une cocarde leur est également attribuée pour l’identification de leurs véhicules.

 

Art.134 :

La présence de l’opposition parlementaire est matérialisée par sa représentation au sein des organes de l’Assemblée Nationale et des institutions dans lesquelles celle-ci siège.

 

Art.135 :

En attendant la mise en place du Sénat, l’Assemblée Nationale exerce la totalité du Pouvoir Législatif.

 

Art.136 :

 La présente Loi Organique Portant Règlement  Intérieur  qui  abroge toutes dispositions antérieures contraires, entre en vigueur après avoir été reconnue conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle.

 

 

Fait à Bangui, le

 

Faustin Archange TOUADERA

 

 

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