Toutes les infos du Lundi 26 Novembre 2018

Cm n 2846 du lun 26 nov 2018

L’ASSEMBLEE NATIONALE POSE UN ACTE HAUTEMENT PATRIOTIQUE : LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO, LE MANDAT DE LA MINUSCA ET LES ARMES RUSSES ET CHINOISES

Depuis la destitution des extraterrestres, l’Assemblée Nationale est revenue sur terre, prend fait et cause pour la population qu’elle représente. Ce vendredi 23 novembre 2018, date historique, la représentation nationale est montée au créneau devant la Communauté internationale pour demander : la levée totale de l’embargo, la prolongation dans les normes du mandat de la Minusca, enfin la seconde phase de livraison d’armes russes, puis les armes chinoises suspendues dans l’air. L’Assemblée nationale aurait du poser un tel acte depuis fort longtemps, voire réitérer autant de fois. Or, cette noble institution ramait à contre courant des efforts déployés par le gouvernement. Selon les Saintes Ecritures, « Une nation divisée contre elle-même ne peut subsister... ». Karim Méckassoua a dépouillé Touadéra de certaines de ses prérogatives. Il s’est octroyé les pleins pouvoirs à l’Assemblée Nationale, faisant la pluie et le beau temps. C’était un Etat dans un Etat.

L’Assemblée Nationale était totalement déconnectée des graves problèmes qui paralysent le pays. La soif du pouvoir était telle que la confusion était totale entre vitesse et précipitation. Ayant traîné sa bosse toute sa jeunesse dans les renseignements français, Abdou Karim Méckassoua est un excellent navetteur. Il ne vient à Bangui que pour occuper un poste de responsabilité, depuis le régime Patassé à nos jours. Dès qu’il est limogé ou destitué, il reprend le chemin de la France. S’il profite du pays, le pays ne profitera jamais de lui. Qu’est-ce qu’il a réalisé dans son pays, la RCA ? Il est éternellement aux aguets, à l’afflux des opportunités de postes de responsabilité, d’aucuns prétendent qu’il a un carnet d’adresses très fourni, à quoi cela sert-il ? Est-ce pour nuire à son pays ? Pourquoi autant de divorces avec tous les régimes qui se sont succédé à la tête de son pays, depuis feu président Patassé à ce jour ? Faut-il nécessairement être au pouvoir pour bâtir son pays ?

Le nom de Abdou Karim Méckassoua est collé à Ali Darassa, le plus cruel des leaders des groupes armés. Bambari et Alindao sont les derniers carnages à l’actif d’Ali Darassa. Deux (2) éléments du FPRC, dont le général Joseph Zoundéko mort à Ippy et Azor Khalid l’ont dénoncé haut et fort. Les députés de Bambari en ont fait écho durant le processus de destitution de Méckassoua. Ali Darassa fait feu de tout bois pour le soutenir. Méckassoua est-il réellement un patriote chauvin ? A peine destitué, l’Assemblée Nationale s’affiche plus proche au point de faire corps avec les aspirations des populations à la paix, à la sécurité et à la liberté d’aller et venir. Le peuple centrafricain vaut-il quelque chose aux yeux de Méckassoua ? Président de l’Assemblée Nationale, il n’a jamais tenu une réunion, un meeting pour exalter le vivre ensemble au Km5 où il vit. Et pourtant, des frères déterminés au Km5 se lancent dans la cohésion sociale, prêchent la paix et la réconciliation nationale. Méckassoua n’a jamais profité de sa position pour mobiliser les notables du Km5. Une fois destitué, il se tourne vers le Km5 pour appeler au secours. A quoi ont servi les fonds politiques ?

Pour son élection au perchoir, il a promis des véhicules aux députés de la nation. Ils n’ont jamais vu ces véhicules. Dans son Cabinet, certains de ses proches collaborateurs vont à pieds au travail. « Kamba ti koko à kanga koko », l’argent des députés à l’Assemblée Nationale manipule les députés de la nation. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, cette leçon vaut bien le perchoir sans nul doute. Les députés sont ballotés à tout vent selon les bons vouloirs de Méckassoua. Les députés sont traînés dans la boue comme des moins que rien. Il faut se déculotter pour avoir les miettes, une mission à l’étranger et autres. Ce sont les députés qui ont vécu ces humiliations. Les leaders des partis politiques auxquels appartiennent les députés ne vivent pas l’enfer parlementaire, les casses, les coups de gueule, mais en sont les conséquences visibles. Quand rien ne va, il faut changer. Le nombre de députés qui ont voté la destitution de Méckassoua suffit pour tout dire. Un diplomate enfonce le clou, « nous attendions cette destitution depuis longtemps, l’Assemblée Nationale a beaucoup traîné ... ».

Depuis que Abdou Karim Méckassoua a été catapulté loin et hors d’état de nuire, c’est un vent patriotique qui souffle sur l’Assemblée Nationale. L’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire rament tous dans le sens de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. Méckassoua est aujourd’hui perçu comme le cerveau politique de l’UPC tant à Bangui que dans les villes de nos provinces, dont la capacité de nuisance a débordé le vase.

Le premier point de revendication de l’Assemblée Nationale purgée des virus du mal concerne la LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO. Les FACA sont formées par l’EUTM et la Russie. Pour être déployées sur le terrain, les FACA ont besoin d’armes de tous calibres. L’embargo ne se justifie plus et n’a plus de sens. Or, les groupes armés poursuivent les massacres, les incendies des villages. La seconde phase des armes russes doit venir pour équiper les FACA ; les armes chinoises sont aussi attendues à Bangui et bien d’autres pays qui veulent aider la RCA par des armes. Plus de 14 pays sont sur la liste d’attente. La Minusca doit retrouver son mandat d’un (1) an et avec les FACA, veiller sur la sécurité des Centrafricains.

La Communauté internationale ne doit pas se rendre complice des génocides français en RCA.

 

Julien BELA  

 

 

RCA : LE GENERAL BALLA KEITA DE LA MUNISCA, PROPRIETAIRE D’UN PATRIMOINE IMMOBILIER AU SENEGAL, GRACE A SES CRIMES CONTRE LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

En mission recommandée, le général Balla Keita, contribue au massacre du peuple centrafricain par un deal avec la France depuis le palais de Dakar, une honte pour le peuple sénégalais en particulier et le peuple africain en général.

Le peuple centrafricain est pris en otage par la France et la MINUSCA. Le Général Balla Keita, a été installé pour faire respecter la volonté de la France, et rien que le désir des dirigeants français. Ce qui explique le fait que les forces onusiennes restent à l'écart pour assister au massacre du peuple centrafricain. Le Général Balla Keita, n'est-il pas un criminel et un trafiquant de diamant ? Son nom est cité dans plusieurs trafics, hélas ! L'actuel patron de la Minusca, vient de recevoir des instructions pour le mois de décembre. Il doit, selon toute vraisemblance, laisser faire les attaques dans tous les secteurs sans aucune intervention. Le Général Balla Keita est compté parmi les milliardaires au Sénégal, depuis sa prise de fonction a la tête de la MINUSCA. Le peuple sénégalais doit savoir que le général Balla Keita est rémunéré à chaque massacre du peuple centrafricain. Le traître de l'Afrique, travaille en étroite collaboration avec la France et les terroristes en République Centrafricaine. A moins d'un kilomètre de son bureau à Bangui, réside un de ses proches collaborateurs du nom de Force, un criminel en puissance qui est utilisé par le général Balla Keita pour récupérer de l'argent avec la communauté libanaise de Bangui, qui au surplus, empêche la population de se rendre au PK 5, pour faire des courses. Le général Balla Keita est un criminel de grand chemin. Sa récente déclaration suite à l'attaque d'Alindao montre que Balla Keita n'a plus la crainte de Dieu et n'est plus un adepte de l'islam, cette religion de tolérance, de pardon, de paix et de cohésion sociale. Les enfants et les descendants du général Balla Keita doivent savoir que leur père, oncle, cousin et grand-père a contribué à des massacres. Il a contribué à rendre des enfants orphelins et à faire brûler des Centrafricains vifs. Et tout cela pour du matériel, tout cela pour bâtir des immeubles et des villas à Dakar, là où vous dormez aisément, là où vous faites vos prières, là où quand vous revenez de la Mecque, vous résidez. C'est trop triste.

Nous espérons que cet article amènera le général Balla Keita à se faire pardonner non seulement par Dieu et le Prophète MOHAMED (SWS) et aussi par tous ces milliers d’orphelins. Car en vérité, personne n'échappera à la mort et le matériel restera toujours éphémère. Vanité des vanités, tout est vanité, disent les saintes écritures.

Ibal Chérif . Source : ONG Nouvelle Afrique

 

 

ALINDAO : LA SITUATION HUMANITAIRE DEMEURE ALARMANTE

Selon un communiqué de l’ONU publié le samedi dernier, 20.000 personnes ont été affectées par ces nouvelles violences. Des milliers d’autres personnes ont dû fuir à nouveau pour se retrouver dans les localités voisines ou dans la brousse, après l’attaque contre le site des déplacés de l’Evêché d’Alindao. Dans cette attaque, une quarantaine de personnes ont perdu leur vie dont 2 prêtres. Le site des déplacés de l’Evêché qui est composé de 12 quartiers a été complètement incendié, rasé.

Les revers

Depuis le 15 novembre, jour de cette attaque, une grave crise humanitaire se dessine clairement. Sur ce site, se trouvaient des enfants atteints du paludisme, des enfants malnutris, etc. Plusieurs ONG notamment Enfants Sans Frontière (ESF), Action Contre la Faim (ACF), Caritas y étaient présentes au chevet de ces enfants. Mais depuis le jour de l’attaque contre le site, tous ces enfants qui étaient placés sous traitement ont été emportés par leurs parents dans la fuite.

Selon une source humanitaire, il y avait une quarantaine d’enfants atteints de la malnutrition. Ce chiffre concerne exclusivement le site de déplacés de l’Evêché d’Alindao. Ces enfants ont été emmenés par leurs parents dans la brousse ou dans les villages alentours pour se mettre à l’abri des atrocités. Leurs conditions de vie sont préoccupantes. Toujours d’après un humanitaire évacué d’Alindao vers Bangui, ces enfants auront des difficultés à survivre dans leurs lieux de cachettes. Ceci, parce qu’ils n’auront plus les soins nécessaires.

La ville d’Alindao s’est vidée de sa population, seule l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) règne en maître absolue des lieux.

L’ONU quant à elle dénonce cette spirale de violences. « Ce cercle vicieux d’attaques répétées contre des civils est inacceptable. Les civils veulent la sécurité, la paix et un avenir », martèle Najat Rochdi, Coordonnatrice humanitaire de l’ONU en RCA. Les stigmates des violences sont encore visibles sur le site de l’Evêché d’Alindao.

Il faut signaler au passage que dans la ville d’Alindao, un humanitaire a été tué en août dernier. Les humanitaires qui œuvrent dans cette ville le font au péril de leur vie. Dans les jours à venir, l’ONG Médecin Sans Frontière (MSF) devrait se rendre à Alindao pour des évaluations, mais la situation actuelle de la ville très alarmante inquiète. L’ONG Norvegian Council Refugies (NCR) a perdu un véhicule, lequel serait emporté par les éléments de l’UPC. Ces rebelles ont aussitôt changé le moteur du véhicule, nous confirme une source humanitaire. Plusieurs ONG présentes sur place ont fermé leurs bases et évacué leurs staffs sur Bangui, en attendant l’amélioration du climat sécuritaire.

Entre temps, il faut se figurer que les groupes armés qui sévissent en RCA sont seulement attirés par les ressources minières du pays. « A chaque attaque, les mêmes discours, les mêmes condamnations mais les mesures de protection ne sont pas prises. Cela nous laisse un goût amer… », déplorait le père Mathieu Bondobo, vicaire général de la Cathédrale de Bangui sur les antenne de Radio Vatican. En tout cas, les yeux sont rivés sur les autorités centrafricaines pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles et sauver la situation humanitaire.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

QUOI QUE FASSENT NIMERY MATAR ALIAS « FORCE » ET CONSORTS DE LA SELEKA, ILS SERONT TOUS TOMBES DANS LES MAILLES DU FILET DE LA JUSTICE

Depuis plus d’une semaine, le Km 5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, qualifié de « couloir de la mort », est en ébullition. Il a repris de plus bel avec le cycle de violences. Et pour cause ?

C’est la frappe aérienne du domicile de Nimery Matar alias « Force », l’un des chefs des Auto-défenses et drogués du Km 5, dans la nuit du samedi 17 novembre 2018, qui est à l’origine de la recrudescence de violences dans ledit secteur, dit-on. D’où il y a eu une marche pacifique, une journée ville morte de protestation, organisées par les criminels et drogués du Km 5, partisans fidèles de « Force ». Il ne faut pas aussi perdre de vue des échanges nourris des tirs d’armes légères et lourdes entre ces Auto-défenses au niveau de la station Total et la force conjointe FDS-Minusca, basée à côté du pont Jackson. C’était dans la matinée du vendredi 23 novembre 2018.

A cet effet, nous disons que, quoi que fassent Nimery Matar alias Force et consorts de la Séléka, ils tomberont tous dans les mailles du filet de la « dame » justice (CPS ou CPI), l’un de ces quatre matins. D’ailleurs, posez-vous la question de savoir où se trouve actuellement le député de Mbaïki 2 et l’un des chefs charismatiques et redoutés de la milice Anti-Balaka, Alfred Yékatom « Rambo » ? C’est pour dire que « chaque chose a un début et une fin ».

Où sont le général Zoundéko du FPRC, « 50-50 » et « Apo » des chefs extrémistes, des criminels et drogués du Km 5 ? Il y a un « temps pour faire la guerre et un autre pour faire la paix », « un temps pour pleurer et un autre pour rire », « un temps pour semer et un autre pour récolter », et nous en passons. « Force » et consorts de la Séléka devaient l’apprendre à leurs dépends. Quoi qu’ils fassent, ils répondront de leurs actes devant les juridictions nationale et internationale.

A bon entendeur, salut !

 

Le Petit YEKOA

 

 

« APO », LE PLUS CRUEL, LE PLUS ATROCE, TUEUR PATENTE, SEIGNEUR DE GUERRE, AGREGE EN TORTURES, ABATTU A BOUT PORTANT PAR UN Commerçant DU KM5

Ce dimanche 25 novembre 2018, à 08 heures du matin, sonne la fin éternelle du terroriste, du plus féroce et du plus grand criminel du Km5, « APO ». D’après les informations en notre possession, APO passait de boutique en boutique pour interdire aux commerçants d’ouvrir leurs magasins et de vendre. Certains commerçants ont obéi à son injonction. Cependant, d’autres refusent de se plier à son ordre et de fermer leurs boutiques. L’un des commerçants outré, a sorti son pistolet pour l’abattre à bout portant à l’épaule gauche, proche du cœur. Transporté à l’hôpital de la Croix Rouge, il meurt. C’est un grand soulagement pour le Km5, débarrassé d’une créature de l’enfer, sans âme ni conscience.

APO, de son cruel palmarès, on peut citer le chef du quartier Béa-Rex, une femme enceinte qui n’est autre que la copine d’un de ses éléments. Il est le chef de la horde de tueurs basés à Rex. Il est réputé laborantin de la torture à Rex, le quartier général de la mort, le camp de concentration. APO a la gâchette extrêmement facile, tue, pille, braque et rançonne les commerçants du Km5. Mais en plus, il empêche ceux-ci de vendre leurs marchandises, s’attaque aux acheteurs qui vont s’approvisionner. Les FACA leur avaient infligé une lourde perte lors de l’attaque dans le 5ème Arrondissement de la ville de Bangui. Ils ont été pourchassées par ces dernières depuis le Commissariat du 5ème jusqu’au niveau de Jamaïque, à proximité de la Mosquée Centrale. Ils ont subi de lourdes pertes en vies humaines. C’est pourquoi, ils veulent fermer toutes les boutiques en signe de protestation. C’est le commencement de la fin des terroristes du Km5.

Le mythe de l’invincibilité a volé en éclat. APO est mort d’une balle logée en pleine poitrine. Le mythe que APO et ses éléments répandent pour faire peur aux gens, n’a pas résisté à la balle. Les vrais commerçants du Km5 se sont mis en ordre de bataille pour se défendre. La tension est vive entre les commerçants et les malfrats qui ont perdu leur chef de bande. Le Km5 veut mettre un terme à la suprématie des bandits afin de vivre en paix et de mener leurs activités en toute liberté et quiétude. Ces derniers temps, l’ange de la mort plane sur le Km5. Il vient de frapper APO qui rend l’’âme comme tous ceux qu’il a tués.

A chacun son tour dans le tombeau. Qui tue par l’épée, mourra par l’épée. Les malfrats du groupe APO promettent de venger leur chef. Certains envisagent d’incendier le domicile du justicier qui a réglé le compte de APO, ainsi que ses biens. La Minusca est appelée à la rescousse pour protéger les commerçants qui ne veulent de ces malfrats qui les empêchent d’écouler leurs marchandises sur le marché. Les prochains jours détermineront l’évolution du climat sécuritaire au Km5.

Julien BELA

 

 

CENTRAFRIQUE / : LA SOCIÉTÉ CIVILE TURQUE INTERPELLE LE PRESIDENT MACRON ET DONNE UN AVERTISSEMENT A JEAN YVES LE DRIAN

En présence du Secrétaire Général de l’ONG Internationale ANA, Bekki Benameur à Istanbul, la société civile demande au président français d’arrêter le massacre du peuple centrafricain et de penser aux Français qui vivent sur le continent africain.

 

Lors d'un point de presse animé à Istanbul, la société civile Turque et Centrafricaine ont vivement condamné les massacres des Centrafricains, soutenus par les autorités françaises et la force Onusienne. "En ce 21ème siècle, c'est une honte de voir qu'un pays comme la France finance des terroristes pour déstabiliser des régimes démocratiquement élus. Quelle leçon la France peut dicter au monde entier en terme de paix et de liberté? Ce que nous voyons en République Centrafricaine est horrible. Cautionner des terroristes qui utilisent le nom de l'islam pour tuer! Notre déception est énorme, c'est pour cela que nous profitons de ce colloque, comme nous sommes tous réunis, pour faire un point de presse et demander au Président Macron d'avoir une pensée pour les Français vivant en Afrique et dans le monde", ont ils interpellé Macron. Car pour eux, Jean Yves le Drian expose le peuple français. "Les Africains ne doivent pas continuer à subir. Il faudra faire attention car trop de tortures crée une révolte et cela risque d'être une révolte générale. Nous pensons que le Président Macron à été trahi par Jean Yves le Drian, car cela n'est pas la politique extérieure ou Africaine du Président Macron. Nous sommes tous avec le peuple Centrafricain. Nous invitons Emmanuel Macron à revoir sa politique en Afrique en général et en RCA en particulier", ont ils prévenu.

 

Christ Kamel

Merci,

ONG Lutte Contre la Déstabilisation de l’Afrique

 

 

 

JEAN YVES LE DRIAN PROMET LA PRESIDENCE A ABDOU KARIM  MECKASSOUA, UNE FOIS LA FRANCE INSTALLEE A LA TETE DE LA MINUSCA ET DE L’EUTM

Un proche de Meckassoua, l’ex-président de l’Assemblée Nationale, confirme qu’ils seront bientôt aux commandes. Le Drian nous a promis, une fois que les forces françaises occuperont la tête de la Minusca et l’EUTM, Ali Darrassa finira le travail car Macron a donné son accord.

Le ministre des affaires étrangères français, Jean Yves le Drian, se trouve dans une démarche de vengeance. Des secrets le concernant ont été dévoilés par un proche de Abdou Karim Meckassoua, qui pensait convaincre une infiltrée d'être sa fiancée. "Bientôt nous serons au pouvoir , tu ne me crois pas, regardez ce qui s'est passé à l' Alindao n'est rien comparé à ce qui arrive. Touadéra pense qu'il est intelligent, il est perdu dans le film. Quand Macron l'invite, il ne sait pas que c'est pour le bloquer. Attendez, regardez seulement avec vos yeux, on va le prendre en otage et une fois que nos amis deviendront les chefs de la Minusca et quand ils vont prendre la tête de l'EUTM pour former les FACA, nous allons foutre Touadéra à la porte. Il risque même de mourir de chagrin et les russes iront l'enterrer en Russie", a confessé un combattant averti. Pour lui, l'action est irréversible. "Dans tous les cas, Macron à déjà donné son accord. C'est Meckassoua qui est notre président. En un mot, le sort du Président Touadéra, a été déjà scellé par Paris. Les invitations du Président Macron à son homologue Centrafricain sont une manière de le mettre en confiance", conclut-il.

Gaël Kouéty ,

Ong Nouvelle Afrique

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE GENERAL EN TETE DE LA MINUSCA, BALLA KEITA , MENACE DE POURSUITE DE COMPLICITE DE CRIMES CONTRE L’HUMANITE

 

Lors d’un point de presse à Bangui, plus précisément  à leur siège dans le 4e arrondissement, les leaders de la société civile  en présence de leurs avocats, disent avoir assez d’éléments à leur disposition pour poursuivre le général Balla Keita,  pour complicité de crimes contre l’humanité,  viols et pillages.

La présidente madame Marguerite K  a lors de ce point de presse, indiqué que les éléments en leur possession montrent clairement les implications de la Minusca dans les crimes commis en RCA. « Les images et les enregistrements,  y compris le témoignage de certains ex-membres du contingent de la Minusca et surtout avec les dernières attaques d’Alindao, nous ne pouvons plus attendre », ont estimé ces leaders. Qui pensent mordicus que la Minusca et la France sont en complicité pour créer un génocide dans leur pays.

« Nous allons poursuivre le général Balla Keita,  nous avons des éléments de preuves et des témoins très proches de lui qui ont même été instruits et qui ont effectué des missions en son nom. Nous sommes des femmes , des mères et nous allons prendre nos responsabilités,  la présence de la Minusca ou encore de la France dans notre pays n’est plus d’actualité.  Nous exigeons du Président de la République de faire appliquer l’accord de défense signé avec la Russie de peur que la Minusca n’extermine tout le peuple Centrafricain. Nous irons bientôt à la Cour Internationale de Justice pour le dépôt de notre plainte », ont elles promis.

Franck .Alex Kouévi, LeMondeEnVrai.net

 

 

VENTE DES NOIRS EN LIBYE : LE PRESIDENT DE LA COALITION DES 1873 ONG DONNE UN ULTIMATUM AUX CHEFS D’ETAT AFRICAINS

Les Africains et amis de l’Afrique ne décolèrent plus. Face au comportement ubuesque des négriers des temps modernes, les déclarations et sorties fracassantes condamnant les actes ignobles en Libye se succèdent et se ressemblent. A l’unisson, autorités libyennes, citoyens libyens et acteurs de ce négoce honteux, sont tous voués aux gémonies. Président en exercice de la Coalition des 1873 ONG pour la défense des droits des Africains et leurs dirigeants, Harouna Douamba a animé une conférence de presse ce lundi 20 novembre 2017, au siège de ladite institution à Abidjan.

Son message à l’endroit des chefs d’Etat Africains, de l’Union Africaine, l’ONU et les autorités libyennes est sans appel. «La Coalition des 1873 ONG pour la défense des droits des Africains et leurs dirigeants est catégorique. Nous donnons un délai de 10 jours aux chefs d’Etat Africain pour résorber la question de vente de migrants en Libye. C’est un délai non négociable. Nous interpellons les autorités libyennes, l’Union Africaine et l’ONU sur les graves violations des droits de l’homme en Libye. Que cesse immédiatement ce mercantilisme d’un autre âge», a dénoncé Harouna Douamba.

Déterminé à se faire entendre, le président de la Coalition des 1873 ONG pour la défense des droits des Africains et leurs dirigeants à dit ne point badiner. «Passé ce délai raisonnable, la Coalition assumera de plein gré, la destruction des installations libyennes à travers les pays d’Afrique Noir», a-t-il menacé.

Avant de demander aux Africains, en cas de continuation de ce phénomène, de vandaliser les différentes représentations diplomatiques libyennes de tous les pays d’Afrique Noir jusqu’à ce que prenne fin cette vente d’esclaves. «Africaines, africains, notre survie et notre destin se jouent en Libye. Il est question de l’affirmation de notre identité et la négation de l’espèce Noir comme être humain. Nous ne pouvons accepter cela. C’est pourquoi, jusqu’à ce que ce problème soit définitivement résolu, nous demandons aux Africains de tout pays subsaharien, de saccager les biens libyens dans nos différents pays.

Cela doit durer autant de temps que la vente de migrants esclaves, perdurera. Les biens libyens et les libyens eux-mêmes doivent être pourchassés comme des malpropres dans nos Etats.

Nous le disons et le répétons, il n’y aura aucune pitié pour les libyens, eux qui n’ont pas hésité un seul instant à vendre leurs propres frères. Nous devons équilibrer la terreur car les libyens n’ont pas le monopole exclusif de la violence. Notre réaction doit être violente et vigoureuse pour donner un message très clair à quiconque s'aventurera dans cette voie sans issue», insista-t-il. Depuis la diffusion sur ses antennes d’une enquête sur la vente des migrants en Libye par la chaîne CNN, ayant suscité l’indignation des Africains, la tête des autorités libyennes et les ressortissants libyens sont mis à prix. Pour leur part, les noirs Africains sont déterminés à régler la question de gré ou de force.


Kylian J de Zamé, Lutte Contre la Déstabilisation de l’Afrique

 

 

RCA :  IDRISS DEBY ITNO EN MISSION, A EU UNE RENCONTRE AVEC LES ELEMENTS DE LA SELEKA AU CAMP DE DOYABA ET LES CHEFS SELEKA A NDJAMENA

 

La France doit absolument obtenir le maintien de la Minusca et Touadéra doit partir pour que la France puisse combattre les rebelles à la frontière du Tchad avec la Libye et sauver le pouvoir de Deby

Les éléments de la Séléka ont été mis en mission par le Président Tchadien Idriss Deby Itno. Cette mission consiste à mettre fin au pouvoir du Président Touadéra. A la recherche d'arguments pour obtenir le maintien des de la Minusca, les membres de la Séléka auront aussi pour mission de faire des massacres sous l'assistance de la Minusca qui a reçu l'ordre de laisser faire les choses. Cette stratégie consiste à mettre fin à la rébellion dans le nord du Tchad vers la frontière de la Libye, qui devient très menaçant pour le pouvoir de Ndjamena. Le France, décidé d'intervenir que si la Minusca reste et si Touadéra part du pouvoir. Si une telle proposition ne laisse pas le choix à Idriss Deby, il a alors réuni les moyens et convoqué des réunions pour définir les stratégies de déstabilisation du pouvoir Touadéra. Mais les Centrafricains sont debout et feront front à toute attaque d'où qu'elle vienne.

 

Grâce Klombé. ONG Lutte Contre la Déstabilisation en Afrique

 

 

RCA : ENCORE UN AUTRE FILS INDIGNE DE L’AFRIQUE A LA MANŒUVRE

 

Pour des miettes , Balla Keita ,Général de la Minusca tue et laisse tuer ses frères africains. Quelle déchéance!

Il n’y a qu’en Afrique seule qu’on trouve des intellectuels illettrés, comme le pensent à juste titre, bien des personnes. Le général de la Minusca, le sénégalais Balla Kéïta, appartenant à un pays exemplaire, a fini par corrompre ses valeurs et ses mœurs. Il caracole aujourd’hui en tête des milliardaires de son pays.

En effet, depuis sa prise de fonction à la tête de cette satanée force onusienne, le général Kéïta, n’a de cesse manœuvré à la ruine et au massacre du peuple centrafricain. Maintes fois interpellé, l’homme de la France continue sa sale besogne sans crainte de représailles.

Après les massacres d’Alindao, d’une violence rarissime, il aurait reçu des instructions pour faire du mois de décembre, un mois sombre. Un mois de deuils, de tueries et de massacres.  S’il fait honte à sa famille, à son pays et à l’Afrique tout entière, ce général corrompu, cupide et génocidaire connaitra lui aussi un retour de bâton. Parce que dix ans après, vingt ans après, le sang innocent criera toujours vengeance. Et Balla Kéïta, tout comme ses mandants, paieront pour tous les crimes commis en RCA. Rira bien qui rira le dernier.

 

Gueye Moctar, Leuropeafrique.info

 

 

 

RCA : Prise de position de l’eveque de Bangassou sur le massacre d’Alindao

« Ne cessez pas de dénoncer le massacre des chrétiens. Demandez pourquoi il a eu lieu », déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Juan Jose Aguirre Muños, Évêque de Bangassou, Diocèse du Sud-Est de la République Centrafricaine, limitrophe de celui d’Alindao où, le 15 novembre, des rebelles de l’ancienne Seleka, désormais UPS (Unité pour la Paix en Centrafrique), sous les ordres du Général Ali Darassa, ont tué plus de 40 personnes dont le Vicaire général, Mgr Blaise Mada, et le Père Célestin Ngoumbango, Curé de Mingala (voir Fides 17/11/2018) « L’événement qui a déclenché le massacre a été le meurtre d’un mercenaire nigérien de l’UPC, quelques jours auparavant », indique Mgr Aguirre.

« Les membres de l’UPC sont des peuls provenant en majorité de pays voisins, tels que le Niger. L’UPC, née d’une scission de la Seleka, est installée à Alindao depuis 5 ans, et en particulier dans l’Ouest de la ville.

La mission catholique se trouve dans la partie Est de la cité, où se trouve également le camp d’évacués pour les non musulmans qui compte quelque 26 000 résidents ».

« Les représailles ont été terribles – indique l’Évêque. Les hommes d’Ali Darassa ont assailli, saccagé et incendié le camp d’évacués, et tué des femmes et des enfants, livrant aux flammes la Cathédrale où ont été tués les deux prêtres. Immédiatement après, les mercenaires de l’UPC ont laissé entrer dans l’Est de la ville d’Alindao des groupes de jeunes musulmans provenant de la partie Ouest, qui ont saccagé l’Évêché et incendié le presbytère et le Centre de la Caritas. J’ai vu des photographies. De ces structures, il ne reste que des murs calcinés ».

Hier, le personnel des ONG présentes à Alindao a été évacué par un vol spécial. « Tous sont partis, à l’exception de l’Évêque d’Alindao, S.Exc. Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, et trois prêtres qui ont voulu demeurer aux côtés de la population », souligne Mgr Aguirre. « J’ai parlé avec eux. Ils sont fortement éprouvés, mais ont eu la force d’enterrer les deux prêtres martyrs, ainsi que les 42 personnes massacrés dans le camp d’accueil. Je crois que demain, S.Em. le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, entend se rendre à Alindao ».

Mgr Aguirre confirme que les Casques bleus de la MINUSCA ne sont pas intervenus pour défendre les civils contre l’attaque de l’UPC. « A peine l’attaque a-t-elle commencé que les Casques bleus mauritaniens de la MINUSCA se sont retirés dans leur base – affirme-t-il. Il faut tenir compte du fait que les règles d’engagement de certains contingents, comme ceux de Mauritanie, d’Égypte et du Pakistan, prévoient que les militaires en question s’engagent à ne répondre aux attaques armées que s’ils sont attaqués directement. Par suite, à Alindao, les Casques bleus ont été totalement inefficaces ». « D’autres contingents, comme celui du Rwanda, disposent de règles d’engagement sur la base desquelles ils interviennent pour défendre la population objet d’une attaque », précise l’Évêque.

Mgr Aguirre souligne que « nous ne pouvons pas nous limiter à dénoncer ces massacres. Il faut aller au fond de ce qui se passe actuellement en Centrafrique. Des groupes tels que l’UPC sont formés par des mercenaires étrangers qui, depuis cinq ans, occupent une partie de notre territoire. Ils sont payés par certains États du Golfe et guidés par certains États africains limitrophes. Ils entrent à partir du Tchad en traversant Birao, avec des armes vendues à l’Arabie Saoudite par les États-Unis. Ils veulent diviser la Centrafrique en alimentant la haine entre musulmans et non musulmans. De cette manière, ils en profitent pour saccager les richesses centrafricaines : l’or, les diamants et le bétail. Cependant, certains pays étrangers et non africains veulent surtout utiliser la Centrafrique comme porte pour entrer en République Démocratique du Congo et dans le reste du continent, en manipulant l’islam radical.

’est ce jeu qui se trouve derrière le massacre d’Alindao », conclut Mgr Aguirre.

 

(L.M.) (Agence Fides 19/11/2018)

 

 

CENTRAFRIQUE : LES DEPUTES TIRENT SUR LA SONNETTE D’ALARME FACE A LA MONTEE EN PUISSANCE DES VIOLENCES DANS LE PAYS

Les députés centrafricains se sont réunis le vendredi 23 novembre dernier dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pour décrier la montée en puissance des violences dans le pays. Cette rencontre des députés a été soldée par la remise d’un mémorandum au représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, et patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga. Et ce, en présence de plusieurs diplomates accrédités en RCA.

L’insécurité monte d’un cran ces derniers temps en République Centrafricaine. Les villes de Batangafo, Bambari et Alindao, ont été les théâtres des scènes de violences qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines, ainsi que des déplacements massifs des populations. C’est dans ce sens que les députés de la nation se sont réunis et ont  lancé leurs cris d’alarme à la Communauté internationale, notamment aux membres du Comité de sanction de sécurité des Nations Unies.

«Depuis plus de deux décennies, la République Centrafricaine traverse une situation sécuritaire grave : tueries de masse, pillages, destruction des villages entiers etc. Avec le retrait de l’opération Sangaris, la RCA a été abandonnée à son triste sort et la crise s’est aggravée. Malgré l’embargo imposé par le conseil de sécurité de l’ONU sur les armes à destination de la RCA, les groupes armés se ravitaillent en armes et munitions de guerre dans les pays voisins au détriment des Forces Armées Centrafricaines (FACA) », a déploré Laurent Ngon-Baba, président de l’Assemblée Nationale.

Il sied de rappeler qu’en 2017, un groupe d’experts de l’ONU a publié un rapport de 126 pages dans lequel ils avaient dénoncé les sources de ravitaillements illicites des groupes armés. Ce qui explique d’une part l’augmentation des violences dans le pays. Malheureusement, aucune mesure n’a été prise pour couper ces sources de financements frauduleux des groupes rebelles. « Face à cette situation, comment les FACA  peuvent-elles se défendre ? Comment peuvent-elles accomplir leur mission ? », s’est interrogé le PAN, Laurent Ngon-Baba.

Sur autorisation du conseil de sécurité de l’ONU, une première cargaison d’armes russes était arrivée à Bangui pour équiper les éléments des FACA qui sont formés par l’EUTM et entrainés au maniement de ces nouvelles armes par les instructeurs militaires russes. La fédération de la Russie propose encore de livrer la seconde phase d’armes à la RCA. Mais, il semble que le Conseil de Sécurité a posé beaucoup de conditions. «Autant de conditions sont posées par le conseil de sécurité de l’ONU pour la seconde phase de livraison d’armes russes à la RCA. Et l’embargo d’un côté empêche les FACA à bien remplir leur mission », a poursuivi le président du parlement, tout en regrettant les derniers événements survenus dans les villes de Batangafo, Bambari et Alindao qui, selon lui, « prouvent la limite de la Minusca ». Une mission de l’ONU déployée en Centrafrique dans le but « de protéger les populations civiles, désarmer les groupes armés et pacifier l’ensemble du pays ».

Dans le mémorandum remis au représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, les élus de la nation, par la voix de leur collègue, Laurent Ngon-Baba exigent :  la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, afin de favoriser le redéploiement des FACA dans toutes les régions du pays, le renouvellement du mandat de la Minusca qui doit être exécuté conformément à l’article 7 de la résolution 2387, ainsi que l’appui à l’Initiative Africaine pour la paix en RCA.

Bénistant MBALLA

 

 

 

CommuniquE de presse 

 

PremiEre comparution d’Alfred Yekatom devant la CPI

Aujourd’hui, le 23 novembre 2018, Alfred Yekatom a comparu devant la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour »), au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).

 

La Chambre préliminaire II est composée du juge Antoine Kesia‐Mbe Mindua, juge président, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala. L'audience de première comparution a eu lieu en présence du Procureur et de la Défense. M. Yekatom était représenté par le Bureau de Conseil Public pour la Défense.

 

Au cours de l'audience, la Chambre a vérifié l'identité du suspect et s'est assurée qu'il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu'il comprend et parle parfaitement, c'est-à-dire le sango. L'ouverture de l'audience de confirmation des charges est fixée au 30 avril 2019.

 

Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s'il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l'affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.

 

Contexte M. Yekatom a été remis à la CPI le 17 novembre 2018 en exécution d'un mandat d’arrêt délivré le 11 novembre 2018 pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été commis dans l'ouest de la République Centrafricaine (« RCA ») entre décembre 2013 et décembre 2014.

 La Chambre préliminaire II est convaincue qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un conflit armé ne présentant pas un caractère international était en cours sur le territoire de la RCA, entre au moins septembre 2013 et au moins décembre 2014, entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans) et les Anti-Balaka (un contre-mouvement à la Séléka à prédominance chrétienne). La Chambre a également conclu qu'il y a des motifs raisonnables de croire que, de septembre 2013 au moins jusqu’en décembre 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique  a été perpétrée par les Anti-Balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka.

 

M. Yekatom aurait commandé un groupe d'environ 3 000 membres au sein du mouvement Anti-Balaka. Il serait responsable des crimes suivants dans différents endroits en RCA, notamment à Bangui et dans la préfecture de Lobaye, entre le 5 décembre 2013 et août 2014:

  •          crimes contre l’humanité : le meurtre, la déportation ou transfert forcé de population, l'emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, la torture, la persécution, la disparition forcée et autres actes inhumains; et
  •          crimes de guerre : le meurtre, la torture et traitements inhumains, les mutilations, des attaques intentionnelles contre la population civile, des attaques intentionnelles des bâtiments consacrés à la religion, l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans et les faire participer activement à des hostilités, le déplacement de la population civile et la destruction des biens de l’adversaire.

 

La Chambre préliminaire II a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Yekatom aurait commis ou avait ordonné, sollicité, encouragé et facilité la commission des crimes susmentionnés. La Chambre a également trouvé des motifs raisonnables de croire qu'il est responsable en tant que chef militaire.

 

 

 

 

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