Toutes les infos du Lundi 24 Septembre 2018..

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ASSEMBLEE NATIONALE : LES JOURS DE KARIM MECKASSOUA SONT COMPTES POUR DES SCANDALES FINANCIERS, DES CASSES ET DES COUPS DE GUEULE

 

Les élus de la nation ne peuvent plus de supporter le locataire du perchoir de l’Assemblée Nationale. Ils en ont assez de boire la coupe de l’humiliation, des scandales retentissants à répétition. La révolution au sein du bureau de l’Assemblée Nationale a mis à nu des pratiques non orthodoxes. Aucune législature dans l’histoire parlementaire de la RCA n’a été aussi infernale, aussi chaotique, que celle présidée par l’honorable président Karim Méckassoua : une gouvernance mafieuse, des scandales retentissants à répétition, des coups de gueule imparables. C’est la gestion administrative qui est défectueuse, médiocre, voire nulle. L’hémicycle de l’Assemblée Nationale s’apparente à un cirque des gladiateurs romains. Abdou Karim Méckassoua est rattrapé par ses propres turpitudes et les honorables députés veulent se débarrasser du déshonneur qui ternit gravement l’image de leur noble institution, foyer de la démocratie par excellence.

Du pouvoir du RDC à celui du MLPC en passant par le KNK et la parenthèse du CNT, jamais une législature n’a été aussi riche en scandales. Des scandales financiers, en passant par les casses, les déchaînements et la furie des députés, l’échec lamentable devant le tribunal administratif, la convulsion parlementaire a débordé le vase. Les résultats des élections législatives et présidentielle n’ont pas menti. Le peuple centrafricain a su faire un vote utile, un vote de raison. Comment serait la Présidence de la République, avec une gestion anarchique, scandaleuse de l’Assemblée Nationale ? Haut lieu de culture démocratique, l’Assemblée Nationale est devenue le Far-West, une jungle, un véritable triangle de Bermudes. Les élections du 30 décembre 2015 ont démontré à la face du monde, la grande lucidité du peuple centrafricain, sa clairvoyance, sa vigilance et son discernement.

Les Centrafricains, sous les balles des ennemis de la république, ont su tirer leur épingle du jeu, sur 29 candidats. Les élections sont une chose, la gestion de la chose publique en est une autre. Les sous-marins politiques de la coalition Séléka ont été exposés au grand jour sur la place publique. Faut-il s’étonner de l’impatience des uns et des autres ? Le peuple centrafricain demeure le seul et unique juge, car c’est l’observateur attentif et avisé. Il sait qui est qui et qui fait quoi. Un bon démocrate respecte le mandat du peuple souverain jusqu’à son terme. En RCA, tel n’est pas le cas, car la course au pouvoir est effrénée, l’impatience gagne du terrain, la manipulation politique fait irruption dans le jeu politique. Quand on est capable de gérer les petites affaires, on peut aussi gérer les grandes. Pourquoi poursuivre le vent quand on fait piètre figure dans la gouvernance ? Paris, Ndjamena, que cherche-t-on ? Le pouvoir par des voies détournées ? La suggestion avait été faite à la présidente de la transition de nommer Karim Méckassoua premier ministre. Elle a catégoriquement refusé cette proposition et elle avait pleinement raison. Les députés en voient de toutes les couleurs et de tous les rings. L’Assemblée Nationale est perpétuellement dans une zone de forte turbulence. De feu Président Patassé, en passant par Bozizé et aujourd’hui Touadéra, Méckassoua a démontré l’étendue de ce qu’il est réellement, révélant son vrai visage à la nation centrafricaine.

Soixante seize (76) députés, soit la majorité absolue, ont signé une pétition pour la destitution du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua. La pétition lui a été remise en main propre, avant son déplacement pour Ndjamena au Tchad, à l’invitation du président Deby, sous couvert de l’Assemblée Nationale du Tchad. Tous les Centrafricains savent que le Tchad est le cache sexe de la France, histoire de protéger le pouvoir totalitaire de Idriss Deby Itno, incapable de gérer la démocratie intégrale. Il n’y a rien de commun entre  une dictature absolue au Tchad et un pouvoir hautement démocratique en RCA. Et les Centrafricains tiennent à l’œil les agissements du Président de la Commission de l’Union Africaine. Le représentant d’une dictature sanguinaire peut-il parrainer un dialogue en terre démocratique ? La Commission de l’Union Africaine est-elle aux ordres d’une puissance esclavagiste, négrière, impérialiste ?

 Pendant que bon nombre de pays africains, notamment la RCA, entrent de plein pied dans la globalisation, le Tchad reste le bras meurtrier de la France. Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Union Européenne, l’Etat d’Israël, les monarchies du golf, le Canada, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Gabon, la Guinée-Equatoriale, le Cameroun, autant de partenaires qui interviennent en RCA. Au nom de quoi la France doit-elle jouer à la mère poule sur la RCA ? La France, puisque la RCA veut se développer, doit intervenir en partenaire au même titre que les autres. Le monopole de la France sur la RCA a trop duré, 58 ans et la RCA est le dernier pays au monde, les Centrafricains sont parmi les peuples les plus pauvres de la planète.

Laurent Fabius a eu le courage de dire tout haut, ce que la France pense tout bas depuis 58 ans : les intérêts de la France d’abord et celui du peuple centrafricain après et ce, en  Centrafrique même. Même les Etats-Unis, la plus grande puissance au monde, ne peuvent pas utiliser leur force pour asservir un autre peuple. Trump, le Chef de l’Exécutif américain, traite les Africains comme ils le méritent, parce qu’ils ne sont pas en mesure de s’affranchir.

Les dirigeants africains n’ont aucune considération pour leurs peuples. Les pays esclavagistes en profitent pour enfoncer le clou.

 

 Julien BELA

 

 

VISITE DE TRAVAIL DU MINISTRE GABONAIS DE LA DEFENSE A BANGUI : MADAME MARIE NOELLE KOYARA OFFRE UN COCKTAIL DE SOLIDARITE HISTORIQUE

La ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée, Madame Marie Noëlle Koyara a offert un cocktail en sa résidence de 200 villas à l’occasion de la visite de travail de son Homologue gabonais à Bangui. A cet effet, le Ministre Gabonais de la Défense Nationale, pour sceller davantage les liens séculaires d’amitié et de coopération existant entre le Gabon et la République Centrafricaine, a tenu participer personnellement aux côtés des éléments gabonais et de leur évaluation  dans la Mission Onusienne de paix en Centrafrique.

C’est à 20 h 40 mn que le Ministre Gabonais était arrivé à la résidence  en compagnie de sa délégation composée des Officiers gabonais et d’autres de la Minusca où il a été accueilli par son Homologue du département centrafricain de la Défense. On pourra également noter la présence de certains Officiers, responsables au ministère de la défense. C’est après une heure et demie que le Ministre gabonais s’est retiré à 21h24.                                 Lt Augustin NDANGO-KPAKO

 

 

BERENGO : UN BATAILLON DE FACA ENTRE POUR SA TRANSFORMATION EN MACHINE DE GUERRE, DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2018

Les jours des groupes armés sont désormais comptés. Les experts militaires russes transforment les FACA en des engins de guerre, plus terrifiants. Là où les FACA mettent pieds, les criminels, les bandits de grand chemin disparaissent, prennent leurs jambes au cou. Si la Minusca joue au chat et à la souris avec les groupes armés, il n’en sera pas de même pour les FACA. Tous les criminels doivent être neutralisés, réduits au silence et hors d’état de nuire. Les bandits doivent être traqués jusque dans leur dernier retranchement. Un FACA vaut mille combattants des groupes armés (Anti-Balaka, Séléka), est-ce qu’il y a match ? Certains pays amis continuent de doter les FACA en logistique et en armes.

L’Union Africaine ne pourra pas faire du chantage aux autorités centrafricaines car les données ont totalement changé. C’est par le respect pour la parole donnée par Touadéra à l’Union Africaine que les Centrafricains tolèrent le dialogue. Les préalables, les revendications, n’engagent que leurs auteurs. Les groupes armés n’ont qu’une seule alternative, à savoir, s’engager résolument dans le Programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), un point, un trait. Dialogue, oui pour s’engager et non revendiquer les cieux et la terre. Les groupes armés ne constituent pas une force conventionnelle, légale. Ce sont des criminels, des bandits, des destructeurs, des violeurs. Les FACA sont là, de même que la Russie, ainsi que certains contingents sincères de la Minusca. Le rideau de feu est en place. La crise a trop duré, les Centrafricains ont trop souffert et continuent de souffrir, il est temps d’abréger leurs souffrances.

L’effectif des FACA ne cesse de croitre pour une réhabilitation totale et intégrale. Le processus de recrutement de 1.023 nouveaux soldats est en marche dans les seize (16) préfectures que compte le pays. Le redéploiement s’effectue au fur et à mesure que les FACA sortent de Béréngo. Le Tchad a aussi ses rebelles au Nord, dans le Tibesti. Pourquoi Deby ne négocie pas mais préfère déployer les gros moyens et son armée pour les affronter ? C’est pourquoi les autorités centrafricaines ne doivent plus négocier avec des criminels, des bandits, des hors-la-loi. C’est le même sort réservé aux rebelles au Tchad que la RCA va appliquer. Le Dialogue sera le moment de la grande décision pour un nettoyage à sec et au fer rouge. Le G-5 Sahel, tant vanté par la France, n’arrive pas sécuriser cette partie de l’Afrique. L’Opération Barkhane est inefficace. La France n’a pas la puissance suffisante pour une telle opération, comme la Russie en Syrie et en RCA.

Julien BELA   

 

 

REMISE DE CERTIFICATS AUX ELEMENTS DES SAPEURS POMPIERS DES FACA

Depuis 2016, avec la vision politique du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des armées, de faire des Forces Armées Centrafricaines, une armée de développement et de production, ce corps d’élite est supervisé par un officier. Il a également un Conseiller Technique en matière de protection contre incendie et bien d’autres. A ce titre, il :

- dirige l’instruction du personnel dans le domaine de la prévention et de l’action à mener en cas d’incendie ou autres ;

- fait assurer l’entretien et la vérification du matériel et protection contre incendie, et tenir à jour le registre des évènements ;

- se tient en liaison avec les différents arrondissements de la ville pour des dispositions à prendre ;

- établit, tient à jour et fait appliquer les consignes propres à réduire les risques de tous ordres et les conséquences.

C’est ainsi que, le vendredi 21 Septembre 2018, le lieutenant-colonel Eric Richard d’élément de Soutien national France et les Sapeurs-pompiers français du Camp M’poko ont organisé une formation à l’endroit des éléments des Sapeurs-pompiers des FACA pour une durée de quatre (4) semaines. A l’issue de celle-ci, ils ont reçu des certificats.

Il est à noter que cette remise de certificats s’était déroulée en présence du Directeur Général Patrick Bidilou du Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement local.

Lt Augustin NDANGO-KPAKO

 

 

Le DDRR : UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT !

Progressivement, lentement et sûrement, le DDRR poursuit son petit bonhomme de chemin, d’abord dans l’Ouest du pays, puis vers l’Est avec le temps. Les groupes rebelles de l’Ouest, ayant adhéré au DDRR, se font progressivement désarmer, une bonne nouvelle pour les amoureux de la paix. Dans le Mbomou au Sud-est de la RCA, le président Touadéra a été témoin oculaire du dépôt des armes par les groupes armés à Bangassou.

Bangassou où les FACA, récemment déployées, font régner la quiétude. Les deux communautés qui se regardaient en chiens de faïence se considèrent désormais comme les enfants d’une seule mère. Or avant, les affrontements ont fait fuir la population vers Ndou de l’autre côté de la rive, en République Démocratique du Congo (RDC). Mais depuis le retour des FACA, l’on a constaté un changement de décor. Tout est redevenu nickel. Le peuple centrafricain n’attend plus que le redéploiement des FACA  et le DDRR des groupes rebelles.

DDRR, une option pas du tout facile pour certains groupes rebelles, surtout les plus tenaces, à savoir le FPRC, le MPC et l’UPC. Ces 03 principaux groupes rebelles qui sévissent en RCA ont accepté sans contrainte d’adhérer au processus DDRR mais disgrâce, ces derniers se comportent en ennemis du DDRR. Ils comptent dans leur rang, plusieurs mercenaires tchadiens, soudanais, nigériens qui, avec l’appui de certaines puissances extérieures constituent une pièce d’achoppement aux efforts de la paix. Lesquels efforts de paix sont consentis par l’Etat centrafricain avec ses partenaires. Cependant, le DDRR reste la seule condition sine qua non pour la sortie de crise en RCA. Pour le retour définitif de la paix en RCA, il n’y a 36 solutions, encore moins 36 choix. Il suffit d’adhérer du fond du cœur au DDRR qui est pourtant une question de deux choix, la vie ou la mort. Choisir le DDRR est synonyme de patriotisme, c’est le chemin de la vie. Or les récalcitrants, ceux qui ont opté pour l’endurcissement de cœur verront la mort. Les FACA sont aux aguets, prêts à défendre les 623.000 Km² de la RCA. Les ennemis de la paix ont investi 80% du territoire national, c’est la souveraineté de l’Etat qui est mise en jeu. Seul le pouvoir légitime est souverain. Les seigneurs de guerre n’en font pas attention à la Cour Pénale Spéciale. Ils continuent de semer la désolation dans certaines parties du territoire national.

Comme un nid d’oiseau, lentement, sûrement la CPS se met sur pied. Certaines associations recueillent des témoignages et recensent des victimes en vue de servir de preuve contre les seigneurs de guerre. Ces principaux groupes demandent l’amnistie dans leurs revendications. Le Tchad qui les appuie depuis lors soutient cela. Car beaucoup d’éléments tchadiens figurent parmi les rebelles. Ceux-ci pourront révéler certaines vérités sur les agissements du Tchad. Nourredine Adam se croit être le chef de l’Est or la RCA ne sera jamais fractionnée. Les rebelles ont peur de la puissance russe. Or la Russie n’est pas venue en RCA pour faire la guerre, mais plutôt pour aider les FACA à reprendre toutes les 16 préfectures de la RCA. Cela se fera de gré ou de force. Ce sera une question de vie ou de mort.

Au Soudan, les groupes rebelles ont demandé à la Russie de s’impliquer massivement dans le processus du retour de la paix en RCA. Cependant, certaines puissances qui soutiennent ces groupes rebelles sont contre la présence de la Russie en RCA. Une présence qui fait trembler comme des feuilles mortes et suscite la jalousie de ces dernières. Mais la Russie en RCA a eu à faire du concret, du sérieux. Il suffit de faire un tour au domaine de Bérongo pour voir les FACA être formées comme les « Universal sordiers ». Aujourd’hui, la Chine, l’Israël et la Russie se hâtent pour armer les FACA, cette armée de garnison qui maintiendra l’ordre dans les 16 préfectures. Un temps viendra où tous ceux que nous verrons aujourd’hui, partiront en fumée. En un clin d’œil, ils disparaîtront comme dans un rêve. L’on dira, où sont-ils tous passés ? Alors, l’on répondra, « ils sont au-delà de l’au-delà ».

Jean-Max-Delouga

    

 

 

20EME ANNIVERSAIRE DU STATUT DE ROME CREANT LA CPI : « LES ACTIVITES DU FONDS AU PROFIT DES VICTIMES EN RCA »

Dans le cadre de la célébration du 20ème anniversaire du Statut de Rome créant la Cour Pénale Internationale (CPI), une conférence de presse est conjointement animée par Peter Levis , le greffier de la CPI, Mama Koité Doumbia, représentante des Etats africains au Conseil d’Administration du Fonds au Profit des Victimes (FPV), Pieter de Baan, le directeur du FPV et Marie Edith Douzima, représentante légale des victimes centrafricaines auprès de la CPI. C’était le jeudi 20 septembre 2018 à  L’hôtel Ledger Plaza à Bangui, de 15 heures 20 minutes à 16 heures 10 minute. Le thème principal de cette conférence est : « Je veux que le monde sache… ».

Selon les conférenciers, «  la commémoration des  victimes dans le cadre du 20ème anniversaire du Statut de Rome créant la CPI est un tournant décisif en matière de la Justice Pénale Internationale (JPI). Il y a eu des avancées dans le Statut de Rome (rôle très important que jouent les victimes dans les procès pénaux internationaux). D’où la création des règles claires en matière de réparation des victimes, avec un accent particulier mis sur leur rôle lors de ce 20ème anniversaire de la CPI. Que le monde sache ce qui est arrivé aux victimes. Car sans la CPI, plusieurs personnes vivront sans justice et sans espoir d’un lendemain meilleur.

Cet anniversaire est passé sous l’honneur des victimes (leur situation) avec la création du FPV (assistance multiforme et réhabilitation des victimes). Le FPV a un mandat de réparation, pour accompagner, assister et réhabiliter les victimes. Mais la responsabilité première de protéger les victimes incombe aux gouvernements. Il y a 45.000 victimes centrafricaines recensées par la CPI. Le FPV collecte des financements venant des gouvernements, donc n’a pas de budget. Depuis janvier 2013, le FPV avait commencé de les assister mais le coup d’Etat du 24 mars l’a contraint de suspendre ses activités en RCA. Aujourd’hui, la CPI est soutenue par 123 pays au monde, signataires du Traité de Rome. Elle jouit aussi de l’appui des Nations Unies ».

Les jeux des questions-réponses et la visite des stands des souvenirs reflétant le thème principal de cette conférence de presse ont bouclé la boucle.

Le Petit YEKOA

 

 

HISTORIQUE ET MISSION DE LA CHAMBRE D’AGRICULTURE

 

Nul n’ignore que la RCA est un pays à vocation agro-pastorale, car occupant plus de 80 % de la population active. D’où l’existence de la Chambre d’Agriculture, d’Elevage, des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, qui a été créée par la Loi N° 64.40 du 02 décembre 1964. Ella a pris la dénomination de la Chambre d’Agriculture, d’Elevage, des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche et du Tourisme (CAEEFCPT) le 19 octobre 1983, suite à l’ordonnance N° 83.436 du 15 octobre 1983.

C’est un organe consultatif et professionnel qui représente le monde rural auprès des pouvoirs publics et qui défend ses intérêts. Elle est apolitique et jouit de la personnalité civile et de l’autonomie financière. Cet organe consultatif et technique donne des informations et émet des avis qui peuvent orienter la politique gouvernementale en cette matière. C’est dire que la CAEEFCPT occupe une place centrale dans la pratique nationale du développement de ses domaines de compétence qui jouent un rôle de locomotive dans le processus de la relance économique.

L’analyse du fonctionnement de la Chambre consulaire au regard des attributions de l’institution, montre que les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes, bien que quelques réalisations aient été enregistrées. De plus, la Chambre n’a fonctionné conformément à ses statuts, notamment en ce qui concerne l’élection de ses membres.

La feuille de route de relance de l’agriculture pour la période 2016-2018, s’articule autour de quatre (04) axes stratégiques dont la « gouvernance agricole et la compétitivité de l’agriculture centrafricaine au niveau régional, continental et international ». La réforme de la CAEEFCPT est l’une des mesures retenues pour améliorer la gouvernance du secteur de l’agriculture centrafricaine, à travers la professionnalisation des acteurs. Elle permet aussi à la RCA d’assurer sa sécurité alimentaire, accroître ses exportations et réduire ses importations. Car le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, dans son discours d’investiture, le 30 mars 2016, a mis l’accent sur la « nécessité de sortir des sentiers battus, de changer de méthode et de mettre en œuvre des moyens modernes ». A cet effet, la réforme de la CAEEFCPT doit s’inscrire dans cette dynamique.

Le Petit YEKOA

 

 

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