Toutes les infos du Lundi 22 octobre 2018

Cm n 2822 du lun 22 oct 2018

CHAQUE INSTITUTION SE REGULE EN INTERNE ET JOUE SON ROLE : NUL N’EST INDISPENSABLE ICI BAS

 

La séparation des pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire est claire comme l’eau de roche en Centrafrique. Chaque institution se régule en interne, joue le rôle essentiel qui lui revient. Nul n’est au-dessus des lois et règlements de la République. Une crise de ce genre a éclaté au Haut Conseil de la Communication, ciblant la Vice-présidente. Les autres Conseillers ont demandé sa destitution. La crise est restée une cuisine interne au HCC. Il en est de même de la Communauté Islamique Centrafricaine (CICA). Certains demandent le départ du président. Aujourd’hui, c’est le tour de la noble institution qu’est l’Assemblée Nationale. Des détournements ont eu lieu, des casses ont eu lieu, des coups de gueule ayant frôlé le pire. Le spectacle est indigne des élus de la nation. Une série noire qui n’a jamais existé dans l’histoire du parlementaire centrafricain.

Le jeune Ferdinand Alexandre Nguendet, président du Conseil National de Transition (CNT), dans un contexte des atrocités, n’a jamais roulé aussi bas que terre. Le CNT n’a jamais traversé une telle crise de nature à ternir l’image du pays. Comment comprendre que Abdoul Karim Meckassoua, plusieurs fois ministre et ministre d’Etat, peut-il tomber dans des cirques de très bas étage ? Les députés sont des adultes, chacun en ce qui le concerne, est un représentant de la nation. Est-ce une communauté qui est au perchoir de l’Assemblée Nationale ou un individu, député comme les autres ? Les allégations de la Minusca à propos des risques que pourrait entraîner cette destitution, nous laissent perplexes.

Le ministère des Transports et de l’Aviation civile est en ébullition dans le cas Jousso. Doit-on imputer cela au président de l’Assemblée Nationale ? Non, c’est un torchon qui brûle au sein de l’Exécutif et n’engage que cette institution. La Minusca fait de l’ingérence dans les affaires internes de l’Assemblée Nationale.

Les députés ont mesuré la portée de leurs actes avant de les déclencher. Cela n’engage que les élus de la nation. La procédure est presqu’à son terme. RFI, la Radio Mille Collines comme de coutume, veut absolument lier cette crise à l’Exécutif. Et pourtant, le reportage sur place à Bangui ne fait ressortir aucune mésentente entre l’Exécutif et l’Assemblée Nationale. Méckassoua doit répondre de ses actes devant ses propres collègues députés qui l’accusent. L’« IMPUNITE ZERO » ne s’applique pas seulement aux groupes armés, mais à tout Centrafricain qui s’écarte des lois et règlements de la République, notamment la très mauvaise gouvernance. C’est cette mauvaise gouvernance et ces mauvaises pratiques qui sont à l’origine de la grave crise que nous connaissons et qui perdure. Chaque institution lave ses propres linges sales. La communauté n’a rien à voir avec la gestion des affaires de l’Etat. C’est une question de compétence, d’intégrité, de transparence et d’honnêteté. L’Assemblée Nationale en plus est multicolore et ne saurait être manipulée. Les députés sont matures, adultes et peuvent s’expliquer sur tel ou tel sujet. L’épouvantail communautaire n’engage que la Minusca qui entretient le Km 5 en armes et munitions. La Minusca veut-elle se servir de cette destitution pour relancer la crise ?

Karim Méckassoua a été mis en cause par certains éléments du FPRC, dont feu général Zoundéko. Méckassoua a-t-il les capacités de rendre le pays ingouvernable ? Les Centrafricains observent et tireront les leçons qui s’imposent. C’est le moment de distinguer qui est qui et qui fait quoi, et l’histoire jugera. L’Exécutif et le judiciaire n’ont rien à voir dans la zone de turbulence que traverse l’Assemblée Nationale. Le locataire du perchoir a lamentablement échoué et mérite la destitution. Un candidat à la présidentielle veille sur ses faits et gestes, les actes qu’il pose et les propos qu’il tient, car son avenir politique en dépend. Son discours personnalisé à l’ouverture de la présente session ordinaire de l’AN a frustré toute la communauté internationale présente. En quoi Karim Méckassoua est-il aussi indispensable que cela pour la République ? Heureusement Méckassoua n’a pas suivi les propos diplomatiques dans les couloirs. La conception communautaire de la crise centrafricaine a fait trop de mal à la RCA, que la Minusca nous épargne de ce spectre génocidaire. Il y a beaucoup de gens de cette communauté au sein de l’Assemblée Nationale. La RCA a besoin d’institutions fortes et non des hommes forts et indispensables, alpha et oméga de la planète.

Le mythe Méckassoua est définitivement tombé. Celui qu’on appelait « Monsieur audit », au ministère des Télécommunications, n’est pas aussi saint qu’on le pense. Fidèle Ngouandjika peut sourire sous cap. Monsieur audit est lui-même sur le banc des accusés. Les députés lui reprochent toutes les mauvaises pratiques, mauvaise gestion, clanisme, discrimination et tant d’autres. Le bossu n’a jamais réalisé qu’il a une bosse. Selon RFI, certains députés se rétractent, pourquoi ? En politique, il n’y a pas de sentiment, ni de demi-mesure. Chaque député doit prendre ses responsabilités devant l’histoire. La nation leur sera reconnaissante d’avoir enlevé une épine dans ses pieds.

Julien BELA

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TOUADERA HARCELE A MORT PAR LA FRANCE QUI LE SUIT PARTOUT COMME SON OMBRE : L’OTAN ET L’UNION EUROPEENNE MANIPULEES

 

Entre celui qui vous tend une perche pour vous sauver la vie et celui qui vous abandonne dans la détresse, dans le péril, dans le naufrage, le choix est clair. La Russie a sauvé la RCA de justesse du génocide, du naufrage collectif. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont debout, courageuses, intrépides et téméraires. Là où les FACA mettent les pieds, l’insécurité recule systématiquement, pour faire place à la paix, à la sécurité et à la cohésion sociale. La Russie est un pays sauveur, un pays humain, un pays véritablement puissant. La réhabilitation des FACA, leur montée en puissance en très peu de temps, prouvent à suffisance la toute puissance de la Russie. On ne tourne pas le dos à celui qui vous sauve la vie. Les actes posés par la Russie en RCA, en un an, dépassent les deux siècles de la France dans le pays. La Russie symbolise la vie, l’espoir et la dignité du peuple centrafricain.

Touadéra est harcelé en tout bout de champ par la France, représentée par le négrier et esclavagiste Jean Yves Le Drian. Dans les couloirs, Le Drian ne peut se contenir, il apostrophe Touadéra de manière anti-diplomatique irrégulière et très impolie. C’était Le Drian, le ministre de la Défense sous François Hollande, qui a décidé unilatéralement de retirer l’Opération Sangaris, en plein bain de sang de la RCA. Qui l’a trompé ? La stratégie esclavagiste et négrière de Jean Yves Le Drian a lamentablement échoué. La Minusca, tant bien que mal, a tenu la barque. Emmanuel Macron, élu président français, s’embourbe dans ses propres contradictions. Ses discours ne collent pas avec l’activisme de Le Drian en Centrafrique : «  Les Africains doivent réussir en Afrique », selon Macron. Et pourtant, c’est  ce que veut la RCA. Mais Le Drian n’arrive plus à dormir, depuis que les experts russes transforment les FACA en une armée d’élite, une puissance militaire sous-régionale et pourquoi pas continentale.

Sentiment d’abandon

Le sentiment d’abandon du peuple centrafricain par la France s’est répandu comme une trainée de poudre dans tout le pays. La RCA était face à la plus pire des équations, suite au retrait de l’Opération Sangaris. Touadéra, à peine investi, était sacrifié aux groupes armés qui pouvaient le balayer d’un revers de la main. L’unique force à sa disposition était la Minusca. La violence était à son paroxysme, carnage, massacres, viols et destructions s’enchevêtraient. Touadéra était perdu car les FACA, la gendarmerie, la police sont toutes par terre. Malgré tout, Touadéra s’est tourné vers la France, s’adressant à Emmanuel Macron, à propos d’armes pour équiper les FACA, en formation à l’EUTM. Dédaigneusement, Emmanuel Macron se débarrasse de Touadéra, en l’envoyant paître en Russie. La France s’attendait à ce que la Russie, à son tour, balance Touadéra dans un désert quelque part. Ainsi, Touadéra reviendra rendre un culte à nos ancêtres les gaulois, les vénérer, les supplier, ramper. La France pourra ainsi enfoncer le clou à Touadéra, afin qu’il fasse sa volonté en lieu et place de la volonté du peuple centrafricain. Dieu Tout-Puissant qui préserve les Centrafricains, a orienté les choses autrement. Dans une reprise de volée, la Russie place le ballon au fond du filet. C’est le miracle centrafricain et la métamorphose des FACA. Les Centrafricains retrouvent peu à peu le sourire, l’espoir renaît et l’on peut croire à la vie.

La Russie, le Sauveur.

Le plan de Dieu pour la RCA s’exécute merveilleusement. Après la levée partielle de l’embargo, la Russie ne perd pas une seconde pour débarquer au chevet des Centrafricains qui baignent dans un océan de sang. Comme un mythe, l’arrivée des experts militaires russes devient réalité. Ils sont là , en chair et en os, avec des armes pour doter les FACA. L’émotion et la joie se confondent à travers tout le pays. Béréngo est choisie pour abriter la base russe. C’est un autre bras de fer avec les héritiers Bokassa. La patrie est en danger, il faut la sauver. L’urgence est devenue si urgente qu’elle débouche dans l’extrême urgence. Les linges sales se lavent en famille et malgré les turpitudes de certains, le dossier est clos et les Russes peuvent se mettre au travail. Les FACA, à compte goutte, renaissent de leurs cendres. La formation russe est de pointe, de haut niveau à l’image de l’armée russe. Le cœur des Centrafricains qui battait à se rompre de panique, s’apaise peu à peu. Les FACA sont miraculées, transformées, métamorphosées en une machine terrifiante de guerre. « La peur du gendarme étant le commencement de la sagesse », la peur des FACA ouvre les brèches pour la paix et la sécurité. Des expressions comme « puissance sous régionale » font leur apparition dans les médias. La reconquête de la paix est amorcée, Paoua, Sibut, Dékoa, Bangassou avec une démonstration de force à Bambari lors de leur passage. La peur, le rapport de force ont changé de camp.

Des Groupes armés

Depuis son investiture jusqu’à la date à laquelle nous écrivons, le président Touadéra a tendu une main fraternelle, privilégiant le dialogue et la non violence. Il n’a jamais varié d’un iota. Touadéra déteste la guerre et n’en veut pas. Qu’est-ce que les groupes armés ont gagné, en faisant la guerre ? Il n’y a que des morts, des deuils et la désolation. C’est pourquoi il a initié le DDRR comme porte de sortie et aussi comme contribution à la paix, à la stabilité et au développement du pays. La RCA est sous peuplée. Elle a besoin de bras valides pour sa reconstruction. Avec la montée en puissance des FACA, les groupes armés n’ont plus le monopole de la violence, des massacres, des incendies des cases et des villages entiers. La levée de l’embargo devait être totale, mais la France réussit toujours à tromper les autres membres permanents du Conseil de Sécurité, à savoir les Etats-Unis et la Grande Bretagne. La France ment comme elle respire, prétextant que « si les FACA reçoivent suffisamment d’armes, elles vont attaquer les combattants des groupes armés ». C’est un mensonge grossier. Si la France veut protéger les groupes armés, elle doit leur interdire de s’attaquer à la population civile. La Russie est le pays sauveur du peuple centrafricain. Qu’à cela ne tienne, elle est entrain de bâtir une armée redoutable pour protéger les Centrafricains et garantir l’intégrité du territoire national. Les Français sont les pires ennemis du peuple centrafricain, des négriers, des esclavagistes, avec une diplomatie de la traite des êtres humains. Il est inutile d’harceler Touadéra dans la mesure ou le « sentiment d’abandon » a inondé le cœur des Centrafricains. La France est semblable au virus Ebola, à la peste noire, au Sida en Afrique francophone et en RCA en particulier. Les Centrafricains détestent au plus haut point tout ce qui est français et apparenté. La France pense terroriser les Centrafricains, en parlant de l’OTAN, ou en manipulant l’Union Européenne. Les Etats-Unis, chef de file de l’OTAN, l’Union Européenne, membre de l’OTAN, sont tous représentés en RCA. La France doit raser tous les Centrafricains pour prendre le pays et piller les richesses ; en Centrafrique «PAS UN PAS SANS LA RUSSIE », notre sauveur.

C’est la France et les groupes armés qui inquiètent les Centrafricains. La France et ses mercenaires ne sont pas des enfants de cœur. Ce sont les vrais ennemis de la République Centrafricaine. Les groupes armés tuent, pillent, détruisent tout sur leur passage, grâce à la bénédiction, à la protection et au soutien de la France. Voilà les sujets qui inquiètent les Centrafricains, qui observent attentivement le harcèlement sans intermède de leur président démocratiquement élu.

Touadéra fait la volonté de son peuple, lui garantit la liberté, l’indépendance et la souveraineté, avec une coopération gagnant-gagnant et non maître et esclave. La France est un vrai cauchemar en RCA et un vrai motif d’inquiétude. Les Centrafricains sont sur leur garde et veillent. La révolte populaire couve sous les cendres.

 

Julien BELA         

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LA TOXICOMANIE PREND UNE DIMENSION INQUIETANTE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le Centrafricain lambda va certainement nous poser la question de savoir, qu’est-ce que la toxicomanie. Sans perdre une minute, nous disons que la toxicomanie est un besoin morbide contracté par l’habitude d’absorber des stupéfiants. En effet, de nos jours, bon nombre de jeunes consomment des stupéfiants, en un mot des drogues qui sont entre autres, le cannabis, le chanvre indien, le tramadol, le chakapin, etc. Ces produits sont un danger pour la santé, quand bien même certains jeunes disent qu’ils leur procurent la force.

Dans nos promenades, nous avons eu la chance de rencontrer quelques jeunes. A la question de savoir, pourquoi vous aimez consommer ces produits, ils nous ont répondu, « Si nous ne prenons pas ces produits, nous ne pouvons travailler. Car ils nous donnent la force, le courage. Sans absorber ces stupéfiants, nous devenons impuissants. Donc, c’est indispensable pour nous ».

Par contre, peu de jeunes centrafricains, conscients de leur avenir, ne les consomment pas. « Je ne sais pas pourquoi les jeunes sont pleins dans la toxicomanie. Ils oublient que ces stupéfiants détruisent leur corps et les conduisent au cabanon (cellule dans laquelle on enfermait les fous dangereux) ou au cimetière. Car, la plupart de temps, ils attrapent la folie. D’autres deviennent des braqueurs, des brigands, des criminels… . Je ne pourrais en aucun cas être un toxicomane. Les conséquences sont très néfastes dans l’avenir », a martelé Baudoin, un jeune habitant le quartier Nzangognan dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui.

Placide, de son côté, rejette l’idée que ces stupéfiants donnent la force. « Le tramadol, le chakapin et autres affaiblissent l’organisme. Quand un jeune les absorbe en grande quantité, il titube comme un caméléon. Il est saoul et fait n’importe quoi. Peut-on dire dans ce cas précis que ces produits nocifs donnent la force et le courage de travailler ? », s’est-il interrogé.

Pour tout dire, l’absorption des stupéfiants et drogues constitue un danger pour ceux qui en ont besoin. A en croire le ministre de la Santé, docteur Somsé, sur la radio Ndéké Luka ce jeudi matin, la toxicomanie prend de l’ampleur en République Centrafricaine en milieu jeune. Plus de trois cents (300) jeunes sont admis dans le centre psychiatrique ces derniers mois, suite à la consommation de ces stupéfiants.

D’où l’urgence pour le ministère de la Santé en partenariat avec les ONG œuvrant dans le domaine sanitaire de sensibiliser ces jeunes sur le danger que constitue la toxicomanie. Sinon, la RCA deviendra la cité des fous, des brigands, des cambrioleurs, et nous en passons.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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Bria : L’ONU s’inquiEte des attaques cibleEs de groupes rebelles contre les civils

Selon un communiqué de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à travers la Munisca, plus d’une trentaine (30) de civils ont trouvé la mort depuis les mois d’août et septembre 2018 suite aux attaques ciblées des groupes rebelles de l’ex-coalition Séléka et des Anti-Balaka à Bria, ville où ces groupes armés se disputent depuis cinq (5) ans le contrôle des ressources minières. Car il faut le rappeler, la qualité de ces pierres précieuses (diamants) est reconnue partout dans le monde.

Aujourd’hui, la Centrafrique traverse la plus pire crise sécuritaire et humanitaire de son histoire où la totalité du territoire national est prise en otage par les groupes rebelles et des mercenaires venus du Tchad, des deux Soudan et de l’Ouganda. En outre, des soutiens dont bénéficient ces groupes armés poussent ces derniers à se croire au-dessus des lois de la République. Et ce, afin de projeter la partition du pays si les pléiades de leurs revendications n’étaient pas prises en compte, à travers la feuille de route de l’Union Africaine.

Toutefois, ce communiqué des Nations Unies à travers la Minusca résulte d’une enquête des experts de l’ONU, menée au courant du mois de septembre dernier. Cette enquête a levé le voile opaque qui couvrait les crimes barbares, dont sont auteurs, les Séléka et les AntiBalaka dans la ville de Bria.

Face à cette recrudescence des violences à l’endroit des civils et humanitaires en Centrafrique, plusieurs voix se sont levées pour dénoncer ces actes qualifiés de barbares par les autorités du pays.

Les réactions de l’Union européenne sur Twitter ne se sont pas fait attendre : les ministres des Affaires étrangères de l’UE confirment un engagement fort en soutien de la paix et du rétablissement de l’Etat en RCA. Des progrès sont nécessaires. Tous partenaires doivent soutenir l’initiative africaine.

Une chose est sûre, la montée en puissance des Forces Armées Centrafricaines (FACA), n’a pas calmé l’ardeur meurtrière de ces groupes armés qui comptent plus de soldats (enfants soldats) et d’énorme arsenal de guerre, à contrario des FACA inférieures en nombre et équipement militaire.

 

Sinclair ARIES

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CENTRAFRIQUE : LA DIVISION DES DROITS DE L’HOMME DE LA MINUSCA PRESENTE LE RAPPORT DES ABUS ET VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME

 

La présentation sur les abus et violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire commis par les Anti-Balaka et les ex-Séléka ( FPRC/UPC/RPRC) à Bria et ses environs en Août et Septembre 2018 a fait l’objet de la conférence de presse de la Minusca de ce Mercredi 17 Octobre 2018.

 Ce rapport de mapping qui présente la situation sécuritaire dans la ville de Bria et ses environs au cours des mois d’Août et Septembre 2018, a été caractérisé par des affrontements entre des Anti-Balaka et des factions ex-Séléka telles que  Mouvement pour l’Unité et la paix en Centrafrique (UPC), Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique (RPRC).

Ces violents affrontements armés ont entraîné de graves atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique et mentale dont le nombre s’élève à au moins 30 personnes. Les principaux auteurs de ces crimes et violences sont les groupes armés de l’UPC, FPRC, RPRC et des Anti-Balaka.

«  Au moins 12 femmes et 2 enfants ont été tuées à Bria et sur l’axe Bria-Irabanda lors des différents affrontements. 5 hommes tués par le FPRC le 5 Août 2018 sur l’axe Bria-Iraband ; 12 civiles dont 5 hommes, 5 femmes, 1 mineur et une personne vivant avec un handicap tués à Bornou le 25 Août par la coalition ex-Séléka et des Anti-Balaka dirigés par Dekamoko ; 9 civiles dont 7 femmes et 2 hommes tués par le FPRC le 6 Septembre non loin du Site des déplacés de pk13 à Bria et 4 personnes civiles blessées. Une femme et son enfant ont été blessés par le FPRC le 5 Août 2018 dans le village de Kolaga et deux personnes, une femme aveugle de 72 ans et un homme aliéné mental ont été blessées le 25 Août dans le quartier Bornou à Bria », telles sont les conclusions de ce mapping.

En vue de ce rapport, la Division des droits de l’homme de la Minusca établit clairement la responsabilité des groupes armés précités comme les seuls responsables de ces crimes, « les investigations de la DDH indiquent clairement que la coalition ex-Séléka ( FPRC, RPRC et UPC ) ainsi que les Anti-Balaka sous le commandement de Dékamoko ont intentionnellement ciblé et tué des civils, en violation grave du droit international humanitaire et cela pourrait  constituer un crime de guerre si les faits sont établis par les juridictions compétentes », selon le rapport.

En plus, le Directeur de la Division des Droits de l’homme de la Minusca, Musa Gassama croit que ce rapport servira à mettre la pression sur les forces de la Minusca à mieux remplir leur mission, tout en recommandant à la communauté internationale à aider l’Etat centrafricain à être présent là où il doit être pour sa mission régalienne.

Le rapport sur les graves atteintes et violations de droit de l’homme présenté par la Minusca intervient après celui de Human Rights Watch  (HRW) du 12 Octobre 2018 dénonçant la tuerie d’au moins 27 civils à Bria, malgré la présence des forces de la Minusca marquée par l’inaction.

 

RJDH

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ISDR DE MBAIKI : GROGNE DES PROFESSEURS VACATAIRES

 

Selon des informations en notre possession, depuis quelques jours, il y a arrêt total des cours à l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) à Mbaïki dans la Lobaye. Et pour quelle cause ?

D’après les mêmes sources de ces informations, c’est pour exiger du gouvernement par le biais du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique l’apurement de six cent millions (600.000.000)F CFA de leurs arriérés de frais de vacation, que les professeurs de l’ISDR ont suspendu la dispense de cours aux étudiants.

Alerté de cette situation, le recteur de l’Université de Bangui a fait le déplacement sur les lieux, pour s’enquérir de la situation exacte qui y prévaut et trouver un terrain d’entente. Mais face à la détermination de ces professeurs vacataires de poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à satisfaction totale, la réaction du Recteur de l’Université de Bangui est très chaude et vive : «  ces frais d’arriérés de vacation réclamés sont faramineux et ne cadrent pas avec la réalité. Donc le gouvernement est dans l’incapacité financière de les régulariser tous dans un délai raisonnable. Il faut avant tout mettre en place une commission d’audit interne afin de faire toute la lumière sur l’état complet et exact de ces 600.000.000F CFA représentant les arriérés des frais de vacation des professeurs de l’ISDR. Et ensuite voir ce qu’il y a lieu de faire pour eux ».

Finalement entre ces professeurs vacataires et le Recteur, qui dit vrai ?

(Affaire à suivre)

 

  Le Petit YEKOA

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LA PERIPHERIE DE BOCARANGA ENVAHIE PAR DES HOMMES ARMES ASSIMILES AUX COMBATTANTS SELEKA : LA FIN DU CALVAIRE DES POPULATIONS N’EST PAS POUR DEMAIN

 

Le calvaire des habitants à la périphérie de la ville de Bocaranga est loin de voir le bout du tunnel, puisqu’il se poursuit allègrement de nos jours. Après l’occupation de cette ville par les combattants Séléka, principalement ceux des 3R (Retour Réclamation Réhabilitation) du tristement célèbre camerounais Sidiki, la vie des habitants est constamment menacée par ces hommes qui n’ont ni foi ni conscience. Chaque jour qui passe, amène son lot de malheurs.

En effet, d’après les habitants et à en croire le député de Bocaranga 2, « Dans la journée du mardi 16 octobre dernier, des hommes armés assimilés aux combattants Séléka ont pratiquement envahi les villages à la périphérie de Bocaranga. Ils s’en prennent aux civils. Beaucoup ont été arrêtés et molestés par ces combattants. Leurs biens ont été saisis et emportés. Des taxis-motos des particuliers ont été pris de force. De nombreux compatriotes ont dû quitter leurs villages pour se réfugier dans la ville de Bocaranga centre. D’autres ont trouvé refuge dans la brousse. Leurs conditions de vie se dégradent de jour en jour. Heureusement, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines. Aussi, tous les établissements scolaires ont fermé leurs portes. La vie tourne au ralenti. Les gens ne savent à quel saint se vouer pour se protéger ».

« Je demande au gouvernement de déployer les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans la ville afin de protéger les populations civiles qui souffrent atrocement depuis plusieurs années sous les bottes de ces seigneurs de guerre », a lancé le député de Bocaranga 2, le prénommé Narcisse. Sera-t-il entendu ? Dieu seul le sait.

Sans nous voiler la face, les habitants de la préfecture de l’Ouham-Péndé en général, et ceux de la ville de Bocaranga, Koui, Bang et autres en particulier, non loin de la frontière tchado-centrafricaine, soufflent le chaud. Il ne se passe pas un jour sans que des actes barbares ne soient commis sur ces paisibles citoyens qui ne demandent que la paix, rien que la paix. Ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr comme des bêtes traquées par des chasseurs. Ils n’ont pas de répit. A la maison, aux champs, dans la brousse, ils sont toujours poursuivis par leurs bourreaux. Quel péché mortel ont-ils commis pour mériter un tel sort ?

Au tout début de la rébellion qui a conduit la coalition Séléka au pouvoir le 24 mars 2013, les rebelles avaient justifié leurs mécontentements par rapport à la marginalisation de la région Nord par les différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat centrafricain depuis l’indépendance jusqu’au règne de Bozizé. Aujourd’hui, leurs revendications ont été prises en considération par les autorités actuelles du pays. Des efforts sont entrain d’être menés par l’Exécutif pour sortir cette région de son enclavement. Malheureusement, ceux-là mêmes qui avaient rebellé contre le pouvoir de Bangui à l’époque mettent les bâtons dans les roues du gouvernement et l’empêchent de réaliser leurs attentes. Ils tuent des civils, violent des femmes et constituent un frein au développement de leur région.

Les projets de développement destinés à cette partie du pays ne peuvent se mettre en place, faute de sécurité. Ces rebelles oublient-ils que l’argent n’aime pas le bruit des bottes ? Comment peut-on investir dans une région en proie à l’insécurité galopante ? Et demain, qui ces groupes armés accuseront-ils ? Si nos mémoires sont bonnes, quatorze (14) groupes armés ont adhéré au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui suit son cours aujourd’hui, même si certains ont révélé des failles ou des dysfonctionnements. Le gouvernement peut corriger ces manquements car toute œuvre humaine n’est jamais parfaite.

Alors, qu’est-ce qui explique les atrocités des combattants Séléka contre les populations civiles dans certaines villes de l’arrière-pays, telles Bocaranga, Kaga-Bandoro, Bria, Alindao… ? Nous pensons pour notre part que ces actes barbares des groupes armés sur les civils ne sont pas justifiés. Ils sont dénués de tout fondement car ces derniers n’ont rien à voir dans la crise qui secoue le pays. Pourquoi s’acharner sur des innocents ?

L’heure est venue pour les différentes branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka de revenir à de bons sentiments. La solution à leurs problèmes ne réside pas dans les tueries, les incendies de maisons, les destructions systématiques des édifices publics et privés, les braquages, les rançonnements, les viols et abus sexuels. Ces actes inhumains, indignes, bestiaux peuvent les conduire au-delà de l’au-delà.

Aux combattants Séléka qui ont envahi la périphérie de Bocaranga et qui seraient les combattants des 3R, nous les exhortons à se retirer de ces villages pour permettre à la population de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Car, à quoi sert de s’en prendre à ses prochains qui ne sont que des innocents ? Non aux traitements dégradants infligés par les combattants Séléka aux habitants dans les environs immédiats de Bocaranga !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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QUARTIER COMBATTANT : QUAND L’INCIVISME ATTEINT SON PAROXYSME

 

Le quartier Combattant qui abrite l’un des plus importants marchés de Bangui, est encore et toujours confronté à des phénomènes d’incivisme. Il ne se passe pas un jour sans que ce quartier connaisse des scènes de braquages, de vols aggravés, pour ne citer que ces forfaits.

De nuit comme de jours, les « Yon-Ké » sont assis en groupuscule dans des endroits isolés du marché. Il suffit de faire un tour au quartier Combattant plus précisément dans les endroits isolés du marché pour sentir l’odeur piquante des stupéfiants. Le quartier Combattant est tristement célèbre à cause de ces genres de phénomène. En passant dans le marché, il faut faire très attention car ces derniers y sillonnent en quête des objets précieux notamment l’argent, les portes-monnaies etc.

Le lundi 15 octobre dernier, quoiqu’étant militaire, un homme a été menacé par ces bandits alors qu’il se promenait sur leur territoire sans s’en rendre compte. Ces bandits lui ont même arraché son téléphone et son porte-monnaie. Ces derniers se sont aussitôt évaporés dans la nature. Une triste réalité.

Beaucoup sont ceux qui se plaignent de ces bandits. Au sein du marché, juste à l’endroit où l’on taille en pièce les morceaux des bœufs, une petite boucherie dégage des odeurs très nauséabondes et abusives. A cet endroit, on peut détecter en un clin d’œil ces bandits. La police et la gendarmerie nationale font souvent irruption pour embarquer ces bandits. Mais parfois il suffit d’une petite alerte pour voir ces gens prendre leurs jambes au cou.

Ces irruptions, les forces de sécurité les font de manière sporadique mais ces bandits disposent aussi d’une alerte très opérationnelle. Parfois, ces irruptions des forces de police et de la gendarmerie nationales accouchent d’une souris. Ces jeux de chat et  de la souris se produisent par intermittence. Une fois que les forces de l’ordre sont arrivées, ces derniers disparaissent parmi les gens pour ne pas se faire repérer. Parfois, ils prennent la fuite du côté de l’entreprise ONM.

Sur place, se trouve au sein du quartier un petit poste des forces de l’ordre. Quelques éléments des FACA issus du quartier tentent de maintenir l’ordre avec les moyens de bord. Mal équipés, ces derniers n’arrivent pas à contenir les agissements de ces bandits. Or, cette tâche revient en principe à l’Office Centrafricaine pour la Répression du Banditisme (OCRB) mais dommage, les rôles sont confondus.

Certaines femmes sont victimes de viols dans ces secteurs. En passant nuitamment, ces femmes ont été violées par ces bandits d’après une source sûre. Les jérémiades se font entendre de jour en jour. Certaines vivent l’enfer dans ce quartier. Les foyers qui jouxtent les recoins de ces bandits sont à bout de souffre. En effet, ces derniers disent souffrir de ces odeurs nocives provenant de la consommation des chanvre-indiens par ces « Yan-Ké »: de ce fait, la population dudit quartier se drogue involontairement.

Ces phénomènes qui pullulent les quartiers à Bangui doivent être un objet de préoccupation pour les autorités en charge. Si la douane centrafricaine veille sur les trafics de stupéfiants, il faudrait aussi qu’il y ait un suivi adéquat. Lequel permettra de bouter ces bandits de la Société et favoriser l’instauration d’un climat serein.

Les résultantes de ces stupéfiants sont nombreuses. En un rien de temps, la mentalité peut changer après quelques prises de ces stupéfiants. Cela impacte directement le comportement. La voix de la personne devient de plus en plus enrouée. Cette dernière s’affaiblit de plus en plus physiquement. L’incivisme devient son partage.

Les autorités en charge devraient en faire l’un de leurs principaux chevaux de bataille.

Jean-Max DELOUGA

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« HONTE » DES EDITORIALISTES FACE AU « RACISME DEBRIDE EN BELGIQUE »

 

« En 48 heures, la Belgique s’est réveillée en découvrant les propos racistes assumés et revendiqués par une partie (infime) de la population", observe dans l’édito de L’Avenir Philippe Lawson, en référence au coup de gueule de la présentatrice météo à la RTBF Cécile Djunga victime de racisme et aux révélations de la VRT sur les contenus racistes, sexistes, homophobes, antisémites et pro-nazis échangés au sein du groupe d’ultra-droite flamand Schild & Vrienden. "Les deux principales communautés du royaume sont secouées en même temps par des propos qui font honte", poursuit le directeur des rédactions des Editions de l’Avenir, qui, comme d’autres éditorialistes belges francophones, invite à miser entre autres sur "l’éducation pour lutter contre l’ignorance".

"C’est la honte qui s’est emparée de nous suite au message vidéo de Cécile Djunga", mais aussi "la peur (...) à la vue de ces jeunes hommes éduqués, issus de milieux privilégiés, insérés dans leur université, qui revêtaient soudain les costumes des extrêmes du passé le plus sombre", résume Béatrice Delvaux dans Le Soir. "L’appel à l’aide de Cécile Djunga et le reportage de la VRT sont clairs : il y a un grand danger à l’œuvre et il y a urgence à le contrer", en déduit-elle en première page du quotidien, imprimée vendredi sur fond noir pour marquer le propos.

"A la fin, elle tue"

"Les deux événements se répondent pour souligner une nouvelle fois combien le racisme est débridé en Belgique", déplore Frédéric Rohart dans L’Echo. Dans le royaume, "l’affirmation identitaire, nationaliste, régionaliste, connaît un franc succès et déteint jusque dans la couleur des feux rouges. (...) Et si on la laisse faire, à la fin, elle tue", met-il en garde.

"Tant que les bons gros rires gras ou les silences gênés constitueront, en toute impunité, le seul écho à l’abject, on aura perdu la bataille", indique de pour sa part Christian Carpentier, dans l’édito des titres Sudpresse.

De son côté, Jean-Marc Ghéraille estime dans la Dernière Heure que le "coup de gueule" de Cécile Djunga a "eu le don de réveiller tout le monde". "En pointant les multiples remarques racistes dont elle a fait l’objet, elle a ranimé le débat de cette discrimination ordinaire qui tend à se banaliser. Si la condamnation sauf judiciaire, est unanime, de Monsieur Tout-le-Monde aux hommes politiques, elle ne débouchera sans doute pas sur une solution et/ou l’éradication du phénomène."

"Tolérance zéro"

Béatrice Delvaux, toujours dans Le Soir, appelle donc à la "tolérance zéro de notre part aussi, au quotidien, au boulot, en famille". Elle pointe d’ailleurs "un défaut structurel dans l’éducation et l’enseignement qui n’arrivent toujours pas à apprendre et valoriser la diversité dans la société et la connaissance de l’autre".

Un constat que dresse aussi Francis Van de Woestyne, dans La Libre Belgique. Il admet que "nous sommes tous capables, par faiblesse, par facilité, d’avoir une réaction raciste", mais "c’est par l’éducation que les mentalités peuvent évoluer", encourage-t-il. "C’est à l’école qu’il faut apprendre que nous descendons tous de la même mère. Et que la beauté et la force d’un pays, c’est sa diversité".

L’éducation est la clé "pour lutter contre l’ignorance, car les actes de racisme sont la conséquence d’une méconnaissance de l’histoire", assure aussi Philippe Lawson. Qui pointe en outre "la responsabilité des politiques dans la libération de la parole et des actes racistes". "Beaucoup d’entre eux empruntent aujourd’hui des termes autrefois réservés à la rhétorique de l’extrême droite. L’extrême gauche aussi s’y risque. Le phénomène a contaminé l’Allemagne, la France, l’Italie, etc. La Belgique n’est pas en reste. Pourquoi s’étonner alors que le citoyen assume à visage découvert ses vilenies racistes ? ", conclut-il.

 

Source : RTBF, Presse francophone

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02 CASQUES BLEUS ET LE COMMANDANT DE COMPAGNIE DE LA GENDARMERIE DE BRIA KIDNAPPES PAR LE FPRC

 

La chasse aux Casques Bleus de la Minusca et des éléments des Forces de la Sécurité Intérieure (FSI) a-t-il commencé ? Difficile de le savoir. Mais ce qui se passe aujourd’hui dans certaines villes de nos provinces contrôlées par les combattants de différentes branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka prouve à suffisance que la Minusca et les FSI sont dans le collimateur de ces seigneurs de guerre, ces bandits de grand chemin. Après des tirs nourris des combattants de l’UPC sur les Casques Bleus basés à Bambari, le Jeudi 11 octobre 2018, ce fut le tour de ces soldats onusiens et des FSI à Bria d’être la cible de ces malfrats.

En effet, d’après les informations qui nous sont parvenues de la ville de Bria, « Quelques éléments du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène, dits Autodéfenses, ont été arrêtés et seraient transférés à Bangui. Mécontents, les combattants du FPRC ont tiré des coups de feu dans la ville, le jeudi 18 octobre dernier. Le lendemain, c’est-à-dire le vendredi 19 octobre, lors des patrouilles conjointes Minusca-FSI dans la localité, deux (2) Casques Bleus de la section police de la Minusca et le commandant de compagnie de la gendarmerie de ladite ville ont été kidnappés par les combattants du FPRC. Ces derniers protestent contre l’arrestation de leurs éléments par la Minusca et leur transfert à Bangui. Ils conditionnent la libération de leurs otages à celle des siens. Des discussions ont déjà été entreprises entre la Minusca et le FPRC pour obtenir le relâchement pur et simple de ces derniers ».

Cette information est confirmée par l’un des députés de Bria, l’honorable Kongbo, sur les ondes de la Radio Ndéké Luka, le samedi 20 octobre dans le bulletin d’information de 20 heures. Jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, ni le gouvernement, encore moins la Minusca, n’ont communiqué sur le Kidnapping de ces deux (2) policiers de la Minusca et du commandant de compagnie de Bria. Nous suivons de près l’évolution de la situation pour informer le grand public.

A l’allure où vont actuellement les choses, le gouvernement et la Minusca doivent mettre en place des mesures draconiennes pour contraindre les combattants des groupes armés (UPC et FPRC) à respecter les différents accords qu’ils ont signés. Hier, c’était l’UPC qui s’en est pris aux Casques Bleus à Bambari à cause de leurs sept (7) éléments arrêtés et désarmés. Aujourd’hui, c’est le tour du FPRC de retenir en otage deux (2) policiers de la Minusca et le commandant de compagnie de la gendarmerie de Bria. C’est un danger qui guette non seulement les soldats onusiens mais également les Forces de Sécurité Intérieure basés dans les villes sous contrôle de ces combattants Séléka.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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ASSEMBLEE NATIONALE : ABDOU KARIM MECKASSOUA DOS AU MUR

 

Les élus du peuple en ont ras-le-bol. Ils décident de prendre la destinée du peuple à bras le corps. Depuis quelques temps, le président de l’Assemblée Nationale savait pertinemment que ses jours à la tête de cette institution étaient comptés. Jamais dans l’histoire de la RCA, aucune législature n’a été aussi lamentable. Avec plusieurs bavures à son passif, la législature actuelle a fait l’objet de critiques des élus de la nation. Ces derniers en ont assez : Méckassoua doit plier bagages, un locataire qui entretient très mal la maison. Pour cause, les scandales financiers, des casses, des coups de gueules, etc. La liste des bavures est non exhaustive. La majorité absolue en a marre et a remis à Méckassoua une pétition signée par quatre-vingt-dix sept (97) députés, histoire de le destituer. La motion de censure a recueilli le jeudi 18 octobre  plus de 80 voix : Meckassoua dos au mur. Bientôt un nouveau locataire de l’Assemblée Nationale. Quelle nouveauté cette fois-ci ?

Le nouveau président de l’Assemblée aura à faire le ménage après son prédécesseur Méckassoua. Certes, l’Assemblée Nationale a toujours été tumultueuse depuis la nuit des temps. Sous les régimes Patassé, Bozizé jusqu’aujourd’hui, les choses ont atteint leur paroxysme. Le prochain locataire devrait être un homme capable de faire table rase et de construire du nouveau, corriger les erreurs du passé et donner un nouveau visage à l’Assemblée Nationale, véritable noyau de la démocratie.

Les erreurs laissées par le précédant locataire de l’Assemblée Nationale sont nombreuses. Son échec au Tribunal Administratif a terni l’image d’une Assemblée Nationale qui, jadis, était revêtue d’une identité bien soignée. Le prochain président aura du pain sur la planche, du plomb dans l’aile. Face à une Assemblée Nationale avisée, aucun coup bas ne peut atteindre le peuple. Entre temps, dès son retour de voyage, Méckassoua était face aux chevaliers de la plume et du micro. Ce dernier s’est défendu mordicus, répétant inlassablement : « quand un chien aboie, c’est Meckassoua… ». Finalement, les révélations ont prouvé beaucoup de méfaits du président de l’Assemblée Nationale. Le Tribunal Administratif a tranché, rien d’étonnant pour le peuple centrafricain et ses représentants.

Le peuple centrafricain attend patiemment de voir le nouveau président de l’Assemblée Nationale. Celui-ci aura à redorer le blason de l’image écorchée de l’Assemblée Nationale. Aucune excuse ne pourra être au rendez-vous ! Il suffit de s’inspirer du cas de son prédécesseur pour faire du sérieux au sein de l’Assemblée Nationale. Le rôle de l’Assemblée Nationale est de porter hau6t la voix du peuple centrafricain. Celui qui se trouve au perchoir de cette institution doit montrer un bon exemple.

Depuis le début de cette crise, le Centrafricain est aux aguets, il suffit d’une petite bavure pour se retrouver à la porte. L’exemple du ministre Jousso vient se greffer à celui de Meckassoua. Malversations financières et bien d’autres délits ont été le partage de ces derniers. Mais si ces bavures continuent d’être le partage des hommes d’Etat, qui pourra-t-on faire réellement confiance ?

En effet, donner confiance à quelqu’un, c’est prendre le risque d’être déçu en retour. Mais en tout cas, le peuple en a marre d’être souvent déçu.

 

Amédé NGUETTE

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LES ARTICLES 70 ET 71 DE LA CONSTITUTION DE LA RCA ET LA QUESTION DE DESTITUTION DU PAN MECKASSOUA

 

Que disent les articles 70 et 71 de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016, dans son titre 2 et chapitre 1er (de l’Assemblée Nationale), sur la procédure de destitution de son président ?

L’article 70 dispose : « Le président de l’Assemblée Nationale (PAN) peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur la demande motivée du tiers (1/3) des députés. La destitution n’est prononcée que si le vote recueille la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée Nationale. L’Assemblée Nationale procède alors à l’élection d’un nouveau président dans les trois (03) jours francs qui suivent cette destitution ».

Et l’article 71 stipule, « Le droit de vote des députés est personnel. Le Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale peut, exceptionnellement, autoriser la délégation de vote dans des cas précis ».

Concernant la forme (procédure) de destitution du PAN Meckassoua, il ne se pose aucun problème, si nous nous référons aux articles précités de la Constitution. Pour preuve, sur cent quarante (140) élus de la Nation, quatre-vingt dix-sept (97) sont pour, c’est-à-dire ont apposé leurs signatures au bas de la demande de destitution du PAN. Ce qui est largement suffisant.

Seulement, c’est au niveau du fond que se posent de sérieux problèmes sur la destitution du PAN Meckassoua. Article 70 : « … pour manquement aux devoirs de sa charge… ». De quel manquement s’agit-il ? Il nous est difficile de répondre avec plus de précisions et d’objectivité à cette question posée. D’ailleurs à ce sujet, même la Constitution de la RCA du 30 mars 2016 est restée muette, donc n’a pas défini de manière précise le concept « manquement aux devoirs de sa charge ». Il y a donc un « vide constitutionnel » dans ce cas d’espèce. Et comme il y a un « vide constitutionnel », que doit-on légalement faire ? C’est la question cruciale qui se pose avec plus d’acuité et qui doit interpeller la conscience de nos députés. A cet effet, nous disons que l’avenir de la RCA et de tout son peuple est entre les mains de ses élus de la nation. Donc ce peuple vous observe et vous tient à l’œil.

A bon entendeur, salut !

Le Petit YEKOA

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PROGRAMME DDRR : UN AUDIT S’IMPOSE

 

Les groupes armés ont pondu un communiqué de presse ayant trait à la gestion du DDRR. Nous estimons qu’un audit de gestion est nécessaire et impératif pour calmer les esprits. Sous le régime Bozizé, ce programme a échoué et nous vivons les conséquences aujourd’hui. C’est triste si l’actuel programme DDRR doit faire l’objet de suspicion. Un homme averti en vaut mille.

 

Julien BELA

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