Toutes les infos du Lundi 17 Septembre 2018...

Cm n 2797 du lun 17 sept 2018

MESSIEURS LE PRESIDENT ET LE PREMIER MINISTRE, L’HEURE EST VENUE DE FRAPPER DU POING SUR LA TABLE ET DE PRENDRE LES GRANDES DECISIONS

La rupture tarde à se concrétiser. L’heure est enfin venue de frapper du poing sur la table et de prendre les grandes décisions qui s’imposent : bouter les brebis galeuses hors du gouvernement, remettre la pendule à l’heure. Du plan sécuritaire, il faut passer à la vitesse supérieure. Le Tchad, bras complice de la France, ne négocie pas avec ses rebelles, mais les bombarde par hélicoptère, en l’air et par des tanks à terre. La réaction du Tchad face à ses propres rebelles au Nord dans le Tibesti doit vous inspirer. On ne négocie pas avec les terroristes, les criminels, les bandits de grand chemin, les destructeurs. Le Tchad utilise la Force pour se débarrasser de ses rebelles.

Le pouvoir centrafricain ne doit plus lésiner sur les moyens de carboniser des criminels. Le temps passe et le peuple souffre et continue de souffrir. Tout accord avec les groupes armés est un piège pour les autorités centrafricaines. Les manipulateurs sont aux aguets, épicent la moindre brèche pour s’y engouffrer. La crise a trop duré et ne peut plus trainer en longueur. Il faut l’abréger le plus rapidement possible. Le conseiller militaire russe donne 12 mois aux groupes armés, c’est trop long. Il faut réduire à trois mois la durée de l’ultimatum. Les grands projets avec la Chine doivent démarrer sans délai pour résorber le chômage endémique de la jeunesse centrafricaine. Le peuple centrafricain attend avec impatience, une amélioration de ses conditions de vie.

   Le gouvernement est très médiocre comportant des traitres et des gloutons. Il faut le tamiser pour enlever les mauvaises graines. On ne devient pas ministre de la République pour ses intérêts personnels, pour son propre ventre, pour rançonner les investisseurs et les entreprises étrangères qui viennent créer des emplois, résorber le chômage, relancer l’économie. L’heure est aujourd’hui aux grandes décisions pour libérer le peuple centrafricain de la servitude des groupes armés et ceux qui les manipulent. Aucune tergiversation n’est possible, car il faut briser le signe indien.

La Russie doit appliquer la même thérapie qu’en Syrie, car trop, c’est trop. Le président Idriss Deby Itno du Tchad a déployé les gros moyens contre les rebelles tchadiens, pourquoi la RCA n’en ferait pas autant ? Faut-il prolonger indéfiniment la souffrance du peuple ? Il n’y a pas de sentiments en politique, « ça passe ou ça casse ». La versatilité des groupes armés n’est plus à démontrer. Il faut frapper et sans pitié pour sauver le plus grand nombre.

Les ministres de la République versent dans un carnaval d’enrichissement illicite. A quand la rupture ? La Haute Autorité Chargée de la bonne gouvernance, n’est-elle qu’un décor ? L’impunité zéro ne concerne-t-elle que les groupes armés ? Et les criminels économiques et financiers n’ont-ils pas de compte à rendre ? L’Inspection Générale d’Etat, le contrôle financier et la Cour des Comptes doivent sévir. Les ministres, gouffres financiers, n’ont plus leurs places au gouvernement. La moralisation de la vie publique et de l’Administration publique doit être de rigueur. Rigueur et fermeté doivent être des jumeaux inséparables dans la conduite des affaires de l’Etat. En politique, il n’y a ni sentiment ni parents, seul l’intérêt du peuple gouverne toutes les actions. « La RCA d’abord, les Centrafricains avant tout », telle est la logique. Donald Trump, le Chef de l’Exécutif américain, donne la priorité aux Etats-Unis et aux Américains, créant les emplois et dopant la croissance économique. Un ministre doit laisser un bon témoignage de son passage aux affaires et non la malédiction populaire par les vols, les détournements, les rançonnements des investisseurs et entreprises qui viennent soulager le pays de la misère.

Messieurs le président et le premier ministre, réveillez-vous. Les sentiments entretiennent la médiocrité, caressent l’impunité, développent l’irresponsabilité. Il faut plus de rigueur, de fermeté, qui sont source d’intégrité, d’honnêteté, de transparence, de conscience professionnelle, avec un sens aigu de l’intérêt général. Il ne faut surtout pas se voiler la face. Depuis trente (30) ans, les Centrafricains ont développé de vilaines habitudes, devenues une seconde nature : l’intérêt personnel passe avant l’intérêt général. Cette tendance doit être inversée avec un marteau-pilon, s’il le faut. La paix n’est qu’à deux (02) doigts, il faut frapper très, très fort et la piste d’atterrissage sera libre pour la paix en RCA.

 

Julien BELA

 

 

« IMPUNITE ZERO » : CELA NE CONCERNE PAS UNIQUEMENT LES GROUPES ARMES, MAIS EGALEMENT LES AUTEURS DES CRIMES  ECONOMIQUES ET FINANCIERS

Quant on parle d’« impunité zéro », tous les regards sont braqués sur les groupes armés. Or en réalité, la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes ne vise pas seulement les groupes rebelles, auteurs des violations graves des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, mais également les assassins économiques et financiers, auteurs des détournements des deniers publics, des vols des biens de l’Etat, de la corruption, voire de l’escroquerie.

«L’impunité zéro » est le vœu du peuple centrafricain, exprimé pendant les Consultations Populaires à la Base sur toute l’étendue du  territoire et matérialisé durant la tenue du Forum National de Bangui. C’est dans ce sens que les nouvelles autorités du pays, dès leur prise de fonction en 2016, ont fait de la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes leur cheval de bataille.

 D’où, la mise en place de toutes les institutions républicaines ; nous citons entre autres la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, la Cour des Comptes, la Haute Cour de Justice, qui sont censées de contrôler toutes les gestions, de révéler au grand jour les cas de la mauvaise gouvernance et de dénoncer les auteurs devant les juridictions compétentes, afin qu’ils répondent de leurs mauvaises pratiques devant la loi.

Malgré les nombreuses difficultés, les autorités du pays se battent jour et nuit pour traduire «l’impunité zéro », le souhait du peuple centrafricain en général, dans la réalité des faits. C’est le cas partent de la Cour Pénale Spéciale (CPS), mise en place par les autorités de la transition et  qui  se concrétise doucement, mais très sûrement, afin de rendre justice aux milliers de victimes de la crise centrafricaine.

Touadéra et Sarandji restent très fermes sur leur ton : « il n’y aura pas de prime à  l’amnistie ». C’est ce qui a suscité et continue de susciter le mécontentement des auteurs intellectuels des massacres et leurs complices qui cherchent par tous les voies et moyens à tirer le drap de leur côté. Voilà la principale raison de la persistance de la violence à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays, à travers les multiples revendications faites ça et là  par les groupes armés, afin de faire pression sur la  communauté nationale et internationale à accepter leurs revendications.

Et comme cela ne suffit pas, certaines personnalités du pays se versent dans des pratiques anciennes et honteuses, bloquant ainsi les efforts de relèvement socio-économique du pays. Les détournements de deniers publics, les vols des biens de l’Etat, la corruption, l’escroquerie, les pots de vin et la liste est non exhaustive, sont les actes enregistrés au quotidien dans les départements ministériels, les sociétés d’Etat, voire les entreprises publiques et parapubliques.

Les ministres, les directeurs généraux, les chefs de services, pour ne citer que ceux-là, s’enrichissent illicitement. Tout le monde vise sa poche et son ventre, au détriment des plus pauvres populations, notamment les jeunes qui font face aux chômages endémiques, à la pauvreté absolue et à la misère ordurière. Les bailleurs de fonds qui devraient venir investir dans le pays afin de résorber le taux de chômage des jeunes, sont réticents, à cause de la très mauvaise gouvernance de certaines personnalités centrafricaines qui se versent jour et nuit dans des pratiques anciennes datant d’une autre époque.

Les assassins économiques et financiers au sein du gouvernement Sarandji sont si nombreux comme les sables au bord du fleuve Oubangui pendant la saison sèche. A telle enseigne que le pays  va de mal en pis, à cause des détournements des deniers publiucs, de la corruption, de l’escroquerie, voire de faux et usage de faux. Et ce, malgré la «RUPTURE » prônée par Faustin Archange Touadéra, président de la République, chef de l’Etat, visant à mettre définitivement un terme aux veilles pratiques.

Dans le cas de la RCA qui peine encore à sortir d’une longue et grave crise militaro-politique qui a ébranlé les fondements de la République et détruit les tissus socio-économiques du pays, peut-on réellement se permettre le luxe de toucher même à un seul bien de l’Etat ? Ceux-là qui agissent de la sorte, sont les vrais ennemis du peuple et de la République, des vrais assassins, plus criminels que les groupes armés. Comment comprendre que ce sont des hautes personnalités qui puissent se comporter de la sorte ?

Et pourtant, la mauvaise gouvernance est décriée par tout le monde comme étant l’une des principales causes de la pire crise que nous venons de traverser avec des conséquences dramatiques sur les plans socio-économiques et humanitaires. Pendant les ateliers et les réunions, certaines personnalités du pays, dans leurs discours, prétendent souvent lutter contre l’impunité, afin d’assoir une base saine de la gouvernance dans leurs départements ou sociétés. Mais en réalité, ce sont ces mêmes personnalités qui sont à l’origine des cas de détournements des deniers publics, de v

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