Toutes les infos du Lundi 15 Octobre 2018

 

Cm n 2817 du lun 15 oct 2018

LE COMMISSARIAT DE POLICE DE BAMBARI OCCUPE PAR L’UPC ETLIBERE PAR LES FACA, CE SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 A 15 HEURES : 10 MORTS ET 22 BLESSES

 

Depuis le jeudi 11 octobre 2018, aux environs de 20 heures, la ville de Bambari a renoué avec la violence. Les hommes de l’UPC mettent le feu. Ali Daras et ses hommes mettent la pression sur la communauté musulmane, afin d’organiser une marche de protestation contre l’arrivée et la présence physique des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), à Bambaria. La communauté musulmane a catégoriquement refusé d’organiser cette marche. Elle a été menacée de représailles mais sans succès. Le désarmement de sept (7) bandits de l’UPC par les militaires de la Minusca a mis le feu aux poudres. Les Casques Bleus de la Minusca ont été la cible des tirs de ces malfrats. Malheureusement, on ne déplore aucune victime.

Ce samedi 13 octobre 2018, les malfrats de l’UPC sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont envahit et occupé le commissariat de police de Bambari, au vu et au su de la Minusca. Ils tiraient en l’air en direction de la base des FACA. Une provocation dont les conséquences seront catastrophiques dans les heures qui suivent pour les criminels de Ali Darass. En moins de 15 minutes, le commissariat a été libéré par les FACA. Le bilan fait état de dix (10) morts et vingt deux (22) blessés dans le camp des malfrats. Ce que les groupes armés ignorent, c’est que les FACA version russe, ne sont pas les FACA, version archéologique française. C’est le top niveau, et chaque soldat est une machine à tuer, à exterminer les vermines de la RCA. Les FACA montent et continuent de monter en puissance. Deby, l’homme fort de Ndjamena est très inquiet et perd son latin.

Le président tchadien, conscient de la montée en puissance des FACA sous la houlette russe, craint de perdre son rôle de gendarme de l’Afrique. Les FACA seront une armée d’élite et feront ombrage aux Forces Armées Tchadiennes. Deby verse dans des accusations sans tête, ni queue, contre la Russie qui, selon Ndjamena, survole son territoire. Le leadership de Deby en Afrique Centrale et au Sahel ne repose que sur du sable. Une dictature sans partage comme à Ndjamena, a  très peu de chance de survivre, même avec la complicité aveugle de la France, tortionnaire de la démocratie en Afrique francophone. Pour ses intérêts, la France envoie la démocratie au Tchad et coopère avec l’ange de la mort au pouvoir à Ndjamena. Idriss Deby Itno détient à lui seul tous les pouvoir, l’Assemblée Nationale n’est qu’une caisse résonnance et le pouvoir judiciaire son marchepied.

La 73ème Assemblée Générale des Nations   Unies n’a pas apporté une réponse claire à la demande du chef de l’Etat centrafricain, quant à la levée totale de l’embargo sur les armes et autres effets militaires qui pèse sur la RCA. La Communauté internationale semble s’accommoder aux massacres en RCA. Nous avons ici un cas flagrant où les groupes armés ne respectent rien, même leurs engagements en faveur du processus de paix, mené par l’Union Africaine. Ils massacrent les populations civiles au vu et au su de la Minusca et de toute la communauté internationale qui assistent sans réagir. L’embargo ne profite qu’aux groupes armés qui peuvent tuer, violer, massacrer, incendier comme bon leur semble.

Selon monsieur Brian Neubert, représentant du département d’Etat Américain en Afrique du Sud et chargé des Médias en Afrique, « la situation de la RCA est très complexe, en ce qui concerne l’embargo », sans plus de détails. D’après lui, il revient à l’ambassade des Etats-Unis à Bangui de donner des éclaircissements et des précisions sur ce dossier de l’embargo. Évidemment, les groupes armés sont confortés dans leurs folies meurtrières par la Communauté internationale.

Depuis son investiture, Touadéra a tendu et tend la main aux groupes armés. La Communauté internationale n’est-elle pas hypocrite vis-à-vis du peuple centrafricain ? Si Touadéra avait des intentions belliqueuses, il l’aurait fait depuis longtemps. Pire encore, la seconde vague des armes russes et les armes chinoises, font l’objet d’un goulot d’étranglement, quant à leur acheminement en RCA.

Les Etats-Unis, en plus de la coupe budgétaire, exigent une refonte des forces de maintien de la paix et de grandes réformes pour plus d’efficacité. Joseph Kabila demande le départ de la Monusco pour manque de résultats tangibles. Le cas de Bambari en RCA, remet encore en question les forces de maintien de la paix de la Minusca. N’eut été les FACA, Bambari serait totalement investie par l’UPC et certains éléments du FPRC.

La levée totale de l’embargo est une étape cruciale et vitale pour le peuple centrafricain. Les FACA sont réhabilitées, formées et n’ont besoin que d’armes pour sauver leur pays du naufrage. Disciplinées, dynamiques et percutantes, les FACA ont répondu aux critères. Que veut encore la Communauté internationale. Faut-il ne paralyser que les forces régulières et légales au profit des groupes armés ? La Communauté internationale ne peut se laisser duper par la France. La Communauté internationale est-elle en faveur de la paix en RCA ? Seules les FACA, sans parti pris, peuvent restaurer la paix, la stabilité en RCA. Les FACA le démontrent merveilleusement bien au vu et au su de la Communauté internationale.

L’heure est venue d’arrêter l’hémorragie en terme de massacres, de carnages, de viols, de destructions des habitations et des édifices publics et privés dans nos villes de province telle Bambari, la ville meurtrière depuis plusieurs années par l’UPC.

La Communauté internationale ne doit pas se rendre coupable d’un génocide, comme la France au Rwanda. Nous nous souvenons des propos de Ban Ki-Moon de passage à Bangui: « On ne doit pas célébrer l’anniversaire du génocide à Bangui, comme au Rwanda ».

 

Julien BELA

 

PROCES

Le ministre Théodore Jousso traine le quotidien Centrafric Matin en justice. Le procès aura lieu le 18 octobre prochain au Tribunal de Grande Instance de Bangui (TGIB). Selon le ministre, Julien BELA l’a diffamé. Pour cela, une amende correctionnelle de cent millions de francs (100.000.000F) Cfa devra lui être infligée. Ainsi va le gouvernement de Mathieu Simplice Sarandji.

A bientôt à la barre.

La Rédaction

 

 

 

SODECA : LA DIRECTRICE GENERALE REMET LA PENDULE A L’HEURE ET REMONTE LES BRETELLES A CENTRAFRIC MATIN POUR UNE SERIE D’ARTICLES

 

En présence du Conseil de la Sodéca, d’une Huissière de justice et de certains cadres de ladite société, la directrice générale, madame Justine Sow Ouakara, face à Centrafric Matin, a tenu à démontrer, à clarifier et à préciser point par point, les allégations qu’elle juge offensantes et de nature à nuire à son honneur, à sa réputation et à sa dignité. L’occasion était opportune pour remonter les brettelles et donner un coup de gueule au journal pour les séries d’articles jugées diffamatoires par le conseil de la Sodéca.

« Je n’ai jamais acheté un véhicule à ma sœur. Bien au contraire, c’est une opportunité dans mon environnement immédiat qui profite à la Sodéca. L’ONG Accord était en difficulté et le véhicule était l’unique occasion pour avoir de l’argent et payer le personnel. Au lieu de 40.000.000 de francs CFA, la Sodéca a pu acquérir le véhicule à 25.000.000 FCFA. Cet argent a permis à l’ONG Accord de dédommager son personnel. La Sodéca a demandé un prêt de 80.000.000 FCFA à la banque, pour acheter deux (2) véhicules. Le véhicule BG 80 vendu par Accord était adapté aux travaux de terrain de la Sodéca, à savoir, réduire sensiblement la fuite des eaux non facturées sur le réseau Sodéca. Il se dégage un écart de 14 millions qui profite à la caisse de la société.

Je ne connais pas cette vanne du 4ème arrondissement. Au même titre que l’Enerca, la Sodéca déleste certaines zones, tout en desservant d’autres, notamment à partir d’un raccordement derrière Ndéké-Luka. Quant à ma collaboratrice, elle est sous tutelle du directeur administratif et financier.

A propos des recrutements, c’est la problématique des travailleurs temporaires. Nous avons intégré 21 personnes, ce qui n’a jamais été fait depuis longtemps. Nous attendons une rencontre avec les partenaires pour discuter de cette situation. Lors de la remise des moyens roulants à la Sodéca, le personnel était en surnombre pour manger et il a sali la moquette. Nous avons fait appel à un prestataire spécialisé dans le nettoyage pour remettre au propre la moquette.

Quant aux 140.000.000 FCFA dont fait état le journal, il s’agit des factures accumulées que l’Etat fait des efforts pour payer à la Sodéca, à raison de 10.000.000 FCFA par mois, par le Trésor Public. Pour 140.000.000 FCFA en bloc, il faut aller au Service de passation des marchés publics. Avec les 10 millions par mois, la Sodéca achète les produits chimiques pour le traitement de l’eau.

Les recrutements dont vous parlez ont eu lieu sur des postes hautement spécialisés : le coordonnateur du développement de l’entreprise et le contrôleur de gestion.

Le directeur technique de la Sodéca est victime d’un accident. Tous les véhicules neufs de la Sodéca sont assurés en tout risque. C’est l’assurance et non la Sodéca qui supporte une telle situation.

Il fallait un ingénieur hydraulicien. Je ne sais pas de quelle région il est et je ne me pose pas une  telle question. Je ne peux m’empêcher de dire que la DG de la Sodéca est devenue un fonds de commerce pour faire vendre le journal ?

INOVA est un partenaire fournisseur de logiciel de gestion des abonnés. Ils sont implantés à Abidjan en Côte d’Ivoire. Nous avons avec eux un contrat de maintenance. Cependant, nous leur devons des arriérés. Je vais à Abidjan pour les rencontrer, il fallait leur payer quelque chose, pour que la rencontre ait lieu dans un bon climat, car le délai de paiement est largement dépassé. On leur devait 7.500.000 FCFA. Ce geste me permet de discuter avec ce partenaire dans les meilleures conditions.

Quant à la formation, elle a été décidée par le ministère et concerne deux responsables des sociétés de distribution d’eau et d’assainissement. Cette formation est stratégique. La Sodéca est un service public pour la santé publique. Peut-on envoyer de l’eau non traitée à la consommation de la population ? Les 300 sacs de sulfate remis par le CICR, sont des produits chimiques pour le traitement de l’eau. Dans ce domaine, l’Unicef est notre partenaire privilégié dans la fourniture des produits chimiques.

Au plan financier, la quinzaine ou acompte, c’est ce que le personnel peut solliciter. Mais les collaborateurs s’autogèrent. Occasionnellement, ils demandent la quinzaine, ce qui est normal. Quinzaine et non quinzième qui est une assistance financière. Le PCA se défendra lui-même.

Les cinq pompes ont plus de 24 ans et donc vétustes, et hors d’usage. Il y a un risque et nous en sommes conscients. Il ne peut en aucun cas y avoir des actes de sabotage vis-à-vis de la population. Un contrôleur financier et un contrôleur de gestion n’ont pas la même fonction. Il en est de même d’un ingénieur électromécanique, car on ne sort pas de l’université avec une méthode toute faite de gestion d’une entreprise comme la Sodéca. Il faut acquérir la culture de fonctionnement d’une entreprise.

Je suis convaincu qu’il y a des gens au sein de la rédaction qui ont une intention de nuire. Quelqu’un qui voudrait nuire à la personne de la Directrice Générale. C’est du harcèlement cousu de mensonge, en témoigne mon bilan positif sur 2016 et 2017.

Pour récapituler, 140.000.000 FCFA à raison de 10 millions hebdomadaires chaque vendredi, représentant les factures de la Sodéca sur l’Etat, c’est ce qui permet à la société d’importer les produits chimiques pour un montant de 40 millions par mois, tous les frais compris. Il faut gérer une entreprise en bon père de famille et non comme une entreprise personnelle. Voilà mes observations sur les points les plus saillants, car pour des raisons de temps, j’ai survolé.

Centrafric Matin témoigne sa reconnaissance à la directrice générale de la Sodéca. Un journal est un partenaire et non un ennemi, dès lors qu’il s’agit d’une entreprise comme Sodéca. Personne ne veut nuire aux personnalités concernées par ces articles. Cependant, les rédacteurs ont manqué à leur devoir de rigueur professionnelle, d’équilibre de l’information. Il fallait entendre les deux parties. C’est une faute professionnelle lourde qui sera examinée par la conférence de rédaction en interne, afin que de telles pratiques ne se reproduisent plus. Centrafric Matin est un journal citoyen, un chien de garde de la démocratie et des droits de l’homme. Il défend les valeurs de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’intégrité morale, voire la conscience professionnelle. Encore une seconde fois, nous remercions la directrice générale de la Sodéca pour son ouverture d’esprits.

Julien BELA

 

 

 

 

QUAND UNE JEUNE FEMME GERE 02 EPOUX AU QUARTIER GUITANGOLA : LA POLYANDRIE N’EST-ELLE PAS EN VOGUE A BANGUI ET BIMBO ?

 

La polyandrie est définie comme l’état d’une femme qui a plusieurs maris ou époux. En d’autres termes, une femme qui a ou gère des époux à la fois. Depuis quelques temps, ce phénomène a pris de l’ampleur dans la ville de Bangui, la commune de Bimbo et ses environs immédiats. Les jeunes filles et femmes se sont lancées dans cette pratique sans pour autant mesurer les conséquences qui en découlent. Chaque jour qui passe, ces femmes opposent des jeunes garçons. Parfois des bagarres éclatent entre ces derniers. Ou bien l’un des époux abandonne la femme au profit de l’autre et vice versa. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière au quartier Guitangola 3, situé dans la commune de Bimbo.

En effet, la jeune femme prénommée Bienvenue vit avec son époux Jules depuis bientôt trois (3) ans. Tantôt le couple est à Bangui tantôt il est en province. Un jour, une brouille éclate entre l’époux et sa femme dans un petit village sur la route de Mbaïki. Cette dernière fait son retour à Bangui. Son époux Jules l’a suivie. Lors d’un débat entre ce couple et les parents, Bienvenue a déclaré devant tout le monde qu’elle n’a plus envie de vivre encore avec Jules. Le garçon a rebroussé chemin. Quelques jours après, elle a trouvé un autre homme et l’a regagné.

Or, depuis la maison de son nouvel époux, Bienvenue ne cesse de faire des commissions à Jules pour le supplier de lui envoyer de l’argent afin qu’elle paie le transport pour le regagner. Naïf qu’il soit, Jules lui a fait parvenir 4.000 FCFA. Comme cela ne suffit pas, Bienvenue a exigé une autre somme. Le pauvre garçon a obtempéré à la demande, alors qu’il savait bien que son épouse se trouve dans les bras de quelqu’un, d’après les investigations qu’il a menées auprès de ses proches et de ses beaux-frères. Aime-t-il beaucoup sa femme ? Il ne fait aucun doute.

Le dimanche 07 octobre, comme cela ne suffisait pas, Bienvenue a demandé à Jules de descendre à Bangui. Ce qui fut fait. Ensuite, elle a trompé son nouvel époux disant que sa mère est venue aussi à Bangui pour passer deux (2) jours avec elle. Comme la mère de Bienvenue n’aime pas ce dernier, il ne pouvait s’opposer à cette demande. Pendant deux (2) jours, Bienvenue et Jules ont passé la nuit ensemble. Le mardi matin, elle a informé Jules qu’elle va rendre visite à son papa qui habite le quartier Boeing. Or en réalité, il n’en est rien. Ce même jour, Bienvenue est rentrée chez son nouveau copain. La nuit de cette même journée, Jules qui était parti à un enterrement est revenu. Il n’a fait que  constater l’absence de sa femme. Honteux et confus, il est allé passer la nuit chez ses parents et n’est pas de retour jusqu’à ce jour. Probablement qu’il a déjà regagné le village.

D’après certaines sources, quand cette femme était née, sa tante qui faisait cette même pratique a craché dans son sexe. Une façon de dire que Bienvenue agirait exactement comme elle. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui. Malgré que cette jeune femme ait un foyer conjugal, les gens ne cessent de la voir avec des garçons par-ci, par-là.

Au regard de ce que nous venons de vous conter, la polyandrie n’est-elle pas en vogue à Bangui et Bimbo ? Sans nous voiler la face, cette pratique a pris une dimension inquiétante, surtout chez nos jeunes filles. Et quand les parents les reprochent, elles affirment, « laissez-nous exploiter notre jeunesse ». Peut-on exploiter sa jeunesse de cette façon ? Non et absolument non. Nous pensons pour notre part que le sexe est sacré. En outre, il n’est permis à une femme d’avoir deux (2), trois (3), quatre (4), voire plusieurs époux. Mêmes les Saintes Ecritures interdisent formellement cette pratique. Aussi, les lois centrafricaines n’autorisent pas la polyandrie. Alors, pourquoi ce phénomène cesse de gagner du terrain au vu et au su des dirigeants du pays et des serviteurs de Dieu ? Aux jeunes filles et femmes qui se lancent dans cette pratique honteuse, nous leur posons les questions suivantes : quel profit tirez-vous  de la polyandrie ? Ne savez-vous pas que vous appauvrissez votre corps et que vous vous exposez à toute sorte de maladies, y compris le Sida ?

Jeunes filles et femmes, l’heure est venue de tourner le dos à la polyandrie, à la prostitution. Votre avenir ne se trouve pas dans ces pratiques qui peuvent vous conduire prématurément à la mort. Lancez-vous dans les Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour faire face à vos besoins. Sachez dès maintenant que la femme n’est pas destinée à plusieurs maris mais plutôt à un seul homme. Que les femmes qui ont des oreilles pour entendre, entendent !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

UN DECRET PRESIDENTIEL CREE DES FORCES SPECIALES AU SEIN DE L’ARMEE NATIONALE

Un corps de forces spéciales est créé au sein de l’armée nationale. Le décret a été rendu public au début du mois d’octobre.

Ce corps spécial avec une mission spéciale, est créé par décret N°18.265. Selon les termes de ce décret, il s’agit d’un « bataillon des forces spéciales » qui sera issu de ce que le texte appelle « les Forces d’Action Rapide » qui, d’après les sources du RJDH, existerait déjà au sein de l’armée nationale.

Bien que placé sous le commandement direct du chef d’Etat-major, les forces spéciales sont chargées de mener « des opérations autonomes, isolées ou en coordination avec les forces conventionnelles si nécessaire ».

Le caractère autonome et isolé de la mission de ces forces spéciales, semble être une manière de contourner la mission conjointe FACA-Casques Bleus, mission qualifiée de nonchalante par un haut gradé de l’armée, cadre au ministère centrafricain de la Défense qui n’a pas caché sa satisfaction sur le caractère spécial de la mission de ce nouveau corps. « Nos forces de défense qui travaillent avec les éléments de la Minusca ont de la peine à faire ce que l’Etat-major attend d’eux parce qu’à certaine mesure, ils doivent respecter la démarche conclue avec la Minusca. Ces forces sont chargées d’œuvrer sur ordre direct de l’Etat-major afin de mettre fin à toute lenteur que nous avons constatée depuis que la mission conjointe FACA-Casques Bleus existe », défend-il.

A l’Etat-major, on évite de commenter la création de ces forces spéciales mais on rassure qu’elles ne sont pas mises en place pour contourner la Minusca. « C’est une décision éclairée du chef de l’Etat et on n’a pas à la commenter ici. Notre boulot, c’est de travailler pour la sécurisation du territoire. J’estime aussi nécessaire de dire que ces forces ne sont pas là pour s’opposer ou contourner comme vous le dites, le travail avec la Minusca, loin de là », confie sous anonymat, une source très introduite à l’Etat-major.

En dehors de ces forces spéciales, le chef de l’Etat a créé le même jour par décret, le bataillon des parachutistes, une compagnie de renseignement, une batterie d’artillerie et quatre zones de défense autrefois appelées région militaire.

 

RJDH

 

 

 

ETATS-UNIS : BRIAN NEUBERT, CHARGE DES MEDIAS EN AFRIQUE, AU DEPARTEMENT D’ETAT AMERICAIN, BASE EN AFRIQUE DU SUD, A ANIME UN POINT DE PRESSE AVEC LES MEDIAS CENTRAFRICAINS SUR LA COOPERATION MULTILATERALE

 

Brian Neubert, chargé des médias en Afrique, était membre de la délégation des Etats-Unis ayant pris part à la 73ème Assemblée Générale des Nations Unies à New York. La coopération multilatérale était au cœur de son intervention. Selon le diplomate américain basé en Afrique du Sud, il y a plusieurs choses, notamment la mission de maintien de la paix qui doit être efficace, dynamique et réellement porteur de paix. Les Etats-Unis veulent chercher une solution politique à la crise centrafricaine. Stabilité et Sécurité sont liées à la gouvernance économique. Il faut une solution durable pour l’avenir de la RCA et de l’Afrique. Il faut renforcer la mission de la paix en RCA.

En République Démocratique du Congo, la Monusco totalise 20 ans, mais le résultat reste mitigé. La Syrie et l’Iran sont des Etats qui financent le terrorisme dans le monde. A propos de l’embargo, le diplomate américain estime que c’est un sujet complexe. Il laisse la latitude à l’Ambassade des Etats-Unis à Bangui pour répondre et donner des précisions à ce propos.

Selon les Etats-Unis, la coupe budgétaire dans les missions de maintien de la paix est une priorité. Il faut les renforcer et les reformer. Tous les partenaires doivent être responsables dans la contribution au budget. Les missions de maintien de la paix, même importantes, doivent être efficaces. C’est pourquoi il faut les reformer.

Les Nations Unies comptent cinq (5) membres permanents et dix (10) non permanents au Conseil de Sécurité. Plusieurs points de la coopération multilatérale touchent à la gouvernance. La transparence est essentielle pour doper l’environnement des affaires. Les entreprises américaines ne peuvent investir en RCA que s’il y a un environnement des affaires acceptable, telle la lutte féroce contre la corruption, les dessous de table, les pots de vin. Au regard de ce qui précède, la responsabilité de chaque gouvernement est engagée.

Les pays africains sont jeunes. Ils doivent créer l’emploi pour la jeunesse. Il y a des entreprises africaines, mais qui manquent de moyens. Elles ont besoin de plus de moyens pour être compétitives.

L’Agence qui vient d’être créée a la mission principale de renforcer le secteur privé qui est le moteur de la création d’emplois. Le diplomate américain ne pouvait s’empêcher de féliciter le gouvernement centrafricain. La RCA vient de déposer la convention sur les armes biologiques. C’est un effort très important à encourager, car cela constitue une étape très importante, a conclu monsieur Brian Neubert.

Les Etats-Unis sont très attachés à la bonne gouvernance, à la transparence pour un climat des affaires acceptable par les entreprises américaines, facteurs incontournables de développement des Etats africains.

 Les hauts responsables centrafricains comprennent-ils ces exigences ?  C’est là toute la problématique (NDLR).

 

Propos recueillis par Julien BELA

 

 

« 02 CENTRAFRICAINS SUR 05 SONT EN SITUATION D’INSECURITE

ALIMENTAIRE… », D’APRES OCHA

C’est le triste constat fait par le bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en RCA, durant les trois (03) derniers mois. « 02 Centrafricains sur 05 sont en situation d’insécurité alimentaire, dans un pays où 75% de la population vit de l’agriculture ». C’était le 28 septembre 2018 lors d’une conférence de presse qu’ont animée les responsables de cette agence onusienne. Mais qu’est-ce qui est à l’origine principale de cette situation d’insécurité alimentaire ?

Pour répondre à cette question, point n’est besoin de réfléchir de midi à 14 heures. Nous savons tous que c’est l’insécurité qui règne sur une bonne partie du territoire national, sous la coupe des groupes armés (factions Séléka et Auto-défenses) qui en est la principale cause. Car cette insécurité entraîne dans son sillage des violences basées sur le genre et autres exactions de tout genre sur les civils ainsi que des déplacés internes.

« La situation humanitaire en RCA demeure extrêmement grave. 621.035 centrafricains sont des déplacés internes et 572.062 se sont réfugiés dans les pays voisins. En 2018, 2,5 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire pour assurer leur survie ou couvrir leurs besoins de base », selon OCHA. C’est pour dire que la crise humanitaire en RCA est très alarmante et ne doit pas être oubliée par les autorités du pays et ses partenaires au développement. Sinon…

 

Le Petit YEKOA

 

 

BANGUI : LES PLUIES DILUVIENNES CONTINUENT DE FAIRE DES DEGATS

 

Les pluies diluviennes dans la nuit du jeudi 11 octobre ont causé d’énormes dégâts aux quartiers Kaya, Malimaka, et dans les secteurs proches. Aux environs de 19 heures, les nuages épais se sont formés dans le ciel. Puis des gouttelettes d’eau ont commencé à tomber : c’est le début du calvaire. Vers 20 heures, l’inondation a atteint une hauteur considérable suivant les quartiers.

Derrière le terrain de l’Ucatex où se trouve des terrains marécageux, l’inondation avait atteint son paroxysme. Plusieurs ménages étaient obligés de passer une nuit blanche. L’eau était entrée dans certaines maisons jusqu’à inonder les matelas : un véritable drame. Le pire est arrivé lorsque plusieurs maisons construites en briques se sont effondrées. Un enfant a été emporté dans le canal Ngoubagara, avant d’être sauvé par deux braves garçons.

Au quartier Kaya, c’est plutôt une vieille femme qui était coincée dans les décombres de sa case. Cette dernière a eu la vie sauve grâce à son voisinage. Dans le secteur, on dénombre au moins 5 maisons effondrées et plusieurs ménages restés sans abris.

Au lendemain de cette catastrophe naturelle, plusieurs autres se sont encore greffées aux précédentes, notamment des maisons en dur fissurées ou en passe d’effondrement. Dans la nuit, plusieurs ménages ont passé du temps à évacuer l’eau de l’intérieur vers l’extérieur, mais la situation ne faisait que s’empirer.

A Bangui, il faut noter qu’il se pose un problème de canalisation. Dans les secteurs qui connaissent régulièrement des inondations, ce problème est plus palpant. Quoique certains quartiers soient canalisés, il faut noter que les habitants eux-mêmes sont parfois la cause de leur malheur. En effet, les caniveaux sont parfois des dépôts d’ordures pour ces habitants. Au fur et à mesure, ces caniveaux se bouchent et il est impossible que l’eau y passe librement. Conséquences, on assiste régulièrement aux inondations, aux effondrements accentués des maisons, etc.

Or, pour ces ordures, la mairie de Bangui dépose dans les quartiers des bacs à ordures. Mais il est regrettable que certains préfèrent les caniveaux aux bacs à poubelles pour déposer leurs ordures, et ils en subissent les revers.

Alors, les autorités en charge devraient procéder à une série de sensibilisation sur cette question afin que ces phénomènes d’inondation et autres soient élagués de la société. Les inconvénients de tels comportements sont nombreux, notamment le paludisme, les hépatites, le choléra et on en passe. Alors, au boulot chers maires !

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SOULIGNENT L’IMPORTANCE DU DIALOGUE DANS LA RESOLUTION DE LA CRISE

 

Le Gouvernement centrafricain et la MINUSCA ont souligné mercredi l’importance du dialogue pour la résolution de la crise en Centrafrique, à travers l’Initiative de l’Union Africaine (UA) pour la paix et la réconciliation. Au cours de la conférence de presse conjointe des deux institutions à Bangui, les porte-parole du Gouvernement, le ministre de la Communication et des médias Ange Maxime Kazagui, et de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, se sont félicités de la mobilisation et du consensus des partenaires autour de l’initiative, lors de la rencontre de haut niveau aux Nations Unies.

« Des ajustements très positifs ont été faits à New York, en marge de la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Même les partenaires, dont on pense qu’ils mènent des initiatives parallèles, parlent désormais le même langage à savoir l’Initiative africaine », a souligné le porte-parole du Gouvernement. De son côté, le porte-parole de la MINUSCA a ajouté que « les participants ont réaffirmé leur appui au Chef de l’Etat centrafricain pour l’établissement d’une paix durable, la réconciliation nationale et le développement de son pays ainsi qu’aux institutions du pays et ont proposé une redynamisation du processus politique à travers l’Initiative de l’UA, dans laquelle les Nations Unies joueront désormais un rôle plus important en tant que membre à part entière du panel ».

Sur la tenue du dialogue, le ministre et porte-parole du Gouvernement a rassuré que les discussions se poursuivent. « Il n’appartient pas au gouvernement seul de dicter la date et le lieu, mais de s’assurer que le dialogue puisse se tenir dans de bonnes conditions et dans un bon contexte ». A la question sur la levée totale de l’embargo des armes, le ministre a répondu que c’est le souhait du Gouvernement, rappelant que « le Président a fait le plaidoyer, une mission du comité des sanctions des Nations Unies a séjourné dans le pays ». « Il reste désormais à ce comité de faire les propositions et au Conseil de sécurité d’en décider », a souligné le ministre.

De son côté, le porte-parole a exprimé la satisfaction de la MINUSCA suite à l’installation officielle, cette semaine, de deux des cinq nouveaux préfets récemment nommés par décret présidentiel. Il s’agit des préfets de la Nana-Gribizi et du Bamingui-Bangoran auxquels s’ajoutera, le 16 octobre, celui de la Basse-Kotto. Les préfets de la Nana-Mambéré et du Mbomou ont pris leurs fonctions en septembre dernier. « La MINUSCA réaffirme son engagement à soutenir ces représentants de l’Etat dans leurs fonctions conformément à son appui à l’extension et à la restauration de l’autorité de l’Etat », a-t-il affirmé.

Selon le porte-parole, l’appui de la MINUSCA à la restauration de l’autorité de l’Etat porte non seulement sur les représentants de l’Etat mais aussi le redéploiement progressif et coordonné des unités des Forces armées centrafricaines (FACA) formées par la Mission de formation de l’Union européenne en RCA (EUTM-RCA) ainsi que des forces de défense et de sécurité intérieure, conformément à la politique de diligence de l’ONU voulue en matière de droits de l’homme.

 

Minusca

 

 

QUARTIER BEN-ZVI : PEU S’EN EST FALLU QU’UN GARAGE PARTE EN FUMEE A CAUSE D’UN INCENDIE

 

De la fumée, du feu, des éclats, bref c’est le décor d’un incendie ce jeudi 11 octobre 2018 dans un garage proche du rond-point de la Réconciliation. Il était environ 11 heures quand un mécanicien du garage alerte ses camarades pour leur signifier ce danger de mort. Un véhicule de marque Nissan Sunny était amené pour son entretien de routine au garage en question, d’après un mécanicien. A peine le capot ouvert, des étincelles de braise ont commencé à surgir du moteur. Puis cherchant à déceler l’origine du court circuit, le mécanicien s’est fait brûler la main gauche. Les choses ont commencé à devenir très sérieuses lorsque le feu a pris tout  le moteur : impossible de l’éteindre !

Le mécanicien en question s’est éloigné de la voiture et a alerté ses coéquipiers qui ne pouvaient rien faire. Du feu, puis une épaisse fumée s’élèvent vers le ciel. La fumée était visible de très loin. Ensuite, l’incendie s’est propagé à un autre véhicule. Les dégâts ont été considérables : deux véhicules partis en fumée en un laps de temps. Peu s’en est fallu pour que tout le garage qui se situe à côté de l’église « Le phare » sur l’avenue des martyrs parte en fumée.

Les fumées épaisses qui s’élevaient vers le ciel ont attiré les gens qui sont venus se rendre de visu : une véritable tragédie. Bilan, aucun mort mais seulement d’énormes dégâts matériels ont été enregistrés. Le mécanicien en question a eu des contusions sur la peau qui sont dues à l’éclat des pare-brise de la Nissan Sunny qu’il essayait de réparer.

Le propriétaire, quant à lui, est resté bouche cousue, abasourdi. Mais le propriétaire de l’autre véhicule a demandé réparation. Entre temps, le feu qui s’élevait a failli atteindre les fils électriques qui passent au-dessus du garage.

Mais il a fallu l’intervention de la foule qui s’est massée sur place pour arrêter le feu dans sa course. N’eut été leur intervention que le feu aurait embrasé tout le garage, voire tout l’entourage.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

EN UN AN, LA RUSSIE A REUSSI SON PARI : DES REALISATIONS MERITOIRES !

 

Arrivée cinq (5) ans après le début de la crise en RCA, la Fédération de Russie a réalisé bien plus qu’au-delà des attentes du peuple. En effet, en un an, la Russie a réussi son pari. Octobre 2017-Octobre 2018, aucun jour n’est passé sans le relèvement de la RCA, l’avenir laisse présager le bonheur de la nation.

Ce qui a beaucoup marqué le peuple, c’est le redéploiement des FACA, une armée de garnison, dans plusieurs villes du pays, notamment à Bouar, Bangassou, Dékoua, Paoua, Bambari… Ces villes ont connu la quiétude. Tout cela est la résultante de la volonté  politique de deux hommes : Touadéra et Poutine.

Dans les années précédentes, l’Etat dans lequel se trouvait la RCA où l’armée nationale n’existait que de nom, il a fallu l’intercession d’un politique influent au Conseil de Sécurité de l’ONU afin d’obtenir la levée partielle de l’embargo sur les armes en RCA. Il s’agit de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie. Depuis ce jour, ce dernier a fait de Touadéra son ami intime. En effet, lors du forum économique de Sant Petersburg, Touadéra a été l’invitation d’honneur. Un grand honneur qui fait comprendre à quel point la RCA et la Russie sont soudés à vie.

Si aujourd’hui nous voyons les groupes rebelles commencer à courber l’échine, c’est la résultante de l’implication de la Russie dans la résolution de la crise en RCA. En juillet dernier, la Russie a amené les rebelles et l’Etat centrafricain à la table de discussion à Khartoum. De retour dans leur fief, les chefs rebelles se sont automatiquement convertis en disciple. Alkhatim fait pression sur ces propres éléments, surtout les incontrôlés. Les barrières illégales sont démantelées. La circulation routière est revenue à la normale. Tout ressemble à un drôle de rêve. Abdoulaye Hissène se rapproche de plus en plus des commerçants. Parait-il que ce dernier aurait remis une somme importante d’argent aux commerçantes. Cela prouve que ces derniers ont compris que la Russie est prête à passer à des actions militaires pour faire respecter la loi. Ces rebelles ont compris qu’ils pourraient subir le même sort que leurs pairs qui sévissent en Syrie.

Si aujourd’hui les 3R sont devenus nomades dans la Nana-Mambéré, il faut se figurer que c’est grâce aux FACA basées à Bouar et appuyées par les Forces Russes.

En un an bilan satisfait.

Pour le peuple centrafricain, l’heure de la fin du règne des groupes armés a sonné. Car la présence russe en RCA a changé les donnes d’un pays longtemps terni par les violences. Dans certaines villes où les rebelles restent toujours sur leur défense, il suffirait juste du passage d’un jaguar pour voir ceux-ci se retrancher dans leur coquille. Certains rebelles notamment, Abdoulaye Hissène et Alkhatim qui exécutaient sans pitié le peuple  et qui étaient d’ailleurs en passe de marcher sur Bangui, se reconvertissent : le fils prodigue revient à la maison.

Mais le DDRR ?

Une équivoque qui reste encore à lever, c’est le DDRR. Les Russes donnent un coup de pouce au retour de l’autorité de l’Etat. Mais si les rebelles qui se sont convertis ne se laissent pas désarmer, ce serait simplement de la poudre aux yeux.

 

Félicien NZAPAYEKE-MAMADOU

 

 

« IL FAUT UNE ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE QUI MISE PLUS SUR LA DEMOCRATIE, LA BONNE GOUVERNANCE ET LE RESPECT DES DROITS HUMAINS »

 

Ce sont les mots forts qu’a prononcés la canadienne Michaëlle Jean, Secrétaire Générale sortante de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)  et candidate à sa propre succession. C’était à l’ouverture officielle du 17ème sommet de l’OIF, le 11 octobre 2018 à Erevan en Arménie.

A en croire Michaëlle Jean, « après quarante huit (48) ans d’existence et hormis le partage en commun de la langue française entre ses quatre-vingt huit (88) Etats membres ainsi que la promotion et la valorisation de leurs cultures,  cette organisation internationale (OIF) doit miser plus sur la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits humains ».

Nous faisons les nôtres ces préoccupations exprimées par la Secrétaire Générale sortante de l’OIF. Et pour cause ? Sans nous voiler la face, durant quarante huit (48) ans de son existence, cette organisation, de renommée internationale dont la France est la marraine, se préoccupe plus que des questions d’ordre politique dans ses Etats membres. Une manière pour la France de s’ingérer dans les affaires politiques de ces Etats, pour ne protéger que ses propres intérêts géopolitiques et économiques stratégiques, au grand dam des intérêts de leurs peuples. Est-ce normal ?   

Le monde a évolué et les mentalités ont changé. Donc l’OIF a l’obligation aujourd’hui de revoir ses modes de fonctionnement, afin de les adapter aux nouvelles réalités du concert des nations.

A cet effet, nous disons la même chose que Michaëlle Jean : «  L’OIF doit miser plus sur la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits humains dans ses Etats membres ».

Le Petit YEKOA

 

 

 

RCA : la presence russe a Bangui et La presumee querelle de touadera avec Karim Meckassoua

 

« N’oubliez pas la République centrafricaine », a dit en substance Faustin-Archange Touadéra hier, jeudi, à la tribune du 17e sommet de l’OIF. Le président centrafricain a plaidé pour un soutien politique et financier de la communauté internationale à son pays. A la sortie de la cérémonie d’hier, il s’est exprimé aussi sur la présence russe à Bangui et sur sa querelle présumée avec Karim Meckassoua. Faustin-Archange Touadéra répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Vous avez fait un discours en axant sur la communauté internationale et ce qu’elle peut apporter pour la paix dans notre pays. C’est-à-dire ?

Faustin-Archange Touadéra : Comme vous le savez, depuis fin 2012, la République centrafricaine a traversé des moments très difficiles. De mémoire de Centrafricains, on n’a pas connu ça. Maintenant, le peuple centrafricain a montré sa capacité de résilience grâce au soutien de la communauté internationale, dont l’Organisation de la Francophonie. Aujourd’hui, nous sommes dans un processus de paix avec des problèmes de réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés, sous l’initiative de l’Union africaine. Notre vision, c’est que ce processus doit être soutenu par l’ensemble de la communauté internationale. Donc mon appel, c’était que la communauté internationale doit se mobiliser pour soutenir la discussion qu’il y a entre le gouvernement et les groupes armés, qu’il n’y a pas d’autre voie que la réconciliation. Maintenant, il y a d’autres aspects, c’est aussi le développement, le relèvement parce que, pendant cette crise, des écoles, des dispensaires, beaucoup de structures qui pouvaient apporter un soutien à la population, ces structures ont été détruites. Donc il nous faut, on a un programme, une stratégie, le RCPCA [Plan national de relèvement et consolidation de la paix en RCA], et nous demandons que des partenaires se mobilisent autour de cette stratégie pour nous aider. Donc mon appel, c’était mobiliser la communauté internationale, notamment la communauté francophone autour de la République centrafricaine.

 

Dans votre discours, vous avez dit que les 14 groupes armés acceptaient d’entrer dans ce dialogue avec l’Union africaine. Etes-vous sûr de leur bonne foi ? Ne craignez-vous pas qu’il y ait un double langage comme il y a beaucoup eu dans le passé ?

Il y a eu des réunions préliminaires avec le panel où tous les groupes ont participé. J’espère, comme vous le dites, j’espère que ça c’est une dernière fois que nous puissions aller véritablement vers la paix, et que mes compatriotes doivent comprendre que le peuple centrafricain a beaucoup souffert et qu’il est temps que nous puissions aller autour de la table pour que paix revienne définitivement. J’espère que cette fois-ci, c’est la bonne. Comme vous l’avez mentionné, il y a eu beaucoup de rendez-vous manqués. J’espère que ce sera la dernière fois et j’invite mes compatriotes des groupes armés à entendre raison, à saisir la main tendue que je leur ai toujours donnée pour qu’on retrouve la paix une bonne fois pour toutes.

 

Et cette initiative russe pour une réunion à Khartoum, pourquoi n’y avez-vous pas donné suite ?

Cette initiative a été, comment dirais-je, le Soudan et la Fédération de Russie ont voulu apporter un soutien tout simplement. Mais ce n’est pas une initiative parallèle. Et cela a été réaffirmé aussi bien par le ministre des Affaires étrangères du Soudan que par le représentant de la Fédération de Russie, par toute la communauté internationale. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de plusieurs initiatives, mais de la contribution, plutôt du Soudan, pour renforcer cette initiative. Cela va aider à la réconciliation et, vraiment, à cet accord de paix.

 

Que répondez-vous à ceux qui s’inquiètent de la trop grande présence russe dans votre pays ?

La présence des Russes est liée au fait que la Fédération de Russie a bien voulu nous donner gracieusement des armes pour aider à soutenir nos forces de défense et de sécurité qui en étaient vraiment démunies. Et je crois que la place est à tout le monde. La République centrafricaine a des problèmes, a des difficultés et nous demandons à tous les amis de la République centrafricaine de venir l’aider. Il y a de la place pour tout le monde. Il y a beaucoup de défis en République centrafricaine que de nous limiter à cela. C’est un partenaire, d’ailleurs la Fédération de Russie, ce n’est pas la première fois. C’est depuis les années 60 qu’il y a eu la coopération avec la Fédération de Russie. Ce n’est pas aujourd’hui. Donc c’est un soutien que la Fédération de Russie apporte à la République centrafricaine pour la restructuration de ses forces armées, pour aider à une montée en puissance, pour permettre à ces forces armées d’assurer la protection de la population, d’assurer la protection de nos institutions. Non, je pense qu’on soulève beaucoup de questions, mais j’invite tous nos partenaires, nos amis, ceux qui veulent nous aider, de venir soutenir la République centrafricaine. Nous sommes très loin de ces préoccupations géostratégiques et autres. C’est la stabilité, c’est de limiter et de lutter contre la violence. Il y a eu des viols, des tueries. C’est de mettre fin à cela. Et nous invitons nos partenaires à revenir nous appuyer.

 

Beaucoup s’inquiètent d’une querelle à Bangui entre le président de l’Assemblée, Karim Méckassoua, et vous-même…

Il n’y a pas de querelles en ce qui me concerne. Je suis le président de la République, garant des institutions. Donc je suis là pour le bon fonctionnement de toutes les institutions. D’après la Constitution, j’avais une année pour mettre en place ces institutions, c’est ce que j’ai fait. Et notre République, elle est nouvelle. Et donc c’est cette nouvelle République, on doit la mettre en place. Les institutions doivent fonctionner. Ce qui se passe, je pense qu’il y a des problèmes internes au niveau de l’Assemblée nationale. C’est à ce niveau qu’il faut résoudre. Nous, on veut la paix. Le président de la République travaille pour qu’il y ait la paix. Il n’y a pas de discordance, non. Il n’y a pas de confusion de rôle.

 

Vous ne voulez pas faire tomber Karim Méckassoua de son perchoir ?  

Non.

 

 

RFI

 

 

 

 

 

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