Toutes les infos du Lundi 08 Oct. 2018

Cm n 2812 du lun 08 oct 2018

KM5 TRANSFORME EN CHAMPS DE BATAILLE PAR LES GROUPES D’AUTODEFENSES DUDIT SECTEUR : DETONATIONS INCESSANTES D’ARMES LOURDES ET LEGERES

L’on ne manquera de parler du marché Km 5, jadis le poumon économique de la ville de Bangui et même de la République centrafricaine. Depuis plusieurs années, juste après la prise de pouvoir par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia, ce marché très prisé par les Banguissoises et Banguissois, ainsi que la population centrafricaine toute entière, est devenue une jungle, un Far West, en somme, « un couloir de la mort ». Il ne se passe pas un jour sans qu’on entende des détonations d’armes de tout calibre venant de cette partie de la capitale.

En effet, depuis le mardi 02 octobre 2018, un affrontement meurtrier a opposé deux (2) groupes rivaux d’autodéfenses du Km 5. D’après certains compatriotes qui se rendent régulièrement dans cette enclave musulmane, c’est le déchargement d’un véhicule qui a mis le feu aux poudres. A l’issue des affrontements, on a dénombré quatre (4) personnes tuées qui appartiendraient à ces deux groupes d’Autodéfenses. D’autres ont été blessés et conduits à l’hôpital. Il y aurait des civils qui ont reçu des balles perdues. Quand bien même la tension a baissé d’un cran, des tirs sporadiques se font entendre jour et nuit. Apeurés, les habitants proches du Km 5 ont dû quitter leurs habitations pour se refugier dans certains quartiers loin des affrontements. Les commerçants de leur côté n’ont pas ouvert leurs boutiques de peur d’être pris pour cible. Km 5 qui grouillait de monde est sinistre. Les acheteurs des produits et articles au Km 5 ne se sont pas déplacés. Quant aux habitants de ce bastion musulman, ils se sont terrés chez eux. Seuls les éléments de ces groupes rivaux sont visibles dans le parage. Ces drogués se promènent avec des armes, des couteaux, des poignards.

Ce matin du vendredi 05 octobre, la tension a encore monté d’un cran. Les boutiques qui avaient rouvert leurs portes ces deux (2) derniers jours, ont dû baisser leur rideau. Selon certains témoignages des compatriotes, ces malfrats dits Autodéfenses sont sur leurs nerfs. A les voir, ils peuvent s’en prendre à n’importe quelle personne qui se permettrait le luxe de se promener dans les zones sous leur contrôle. Mêmes certains commerçants de bonne foi appellent leurs clients au téléphone pour leur dire de ne pas aller au Km 5. Ce nouveau regain de violence est du à la mort d’un peuhl.

Ces derniers temps, le gouvernement et la Minusca ont déployé d’importants dispositifs sécuritaires autour du Km 5 pour parer à tous débordements et éventualités. Car, vous êtes sans ignorer que, quand un affrontement surgit au Km 5, ces criminels sortent le plus souvent pour commettre des exactions sur les civils dans les quartiers périphériques ou attaquent la paroisse Notre Dame de Fatima. C’est sûrement pour cette raison que le gouvernement et la Minusca ont pris ces dispositions, pourvu qu’elles aient un impact positif sur le vécu des habitants proches du Km 5.

Jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, nos compatriotes continuent de fuir leurs habitations pour se mettre à l’abri du danger, vu la situation sécuritaire qui prévaut depuis quelques jours dans cette dernière enclave musulmane de la capitale Bangui. Ceux qui ont regagné leurs maisons derrière le lycée de Fatima et l’église catholique de Fatima ont déjà plié bagages. Le lycée de Fatima est presque désert ce vendredi, sans oublier l’école Fatima garçons et filles.

« Face à la détérioration de la situation sécuritaire dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, je demande au gouvernement de sécuriser tous les bâtiments scolaires dans les environs immédiats du Km 5 pour permettre à nos enfants d’aller à l’école en toute quiétude », a lancé une femme, mère de deux (2) enfants qui fréquentent le lycée de Fatima. « Nous ne savons plus où aller maintenant à cause des détonations d’armes et des exactions de ces groupes d’Autodéfenses. Le gouvernement et la Minusca doivent agir vite pour mettre fin aux agissements de ces Autodéfenses qui mettent la vie des paisibles citoyens en péril. Pourquoi ne sont-ils pas désarmés ? », s’interroge un habitant du Km5.

Le Km 5 reste et restera-t-il le couloir de la mort ? Nécessité oblige le gouvernement et la Minusca à relancer l’opération Soukoula dans ledit secteur pour mettre fin aux actes barbares de tous les groupes d’Autodéfenses qui y pullulent et sèment la mort et la désolation parmi les populations civiles. Aussi, comme l’a souligné cette dame, il faut déployer les Forces de Sécurité Intérieure autour des établissements scolaires tant publics et privés pour le bon déroulement de cette année académique 2018-2019 dans la capitale centrafricaine, Bangui.

Pour mettre hors d’état de nuire ces bandits de grand chemin, ces drogués du Km5 communément appelés Autodéfenses, la participation et la collaboration active de tous les habitants du Km 5 sont indispensables. Car, sans nous voiler la face aujourd’hui, ce sont ces derniers qui ont engendré les différents groupes d’Autodéfenses qui y sévissent. Et ce sont eux qui doivent tout faire pour aider la Minusca et les FDS à les bouter hors du Km 5. Dans le cas contraire, le gouvernement et la Minusca peuvent tout faire, mais sans la collaboration de ces habitants, rien ne pourra aller dans le bon sens. Car, telle ethnie soutient tel groupe d’Autodéfenses et ainsi de suite. C’est grave ce qui se passe au Km 5. Les habitants du 3ème arrondissement de la ville de Bangui et une partie du 5ème et 6ème doivent prendre leur mal en patience en attendant que le ciel s’éclaircisse sur cette partie de la capitale.

 Détonation d’armes aujourd’hui, accalmie précaire demain, ainsi va la vie au KM 5 !

 

Elkas PATCHANGA

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES REVENDICATIONS DES GROUPES ARMES DEJA SUR LA TABLE DU GOUVERNEMENT

Lors de sa 794ème réunion tenue le 19 Septembre à Addis-Abeba (Ethiopie), le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine s’est intéressé à la situation de la République centrafricaine.

Dans un communiqué rapportant les activités de la 794ème réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, le Conseil a indiqué que les revendications des 14 groupes armés sont déjà sur la table du Gouvernement. « Le Conseil a pris note avec appréciation du travail effectué par le Panel de facilitation, qui a remis, le 31 août 2018, et au Président Faustin-Archange TOUADERA de la RCA, le cahier des doléances et revendications exprimées par les 14 groupes armés de la RCA », précise le communiqué.

Cette information a encore été relayée au sommet de New York pour la 73ème session des Nations-Unies par Smail Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité, Ambassadeur sur la situation en RCA.

Par ailleurs, en vue de créer les conditions nécessaires au dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a demandé aux groupes armés et aux milices d’autodéfense de « mettre un terme immédiat à leurs actions violentes », lit-on dans le communiqué. A cet égard, « le Conseil a appelé tous les groupes armés à s’engager résolument dans les programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion, avec pour ultime objectif la restauration durable de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA », indique encore le communiqué.

Le Conseil s’est félicité des efforts soutenus de l’Union africaine à travers l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, avec le soutien des pays de la sous-région à travers la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), le Cameroun, le Gabon, le Congo, la RDC, le Soudan et le Tchad.

Ainsi, la rencontre de Khartoum, aujourd’hui diversement appréciée, a été qualifiée par Smail Chergui dans son discours à New York « d’une démarche complémentaire à l’initiative africaine pour la paix en RCA ».

Interpelant les acteurs centrafricains à s’approprier pleinement et de bonne foi le processus de paix et de réconciliation, le Conseil a rappelé que les partenaires ne sauraient se substituer aux acteurs centrafricains dans la recherche d’une solution durable aux défis auxquels fait face la RCA depuis tant d’années.

Enfin, « le Conseil a exhorté le Gouvernement centrafricain à examiner et à donner suite avec diligence aux préoccupations exprimées par les groupes armés », lit-on en fin du communiqué.

RJDH

 

 

Assemblee nationale : « on attendait cette destitution depuis

longtemps, les deputes ont beaucoup traine », dixit un diplomate

Abdou Karim Méckassoua est tombé plus bas que terre. L’opinion nationale et internationale est profondément déçue, attristée, d’où un sentiment de «  Y EN A MARE ». La tribune de l’Assemblée Nationale en cette session ordinaire consacrée au budget, la Communauté internationale et les partenaires au développement ont pris d’assaut l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pour s’édifier sur l’avenir financier de la RCA pour 2019. Mais la surprise a été hautement désagréable, insipide. Abdou Karim Méckassoua s’est intégré au budget de l’Etat, devenant une partie intégrante de la loi des finances 2019. Méckassoua est devenu le souci majeur des Centrafricains. Les Ambassadeurs, les institutions financières internationales, les partenaires au développement, la Minusca ont-ils besoin de l’indispensable Méckassoua ?

Les députés ou les élus de la nation utilisent la tribune de l’Assemblée Nationale pour les affaires nationales. L’individu s’efface à la tribune de l’Assemblée Nationale. Il y a un autre cadre interne pour traiter des problèmes individuels. Selon Champignonnade ça et là, la déception est grande, humiliante et déshonorante pour le locataire du perchoir. Certains milieux proches de l’Ambassade de France, expriment leur déception, voire leur dégout. Un diplomate, observateur attentif de la vie politique centrafricaine, a vomi le venin mortel : «  Nous attendions cette destitution depuis longtemps, les députés ont beaucoup trainé ». Abdou Karim Méckassoua, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, n’est plus en odeur de sainteté avec la communauté internationale. Personne ne veut entendre parler de lui. Les députés sont donc encouragés dans leur entreprise de destruction. Méckassoua dégage !

Candidat à la présidentielle, locataire du perchoir après des promesses millénaristes aux collègues députés, Méckassoua a été dénoncé à plusieurs reprises par les ex-Séléka, pour son soutien inconditionnel à l’UPC de Ali Daras. Le général Zoundéko a ouvert le bal des dénonciations depuis Ippy. Des rumeurs de coup d’Etat suivent son ombre. Il n’a jamais pesé dans les violences au Km5 en faveur de la paix. Selon un député que nous avons rencontré, « Méckassoua utilise le budget de l’Assemblée Nationale pour manipuler les députés, leur faisant croire qu’il a suffisamment d’argent, alors que non ». La facture d’abonnement du journal Centrafric Matin depuis 2016, n’a jamais été payée par le service financier de l’Assemblée Nationale. C’est un abonnement officiellement sollicité par la conseillère en communication du Président de l’Assemblée Nationale (PAN). Ce qui constitue un manque à gagner pour la caisse de ce journal. Une autre facture depuis la campagne électorale de 2015, est aussi restée en souffrance. Le Directeur de Cabinet adjoint du PAN a cru s’en servir pour traîner Centrafric Matin dans la boue, au gré de ses caprices. La mauvaise foi ne paie jamais.

« Abdou Karim Méckassoua est l’homme politique à abattre », se complaisent à clamer haut et fort ses partisans. Par qui et pourquoi ? Quel est son score aux élections tant présidentielle que législatives, minables, très minables. Malgré tout, il est parvenu au perchoir, de quoi être très reconnaissant aux députés d’abord et ensuite aux autres candidats à la présidentielle. Malheureusement, l’hémicycle de l’Assemblée Nationale s’est transformée en jungle, en ring, en cirque des gladiateurs. L’audit de l’Assemblée Nationale est formel quant à la non justification de certaines dépenses dont le montant avoisine les 320.000.000F CFA. De la destitution, il faut passer par la levée de l’immunité parlementaire, afin qu’il réponde de ses actes devant la Cour Pénale Spéciale pour crime financier. Pour la population, « les députés ont vendu leur âme au diable, ils doivent en subir les conséquences ». « Le Chemin de l’Espérance » est devenu le Chemin de Golgotha. Ses partisans aussi manquent de discernement et versent dans le ridicule, la moquerie. En tout point de vue, c’est un leader politique qui n’impressionne personne. Karim Méckassoua et ses partisans ne sont que l’ombre d’eux-mêmes.

L’opinion nationale et internationale est acquise à la destitution pour oxygéner l’Assemblée Nationale et promouvoir la vraie démocratie. En voulant mettre en exergue sa propre personne, se faire plus indispensable, se singulariser à la tribune de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua a crucifié son avenir politique. C’est la descente aux enfers pour toujours. L’impatience, la course au pouvoir, tournent définitivement au vinaigre. Il y a beaucoup de députés musulmans à l’Assemblée Nationale qui peuvent occuper le perchoir afin de maintenir l’équilibre géopolitique et géostratégique. Les députés doivent tourner la page et la vie continue au sein de cette noble institution.

 

Julien BELA 

 

 

L’HONORABLE DEPUTE DENIS MODEMADE DOTE LE LYCEE DE FATIMA DES TABLES-BANCS

 

L’honorable député de la 2ème circonscription électorale du 6ème arrondissement de la ville de Bangui, Denis Modémadé vient de voler au secours des élèves du Lycée de Fatima en leur octroyant cinquante (50) tables-blancs flambant neufs. La cérémonie de remise de ces tables-bancs s’est déroulée ce samedi 06 octobre 2018, aux environs de 09heures dans l’enceinte dudit établissement, en présence de madame le maire du 6ème arrondissement de Bangui, du proviseur du lycée et tout le staff dirigeant, du président de l’Association des Parents d’élèves, des autorités locales et de nombreux élèves venus pour la circonstance.

D’entrée de jeu, madame le maire du 6ème arrondissement a remercié l’élu de la nation pour ce geste combien louable pour l’avenir radieux des élèves du lycée de Fatima. Et d’ajouter, « ce don me fait beaucoup plaisir et je m’en réjouis ».

Intervenant à son tour, le proviseur du lycée de Fatima, Jean-Marie Agoutoco a signifié, « Notre joie est grande parce que nous avons un compatriote qui a jeté son regard bienveillant sur nous. Ce lycée, depuis les crises de 2013 qui ont marqué les 3ème et 6ème arrondissements, a vécu des moments difficiles. Nous avons perdu des livres, des matériels didactiques. Nous sommes devenus des exilés internes repartis sur deux (2) sites : écoles Saint Jean et Pétévo.

La dotation du lycée en tables-bancs par l’honorable Modémadé est un geste hautement symbolique. Les élèves que nous représentons vous disent merci. Vous marquez l’existence de futurs citoyens centrafricains et ils ne vous oublieront jamais. Je demande à d’autres compatriotes d’emboiter le pas à notre illustre député car le lycée a besoin de mobiliers et autres. Nous restons trop ouverts à tous les compatriotes qui veulent aider le lycée. Encore une fois de plus, je vous remercie l’honorable pour ce geste salvateur ».

Dans son discours de circonstance, l’honorable député Denis Modémadé s’est dit très ému de la situation dans laquelle se trouve le lycée de Fatima. Il a promis de tout mettre en œuvre avec les autorités en charge de la Sécurité pour le bon fonctionnement du lycée. Il a par ailleurs demandé aux élèves (surtout les filles) de travailler beaucoup pour leur émancipation. En voici un extrait de ses propos : « J’aurais pu faire plus que ça. Mais un adage dit, ‘‘la plus belle femme ne peut que donner ce qu’elle a’’. Je suis très ému de voir le lycée de Fatima aujourd’hui. J’avais étudié dans ce lycée et mes enfants y fréquentent. C’est un petit geste. Je l’ai fait parce que je suis député, père des enfants. Si tout va bien, j’augmenterai le nombre de tables-bancs. Aujourd’hui, je suis député, avocat. Ma fierté sera grande si parmi ces enfants sortent des avocats.

Le lycée et toute son équipe ont été des exilés internes parce qu’il n’y avait pas la sécurité et qu’ils ne peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes. Quand il n’y a pas la sécurité, rien ne peut se faire. Je lance un appel aux ministres de la Défense et de la Sécurité Publique de tout mettre en œuvre pour le bon fonctionnement dudit lycée. Je ferai de mon mieux pour me rapprocher de ces autorités. Je prendrai toutes les dispositions pour que les élèves vaquent librement à leurs études.

J’encourage ceux qui veulent aider le lycée à le faire car ils contribueront à son essor. Je veux que les filles sortent des magistrats, des docteurs… Vous, les filles, êtes venues à l’école pour étudier car un enfant qui n’est pas éduqué, instruit, n’a pas d’avenir. Je participerai à l’organisation de remise de prix aux meilleurs élèves… ».

Le dernier intervenant, le président de l’APE du lycée de Fatima, Bruno Momouloala a remercié l’honorable pour ce geste combien louable et symbolique qui les a marqués. Aux élèves et au représentant de l’Inspection Académique de Bangui (IAB), il s’est adressé à eux en ces termes : « Chers élèves, je vous exhorte à bien les utiliser. Quant à vous représentant de l’IAB, le lycée de Fatima attend de vous ce geste. Un table-banc pour un élève, comme l’a annoncé le président de la République... ».

Après toutes ces allocutions, place était faite à la remise symbolique des tables-bancs par le député Denis Modémadé au président de l’APE qui, à son tour, a passé la main au proviseur du lycée. C’était la visite des lieux par les personnalités qui avait bouclé la boucle. Notons en passant que la remise de ces tables-bancs au lycée de Fatima par l’honorable Modémadé est intervenue après celle de l’actuel 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, député de Bimbo 2, Jean Symphorien Mapénzi, dans les années écoulées.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA RENCONTRE DE HAUT NIVEAU SUR LA RCA ET L’INITIATIVE DE PAIX ET DE RECONCILIATION ABORDEES PAR LA MINUSCA

La réunion de haut niveau sur la République centrafricaine (RCA) tenue jeudi dernier à New York en marge de la 73e assemblée générale des Nations unies, ainsi que l’Initiative de l’UA pour la paix et la réconciliation en RCA ont été au centre de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA. La rencontre avait réunie le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission africaine, Moussa Faki, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra, et de nombreux partenaires. 

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a rappelé que lors de cette rencontre, tous les partenaires de la RCA ont exprimé leur soutien au processus politique en cours dans le pays, en particulier à l’initiative africaine. A cet effet, il a rappelé les déclarations à la presse, à la fin de la réunion, du Président centrafricain Faustin Archange Touadéra, selon lequel “un appui fort a été donné à l’Initiative soutenue par l’UA et la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), qui fédère toutes les initiatives et qui a le soutien du Gouvernement et du peuple centrafricains” ainsi que du Commissaire paix et sécurité de l’UA, Smail Chergui, pour qui les efforts entrepris à Khartoum “sont complémentaires et ne sauraient remplacer l’Initiative africaine qui reste la seule qui doit fédérer tous les efforts qui doivent permettre aux groupes armés de signer un accord de paix avec le gouvernement, de remettre leurs armes et de s’intégrer dans l’effort de développement du pays”. Pour sa part, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a qualifié l’Initiative de l’UA de moteur et référence “s’agissant des efforts politiques” en RCA et indiqué que les “Nations unies vont doubler d’efforts pour soutenir encore davantage et de manière conjointe cette initiative. La MINUSCA est en train de renforcer ses capacités afin d’être mieux en mesure de soutenir les efforts politiques, les efforts de dialogue conduits par le panel”, selon le porte-parole. 

Le porte-parole est également revenu sur la validation de la stratégie nationale et d’élaboration d’un Plan d’action national sur la gestion et le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC), lors d’un atelier organisé par la Commission nationale de lutte contre les ALPC du 25 au 27 septembre 2018 à Bangui, avec l’appui de la MINUSCA à travers UNMAS. Le plan permettra de déterminer les priorités et les modalités nécessaires pour soutenir financièrement et techniquement des programmes spécifiques sur les ALPC. Au chapitre droits de l’homme, le porte-parole a indiqué qu’entre le 26 septembre et le 1er octobre 2018, la MINUSCA a documenté 44 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 51 victimes. Pour sa part, le porte-parole de la Force, major Mohamed Ouabed, a déclaré qu’à l’Est de la RCA, en dépit du climat de tension et les actes de violences récents, un calme progressif s’installe. « Grâce à des patrouilles robustes, les casques bleus ont pu sécuriser et rassurer les populations », a indiqué le porte-parole, ajoutant que des opérations conjointes MINUSCA-FACA se poursuivent à Bangassou ainsi qu’au niveau des axes Obo-Mboki, Obo-Bambouti et Obo-Djema. 

De son côté, le porte-parole de la Police de la Mission, capitaine Franck Gnapié, a annoncé l’opération de recherche d’armes et de criminels dans le camp de déplacés de PK3, à Bria ainsi que dans un quartier de la ville. « Le 26 septembre, avec l’appui de la Force, la Police de la MINUSCA a poursuivi son opération dans les endroits suspects du camp. Deux individus ont été appréhendés et quatre armes artisanales ainsi que cinq couteaux de combat ont été saisis. Les casques bleus ont également fait une descente au quartier Amameu, où des mouvements suspects de groupes armés avaient été signalés. Sur place, cinq hommes ont été appréhendés puis relâchés après vérification », a-t-il dit. Le porte-parole a par ailleurs indiqué que la composante Police avait renforcé les capacités de policiers et de gendarmes centrafricains basés à Bangassou, lors d’une formation sur l'utilisation de la force dans les opérations de maintien d’ordre. 

 

Minusca

 

 

LES ETATS-UNIS FONT DON DE 16,85 MILLIONS DE DOLLARS POUR LUTTER CONTRE LA FAIM EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) salue la contribution de 16,85 millions de dollars du United States Agency for International Development (USAID) destinée à fournir une assistance en République centrafricaine où des années de conflit ont bouleversé la vie de millions de personnes.

 Cette contribution octroyée par le bureau Food for Peace de l’USAID permettra de porter secours à plus de 528 000 personnes à travers des fournitures de vivres et de coupons alimentaires. Plus de 165 000 enfants issus de communautés extrêmement vulnérables à travers le pays bénéficieront aussi d’une alimentation scolaire d’urgence. En République centrafricaine, les Etats-Unis sont le premier donateur à soutenir la réponse du PAM.

« Nous remercions les Etats-Unis pour cette contribution qui témoigne de leur soutien indéfectible aux familles les plus vulnérables à un moment où elles en ont particulièrement besoin », a déclaré le Représentant et Directeur Pays du PAM Gian Carlo Cirri. « La faim est aujourd’hui un danger réel pour près de la moitié de la population après cinq années de conflit en République centrafricaine. Ce n’est pas le moment d’abandonner les familles centrafricaines vulnérables ».

« Les Etats-Unis sont particulièrement préoccupés par la situation humanitaire en République centrafricaine et cette contribution témoigne du souhait évident de notre pays à alléger les souffrances auxquelles des millions de centrafricains pauvres et vulnérables font face », a indiqué David P. Brownstein, Chargé d’Affaires à l’Ambassade des Etats-Unis à Bangui. « L’USAID est heureuse de continuer à travailler avec le PAM pour apporter une assistance aux populations les plus vulnérables en République centrafricaine ».

Des foyers de tension continuent à émerger dans le pays, provoquant de nouveaux déplacements de populations ainsi qu’une forte augmentation des besoins humanitaires. Ajouté à cela, cinq années consécutives de baisse des récoltes exacerbée par le dérèglement des marchés et la baisse du pouvoir d’achat qui compromettent les possibilités pour les familles de se nourrir.

En dépit de difficultés énormes liées à l’accès aux personnes dans le besoin dans un contexte où la violence contre les humanitaires a connu une forte hausse, le PAM est en train d’intensifier ses interventions pour atteindre 1.1 million de personnes à travers des initiatives visant à apporter une assistance alimentaire immédiate aux communautés tout en encourageant leur participation à des activités de relèvement pour mettre en place des systèmes durables de production alimentaire.

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Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, ce sont des vies sauvées dans l'urgence et des vies transformées par le développement durable. Au Programme alimentaire mondial, nous intervenons dans plus de 80 pays pour nourrir les millions d'hommes et de femmes touché(e)s par les conflits et les catastrophes, et pour jeter les bases d'un avenir meilleur.

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PAM

 

 

La RCA va-T-elle briser le cycle vicieux de la main tendue

A la CommunautE internationale ?

Il suffit de suivre les médias publics pour se rendre compte que la République centrafricaine est un pays éternellement assisté par la Communauté internationale. La RCA, ce pauvre pays aux « cadres incompétents », a besoin en permanence et de façon durable d’une assistance multiforme, parfois de ses voisins remplis des intentions machiavéliques (Tchad, Congo-Brazzaville).

La Centrafrique bénéficie plus de ses partenaires qu’il ne leur donne. Les accords-cadres, de dons, de prêt ou de financements conclus entre la RCA et un pays tiers, sont toujours en faveur de la RCA. Le pays tend la main du mendiant même aux petits pays géographiquement comme le Gabon, le Congo-Brazzaville, le Rwanda, etc…

Cela devrait constituer une honte pour nos politiques tant de l’opposition ou du gouvernement.

 

La Centrafrique, dernière d’Afrique sur le plan éducatif  

Combien d’étudiants d’autres pays africains et européens viennent poursuivre leurs études supérieures en Centrafrique ? Jamais des étudiants étrangers économiques (niveau social élevé) ne sont venus étudier à l’Université de Bangui ou dans d’autres établissements supérieurs privés du pays. Alors que chaque année, sans honte ni scrupule, les ministres des Enseignements Techniques et Supérieurs envoient des centaines sinon des milliers de jeunes centrafricains au Maroc, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en RDC, au Ghana. Pourquoi les orienter là-bas ? C’est simplement parce que le système éducatif centrafricain est le plus moribond d’Afrique.

 

Sur le plan sanitaire, agricole, touristique, la RCA au bas de l’échelle

Beaucoup de médecins centrafricains ont étudié en France, en Russie et en RDC. Le contraire n’existe pas. Que d’accords de partenariat en la matière à travers lesquels les ministres racontent leur vie devant les médias que : « La RCA doit être un exemple de réussite nationale prenant pour modèle d’expérience le Rwanda. En matière d’élevage, le Tchad ; en matière infrastructurelle, la Chine ;  en matière agricole, le Burkina Faso  etc. ».

La question que se pose le centrafricain lambda, est celle de savoir pourquoi la RCA ne peut s’imprégner des exemples de pays ayant connu les mêmes crises militaro-politiques pour sortir de son propre bourbier où elle est empêtrée depuis les indépendances ?

Tenez, le Rwanda sort d’il y a à peine 20 ans d’un génocide ayant détruit tout son tissu économique et social, mais il s’est reconstruit et devenu l’un des pays le plus dynamique d’Afrique. Quel est le miracle du Rwanda, pays ne disposant pas de pétrole ?

Lors du dernier sommet Chine-Afrique, la RCA a obtenu des promesses de dons dans différents domaines ( énergétique, routier, humanitaire et sécuritaire ) de la part de son partenaire.

L’on se demande, sans ses partenaires, que serait devenue la RCA ? Quelle est cette incompétence notoire et endémique qui gagne les dirigeants centrafricains depuis des décennies ?

Les dirigeants centrafricains doivent en prendre conscience. Pendant que nos voisins travaillent, avancent, nos dirigeants se concentrent sur les affaires politiques, passent leurs temps sur l’assainissement du climat politique et multiplient des stratégies sur la destruction du pays et l’accaparement du pouvoir par les armes. Quel bassesse d’esprit !

Sinclair ARIES

 

 

L’Organisation des Nations Unies : une coquille vide

La question a fait débat en marge du 73ème Assemblée générale de l’ONU, fin septembre dernier à New-York où certaines politiques ont souligné l’impuissance de cette organisation (ONU) au Yémen, en Syrie, en Palestine, en RD-Congo, en Centrafrique, etc.  Faut-il supprimer le droit de véto ? Revoir le mandat des forces onusiennes de maintien de la paix ?

Décryptage et analyse d’une organisation en déclin

Selon Jean Marc Henry (expert spécialisé sur le marché africain), «Les Nations unies doivent d'urgence, pour retrouver un semblant de crédibilité, redevenir une organisation de démocraties unies, excluant toute possibilité aux régimes totalitaires de pouvoir, influer sur la "bonne marche" du monde. Les dictatures devraient être exclues des Nations Unies. A défaut, il conviendrait que les démocraties quittent cette organisation totalement discréditée pour refonder une alliance vouée à la défense de la démocratie et des libertés dans le monde, dont les nouveaux membres ne seraient acceptés que par un processus de cooptation sévère.

A défaut, L'ONU restera un "machin" sur lequel les démocraties devront s'asseoir pour préserver leurs intérêts légitimes et se défendre contre les nouvelles menaces qui leurs sont opposées.

Le Conseil de L'ONU est censé élire des membres engagés dans la lutte pour les droits de l’homme et qui en respectent les standards de base. Or, ce sont les régimes qui piétinent ces mêmes droits qui font la loi.

Pour moi, L'ONU est une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui font des droits de l’homme un sujet de moquerie.

L'ONU gardez vos drapeaux et banderoles, sortez plutôt les brassards et cercueils ». Ce point de vu, sonne comme un véritable pied de nez à l’ONU !

Interloqué par cette question, qui passionne bon nombre de centrafricains, ainsi que les peuples du monde, toujours considérés comme les parents pauvre de cette puissante organisation.

Notre reporter a pu recueillir quelques avis des citoyens lambda :Pour Irma Lewoua,« L’ONU a perdu sa crédibilité du moment où elle a failli à son rôle de préserver la paix dans le monde entier et notamment dans les pays arabes complètement détruits par la guerre soit disant contre le terrorisme le manque de respect des droits de l’homme la démocratie qui n’existe nul part donc une organisation qui ne sert absolument à rien».

« D'abord je commence par vous remercier Jean Marc Henry pour l'énergie fournie sur cette analyse pertinente et sage et qui, en dépit de toute partie prise, doit être un sujet de réflexion. Dans le souci de préserver et maintenir la paix dans chaque nation dans le monde, l'objectif de chaque âme vivante doit porter sur la destitution de cette institution qui ne fait que piétiner la dignité de l'humanité en introduisant des troubles au sein des peuples innocents. », « Les objectifs premiers de cette institution étaient, après les années de guerres mondiale, de ramener la planète vers une quiétude sociale et trouver les moyens de faire avancer les nations. Mais au jour d'aujourd'hui, les États membres des postes clés de cette institution ont préféré maintenir les autres États dans des guerres interraciales tout en y profitant, par le pillage, de s'approprier des biens de ces États victimes ..... C'est tout à fait devenu une question de business entre États forts et magouilleurs.... », renchérit Dieu Bénit Bité.

Pour boucler la boucle, Armel Gbongoude conclut :« Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais déjà supprimé l'ONU du continent africain. On nous prend pour des moutons tout simplement. Démocratie et Droit de véto sont contraires. Des hypocrites sans fin ! »

Une chose est sûre, l’ONU fonctionne aujourd’hui à deux vitesses, où les puissants s’arrogent le droit d’envahir les pays pauvres par les Casques bleus après y avoir allumé les mèches et laisser brûler les pays.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

L’OPERATION COUP DE FORCE DE LA MDB : QUI POUR UN SUIVI ADEQUAT ?

Bangui, capitale de la République centrafricaine, connaît un changement de décor. Il s’agit de l’opération « coup de force » lancée par la Mairie De Bangui (MDB). Cette opération vise à démolir les kiosques installés anarchiquement aux abords des avenues de Bangui.

Cette opération est conjointement menée par la MDB, la police et la gendarmerie centrafricaines. Au quartier Combattant, l’opération a connu un véritable succès malgré l’entêtement de quelques propriétaires des boutiques installées anarchiquement. Au marché combattant où règne un taux accru de banditisme et d’incivisme, il a fallu la présence de l’OCRB pour dissuader les bandits qui s’y opposaient. Tous les kiosques et boutiques se trouvant à quelques centimètres ou à moins de 05 mètres étaient ipso facto rasés par un tracteur, une véritable table-rase. Pour le Centre-ville de Bangui, cette opération s’est pareillement bien déroulée, aucun incident majeur n’est à déplorer. L’on peut trouver désormais de l’espace pour bien circuler.

Mais de retour au quartier Combattant, l’on peut déjà entendre des plaintes des victimes de cette opération. Charles avait installé son kiosque juste après le canal du marché combattant. Ce dernier vendait des paires de chaussures, des produits de beauté et des vêtements. Il s’est plaint du comportement de la Mairie de Bangui. « Je n’arrive pas à comprendre pourquoi la mairie s’est levée d’un bond et a commencé à nous chasser comme des chiens. Elle devait nous trouver un nouveau cadre pour vendre comme au quartier Lando dans la commune de Bégoua », déplore-t-il. Cependant, bien avant d’entamer cette opération, la mairie de Bangui avait pris le soin d’aviser ces vendeurs. En sillonnant la ville de Bangui, la police municipale, à l’aide d’un mégaphone, a sensibilisé ces derniers.

A Bangui, l’on a plusieurs fois assisté à ces types d’opérations. Au temps de l’ancien maire Ngombé-Ketté, cette opération était de grande envergure. Depuis quelques années, ces installations ont repris du poil de la bête. L’actuel maire de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo tente avec plus ou moins de bonheur d’emboîter le pas à l’un de ses prédécesseurs, un acte méritoire d’ailleurs. Mais ce qui pose problème, c’est un suivi adéquat de cette opération.

En effet, il est à déplorer qu’après ces types d’opérations, il est difficile que la municipalité de Bangui veille à ce que ces vendeurs y reviennent. Ce qui laisse l’opportunité à ces derniers d’y revenir et d’installer leurs commerces sans s’inquiéter. Ce qui en principe ne devrait pas être le cas. Il faut noter par ailleurs que nul n’est au-dessus de la loi. La loi c’est loi, alors respectons-la !

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

 

VILLE DE GAMBOULA : QUAND L’ABSENCE DES FACA IMPACTE

L’absence de l’autorité de l’Etat sur certaines parties du territoire reste un défi majeur pour les autorités centrafricaines. Depuis le début de la crise, les groupes rebelles germent et poussent comme des champignons. Avec à leur actif des tueries, enlèvements et bien d’autres forfaits.

Gamboula, une ville centrafricaine contrôlée par les rebelles Siriri, est depuis quelques jours le théâtre de toute sorte de barbaries. Le groupe rebelle portant le nom de la paix prend plutôt le contre-pied de la paix. Ces derniers sèment la désolation dans cette ville perdue de contrôle par l’Etat. Il y a quelques jours, plus de 3 personnes ont été kidnappées par cette rébellion. Les personnes sont des habitants de ladite ville. Les circonstances de ce kidnapping sont encore inconnues jusqu’alors. Mais une source raconte que ce groupe rebelle kidnappeur exécute souvent leurs victimes.

La stupeur règne dans cette ville où l’Etat est quasi-inexistant. Pour se déplacer, il faut une prudence maximale, car Siriri est aux aguets pour des enlèvements. Les autorités locales se plaignent de la situation de la ville où aucun élément de l’Armée nationale n’est présent pour sécuriser la ville.

Le redéploiement de l’armée de garnison comme le veut le chef de l’Etat va bon train. Plusieurs villes vivent déjà sous l’aile protectrice des FACA. L’absence de l’armée nationale dans certaines parties du pays impactent négativement la vie du peuple. Les autorités de Gamboula ainsi que la population ne réclament que la présence des FACA qui fera dissiper la terreur. Comme dans certaines villes où les FACA ont été redéployées, la peur a changé de camp. A Bangassou, Bambari, Bouar, Dékoa et autres, les groupes rebelles se sont repliés dans leur carapace. A Gamboula où se pose aussi un problème d’infrastructure routière, il est difficile de circuler sans problème en véhicule ou en moto, d’après nos sources.

L’insécurité battant  son plein, la population se dit abandonnée à son triste sort. La présence des FACA est réclamée de part et d’autre en Centrafrique. Les Russes sont à pied d’œuvre pour la formation et le redéploiement des FACA, un redéploiement progressif. Depuis le 10 décembre 2012, les villes ont commencé par tomber aux mains des groupes rebelles, d’abord Bria ensuite Bambari. Les FACA n’y étaient plus. Et l’embargo qui pèse sur les armes en RCA, enfonce le clou. Le président Touadéra plaide toujours pour la levée de cet embargo. La Russie non plus ne lâche pas prise. Mais les rebelles n’en ont cure. A vrai dire, ils s’entêtent pour voir un jour les FACA se déchaîner. Ces rebelles n’ont que crimes à leur actif : tueries, meurtres, viols, pillages et autres. Le cri de cœur des habitants de Gamboula nécessite une action concrète et rapide du gouvernement. Ces habitants sont aussi citoyens centrafricains qui ont droit à la protection et à la vie.

Pour ces personnes enlevées par le groupe rebelle Siriri, leur sort reste à craindre. Il suffit de redéployer les FACA pour que ces exactions soient bannies dans certaines villes de la RCA qui sont assiégées par les groupes rebelles.                              

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

 

 

 

LA BANQUE MONDIALE

BIRO • IDA | GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Banque mondiale octroie 53 millions de dollars américains pour le renforcement du système de santé en République centrafricaine

 

BANGUI, 04 octobre 2018 - Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le 27 septembre dernier à Washington un don d’un montant de 53 millions de dollars américains, dont 43 millions de l’association internationale de développement (IDA) et 10 millions du Mécanisme de financement mondial (GFF), au titre du projet d'appui et de renforcement du système de santé, dénommé SENI - ce qui veut dire santé en langue locale.

SENI a pour ambition d'accroître l'utilisation et d'améliorer la qualité des services de santé essentiels dans les zones ciblées sur le territoire centrafricain (régions 2, 3, 4, 5 et 6).

« SEM vise principalement lès femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans ainsi que les victimes de violences à /'encontre des femmes », explique Driss Zine Eddine El Idrissi, chargé du projet à la Banque mondiale. « Le projet soutiendra le gouvernement à fournir des soins de santé gratuits aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans ».

Au total, 392 établissements de santé dans 15 districts sanitaires, dont 20 hôpitaux de district, seront directement soutenus par SENI, avec une couverture de près de 44% de la population.

« SENI appuiera également le gouvernement centrafricain à renforcer son système de santé », assure Robert Bou Jaoude, Représentant Résident de la Banque mondiale en République centrafricaine,

« car le projet permettra au Ministère de la Santé de renforcer ses capacités institutionnelles en vue d'améliorer sa gouvernance, le financement de la santé, le système d'information sanitaire et la politique des ressources humaines du secteur ».

La mise en œuvre du projet SENI est prévue sur trois ans (2019-2021).

Contacts :

À Brazzaville : Franck Bitemo, +242-22-81-33-30, fbitemo@worldbank.org

 

Pour plus d’information sur le travail de la Banque mondiale en République centrafricaine, visiter :

http://www.banquemondiale.org/fr/country/centralafricanrepublic

 

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Communiqué de presse

2019/02 3/AFR

 

 

AUTONOMIE DU SAHARA MAROCAIN, UN PLAN « SERIEUX, CREDIBLE ET REALISTE », SELON LES ETATS-UNS

L’Autonomie du Sahara marocain est une solution politique proposée par le Royaume du Maroc, afin de mettre un terme définitif à la crise séparatiste de la pseudo « RASD ». Le journal polonais en ligne Polskie Media, commente la position américaine dans cette crise, en déclarant que, « le Maroc est un allié fiable et stratégique des Etats-Unis qui apportent un « soutien total » à la proposition marocaine d’autonomie du Sahara, la qualifiant de plan « sérieux, crédible et réaliste ». Et le journal de poursuivre, « la proposition marocaine d’autonomie qui bénéficie du soutien du congrès américain, reflète l’engagement du Maroc en faveur d’une solution politique à la question du Sahara marocain et d’un règlement pacifique de ce conflit artificiel, ainsi que la réalisation du bien-être social et de prospérité économique aux populations des provinces du Sud du Maroc ».

Le journal relève à ce propos que le congressman républicain Joe Wilson, ainsi que ses collègues Calos Curbelo (Républicain) et le démocrate Gerry Connolly, ont introduit un projet de loi à la chambre des représentants, dans lequel ils condamnent la collusion entre le mouvement Séparatiste du Polisario et le Hezbollah, une alliance qui cherche à semer la déstabilisation en Afrique du Nord. Le texte appelle le Président Donald Trump, le Secrétaire d’Etat, Mike Pompéo et la Représentante des Etats-Unis à l’ONU à soutenir les efforts des Nations Unies visant un règlement pacifique à la question du Sahara. Ils ont également  pointé du doigt les visées déstabilisatrices de l’Iran et de son allié, le Hezbollah, en Afrique du Nord.

Les Congressman ont également réaffirmé la relation qui unit les Etats-Unis et le Maroc en révélant que « le Royaume du Maroc a été la première nation à reconnaître les Etats-Unis d’Amérique en 1777 et demeure un allié stratégique important et un partenaire pour la paix au Moyen Orient et en Afrique du Nord ». Le projet de loi réaffirme le soutien au plan marocain d’autonomie qu’il qualifie de « sérieux, crédible et réaliste » et qui constitue « un pas en avant en vue de satisfaire les aspirations des populations du Sahara à gérer leurs propres affaires dans la paix et la dignité ». Le congressman Joe Wilson l’a affirmé sur son site officiel, tout en condamnant les récents agissements du Polisario, « une organisation terroriste financée par l’Iran ».

L’introduction de ce projet de loi intervient suite aux démarches effectuées par la diplomatie marocaine qui a présenté des preuves attestant la collusion avérée entre le Hezbollah, allié de l’Iran et le mouvement séparatiste du Polisario, une alliance qui veut semer la déstabilisation en Afrique du Nord.

C’est le même combat que mène la RCA face aux velléités de sa partition par la rébellion Séléka, manipulée par des forces obscures. L’engagement ferme et la détermination sans relâche du Royaume du Maroc pour conserver ce qui lui appartient, ne datent pas d’aujourd’hui. L’intégrité du territoire national ne se négocie pas. Les velléités séparatistes et partitionnistes n’ont aucun droit de cité dans ce monde du 21ème siècle, conjuguant la paix, la prospérité et l’entente entre les peuples de la planète.

Julien BELA

 

 

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