toutes les infos du Jeudu 29 Novembre 2018

Cm n 2849 du je 29 nov 2018

 

 

VIOLATION DE L’ESPACE AERIEN ET LA SOUVERAINETE DE LA RCA,

PAR DES AVIONS DE GUERRE FRANÇAIS : « UN CRIME SPATIAL » POUR LA CPI

Les Centrafricains sont massacrés à Batangafo, Bambari, Alindao, alors que la France distrait la galerie avec ses avions de chasse « Mirage 2000 ». Les Centrafricains n’ont-ils jamais vu des avions de guerre ? Le père Noël est encore trop loin et même le poisson d’avril. De quelles autorités « onusiennes et centrafricaines » parle la France ? « La France est toujours engagée en Centrafrique ». Mais où ? Parmi les cadavres ou les vivants ? Nous ne voyons pas la France mais des manœuvres dilatoires d’intimidation, de forcing, de terreur. La Minusca a toujours été le cache-sexe de la France. Les Centrafricains ont trouvé mieux ailleurs par la grâce de Dieu. Que les français nous laissent tranquilles. N’est-ce pas Le Drian qui disait à la plateforme religieuse que « la France mettrait la RCA à feu et à sang »? De quel Centrafrique parle la France ? Ce survol de l’espace aérien centrafricain est une violation de la souveraineté de la RCA. C’est un crime spatial. La France veut-elle s’imposer par la force à un Etat libre, indépendant et souverain ?

De mémoire de journaliste, la France est le pays membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, à s’opposer aux armes anti-aériennes, composantes des armes chinoises. Il n’y a certes pas de fumée sans feu. Doit-on s’étonner du survol du territoire centrafricain sans aucune autorisation du Conseil de Sécurité, encore moins des autorités centrafricaines harcelées à mort par le négrier et esclavagiste, Jean Yves Le Drian ? Si la France veut la guerre, les Centrafricains l’affronteront les mains nues, jusqu’à la dernière goutte de sang. La Communauté internationale, à travers le Conseil de Sécurité, a autorisé la Russie qui est non seulement présente, mais en plus, forme les FACA au top niveau. La Russie a aussi des avions de chasse, toute l’armada de guerre nécessaire pour sortir la RCA du gouffre où la France l’a plongée. La France a beaucoup à faire au Sahel, Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad. Le centre du Mali est à feu et à sang, y compris le Burkina Faso, le Niger où des experts en hydraulique viennent d’être massacrés. Le Tchad doit faire face à Boko Haram et à une rébellion dans le Nord du pays, principalement dans le Tibesti. La France n’a pas les moyens de résoudre tous ces conflits et les morts se comptent par milliers tous les jours. Deby Itno est allé en Israël pour chercher mieux que la France. « Chaque dirigeant doit défendre les intérêts de son pays a déclaré Donald Trump, à la tribune de l’ONU.

La Russie a accepté d’aider le peuple centrafricain meurtri et méprisé par la France. Elle  doit aller jusqu’au bout avec le peuple centrafricain pour la reconquête totale de la paix, de la stabilité et de l’intégrité du territoire centrafricain. La Russie en a les moyens. Elle n’a pas demandé au monde entier de voler au secours de la RCA, comme la France au Sahel. La Russie est en RCA pour former les FACA, une armée nationale courageuse, dynamique et intrépide. Les Centrafricains sont satisfaits de la formation de leur armée. Cependant, il faut des armes de tous calibres pour leur opérationnalité et leur déploiement sur le terrain. Les Centrafricains n’ont pas besoin d’une autre force militaire, fut-elle française. C’est l’armée centrafricaine qui doit monter en puissance, techniquement, physiquement et matériellement. Le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis l’a dit haut et fort : « La RCA doit être militairement indépendante et souveraine. Elle ne doit plus faire appel à une autre armée pour venir la défendre ». Les Centrafricains n’ont pas besoin de pilotes français pour venir « faire des exercices » de m’as-tu-vu. Nous voulons des pilotes centrafricains pour les avions de chasse, les hélicoptères, les sous-marins au sein du corps amphibie des FACA. La RCA peut construire des sous-marins pour l’Oubangui, afin d’assurer sa sécurité fluviale, une frontière naturelle. Les Etats-Unis, la Chine et plusieurs pays notamment africains, veulent voler au secours des FACA en logistique. La France incapable d’assurer la sécurité au Sahel, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, tourmente la RCA, perturbe les autorités centrafricaines dans leur quête de la paix, les terrorise, les menace, les intimide.

En quoi le survol du territoire centrafricain a arrêté les massacres ? Les groupes armés ont-ils déposé les armes parce que les avions de chasse français ont survolé la RCA ?  La Minusca, la France sont dans le même sac à crabes. Les Centrafricains veulent seulement voir les FACA gonflées à bloc, capables de défendre l’intégrité de leur pays, la libre circulation des personnes et des biens. La France exhibe ses avions de Chasse, alors que le centre du Mali est à feu et à sang, comme la RCA. La France n’est-elle qu’une puissance militaire en Afrique ? Et surtout en RCA ? L’Afrique se globalise et avec elle la RCA. La France n’est plus la mère-poule aux yeux rouges. La RCA a besoin de toutes les nations de la planète pour soutenir la paix, la sécurité, la stabilité, la liberté, l’indépendance, la souveraineté, gages d’un développement harmonieux.

Le président Touadéra l’a si bien stigmatisé, « il y a de la place pour tout le monde » et donc, aucune nation ne doit être exclue. Le retard économique, social, sanitaire, éducatif, énergétique, est la résultante de la politique française depuis 58 ans et le bilan est criminel, pure négation de la dignité humaine. De petits leaders politiques, sans culture politique, mènent des débats de bas étage, parlant de « compétition négative », parce qu’ils comptent sur la France pour représenter quelque chose.  Paradoxalement, le même leader politique reconnait avoir dit à Le Drian que « ce départ, c’est trop tôt ». Pourquoi Le Drian a refusé d’entendre toutes les plaidoiries ? Pourquoi la France s’est retirée ? Doit-on vouer un culte à la France, au nom de quoi ?

Quand la chaise est vide, quelqu’un d’autre l’occupe. Faut-il parler de « compétition négative » ? Le niveau d’analyse ne reflète pas son auteur. Mieux encore, l’Assemblée Nationale dont il est membre, vient d’envoyer un mémorandum aux Nations Unies. Bien que député, il préfère patauger dans le yaourt, c’est l’opposition en Centrafrique, jamais de la hauteur. Il a fallu que Abdou Karim Méckassoua soit destitué pour que l’Assemblée Nationale joue pleinement son rôle de représentant du peuple. C’est triste. Il est donc temps de laisser la Russie nous bâtir une armée digne de ce nom, capable de défendre le territoire et son peuple. Les armes anti-aériennes ne sont pas des armes nucléaires, interdites par des conventions sur lesquelles veille l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). L’Armée nationale (FACA), ne doit pas attendre la guerre pour se doter d’armes anti-aériennes. Il y a une armurerie qui doit être complète et bien garnie. Toutes les armes ne seront pas utilisées contre les groupes armés. D’ailleurs, beaucoup ont intégré le programme DDRR. Seuls les récalcitrants seront sous contrainte des armes et de la force. La France n’est pas une puissance comme la Russie. La RCA doit avancer, bouger, par elle-même.

 

Julien BELA

 

 

QUI VEUT PROFITER DU MESSAGE DU CARDINAL POUR BOYCOTTER LA CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE DU 1er DECEMBRE ET DE LA JMA A BAMBARI ?

Les ennemis de la paix profitent des événements qui se déroulent au Km5 et du message du cardinal pour semer le trouble au sein de la population banguissoise. Selon des rumeurs folles qui circulent, une attaque serait prévue lors de la célébration de la fête nationale du 1er décembre qui aura lieu le samedi prochain. D’autres rumeurs font état de ce que la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) prévue à Bambari ne pourrait avoir lieu, parce que Ali Darassa et ses éléments se prépareraient à boycotter cette cérémonie. Que gagnent ceux-là qui se versent dans ces rumeurs folles pour troubler le peuple centrafricain ?

Ce qui se passe au Km5 n’a rien à voir avec la célébration de la fête nationale du 1er décembre. Niméry Matar Djamous alias Force veut manipuler la population du Km5 pour le soutenir à travers «la ville morte » qu’il a décrétée suite à la destruction de sa maison. Mais la population dit niet. C’est  pourquoi, des affrontements opposent les hommes de «Force » aux commerçants du Km5. Dans notre parution du mardi 27 novembre dernier, nous avons déjà éclairé le public sur cette situation. Malheureusement, il y a toujours des gens de mauvaise foi qui versent de l’huile sur le feu, à travers des rumeurs folles et des manipulations.

La célébration de la fête nationale du 1er décembre est une occasion pour le peuple centrafricain de se réconcilier. C’est une opportunité pour toutes les communautés de se retrouver, afin de prouver à la communauté internationale qu’il n’y a pas une crise religieuse en RCA comme certains le pensent. La célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA), prévue à Bambari, permettra de restaurer progressivement l’autorité de l’Etat non seulement dans la région de la Ouaka, mais également dans les régions  de la Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, Haut-Mbomou et autres. Alors, pourquoi  toutes ces manipulations ?

C’est une alerte que nous lançons au gouvernement et à la Minusca. L’expérience a toujours démontré dans certains cas qu’il n’ya pas de rumeurs en RCA. Des rumeurs qui courraient sur l’attaque de la ville d’Alindao ont fini par devenir une réalité. Le reste se passe de commentaire car, tout le monde sait ce qui vient d’être arrivé aux populations civiles de ladite ville. Il en est de même de la ville de Batangafo qui  vient de tomber dans des exactions des hommes de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène. C’est pourquoi, des mesures sécuritaires rigoureuses doivent être prises dès maintenant pour que la fête nationale du 1er décembre soit célébrée dans la paix et la sécurité.

De jour en jour, les ennemis de la paix changent de stratégie pour replonger le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme, dans un chaos indescriptible. Le voile se lève peu à peu sur l’origine de la persistance des violences dans le pays. Tout le monde reconnait aujourd’hui qu’il y a des mains invisibles qui soutiennent et financent dans l’ombre les groupes armés afin de massacrer les populations civiles à Bangui et dans les villes de provinces. Ce ne sont ni la France ni les Nations Unies, encore moins les leaders de la classe politique et de la société civile qui nous démentiront.

La France, les Nations Unies, le Tchad et tant d’autres puissances de ce monde sont pleinement impliqués dans la souffrance du peuple centrafricain. Depuis décembre 2012 à ce jour, où ces groupes armés trouvent-ils ces munitions qui leur permettent de massacrer les populations civiles ? Et pourtant, un soi-disant embargo a été imposé par le conseil de sécurité des Nations Unies sur les armes à destination de la RCA. Finalement, nous nous rendons compte que l’embargo est une manière de verrouiller les FACA, afin que les groupes armés puissent se ravitailler et massacrer le peuple centrafricain. Et pendant ce temps, la France, les Nations Unies, le Tchad, pour ne citer que ces quelques pays, pillent et exploitent frauduleusement nos ressources naturelles. Le diamant de sang, l’or de sang, l’ivoire de sang, le bois de sang, voilà comment certains pays s’enrichissent illicitement sur le dos d’un peuple qui aspire à la paix et à la sécurité, afin de vaquer librement à ses occupations quotidiennes.

Aussi, ne voilons pas la face, certains leaders politiques et de la société civile sont également impliqués dans les massacres des civils à l’intérieur du pays. De la Séléka aux milices Anti-Balaka, en passant par les groupes d’autodéfenses, il y a des personnalités centrafricaines qui sont derrière ces différents mouvements armés qui pullulent dans le pays. Justement, parce qu’ils y trouvent leur compte. Et face à cette situation, comment voulez-vous que la crise prenne fin ?

Nous profitons de cette occasion pour jeter des fleurs aux élus de la nation pour des actes patriotiques qu’ils posent. Leur cri d’alarme à l’endroit de la Communauté internationale, notamment aux membres de comité de sanction de l’ONU concernant la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, témoigne qu’ils sont toujours à l’écoute de leurs populations.

Mais hélas, les ennemis de la paix sont si nombreux et se versent dans des rumeurs et des manipulations, à telle enseigne que la crise perdure à longueur de journée et devient très compliquée. Et c’est bien dommage !

Amedé NGUETE

 

 

LES ETUDIANTS DE LA FSEG DE L’UNIVERSITE DE BANGUI AU PARFUM DU RAPPORT DES PERSPECTIVES ECONOMIQUES REGIONALES PUBLIE PAR LE FMI

Une conférence sur le rapport des perspectives économiques régionales d’octobre 2018 publié par le Fonds Monétaire International (FMI) dont le thème est « Afrique subsaharienne, les flux des capitaux et l’avenir de l’emploi », organisée par la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’Université de Bangui, s’est déroulée le mardi 27 novembre 2018, de 10 heures à 12 heures dans la salle du Centre Universitaire d’Ethique, du Genre et du Développement de Leadership ( CUEGDL). Le but de cette conférence était de présenter aux étudiants ce rapport. C’était le représentant résident du FMI à Bangui, Olivier Benon qui a eu l’honneur de faire cette présentation, en présence du Doyen de la FASEG, Professeur Emmanuel Mbétid-Bessane. De nombreux étudiants de cette faculté y ont pris part.

Dans ses propos liminaires, le doyen de la FASEG a souhaité la bienvenue au représentant du FMI et a demandé à ses étudiants d’être attentifs à cette présentation.

Prenant la parole, Olivier Benon a fait sa présentation sur trois (3) points à savoir, un environnement extérieur moins favorable, les perspectives et risques et les enjeux (réduire les vulnérabilités liées à la dette, faire face aux flux des capitaux, accroitre les revenus et promouvoir l’emploi). En ce qui concerne le premier point, le représentant du FMI a signifié que les conditions financières se sont endurcies avec une hausse des écarts de taux d’intérêt et des sorties de capitaux. Ce qui rend l’environnement extérieur moins favorable aux perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne.

Quant aux perspectives et risques, Olivier Benon de dire que la croissance est soutenue dans les pays pauvres en ressources naturelles et il y a reprise modérée ailleurs. Cette croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel se situe entre 2,7 et 3,1 en 2018. Le risque qu’encourt cette croissance est l’escalade des tensions commerciales qui menacerait la reprise. Et l’impact potentiel des tensions commerciales sur le PIB entre la Chine et les Etats-Unis impactera négativement sur l’économie de l’Afrique subsaharienne. Ensuite, l’Afrique s’expose à un durcissement inattendu des conditions financières mondiales. Les charges de la dette sont plus importantes car entre 2017 et 2018, il y a eu augmentation des finances. Les Etats se sont endettés plus, ce qui entrainera l’augmentation de remboursement des dettes. Enfin, les problèmes de sécurité en Afrique subsaharienne causent des pertes en vies humaines dans plusieurs pays dont la République Centrafricaine.

S’agissant des enjeux, le FMI s’est appesanti sur trois mesures que doivent prendre les pays qui se situent en Afrique subsaharienne :

- Réduire les vulnérabilités liées à la dette car la dette publique détourne davantage de ressources vers les paiements d’intérêts. C’est dire que la part de recettes de l’Etat réservée ou consacrée au paiement des dettes augmente. Pour ce faire, il faut réduire les dettes.

- Faire face aux flux des capitaux car l’intégration financière avec le reste du monde s’est approfondie. Faire rentrer des capitaux, c’est bon. Mais si un choc intervient, il y a trop de risques. On constate aussi que les flux des capitaux en Afrique subsaharienne ont été plus élevés que ceux vers les pays émergents. Depuis 2012 à 2016-2017, il y a forte hausse des flux de capitaux vers l’Afrique subsaharienne. Si ces flux se poursuivent, il y aura des craintes croissantes concernant la vulnérabilité à un arrêt brutal des flux et l’impossibilité de retrait.

- Accroitre les revenus et promouvoir l’emploi car la croissance par habitant à moyen terme est trop faible : quand on compare la croissance du PIB réel par habitant en Afrique subsaharienne, on se rend compte qu’elle reste trop faible par rapport aux pays de développement de l’Asie.

Pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), une croissance plus forte (collecte des revenus) et des financements plus élevés sont nécessaires. Il est nécessaire aussi d’agir aujourd’hui pour créer davantage d’emplois dans les années à venir. Malheureusement, la création d’emplois est compliquée par l’incertitude entourant la technologie qui pourrait se substituer au travail. Donc, pour créer des emplois, l’Afrique subsaharienne doit se baser sur la manufacture et privilégier les services... Ce sont les entreprises qui doivent créer des emplois car le développement ne se fait plus par l’Etat. Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont le levier de l’économie. Aussi, une bonne école de formation permettra l’emploi. La RCA est de moins en moins dépendante de l’aide publique au développement. Elle honore sa dette extérieure.

En conclusion, ce rapport indique que la reprise devrait se poursuivre, mais les risques de dégradation augmentent : la reprise est modeste dans les pays exportateurs de pétrole, tandis que la plupart des autres pays continuent d’afficher une croissance élevée (performance) telle que la RCA dans les domaines du bois, des Bâtiments et Travaux Publics (BTP)… Les déficits budgétaires se réduisent, mais la qualité de l’ajustement doit être améliorée (un ajustement supplémentaire basé sur les recettes est nécessaire pour réduire les vulnérabilités liées à la dette et créer l’espace nécessaire pour les dépenses de développement). Il est nécessaire d’accroitre la résilience et d’augmenter le potentiel de croissance, mais les mesures à prendre varient selon les pays (améliorer les cadres de politiques économiques ; promouvoir la diversification, c’est-à-dire exploiter les ressources naturelles ; approfondir l’intégration commerciale et financière ; promouvoir des systèmes d’éducation flexibles et la connectivité numérique ; promouvoir l’investissement privé).

Telle était la quintessence de la conférence sur le rapport des perspectives économiques régionales publié par le FMI et présenté par le représentant résident du FMI à Bangui, Olivier Benon  aux étudiants de la FASEG. C’était le jeu de questions-réponses et la photo de famille qui ont bouclé la boucle.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

ET SI L’EXTRADITION DE ALFRED YEKATOM ALIAS RAMBO A LA CPI SERVAIT DE LEÇON AUX MARIONNETTES DE LA FRANCE ?

Il suffit de voir Alfred Yékatom alias Rambo à la Cour Pénale Internationale pour comprendre la double face de la France. Jamais aucun Français n’a comparu à la CPI. Pour la première fois, un Centrafricain est à la barre de cette juridiction internationale. Vendredi 23 novembre 2018, la  première audience de comparution d’Alfred Yékatom alias Rambo a eu lieu. C’était l’occasion de présenter l’identité du présumé coupable.

En effet, ce dernier a été extradé à La Haye il y a de cela quelques jours. Plusieurs chefs d’accusation pèsent contre lui notamment crimes de guerre, crimes contre l’humanité, enrôlement d’enfants dans son groupe d’autodéfense. Entre décembre 2013 et août 2014,  ce dernier a semé la désolation à Bangui et dans le Sud-ouest du pays.

Il faut savoir que vers fin décembre, Alfred Yékatom alias Rambo œuvrait avec son groupe d’autodéfense vers le quartier Boeing tout proche de l’aéroport de Bangui. Dans une enquête révélée par canal+ dans le magazine « Spécial Investigation », Alfred Yékatom se révélait très cruel, sadique. Ce dernier abattait froidement, après des heures de torture, ses propres éléments qu’il qualifiait de traîtres. La vidéo révèle le soutien des soldats de l’opération Sangaris à Alfred Yékatom alias Rambo. Une séquence de cette vidéo montre comment un  soldat de la Sangaris demandait au cameraman de canal+  d’arrêter de filmer ses échanges avec alias Rambo. Lequel, toujours dans la même vidéo, demandait des armes et munitions de guerre aux soldats de la Sangaris qui lui en fournissaient d’ailleurs sans hésiter.  Au téléphone, alias Rambo échangeait avec les soldats pour leur parler de ses difficultés et les  informer sur les opérations macabres qu’il devait mener. Hier, il était la marionnette de la France, mais aujourd’hui, ce dernier se retrouve devant les barreaux de la CPI. La France lui a rendu un mauvais service. C’est clair, la France n’a pas d’ami en Afrique mais plutôt des intérêts. C’était simplement un piège tendu à Yékatom alias Rambo. Aujourd’hui, la France s’en lave les mains. Elle a poignardé Rambo dans le dos.

 

Une leçon à tirer

En Afrique, tous ceux qui sont des marionnettes de la France finiront tous comme Rambo à la CPI. Tous ceux qui se croient amis de la France subiront le même sort que Rambo. Une leçon à tirer pour certains dirigeants africains notamment Idris Deby Itno du Tchad qui convoie des mercenaires tchadiens en RCA pour la déstabiliser. Si alias Rambo se retrouve à la CPI, c’est parce qu’il a été induit en erreur par la France.

Aujourd’hui, cela doit servir de leçon de morale aux Seigneurs de guerre qui sévissent en RCA, Abdoulaye Issen, Alkhatim, Nourredine Adam, Ali Ndarassa et autres. La France leur tend simplement un piège. Une fois les équiper en armes, les nourrir, elle les poignardera à tour de rôle. Ils doivent comprendre que la France ne pourra en aucun cas les laisser témoigner contre elle à la Cour Pénale Spéciale ou à la CPI. La France, une fois qu’elle finira d’utiliser ces seigneurs de guerre à ses propres fins,  les jettera tous à la poubelle.

Certains chefs d’Etat doivent réfléchir à cela, surtout ceux qui sont utilisés par la France pour diriger d’une main de fer leur pays ou déstabiliser d’autres nations. Le président tchadien doit beaucoup penser à son devenir le jour où la France lui jouera un  coup bas. Dès que Deby commencera à s’entêter aux Français, il devra savoir que la France s’acharnera contre son fauteuil présidentiel.

Il a suffi que Bozizé et d’autres présidents centrafricains tiennent tête à la France pour qu’ils soient humiliés. Aujourd’hui, ce même Alfred Yékatom alias Rambo, autrefois soutenu par les éléments de la Sangaris, se retrouve devant la barre de la CPI. La France, quant à elle, se retire dans son cocon. D’ailleurs, avez-vous déjà vu un  président français être devant les instances de la Cour Pénale Internationale ? Et pourtant Nicolas Sarkozy a déstabilisé l’Afrique et a terni son image face au monde. En effet, quoique Kadhafi était un bon ami à Sarkozy, cela n’a pas empêché ce dernier de dire en 2011 que : « Kadhafi doit partir ». Ceci est une alerte, il faut savoir que la France est la France et elle finit toujours par poignarder dans le dos tous ceux qu’elle entraîne dans son jeu.

Il suffit de remonter le fil du passé pour comprendre les œuvres macabres de la France.

 

Jean Max-DELOUGA

 

 

LA MINUSCA A REMIS LES SANGUINAIRES DU KM 5 DANS LEUR BASE A

REX, AU GRAND DAM DES COMMERÇANTS ET LEURS CLIENTS

Les commerçants du Km5 furieux, ont délogé les sanguinaires du Km 5 de leur base au sein du bâtiment le Rex. Des prisonniers ont été libérés dont certains ont purgé deux (2) ans en geôle hermétiquement fermée. Il y a même des tombes dans le bâtiment le Rex. Un sac rempli de billets de Banque a été découvert, mais récupéré par le grand frère de Mahamat Tahir alias « APO », abattu. Des armes, des grenades de tout genre sous son lit, une vraie armada de guerre. La Minusca a reconduit ces sanguinaires dans leur base, sans se soucier de la paix, de la sécurité des commerçants en colère. Une chose est sûre, la donne a changé et les malfrats ne peuvent plus s’imposer pour rançonner les commerçants. La logique des armes prime désormais dans les relations entre les sanguinaires et les commerçants du Km 5. Après les affrontements, c’est la guerre froide où les deux camps s’épient. Moussa, une fois guéri, doit prendre le leadership de la révolte des commerçants, afin de pacifier le Km 5.

 

Julien BELA

 

 

Rencontre technique de la 5eme REunion du ComitE Directeur Conjoint (CDC) du RCPCA avec des partenaires techniques et Financiers

La rencontre entre les partenaires techniques et financiers, au programme du Relèvement et Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA), avec le Comité Directeur Conjoint du (RCPCA) a eu lieu le lundi 26 novembre dernier dans la salle de conférence « Justine Kazangba » au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Cette rencontre technique avait pour but de dissiper quelques zones d’ombre qui entravent le bon fonctionnement de ce programme.

La cinquième (5ème) réunion du Comité Directeur Conjoint du RCPCA a été coprésidée par le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua et de M. Robert Bou Jaoude, respectivement président et vice-président dudit Comité.

On pouvait noter la présence de certains membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des responsables et représentants des organisations internationales.

Les échanges se sont déroulés sur deux (2) points essentiels à savoir :

· Le renforcement des capacités des ministères en stratégie, en planification, en formulation et en exécution.

 

· La préparation pour la revue annuelle : An 2 du RCPCA (semaine du 10 au 14 décembre 2018).

Toutefois, les Ministres de l’Agriculture et du Développement Rural, Honoré Feïzouré et son homologue des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli Fatrane ont présenté respectivement les différentes politiques nationales agricoles à l’horizon 2019, ainsi que la stratégie nationale de mise en valeur des substances minérales et pétrolières courant 2018-2022.

Cependant, le ministre Félix Moloua a vivement rappelé aux partenaires et acteurs de cette réunion que cet exercice répétitif permettra aux ministres concernés d’élaborer efficacement une stratégie sectorielle pour que le RCPCA et les partenaires techniques et financiers aient une idée globale de la gestion des ressources.

Et c’est dans une ambiance bon enfant que les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) ont eu des réponses satisfaisantes à leurs inquiétudes lors de cette Cinquième 5ème réunion du Comité Directeur Conjoint du RCPCA.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

Un atelier de renforcement des capacites des maraîchers de

Bangui entamE par l’ONG Allemande WHH

C’est dans une ambiance cordiale que le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Honoré Feïzouré, a présidé le lundi 26 novembre dernier, la cérémonie d’ouverture d’un Atelier de renforcement des capacités des maraîchers de la ville de Bangui et ses régions environnantes. Cet atelier est organisé par l’ONG Allemande WELT HUNGER HILFE(WHH).

Le but de cet atelier est d’assister les maraîchers banguissois afin qu’ils luttent efficacement contre la résilience dans la production agricole, dans la Préfecture de l’Ombella M’poko en général et la Commune de Bimbo en particulier.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Honoré Feïzouré a réitéré son engagement dans tous les projets sociaux qui facilitent la mise en valeur et la promotion d’une nouvelle classe de producteurs agricoles respectueux de l’environnement en Centrafrique.

Par ailleurs, l’Atelier organisé par l’ONG Allemande WHH permettra aux maraîchers banguissois d’appréhender les nouvelles techniques de maraîchage, et ce, dans la vision du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, ardent défenseur de « l’Autosuffisance alimentaire » qu’il a enclenchée, à travers le Plan de Reconstruction et de la Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA).

Sinclair ARIES

 

 

Centrafrique : 29% des filles mineures subissent le mariage forcE

Au moins 29% des filles mineures subissent en Centrafrique la pratique du mariage forcé et près de 40% non scolarisées selon les statistiques de l’organisation internationale Plan International. Les organisations non gouvernementales sont formées sur les techniques de plaidoyer et de négociation pour la promotion des droits de la fille en Centrafrique par l’ONG Plan international.

Le renforcement des capacités des membres de Réseau national pour la promotion de l’égalité des filles en Centrafrique, et les organisations non gouvernementales fait suite au multiple cas de mariage forcé enregistré en Centrafrique selon les données de Plan International, une organisation qui œuvre dans le domaine de la protection des enfants.

Abdoulaye Wade responsable programme protection enfance à l’ONG Plan international a indiqué que « leurs données, tous les outils, et les instruments nécessaires pouvant leur permettre de mener à bien les actions de la plaidoyer et négociation au bénéfice des droits de la fille en Centrafrique. Mais au-delà de cet aspect qui consistait à les renforcer avec les techniques et les tactiques de plaidoyer. Au sortir de cette rencontre, on est heureux que RENAPEF à la suite d’une analyse situationnelle, puisse identifier trois thématiques majeures, sur lesquelles le réseau va s’investir les trois prochaines années ».

Il s’agit des mariages précoces des filles qui est un frein potentiel à la scolarisation des filles dont on peut estimer le pourcentage à 45% et l’éducation des filles en générale qui est la deuxième thématique et enfin la troisième thématique qui est l’exploitation et abus sexuel  à travers l’internet et les réseaux sociaux.

Geneviève Yanguere, présidente du réseau national pour la promotion de l’égalité des filles (RENAPEF) se félicite des acquis de cette formation. «Nous sommes réjouis de la tenue de cette formation puisque RENAPEF. Nul n’est censé ignorer qu’en République Centrafricaine, beaucoup de filles subissent le mariage forcé ou ne sont pas inscrites à l’école », a-t-elle déclaré.

Selon les statistiques de RENAPEF suite aux dernières enquêtes, au moins 45% des filles ne sont pas scolarisées.

 

RJDH

 

 

60 ANS DE LA PROCLAMATION DE LA RCA EGALE 60 ANS DE LA MISERE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

1er décembre 1958 – 1er décembre 2018, il y a de cela 60 ans que feu président fondateur, Barthélémy Boganda, proclamait solennellement la République Centrafricaine (RCA), en lieu et en place de l’Oubangui-Chari. Ce samedi 1er décembre 2018, comme de tradition, les Centrafricains vont célébrer le 60ème anniversaire de la proclamation de la RCA, communément appelée la « Fête Nationale ». Mais dans quel contexte sécuritaire et humanitaire ? C’est la problématique de l’heure qui se pose avec plus d’acuité.

Aujourd’hui, les groupes armés, majoritairement composés des mercenaires étrangers, écument une bonne partie du territoire national. D’où l’insécurité criarde bat son plein dans l’arrière pays, voire même à Bangui, la capitale (exemple du Km5 dans le 3ème Arrondissement). Du coup, les Centrafricains ne peuvent vaquer en toute quiétude à leurs diverses activités quotidiennes, ni circuler librement à l’intérieur de leur propre pays. Donc ils ne peuvent développer leur pays, car étant pris en otage par des criminels et mercenaires étrangers, avec la bénédiction de la France et du Tchad. C’est vraiment horrible ce qui se passe actuellement au pays du regretté président Barthélémy Boganda, paix à son âme, après 60 ans de la proclamation de la RCA.

Les violences et autres exactions de tout genre commises par ces seigneurs de guerre et hors la loi, ces ennemis de la paix et de la démocratie, sur les civils, ont fait qu’aujourd’hui des milliers et des milliers de nos compatriotes sont obligés de se déplacer à l’intérieur du pays ou de fuir le pays pour se réfugier à l’étranger afin de se protéger. De ce fait, il est très triste de voir nos sœurs et frères, en un mot, nos compatriotes souffrir atrocement, tout en vivant dans des conditions indécentes et inhumaines dans des les sites de fortune des déplacés internes ou des réfugiés. C’est du jamais vu dans l’histoire politique de la RCA indépendante, depuis le 13 Août 1960.

Malheureusement, nous faisons remarquer que c’est depuis presque quatre (4) décennies que la RCA n’a cessé d’être victime des crises militaro-politiques récurrentes : coups d’Etat sur coups d’Etat, mutineries sur mutineries, rébellions sur rébellions, et que savons-nous encore ? Mais la crise militaro-politique la plus meurtrière, dévastatrice, complexe et longue qu’a connue le pays, est celle de la nébuleuse coalition Séléka, après sa prise de pouvoir par un coup d’Etat, le 24 mars 2013. Conséquence immédiate, le peuple centrafricain vit dans la misère absolue et dans la souffrance atroce  sur son propre sol. Cela dépasse tout entendement humain. Aujourd’hui, la situation sécuritaire et humanitaire est très catastrophique, alarmante en RCA. A qui donc la faute ?

Tous (gouvernants et gouvernés) ont leur part de responsabilité dans ces crises militaro-politiques à répétition, à divers degrés. Au lieu de nous accuser les uns et les autres, il serait sage au nom de la patrie que nous reconnaissions nos erreurs et fautes du passé, que nous nous pardonnions et que nous ne commettions pas ces mêmes erreurs du passé. Et c’est en agissant de la sorte la main dans la main, avec honnêteté et franchise que nous allions rebâtir une nouvelle RCA paisible et prospère, pour le bonheur de tout le peuple centrafricain. « Malheur à l’homme seul », disait feu Barthélémy Boganda.

Toutefois, nous souhaitons bonne « Fête Nationale » 2018 à tous les filles et fils de Centrafrique !

 

Le Petit YEKOA

 

 

A QUAND LA FIN DU BRAS DE FER ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LES

GROUPES REBELLES ? (SUITE ET FIN)

Il ne suffit pas seulement de condamner avec la dernière rigueur, les carnages, les massacres des populations civiles mais il faut aussi penser à agir concrètement. Les récentes attaques d’Alindao continuent de faire couler encre et salive. Bientôt, les ONG seront de retour à Alindao, nous confirme une source humanitaire mais la situation sécuritaire reste inquiétante dans cette ville de la Basse-Kotto. Plusieurs personnes ayant fui les combats sont descendus à Bambari pour se mettre à l’abri des violences. Car, cette ville, après les violences de fin octobre, retrouve peu à peu sa tranquillité d’après un habitant en déplacement à Bangui. A Bambari, à l’approche de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA), les édifices publics détruits par les combats sont en cours de réhabilitation par le génie militaire. Des stands sont construits. Bref, Bambari redevient peu à peu comme avant.

Pour ces déplacés venus d’Alindao à Bambari, il faudra encore que l’Etat avec ses partenaires se penchent sur leur cas. L’UPC, l’un des principaux groupes rebelles qui sévissent en RCA, ne tarde en aucun cas à faire mouche sur la population : un véritable bras de fer avec le gouvernement. Ali Ndarassa, ce chef rebelle nigérien est instrumentalisé par l’occident et par les pays voisins de la RCA pour mettre le pays à plat. Ceux-ci dotent en armes et minutions de guerre ces groupes rebelles.

En tout cas, il faut être misanthrope pour exulter devant un massacre, pour continuer à soutenir des projets machiavéliques. Il faut être sadique pour supporter de voir le bain de sang. L’évêque de Mbaïki a bien fait de dire qu’il faut aller au-delà des discours. En effet, mieux vaut  intervenir que de prononcer de belles paroles.

Dans la rue, il suffit d’interroger 10 Centrafricains pour se rendre compte que ces derniers n’ont plus besoin de la France dans leur pays. Ce pays envenime le conflit, met de l’huile sur le feu, attise la tension, alimente le bras de fer entre les rebelles et l’Etat. La RCA ne peut totalement se vouer à la Communauté Internationale. Quoique Jean Yves Le Drian ait dit qu’il n’y a pas d’alternative en dehors de l’initiative de paix de l’Union Africaine, il faut savoir que le peuple en a ras-le-bol des puissances extérieures. On veut coopérer avec ceux qui désirent nous aider à restaurer la paix, le vivre ensemble et l’autorité de l’Etat et non avec ceux qui caressent les rebelles. Sur quel point peut-on dialoguer encore avec les groupes armés ? Tous les points assortis des consultations populaires à la base et confinés dans le Forum National de Bangui ne suffisent-ils pas pour être appliqués ?

Le sang a trop coulé et ne doit plus continuer à couler. Avec des personnes sans cœur comme les rebelles, il ne faut pas plier l’échine. Ils disent adhérer au DDRR mais font le contraire de la parole. Ils portent le nom de paix (Union pour la Paix en Centrafrique), mais dès qu’on parle de paix, ils sont pour la guerre. Ce sont des étrangers en terre centrafricaine. Ne serait-ce qu’un des leurs (peulh) ait été tué, ils mettent toute une ville en cendres. Ils tirent sur tout ce qui bouge.

Mais, il faut être confiant en l’Etat. Si déjà, plusieurs pays comme la Russie et la Chine sont avec la RCA, il faut comprendre que la fin du néocolonialisme a sonné. Longtemps, la France était au côté de la RCA, mais c’était une présence passive. La France a abandonné la RCA au plus fort de la crise, quand le peuple avait encore plus que jamais besoin d’aide. Mais quand la RCA a tendu la main à la Russie, la France pique une « crise de jalousie ». Tout ce qu’est bras de fer entre l’Etat et les rebelles doit cesser. Rien ne sert de faire couler du sang !

 

Amedé-NGUETE

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) :

SECTION III - VI :  DES QUESTIONS ECRITES, DE LA MOTION DE CENSURE,

DES CONCERTATIONS ET DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

SECTION III

 

DES QUESTIONS ECRITES

 

Art.93 :   Tout Député qui désire poser une question écrite à un ministre en remet  le texte au Président de l’Assemblée Nationale qui le notifie au Gouvernement dans les huit (8) jours.

 

Les questions doivent être sommairement rédigées et ne contenir aucune imputation d’ordre personnel ou à l’égard de tiers (1/3) nommément désignés.

Elles ne peuvent être posées que par un seul député à un ministre.

 Les questions écrites sont inscrites sur les rôles spéciaux au fur et à mesure de leur dépôt.

Toute question écrite peut être transformée à tout moment à la demande de son auteur.

 La procédure des questions écrites et orales ne s’applique, en principe, qu’aux questions dont les auteurs estiment qu’elles présentent un intérêt général justifiant la publicité que comporte ladite procédure.

 

SECTION IV

 

DE L’INTERPELLATION

 

Art.94 : Les demandes d’interpellation sont déposées par l’Assemblée Nationale.  Les députés peuvent individuellement ou collectivement interpeller le Premier Ministre au moyen d’une requête sur toute action du Gouvernement dont la gravité et l’urgence appellent une prise de position de l’Assemblée Nationale.

Tout groupe de député qui veut interpeller le Gouvernement remet au Président de l’Assemblée Nationale une demande écrite expliquant sommairement l’objet de son interpellation.

 Le Président notifie immédiatement cette demande au Gouvernement et en donne connaissance à l’Assemblée à la première séance qui suit la notification.

 

Art.95 : La discussion de l’interpellation intervient en séance plénière au plus tard huit (8) jours après sa notification.

 Lorsqu’une demande d’interpellation a été déposée dans l’intervalle de deux sessions, le délai prévu à l’alinéa précédent court à partir du jour d’ouverture de la session qui suit le dépôt.

 

Art.96 : Après que le ou les interpellateurs et les interpellés aient développé leurs interventions, il est ouvert une discussion générale dans laquelle tout député peut s’inscrire et dont la clôture peut être prononcée par le Président.

 

SECTION V

 

DE LA MOTION DE CENSURE

 

Art.97 : Aux termes de l’article 61 de la Constitution, l’Assemblée Nationale peut, par le vote d’une motion de censure, mettre en cause la responsabilité du Gouvernement.

 

Elle porte obligatoirement l’intitulé « MOTION DE CENSURE » et doit être signée par le tiers (1/3) des députés qui composent l’Assemblée Nationale.

 La motion de censure signée, est remise au Président de l’Assemblée Nationale qui la notifie sans délai au Gouvernement.

 Le vote sur la motion de censure intervient dans les quarante-huit (48) heures qui suivent son dépôt.

Le scrutin se déroule à bulletin secret et à la majorité des 2/3 des membres qui composent l’Assemblée Nationale.

 

Art.98 : Aux termes des dispositions des articles 62 et 88 alinéa 5 de la Constitution, lorsque l’Assemblée Nationale adopte une motion de censure qui désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, ou rejette un texte engageant la responsabilité du Gouvernement, le Premier Ministre remet sans délai, au Président de la République, la démission de son Gouvernement.

En cas de rejet de la motion de censure, les signataires ne peuvent en déposer une nouvelle avant le délai d’un (1) an.

 

SECTION VI

 

DES CONCERTATIONS

 

Art.99 :  L’Assemblée Nationale se réunit en concertation à huis clos au moins   deux (2) fois par mois pendant la session ordinaire.

 

La conférence des présidents fixe la date et détermine un projet de l’ordre du jour sur proposition du bureau de l’Assemblée Nationale sauf en cas de force majeur.

SECTION VII

 

DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

Art.100 : Le Président de la République communique avec l’Assemblée Nationale, soit directement, soit par message qu’il fait lire. Ces communications ne donnent lieu à aucun débat ni vote.

 

Hors session, l’Assemblée Nationale se réunit spécialement à cet effet.

Art.101 : Aux termes de l’article 65 de la Constitution, les deux chambres du Parlement peuvent se réunir en congrès à la demande du Président de la République pour :

 

entendre une communication ou recevoir un message du Président de la République ;

 

se prononcer sur un projet ou une proposition de loi constitutionnelle.

 

Lorsque le Parlement se réunit en congrès, le Bureau de l’Assemblée Nationale préside le débat.

 

 (Suite au prochain numéro)

 

Fait à Bangui, le

 

Faustin Archange TOUADERA

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !