toutes les infos du Jeudu 22 Novembre 2018

Cm n 2844 du je 22 nov 2018

LES VEHICULES DE L’ETAT PORTES DISPARUS AU KM 5 NE SONT PAS BRAQUES, MAIS VENDUS D’AVANCE, PAR CERTAINES PERSONNALITES AUX COMMERçANTS

La crise centrafricaine est complexe, vraiment complexe, disait un expatrié travaillant dans une ONG internationale lors d’une conférence de presse. Et c’est justement ce nous avons vu et voyons aujourd’hui. Si le Km 5 est et demeure le « couloir de la mort », cette situation n’est pas le fait du hasard mais elle s’explique. Pendant et après le déclenchement de la crise centrafricaine par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko, des biens appartenant aux particuliers et à l’Etat ont été emportés par des malfrats tant à Bangui, la capitale que dans les villes du pays. C’est le cas des véhicules de l’Etat qui disparaissent au Km 5.

En effet, depuis la transition jusqu’à ce jour, l’on ne cesse de parler de vols ou de braquages des véhicules de fonction de certaines personnalités du pays. En réalité, il n’en est rien. Ces véhicules ne sont pas volés ou braqués par les Autodéfenses du Km 5 mais plutôt vendus d’avance par ces personnalités. D’après un compatriote habitant cette dernière enclave musulmane de la capitale, « Le plus souvent, on nous laisse entendre que des véhicules ont été braqués par les différents groupes d’Autodéfenses qui sévissent au Km 5. Ce n’est pas vrai. Ces véhicules ont été vendus auparavant à ces Autodéfenses par certaines personnalités du pays qui ont eu le privilège d’en être dotées. Après avoir conclu le marché et reçu l’argent, elles conduisent ces véhicules au Km 5 en prétextant qu’elles vont y travailler. Dès que le véhicule arrive, les Autodéfenses l’encerclent et pointent les occupants. Honteux et confus, ils descendent du véhicule et les malfrats s’en saisissent et disparaissent. Les occupants font semblant de courir pour se sauver. Mais un chemin leur est déjà indiqué pour sortir sain et sauf du Km 5 ».

Un compatriote parle, quant à lui, des visites nocturnes à ces chefs d’Autodéfenses qui se soldent par la prise de ces véhicules. « Certains dignitaires du pays rendent visite à ces Autodéfenses tard dans la nuit. Il y a de cela quelques semaines, un véhicule flambant neuf a été emporté par ces derniers. Cette voiture de commandement est arrivée au Km 5 dans les environs de 02 heures du matin au niveau de la rue communément appelée « Béngba légué ». Elle a été déjà vendue. Pour masquer ce braquage, le propriétaire a laissé son passeport et son téléphone portable dans la voiture pour prouver à l’Etat qu’il a été braqué et le véhicule emporté avec ses documents administratifs. C’est faux et archi-faux. Présentement, le véhicule se trouve chez un leader d’autodéfenses du Km 5. C’était de cette manière que beaucoup de véhicules ont été vendus à Abdoulaye Hissène et autres, ce qui leur a permis de sortir du Km 5. Il n’y a pas que certaines personnalités centrafricaines qui se lancent dans ce business mais également des personnalités étrangères », a-t-il indiqué.

Comment voulez-vous que la crise prenne fin d’autant plus que certains compatriotes sont de connivence avec ces criminels ? Sans nous voiler la face, ce sont les Centrafricains qui tuent des Centrafricains. Si on nous parle de tueries par-ci, des incendies de maisons par-là, cela est dû à la complicité de certains compatriotes malintentionnés. Comme ils ont trouvé leur compte dans cette crise, ils veulent qu’elle perdure indéfiniment. Savent-ils que ces véhicules vendus aux malfrats du Km 5 sont la résultante des sueurs des Centrafricains ? Par la grâce de Dieu, les conséquences de leurs gestes irréfléchis se retourneront contre eux et leurs parents.

Pour ce faire, les Centrafricains doivent se méfier des véhicules qui rentrent et sortent du Km 5. Car, ils peuvent penser que ce sont des personnalités du pays qui sont à bord de ces véhicules, alors que ce sont des malfrats. Nous profitons de cette occasion pour demander à ces personnalités-là d’arrêter ces pratiques qui ne les honorent, ni les grandissent. Elles sont connues. Le moment venu, leurs noms seront dévoilés sur la place publique. Ils oublient que tout se paie ici bas. L’ex-député de Mbaïki 2, Alfred Yékatom alias Rambo, n’a jamais pensé qu’il allait être arrêté un jour. Aujourd’hui, il se trouve à la CPI au Pays-Bas et répondra de ses actes barbares devant cette juridiction internationale. C’est autant dire que tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans cette crise seront rattrapés par la justice tant nationale qu’internationale.

En définitive, le président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra doit se méfier de certains membres du gouvernement et dignitaires de ce pays qui sont très actifs dans la persistance de la crise. C’est le cas de ceux qui affirmeraient que leurs véhicules de commandement auraient été braqués au Km 5 ou ailleurs. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

 

Elkas PATCHANGA

 

 

Ville morte dEcrEtEe par les groupes d’autodéfense paralyse des activitEs au Km5

Plusieurs commerces sont restés fermés depuis ce mardi 20 novembre 2018 au Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui suite à une ville morte organisée par des groupes d’autodéfense proche de Nimery alias Force. Ils protestent contre l’attaque le weekend dernier de la maison de Force. Une ville morte qui n’est pas appréciée par des habitants du Km5.

Des habitants du Km5 se sont réveillés très tôt ce matin, mardi 20 novembre 2018 sur une ville morte « imposée » selon leurs propres termes par des éléments proches de Force dans le 3ème arrondissement. Youssouf connu sous le sobriquet de «You», contacté par le RJDH déclare que la ville morte a été décrétée pour protester contre l’attaque de la maison de Force le weekend dernier, attaque au cours de laquelle la maison de ce dernier a été brulée. « Nus voulons exprimer notre mécontentement suite à l’explosion d’un engin explosif qui serait, à notre avis, un drone qui a causé des dégâts sur la maison de Force et sur quelques maisons mitoyennes », explique-t-il.

L’organisation d’une ville morte n’est pas du tout appréciée par la population du Km5 qui qualifie cela d’une « ville morte imposée » et qui, selon elle, a perturbé toutes les activités commerciales. « Voyez-vous, les commerçants n’arrivent pas à ouvrir leurs portes et nous voulons organiser une réunion sur la campagne de vaccination ; pour le moment il nous est impossible de tenir ce calendrier à cause de cette ville morte. Ce n’est pas le vœu de la population et nous dénonçons cela », a confié un habitant du Km5.

Cette ville morte selon un notable, a empêché la bonne marche des activités et les taxis motos fonctionnent au ralenti depuis les premières heures de la matinée. « Nous vivons dans une situation difficile au Km5 », a lâché un autre habitant joint au téléphone par le RJDH.

Le mot d’ordre des éléments d’autodéfense du Km5 décrié par la population est lancé pour durer un jour comme le confirme Youssouf, l’un des leaders des mouvements armés dans le 3ème arrondissement de Bangui.

Le weekend dernier, la maison de Nimery Alias Force aurait été attaquée selon plusieurs informations. Un engin explosif aurait été lancé contre ladite maison et l’origine dudit engin explosif demeure encore inconnue.                                                                             RJDH

 

 

CPI : L’ERREUR DU PASSE A CORRIGER

La libération de Jean Pierre Bemba Gombo par la Cour Pénale Internationale (CPI), continue jusqu’au jour d’aujourd’hui de faire couler d’encres et de salives au sein des populations centrafricaines, notamment les victimes des exactions commises par ces troupes entre 2001-2003 sur le territoire de la RCA. C’est la véritable  erreur du passé que les juges de la CPI doivent corriger pour redonner confiance à cette haute juridiction chargée de lutter contre l’impunité dans les Etats signataires de l’accord de Rome, créant et définissant les modalités de fonctionnement de cette Cour.

 Le transfert de Yékatom Alfred alias Rambo à la CPI  ne  rassure pas les victimes des exactions commises par ce dernier. « Je suis pessimiste  pour le transfert de Yékatom Alfred alias Rambo à la Cour Pénale Internationale. Il se pourrait que le même scénario de la libération de Jean Pierre Bemba Gombo puisse bel et bien se reproduire avec Rambo », a déploré Brigitte, une victime des exactions commises par Yékatom sur son fils qui était décidé en 2015.

Même si la CPI se mobilise pour  un fonds d’indemnisation au profit des victimes de Jean Pierre Bemba Gombo, cela ne les rassure plus. « La  meilleure solution est qu’il reste en prison et purge sa peine. Cela va nous soulager. Malheureusement, nous sommes frustrés du fait que Bemba a été libéré par la CPI. Et ça nous fait très mal quand nous nous souvenons des actes que ces éléments ont posés », a regretté une victime des éléments de Bemba en 2002 dans la ville de Boali.

En juin 2015, une loi organique a été créée par les autorités de transition, mettant en place la Cour Pénale Spéciale (CPS), une juridiction centrafricaine mixte, composée de juges nationaux et internationaux et chargée de poursuivre trois (3) catégories de crimes : crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité. La CPS travaillera en synergie avec la CPI et les juridictions de droit commun. Et selon la règle de jeu, la CPI a primauté sur la CPS et la CPS prime également sur les juridictions de droit commun. C’est dire que la CPS peut se dessaisir au profit de la CPI et vice-versa. Il en est de même de la CPS avec les juridictions de droit commun, voire la CPI.

Pour ce faire, certains auteurs, co-auteurs ou complices des plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, commises sur le territoire de la RCA depuis la date du 1er janvier 2003, se verront être poursuivis devant la CPI pour être jugés. C’est dans ce contexte bien précis que Yekatom Alfred alias Rambo, un élément des Forces Armées Centrafricaines, chef de la Milice Anti-Balaka et député de la nation, arrêté le 29 octobre dernier, après avoir tiré en l’air et pointé un de ces collègues députés au cours de l’élection du nouveau président de l’Assemblée Nationale, fut par la suite transféré au siège de la CPI à La Haye au Pays-Bas, afin d’être jugé.

Selon des sources indépendantes, Yekatom Alfred est poursuivi devant la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais l’inquiétude des victimes de ce chef des milices Anti-Balaka, transféré à la CPI pour être jugé reste grande. « L’expérience de Jean Pierre Bemba Gombo, libéré par la CPI, démontre aujourd’hui que cette Cour  n’est plus crédible. J’aurais aimé à ce qu’il soit jugé par la CPS. Comme ça, nous pouvons mieux contrôler le reste des choses », a souhaité un avocat, représentant des victimes de la crise centrafricaine.

Il faut rappeler que la Cour pénale spéciale est désormais opérationnelle. Et ce, depuis le 22 octobre 2018, date à laquelle avait eu lieu la session inaugurale de ladite Cour. Mais en attendant le déroulement du procès de la CPS, la Cour Criminelle a jugé certains éléments des Séléka et milices Anti-Balaka, auteurs ou complices des graves crimes commis dans le pays. Autant dire que le rouleau compresseur de la justice (CPI, CPS et les juridictions de droit commun) est en marche pour traquer, arrêter, juger et condamner les auteurs, co-auteurs et complices de la souffrance du peuple centrafricain.

La CPI doit désormais faire preuve d’une justice véritablement  indépendante qui doit dire le droit, rien que le droit dans l’affaire Yekatom Alfred a

lias Rambo pour soulager ces nombreuses victimes qui souffrent.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

 

 

BERENGO : LES FACA RENAISSENT PEU A PEU DE LEURS CENDRES

Il  était 10 heures 45 minutes ce mardi 20 novembre 2018 à l’ancienne cour impériale de Béréngo quant, le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, avait passé en revue plus de 300 éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), issus  des BIT 1 et 3, entraînés au maniement d’armes par les instructeurs militaires russes. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique, ainsi que des populations de la Lobaye qui étaient venues massivement  assister au déroulement de cet événement.

D’entrée de jeu, une prière a été élevée à  Dieu  par l’aumônier catholique. Ce qui a ouvert la voie à l’allocution de l’ambassadeur de la Russie en République Centrafricaine. «Cette cérémonie de fin de formation des éléments des FACA témoigne une fois de plus l’engagement fervent de la Russie à la RCA.  Au total, 1600 éléments des FACA sont formés par les instructeurs militaires russes », a précisé Sergy Lobanov, l’ambassadeur russe en RCA.

Le déploiement progressif de l’armée centrafricaine «favorise la restauration de l’autorité de  l’Etat dans toutes les régions du pays », a poursuivi le diplomate russe qui avait rassuré d’autre part que la Russie est prête à contribuer non seulement au retour de la paix, mais également au développement socioéconomique, éducatif et culturel du pays.

La présence du chef de l’Etat à cette cérémonie «témoigne de la valeur qu’il a accordée aux outils de défense », selon les propos du colonel Mamadou, chef d’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines. Pour lui, «le renforcement des capacités dans le domaine militaire est très indispensable. Cette 5ème phase d’entraînement des éléments des FACA est de haute qualité. Cela  doit se poursuivre pour que la RCA ait une armée véritablement républicaine… ».

Signalons au passage que quelques récipiendaires ont reçu leurs certificats de fin de formation des mains des autorités du pays. Boum. Ce premier coup de tir a tonné comme un éclair dans un ciel nuageux. C’était le tout premier  début de la démonstration des éléments des FACA aux techniques de combat militaire. « Si je savais que ça se passe comme ça, je ne devrais pas venir », a expliqué une dame qui tremblait avec son bébé en main. «Vive les Forces Armées Centrafricaines ! », avaient crié de jeunes filles et garçons qui étaient  sur la place du spectacle. Et ce, pour manifester leur joie aux différentes démonstrations des éléments des FACA qui avaient duré une dizaine de minutes. «Nous sommes fiers de voir notre armée renaître doucement, mais sûrement de ses cendres, grâce aux soutiens multiformes des partenaires internationaux », a témoigné un des chefs du village Bobangui.

Professeur Faustin Archange Touadéra a profité de l’occasion pour tirer les oreilles des éléments des FACA, voire des hauts gradés de l’armée en ces termes : « je veux une armée pluriethnique et non une armée de clivage. Certes, la tâche ne sera pas facile, mais doucement, nous y arriverons (…). Notre armée se redéploye progressivement pour protéger les populations qui souffrent ».

Notons toutefois que ces éléments des FACA qui viennent de boucler leur fin de formation seront déployés dans les villes de Bambari et Alindao, deux villes du pays qui font face ces derniers temps aux violents affrontements opposant les groupes armés aux forces conjointes Minusca-FACA.

 

Envoyé spécial de Centrafric Matin à

Béréngo

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

RCA : APRES LE PALUDISME ET LE VIH/SIDA, LA ROUTE TUE AUSSI

Il est prouvé et démontré scientifiquement à travers des études et enquêtes menées sur le terrain que le paludisme, le VIH/SIDA et la route sont les trois (03) principaux facteurs qui sont à l’origine de la mort des personnes en RCA. Statistiquement parlant, le paludisme tue plus que le VIH/SIDA, et le VIH/SIDA tue plus que la route. C’est pour autant dire que la route tue aussi en RCA, et c’est ce cas précis qui nous intéresse plus. Pour preuve, parmi tant d’autres, au village Sô, sur l’axe Bangui-Boali, un véhicule de marque  CBH avait fait un accident de circulation routière causant la mort de 10 personnes et 30 blessés, le lundi 19 novembre 2018. Mais pourquoi les accidents de circulation routière sont récurrents en RCA ? A cette question posée, suivez bien nos regards croisés.

Sans nous tromper et vous conviendrez avec nous que c’est l’état très dégradant des routes nationales et pistes rurales qui sont à l’origine de nombreux cas d’accidents de circulation routière en RCA, et surtout pendant la saison des pluies. En plus de cela, il y a aussi les surcharges (marchandises et personnes) des véhicules et taxi-motos ; l’excès de vitesse ; la conduite dans l’état d’ivresse ou sous la prise des drogues et ; le non respect des règles du Code de la Route qui occasionnent ces accidents de circulation routière tant à Bangui, la capitale que dans l’arrière-pays. Et c’est bien dommage pour la sécurité routière et la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays. Mais que faire concrètement pour réduire les cas fréquents d’accidents de circulation routière en RCA ? Car la route continue de tuer et de blesser.

Pour réduire au maximum les cas d’accidents, nous disons qu’il faut commencer à prendre le mal par sa racine. Cela veut dire qu’il faut envisager de grands travaux de réhabilitation des avenues de Bangui, Bimbo, Bégoua et des routes nationales, ainsi que des pistes rurales, en y implantant des feus tricolores  et tous les panneaux de signalisation routière sur les axes routiers.

Il faut aussi organiser de vastes campagnes de sensibilisation de tous les conducteurs des véhicules et taxis-motos sur les règles du Code de la Route, les méfaits de la conduite dans un état d’ivresse ou sous la prise des drogues, sur eux-mêmes et par ricochet sur les personnes qu’ils transportent, sur toute l’étendue du territoire national.

Une fois toutes ces étapes franchies, c’est donc l’opportunité pour le gouvernement de frapper fort tous les chauffeurs récalcitrants qui enfreignent les règles du Code de la Route. car, «  la loi est faite pour tout le monde » et « nul n’est au-dessus de la loi », d’après des vocables juridiques.

 

A bon entendeur, salut !

 

Le Petit YEKOA

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE / PRESIDENCE :

DES CADRES SONT EN MISSION POUR AMENER TOUADÉRA À CROIRE QUE LA FRANCE FERA DE LUI LE MEILLEUR PRÉSIDENT DE LA SOUS RÉGION

Un deal à été mis en place entre la France et des binationaux proches de Touadéra, pour faire peur au président, afin de l'amener à faire confiance aux propos du président français Emmanuel Macron. Cela permettra aux groupes armés de descendre sur Bangui

Le Président Touadéra est pris en otage. Un groupe de ses proches, les plus intimes et aussi de sa famille, est en mission contre sa personne. Certains, très ignorants, soutiennent cette mission et ils se plaisent dans ce rôle. Suite à des entretiens avec les autorités françaises, guidés par l'ambassadeur de France à Bangui, Touadéra doit faire confiance aux promesses de la France et à Emmanuel Macron. La pression amènera le Président Touadéra à céder à la volonté de la France. L'objectif final de la France est de mettre fin au mandat du Président Touadéra qui a déjoué tous leurs plans. L'intervention de la Russie en RCA est l'arrêt de mort du Président Touadéra. La France utilisera toutes les ruses même jusque dans la famille du Président Touadéra pour montrer qu'elle est prête à aider et soutenir ce dernier à instaurer la paix en RCA. Quel que soit le chemin à prendre, la France a un seul résultat à atteindre. Se venger et mettre fin au régime Touadéra. La MINUSCA a ouvertement montré son intention qui est celle de soutenir la France. La population centrafricaine est le dernier des soucis de cette force onusienne.

La seule voie pouvant permettre au Président Touadéra de rester au pouvoir et d'instaurer une paix définitive est de faire appliquer l'accord de défense signé avec la Russie en demandant l'arrivée d'un contingent russe de plus de 1000 personnes. Sinon, les traîtres de la présidence arriveront à leurs fins.

Affaire à suivre car nous y reviendrons avec des révélations croustillantes.

 

Dem Jolia.,

ONG La Voix de l’Afrique

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RCA : LA FRANCE FAIT EXPEDIER RAPIDEMENT RAMBO A LA CPI POUR LE PROTEGER

Le consul de France à Bangui,  manipule les ex-Anti-Balaka, en leur faisant comprendre que l’expédition de Rambo est la volonté du président Touadéra.  Le but est de provoquer une révolte de ces derniers

Le député Alfred Yékatom alias Rambo a été transféré à la CPI,  par le lobby de la France. Une fois à la CPI,  Rambo évite la justice centrafricaine.

L’expédition de Rambo est une stratégie de la France qui utilise cela  pour manipuler les ex-Anti-Balaka à une révolte. Le consul de France à Bangui est lui même sur le théâtre des opérations pour convaincre les ex-Anti-Balaka que cette extradition est le fait de la seule volonté de Touadéra et qu’ils doivent considérer ce fait comme une trahison. Au même moment, la France met un plan B en place qui est d’activer les troupes de Darrassa à faire des massacres.

Tout cela, soutenu par la MINUSCA qui distribue les munitions et facilite les crimes. Méckassoua lui, s’occupe de faire passer l’argent par son proche à Darrassa. Une machine presque bien huilée dont les failles ont été très tôt mises à nu.

 

Loccident.info

Article de l’ong Paix et Stabilité ( lu pour vous)

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Centrafrique : Le Conseil de Alfred Yekatom RAmbo qualifie de kidnapping son extradition à la Haye

Le Conseil d’Alfred Yékatom Rambo qualifie de Kidnapping voire d’enlèvement son extradition à la Haye le 17 novembre 2018 dernier. Déclaration faite lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 20 novembre au tribunal de grande instance de Bangui.

La réaction du Conseil du prévenu Alfred Yékatom Rambo intervient trois jours après le transfert de celui-ci à la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanitaire, après l’accord du gouvernement centrafricain.

Le Conseil relève que Rambo   avait été arrêté dans le cadre d’une procédure de flagrant délit. Par la suite, la CPI s’est engouffré dans cette procédure, en privant même la justice centrafricaine du droit de juger et statuer sur les faits qui lui sont reproché dans le droit commun.

Selon Me Aristide Ndjapou, il s’agit d’un enlèvement. « les gens parlent d’extradition, mais je dirais que c’est un enlèvement voire kidnapping de notre client commun, l’honorable Yékatom Rambo  ». Il a expliqué que dans la nuit de mercredi à jeudi, des soldats lourdement armés ont fait irruption au niveau du camp de Roux dans l’objectif d’enlever  Rambo . « Sur instruction de qui, ni la destination où il devait être amené, la sécurité n’a pas du tout cédé », soutient-il.

Le lendemain jeudi, des Magistrats de la CPI, sont passés pour remettre un document à leur client Rambo. « Ce dernier refuse de signer par ce qu’il n’a pas encore pris connaissance et ne peut le faire en l’absence de ses Avocats. Et, c’est le samedi que les informations vont nous être confirmées  qu’effectivement il a été extradé », explique Me Aristide Ndjapou.

Dans le cadre de l’affaire ayant conduit à l’arrestation de Rambo le Doyen des Juges, selon les Avocats de Rambo, était saisi mais n’a pas encore commencé à auditionner les témoins. « Il va falloir qu’on auditionne tous les Députés présents. Supposant aujourd’hui que par aventure, il venait à être  condamné par la CPI et qu’il aurait purgé sa peine ou bien qu’il est acquitté et revient, doit-il répondre de l’infraction dont on lui reproche aujourd’hui ?. C’est-à-dire que la Juridiction  centrafricaine est inférieur, tellement inférieur que même nous-mêmes on ne peut rien faire », a-t-il dit.

Au sujet du droit de la Défense, Me Régis Tiangaye quant à lui évoque  que,  «  n’eut été notre vigilance, je pense qu’on n’aurait même pas été informé de cette procédure d’extradition. On a eu comme impression qu’il y avait un modus operandi qui consistait à mettre à l’écart les Avocats de la défense qui ont été régulièrement constitués par Monsieur Alfred Yékatom Rambo ».  

Le Conseil de Rambo rassure que « C’est son droit également de refuser un Avocat que la Cour Pénal Internationale lui commet d’office. Il peut refuser et dire non. J’ai déjà mes Avocats ».

Les dernières informations du RJDH indiquent que Me Mathias Barthélemy Morouba, l’un des Avocats de Rambo serait déjà arrivé à la Haye malgré une tentative d’opposition de la part de la CPI.

 

RJDH

 

 

JournEe Mondiale pour l’industrialisation de l’Afrique :

qu’en est-il de la RCA ?

La République centrafricaine, à l’instar des pays monde, et plus particulièrement les  pays africains ont célébrée, le mardi 20 novembre dernier, la Journée de l'Industrialisation de l'Afrique. Une journée censée inciter les pays africains à s'engager davantage dans le processus industriel, afin de susciter une prise de conscience au niveau mondial et mobiliser l'appui international en faveur du développement industriel de l'Afrique. Quelle place de choix occupe l’industrie  en Centrafrique ?

La journée de l'industrialisation décrétée le 22 décembre 1989 par les Nations Unies (U.N),qui permet chaque année d'aborder des problèmes liés au développement industriel durable et d'évaluer les stratégies d'atteinte des objectifs visant à faire des Africains des partenaires égaux dans ce nouveau monde.

Il ne s'agit plus seulement de produire, mais d'être compétitif pour espérer tirer profit des marchés de plus en plus ouverts et concurrentiels. Cette compétitivité nécessaire pour un accès facile aux marchés dépend de la disponibilité des ressources humaines qualifiées, d'infrastructures économiques viables, d'un cadre juridique favorable à la prise de décisions commerciales sur les marchés.

Afin de relever le défi de l'accès aux marchés, les pays doivent coordonner et harmoniser leur point de vue et parler d'une seule voix en matière de négociations commerciales, notamment dans le cadre des accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne, et dans celui des négociations avec l'OMC.

QUELLE PLACE OCCUPE L’INDUSTRIE EN RCA ?

Pour les Centrafricains, cette journée où l’Afrique célèbre l’industrialisation sur le continent, une rétrospective est de mise pour faire le bilan des progrès amorcés dans ce domaine. Après les crises à répétition qu’a subies le pays de feu B. Boganda, le moment est bien choisi de faire, car la RCA célébrera les soixante (60) ans de la proclamation de la République centrafricaine, ancienne Oubangui-Chari, précisément le  1er décembre.

Aujourd’hui, nous pouvons dire que le pays peine à avoir plus de 100 entreprises industrielles, agroalimentaires ou manufacturières. Par ailleurs, nombreuses sont les unités industrielles centrafricaines qui relèvent du système informel. Pendant ce temps, les Camerounais et les Congolais sont à plus de 2000 à 4000 entreprises industrielles.

Cependant, beaucoup de progrès ont été faits depuis l’accession à la magistrature du Pr. Faustin-Archange Touadéra. En effet, le président élu à amorcer une industrialisation de son pays à travers un ambitieux programme de relèvement soutenu par les partenaires internationaux (PNUD, UNFPA), à travers le RCPCA.

Pour faire de la RCA un pays industrialisé, il faudrait que les dirigeants de celle-ci initient un projet ambitieux à caractère agricole, technologique.

Pour ce faire, les bailleurs de fonds ont suggéré un investissement du gouvernement centrafricain dans les infrastructures routières et ferroviaires et la disponibilité d’énergies compétitives, le renforcement de la sécurité des zones industrielles, l’élaboration d’un climat des affaires lisibles et protection des investisseurs, un système financier harmonisé, la mise en œuvre d’un partenariat public-privé et une contribution de tous.

Néanmoins, la Journée Mondiale de l’industrialisation de l’Afrique devrait être une occasion pour tous les dirigeants centrafricains, les hommes d’affaires et les entrepreneurs de mettre la main à la pâte, pour redonner à la RCA une place de choix pour tous les investisseurs étrangers. Cela est possible, en réunissant tous les facteurs, qui sont des infrastructures attractives, de bonnes routes, des conditions d’investissements favorables. Mais, rappelons-le, le pays est sur la bonne voie.

Une chose est sûre, aucune nation ne peut se développer significativement dans un système économique réduit à fournir aux autres des intrants à bon marché avec une main d’œuvre servile et ne recevoir en retour que des produits finis à des prix prohibitifs.

Centrafricain, levons-nous et devenons les innovateurs de l’Afrique centrale.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

Bangui, Bimbo et BEgua : difficultE de conserver les corps eN bon etat avant leur inhumation

 

Il y a de cela trois (03) mois, seule la morgue de l’Hôpital Communautaire est opérationnelle. La morgue de l’Hôpital Général de Bangui est en pleins travaux de sa réhabilitation. Quant à la morgue de l’Hôpital de l’Amitié à Fouh dans le 4ème arrondissement de la Ville de Bangui, elle ne fonctionne pas, pour des raisons d’ordre technique. Allez-y donc deviner le reste. D’où la difficulté pour les familles et parents endeuillés de Bangui, Bimbo et Bégoua de conserver en bon état les corps des leurs, avant leur inhumation.

Pire encore, depuis le lundi 19 novembre 2018, un communiqué radiodiffusé, émanant de la Direction Générale de l’Hôpital Communautaire, « invite toutes les familles et tous les parents qui ont conservé les corps des leurs à la morgue de cet hôpital, d’aller les récupérer urgemment. Car, la chambre froide ne donne pas,  donc est tombée en panne ». Incroyable, mais pourtant vrai. Finalement, que peuvent faire les familles endeuillées qui n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour procéder dignement à l’inhumation de leurs parents décédés ? Car nul n’ignore que bon nombre de Centrafricains vivent dans la misère absolue, l’extrême pauvreté, en un mot, au-dessus du seuil humain.

Et pourtant, « la personne humaine est sacré dès sa naissance jusqu’à sa mort », dit-on. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. A qui la faute? Pourquoi ne pas envisager la construction d’une morgue à l’Hôpital « maman » Elisabeth Domitien de Bimbo ? « Gouverner, c’est prévoir », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA  

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : DE LA PROCEDURE SPECIALE RELATIVE AUX CONTRATS SUR LES RESSOURCES NATURELLES ET AUX CONVENTIONS FINANCIERES

 

SECTION V : DE LA PROCEDURE SPECIALE RELATIVE AUX CONTRATS SUR LES RESSOURCES NATURELLES ET AUX CONVENTIONS FINANCIERES

Art.79 : Aux termes de l’article 60 de la Constitution, le Gouvernement  a  l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles ainsi que les conventions financières. Il est tenu de publier ledit contrat dans les huit (08) jours francs suivant sa signature.

Art.80 : L’autorisation visée à l’article  ci-dessus  est  un  acte  administratif  relevant de la compétence du Bureau de l’Assemblée Nationale.

CHAPITRE VII : DU MODE DE VOTATION

Art.81 : Les votes de l’Assemblée sont mis à la majorité absolue des suffrages exprimés.

Lorsqu’un vote ne peut avoir lieu faute de quorum, la séance est levée après l’annonce par le Président du report du scrutin à l’ordre du jour de la séance suivante, laquelle ne peut être soutenue moins d’une heure après.

Le vote est valable quel que soit le nombre de votants si avant l’ouverture du scrutin, le Bureau a déclaré que l’Assemblée était en nombre pour voter.

Aucune rectification de vote n’est admise après la clôture du scrutin.

Art.82 : L’Assemblée vote :

A) au scrutin public

- à main levée ;

- par assis et levé ;

- par acclamation.

B) au scrutin secret

Le vote à main levée est de droit en toutes matières à l’exception de celles réservées au scrutin secret. Il est constaté par les Secrétaires Parlementaires et proclamé par le Président.

Si les Secrétaires Parlementaires sont en désaccord persistant, le vote au scrutin secret est de droit.

Art.83 : Le vote au scrutin public peut être demandé en toutes matières dans les conditions prévues à l’article suivant, sauf dans les conditions de rappel au règlement, d’interdiction de parole, de clôture ou de censure disciplinaire.

Art.84 : Le vote au scrutin secret est obligatoire sur les projets ou propositions établissant ou modifiant les impôts ou contributions publiques et pour les désignations personnelles, lorsque la Constitution exige une majorité qualifiée ou lorsque la responsabilité du Gouvernement est engagée.

Lorsqu’il s’agit de scrutin pour les désignations personnelles, chaque Député inscrit sur un bulletin le nom du candidat de son choix et l’introduit dans l’urne.

Art.85 : En cas de vote sur les projets ou propositions de lois, il est procédé au scrutin secret de la manière suivante :

Chaque Député dépose dans l’urne qui lui est présentée par les Huissiers, un bulletin de vote à l’appel de son nom, exprimant son choix pour l’adoption, contre ou pour l’abstention.

Art.86 : Lorsque les votes sont recueillis, le Président prononce la clôture du  scrutin. Les urnes sont immédiatement portées à la tribune. Les Secrétaires Parlementaires procèdent au dépouillement du scrutin et le Président en proclame les résultats.

Art.87 : Les questions mises aux voix ne+ sont déclarées adoptées que si elles ont recueilli la majorité absolue des députés présents ou représentés. En cas d’égalité de suffrage, la question mise aux voix n’est pas adoptée. Le résultat des délibérations est proclamé par le Président en ces termes :

« l’Assemblée Nationale a adopté ou n’a pas adopté ».

Art.88 : Tout projet de loi voté par l’Assemblée Nationale est enregistré, daté et immédiatement transmis par le Président de l’Assemblée Nationale au Président de la République par l’intermédiaire du Ministre Chargé des Relations avec le Parlement. Il en est de même pour toute proposition de loi.

Toutes les communications de l’Assemblée Nationale sont faites par son Président, même s’il s’agit des questions n’intéressant qu’un seul Ministre, celles-ci sont transmises de la même manière.

TITRE IV :DU CONTRÔLE PARLEMENTAIRE

CHAPITRE I : DES RAPPORTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE AVEC L’EXECUTIF

Art.89 :Aux termes de l’article 89 de la Constitution, les moyens d’information, de contrôle et d’action du Parlement sur le Gouvernement sont :

- la question de confiance ;

- la question orale avec ou sans débat :

- la question écrite :

- l’audition en Commission ;

- la Commission d’enquête et de contrôle ;

- l’interpellation ;

- de la motion de censure.

Seule l’Assemblée Nationale peut exercer la question de confiance ou la motion de censure.

Au cours de chaque session ordinaire, une séance par semaine est réservée par priorité aux questions des membres de l’Assemblée Nationale et aux réponses du Gouvernement.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Fait à Bangui, le

 

Faustin-Archange TOUADERA

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