toutes les infos du Jeudu 08 Novembre 2018

Cm n 2834 du je 08 nov 2018

LE MOUVEMENT «CŒURS UNIS » REçOIT DE NOUVEAUX ADEPTES VENUS DU PNCN, URCA, UNDP, MNS, RDC ET RPR

Certains responsables et membres des formations politiques (PNCN, URCA, UNDP, MNS, RDC et RPR) viennent de quitter leurs différents  partis pour adhérer au mouvement politique «Cœurs Unis » du chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra qui vient de voir le jour en République Centrafricaine. C’était le mardi 06 novembre 2018, aux environs de 17 heures  dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui, que ces responsables et membres de ces formations politiques ont adhéré au mouvement politique «Cœurs Unis ».

Devant le 1er ministre Simplice Mathieu Sarandji et certains membres du gouvernement, ces responsables et membres des formations politiques avaient justifié de long en large les raisons de leur adhésion au mouvement politique «Cœurs Unis » du chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra.

 Le représentant du PNCN a parlé d’une démission collective. «C’était après une Assemblée Générale qui a réuni toute la base de cette formation politique que nous avions entamé la procédure de cette démission collective », a-t-il indiqué. Selon lui, le combat avec le chef de l’Etat qu’il a qualifié de «l’homme de la situation », ne date pas d’aujourd’hui. C’est depuis  les élections couplées de 2015-2016 que le PNCN            mène cette lutte politique avec le chef de l’Etat. Et convaincu de la vision du président de la République, il est normal qu’ils puissent démissionner de leur parti pour adhérer au mouvement «Cœurs Unis ». Pour illustrer ses propos, il a remis une copie de lettre de leur démission au chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji.

 Roger Denemandji, membre du parti URCA et professeur de lycée, a justifié la raison de sa démission par les actions qui sont entrain d’être menées par le chef de l’Etat dont il a suivi les échos sur les ondes des stations radios de la place. « Personne m’a contraint à démissionner de mon parti. C’est à travers les actes posés par le chef de l’Etat que je suis les échos dans les stations radios  que j’ai décidé de démissionner. C’est en toute conscience que j’adhère au mouvement politique Cœurs Unis », a-t-il déclaré.

Même son de cloche du coté du président et de la Vice-présidente de la jeunesse du parti UNDP de Michel Amine. «C’est d’un commun accord avec nos députés que nous avons décidé aujourd’hui d’adhérer au mouvement politique Cœurs Unis. C’est depuis les élections de 2015-2016 que l’UNDP soutient le chef de l’Etat. Et si aujourd’hui le président de la République mène des actions convaincantes, il est normal que nous le soutenions. C’est dans ce sens que nous, jeunesse de l’UNDP, ensemble avec nos députés, avions décidé d’adhérer au mouvement Cœurs Unis ».

Maxime Guiwigo, représentant du MNS et Franck Gbangope, 2ème vice-président de la jeunesse du RDC, ont dit donner leurs soutiens au chef de l’Etat pendant les campagnes électorales et au moment du second tour de la présidentielle de 2016. Ce qui justifie «la vieille relation entre eux et le président Touadéra » qui, selon eux, «ne cesse de leur tendre la main dans diverses activités ». D’où, ils ne peuvent l’abandonner en cours de chemin

Contrairement aux autres, les députés du parti RPR, ont justifié la raison de leur démission par l’attitude exagérée et contraignante de leur président. «Le RPR était le 1er parti à soutenir le chef de l’Etat au second tour de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, le président de notre parti  fait pression sur nous de quitter la mouvance présidentielle pour rejoindre le camp de l’opposition. Mais nous avons refusé catégoriquement, parce que nous ne sommes pas des enfants. Nous allons rester derrière le chef de l’Etat dans sa politique de l’addition plus la multiplication au sein du mouvement Cœurs Unis », ont-ils avoué.

Mais  Simplice Mathieu Sarandji a reconnu toutefois que lui seul ne pouvait  élire professeur Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat. C’était avec le soutien de tout le monde que Touadéra a été élu. Sur ce ton, le PM a appelé tous les membres du mouvement «Cœurs Unis » de bannir l’esprit de division, du clanisme, du régionalisme, du népotisme, du sectarisme…

 

Bénistant MBALLA

 

 

CENTRAFRIQUE : LE GOUVERNEMENT DEMENT LES RUMEURS DE LA DEMANDE DU RETRAIT DE LA MINUSCA PAR LA FRANCE

Le gouvernement  Centrafricain, a porté un démenti à propos des informations qui circulent dans Bangui selon lesquelles Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires Etrangères aurait menacé la Centrafrique de faire partir la Russie sinon la France demanderait  le retrait des troupes de la Minusca de la Centrafrique en faveur du retour de la Sangaris.

Ces informations sur le retrait de la Minusca au profit des soldats français commençaient à circuler après la visite du travail du 02 au 03 Novembre dernier du Chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Contacté par le RJDH, un membre du Gouvernement porte un démenti formel face à ce qu’il qualifie de rumeurs, « Plusieurs leaders de la société civile ont réagi. Le ministre français n’a en aucun cas parlé du retrait de la Minusca. C’est des allégations et des supputations sans fondements », a-t-il dit.

Interrogé sur les sujets abordés par Jean-Yves Le Drian lors de sa visite, le membre du gouvernement précise que «le ministre français s’est beaucoup plus penché sur la question du dialogue entre le gouvernement et les groupes armés où  la date n’est pas encore connue. La question du départ de la Minusca ou du retrait des russes n’a pas été au menu des discussions. C’est une fausse information » a-t-il ajouté.

Le ministre centrafricains des affaires étrangères Charles Armel Douane, contacté par le RJDH n’a pas souhaité dire plus sur ce qu’il qualifie aussi des « rumeurs non fondées ».

Cette information a suscité une vague de réactions hostiles au sein de la population. Pour cause, certaines associations de la société civile  projettent entreprendre des actions en signe de protestation contre cette supposée « prise de position  de la France ».

Une marche de protestation et d’indignation est prévue pour le Jeudi 8 Novembre en vue de dénoncer ce qu’elle cette société civile « qualifie de manipulation de la part de la France ».

Depuis que la Centrafrique est rentrée dans une crise politico-militaire, les centrafricains croient que la France n’est malheureusement pas étrangère à cette crise pour des raisons géostratégiques, géopolitiques et économiques, surtout le retrait des forces de la Sangaris qui a renforcé les positions des groupes armés.                                                                    RJDH

 

 

 

« LA RCA, BON ELEVE DU FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL », DIXIT JOEL TOUJAS-BERNATE, CHEF DE MISSION DU FMI A BANGUI

Après dix (10) jours passés à Bangui dans le cadre de la 5ème revue de l’accord en faveur de la République centrafricaine au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et les consultations au titre de l’article IV, le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra et le chef de mission du Fonds Monétaire International (FMI), Joël Toujas-Bernaté, ont animé conjointement une conférence de presse, le mardi 06 novembre 2018.

Au cours de cette conférence qui s’est déroulé au ministère des Finances, Joël Toujas-Bernaté a affirmé que la RCA est un bon élève du FMI. Cela prouve à suffisance que le gouvernement s’est engagé résolument à respecter les reformes demandées par le FMI. Et il le fait en âme et conscience. C’est ainsi que, dans le communiqué de presse rendu public, le chef de mission du FMI a indiqué que « la mise en œuvre du programme économique reste globalement en bonne voie. Les indicateurs quantitatifs pour fin juin 2018 ont été respectés. Les réformes structurelles sont en cours, même si certaines connaissent des retards.

L’équipe du FMI a salué les progrès accomplis en ce qui concerne l’intégration des taxes parafiscales dans le compte unique du Trésor et a souligné qu’il est nécessaire d’éliminer celles qui ne sont pas économiquement justifiées ». Abordant dans les perspectives de croissance, la résilience et la réduction de la pauvreté à moyen terme, l’équipe du FMI a recommandé au gouvernement des réformes visant à accroître les recettes budgétaires, à renforcer la gouvernance, à améliorer le climat des affaires et à promouvoir l’égalité des genres pour renforcer la résilience et la cohésion sociale. Il a souligné aussi le potentiel de recettes budgétaires inexploité et l’importance de la lutte contre la pauvreté.

Etant bon élève du Fonds Monétaire International (FMI), Joël Toujas-Bernaté a annoncé le décaissement de 22,84 millions de DTS (soit environ 31,7 millions de dollars) à la République centrafricaine, à la seule condition que le Conseil d’Administration du FMI qui se réunira en décembre 2018 donnera son approbation à cette cinquième revue de la FEC.

C’est une bonne nouvelle pour la République centrafricaine qui est confrontée aujourd’hui à d’énormes difficultés financières dues à l’insécurité engendrée par les groupes armés. C’est dire que les efforts du gouvernement dans le domaine économique sont en bonne voie et le FMI est disposé à l’accompagner.

Nous jetons des fleurs au gouvernement et plus particulièrement au ministre Henri-Marie Dondra des Finances et du Budget qui fait des pieds et des mains pour avancer la barque financière avec le FMI. N’oublions pas aussi que, « quand le FMI est avec la RCA, toutes les autres institutions financières internationales sont aussi avec la RCA ». Donc la voie du développement économique est grandement ouverte à la RCA qui est un bon élève du FMI. Le peuple centrafricain doit saluer à sa juste valeur les efforts déployés par le gouvernement dans le domaine économique malgré l’insécurité qui persiste dans bon nombre de nos villes de l’arrière-pays.

Quant au membre du gouvernement, il a salué les conclusions de la mission du FMI qui a séjourné à Bangui et souhaite poursuivre les reformes avec le redéploiement progressif des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans l’arrière-pays.

Nous souhaitons bon retour à l’équipe du FMI et espérons que son Conseil d’Administration donnera son approbation et décaissera le montant annoncé. De même, nous saluons aussi l’implication accrue du représentant résident du FMI à Bangui, Olivier Benon, dans ces discussions avec le gouvernement qui se sont bien déroulées.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE PERSONNEL DE LA BRASSERIE MOCAF EN GREVE DE 3 JOURS

Le personnel de la Brasserie Mocaf a lancé ce jour une grève de trois (3) jours. Il réclame le départ du Directeur Administratif et Financier et de celui de la maintenance. A cela s’ajoute l’absence de promotion du personnel local. La manifestation a eu lieu ce matin devant la Brasserie Mocaf à Bimbo.

Le personnel avec des sifflets devant la Brasserie Mocaf réclame depuis ce matin le départ des deux responsables de la société. Cette grève de trois (3) jours  intervient après un préavis de huit (8) jours donné aux responsables de cette entreprise afin de chercher des solutions au mauvais climat de travail issu d’une frustration permanente que vivent le personnel et l’absence de promotion du personnel local.

Un manifestant de la Brasserie Mocaf qui a requis l’anonymat se dit déçu du comportement de leurs responsables en dépits des sacrifices. « Nous avons travaillé pendant des années avec des vieilles machines et aujourd’hui les nouvelles machines sont arrivées, ils ont fait venir des expatriés pour travailler sur les machines au détriment de nous fils du pays. Nous  réclamons le départ du Directeur Administratif et Financier parce qu’il avait passé trois (3) ans auparavant ici, il a été affecté et il est encore revenu à Bangui. C’est un individu qui brille en limogeant le personnel sans raisons. Il avait à l’époque limogé plus de 30 personnes et la majorité est décédée laissant derrière eux des orphelins et veuves, il récidive encore avec cette pratique », a-t-il déploré.

Un autre point soulevé par un autre personnel est celui du traitement au niveau du groupe Castel dont le Centrafrique fait partie. Selon lui, «  le traitement n’est pas équitable avec les autres pays membres du groupe Castel comme le Cameroun, le Gabon, le Tchad, Congo-Brazza et Congo Kinshasa. Nous subissons des agressions verbales. Les conditions dans lesquelles nous travaillons sont dignes de l’époque de la traite négrière », a-t-il regretté.

Un membre de la délégation du personnel de la Brasserie Mocaf est revenu sur les points revendiqués par le personnel, « le départ du directeur administratif et financier et celui de la maintenance, la formation et la promotion du personnel local sont les points de nos revendications ». Il souhaite une discussion pour la reprise  de travail mais tout en tenant compte des revendications. Sans suite favorable, la grève sera prolongée pour huit (8) jours.

Aucune réaction n’est encore enregistrée du côté des responsables de la Brasserie qui ont refusé sèchement de recevoir les journalistes pour leurs versions des faits.

Les conditions de travail déplorées par le personnel relèvent de cas de violation du droit qui stipule que tout être humain a droit au travail, à un traitement équitable et à un salaire équitable pour un même travail accompli.

RJDH

 

 

LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL ACCUEILLE UN SEMINAIRE SUR : 

«LE LEADERSHIP ETHIQUE ET LE CONTROLE DE LA CORRUPTION »

Un atelier de 03 jours sur, «le leadership éthique et le contrôle de la corruption », se déroule au siège du Conseil Economique et Social à Bangui. Organisé par l’ONG Centre International pour le Développement de l’Ethique et du Leadership, cet atelier vise à sensibiliser les conseillers économiques et sociaux, les hauts commissaires et administrateurs de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, sur leur rôle dans la gestion de la chose publique, à travers un caractère digne et honnête, pouvant servir au développement du pays.

«Les nombreux problèmes de la RCA résultent du caractère de l’homme. Si nous avons un bon caractère, il n’y aura pas de problèmes », a indiqué Simplice Mathieu Sarandji, 1er ministre centrafricain, d’après ces expériences tirées du terme leadership qui, selon lui, est le caractère clé de l’existence humain.

Le chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, pendant son parcours, a subi cette formation sur : «le leadership éthique et le contrôle de la corruption ». Ce qui lui a permis de tirer des leçons sur cette notion. «Il y a des gens qui sont nés pour commander. C’est inné à eux. Par contre, il y a d’autres qui doivent apprendre à commander », a-t-il déclaré aux participants.

 Le leadership  concerne plusieurs domaines entre autres, le social, le religieux, la politique etc.  Mais il faut repartir à la base car tout repose  sur l’éducation à la base qui, selon le 1er ministre, «doit commencer à la maison pour être complétée à l’école ».

Toujours d’après le 1er ministre, l’objectif de cet atelier est de sensibiliser les conseillers économiques et sociaux, les hauts commissaires et administrateurs de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance d’appréhender les principes universels, afin qu’ils puissent avoir une vision claire dans la gestion de la chose publique et lutter contre la corruption. C’est pourquoi, il a exhorté les participants à être assidus durant cette formation.

Signalons au passage que le Centre International pour le Développement de l’Ethique et du Leadership (CIDEL) est une ONG nationale qui a fait ses preuves dans plusieurs pays à savoir, le Congo, le Burkina-Faso, le Cameroun… A l’occasion de cette formation de 03 jours, les participants bénéficieront des connaissances des experts internationaux venus de la Suisse et de la Tanzanie, ainsi que des expériences des experts nationaux.

«Le leadership est en harmonie avec la gouvernance dans tous les secteurs à Bangui et dans les villes de provinces », a expliqué le représentant du Centre International pour le Développement de l’Ethique et du Leadership (CIDEL). Il s’agit, à travers cet atelier, «d’organiser, de partager et d’instruire sur les valeurs éthiques qui forment le caractère de l’homme », a-t-il ajouté.

« Si l’homme est corrompu, cela se traduit dans son fort intérieur et extérieur », a-t-il conclu, en appelant les participants à pérenniser les acquis de cet atelier dans le but de développer la République Centrafricaine.

 

Bénistant MBALLA

 

         

 

 

KEMBE ET SATEMA DANS LA BASSE-KOTTO : 02 VILLES DU PAYS OUBLIEES PAR LE GOUVERNEMENT ET LES HUMANITAIRES ?

La situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut actuellement à Kémbé et Satéma, 02 sous-préfectures de  la Basse-Kotto, est très catastrophique et alarmante, depuis plus de 5 ans. Il y a quasi-absence de l’autorité de l’Etat dans lesdites villes : absence totale des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), faible présence des fonctionnaires et agents de l’Etat. Selon des informations émanant de Kémbé et de Satéma, il est fait état de ce que, « ces deux (02) villes sont sous la coupe réglée des éléments armés, les peulhs de l’UPC, qui dictent leur loi et font le chaud et le froid, au vu et au su de tout le monde. Du coup, la population est prise en otage par ces sanguinaires et ne peuvent vaquer en toute quiétude à leurs diverses activités quotidiennes (agriculture, élevage, pêche, chasse et nous en passons). L’insécurité y bat son record et le chemin de l’école est devenu noir, pour manque d’enseignants ».

Fort de cette triste nouvelle, nous interpelons le gouvernement et les ONG humanitaires œuvrant en RCA, de prendre en main leurs responsabilités et de voler le plus vite possible au secours des populations de Kémbé et de Satéma. Il est question d’intervenir urgemment pour éviter un drame humain, vu la situation de vulnérabilité très poussée dans laquelle vivent les habitants. Les villes de Kémbé et de Satéma font partie intégrante du territoire de la RCA. A ce titre, le gouvernement a l’obligation d’assurer la sécurité de leur population et d’y restaurer son autorité, à l’instar d’autres villes du pays. « Gouverner, c’est prévoir », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

RCA / LETTRE OUVERTE DU PRESIDENT DE L’ONG INTERNATIONALE ANA,

HAROUNA DOUAMBA A MADAME FLORENCE PARLY MINISTRE DE LA DEFENSE FRANÇAISE

 

Madame la ministre j’ai l’impression que lors de votre prise de service, vous avez été mal renseignée, pour votre gouverne, la République Centrafricaine est un pays qui se trouve en Afrique avec à sa tête un président démocratiquement élu. L’ordre du jour du forum de Dakar n’est pas la RCA. Avez-vous peur des Russes ? N’est il pas hypocrite de votre part de parler indirectement de la Russie devant des dirigeants africains ?

Madame la ministre Florence Parly, vous êtes une dame et peut être une mère. Lorsque vous parlez d'une manière hypocrite des puissances opportunistes qui interviennent en RCA, de qui parler vous ? L'orque vous parlez de l'Union Africaine comme si cette institution n'était pas sous votre tutelle, n'avez vous pas honte? Madame, vous qui êtes ministre de la défense de France, pouvez vous me dire pourquoi depuis plus de 40 ans que vous pillez et que vous avez la mainmise sur les ressources Centrafricaines, ce peuple ne vit que dans une misère extrême ? Madame la ministre, avez vous un cœur ? Quand vous constatez que les enfants ne vont pas à l'école, les orphelins sont partout dans les rues, pas d'eau potable, pas d'électricité, pas d'infrastructures routières, pas des grandes écoles de formation, d'hôpitaux et tout cela est dû à une crise que vous gérez depuis Paris. Madame Florence Parly, faites parler votre sensibilité de femme. N'avez vous pas honte lorsque vous prononcez certains mots ? La France, votre pays n'est pas responsable de ces milliers de morts en RCA ? Elle n'est pas responsable de cette misère que subit le peuple Centrafricain ? Madame la ministre, dites moi pourquoi les Bouygues et autres n'ont pas investi en RCA ? Le peuple Centrafricain, n'a plus confiance en vous, vous êtes à la base de leur malheur, arrêtez donc les discours hypocrites car la Russie aujourd'hui fait du très bon travail en RCA. Madame la ministre, votre politique de diviser pour mieux régner ne marchera plus en Afrique. Vous pouvez réunir des dirigeants corrompus, qui sont prêts à sacrifier leurs propres frères pour vous faire plaisir, qui vous écoutent bouche bée et finissent par vous applaudir. Et donc vous pensez que vous faites du bon travail, que les Africains ont besoin de votre aide. Non, madame la ministre, le peuple centrafricain en particulier et le peuple Africain en général, n'ont plus besoin de vos services. Madame la ministre, accepteriez vous que votre homologue de la RCA, intervienne dans vos dossiers en prenant des décisions ? Mais une chose est sûre, sans le savoir vous faites une très bonne promo de la Russie. Le peuple Africain à tiré une leçon de vos agissements. Lorsque vous êtes contre quelque chose, cela est généralement bon pour le peuple et quand vous êtes pour, ceci n'est que dans votre intérêt. Les exemples sont légions. En tant que ministre de la défense, que faites vous du peuple Libyen que vous avez pillé, trahi, à qui vous avez menti et tué abusivement. Vous avez détruit ce beau et prospère pays, juste pour vos intérêts égoïstes et inhumains. Vous ne voulez pas de la Russie, c'est votre droit mais je vous rappelle que la Russie n'intervient pas en France mais plutôt en Centrafrique à la demande des dirigeants et du peuple. Si la Russie vient pour ses intérêts, quel est votre problème ? Êtes-vous Centrafricaine ? N'y a t'il pas un ministre de la défense en Centrafrique ? Aujourd'hui, vous risquez de perdre beaucoup de pays à cause du dossier de la RCA, le peuple centrafricain à droit à une vie meilleure madame la ministre, les enfantés Centrafricains ont besoin d’aller et avoir une chance dans la vie car c'est l'école qui vous a permis d'être là où vous êtes aujourd’hui. Madame Florence Parly, les menaces et intimidations de la France ne nous font plus peurs. Car nous avons connu et vécu le pire avec la France. Et moi, je suis prêt à mourir pour mes convictions. Je suis un panafricaniste et ma détermination à mettre fin à la crise Centrafricaine est sans hypocrisie. Mes collègues et moi avons mis un système de défense et de dénonciation en Afrique, le seul conseil que je vous donne est de dire à Emmanuel Macron de prendre courage, de revoir les contrats qui lient les pays Africains à la France car nous sommes au 21ème  siècle. Nous exigeons des partenariats gagnant-gagnant, pour empêcher que nos frères meurent dans la méditerranée et surtout pour réduire la misère en Afrique. Dites à Macron, que notre déception en ce qui le concerne est énorme, comment lui qui est de cette nouvelle génération peut être accroché à des pratiques moyenâgeuses? Madame la ministre, laissez la RCA et la Russie, il y a de la place pour tout le monde. Le peuple a les yeux ouverts, croyez moi votre pilule aura du mal à passer. Tuez nous mais vous mourez un jour car nul n'est éternel.

Je vous remercie,

 

Harouna Douamba,

président de l'ONG internationale,

Aimons Notre Afrique (ANA). 

 

 

UNE GENERATION DE JEUNES FEMMES DECOMPLEXEES A L’ASSAUT

DES MEDIAS EN AFRIQUE

Elles ont la trentaine, des carrières brillantes, souvent des convictions féministes et surtout aucun complexe : une génération de jeunes femmes partent à l’assaut des médias africains, en utilisant les réseaux sociaux comme marchepied.

« Je ne sais pas ce que non signifie", sourit avec gourmandise Peace Hyde, une des figures les plus emblématiques de cette génération, dans une interview avec l’AFP, en marge d’une conférence sur les médias africains.

Cette Britannique d’origine ghanéenne a enseigné la physique et la chimie en Grande-Bretagne, avant de s’installer en Afrique en 2014 pour tenter sa chance dans les médias.

Dans l’univers traditionnellement très masculin du groupe américain Forbes, elle s’est imposée jusqu’à devenir responsable des médias digitaux et des partenariats de la filiale Afrique.

Hyper-télégénique, elle s’est surtout bâti une image en créant et en animant à partir de 2016 le talk show "My Worst Day" ("Mon pire jour", sur CNBC Africa), dans lequel elle confesse les puissants d’Afrique sur leurs pires échecs, et ce qu’ils en ont appris.

Quelque 380.000 personnes suivent aujourd’hui son activité sur Instagram, 55.000 sur Twitter. A la récente conférence NexTVCEO Africa à Port-Louis, sa popularité se mesure au nombre de selfies qui lui sont demandés, surtout par des jeunes femmes qui paraissent voir en elle un modèle, ce que cette individualiste récuse.

"On parle beaucoup de féminisme et de femmes qui prennent la parole au nom du féminisme, mais je me suis toujours considérée avant tout comme une individualité", même si "par ricochet, on inspire d’autres personnes à suivre le même chemin".

« Les choses changent »

« Réussir dans les médias en Afrique en tant que femme, c’est beaucoup de travail. Vous devez en permanence faire vos preuves et avancer à contrecourant", constate pour sa part la Nigériane Chinenye Nnoli, animatrice du talk-show "Metrowoman" et PDG de la société de production du même nom.

"Mais si, en Afrique et ailleurs, les femmes ont longtemps été sur-sexualisées, les choses changent et il y a maintenant de nombreux programmes qui renvoient l’image de femmes puissantes, influentes, réussissant de façon éthique", se félicite-t-elle.

"Et c’est nettement plus facile aujourd’hui, parce qu’avec l’irruption des réseaux sociaux, vous n’avez plus besoin d’infrastructures, il vous suffit d’un téléphone portable pour lancer votre programme", relève Mme Nnoli.

C’est en attirant ainsi près de 68.000 abonnés sur Twitter que l’entrepreneure en technologie camerounaise Rebecca Enonchong a acquis une notoriété qui lui a valu d’être sélectionnée parmi les 50 personnalités africaines les plus influentes le mois dernier par le magazine Jeune Afrique.

Soeurs à l’état civil, les Ougandaises Seanice Lojede et Nancy Kasungira ont réussi de façon différente dans les médias ; la première maintenant dans la publicité sur internet — elle dirige la société BluFlamingo installée dans quatre pays d’Afrique de l’Est —, la seconde en présentant l’émission quotidienne "Focus on Africa" sur BBC World.

Les deux se rejoignent dans leurs convictions féministes et panafricaines, qu’elles défendent dans une vidéo intitulée "le sexisme au travail", récemment postée sur la chaîne Youtube "Black Working Mother" animée par Seanice.

Mariée à l’acteur nigérian vedette Fabian Lojede et mère de deux enfants, Seanice prépare d’ailleurs déjà la prochaine génération, comme en témoigne une de ses dernières vidéos intitulée "4 choses clé à retenir pour éduquer DES FILLES NOIRES FORTES" (en majuscule bien sûr).

Voa Afrique avec AFP (presse francophone)

 

 

 

 

LA VILLE DE BAMBARI EST-ELLE PRETE A ABRITER LES JOURNEES INTERNATIONALES DE LA FEMME RURALE ET MONDIALE DE L’ALIMENTATION 2018 ?

Après la ville de Berbérati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéi, qui avait accueilli les Journées Internationales de la Femme Rurale (JIFR) et Mondiale de l’Alimentation (JMA), les 15 et 16 octobre 2017, c’est autour de la ville de Bambari dans la Ouaka, d’abriter ces deux (02) grands évènements  de portée tant nationale qu’internationale. Mais finalement, les JIFR et JMA 2018 ont été reportées pour les 15 et 16 novembre. Et pour causes ?

Deux (02) principales causes justifiaient le report desdits évènements, a indiqué le gouvernement. Il s’agit « des travaux de réhabilitation des logements publics devant servir d’habitations aux personnalités nationales et internationales et le processus de sensibilisation en cours des déplacés internes à regagner leurs domiciles et quartiers respectifs ».

Qu’à cela ne tienne, les criminels et hors-la loi de l’UPC d’Ali Darras ont encore attaqué les positions des forces conventionnelles (les Forces de Défense et Sécurité (FDS) et la force spéciale portugaise de la Minusca basées à Bambari, il y a de cela une semaine. Il y avait des pertes en vies humaines, des blessés et autres exactions de tout genre. Cette panique généralisée au sein des habitants a occasionné bon nombre de déplacés internes.

Même si aujourd’hui cette ville est sous contrôle des FDS et des Casques Bleus de la Minusca et qu’un calme précaire y règne, nous posons la question suivante : la ville de Bambari est-elle prête à abriter les JIFR et JMA, prévues pour les 15 et 16 de ce mois de novembre 2018 ?

Pour nous, nous disons que toutes les conditions sécuritaires ne sont pas réunies actuellement et que beaucoup de choses restent à faire, pour permettre à la ville de Bambari d’accueillir ces 02 grands évènements. Surtout que la population vit encore sous le choc des récents affrontements très meurtriers. Toutefois, « qui vivra, verra » !

Le Petit YEKOA

 

 

LE MARCHE CENTRAL DE BANGUI REFAIT PEAU NEUVE :

L’ŒUVRE DU COMMERCANT DAMOUSSA-KETTE TAMBO OLIVIER

 

Si certains Centrafricains ont soutenu et continuent de soutenir les groupes armés à détruire les édifices publics et privés, d’autres, par contre, se préoccupent de l’embellissement et de la propreté des lieux publics. C’est le cas de  Damoussa-Ketté Tambo Olivier, commerçant du marché central de Bangui, dit marché de la Réconciliation. En effet, à la fin du mois d’octobre dernier, ce digne fils du pays a mis la main à la poche pour mettre la propreté dans ledit marché afin de le rendre attrayant.

Selon lui, « l’image du marché central de Bangui ne le reflète pas. C’est dans ce contexte que j’ai décidé de donner confiance aux Centrafricains et à tous ceux qui y vendent. S’il y a la propreté, les gens  (étrangers et Centrafricains de différentes couches sociales) viendront acheter nos produits.

Le marché est la vitrine d’un pays. Si les étrangers débarquent dans un pays quelconque, la 1ère des choses, c’est de visiter le marché et d’acheter des articles. S’ils constatent que le marché est sale, ils n’y mettront pas pieds. Dans le cas où il est propre, en ce moment-là, la propreté drainera des étrangers. Ces derniers payeront des produits entre les mains des commerçants. L’achat des produits leur permettra de prospérer dans leur commerce. En outre, s’il y a la propreté dans le marché, elle incitera les filles et les fils du pays à s’intéresser à ce métier. Car, n’oubliez pas que, si le commerce va de l’avant, l’économie du pays prospère. Les commerçants payeront des taxes, des impôts à l’Etat centrafricain et des loyers à la mairie de Bangui. Partant de cela, la RCA se développera au même titre que les autres pays de la CEMAC ».

Damoussa-Ketté Tambo Olivier reconnait tout de même que c’est le travail de la mairie de Bangui. « C’est la mairie qui devrait faire ce travail. Comme elle n’a pas les moyens de sa politique, nous, les filles et fils de ce pays, devons lui donner un coup de main ».

Sieur Damoussa-Ketté Tambo définit les objectifs qu’il est entrain de poursuivre en ces termes : « Je voudrais montrer aux Centrafricains que c’est nous qui devons prendre l’entretien du marché central ou des lieux publics et non la mairie et le gouvernement qui n’interviennent que pour des grands travaux ». Il a profité de cette occasion pour lancer un appel à tous les Centrafricains qui vendent dans les différents marchés à prendre soin des lieux pour attirer les clients.

Candidat au poste de président des « Koli et Wali Gara du marché central de Bangui », Damoussa-Ketté Tambo a énuméré des projets qu’il tient mettre en œuvre dès qu’il sera élu par ses pairs. « J’organiserai des ateliers de formation à l’endroit des commerçants pour leur permettre de maîtriser les lois du commerce. Car, ce que je constate, après trois ans d’exercice, les commerçants centrafricains disparaissent pour toujours. Mon souci est de voir les commerçants centrafricains prospérer dans le commerce comme FOBERD, CCCG, QUIFEUROU. Après la formation, il faut leur trouver des financements pour leur permettre d’augmenter leur chiffre d’affaires.

Ensuite, je mettrai une organisation dans le marché central. Car, si nous nous organisons bien, le financement viendra de lui-même. En partant de cette organisation, les commerçants centrafricains auront de l’argent et développeront leurs activités commerciales. De ce fait, ils inscriront leurs enfants dans de meilleurs établissements scolaires. Etant bien formés, ces enfants pourront valablement nous remplacer demain. Mais si leur éducation n’est pas assurée, ce sera la descente aux enfers.

J’initierai les femmes commerçantes à quitter l’informel pour le formel. Pour ce faire, elles doivent effectuer des voyages à Douala, Cotonou, Lomé…pour voir ce que font les femmes commerçantes sous d’autres cieux. Car, en RCA, les femmes ne vendent que des légumes jusqu’à la fin de leur vie. Ce n’est pas normal. Je ferai de mon mieux pour qu’elles quittent ce secteur pour d’autre.

Enfin, je veillerai à mettre une micro-finance à notre niveau. Il n’y a que les commerçants qui seront les actionnaires. Ce n’est qu’après que nous pourrons aller vers les banques pour demander des financements. Chers commerçants du marché central de Bangui, n’oubliez pas que c’est ce que nous faisons qui motivera le gouvernement et les ONG à venir vers nous. Aujourd’hui, nous faisons ce travail avec nos moyens de bord. Nous ne demandons rien au gouvernement », a-t-il martelé.

Le digne et valeureux fils du pays, Olivier Damoussa-Ketté Tambo a saisi cette opportunité pour demander à tous les Koli et Wali Gara du marché central de Bangui de l’élire président. « Pour réaliser tous ces projets, je vous invite à m’élire président de cette association car je suis candidat à ce poste. Koli et Wali Gara du marché central, votez-moi et je mettrai en pratique l’organisation et le développement dudit marché pour ne pas que les ministres, les directeurs généraux et autres aillent acheter dans les supermarchés qui nous entourent mais viennent directement chez nous », a-t-il souhaité.

La propreté, c’est l’affaire de tous. Le commerçant Damoussa-Ketté Tambo Olivier a donné le ton en revêtant le marché central de peau neuve. Nous devons lui emboîter le pas. Quant aux Koli et Wali Gara du marché central de Bangui, nous les invitons à l’élire comme leur président pour achever l’œuvre qu’il a déjà entreprise. La balle est désormais dans votre camp si vous voulez que le marché central se développe.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

 

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