Toutes les infos du Jeudi 26 Septembre 2018

Cm n 2804 du mer 26 sept 2018

SCANDALES ET MALVERSATIONS FINANCIERS EN RCA : ET SI LE PRESIDENT TOUADERA REACTIVAIT LE COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION… 

Pourquoi les bonnes initiatives, les bonnes choses ne font pas long feu en RCA ? A cette question posée, nous voulons aborder ici l’exemple du Comité National de Lutte contre la Corruption (CNLC).

En effet, cet organe, le CNLC a été mis en place sous le régime du déchu président François Bozizé en 2009. Il était rattaché à la Primature et présidé par l’actuel président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, alors premier ministre à cette époque.

Le CNLC a pour mission principale de lutter efficacement contre la corruption sous toutes ses formes dans l’Administration Publique en général. Et ceci pour asseoir la bonne gouvernance, la lisibilité et la transparence dans la gestion de la chose publique. Il a eu à effectuer des missions de travail tant à Bangui, la capitale que dans l’arrière-pays. A l’époque, le CNLC avait décelé plusieurs cas de détournements des deniers publics et autres malversations financières au sein des régies financières du ministère des Finances et du Budget. Des cadres et agents, criminels financiers et économiques, ont été arrêtés et jetés en prison, et leurs salaires ont été mis en débet jusqu’à concurrence des montants qu’ils avaient détournés ou volés dans les caisses de l’Etat. Ce qui mettait de l’ordre dans les régies financières en particulier, et dans l’Administration Publique en général, pour dissuader les autres criminels financiers et économiques à emboîter les pas à leurs prédécesseurs. Pourquoi ne pas continuer dans cette logique ? C’est la question fondamentale qui se pose avec plus d’acuité.

Face à la montée en puissance des scandales et malversations financiers ces derniers temps en RCA, car l’impunité aidant, il est de la responsabilité première du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra de prendre en main ses responsabilités régaliennes. Car « il faut battre le fer quand il est encore chaud », dit-on. Et c’est çà la « Rupture » avec les vieilles pratiques politiques du passé. Dans le cas contraire, les « même faits vont produire les mêmes effets ». A qui donc la faute ? Et si le président Touadéra réactivait le CNLC…

 

Le Petit YEKOA

 

 

« IMPUNITE ZERO » ET « RUPTURE » SERONT-ELLES APPLIQUEES EN RCA ?

Dans les recommandations fortes du Forum National de Bangui (FNB), figure noir sur blanc l’« Impunité zéro ». Lors du premier discours du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra après son investiture le 30 mars 2016, il a prôné la « Rupture » avec les vieilles pratiques du passé. Ces pratiques sont entre autres le détournement des deniers publics, les fraudes, la corruption, les pots de vin…  Il était également question de juger les auteurs, co-auteurs et complices des exactions sur les populations civiles lors des crises militaro-politiques qui sont survenues en République centrafricaine.

Malheureusement, les jours passent et se ressemblent. Trois (3) ans, jour pour jour, se sont écoulés après le FNB, les Centrafricains sont et demeurent sur leur soif. Les actes barbares des groupes armés sur les civils se poursuivent allègrement. Même si au mois de septembre on observe une accalmie généralisée sur l’ensemble du territoire national, au cours des mois et années précédents, on avait assisté aux tueries, massacres, incendies des villages entiers. Les pillages des ressources naturelles et du sous-sol de la RCA par les groupes armés ont pris une dimension inquiétante. Presque toutes les zones minières du pays qui sont sous le contrôle des rebelles, subissent l’exploitation abusive et frauduleuse des ressources naturelles.

Force est de constater que les auteurs des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres ne sont nullement inquiétés. A Bangui et dans certaines régions du pays, ils déambulent dans les rues. Les gros poissons comme Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissène, Ali Daras, Sidiki continuent de s’approvisionner en armes et munitions au vu et au su de tous. Leurs éléments sur le terrain ne baissent pas les bras. A Kaga-Bandoro, Bria, Zangba et autres, les braquages des populations et des humanitaires sont érigés en mode opératoire des groupes armés. Chaque jour qui passe amène son lot de malheurs. Malgré tout, on nous laisse entendre que le dialogue est la seule issue pour la sortie honorable de la crise. Peut-on continuer à dialoguer avec des gens qui n’entendent pas raison ? Et s’ils obtiennent l’amnistie qu’ils réclament à cor et à cri, l’«Impunité zéro » aura-t-elle un sens ? Nous ne sommes pas contre le dialogue. Mais pendant le déroulement du énième dialogue du gouvernement avec les groupes armés, il ne faut jamais toucher à ce slogan qui est l’émanation du peuple. Si un leader d’un groupe armé n’est pas arrêté et traduit en justice pour répondre de ses actes, peut-on parler d’impunité zéro ? Les combattants Séléka et Anti-Balaka qui ont été jugés récemment par la Cour Criminelle de Bangui ne pèsent pas et ne représentent rien pour le peuple centrafricain. Il faut aller loin pour que l’impunité zéro ne soit une parole vaine, dépourvue de sens.

En outre, la « Rupture » prônée par le chef de l’Etat tarde à venir et peine à se concrétiser. De l’Assemblée Nationale en passant par certains départements ministériels, les détournements des deniers publics, la haute mafia, la corruption continuent de faire son petit bonhomme de chemin. Les recettes de l’Etat sont détournées. Elles sont considérées par certaines hautes personnalités comme l’argent de leurs poches. Ils s’enrichissent sur le dos de l’Etat et du peuple centrafricain. Alors que ces fonds détournés devraient permettre à l’Etat de créer des emplois pour les jeunes qui moisissent avec leurs diplômes dans les quartiers. Hélas, cet argent profite à un groupuscule de personnes qui n’ont pitié pour des millions de Centrafricains.

Alors, dans ce cas de piètre figure, l’« Impunité zéro » et la « Rupture » seront-elles appliquées en République centrafricaine ? Cette question aurait dû être posée aux décideurs. Les Centrafricains ont déjà opté pour l’impunité zéro. Le président de la République a prôné la Rupture. La balle est désormais dans le camp de l’Exécutif. Le vœu des Centrafricains, c’est de voir ces deux (2) slogans se traduire dans les faits. Dans le cas contraire, il n’y aura pas de changement en RCA. Le mieux serait aujourd’hui de traduire les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’impunité et crimes économiques devant la justice centrafricaine, voire internationale, si nécessaire. Les personnalités qui excellent dans les détournements des fonds de l’Etat doivent être relevées de leur poste de responsabilité pour servir de leçon à ceux qui prendront leurs places. C’est ça le sens de la rupture. Sinon, l’impunité zéro et la rupture n’auront plus de sens et « les mêmes causes produiront les mêmes effets ». Ce sera dommage pour l’avenir de la RCA et son peuple !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

SI FEU PRESIDENT PATASSE AVAIT CREE UNE REBELLION OU SOUTENU DES REBELLES EN RCA, LE DECHU PRESIDENT BOZIZE N’AURAIT PAS GOUVERNE DURANT 10 ANS

«  Tout homme né d’une femme a des qualités et des défauts », déclarent les Saintes Ecritures. Mais à travers cet article, nous voulons simplement mettre en exergue les qualités patriotiques de feu président Ange Félix Patassé ayant permis à son tombeur, le déchu président François Bozizé, de gouverner le pays durant dix (10) ans.

Feu président Ange Félix Patassé, du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), paix à son âme, est un homme d’Etat, un démocrate et un patriote. Bien qu’étant renversé par un coup d’Etat fomenté de toutes pièces par la France et le Tchad, et exécuté le 15 mars 2003 par l’ancien chef d’Etat-major des FACA, le général François Bozizé, feu Patassé a fini par reconnaître, accepter la légitimité de son pouvoir. C’était publiquement lors de l’ouverture officielle des travaux du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de Bangui en 2008, et ceci en présence de la Communauté nationale et internationale. Incroyable, mais pourtant vrai. Le reste se passe de commentaires, car tout le peuple centrafricain sait dans quelles conditions feu président Patassé a été renversé du pourvoir, et était revenu au bercail en 2008. Et si feu président Patassé avait créé une rébellion ou soutenu des rébelles en RCA, nous vous assurons que le déchu président Bozizé n’aurait pas gouverné pendant dix (10) ans.

D’ailleurs, nul n’ignore que feu Patassé est un président très populaire, car ayant beaucoup de militants et de sympathisants acquis à sa cause politique à cette époque. Donc, il suffisait que feu président Patassé refuse de reconnaître la légitimité du régime du déchu président Bozizé, la RCA serait plongée dans un chaos indescriptible, donc devenir ingouvernable.

N’étant pas un assoiffé de pouvoir comme Bozizé, et au nom de l’intérêt supérieur de la Nation centrafricaine, feu Patassé a pu sauver le régime anticonstitutionnel et anti-démocratique du déchu président Boziz&ea

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

×