Toutes les infos du Jeudi 26 juillet 2018..

Cm n 2805 du jeu 27 sept 2018

LA SODECA, VICTIME DES ACTES DE MAUVAISE GESTION ET DE SABOTAGE

La situation fonctionnelle, financière et sociale dans laquelle se trouve la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) ne peut rester indifférente et nous donne matière à réflexion. Car, selon des informations à prendre au sérieux émanant des cadres et agents de cette société d’Etat qui est spécialisée en matière de fourniture d’eau potable à la population, il est rapporté que, « la SODECA est victime des actes de mauvaise gestion et de sabotage à mettre au passif de la Directrice Générale, de la Directrice des Ressources Humaines et du Président du Conseil d’Administration (PCA).

En quittant Bangui pour se rendre à Dakar, au Sénégal pour prendre part à un séminaire, la Directrice Générale (DG) avait pioché dans la caisse de la SODECA, une somme d’un montant de sept millions (7.000.000) de FCFA. Et pourtant, c’est la partie sénégalaise qui a pris en charge tous les frais du déplacement de la DG lors dudit séminaire. Ses prédécesseurs n’ont jamais agi de la sorte envers la SODECA.

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a fait don de trois cents (300) sacs de sulfate à la SODECA pour le traitement d’eau à fournir à la population. Malheureusement, ces sacs de sulfate sont stockés à dessein au magasin, au lieu d’ utiliser ce produit pour la purification d’eau.

Quant à la Directrice des Ressources Humaines (DRH), elle n’a pas le diplôme requis et avait été mise à la porte par la SOCACIG pour incompétence notoire. Or, à la SODECA, il y a des cadres qui ont des diplôme requis et des compétences qu’il faut les responsabiliser. Malheureusement, tel ne semble pas  être le cas. Et depuis décembre 2017, la DRH avait pris unilatéralement une note de service suspendant la perception du 15ème à tout le personnel de la SODECA, autrement dit la caisse de secours (assistance financière), remboursable par le personnel sur son salaire par mois. Le but de cette caisse de secours était de nous permettre de faire face à certaines situations d’extrême urgence (cas de décès, de maladies graves) survenant dans nos familles. La DRH est-elle au-dessus de la DG et du PCA de la SODECA ?

Y a-t-il de l’eau de la SODECA chez le PCA ? Qu’il nous le dise. D’ailleurs, la vanne de la SODECA, sise derrière l’Assemblée Nationale ne fonctionne que de 5 heures à 17 heures. Du coup, bon nombre d’habitants de Boy-Rabè et ceux des environs sont privés d’eau potable, car ne pouvant pas s’en approvisionner comme il se doit.

Concernant les recrutements à la SODECA, n’en parlons pas. Ils se font de manière anarchique et subjective. C’est donc un partage de gâteau. Pour preuves palpables, un chimiste en eau, ressortissant de l’Université de Bangui (UB),  est nommé chef de service de la clientèle, alors qu’un chimiste en parfum est, quant à lui, nommé chef de service de la production. Est-ce normal ?

Nous précisons que la DG va partir à la retraite d’ici le 6 octobre 2018 et que le mandat du PCA expirera dans peu de temps.

Pire encore, sur les cinq (05) pompes dont dispose la SODECA au bord du fleuve Oubangui en face de l’Ambassade de France, trois (03) seulement fonctionnent. Donc, il y a un risque probable que l’un de ces quatre matins, la ville de Bangui n’aura pas d’eau potable.

Motif pour lequel nous disons que la SODECA est victime des actes de mauvaise gestion et de sabotage ».

« Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on. Et la situation catastrophique que traverse aujourd’hui la SODECA doit interpeller la conscience de nos autorités à agir vite. Sinon, « L’eau, c’est la vie », deviendra « un produit rare », n’est-ce pas ?

Dossier à suivre.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

SUISSE : LE PERE DE DIMITRI OBERLIN REFROIDIT DEJA LE CAMEROUN

 

Appelé à la surprise générale par le sélectionneur du Cameroun, Clarence Seedorf, l’attaquant du FC Bâle, Dimitri Oberlin, actuellement international suisse, ne devrait pas répondre à sa convocation si l’on se fie aux propos du père adoptif du joueur.

En convoquant Dimitri Oberlin (20 ans), actuellement international suisse mais toujours éligible avec le Cameroun, le sélectionneur des Lions Indomptables, Clarence Seedorf, a tenté un coup lundi au moment de dévoiler sa liste des joueurs retenus pour la double confrontation face au Malawi (12 et 16 octobre). Mais l’attaquant du FC Bâle s’annonce difficile à attirer en sélection. Le père adoptif du joueur, Stéphane Oberlin, voit en effet cet éventuel changement de nationalité sportive d’un très mauvais œil.

"Je regardais le télétexte (sic) lorsque j’ai vu le nom de Dimitri. J’ai évidemment lu l’article et j’ai vu que le Cameroun l’avait appelé. Je n’étais au courant de rien et je pense que Dimitri non plus", a commencé l’homme dans les colonnes du Matin. "C’est ça le plus fou. Dimitri n’a que le passeport suisse, je peux vous le certifier. C’est sa nationalité, point final. Le Cameroun tente de le récupérer, mais c’est une manœuvre." Jusque-là rien de très étonnant puisque le Cameroun ne reconnaît pas la bi-nationalité, donc Oberlin ne peut pas être à la fois Suisse et Camerounais mais il a tout à fait la possibilité d’acquérir la nationalité camerounaise. Sauf que son père adoptif n’est vraiment pas ouvert à cette hypothèse.

"Je vais appeler Dimitri mardi soir pour en parler de vive voix avec lui, mais je ne suis pas favorable du tout à ce qu’il aille jouer avec lui. Son pays c’est la Suisse. Après, je sais bien que d’un point de vue sportif, on peut jouer pour un pays et avoir une autre nationalité, mais ça ne me plaît pas", a tranché le paternel. Autant dire que le Cameroun part de loin dans ce dossier.

Afrik.foot.com

 

 

 

JEAN YVES LE DRIAN S’OPPOSE OUVERTEMENT A L’INITIATIVE RUSSE EN RCA : QUE VEUT ET QUE CHERCHE LA FRANCE ?

La présence d’instructeurs militaires russes en République Centrafricaine continue de faire des vagues ou de couler des salives au sein du gouvernement français. Depuis que ces instructeurs ont commencé à former les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au maniement des armes et autres engins militaires octroyés par le gouvernement russe au gouvernement centrafricain sur le feu vert du Conseil de Sécurité de l’ONU dont la France est membre permanent, cette ancienne puissance colonisatrice de la RCA s’agite comme des diables.

En effet, le lundi 24 septembre 2018, en marge de l’ouverture de la 73ème Assemblée Générale de l’ONU qui se tient en ce moment à New-York, le ministre des Affaires Etrangères de la France, Jean Yves Le Drian, s’est opposé ouvertement à la présence russe en Centrafrique. Pour lui, la démarche entreprise par la Russie pour la recherche de la paix en RCA n’est pas la meilleure et ne cadre pas avec l’initiative du panel de facilitation de l’Union Africaine, à laquelle la Communauté internationale adhère pleinement. Face à cette déclaration fallacieuse, le peuple centrafricain se pose la question de savoir, que veut et que cherche la France au pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda ?

Les Centrafricains n’ont pas besoin de s’interroger de la sorte. Beaucoup savent que la France et sa marionnette le Tchad veulent coute que coute déstabiliser la RCA. Après avoir chassé Bozizé du pouvoir le 24 mars 2013 et installé le régime sanguinaire de Michel Djotodia avec sa coalition Séléka, la France, à travers ce coup de force, voulait imposer son homme à la tête de l’Etat centrafricain. Malheureusement pour elle, les résultats de l’élection présidentielle de décembre 2015 et février 2016 ont tourné à sa défaveur. Pour laver sa défaite, la France de François Hollande à l’époque a décidé de retirer l’Opération Sangaris de la RCA malgré l’opposition de l’Exécutif et du pouvoir législatif, laissant le peuple centrafricain dans la gueule des loups (Séléka). Pire encore, cette même France continue de doter les combattants Séléka en armes pour tuer, massacrer le peuple centrafricain.

Ne pouvant rester indifférent aux souffrances du peuple qui l’a élu, le président Touadéra a demandé à son homologue français, Emmanuel Macron de lui venir en aide en dotant les FACA en armes. La France a préféré donner à la RCA les armes saisies entre les mains des terroristes au Sahel, ce qui est contraire au droit international. Ensuite, Macron a dit à Touadéra d’aller voir le président russe, Vladimir Poutine. Ce qui fut fait. La Russie a saisi officiellement le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui a levé partiellement l’embargo tout en donnant son accord pour la livraison d’armes par ce pays à la RCA. Aujourd’hui, les instructeurs militaires russes sont entrain de faire un travail remarquable pour la reconstruction de l’armée centrafricaine, ce qui n’est pas du goût de la France qui veut maintenir les Centrafricains dans la pauvreté, la misère et le massacre des populations par les groupes armés.

Si nos mémoires sont bonnes, Jean Yves Le Drian était ministre de la Défense sous Hollande. Pourquoi ne s’était-il pas opposé au retrait des militaires français de l’Opération Sangaris décidé par le gouvernement ? Qu’avait-il fait pour arrêter le carnage en Centrafrique ? A y voir de plus près, le chef de la diplomatie française n’a pas la tête sur l’épaule. A sa place, nous aurions honte de faire une telle déclaration. Vraiment, les gens ont raison de dire que le ridicule ne tue pas. Jean Yves Le Drian doit revenir à la raison.

Nous savons pertinemment que la France et ses acolytes ne recherchent que l’amnistie pour les bourreaux du peuple centrafricain à travers le prochain dialogue parrainé par l’UA qui se pointe à l’horizon, puisqu’elle les a soutenus mordicus et continue de les soutenir. Mais la France doit savoir d’avance que le peuple centrafricain s’est catégoriquement opposé à l’amnistie. Si les instructeurs militaires russes sont en RCA, la faute incombe aux autorités françaises dont Jean Yves Le Drian. Ce n’est pas la RCA qui a abandonné la France mais c’est plutôt la France qui a abandonné la RCA.

Quel péché mortel la Russie a commis en RCA pour subir la pression de la France ? La RCA n’appartient pas aux Français mais aux Centrafricains. Elle a le droit de coopérer avec n’importe quel pays de la planète. Pourquoi la France s’immisce

 

dans les affaires intérieures d’un pays qui a déjà acquis son indépendance ? Quelle autorité centrafricaine a fermé la porte à la France ? Et pourtant, le président Touadéra a dit qu’il y a de la place pour tout le monde en Centrafrique. Pourquoi la France, à travers son ministre des Affaires Etrangères, s’oppose énergiquement à la présence russe en RCA ? Toutes les actions que la Russie veut entreprendre en RCA sont vues de mauvais œil par la France. Pourquoi une telle attitude de la France ?

Les Centrafricains veulent la paix, rien que la paix. Tous ceux qui veulent ramener la paix en Centrafrique, sont accueillis à bras ouverts par le peuple centrafricain. Malheur à ceux qui veulent et qui cherchent à mettre de l’huile sur le feu. Le dialogue de la Russie avec les groupes armés à Khartoum, au Soudan, c’était pour la paix. Celui que le panel de facilitation de l’UA peaufine, prépare, ce sera aussi pour la paix. L’un ne va pas à l’encontre de l’autre. Ceci doit être compris par la France, un point, un trait.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

QUE FAIT CONCRETEMENT LE CICR EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

(Suite et fin)

Dans notre précédente parution, nous avons évoqué certaines activités humanitaires entreprises par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en République Centrafricaine. Nous revenons une fois de plus sur les autres activités pour permettre aux Centrafricains d’y avoir une vision claire. Notons tout de même en passant que le CICR mène des actions humanitaires auprès de la population centrafricaine. Place est faite aujourd’hui à la coopération et à la prévention.

La coopération

Le CICR contribue au renforcement des capacités opérationnelles de la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA) dans les domaines de préparation et réponse aux urgences, de la promotion des principes fondamentaux du Mouvement Croix-Rouge et du rétablissement des liens familiaux. Il apporte un appui financier, technique et un renforcement des capacités des volontaires de la CRCA afin de les aider à améliorer leurs réponses face aux urgences.

Grâce au partenariat avec le CICR, les opérations d’urgences de la CRCA sont renforcées, aussi bien au niveau des branches locales à Bangui et dans les provinces. En concertation avec la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le CICR apporte également sa contribution au développement structurel et organisationnel de la CRCA.

Afin de faciliter la coordination de l’assistance au profit des victimes de conflit et d’autres situations de violence, une collaboration étroite est établie entre le CICR et les autres membres du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en RCA.

La prévention

Le CICR s’emploie à promouvoir le Droit International Humanitaire (DIH) et d’autres règles applicables, ainsi que la promotion des principes humanitaires auprès de toutes les parties en conflit en RCA, notamment les membres des groupes armés, les contingents militaires de la Minusca et les Forces Armées Centrafricaines (FACA). En outre, il sensibilise les éléments de la police et de la gendarmerie centrafricaines sur la conduite et le comportement à observer au regard du droit international et des Droits de l’Homme dans leurs opérations de maintien de l’ordre.

Un accent est mis sur la protection des populations civiles et les combattants mis hors de combat, ainsi que sur la facilitation qui doit être accordée à l’acheminement de l’assistance vers les victimes. Le CICR rappelle aux autorités et aux autres acteurs, les obligations juridiques qui leur incombent. Il apporte un soutien technique au gouvernement afin de l’aider à assumer ses responsabilités en adoptant des législations nationales et en travaillant à promouvoir le DIH. Il diffuse auprès du grand public, des étudiants, des autorités académiques, des leaders communautaires et des medias, les principes humanitaires, ainsi que les notions de base du DIH.

Le CICR a pour mission de faire protéger et de porter assistance aux personnes affectées par un conflit armé ou d’autres situations de violence partout dans le monde. Il met tout en œuvre pour améliorer leur sort et préserver leur dignité, souvent en collaboration avec nos partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il s’efforce en outre de prévenir la souffrance par la promotion des règles du droit international humanitaire et des principes humanitaires universels.

Alors, par rapport aux activités menées par le CICR auprès des populations civiles et des combattants des groupes armés, en RCA, pourquoi ces derniers s’en prennent régulièrement à son personnel ? Les Saintes Ecritures ont raison de dire que l’ignorance est pire que la mort. Maintenant que nous avons édifié les Centrafricains sur ce que fait le CICR, il temps de le laisser passer afin d’apporter secours et aide aux plus démunis, aux personnes vulnérables. Que cessent les attaques contre les humanitaires. Ce qui s’est passé à Kaga-Bandoro et qui a amené le CICR à suspendre temporairement ses activités dans cette ville, ne doit plus se reproduire. Les humanitaires ne sont ni de près ni de loin impliqués dans la crise centrafricaine. Laissons les humanitaires faire leur travail en toute quiétude et sans entrave.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

Des Journalistes Al’Ecole de couverture d’activitEs de la

 Cour PEnale SpEciale

Trente professionnels de médias sont appelés à accompagner la Cour Pénale Spéciale de la République Centrafricaine dans sa phase d’enquêtes et de poursuites.  Un atelier de formation y relatif se déroule du 24 septembre au 05 octobre à Bangui, organisé par le projet conjoint CPS et des agences du système des Nations-Unies en Centrafrique.

C’est une formation qui s’inscrit dans le cadre du plan de sensibilisation de la cour pénale spéciale dont l’objectif est de renforcer les capacités des journalistes à comprendre et couvrir les activités de façon équitable. Les journalistes constituent un noyau dur de la Cour Pénale Spéciale dans la phase décisive de lancement des enquêtes qui pointent à l’horizon, selon le Représentant du projet conjoint à la CPS, Sylvain Makangu.

« Pour bien encadrer les activités de la CPS, le projet conjoint s’est doté d’une stratégie de sensibilisation. Ces stratégies recommandent de porter l’information sur la CPS partout et sur toute l’étendue du territoire en mobilisant les relais tels que les médias. Les activités développées avec les médias et les journalistes visent à informer les populations au plus près, de façon transparente, non partisane, claire et accessible sur le mandat et le travail de la CPS », souligne le Représentant.

« Les activités de la CPS vont démarrer d’une manière imminente », a ajouté le Procureur Spécial Adjoint de la CPS Alain Ouaby-Bekaï, d’où nécessité « de former les journalistes qui serviront de relai afin de permettre à la population de s’imprégner sur la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique ».

Cette formation sur la Cour Pénale Spéciale lancée à Bangui le 24 septembre prendra fin le 05 octobre prochain.

 

RJDH

 

 

CRISE CENTRAFRICAINE - LA FRANCE CONTRE L’INITIATIVE RUSSE

Le Drian estime qu’il n’y a pas de place pour l’initiative de paix menée par la Russie

Aux yeux du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, il n'existe « aucune alternative » à l'initiative de paix menée par l'Union africaine en Centrafrique, où Moscou tente d'initier un processus concurrent.

« Il n’y a aucune alternative, ni souhaitable, ni susceptible de réussir », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Des déclarations qui interviennent alors que la Russie est de plus en plus présente diplomatiquement et militairement – ainsi que par mercenaires interposés – dans ce pays.

L’ingérence de Moscou

Moscou s’est notamment ingérée dans la complexe médiation avec les groupes armées qui contrôlent la majorité du territoire. Une rencontre sous son égide a notamment été organisée fin août à Khartoum entre différents groupes en parallèle de la médiation officielle menée par l’Union africaine (UA).

De leur côté, les autorités centrafricaines ont déclaré soutenir la médiation de l’UA, qui tente depuis juillet 2017 de faire s’asseoir autour de la table de négociations les groupes armés et le gouvernement.

Une situation sécuritaire « préoccupante »

« L’initiative de paix portée par l’Union africaine pose le seul cadre crédible et approuvé par l’ensemble de la communauté internationale à une sortie de crise durable », a estimé Jean-Yves Le Drian. »Celle-ci passe par le désarmement des groupes armés et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire », a-t-il ajouté en rappelant que « la situation (sécuritaire) restait préoccupante ».

Début 2018, cinq officiers militaires et 170 instructeurs civils sont arrivés de Russie à Bangui, où ils ont aidé au redéploiement de soldats centrafricains hors de la capitale. Moscou a par ailleurs livré des armes à l’armée nationale après avoir obtenu une exemption à l’embargo de l’ONU.

O. Thierry

 

 

 

LE DDRR OU LE DIALOGUE : QUELLE RECETTE MIRACLE POUR LA CRISE EN RCA ?

Il suffira simplement que les groupes armés  apposent leurs signatures au bas de l’accord pour tromper le peuple centrafricain et lui faire croire qu’ils sont vraiment pour la paix. Combien de fois, les accords ont été signés entre l’Etat  et les rebelles en RCA ? Combien de ces accords ont été respectés ? Le cœur du Centrafricain bat encore et encore à l’approche du dialogue initié par le panel de facilitation de l’Union Africaine. Quand ce dialogue  se tiendra et sera-t-il le tournant décisif ?

Nous avons plusieurs fois assisté à des vilains tours en RCA. Les groupes rebelles se disent favorables pour les accords, et après, c’est la merde. En 2012, à Libreville, Michel Djotodia, François Bozizé et d’autres entités avaient dialogué. Quelques mois après, les Séléka ont marché sur Bangui. Or, le Commandant de la FOMAC disait que : « Si jamais la Séléka franchissait la ligne rouge, elle aurait déclaré la guerre à la FOMAC ». Michel Djotodia avait bravé l’interdit en changeant de chemin pour marcher sur Bangui. D’ailleurs, ces accords ne sont que noir sur blanc, d’après les rebelles. C’est le terrain qui commande.

Etant armés jusqu’aux dents, les rebelles ne seront pas à même de déposer facilement les armes. Ils se croient égaux au pouvoir légitime. Ce qui est primordial en ce moment, c’est le retour définitif de la paix en République centrafricaine. Les Centrafricains veulent vaquer librement à leurs occupations quotidiennes. A contrario, les rebelles veulent que cette situation reste stagnante.

Partout, l’on ne fait que se faire du mouron à cause de ce pays. Quand les gens se retrouvent, ils ont peur de s’égosiller, ils parlent tout bas. Parfois, on les entend par bribe, par fragment. Ils sont inquiets de l’avenir de la RCA. Ils se soucient des parents pris en otage par les rebelles dans les villes de nos provinces. Le seul souci du Centrafricain, c’est de voir les ennemis de la nation disparaitre comme de la fumée.

Le prochain dialogue ne devait pas être une estrade pour les groupes armés afin de jouer à la comédie, de flatter le gouvernement et l’Union Africaine et ensuite de reprendre tranquillement les armes. Le dialogue est comme l’agora en Grèce Antique où tous les problèmes sont tranchés et enterrés. Mais dommage en RCA, le dialogue est du saupoudrage. Le peuple et le gouvernement rament en faveur du retour définitif de la paix mais les groupes armés persistent et signent dans les violences.

Le dialogue sera juste une solution partielle pour pallier à la crise en RCA. La solution concrète sera l’adhésion au DDRR. A contrario, l’on procédera à la vitesse supérieure car ces rebelles  écument le Nord de la RCA, rendant la vie très difficile aux populations qui en ont ras-le-bol de la présence de l’UPC, du FPRC, du MPC et d’autres groupes rebelles subsidiaires. Il suffira simplement d’intenter des actions militaires pour voir les rebelles plier l’échine. Vue leurs 104 revendications, ils seront toujours prêts à tenir tête au gouvernement. D’ailleurs, ces derniers sont pour la plupart des étrangers. Ils arrivent en RCA lourdement armés en pillant, tuant et exploitant les ressources minières du pays. Et on leur demande de déposer les armes ? Ce sera comme arrêter le fleuve Oubangui avec la paume de main.

La solution sera de passer à l’action, de bouter les rebelles hors de la RCA. Les Forces internationales présentes en RCA sont incapables de contenir les attaques des rebelles. Bien plus, ces rebelles leur infligent de lourdes défaites, des pertes en vies humaines et matérielles.

Cependant, des vies sont sacrifiées tous les jours. Où sont les partis politiques ? Attendent-ils seulement le moment des échéances électorales pour monter leur philanthropie  au peuple centrafricain ? Certains partis politiques sont comme des associations à but lucratif. Or, c’est dans des situations difficiles qu’on reconnaît de vrais amis.

Le peuple centrafricain reste sur sa soif, la paix et non les vaines discussions.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

 

La vente A la sauvette gagne du terrain au centre-ville de bangui : Quid des services municipaux

Des commerçants sillonnent des ruelles pour écouler plus facilement leurs marchandises. Un choix, selon eux, plus prolifique que la vente sur place qui consiste à attendre que les clients viennent vers vous.

Poussant une brouette ou portant une cuvette sur la tête, c’est le plus souvent à partir de 6 heures du matin qu’on peut déjà voir les vendeurs ambulants. Des savons, des détergents, des légumes, des avocats, des morceaux de pain, et des œufs bouillis etc., sont proposés aux clients.  On entend souvent en sango, 

« para ti kondo ni la gué » ou « wa ti mapa ni la gué » … Ce choix de vente, parfois épuisant, est quasiment pratiqué par de jeunes garçons qui y voient un gain pour subvenir aux besoins familiaux.

« Je suis père de quatre enfants. Attendre que la clientèle vienne vers moi, n’est pas toujours facile au regard de la panoplie de vendeurs de pains dans nos quartiers. C’est alors que j’ai décidé de circuler dans les ruelles avec mon poussepousse remplie de pains pour les écouler un peu plus vite. La rentabilité est bien meilleure que lorsque je vendais sur place. Je connais moins de perte qu’avant et cela me permet de m’occuper de mes enfants », nous a confié Georges, exerçant son activité en diagonale de la banque BSIC vers le marché central, au centre-ville de Bangui.

Les jeunes gens, quant à eux, louent l’initiative car cela les épargne des déplacements et des interminables rangs devant les boulangeries ou les boutiques pour se procurer ces denrées. « Les produits sont bons, de bonne qualité et à un coût abordable. Cette pratique nous évite de dépenser de l’énergie », lancent-ils.

Par ailleurs, on y voit petit-à-petit des enfants se lancer dans cette activité. Parmi les raisons évoquées, certains jeunes disent simplement soutenir ou accompagner leurs mères dans ce commerce. D’autres, par contre, âgés entre 13 et 17 ans, stipulent que c’est pour subvenir à de petits besoins personnels qu’ils exercent cette activité.

« C’est volontairement que j’ai décidé de vendre des avocats. J’ai débuté en mi-juillet et avec cet argent que j’économise, je pourrai acheter une partie de mes fournitures scolaires. Il y a de quoi en être fier ! Un véritable souvenir de vacances en dehors des classes », témoigne Mireille, élève en classe de 4e, résidant à Ouango.

Les vendeurs ambulants sont assez fréquents au rond-point zéro ou devant la cathédrale de Bangui. On n’y voit pas que des Centrafricains, car certains étrangers tels que les Congolais de la RDC ou des Camerounais figurent sur la grille.

 

sinclair ARIES

 

 

PLUS DE 200 MAISONS ECROULEES ET UNE DIZAINE DE MORTS APRES LA PLUIE DILUVIENNE DE DIMANCHE

Une scène digne d’un film hollywoodien, les maisons complètement rasées, des véhicules submergés par les eaux, c’est ce à quoi les habitants du 4ème et 8ème arrondissements ont subi après la pluie torrentielle, intervenue dans l’après midi du dimanche 23 septembre dernier.

En effet, c’est depuis le lundi et mardi que les Banguissois découvrent avec stupeur l’ampleur des dégâts causés par la pluie torrentielle qui s’est abattue sur la capitale centrafricaine et ses environs. Notons que le bilan continue de s’alourdir, plus de cinq morts et 200 maisons écroulées. Cette pluie a causé beaucoup plus de dégâts dans les quartiers Nord de Bangui, plus précisément les 4ème et 8ème arrondissements et la commune de Begoua.

Parmi les victimes, on retrouve des enfants, mais aussi des femmes sur qui des mûrs se sont effondrés. Les dégâts matériels sont énormes puisque des boutiques se sont écroulées et beaucoup de biens ont coulé.

Les rues sont devenues des cours d’eau empêchant la circulation. Beaucoup de personnes se sont retrouvées sans abri. 

Face à cette situation, des jeunes de ces arrondissements ont cassé des ponts pour rendre fluide la circulation des eaux stagnantes.

Alerté de la situation, le premier ministre, Mathieu Simplice Sarandji, est vite descendu sur le terrain pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts. « Après constatations faites, les manques des canalisations, les bouchages des conduits d’eaux par des tas d’immondices, ainsi que les mauvais lotissements et constructions anarchiques sont les principales causes de ces multiples inondations », a confié le premier ministre.

En attendant, les services de la météorologie annoncent des pluies importantes accompagnées de vents violents  qui vont continuer à tomber sur la capitale, Bangui, jusqu’à la fin de la saison des pluies au mois d’octobre prochain.

 

Sinclair ARIES

 

 

La vente A la sauvette gagne du terrain au centre-ville de bangui : Quid des services municipaux

Des commerçants sillonnent des ruelles pour écouler plus facilement leurs marchandises. Un choix, selon eux, plus prolifique que la vente sur place qui consiste à attendre que les clients viennent vers vous.

Poussant une brouette ou portant une cuvette sur la tête, c’est le plus souvent à partir de 6 heures du matin qu’on peut déjà voir les vendeurs ambulants. Des savons, des détergents, des légumes, des avocats, des morceaux de pain, et des œufs bouillis etc., sont proposés aux clients.  On entend souvent en sango, 

« para ti kondo ni la gué » ou « wa ti mapa ni la gué » … Ce choix de vente, parfois épuisant, est quasiment pratiqué par de jeunes garçons qui y voient un gain pour subvenir aux besoins familiaux.

« Je suis père de quatre enfants. Attendre que la clientèle vienne vers moi, n’est pas toujours facile au regard de la panoplie de vendeurs de pains dans nos quartiers. C’est alors que j’ai décidé de circuler dans les ruelles avec mon poussepousse remplie de pains pour les écouler un peu plus vite. La rentabilité est bien meilleure que lorsque je vendais sur place. Je connais moins de perte qu’avant et cela me permet de m’occuper de mes enfants », nous a confié Georges, exerçant son activité en diagonale de la banque BSIC vers le marché central, au centre-ville de Bangui.

Les jeunes gens, quant à eux, louent l’initiative car cela les épargne des déplacements et des interminables rangs devant les boulangeries ou les boutiques pour se procurer ces denrées. « Les produits sont bons, de bonne qualité et à un coût abordable. Cette pratique nous évite de dépenser de l’énergie », lancent-ils.

Par ailleurs, on y voit petit-à-petit des enfants se lancer dans cette activité. Parmi les raisons évoquées, certains jeunes disent simplement soutenir ou accompagner leurs mères dans ce commerce. D’autres, par contre, âgés entre 13 et 17 ans, stipulent que c’est pour subvenir à de petits besoins personnels qu’ils exercent cette activité.

« C’est volontairement que j’ai décidé de vendre des avocats. J’ai débuté en mi-juillet et avec cet argent que j’économise, je pourrai acheter une partie de mes fournitures scolaires. Il y a de quoi en être fier ! Un véritable souvenir de vacances en dehors des classes », témoigne Mireille, élève en classe de 4e, résidant à Ouango.

Les vendeurs ambulants sont assez fréquents au rond-point zéro ou devant la cathédrale de Bangui. On n’y voit pas que des Centrafricains, car certains étrangers tels que les Congolais de la RDC ou des Camerounais figurent sur la grille.

 

sinclair ARIES

 

 

PLUS DE 200 MAISONS ECROULEES ET UNE DIZAINE DE MORTS APRES LA PLUIE DILUVIENNE DE DIMANCHE

Une scène digne d’un film hollywoodien, les maisons complètement rasées, des véhicules submergés par les eaux, c’est ce à quoi les habitants du 4ème et 8ème arrondissements ont subi après la pluie torrentielle, intervenue dans l’après midi du dimanche 23 septembre dernier.

En effet, c’est depuis le lundi et mardi que les Banguissois découvrent avec stupeur l’ampleur des dégâts causés par la pluie torrentielle qui s’est abattue sur la capitale centrafricaine et ses environs. Notons que le bilan continue de s’alourdir, plus de cinq morts et 200 maisons écroulées. Cette pluie a causé beaucoup plus de dégâts dans les quartiers Nord de Bangui, plus précisément les 4ème et 8ème arrondissements et la commune de Begoua.

Parmi les victimes, on retrouve des enfants, mais aussi des femmes sur qui des mûrs se sont effondrés. Les dégâts matériels sont énormes puisque des boutiques se sont écroulées et beaucoup de biens ont coulé.

Les rues sont devenues des cours d’eau empêchant la circulation. Beaucoup de personnes se sont retrouvées sans abri. 

Face à cette situation, des jeunes de ces arrondissements ont cassé des ponts pour rendre fluide la circulation des eaux stagnantes.

Alerté de la situation, le premier ministre, Mathieu Simplice Sarandji, est vite descendu sur le terrain pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts. « Après constatations faites, les manques des canalisations, les bouchages des conduits d’eaux par des tas d’immondices, ainsi que les mauvais lotissements et constructions anarchiques sont les principales causes de ces multiples inondations », a confié le premier ministre.

En attendant, les services de la météorologie annoncent des pluies importantes accompagnées de vents violents  qui vont continuer à tomber sur la capitale, Bangui, jusqu’à la fin de la saison des pluies au mois d’octobre prochain.

 

Sinclair ARIES

 

 

SI FEU PRESIDENT PATASSE AVAIT CREE UNE REBELLION OU SOUTENU LES REBELLES EN RCA, LE DECHU BOZIZE N’AURAIT PAS GOUVERNE DURANT 10 ANS (SUITE ET FIN)

L’ingratitude du déchu président Bozizé vis-à-vis de feu président Patassé

Lors de la campagne électorale des élections couplées (présidentielle et législatives de 2010-2011), le déchu président Bozizé, par le truchement de ses éléments de la Sécurité Présidentielle, avait interdit systématiquement au feu président Patassé,  candidat indépendant à cette présidentielle de tenir son grand meeting politique au stade 20.000 places à Bangui. Feu Patassé était obligé à l’époque de battre sa campagne électorale qu’à travers la radio et la télévision nationales, ainsi que la radio Ndéké-Luka.

Malgré le hold-up électoral du déchu président Bozizé, de son parti le Kwa Na Kwa (KNK) et de ses alliés politiques au 1er tour, feu Patassé est arrivé en deuxième position parmi tant d’autres candidats de l’opposition démocratique. Ce qui atteste bel et bien que feu président Patassé reste et demeure l’un des leaders politiques centrafricains le plus populaire et incontestable à l’époque. D’où la création du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE 2011) par l’opposition démocratique, sur initiative de feu président Patassé.

Qu’à cela ne tienne, bien qu’étant gravement malade et devait être évacué sanitairement  à l’extérieur pour recevoir des soins appropriés, le déchu président Bozizé a refusé catégoriquement et à maintes reprises l’évacuation sanitaire de l’ancien président Patassé. Le reste se passe de commentaires, car nous savons dans quelle circonstance Bozizé est revenu sur sa décision. Mais c’était déjà très tard, étant donné que Patassé a rendu l’âme en escale à Douala au Cameroun.

Décidemment, le déchu président Bozizé n’est pas un humaniste et a le cœur de pierre en agissant ainsi. La récompense de son ingratitude, c’est le dicton,  « Tout se paie ici-bas ». En fin de compte, Bozizé a été chassé du pouvoir par la coalition Séléka de Michel Djotodia, le 24 mars 2013, et ceci comme un général « d’Opérette » au vu et au su de tout le monde. Incroyable, mais pourtant vrai.

C’est dire « qu’il ne faut pas faire à autrui ce que vous ne vouliez pas que l’on vous fasse ». Et le déchu président Bozizé devait l’apprendre à ses dépens. Toutefois, bon séjour d’exil politique à Bozizé qui se trouve actuellement à Kampala en Ouganda. Que cela ne se répète plus en RCA, terre de « Zo Kwé Zo » du regretté président Barthélemy Boganda.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

Un nouveau projet de construction de 5000 logements

sociaux

Un projet de construction de 5000 logements sociaux est annoncé à Bangui. Une initiative de Jules Ndjawé,  Manage, promoteur des investissements et marqueteur qui sera appuyée à hauteur de 98 milliards de FCFA par la Société d’Entreprise et de Gestion Maroc (SEG).

Ce projet s’inscrit dans le cadre de partenariat entre  cette  firme marocaine  et le gouvernement Centrafricain et intervient alors que les crises dans le pays ont détruit plusieurs maisons d’habitation à Bangui et dans les villes de provinces.

Jules Ndjawé, promoteur ce projet, dans une interview avec le RJDH explique la genèse de ce projet,  « dans le travail qui est le mien, mon équipe et moi avons déniché un investisseur en l’occurrence la Société d’Entreprise et de Gestion Maroc (SEG). Cette société réalise un important programme d’immobiliers au Maroc, à Tanjé, en Côte d’ivoire. C’est elle qui contribue au programme des logements sociaux, en Irak après la guerre et au Cameroun ; elle finance un vaste programme de logements et des hôpitaux pour une valeur de 200 milliards de Francs CFA », a-t-il expliqué.

« Nous avons vendu le potentiel de notre pays  après 18 mois de négociations.  Une convention a été  signée avec les autorités centrafricaines, nous sommes en train de terminer les études.  Le coût total de ce projet est de 98 milliards de francs »,  a-t-il précisé.

Jules Ndjawé, revient sur les sites retenus.  « Initialement, nous avons besoin de 5 sites pour nous permettre de faire 1000 logements/site.  Le souci de  l’Etat est d’agrandir la ville, c’est pourquoi nous avons prévu deux  sites à  Bimbo un site au PK 14 non loin de là où l’université sera construite, nous avons un autre site sur l’axe Damara et un site en étude vers Landja. Mais, les autorités nous ont fait part de leur souci. Au final, nous allons essayer de mettre 4000 logements à Bangui et repartir les 1000 dans les zones à forte concentration notamment à Bouar, Berberati, Bambari et de donner un nouveau souffle à une ville comme Bangassou »,  a-t-il ajouté.

« Nous utiliserons la main d’œuvre locale en grande partie mais il y aura des compétences de l’extérieur pour permettre de bénéficier des connaissances.  Les travaux vont probablement démarrer au mois de novembre 2018 », a annoncé Jules Ndjawé, promoteur de ce projet.

La réalisation de ce projet  est attendue comme une bouffée d’oxygène, surtout pour des Centrafricains qui perdu leur habitation pendant la crise.

 

RJDH

 

 

L’AGRO-INDUSTRIE PEUT SERVIR DE LEVIER POUR LE DEVELOPPEMENT

DE L’AFRIQUE CENTRALE

L’Afrique centrale dispose des potentialités considérables en agro-industrie qui sont encore sous exploitées. Pourtant, l’exploitation efficace du potentiel de l’agro-industrie est une nécessité pour la transformation structurelle du tissu économique de l’Afrique centrale. Dans cette perspective, l’exploitation du potentiel de l’agro-industrie de l’Afrique centrale va contribuer à la diversification économique, gage d’une stabilité économique face à des instabilités du marché des matières premières.

Ainsi, la mise en valeurs de l’agro-industrie va contribuer à garantir la fourniture des intrants au secteur agricole et relier ce dernier aux consommateurs à travers la manipulation, la transformation, le transport et la commercialisation des produits agricoles. Il existe donc une forte synergie entre le développement de l’agro-industrie et la performance agricole en tant qu’instrument de développement économique. En effet, une agro-industrie dynamique et efficace stimule la croissance agricole qui à son tour stimule la croissance des autres secteurs de l’économie.

Toutefois, une politique efficace d’exploitation optimale des potentialités de l’agro-industrie en Afrique centrale devrait intégrer l’existence des difficultés liées à l’insuffisance des infrastructures, l’accès au financement, l’accès à la technologie, l’accès à la terre et des difficultés liées à la sécurité et au climat des affaires peu propice.

En Afrique, la contribution de l’agro-industrie est estimée seulement à environ 25% du PIB (Banque Mondiale, 2013). Ceci s’explique par la faible industrialisation de la production et de la transformation agricole en Afrique qui plombent les performances agricoles dans les chaînes de valeurs mondiales. A titre d’illustration, l’Afrique produit environ 70% de toutes les fèves de cacao du monde, mais ne fournit qu’environ 20% des produits intermédiaires du cacao. De même, les pays africains ne procèdent qu’à une faible transformation du soja qu’ils produisent et répondent à la demande locale de soja transformé par des importations coûteuses (ACET 2014). Ceci témoigne de la place que peut occuper l’agro-industrie dans le développement économique des pays africains et en particulier ceux de l’Afrique centrale.

Le problème de la faible productivité et compétitivité agricole se pose davantage en Afrique centrale alors que celle-ci constitue l’un des bassins de production les plus importants d’Afrique encore largement sous exploité. En effet, les pays de l’Afrique centrale disposent d’importantes dotations en ressources naturelles qui constituent des bases solides pour le développement d’une agro-industrie. Outre les immenses ressources pétrolières et minérales, la sous-région abrite la deuxième plus importante réserve forestière au monde. Elle bénéficie d’un potentiel hydroélectrique représentant environ 17% du potentiel mondial et compte un vaste réseau hydrographique de 12000 km de voies navigables. Enfin, les pays de la sous-région disposent de plus de 120 millions d’hectares de terres utiles à l’agriculture et à l’agro-industrie. Les principales cultures de la région sont les céréales, le café, le cacao, les racines et tubercules.

Cependant, malgré ces potentialités agricoles, l’Afrique centrale a davantage recours aux importations de produits alimentaires pour satisfaire les besoins sans cesse croissants d’une population qui augmente très rapidement.

Cette baisse des cours créé ainsi des tensions de trésorerie qui se sont traduites dans les faits par les retards de paiement des fonctionnaires dans certains pays.

La compétitivité du secteur agricole en Afrique centrale dépend de la performance du secteur industriel et manufacturier qui reste encore fragile.

Afrik.com

 

 

Le RDC et le mouvement ITA regrettent l’irruption de la police au domicile d’un militant dans le 4Eme Arrondissement

 

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et le Mouvement politique Initiative pour une Transformation par l’Action (ITA) dénoncent l’irruption intempestive de la Police lors d’une rencontre politique au domicile d’un des militants du RDC, le 19 septembre dans le 4ème Arrondissement.

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain avait organisé, du 12 au 20 septembre 2018, des rencontres fraternelles entre le Président du parti et les sous-fédérations de Bangui et Bimbo. Ces rencontres dans les 6ème, 3ème, 2ème, 7ème et 8ème arrondissements de Bangui se sont tenues sans accroc mais ce n’est pas le cas du 4ème Arrondissement qui a connu des perturbations.

Dans un communiqué signé de Désiré Nzanga Kolingba, Président du parti RDC, on retient ce sentiment de surprise «le RDC a été surpris et étonné à la fin de la rencontre de constater une irruption intempestive de la police ». Le communiqué précise également que cette irruption a été sans conséquence grave pour les militants présents et il y a eu ni arrestation, ni séquestration.

« Le RDC, parti épris de paix, condamne vigoureusement cet incident », peut-on lire dans le document.

L’autre communiqué, celui du mouvement politique ITA, non seulement « condamne avec force les dérives totalitaires », mais exige que la lumière soit faite sur cette affaire. Ce mouvement politique propose que des dispositions fortes soient mises en place pour éviter de tels actes dans le futur et invite  l’Assemblée Nationale à interpeller le Ministre de tutelle sur les textes règlementant le fonctionnement des partis politiques.

Dans un entretien avec le RJDH, tout en réaffirmant l’appartenance du RDC à la majorité présidentielle et son attachement à la stabilité des institutions, Pascal Koyamene, Porte-parole du parti appelle les militants au calme et à la vigilance afin d’éviter toute instrumentalisation de cet incident regrettable.

Cet incident intervient dans un contexte où la République Centrafricaine n’est non seulement en quête d’une stabilité dans les institutions, mais aussi d’une stabilité dans toutes les couches sociales.

RJDH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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